Français Au Lycée
Français Au Lycée
Français Au Lycée
série Programmes
Français
classe de première
série générales et technologiques
Littérature
classe terminale
série littéraire
Maquette
Fabien BIGLIONE
Maquette de couverture
Catherine VILLOUTREIX
I - Objectifs ............................................................................................................................................. 5
II - Contenus ........................................................................................................................................... 5
I - Finalités ................................................................................................................................................ 11
II - Objectifs ............................................................................................................................................ 11
Horaires ............................................................................................................................................................... 15
Programmes ............................................................................................................................................. 37
Horaires ................................................................................................................................................... 37
I - Objectifs
L’enseignement du français en classe de première poursuit, pour les élèves de
toutes les sections du lycée d’enseignement général et technologique, les objectifs
fondamentaux du français au lycée : une maîtrise sans cesse accrue de la langue, la
connaissance de la littérature, la constitution d’une culture et la formation d’une
pensée autonome.
- Pour la maîtrise de la langue, le but est d’amener les élèves, en fin d’année, à
rédiger un texte composé, écrit dans une syntaxe et une orthographe correctes et
avec un vocabulaire approprié, et de les conduire à exprimer clairement leur
pensée à l’oral.
- Pour la connaissance de la littérature, six œuvres intégrales seront lues dans
l’année (étudiées en lecture analytique, ou abordées en lecture cursive), mais un
nombre plus élevé est, bien sûr, recommandé. Des groupements de textes complè-
teront ces lectures. Ces textes sont étudiés parce qu’ils représentent des formes
d’expression qui mettent en jeu les propriétés des genres et des registres majeurs,
parce qu’ils appartiennent à des périodes significatives de l’histoire littéraire et cul-
turelle, et qu’ils révèlent des enjeux de l’expérience humaine et participent de
débats d’idées importants. En fin de première, les élèves doivent disposer ainsi
d’un ensemble de lectures constituant des références essentielles.
- Pour la constitution de leur culture, les élèves devront, en fin d’année de pre-
mière, pouvoir se repérer dans le cadre chronologique de l’histoire littéraire, en
s’appuyant sur les textes abordés dans cette classe et dans les années antérieures. Il
ne s’agit pas à cet égard d’entrer dans tout le détail de l’histoire littéraire, mais de
faire comprendre la nature et le sens des changements d’orientation esthétiques ou
culturels les plus décisifs. En série L, cette mise en perspective historique fera
l’objet d’une attention particulière et sera plus approfondie.
- Pour la formation d’une pensée critique autonome, au terme de l’enseignement
commun obligatoire du français, les lycéens devront être en mesure de lire, com-
prendre et commenter par eux-mêmes un texte, en repérant les questions de
langue, d’histoire, de contexte, d’argumentation et d’esthétique, qui peuvent être
pertinentes à son sujet ; ils devront être capables, à partir de leurs lectures, de for-
muler un jugement personnel argumenté, notamment dans un commentaire ou
dans une dissertation.
II - Contenus
II.1 Les perspectives d’étude
Dans la continuité de la classe de seconde, il s’agit avant tout d’amener les élèves
à dégager les significations des textes et des œuvres. À cet effet, on continue de
privilégier quatre perspectives d’étude :
- l’étude de l’histoire littéraire et culturelle ;
- l’étude des genres et des registres ;
© MENESR/CNDP
Français classe de première 5
- l’étude de l’argumentation et des effets sur les destinataires ;
- l’étude de l’intertextualité et de la singularité des textes.
La progression entre la classe de seconde et celle de première porte donc sur
l’acquisition des connaissances et sur le développement des aptitudes suivantes :
- la perception des grandes périodes qui ont marqué le déroulement de l’histoire
littéraire ;
- la reconnaissance des principaux genres et registres littéraires, et la compréhen-
sion de leurs évolutions ;
- la maîtrise des principales formes de l’argumentation (et notamment de la délibé-
ration) ;
- l’approfondissement des notions d’intertextualité et de réécriture.
2. La poésie
L’analyse des relations entre forme et signification permettra de faire saisir aux
élèves la spécificité du travail poétique sur le langage. En situant les textes étudiés
à l’intérieur des mouvements littéraires qui les ont influencés, on fera discerner les
continuités et les évolutions qui ont marqué l’histoire de la poésie.
Corpus : un recueil de poèmes ou un groupement de textes poétiques (du XVIème
siècle à nos jours), au choix du professeur.
Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’his-
toire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des
textes.
© MENESR/CNDP
6 Français 1ere - Littérature Tle
4. L’argumentation : convaincre, persuader et délibérer
Il s’agira de réfléchir aux modalités de l’argumentation directe ou indirecte à
travers les problèmes que posent les différentes formes de l’essai, de la fable ou du
conte philosophique.
Corpus : une œuvre littéraire ou un groupement de textes, au choix du professeur,
accompagnés de textes et de documents complémentaires (pouvant inclure des
articles de presse et des images).
Perspectives d’étude : analyse de l’argumentation et des effets sur le destinataire ;
connaissance des genres et des registres.
6. L’autobiographie
La lecture d’une œuvre autobiographique permettra d’étudier les rapports entre
réalité vécue et fiction littéraire, en faisant apparaître les problèmes liés à l’expres-
sion de soi.
Corpus : une œuvre littéraire, au choix du professeur, accompagnée de textes et de
documents complémentaires.
Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’his-
toire littéraire et culturelle ; analyse de l’argumentation et des effets sur le
destinataire.
7. Les réécritures
On étudiera et on pratiquera les formes de réécriture par amplification, par réduc-
tion et par transposition, en montrant comment elles peuvent s’adapter à des
situations, des destinataires et des buts différents.
Corpus : un groupement de textes littéraires, au choix du professeur.
Perspectives d’étude : réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes ;
analyse de l’argumentation et des effets sur le destinataire ; connaissance des
genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle.
