Entrepris (2)
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ENTREPRISE ET COMPTABILITE
Comptabilité générale de l’entreprise privée.
INTRODUCTION
Qu’estce qu’une entreprise ?
Une entreprise est un organisme dont la fonction principale est la production de biens ou de
services, destiné à être vendus.
Qu’est ce qu’un entrepreneur ?
Terme traditionnel du vocabulaire économique, désigne un ensemble de fonction : initiative,
direction, innovation, prise de risque. Ces fonctions peuvent être assurés par un individu seul
mais aussi être répartis entre un ensemble d’individu
Qu’estce que la comptabilité ?
Est le principe système d’information de l’entreprise. S’agit de la saisie du traitement et de
l’interprétation des informations intéressant la gestion de tout ou partie de patrimoine d’un
individu d’une entreprise ou d’un organisme quelconque.
La comptabilité a deux fonctions :
Juridique : de mémoire et de preuve pour éviter les contestations,
Gestion : fournir des informations pour guider les décisions du chef d’entreprise
I. GENERALITES
Besoin de tenir des comptes pour faciliter la connaissance des affaires traiter et en garder la
trace à des fins de preuves.
A. Enregistrement des phénomènes économiques et financiers
Les rapports, les relations, les échanges sont caractérisés par l’utilisation de nombres, valeurs
entrant dans les négociations, les contrats, la détermination des biens de toutes sortes.
Les opérations élémentaires d’achats vente sont assorties d’un prix qui est une donnée de
l’acte conclu entre deux personnes. Il en va ainsi pour tous les actes de commerces et pour
toutes opérations en rapport avec les mouvements de fonds (paiements, encaissements,…). Il
faut donc :
Conserver la trace des actes et opérations pour suivre le bon déroulement des actes
passés, des opérations
Savoir quelles répercussions les affaires vont avoir sur le patrimoine de celui qui
les engage et les traites
Savoir quel résultat on obtient et quels renseignements on peut en tirer pour
d’autres affaires
Système d’enregistrement et de regroupement d’acte afin de mettre en évidence les incidences
financières à l’égard de leurs auteurs.
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Le compte est l’élément fondamental dans le processus d’identification et de regroupement
des opérations financières
Evolution des méthodes d’enregistrement
Passe de la comptabilité en partie simple à celle en partie double
• En partie simple
Consiste à noter en un seul endroit l’opération effectuée
• En partie double
La même opération est inscrite à deux comptes différents. La valeur de chacun étant affectée
de sens arithmétique opposé l’un par rapport à l’autre.
Cette idée de mettre deux comptes en jeu procde de la constatation que en économique et en
finance prédomine les notions de transfert et d’échange. Il est facile de repérer un point
d’entrée et un point de sortie.
On appelle débit le point d’entrée qui correspond à un plus sur le plan arithmétique.
On appelle crédit le point de sortie qui correspond à un moins.
Dans une comptabilité en partie double on inscrit la dépense d’une part au débit d’un compte
« achat carburant », d’autre part inscrit la dépense au crédit d’un compte « caisse » pour les
espèces, « banque » si chèque, « fournisseurs » si délai de paiement.
On sait donc qu’il y a eu une dépense mais aussi comment elle a été effectuée.
La tenue de la comptabilité
S’opère au moyen d’un ensemble d’outils complémentaire :
Journal
Grand livre
Balance
Journal
Date Libellé N° pièce Débit Crédit
A1 B1
A2 C3
C3 A3
B2 D2
D3 A3
A4 C4
B3 E3
D4 E4
B4 D4
A5 B5
D5 C5
Sont inscrit dans le journal les opérations dans le détail de façon chronologique.
