SMC5
SMC5
SMC5
THEORIQUE
SMC5
N.KOMIHA
Prsentation du cours
La chimie thorique a un rle de prdiction,dexplication
et de rationalisation (modlisation) de la chimie.
Ce cours se fera en une cinquantaine dheures et
prsentera :
Les fondements et les mthodes de la chimie
quantiques,
Ltude de latome et de linteraction rayonnement-
atome,
Les premires notions de spectroscopie thorique,
Ltude de la molcule :mthodes empiriques de
Hckel
cours de chimie thorique.
N.Komiha
1
Chapitre I :Rappels de Mcanique
quantique
Ce cours sintressent aux proprits chimiques et
physiques des atomes,des molcules, des ions et des
radicaux.
Ce qui dtermine les proprits dun corps ce sont :sa
composition(nature des atomes qui le composent)
et sa structure(position des atomes les uns /aux autres)
I-Axiomes de la mcanique
quantique
La mcanique quantique a t labore partir
de la mcanique ondulatoire de L.De Brooglie et
de E.Schrdinger .
N.bohr et W.Heisenberg (cole de
Coppenhague )ont expos cette thorie partir
dun ensemble daxiomes
Dans ce chapitre ,nous prsentons 4 axiomes
servant de fondements la mcanique de
systmes de particules ponctuelles nvoluant
pas dans le temps.
2
a- Description dun systme de particules ponctuelles:
AXIOME N 1
Lintgrale sur tout lespace du produit *(r) (r) doit tre gale 1.
Les fonctions sont appeles fonctions donde.Elles sont dites
normes lorsquelles vrifient la condition prcdente appeles
condition de normation.
3
Cette dernire condition sexprime par:
4
A est hermitique si :
f* A g d = (Af)* g d
Notation de Dirac :
Remarque :
5
AXIOME N 3 :
6
Exemple:nergie cintique dune particule de masse m:
1 h h h
[( ) + ( ) + ( )]
T=p/2m 2 m i x i y i z
h h
[ + + ]= j ; j : Laplacien
2m x y z 2m
N
h r r r
H = i + V ( r 1 + r 2 ... r N )
i=1 2 mi
7
Dans le cas des position et impulsion:
qj.pj /2
Les deux grandeurs ne peuvent tre connue avec prcision
simultanment.
La forme gnrale du principe dincertitude est:
A.B 1/2 |[A,B]|
Espace des fonctions propres dun oprateur :
Soit {1..k ,l ,.. n } un ensemble de fonctions propres
dun oprateur A.
Considrons la fonction finie :
=c1 1+.+ck k +cl l+.+cn n
En vertu de laxiome n1 cette fonction est norme.
< | > sexprime aisment partir des ck, des intgrales
< k| k > supposes gale 1 et des intgrales < k| l >
de recouvrement.
8
Par suite de lhermiticit de A :
9
Consquence de laxiome prcdent :
Cet axiome montre limportance des fonctions propres
de lhamiltonien qui en plus davoir les valeurs propres
correspondantes associes lnergie du systme ,
peuvent aussi servir de base pour dvelopper nimporte
quel tat de ce systme.
La recherche des fonctions propres de H constitue donc
un acte fondamental dans la rsolution dun problme de
mcanique quantique.
Cela revient rsoudre lquation de
Schrdinger,lquation aux valeurs propres :
H = E
quation de premire espce car indpendante du
temps.
cours de chimie thorique.
N.Komiha
10
On vrifie que les relations entre oprateurs , et en
particulier les relations de commutations restent valables
pour les matrices .
11
1-Dfinitions:
En mcanique classique,le moment cintique dune
particule de masse m et de quantit de mouvement p est
dfini par :
r r r x px ypz zpy
L=r p= y py = zpx xpz
z pz xpy ypx
12
On obtient les composantes de cet oprateur en
coordonnes sphriques en effectuant le changement de
variables suivant :
13
2-Oprateurs escaladeurs et descendeurs J+ et J-
Dfinitions:
J+=Jx+ iJy
J-=Jx- iJy (3)
On en dduit que :
Jx=1/2 (J+ + J-)
Jy=1/2 (J+ - J-)
J+ et J- sont hermitiques,conjugus lun de lautre du fait
que Jx et Jy sont des oprateurs hermitiques.