2 La poésie
© MENESR/CNDP
Français classe de première 7
Objets d’étude Série L Séries S/ES Séries
technologi-
ques
4 L’argumentation : convaincre, persuader et
délibérer
6 L’autobiographie
7 Les réécritures
III - Démarche
Le professeur assure la mise en œuvre du programme par des ensembles cohérents
de travaux (ou « séquences »), associant lectures, expression écrite et orale, et
étude de la langue. Comme en classe de seconde, un objet d’étude peut être abordé
à l’intérieur d’une ou plusieurs séquences ; et une séquence peut rassembler et arti-
culer des éléments issus de plusieurs objets d’étude.
Le professeur choisit les textes et les œuvres qu’il fait lire et étudier ; il organise
son enseignement en tenant compte du niveau de ses élèves et de son projet
pédagogique.
La durée des séquences variera en fonction du projet du professeur (leur durée
moyenne sera comprise entre 12 et 15 heures).
© MENESR/CNDP
8 Français 1ere - Littérature Tle
aider les élèves à avoir une lecture active, généralement en fonction d’un projet, et
il établit des bilans qui pourront permettre aux candidats, ainsi éclairés, de
défendre à l’oral de l’examen leur point de vue sur les textes lus.
Les lectures d’œuvres dans l’année se répartissent entre lectures cursives et lectures
analytiques (dont les études d’œuvres intégrales), si possible de façon équilibrée.
Les lectures documentaires (analytiques ou cursives, selon les situations et les
besoins) deviennent en fin de première un moyen courant d’information. On con-
tinue à utiliser les dictionnaires et encyclopédies, la presse et les bases de données.
On introduit des lectures de documents longs.
La lecture s’applique aussi à l’image (fixe et mobile, y compris des films). L’ana-
lyse s’attache à dégager les spécificités du langage de l’image et à mettre en
relation celui-ci avec le langage verbal. On encouragera l’étude d’œuvres cinéma-
tographiques fondées sur des adaptations de romans ou de pièces de théâtre.
Les documents et extraits sont organisés en groupements de textes, étudiés en trois
ou quatre semaines au maximum. De même, l’étude d’une œuvre intégrale ne
s’étendra pas sur plus de trois ou quatre semaines.
L’ensemble des lectures constitue le fondement du travail d’histoire littéraire et
culturelle : un mouvement est étudié à partir d’une œuvre majeure, ou d’un grou-
pement de textes, accompagnés de documents complémentaires ; des lectures
cursives en enrichissent l’approche ; les lectures documentaires nourrissent la
réflexion à son sujet. En retour, l’histoire littéraire contribue à contextualiser les
lectures.
IV.2 L’écriture
Le but est d’amener les élèves à la maîtrise de l’expression écrite autonome dans
les trois domaines suivants qu’on veillera à équilibrer :
- écrits d’argumentation et de délibération, en relation avec les textes et œuvres
étudiés : les exercices d’analyse, de commentaire et de dissertation concourent à
cette fin ;
- écrits d’invention, en liaison notamment avec les différents genres et registres
étudiés : lecture et écriture sont associées dans des travaux de réécriture qui contri-
buent à une meilleure compréhension des textes ; on fait apparaître les liens entre
invention et argumentation ;
- écrits fonctionnels, visant à mettre en forme et transmettre des informations et à
construire et restituer les savoirs (en français et dans les autres disciplines) : les
exercices de comptes rendus, de synthèses et de résumés sont utilisés dans ce but.
IV.3 L'oral
En classe de première, l’objectif est de compléter l’analyse des spécificités de l’oral
et d’en assurer une pratique effective.
À cette fin, on associe :
- l’écoute, que l’on continue à cultiver en insistant sur les exercices de reformula-
tion des propos entendus ;
- la lecture expressive des textes littéraires, qui porte sur des textes plus longs
qu’en seconde ;
- les pratiques de production orale, en privilégiant les comptes rendus, les exposés
oraux de lectures et de points de vue personnels, les échanges et les débats.
© MENESR/CNDP
Français classe de première 9
- l’enrichissement du lexique, et plus particulièrement celui de l’abstraction et de la
sensibilité ;
- la réflexion sur la subjectivité dans la langue, liée à l’étude de l’énonciation ;
- la consolidation de la structuration et de la cohérence des textes produits par les
élèves ;
- l’étude des variations historiques, sociales et culturelles de l’usage langagier.
© MENESR/CNDP
10 Français 1ere - Littérature Tle
ittérature
classe terminale L
I - Finalités
I. 1 L’enseignement de littérature en classe terminale poursuit les objectifs et les
finalités de l’enseignement du français en classe de seconde et en classe de pre-
mière, et renforce la spécificité de la série littéraire. Il a donc pour finalité propre
de former la pensée par une forte culture littéraire et de donner les connaissances
appropriées. Un accent particulier est mis ici sur les contenus ouverts tant sur le
passé que sur l’immédiat contemporain, tant dans le domaine français qu’étranger.
Il reprend les perspectives d’étude mises en œuvre les années précédentes. Il prend
aussi en compte la réflexion sur la langue et la maîtrise de l’expression orale et
écrite.
I. 2 Cet enseignement constitue, grâce au nouvel horaire, un élément fort de l’ori-
ginalité de la série littéraire. Il doit représenter un apport spécifique pour les élèves
désireux de poursuivre des études supérieures dans le domaine des lettres et des
arts, mais aussi des sciences humaines et du droit, des études politiques et des
études commerciales.
I. 3 Il s’agit donc de former des lecteurs avertis et, dans toute la mesure du pos-
sible, des liseurs, ainsi que des adultes capables de s’exprimer avec précision et
aisance à l’oral comme à l’écrit. Dans un monde où les discours sont de plus en
plus techniques, complexes et médiatisés, il est essentiel de donner aux élèves les
moyens d’une analyse critique, d’une maîtrise raisonnée et d’une mise en œuvre
lucide des discours, de la langue et des langages. L’enseignement de littérature con-
tribue ainsi à la formation personnelle et citoyenne. Il permet aussi un dialogue
cohérent avec les autres disciplines enseignées dans la série, en particulier la philo-
sophie et l’histoire, ainsi que les options arts, théâtre et cinéma. Il offre des liens
avec les TPE, par ses finalités, ses perspectives d’étude et ses contenus.