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Grand Livre
Instrument sur les quels sont regroupés au moyen des comptes les opérations détaillés, sur le
journal
Compte A Compte B Compte C
1 3 2 1 3 2
2 3 3 5 4
4 4 5
5 9 6 3 11
12 6
Compte D Compte E
3 2 3
4 4 4
5
12 6 7
Balance
Enumère les totaux et les soldes de tous les comptes et permet de vérifier l’égalité entre les
comptes débité et les comptes crédités
Intitulé du Débit Crédit Solde Débiteur Solde Créditeur
compte
Compte A 12 6 6
Compte B 9 6 3
Compte C 3 11 8
Compte D 12 6 6
Compte E 7 7
36 36 15 15
• La fonction financière dans les entreprises
L’entreprise est le lieu où l’on pratique des échanges avec l’environnement économique dans
le but de secréter des richesses appelé excédent net ou bénéfice.
Ces échanges correspondent à des flux de biens et de services reçu de la part des fournisseurs
et du personnel pour être restitué en milieu externe à des clients sous forme de vente.
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• Les ressources et moyen de l’entreprise
Pour fonctionner l’entreprise a besoin de ressources lui permettant de se procurer ses moyens
de fonctionnement.
1. Les ressources
Au départ les ressources proviennent du propriétaire de l’entreprise, puis viennent des
fournisseurs de marchandises qui accordent délai de paiement ou des banquiers.
• Les moyens
L’entreprise emploie les ressources dont elle dispose à l’acquisition des moyens nécessaire à
son activité. Les moyens sont les emplois.
a. Les biens durables
Utilisable dans l’entreprise par l’entreprise pendant un temps certain : bureau, terrain,
matériel, machineoutil, camions, mobiliers,…
Ce sont des actifs immobilisés.
Les biens qui changent de nature du fait de l’activité de l’entreprise
Les marchandises achetées, l’argent en caisse ou en banque, les créances sur les clients quand
on a accordé à des clients des délais de paiement.
Cycle d’exploitation
Les bénéfices
Pour subsister l’entreprise doit réaliser des bénéfices ou ne pas subir de pertes.
Bénéfices = Montant net des ventes – le Cout de Revient des produits et ou des services
vendus
Montant net des ventes s’entend toutes réductions commerciales sur vente déduites.
Les impératifs
La prévision des flux monétaire : la quasitotalité des décisions de gestions ont des
conséquences financières à commencer par la création de l’entreprise.
La gestion des flux monétaires : entreprise a plusieurs objectif, croissance, diversification,
distribution accrue des bénéfices aux actionnaires, politique salariales. S’agit d’assurer
l’équilibre entre les entrées et les sorties monétaires
La réglementation et l’organisation du domaine de la comptabilité
Les sources du droit comptable
Texte législatif et règlementaire : Code de commerce, Le plan comptable général, Règlement
du comité de la réglementation comptable, La doctrine française et internationale :
recommandation du comité de la norme comptable internationale IAFC
Les sources nationales
Le conseil national de la comptabilité : chargé de la réécriture en tant que de besoin du PCG
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CHAPITRE 1 : LE BILAN
Section 1 L’analyse du bilan
Le PCG définit le bilan. C’est l’état à une date donnée des éléments actifs, des éléments
passifs et de leur différence qui correspond aux capitaux propres.
C’est un tableau descriptif de la situation financière et patrimoniale de l’entreprise à une date
donnée.
§1 – Exemple de bilan
Le 02 janvier de l’année N fonde une entreprise commerciale entité juridique, apporte 1
million d’€ versé sur un compte. L’entreprise dispose de ressources à savoir apport du
fondateur qui constitue le capital social. L’entreprise a aussi un emploi c'estàdire
juridiquement une créance sur le crédit lyonnais en langage bancaire un avoir de 1million d’€
BILAN 02 JANVIER N
Actif Passif
Banque LCL 1.000.000 Capital Social 1.000.000
1.000.000 1.000.000
Bilan 02 janvier N+1
Actif Passif
Matériel 300.000 Capitaux propres :
Mobilier 200.000 Capital social 1.000.000
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Marchandises en stocks 340.000
Créances Clients 150.000 Dettes
Crédit Lyonnais 150.000 Fournisseurs 400.000
Caisse 110.000
TOTAL 1. 400.000 TOTAL 1.400.000
§2 – Analyse du passif du bilan
Les ressources qui figurent au bilan proviennent des propriétaires de l’entreprise, des
fournisseurs ordinaires, de l’entreprise, les prêteurs de fonds (banque, d’autres entreprises, des
tiers), ce sont des ressources externes.