On dmontre les relations suivantes :
[Jz,J+]=J+ , [Jz,J-]=J- , [J+,J-]=2Jz (4)
2 2 2
[J ,J+]= [J ,J-]= [J ,Jz]=0
14
Evaluons lintgrale :
15
Multiplions chacune des relations prcdente par <j,mI,
J+et J- tant hermitiques et conjugus lun de lautre, on a:
-j m +j (8)
16
Dautre part ,la relation de commutation [Jz,J+]=J+ donne:
JzJ+=J+(Jz+1)
Et par suite :
Jz(J+ | j,m >)= J+(Jz+1) | j,m >= J+ (m+1)| j,m >
Et donc : Jz(J+ | j,m >)= (m+1) (J+ | j,m >)
Le vecteur J+ | j,m > dcrit donc un tat de moment
cintique (j,m+1)
Ainsi si m=j , J+ | j,j >=0
Et si m j la relation (8) impose m j
J+ | j,m > est tat propre de moment cintique (j,m+1)
17
On montre de la mme manire que:
J- | j,-j>)=0
Conclusion:
Si j(j+1) et m sont les valeurs propres de J2 et Jz pour un
tat de moment cintique (j,m) , on a ncessairement
m= -j,-j+1,,j 2j+1 valeurs possibles de m .
18
6- Quelques moments cintiques particuliers:
19
Les quations aux valeurs propres scrivent par suite :
20
Cette quation peut tre rsolue pour dterminer Fml() ,il
est cependant prfrable dutiliser les proprits de L+ et L-
21
Une fonction quelconque de et peut tre dveloppe
sur les harmoniques sphriques Ylm(,) .
Les harmoniques sphriques forment un systme complet .
( 1) d (sin )
l l+m 2l
( l m )! ( 2 l + 1 )
sin
im
Y lm ( , ) =
m
e
( l + m )! 4 d (cos )
l l+ m
2 l!
Pour m 0 et pour m<0:
Ylm(,)=(-1)m Yl-m(,)
Valeurs particulires:
= 1 ;Y 10= 3 cos 5 ( Y = 7 ( 3
3cos),
Y 00 4 4 Y =
20 16 cos
2
1) 30 16 5cos
= 21 sin(5cos2 1)ei
Y 11
= 3
8
sin e i
Y = 15 sin cos ei,
21 8
Y 31 64
22
Pour interprter ces rsultats exprimentaux,on a t
amen associer llectron un moment cintique
intrinsque ou de spin S.
Le moment cintique total de llectron est donc:
r r r
J = L+ S
Ce moment est assimil parfois au mouvement de
llectron sur lui-mme(do le nom de spin) ,cette
analogie nest pas acceptable vu que llectron nest pas
une particule classique.
Le spin nayant pas dquivalent classique ,loprateur
de spin S ne peut donc pas tre construit laide des
rgles dcriture des oprateurs .Cet oprateur tant un
moment cintique ,il en possde les proprits (relations
de commutations).
23
= | 1/2,1/2> et = |1/2,-1/2>
En appliquant les rsultats tablis prcdemment pour
un moment cintique ,on obtient :
S+ =0 S- =
S+ = S- =0
Sx =1/2 Sy =i/2
Sx =1/2 Sy =-i/2
On reprsente habituellement laction des oprateurs
Sx,Sy et Sz sous une forme matricielle :
S ( )=(1/2
x
0 1/2)( )
0 S ( )=(i/2
y
0 i/2)( )
0
S ( )=(1/2
z 0 1/2)( )
0
x
()
= 1010 y
( )
= 0i 0i =(1001)
z
(relations danticommutation)
cours de chimie thorique.
N.Komiha
24
C-Additions des moments cintiques :
On considre le cas de 2 moments cintiques J1 et J2.