II - Objectifs
II. 1 La formation du jugement
L’enseignement de littérature en terminale littéraire complète les perspectives
d’études déjà mises en œuvre:
- il développe la capacité de comprendre et interpréter les textes selon leurs formes
et leurs contextes (étude des genres et de l’histoire littéraire) ;
- il développe la capacité de saisir et d’apprécier l’originalité des œuvres, en
donnant des éléments de comparaison nombreux et diversifiés; il forme donc le
jugement critique ;
- il enrichit la faculté d’argumenter, de délibérer, en même temps que celle d’ana-
lyser de façon critique toutes les formes de l’argumentation ;
- il enrichit la perception des affects humains tels qu’ils se manifestent dans et par
la littérature et les arts et fait saisir leur relation avec les mythes ;
- il approfondit l’analyse des relations entre la littérature et l’image.
© MENESR/CNDP
Littérature classe terminale L 11
II. 2 Les connaissances
Les objectifs en ce domaine sont d’élargir la culture des élèves en abordant des
domaines qui n’ont pas toujours été étudiés dans les classes antérieures (ou qui y
ont été seulement abordés) et de les initier à la diversité des approches critiques.
L’ouverture à une culture plus large peut être d’ordre temporel (textes anciens,
médiévaux ou, au contraire, textes de l’immédiat contemporain), générique
(notamment pour les aspects textuels et littéraires du débat d’idées), langagier
(relations entre littérature et image, cinéma).
La première littéraire a donné aux élèves la connaissance des scansions majeures
de l’histoire littéraire ; l’enseignement de littérature en classe terminale doit com-
pléter celle-ci.
Le travail sur la langue portera principalement sur les moyens de l’abstraction et
de la conceptualisation, en relation avec le travail effectué en philosophie.
III - Contenus
Les compétences et les connaissances ci-dessus appellent des études portant sur :
- les grands modèles littéraires – sources culturelles –, y compris l’approche des
mythes fondamentaux dans la littérature ;
- les langages, en particulier dans la relation du verbal et de l’image ;
- la littérature dans le débat d’idées ;
- la littérature contemporaine.
Les objets d’étude correspondants se répartissent donc dans les domaines suivants :
© MENESR/CNDP
12 Français 1ere - Littérature Tle
Les objets d’étude ainsi prescrits sont représentés par des œuvres choisies pour
leur importance et leur représentativité. Le texte annuel d’application précise de
façon explicite le domaine de connaissance et l’objet d’étude correspondant aux
œuvres à analyser ; il indique d’autres œuvres ou catégories d’œuvres dont la
lecture doit contribuer à compléter et enrichir les connaissances des élèves et leur
permettre de contextualiser et mettre en perspective les œuvres étudiées.
Les œuvres choisies pour l’application du programme seront réparties de façon à
assurer chaque année la présence au moins :
- d’une œuvre du passé et d’une œuvre contemporaine ;
- d’une étude touchant au langage de l’image ;
- d’un mythe majeur, antique (par exemple : Les Atrides, Œdipe, etc.) ou moderne
(par exemple : Don Juan, Faust, etc.).
NB : ces critères peuvent se combiner.
L’évaluation portera sur des connaissances précises, clairement rattachées aux
perspectives et objets d’étude, et tiendra compte aussi des lectures
complémentaires.
© MENESR/CNDP
Littérature classe terminale L 13
oraires
Voie générale
Série Économique et social - classe de première
Voie technologique
Série Sciences médico-sociales - classe de première
© MENESR/CNDP
Horaires 15
Série Sciences et technologies industrielles - classe de première
Génie mécanique (toutes options)
Génie des matériaux
Génie électronique
Génie électrotechnique
Génie civil
Génie énergétique
Génie optique
Arts appliqués
Enseignement Horaires
général
Seconde Première Terminale
Français 4 4 2
© MENESR/CNDP
16 Français 1ere - Littérature Tle
Série Hôtellerie
Enseignement Horaires
obligatoire
Seconde Première Terminale
Français 3 + (1) 3
Enseignement Horaires
facultatif
Seconde Première Terminale
Français 2
© MENESR/CNDP
Horaires 17
preuves anticipées de français
applicables juqu’à la session 2008
du baccalauréat
Épreuve écrite
Durée 4 heures ;
Coefficients : 3 en série L, 2 en séries ES et S, 2 en séries STT, SMS, STL, STI,
hôtellerie, techniques de la musique et de la danse.
Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes (corpus) distribués au can-
didat, éventuellement accompagnés par un document iconographique si celui-ci
contribue à la compréhension ou enrichit la signification de l'ensemble. Ce corpus
pourra également consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait long
(n'excédant pas trois pages). Il doit être représentatif d'un ou de plusieurs objets
d'étude du programme de première imposés dans la série du candidat, et ne doit
pas réclamer, à celui-ci, un temps de lecture trop long.
Une ou deux questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées
peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel à leurs compétences de
lecture et les invitent à établir des relations entre les différents documents et à en
proposer des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon à aider
les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite, la partie principale con-
sacrée à un travail d'écriture.
Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement
indiqué, le nombre de points attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les
sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.
Qu'il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre aux candidats le choix
entre trois types de travaux d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 19
étudiés : un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention. Cette
production écrite est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries
générales et sur 14 points pour les sujets des séries technologiques quand elle est
précédée de questions, sur vingt dans toutes les séries quand il n'y a pas de
questions.
Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé au
candidat de comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un
devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie
son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques, le sujet
est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à
partir d'une problématique littéraire issue du programme de français. Pour déve-
lopper son argumentation, le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur
les « objets d'étude » de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa
culture personnelle.