Ces ressources externes peuvent s’accroitre des bénéfices réalisés puis conservés dans
l’entreprise on parle alors de ressources internes.
Par nature, par définition, les bénéfices profitent aux propriétaires qui viennent les retirer mais
peuvent être laissés dans l’entreprise.
§3 – L’actif du bilan : les emplois provisoires.
Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Matériel 220.000 Capital 720.000
Mobilier 120.000 Résultat positif 58.000
Total 340.000 Total 778.000
Actif circulants Dettes
Marchandises en stock 356.000 Prêteurs de fonds 100.000
Créances sur les clients 94.000 Fournisseurs 122.000
Crédit Lyonnais 145.000 Total 222.000
Caisse 65.000
Total
TOTAL 1.000.000
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Les biens portés à l’actif du bilan sont l’actif immobilisés, immobilisation ce sont des biens
durables maintenus dans l’entreprise, non transformées en d’autres biens au cours de l’activité
de l’entreprise. S’agit des terrains nus, des immeubles à usage de commerce, de bureau,
d’habitation, l’ensemble des matériels propriétés de l’entreprise, les biens mobiliers.
L’actifs circulants (biens transformables) marchandises en stock à transformer ou à vendre,
les actifs réalisables. Pour un ou plusieurs clients accorde des crédits des délais de paiements.
Les valeurs disponibles, l’argent de l’entreprise en banque en caisse.
§4 – Les emplois définitifs : la perte
Quand par suite d’un fonctionnement défectueux, le cout de revient des produits et ou services
vendus dépasse le montant des produits rentrés dans l’entreprise l’exercice se conclu par une
perte.
Résultat = Produits – les charges
Dans le langage comptable correspond à un emploi définitif, c’est un bien qui n’est plus
transformable. Au niveau du bilan, la perte est inscrite en soustraction dans le poste « capitaux
propres ». Sur le plan économique et financier, la perte est absorbée par l’entreprise.
Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Matériel 22.000 Capital 720.000
Mobilier 120.000 Résultat 32.000
Total Total 688.000
Actifs circulants Dettes
Marchandises en stocks 356.000 Prêteurs de fonds 100.000
Créances sur les clients 94.000 Fournisseurs 122.000
Banque 75.000 Total 222.000
Caisse 45.000
Total
TOTAL 910.000 TOTAL 910.000
Section 2 – Les variations du bilan
Le bilan exprime la situation financière et patrimoniale de l’entreprise à une date donnée,
toute opération engagée par l’entreprise ou l’affectant modifie le bilan
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Dettes
Prêteurs 500.000
Total 1.500.000 Total 1.500.000
Achète un fond de commerce 700.000, mobilier 80.000, marchandises en stock 300.000 paie
en émettant des chèques
Bilan au 1er avril année N
Actifs immobilisés Capitaux propres
Fonds de commerce 700.000 Capital 1.000.000
Mobilier 80.000
Marchandises 300.000 Dettes
Prêteurs 500.000
Actifs circulants
Banque 420.000
Total 1.500.000 Total 1.500.000
§2 – Opération modifiant le bilan y compris les capitaux propres
Apport nouveau de capitaux propres et d’actifs
Bilan au 1er janvier N
Actifs Passifs
Actifs immobilisés Capitaux propres
Matériel 120.000 Capital 800.000
Fonds de commerce 150.000
Marchandises en stock 430.000 Dettes
Fournisseurs 200.000
Actifs circulants
Créances sur les clients 140.000
Banque 160.000
TOTAL 1.000.000 TOTAL 1.000.000
Veut accroître activité, peut faire une augmentation de capital. Augmentation capital 300.000
Bilan au 10 janvier N
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Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Matériel 120.000 Capital 1.100.000
Fonds de commerce 150.000
Marchandises en stock 430.000 Dettes
Fournisseurs 200.000
Actifs circulants
Créances sur les clients 140.000
Banque 460.000
TOTAL 1.300.000 TOTAL 1.300.000
Décision par les propriétaires actuels de l’entreprise.