Le moment cintique rsultant est J=J1+J2.
Dsignons par | j1,m1 > les (2j1+1) fonctions propres de
j12 et J1z et | j2,m2 > les (2j2+1) fonctions propres de j22 et
J2z .
Lespace engendr par laddition des 2 moments
cintiques est de dimension (2j2+1) (2j1+1) .
Les fonctions de base de cet espace sont notes
| j1,m1, j2,m2 > (fonctions linairement indpendantes) tq:
| j1,m1, j2,m2 > = | j1,m1 > | j2,m2 >
On note que :Jz=J1z+J2Z
25
Comme | j1,m1, j2,m2 > est fonction propre de Jz avec
pour valeur propre M=m1+m2.
Pour la valeur propre M,on trouvera autant de fonctions
propres que de couples(m1,m2) tq M= m1+m2.
Donc ,toute combinaison linaire de fonctions
| j1,m1, j2,m2 > correspondant M sera galement
fonction propre pour cette mme valeur propre .
On peut donc choisir parmi ces combinaisons
linaires,celles susceptibles dtre fonctions propre de
J2:
| J,M >=m1m2 Cm1m2 | j1,m1, j2,m2 >
Tq M=m1+m2 , Cm1m2 coefficient de Clebsh-Gordon.
On dtermine ainsi (2j2+1) (2j1+1) fonctions linairement
indpendantes, partir des fonctions initiales
| j1,m1, j2,m2 >,fonctions propres de Jz.
J=3 -2 M 2 7 valeurs de M
J=4 -2 M 2 9 valeurs de M
J=5 -2 M 2 11 valeurs de M
Soit 35 vecteurs | J,M >((2j2+1) (2j1+1) =35)
26
Il est intressant de trouver les fonctions propres
| j1,m1, j2,m2 > correspondant une mme valeurs de M.
Il faut exprimer les vecteurs | J,M > en fonction des
vecteurs | j1,m1, j2,m2 >,
Cela revient un changement de base dun espace de
vecteurs propres de J2 , Jz,J12,J22 celui de J12,J22, J1z
et J2z (voir TD).
Un moyen simple de trouver ces fonctions est lutilisation
du diagramme de branchement :
m1
m2
27
Exemple pour M=4, il correspond 2 couples m1=3 m2=1
Et m1=2,m2=2.
A ces couples correspondent 2 fonctions | j1,m1, j2,m2 >
et par suite deux combinaisons linaires ,lune fonction
propre de J2 pour J=5 et lautre pour J=4.
Le calcul des coefficients de Clebsh-gordon sera vu en
TD.
Il rsulte de ce qui prcde que la rsultante de 2
moments cintiques est un moment cintique de module
(J(J+1)1/2)avec (j1-j2) J (j1+j2) et dont les projections
sont les valeurs M associes chaque valeur de J tq
M=m1+m2 .
Les fonctions propres de ce moment cintique sont
galement fonctions propres de J12et J22 mais pas de J1z
et J2z .
Relations utiles :
J
j,m1 = j(j+1)m(m1) j,m1
28
<J+| j,m >|J+ | j,m > or J- est loprateur adjoint de J+ :
= < j,m | (J2 Jz2 -Jz| j,m> = < j,m | (J2 Jz (Jz-1)| j,m>
=j(j+1)-m(m+1)
29
1-Rsolution de lquation de Schrdinger pour latome
dhydrogne :
= 12 (r 2 )+ 2 1 (sin )+ 2 1 2
2
r r r r sin r sin 2
r r r r sin r sin 2 h2 r
30
Cette quation diffrentielle peut tre rsolue par
sparation des variables et donne des solutions de forme:
Et donc : (7)
d (r 2 dR )+ 2 r 2 (E+Z e2/r)RCR=0
dr dr h2
31
De la mme manire, on peut sparer les variables et
dans lquation (7) :
On obtient (8):
sin d (sin d)+Csin2 = 1 d 2
d d d 2
A- Rsolution de lquation en .