L'écriture d'invention contribue, elle aussi, à tester l'aptitude du candidat à lire et
comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de
son écriture. Elle permet au candidat de mettre en œuvre d'autres formes d'écri-
ture que celle de la dissertation ou du commentaire. Il doit écrire un texte, en
liaison avec celui ou ceux du corpus, et en fonction d'un certain nombre de consi-
gnes rendues explicites par le libellé du sujet.
L'exercice se fonde, comme les deux autres, sur une lecture intelligente et sensible
du corpus, et exige du candidat qu'il se soit approprié la spécificité des textes dont
il dispose (langue, style, pensée), afin d'être capable de les reproduire, de les pro-
longer, de s'en démarquer ou de les critiquer.
En aucun cas on ne demande, le jour de l'examen, l'écriture de textes de pure ima-
gination, libre et sans contrainte. Le document iconographique, s'il est joint au
corpus, ne peut servir que de support. En aucun cas il ne sera demandé d'en faire
une étude pour lui-même.
L'écriture d'invention peut prendre des formes variées. Toutefois, comme elle se
fonde sur les contraintes littéraires des genres inscrits au programme de la classe
de première, et qu'elle doit se prêter à une évaluation objective des correcteurs,
elle s'inscrit dans les orientations suivantes :
- article (éditorial, article polémique, article critique - éloge ou blâme -, droit de
réponse...) ;
- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre
destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d'un des personnages
présents dans un des textes du corpus...) ;
- monologue délibératif, dialogue (y compris le dialogue théâtral) ;
- discours devant une assemblée ;
- essai ;
- récit à visée argumentative sous forme de fable, d'apologue...
Pour la série littéraire, on ajoutera :
- amplification (écriture dans les marges ou les ellipses du texte), parodie et
pastiche.
© MENESR/CNDP
20 Français 1ere - Littérature Tle
I - Finalités
L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses con-
naissances. Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture,
d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles et de manifester sa maîtrise
de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.
II - Définition
Le déroulement de l'épreuve
L'examen oral se déroule en deux parties de chacune 10 minutes qui s'enchaînent
et sont précédées d'un temps de préparation de 30 minutes. Le temps consacré à
accueillir le candidat et à remplir la fiche d'évaluation est d'environ 10 minutes.
Ainsi il n'est imputé ni sur le temps de préparation ni sur celui consacré à
l'épreuve.
Chacune de ces deux parties est évaluée sur 10 points.
• Le choix de l'extrait
En aucun cas le candidat n'est interrogé, pendant cette partie de l'épreuve, sur les
lectures cursives.
L'extrait est tiré d'un des groupements de textes ou d'une des œuvres intégrales
étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif des lectures et activités.
Trois possibilités sont offertes à l'examinateur qui adapte ses attentes et son éva-
luation à la possibilité qu'il a retenue :
- interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant dans un des groupements
de textes ;
- interroger sur un extrait - ayant fait l'objet d'une explication en classe - tiré
d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique ;
- interroger sur un extrait - n'ayant pas fait l'objet d'une explication en classe - tiré
d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique.
• La longueur de l'extrait
La longueur du texte ou de l'extrait à étudier ne peut être fixée dans l'absolu. Elle
dépend en fait de la question posée et des éléments de réponse à rechercher dans le
texte. On s'en tiendra donc à une limite inférieure (une demi-page, ou moins dans
le cas d'une forme poétique brève...) et à une limite supérieure (une page et demie,
éventuellement deux pages pour un texte théâtral).
• La question
Une question écrite amène le candidat à étudier, en lien avec l'objet d'étude ou les
objets d'étude retenu(s), un aspect essentiel du texte. Elle est formulée avec clarté
et évite toute utilisation abusive de termes techniques susceptibles de mettre le can-
didat en difficulté. Elle appelle une interprétation, fondée sur l'observation précise
du texte.
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 21
• L'exposé du candidat
Le candidat fait une lecture à haute voix de la totalité ou d'une partie du texte à
étudier, avant son exposé ou au cours de son exposé au choix de l'examinateur.
L'exposé est ordonné. Il prend constamment appui sur le texte proposé mais ne
peut consister en un simple relevé. Il présente, de façon libre mais adaptée, les élé-
ments d'une réponse organisée à la question posée.
L'examinateur n'intervient que de façon très exceptionnelle :
- pendant la durée de l'exposé, seulement si le propos du candidat tourne court ;
- à la fin de cet exposé, s'il juge indispensable de vérifier la compréhension littérale
du texte par le candidat.
• La conduite de l'entretien
En liaison avec l'objet ou les objets d'étude, l'examinateur cherche à évaluer un
ensemble de connaissances et de compétences issu des lectures de l'année. Il ouvre
le plus possible cet entretien aux lectures et aux activités personnelles du candidat,
telles qu'elles sont mentionnées sur le descriptif.
Pour cette raison, l'examinateur s'appuie sur les propos du candidat et conduit un
dialogue ouvert. Il évite les questions pointillistes.
© MENESR/CNDP
22 Français 1ere - Littérature Tle
EXPOSÉ ENTRETIEN
IV - Documents
• Le descriptif
En vue de l'examen oral, le professeur rédige pour l'ensemble des élèves de sa
classe un « descriptif des lectures et activités » réalisées pendant l'année.
Ce descriptif des lectures et activités peut s'élaborer progressivement, au cours de
l'année, dans un travail concerté avec les élèves.
Il présente une série d'éléments apportant à l'examinateur les informations néces-
saires sur le travail réalisé par le candidat pendant son année de première. Il
précise de ce fait le titre et la problématique de chaque séquence ainsi que l'objet
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 23
(ou les objets) d'étude qui sont abordé(s). Il indique également les textes (groupe-
ment ou œuvre intégrale) étudiés à l'intérieur de chaque séquence et la démarche
retenue pour cette étude (lectures cursives ou analytiques, approches d'ensemble
retenues pour l' étude des œuvres intégrales).