Autre possibilité pour augmenter le capital, incorporation des réserves.
Le retrait d’actif et de capitaux propres
Bilan au 31 décembre
Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Mobilier 50.000 Capital 900.000
Marchandises en stock 400.000
Dettes
Actifs circulants Fournisseurs 100.000
Créances sur les clients 120.000
Banque 400.000
Caisse 30.000
TOTAL 1.000.000 TOTAL 1.000.000
L’entrepreneur décide constatant qu’il y a trop d’argent dans l’entreprise de réduire le Capital
social
Bilan au 05 janvier N+1
Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Matériel 120.000 Capital 700.000
Marchandises en stock 400.000
Dettes
Actifs circulants Fournisseurs 100.000
Créances sur les clients 120.000
Caisse 30.000
Banque 200.000
TOTAL 800.000 TOTAL 800.000
Situation économique immédiate le permet et aussi sa situation visàvis des opérations à
terme.
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Bilan 31 décembre N
Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Mobilier 300.000 Capital 2.400.000
Matériel 600.000 Résultat 30.000
Marchandises en stock 1.020.000 Total 2.430.000
Actifs circulants Dettes
Créances sur les clients 240.000 Fournisseurs 330.000
Banque 600.000
TOTAL 2.760.000 TOTAL 2.760.000
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Bilan an 31 décembre N
Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Mobilier 180.000 Capital 1.200.000
Marchandises en stock 750.000 Résultat 90.000
Total 1.110.000
Actifs circulants
Banque 210.000Dettes
Fournisseurs 30.000
TOTAL 1.140.000 TOTAL 1.140.000
En tout état de cause l’entreprise devra absorber la perte.
L’entreprise doit 30.000 €, on ne me doit rien, à par 30.000 tout est payer avec 210.000 actifs
immédiatement disponible. L’entreprise peut absorber le résultat déficitaire de l’année N.
CHAPITRE 2 : LES COMPTES
Le bilan est un tableau descriptif à une date donnée de la situation financière et patrimoniale
de l’entreprise. Dans la pratique, ne peut pas établir un nouveau bilan après chaque opération
aussi en cours d’exercice on suit les variations des postes du bilan au moyen des comptes
Section 1 : Présentation des comptes
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Variation d’un élément de l’actif caisse :
1er juin avoir en caisse 30.000 €
2 juin achat au comptant 2.000 € marchandises
3 juin vente au comptant contre espèces 4.000 €
4 juin paie en espèces 3.000 € réparation
5 juin client X donne 2.000 €
1er juin 30000
2 juin 30.0002.000 = 28.000
3 juin 28000+ 4000 = 32.000
4 juin 32.000 3000 =29.000
Entrées /débit Sortie / Crédit
Date Libellé Somme Date Libellé Somme
01/06 30.000 02/06 ACHAT 2.000
03/06 Vente 4.000 04/06 Réparation 3.000
05/06 RECU 2 .000
36.000 5.000
§1 La tenue des comptes
Le coté gauche correspond aux entrés = débit
Le coté droit correspond au sorties = crédit
Le compte caisse est forcément débiteur ou nul
Compte en T.
CAISSE
30 000 2 000
4 000 3 000
2 000
36 000 5 000
Solde débideur :
31000
§2 Le solde du compte
Ici le solde caisse est débiteur pour une somme de 31.000 €
Section 2 Le mécanisme des comptes
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Dans les entreprises les mouvements de valeur appelés flux ont chacun une origine et une
arrivée. Quand on transfert 31.000 € de la caisse à la Banque. L’origine est la caisse, la
destination est la banque. L’origine concerne un compte, la destination un autre compte. De
l’origine à la destination le flux conserve son montant.
§1 L’enregistrement des flux
Toute la question est de savoir dans quel compte noter le départ et l’arrivée du flux.
Achat à crédit aux fournisseurs X 1.000€ de marchandises.