Lquation :
d2
+ m2 = 0
d 2
32
Cette galit nest possible que si :
m=0,1,2,.
2 2 im im
0
* d = A2
0 e e d = A2 2 = 1
= 1
2 e im
cours de chimie thorique.
N.Komiha
B-Rsolution de lquation en :
Lquation :
33
O les fonctions :
Pl (cos )
m
Par la relation:
dm
P l (cos ) = (1 cos ) P l (cos )
m 2 m/2
d cos m
11= 12 3sin
00 = 10= 12 6 cos
1
2 2
34
C-Rsolution de lquation en R:
Lquation radiale (6) peut scrire sous la forme simple suivante, en
remplaant C par sa valeur:
2
d R 2 dR 2 E 2 Z l (l + 1)
2
+ +[ 2 + 2
]R = 0
dr r dr a 0 e a 0 r r
2
O : a0 = h 2 est le rayon de Bohr
me
La rsolution de cette quation permet de dterminer lnergie:
1 Z 2 e2
E = 2
n 2a 0
2 Z 3 (n l 1)! 1 / 2 Zr / na 0 2 Zr l 2l +1 2 Zr
Rnl (r ) = [(
na 0 Ln +l na 0
) ] e ( ) ( )
na 0 2n[(n + l )!]
3
L (r)= d L (r)
k
n k n
dr
O
n
L (r)=e d (r e
r n r
n n )
dr
Les polynmes de Laguerre o n et l sont diffrents sont
orthogonaux 2 2,ce qui dtermine lorthogonalit des
fonctions radiales.
cours de chimie thorique.
N.Komiha
35
Le tableau suivant donne les fonctions Rnl(r) pour
diffrentes valeurs de n et l :
.
1s:R10=2( Z ) eZr /a0
3/ 2
a0
Zr / 2a0
2s:R20= 1 ( Z )3/2(1 2Zr )e
3 a0 a0
36
B-Orbitales atomiques:
sin m
lm 2 ( l + m )!
37
On peut admettre que les fonctions en cos(m)
correspondent aux valeurs positives de m et que les
fonctions en sin(m) correspondent aux valeurs ngatives
de m.
Le tableau suivant donne les fonctions angulaires pour
quelques valeurs de l et m :
l m Ylm notation
0 0 1/4 s
1 0 (6/22) cos pz
1 -1 (6/22) sin sin py
1 1 (6/22) sin cos px
2 0 (15/4) (3cos2-1) dz2
2 1 (15/4) sin2 cos dxz
2 -1 (15/4) sin2 sin dyz
2 2 (15/4) sin2 cos2 dx2-y2
2 -2 (15/4) sin2 sin2 dxy
y
y
x px z py
s z
y
d z x
pz d x -y
z z
y
y
x dxy d yz dxz
38
La probabilit pour trouver llectron dans un volume dv est
donne par *dv.
2 2
0 0 *nlm nlm r sin drdd = [ R nl (r )]r dr 0 0 [Y nlm ( , )] sin dd
= [ R nl (r )] r dr = P nl (r )dr
Reprsentation de Pnl(r):
Pnl(r) 1s
Pnl(r)
2s
3s
a0 r
a0
39
3-Proprits dun atome hydrognode :
r = 1*s (r )r 1s (r )d
0
r e 0 0
4
r= a 03 0
1 3 2r / a 0
r e dr
Compte tenu de la relation: xn e-ax dx =n!/an+1
on obtient :
3
2
0 r= a
Ainsi la distance moyenne noyau-lectron pour ltat
fondamental de latome dhydrogne est gale 1.5 a0(a0
tant le rayon de la premire orbite de Bohr).
40
Lexpression gnrale de cette distance pour n et l donn
est:
r= a0
2Z
[ 3 n2 l (l + 1)]
la distance moyenne noyau-lectron de latome
dhydrogne ltat fondamental suprieure la distance
la plus probable qui est gale au rayon de la premire
orbite de Bohr.