Il mentionne obligatoirement et clairement - afin de faciliter le travail des exami-
nateurs - le manuel utilisé dans la classe, l'édition des œuvres intégrales et les
références très précises des différents textes indiqués : édition, chapitre, page,
début et fin de l'extrait. Il donne, le cas échéant, quelques indications sur les acti-
vités complémentaires - en particulier orales - proposées à la classe et sur le travail
personnel de l'élève.
Le descriptif est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement. Un
exemplaire est remis à l'élève.
La mise en page - linéaire ou tabulaire - et la présentation de ces indications sont
laissées à l'appréciation de chaque professeur ou de chaque équipe pédagogique.
Dans tous les cas on veillera à préserver la concision et la lisibilité de ce document.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors
contrat présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.
Le « descriptif des lectures et activités » est alors constitué par le candidat lui
même en conformité avec les programmes de la classe de première.
• La fiche d'évaluation
La question et les références du passage à étudier sont indiquées par écrit au can-
didat, au moyen d'une fiche qui lui est remise et qu'il signe avant de commencer sa
préparation. Le modèle de fiche est porté en annexe.
Après la prestation du candidat, l'examinateur porte sur cette fiche pour chaque
partie de l'épreuve ses appréciations ainsi que le nombre de points sur 10 attribué
à la première partie et à la seconde partie. Il signe la fiche complétée. Seule la note
globale sur 20 est reportée sur le bordereau de notation.
• Cas particuliers
Pour la session 2003 de l'examen, les élèves doublant la classe terminale qui ont
fait le choix de repasser l'ensemble des épreuves de français et les candidats qui
doivent repasser les épreuves de français présentent à l'épreuve obligatoire de fran-
çais la liste des œuvres et des textes qu'ils ont étudiés en classe de première, signée
par le professeur et le chef d'établissement.
Ils sont interrogés sur l'un des textes de cette liste, choisi par l'examinateur selon
les modalités suivantes :
- pour la première partie de l'épreuve, une question est posée sur un des textes
figurant sur la liste ;
- pour la seconde partie de l'épreuve, l'entretien appelle une mise en relation entre
le passage étudié dans la première partie de l'épreuve et l'œuvre intégrale ou le
groupement de textes d'où le passage étudié pour la première partie de l'épreuve a
été extrait.
Tous les candidats scolaires doivent présenter une liste des œuvres et des textes
étudiés en classe de première et, en deux exemplaires, l'ensemble des textes et des
œuvres intégrales étudiés. En cas d'absence de cette liste, l'examinateur le men-
tionne au procès-verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un
texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les
lectures faites dans l'année de première.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors
contrat présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.
La liste des œuvres et des textes est alors constituée par le candidat lui-même selon
le programme en vigueur lors de sa scolarisation en classe de première.
Ces conditions particulières de passation de l'épreuve obligatoire s'appliquent éga-
lement à la session 2004 de l'examen uniquement pour les candidats qui
présentent au moins pour la troisième fois l'examen, pour la session 2005 pour les
© MENESR/CNDP
24 Français 1ere - Littérature Tle
candidats qui se présentent au moins pour la quatrième fois, pour la session 2006
pour les candidats qui se présentent au moins pour la cinquième fois et pour la
session 2007 pour les candidats qui se présentent pour la sixième fois.
Cas particuliers
Pour la session 2003 de l'examen, les candidats scolaires des établissements
publics ou privés de terminale scolarisés en classe de première avant 2001-2002 et
qui ont fait le choix de présenter l'oral de contrôle de français au second groupe
d'épreuves, présentent la liste des œuvres et des textes qu'ils ont étudiés en classe
de première. Pour les candidats des établissements publics ou privés sous contrat,
cette liste doit être signée par le professeur et le chef d'établissement. Les candidats
individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat consti-
tuent eux mêmes leur liste en conformité avec les programmes de leur classe de
première.
Tous les candidats sont interrogés à partir d'un extrait d'œuvre ou d'un texte
choisi dans leurs listes par les examinateurs selon les modalités suivantes :
- pour la première partie de l'épreuve, une question est posée sur un des textes
figurant sur la liste ;
- pour la seconde partie de l'épreuve, l'entretien appelle une mise en relation entre
le passage étudié dans la première partie de l'épreuve et l'œuvre intégrale ou le
groupement de textes d'où le passage étudié pour la première partie de l'épreuve a
été extrait.
Tous les candidats doivent présenter la liste des œuvres et des textes qu'ils ont
étudiés en classe de première. Dans le cas contraire, l'examinateur le mentionne au
procès-verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un texte de son
choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures
faites durant l'année de première.
Ces conditions particulières de passation de l'épreuve orale de contrôle s'appli-
quent également à la session 2004 des baccalauréats général et technologique mais
uniquement pour les candidats qui présentent au moins pour la troisième fois
l'examen, pour la session 2005 pour les candidats qui se présentent au moins pour la qua-
trième fois, pour la session 2006 pour les candidats qui se présentent au moins pour la cinquième
fois et pour la session 2007 pour les candidats qui se présentent pour la sixième fois.
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 25
Épreuve orale de français - Fiche d’évaluation
Fiche à joindre OBLIGATOIREMENT au bordereau de notation de l’épreuve
orale de français
Établissement : N° de jury :
TEXTE D’ÉTUDE :
Points attribués / 10
Points attribués / 10
NOTE GLOBALE / 20
Nom de l’examinateur
Signature
© MENESR/CNDP
26 Français 1ere - Littérature Tle
preuves anticipées de français
applicables à compter de
la session 2009 du baccalauréat
Épreuve écrite
Durée 4 heures
Coefficients : 3 en série L, 2 en séries ES et S, 2 en séries STG, SMS, STL, STI,
hôtellerie, techniques de la musique et de la danse.
Les sujets prennent appui sur un ensemble de textes (corpus), comprenant éven-
tuellement un document iconographique contribuant à la compréhension ou
enrichissant la signification de l’ensemble.
Ce corpus peut également consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait
long (n’excédant pas trois pages).
Il doit s’inscrire dans le cadre d’un ou de plusieurs objets d’étude du programme
de première, imposés dans la série du candidat, et ne doit pas réclamer un temps
de lecture trop long.