Ceci peut sexpliquer en examinant la courbe de la densit
de probabilit de la 1s qui nest pas symtrique par
rapport son maximum une probabilit de prsence de
llectron existe des distance suprieures 2a0, la
distance moyenne sera donc tjs suprieure la distance
la plus probable .
2 4
h = Z 2e ( 12 12)
2h m n
41
Les valeurs possibles de lnergie pour H(Z=1) sont :
Eev
-0.54 n=5
-0.85 n=4
-1.5 n=3
PASCHEN
(I.R.) n=2
-3.4
BALMER
(Visible)
-13.6 n=1
LYMAN
(U.V.)
cours de chimie thorique.
N.Komiha
2 2
Z e4 1 1
2
= 3
( 2 2)
hc m n
Pour n>m
Dans le cas de lhydrogne:
= R H ( 1 2 12)
m n
Avec RH=1.09 107 m-1 constante de Rydberg.
42
Les spectres atomiques sont caractriss,non seulement
par les nergies ou les frquences de la lumire absorbe
ou mises mais aussi par les probabilits de ces
phnomnes.
Celles-ci tant fonction de lintensit des bandes
observes.
La probabilit dune transition lectronique de ltat i
dfini par nlm(r,,) vers ltat j nlm(r,,) est donne
par la formule de Mulliken et Rielke :
fij= K Eij 2ij ; K :constante dpendant du systme
dunit
Eij est lnergie de transition
ij est ce que lon appelle le moment
dipolaire de transition : ij =< jIrI i>
rtant le rayon vecteur du ime lectron de latome.
43
Ces rgles sont les suivantes :
m=0, 1 et l= 1 (aucune restriction sur n)
44
C-Moment magntique orbital-Moment magntique de
spin:
Selon le modle de Bohr,llectron se dplace sur une
orbite de rayon r avec une vitesse v.
Le moment magntique dun tel circuit est :
l= S.I
o I est lintensit du courant et S la surface de
lorbitale.
I est gal la charge de llectron multipli par le
nombre de tour par seconde :
I= -e /2 = -e v/2R
Or S= R et donc :
I =R (-e v/2R) = -e v R/2 = -e m v R/2m
I =-(e/2m) L = - L (1)
L est le moment cintique orbitale et =e/2m est appel rapport
gyromagntique .
45
On en dduit que : I =- gl B L .
Iz= - gl B m
Cette expression dfinit les orientations possibles du
moment magntique orbital I .
S =- gs B S et I S I= -(e/2m) S(S+1)
.
Et : sz =- gs B Sz
O gs est le facteur de spin,
Des donnes exprimentales et thoriques ont montr que gs
=2.00232 .
Lexistence dun moment magntique entrane une interaction avec
le champ magntique.
Lnergie potentielle de cette interaction est :
46
En supposant que la direction du champ B concide avec
laxe Oz, on a :
z= cos= g B m
Do :
E= g B m.B
47
1-Mthode de Variations :
=i ci i avec Hi = Ei i
cours de chimie thorique.
N.Komiha
=ici(Ei-E1)
citant toujours positif ou nul et E1 tant par
hypothse la plus faible valeur propre (E1Ei i ) :
i* (H-E1) j d0
Et donc <E> E1
cours de chimie thorique.
N.Komiha
48
La fonction donde approche est dite fonction dessai .
c c * H d
*
i j i j
< E >=
i j
c c * d
*
i j i j
i j
49
c c H
*
i j ij
< E >=
i j
c c S
*
i j ij
i j
Or <E>=U/V
50
2-Thorie des perturbations :
On considre que lhamiltonien est la somme de 2
termes:
Un terme H0 dordre zro
et un terme de perturbation P(gnralement moins
important que H0),
Les valeurs propres En et les fonctions propres
correspondantesn de H0 sont supposes connues:
H0 n= En n (1)
Le problme est alors de dterminer, partir des
solutions de H0,les valeurs propres En et les fonctions
propres correspondantes n de H:
H n= En n (2)
cours de chimie thorique.
N.Komiha
Mthode de Rayleigh-Schrdinger:
51
Cette quation est satisfaite si les termes de mme
puissance de sont gaux dans les deux membres:
H0 n= En n
H0 n1+Pn= En n1+E1nn
H0 n2+Pn1= En n2+E1nn1+ E2nn (7)
..
H0 nk+Pnk-1= En nk+E1nnk-1+ E2nnk-2+..+Eknn
On suppose que les tats propres de H0 sont normaliss
et orthogonaux tous les tats des diffrents ordres de
perturbations :
<nIn> =1 ; < niIni>=1 ; < n0Ini>=1 i (8)
52
En sommant la srie (4) , lnergie vraie scrit :
En=En+En1+2 En2+
=En+ < n0IPIn0> +2 < n0IPIn1> +
= En+ < n0IP[In0> + In1> + 2 In2> + ]
= En+ < n0IPIn>
(10)
En incluant le paramtre dans P , on a :
En=En+ < n0IPIn> = < n0IHIn>
53
Or on peut crire que :
n = c m m
k
m =1
mn
Avec :
c m = m k n
m n par hypothse car :
n k n = 0
Application lordre 1 :
P
0 0
n =
1 m n 0
(15)
E E
0 0 m
m n
n m
Et donc :
P
0 0
m n
= +
1 0 0
(16)
E E
n n 0 0 m
mn
n m
54
Application lordre 2 :
P m P n
0 0 0 0
E =
2 n m
E E
n 0 0
m n
n m
Et donc :
P m P n
0 0 0 0
+ P n +
n m
E =E
0 0 0
E E
n n n 0 0
m n
n m
1
= P n En
2 0 1 0 1 0 1 0
[ ]
En Em
n 0 0 m m n n m
mn
P P P P n
0 0 0 1 0 0 0 0 1
n = [ ] m
2 m k k n n m k m 0
0 0 0 2
m n k n (E E ) (E E )
n
0
m n
0
k
k n (E E )
n
0
m
Et donc:
P
0 0
= + + [....] m
2 0 m n 0 0
n n 0 m
(E E ) m n
n
0
m
m n
55
CHAPITRE V:ATOMES PLURIELECTRONIQUES
h n n
Ze n n e
H=
2m i =1
i
i =1 ri
+
i < j rij
56
1-fonctions analytiques approches des O.A. :
a- lapproximation orbitale :
Lapproximation orbitale consiste crire la fonction donde
comme un produit de fonctions dpendant chacune des
coordonnes dun seul lectron :
n
= i =1
i
57
Les fonctions de Slater sont solutions dune quation
radiale similaire celle de latome hydrognode mais dans
laquelle loprateur nergie potentielle a la forme :
( z ) h 2 n * (n * 1)
V ( r ) = e2 + 2
r 2m r
Lorsque les valeurs de r sont leves, le second terme peut tre nglig
et lexpression prcdente devient :
(z )
V ( r ) = e2
r
est la constante dcran, leffet dcran est du aux lectrons par
rapport la charge nuclaire.
Les valeurs propres ou nergie associes aux orbitales de
Slater sont donnes par :
m e4 ( Z ) 2 ( Z )2 ( Z )2
E= = EH E = 13.6 eV
2 h 2 (n*)2 (n*)
2
(n*)
2
58
La valeur de pour une orbitale donne est gale la
somme des contributions de chaque e- pris isolment .
59
3-Niveaux dnergie des atomes polylectroniques:
60
5- Etats des atomes plusieurs lectrons :
61
Finalement on a un ensemble complet dobservables qui
commutent : H, L , Lz , S et Sz .
Pour L = 0 , 1, 2 , 3 , 4 , 5
On a des tats S, P , D , F , G , H respectivement .
Le nombre quantique total de spin S est trouv laide
de rgles similaires aux prcdentes.
S tant nul pour les couches compltes, le spin total
nest dfini que par les lectrons des couches
incompltes.
Le nombre quantique total de spin S peut prendre les
valeurs : S= N/2 , N/2 -1 ,N/2 -2 , . ,1/2 ou 0
N tant le nombre de- de la couche incomplte.