Une ou deux questions portant sur le corpus et appelant des réponses rédigées
peuvent être proposées aux candidats. Elles font appel à leurs compétences de
lecture et les invitent à établir des relations entre les différents documents et à en
proposer des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon à aider
les candidats à élaborer l’autre partie de l’épreuve écrite, la partie principale con-
sacrée à un travail d’écriture.
Lorsque de telles questions sont proposées, le barème de notation est explicitement
indiqué, le nombre de points attribué aux questions n’excède pas 4 points dans les
sujets des séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.
Qu’il soit ou non accompagné de questions, le sujet offre le choix entre trois types
de travaux d’écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés : un com-
mentaire ou une dissertation ou une écriture d’invention. Cette production écrite
est notée au minimum sur 16 points pour les sujets des séries générales et sur 14
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 27
points pour les sujets des séries technologiques quand elle est précédée de ques-
tions, sur 20 dans toutes les séries quand il n’y a pas de questions.
Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé de
comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un devoir qui pré-
sente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture, et justifie son
interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques, le sujet est
formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à
partir d’une problématique littéraire issue du programme de français. Pour déve-
lopper son argumentation, le candidat s’appuie sur les textes dont il dispose, sur
les « objets d’étude » de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa
culture personnelle.
L’écriture d’invention contribue, elle aussi, à tester l’aptitude à lire et comprendre
un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture.
Elle permet au candidat de mettre en œuvre d’autres formes d’écriture que celle de
la dissertation ou du commentaire. Il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou
ceux du corpus, et en fonction d’un certain nombre de consignes rendues expli-
cites par le libellé du sujet.
L’exercice se fonde, comme les deux autres, sur une lecture intelligente et sensible
du corpus, et exige du candidat qu’il se soit approprié la spécificité des textes dont
il dispose (langue, style, pensée), afin d’être capable de les reproduire, de les pro-
longer, de s’en démarquer ou de les critiquer.
Le document iconographique, s’il est joint au corpus, ne peut pas servir de sup-
port. En aucun cas, il ne sera demandé d’en faire une étude pour lui-même.
Comme elle doit se prêter à une évaluation objective des correcteurs, l’écriture
d’invention doit se fonder sur des consignes claires et explicites. Elle s’inscrit dans
le programme défini par les objets d’étude de la classe de première.
Elle peut prendre des formes variées. Elle peut s’exercer dans un cadre argumen-
tatif :
- article (éditorial, article polémique, article critique, droit de réponse...) ;
- lettre (correspondance avec un destinataire défini dans le libellé du sujet, lettre
destinée au courrier des lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d’un des personnages
présents dans un des textes du corpus, etc.) ;
- monologue délibératif ; dialogue (y compris théâtral) ; discours devant une
assemblée ;
- récit à visée argumentative (fable, apologue...).
Mais, lorsqu’elle concerne le genre narratif, elle peut s’appuyer sur des consignes
impliquant les transformations suivantes :
- des transpositions : changements de genre, de registre, ou de point de vue ;
- ou des amplifications : insertion d’une description ou d’un dialogue dans un
récit, poursuite d’un texte, développement d’une ellipse narrative...
Ces instructions annulent et remplacent celles de la note de service n° 2001-117
du 20 juin 2001, B.O. n° 26 du 28 juin 2001.
Elles sont applicables à compter des épreuves anticipées de la session 2009 des
examens des baccalauréats général et technologique, organisées en juin 2008.
© MENESR/CNDP
28 Français 1ere - Littérature Tle
I - Finalités
L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses con-
naissances. Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture,
d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles et de manifester sa maîtrise
de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.
II - Définition
Le déroulement de l'épreuve
L'examen oral se déroule en deux parties de chacune 10 minutes qui s'enchaînent
et sont précédées d'un temps de préparation de 30 minutes. Le temps consacré à
accueillir le candidat et à remplir la fiche d'évaluation est d'environ 10 minutes.
Ainsi il n'est imputé ni sur le temps de préparation ni sur celui consacré à
l'épreuve.
Chacune de ces deux parties est évaluée sur 10 points.
• Le choix de l'extrait
En aucun cas le candidat n'est interrogé, pendant cette partie de l'épreuve, sur les
lectures cursives.
L'extrait est tiré d'un des groupements de textes ou d'une des œuvres intégrales
étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif des lectures et activités.
Trois possibilités sont offertes à l'examinateur qui adapte ses attentes et son éva-
luation à la possibilité qu'il a retenue :
- interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant dans un des groupements
de textes ;
- interroger sur un extrait - ayant fait l'objet d'une explication en classe - tiré
d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique ;
- interroger sur un extrait - n'ayant pas fait l'objet d'une explication en classe - tiré
d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique.
• La longueur de l'extrait
La longueur du texte ou de l'extrait à étudier ne peut être fixée dans l'absolu. Elle
dépend en fait de la question posée et des éléments de réponse à rechercher dans le
texte. On s'en tiendra donc à une limite inférieure (une demi-page, ou moins dans
le cas d'une forme poétique brève...) et à une limite supérieure (une page et demie,
éventuellement deux pages pour un texte théâtral).
• La question
Une question écrite amène le candidat à étudier, en lien avec l'objet d'étude ou les
objets d'étude retenu(s), un aspect essentiel du texte. Elle est formulée avec clarté
et évite toute utilisation abusive de termes techniques susceptibles de mettre le can-
didat en difficulté. Elle appelle une interprétation, fondée sur l'observation précise
du texte.
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 29
• L'exposé du candidat
Le candidat fait une lecture à haute voix de la totalité ou d'une partie du texte à
étudier, avant son exposé ou au cours de son exposé au choix de l'examinateur.
L'exposé est ordonné. Il prend constamment appui sur le texte proposé mais ne
peut consister en un simple relevé. Il présente, de façon libre mais adaptée, les élé-
ments d'une réponse organisée à la question posée.