Suivant que N est pair ou impair, S est entier ou demi
entier.
cours de chimie thorique.
N.Komiha
62
Les nombres quantiques ML et MS peuvent prendre les
valeurs :
ML = L, L-1 , -L+1, -L
De mme -S MS +S
Couplage spin-orbite :
63
Le mouvement du noyau charg positivement cre la
position de le- un champ magntique B de la forme :
r r r
B = E v
r e r r
S = S r p
m et v=
m
On obtient ; r r r rr rr
Ze (r p) S Ze
Eso = 3
= 3
( L.S ) = A( L.S )
2m r 2m r
r r r
tant donn que L=r p
64
Lhamiltonien total de latome scrit alors :
Htot= H + HSO
On a: r r
Eso = 1 / 2 * [ Ai (ri )[( Li + Si ) Li Si ]]d
i
65
r r r
Introduisons le moment cintique total J = L +:S
[(L+S) - L -S ] = [ J -L -S ]
= [ J(J+1) L(L+1) S(S+1)]
Lexpression de lnergie de couplage spin-orbite est
donc :
ESO = A [ J(J+1) L(L+1) S(S+1)]
66
7-Termes spectraux des atomes polylectroniques
67
Pour une configuration lectronique donne, il peut exister
plusieurs termes.
68
Exemples : latome doxygne : 1s2 2s2 2p4
+1 0 -1
ML=1 et donc L=1 tat P
MS =1 donc S=1 tat triplet 3P
J=0,1,2 donc ltat fondamental est 3P2
-1 0 1 Ml Ms
Exemple le carbone : 1s2 2s2 2p2
Il existe 15 configurations possibles ayant 1
-2 1D
0 D
chacune une valeur de Ml et Ms . 1D
0 0
On ncrit que les tats conformes au
0 1D
principe de PAULI. 2
3P
On dtermine le Ml maximum =2,L=2 qui -1 1
1D
apparat avec un Ms max=0,S=0 -1 0
Nous avons un tat 1D de dgnrescence -1 0 3P 3
=(2S+1)(2L+1)=5, -1 P
-1 3P
3P,dont la dgnrescence=9. 00 3
-1 P
0 3P
Il reste une configurations correspondant 1 1
0
0 1D 3
un 1S. 1
1 0 3P P
1 -1 3P
69
Les rgles de HUND permettent de dterminer la stabilit
des termes obtenus:
1D 1D
2
3P
2
3P
3P
1
Sans couplage LS 3P Avec couplage LS
0
70
r r r
Dmonstration: J = L + S :
Or
r r r r r
J = L 2S = ( L + 2S )
r
J
r
J = 2 [(1 / 2( J 2 + L2 S 2 ) + ( J 2 + S 2 L2 )]
Do : J :
r
r J
J = 2 [3 J 2 + S 2 L2 ]
2J
r
r J
J = 2 [2 J 2 + ( J 2 + S 2 L2 )]
2J
r r J ( J + 1) + S ( S + 1) L( L + 1)
J = J [1 + ]
2 J ( J + 1)
r r
J = gJ CQFD
71
Action du champ magntique :
72
Exemple : (np2)
niveaux dnergie: 1S
0
1S 0
2
1D
2 1
0
1D
-1
-2
3P
2 2
1
0
-1
-2
3P 1
1
3P
0
-1
np 3P
0
0
1/2
P1/2
-1/2
-
1
/
1/2
2S
1/2
2
-1/2
B=0 B
cours de chimie thorique.
N.Komiha
73
Dans un champ magntique intense
CONCLUSION
74
Avec les mthodes quantiques, on a accs un ensemble
de grandeurs qui aide lucider la structure lectronique
de systmes chimiques .
Les concepts de : lnergie orbitalaire , de recouvrement,
de charges atomiques ,dordre de liaison et de valence
permettent dinterprter et de comparer la solution SCF en
termes dides bien connues de tous les chimistes .
Bibliographie
75