L'examinateur n'intervient que de façon très exceptionnelle :
- pendant la durée de l'exposé, seulement si le propos du candidat tourne court ;
- à la fin de cet exposé, s'il juge indispensable de vérifier la compréhension littérale
du texte par le candidat.
• La conduite de l'entretien
En liaison avec l'objet ou les objets d'étude, l'examinateur cherche à évaluer un
ensemble de connaissances et de compétences issu des lectures de l'année. Il ouvre
le plus possible cet entretien aux lectures et aux activités personnelles du candidat,
telles qu'elles sont mentionnées sur le descriptif.
Pour cette raison, l'examinateur s'appuie sur les propos du candidat et conduit un
dialogue ouvert. Il évite les questions pointillistes.
© MENESR/CNDP
30 Français 1ere - Littérature Tle
Le tableau qui suit résume, pour chacune des deux parties de l'épreuve, les princi-
pales connaissances et compétences faisant l'objet de cette évaluation :
EXPOSÉ ENTRETIEN
IV - Documents
• Le descriptif
En vue de l'examen oral, le professeur rédige pour l'ensemble des élèves de sa
classe un « descriptif des lectures et activités » réalisées pendant l'année.
Ce descriptif des lectures et activités peut s'élaborer progressivement, au cours de
l'année, dans un travail concerté avec les élèves.
Il présente une série d'éléments apportant à l'examinateur les informations néces-
saires sur le travail réalisé par le candidat pendant son année de première. Il
précise de ce fait le titre et la problématique de chaque séquence ainsi que l'objet
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 31
(ou les objets) d'étude qui sont abordé(s). Il indique également les textes (groupe-
ment ou œuvre intégrale) étudiés à l'intérieur de chaque séquence et la démarche
retenue pour cette étude (lectures cursives ou analytiques, approches d'ensemble
retenues pour l' étude des œuvres intégrales).
Il mentionne obligatoirement et clairement - afin de faciliter le travail des exami-
nateurs - le manuel utilisé dans la classe, l'édition des œuvres intégrales et les
références très précises des différents textes indiqués : édition, chapitre, page,
début et fin de l'extrait. Il donne, le cas échéant, quelques indications sur les acti-
vités complémentaires - en particulier orales - proposées à la classe et sur le travail
personnel de l'élève.
Le descriptif est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement. Un
exemplaire est remis à l'élève.
La mise en page - linéaire ou tabulaire - et la présentation de ces indications sont
laissées à l'appréciation de chaque professeur ou de chaque équipe pédagogique.
Dans tous les cas on veillera à préserver la concision et la lisibilité de ce document.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors
contrat présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.
Le « descriptif des lectures et activités » est alors constitué par le candidat lui
même en conformité avec les programmes de la classe de première.
• La fiche d'évaluation
La question et les références du passage à étudier sont indiquées par écrit au can-
didat, au moyen d'une fiche qui lui est remise et qu'il signe avant de commencer sa
préparation. Le modèle de fiche est porté en annexe.
Après la prestation du candidat, l'examinateur porte sur cette fiche pour chaque
partie de l'épreuve ses appréciations ainsi que le nombre de points sur 10 attribué
à la première partie et à la seconde partie. Il signe la fiche complétée. Seule la note
globale sur 20 est reportée sur le bordereau de notation.
• Cas particuliers
Pour la session 2003 de l'examen, les élèves doublant la classe terminale qui ont
fait le choix de repasser l'ensemble des épreuves de français et les candidats qui
doivent repasser les épreuves de français présentent à l'épreuve obligatoire de fran-
çais la liste des œuvres et des textes qu'ils ont étudiés en classe de première, signée
par le professeur et le chef d'établissement.
Ils sont interrogés sur l'un des textes de cette liste, choisi par l'examinateur selon
les modalités suivantes :
- pour la première partie de l'épreuve, une question est posée sur un des textes
figurant sur la liste ;
- pour la seconde partie de l'épreuve, l'entretien appelle une mise en relation entre
le passage étudié dans la première partie de l'épreuve et l'œuvre intégrale ou le
groupement de textes d'où le passage étudié pour la première partie de l'épreuve a
été extrait.
Tous les candidats scolaires doivent présenter une liste des œuvres et des textes
étudiés en classe de première et, en deux exemplaires, l'ensemble des textes et des
œuvres intégrales étudiés. En cas d'absence de cette liste, l'examinateur le men-
tionne au procès-verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un
texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les
lectures faites dans l'année de première.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors
contrat présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.
La liste des œuvres et des textes est alors constituée par le candidat lui-même selon
le programme en vigueur lors de sa scolarisation en classe de première.
Ces conditions particulières de passation de l'épreuve obligatoire s'appliquent éga-
lement à la session 2004 de l'examen uniquement pour les candidats qui
présentent au moins pour la troisième fois l'examen, pour la session 2005 pour les
© MENESR/CNDP
32 Français 1ere - Littérature Tle
candidats qui se présentent au moins pour la quatrième fois, pour la session 2006
pour les candidats qui se présentent au moins pour la cinquième fois et pour la
session 2007 pour les candidats qui se présentent pour la sixième fois.
Cas particuliers
Pour la session 2003 de l'examen, les candidats scolaires des établissements
publics ou privés de terminale scolarisés en classe de première avant 2001-2002 et
qui ont fait le choix de présenter l'oral de contrôle de français au second groupe
d'épreuves, présentent la liste des œuvres et des textes qu'ils ont étudiés en classe
de première. Pour les candidats des établissements publics ou privés sous contrat,
cette liste doit être signée par le professeur et le chef d'établissement. Les candidats
individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat consti-
tuent eux mêmes leur liste en conformité avec les programmes de leur classe de
première.
Tous les candidats sont interrogés à partir d'un extrait d'œuvre ou d'un texte
choisi dans leurs listes par les examinateurs selon les modalités suivantes :
- pour la première partie de l'épreuve, une question est posée sur un des textes
figurant sur la liste ;
- pour la seconde partie de l'épreuve, l'entretien appelle une mise en relation entre
le passage étudié dans la première partie de l'épreuve et l'œuvre intégrale ou le
groupement de textes d'où le passage étudié pour la première partie de l'épreuve a
été extrait.
Tous les candidats doivent présenter la liste des œuvres et des textes qu'ils ont
étudiés en classe de première. Dans le cas contraire, l'examinateur le mentionne au
procès-verbal et procède tout de même à l'interrogation à partir d'un texte de son
choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures
faites durant l'année de première.
Ces conditions particulières de passation de l'épreuve orale de contrôle s'appli-
quent également à la session 2004 des baccalauréats général et technologique mais
uniquement pour les candidats qui présentent au moins pour la troisième fois
l'examen, pour la session 2005 pour les candidats qui se présentent au moins pour la qua-
trième fois, pour la session 2006 pour les candidats qui se présentent au moins pour la
cinquième fois et pour la session 2007 pour les candidats qui se présentent pour la sixième fois.
© MENESR/CNDP
Épreuves anticipées de français 33
Épreuve orale de français - Fiche d’évaluation
Fiche à joindre OBLIGATOIREMENT au bordereau de notation de l’épreuve
orale de français
Établissement : N° de jury :
TEXTE D’ÉTUDE :
Points attribués / 10
Points attribués / 10
NOTE GLOBALE / 20
Nom de l’examinateur
Signature
© MENESR/CNDP
34 Français 1ere - Littérature Tle
preuves de littérature
Terminale L
Nature de l'épreuve
Les candidats ont le choix entre 2 sujets portant chacun sur un objet d'étude dif-
férent du programme de l'année.
Les sujets peuvent s'appuyer sur un texte littéraire ou critique, ou un document
iconographique, pour engager la réflexion des candidats.
Les candidats sont invités à répondre, de façon construite et organisée, en deux
développements successifs, à deux questions.
- La première question porte sur un aspect de l'œuvre retenue. En aucun cas, elle
ne porte sur les œuvres recommandées en lecture complémentaire.
- La deuxième question porte sur l'ensemble de l'œuvre, en relation avec l'objet
d'étude retenu.
Évaluation
L'évaluation se fondera sur les éléments suivants :
- la connaissance des œuvres et des objets d'étude au programme ;
- l'aptitude à prendre en compte des problématiques ;
- la clarté, la pertinence et la cohérence des propos ;
- la mise en œuvre de savoirs littéraires et culturels ;
- la justesse et la correction de l'expression.
Les libellés de sujets préciseront le barème accordé à chaque partie de l'épreuve.
Nature de l'épreuve
L'épreuve consiste en un exposé suivi d'un entretien.
Le candidat répond, dans un exposé organisé, à une question portant, soit sur un
aspect d'une œuvre, soit sur l'ensemble d'une œuvre, en relation avec l'objet
d'étude, soit sur un point de comparaison entre plusieurs œuvres inscrites au pro-
gramme de l'année.
Au cours de l'entretien, l'examinateur, partant de l'exposé présenté par le can-
didat, invite celui-ci à préciser son propos, approfondir un commentaire ou une
© MENESR/CNDP
Épreuves de littérature Tle L 35
interprétation, à développer des perspectives. L'entretien pourra également
prendre en compte les œuvres lues en lecture complémentaire pendant l'année.
Évaluation
L'évaluation se fondera sur les éléments suivants :
- la connaissance des œuvres et des objets d'étude du programme ;
- l'aptitude à prendre en compte des problématiques ;
- la clarté, la pertinence et la cohérence des propos, l'utilisation des notes person-
nelles ;
- la personnalité de l'interprétation et du jugement critique ;
- l'aptitude au dialogue et à l'échange ;
- la justesse et la correction de l'expression.
© MENESR/CNDP
36 Français 1ere - Littérature Tle
éférences des textes officiels
Programmes
Arrêté du 20 juillet 2001
Programme de l'enseignement de littérature en classe terminale de la série littéraire
(L).
BO hors série n° 3 du 30 août 2001 - Volume 8.
JO du 4 août 2001.
Arrêté du 5 octobre 2006
Programme d'enseignement de français en classe de première des séries générales
et technologiques.
BO n° 40 du 2 novembre 2006.
JO du 18 octobre 2006.
Horaires
Arrêté du 16 février 1977
Fixant les horaires des classes préparant au baccalauréat de « Technicien
musique », devenue « Techniques de la musique et de la danse options Instrument
et danse ».
BO n° 12 du 31 mars 1977.
JO du 13 mars 1977.
Arrêté du 14 février 1992
Fixant les horaires des classes préparant au baccalauréat technologique
« Hôtellerie ».
BO n° 13 du 26 mars 1992.
JO du 21 février 1992.
Arrêté du 19 juin 2000
Organisation et horaires des enseignements classes de première et terminale des
lycées sanctionnés par le baccalauréat général.
BO n° 29 du 27 juillet 2000.
JO du 18 juillet 2000.
Arrêté du 14 janvier 2004
Organisation et horaires des enseignements des classes de première et terminale
des lycées sanctionnés par le baccalauréat technologique de la série « sciences et
technologies de la gestion (STG) »
BO n° 7 du 12 février 2004.
© MENESR/CNDP
Références des textes officiels 37
BO n° 31 du 30 août 2001.
Note de service n° 2002-140 du 26 juin 2002
Portant définition de l'épreuve de littérature du baccalauréat, série littéraire.
BO n° 27 du 4 juillet 2002.
Note de service n° 2003-002 du 8 janvier 2003
Portant modification de la définition des épreuves orales obligatoires et de con-
trôle de français.
BO n° 3 du 16 janvier 2003.
Note de service n° 2006-199 du 4 décembre 2006
Épreuve écrite de français (définition applicable à compter de la session 2008 des
épreuves anticipées des baccalauréats général et technologique).
BO n° 46 du 14 décembre 2006.
© MENESR/CNDP
38 Français 1ere - Littérature Tle