FOURNISSEURS X MARCHANDISES
1 000 1 000
1 000 1 000
Autre exemple
Dans caisse 20.000€
Transfert 10.000€ à la banque
CAISSE BANQUE
20 000 10 000 1 000
10 000 1 000
Il peut y avoir des flux à branches multiples :
Achat à la société X une machine, prix d’achat HT 10.000 €, 5.000 € par chèque à la livraison,
5.000 dans 12 mois.
Vend le 15 octobre 2008, marchandise à 3 clients habituels :
X : 15.000
Y : 8.500
Z : 5.000
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Montant total des ventes 28 500 €
FOURNISSEURS Z BANQUE
5 000 1 500
5 000 1 500
Inscrit intégralité des opérations engagés par l’entreprise, situation exacte en temps réel.
§2 – Passage des comptes au bilan
MOBILIER STOCKS CAISSE
15 000 4 000 75 000 10 000 1 000
1 000 5 000 4 000 5 000
20 000 5 000
16 000 4 000 100 000 14 000 11 000
SD 12 000 SD 100 000 SD 3 000
CAPITAL FOURNISSEURS
90 000 5 000 10 000
20 000
90 000 5 000 30 000
SC 90 000 SC 25 000
C’est à partir des comptes que le bilan peut être établi. Les soldes débiteurs vont à l’actif, les
soldes créditeurs vont au passif seul le résultat de l’exercice vient en plus ou en moins des
capitaux propres.
Actif Passif
Actifs immobilisés Capitaux propres
Mobilier 12.000 Capital 90.000
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Marchandises en stock 100.000
Dettes
Caisse 3.000 Fournisseurs 25.000
TOTAL 1.260.000 TOTAL 115.000
Passage du bilan au compte.
Au début de l’année suivante on reprend les soldes à partir des postes du bilan.
Section 3 – Les comptes de situations
Les comptes dont les intitulés figurent au bilan terrain, construction, mobilier, matériel de
bureau. Sont aussi des comptes de situation les comptes qui sont les subdivisions des
précédents, notamment les comptes individuels des clients et fournisseurs.
§1 Les comptes de l’actif du bilan
A. Les principaux comptes de l’actif immobilisé
Le compte « Terrain », terrain nu propriété de l’entreprise
Le compte « Bâtiment » : bâtiment propriété de l’entreprise dont sont exclus les locaux loué
par l’entreprise.
Spécificité notion de « lot de volume » : définit la propriété de façon tri dimensionnel en
évacuant la notion de terrain normé par le code NGF vend un droit de construire.
Le compte « Matériel Industriel »
Le compte « Mobilier » ensemble des meubles posséder par l’entreprise.
Le compte « Matériel de Bureau et Informatique » tout le matériel nécessaires aux activités
administratives et commerciales de l’entreprise
Le Compte « matériel de transport » propriété de l’entreprise
Le compte « Installation agencement, aménagement », aménagement des locaux, façade
devantures, rayons.
Tous ces comptes de l’actif sont débité quand l’entreprise achète, ces mêmes comptes sont
crédités quand l’entreprise revend un matériel obsolète et /ou qu’elle n’utilise plus.
Le compte particulier « fond commercial » pas de compte fonds commercial quand s’agit
création entreprise. Ce compte est utilisé quand on rachète un fonds de commerce.
B. Les principaux comptes de l’actif circulant
Exprime la valeur des biens qui se transforme en d’autres biens au cours de l’activité de
l’entreprise.
Le compte « Caisse » : enregistre tous les mouvements d’espèces, de monnaie il est débité
pour les entrées d’argent et crédités pour les sorties.
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Banque : toute entreprise et même tout commerçant est tenu d’avoir au moins un compte
ouvert dans une banque. Il ouvre dans sa comptabilité un compte au nom de chacune des
banques. Toutes les entrées toutes les sorties.
1er janvier : dépôt 12 000 €
2 janvier : retrait 2 000 €
5 janvier : paiement chèque BNP 1500 €
8 janvier : dépôt chèque paiement client Y 3 000€
10 janvier : versement 8 000 € en billet
BNP
12 000 2 000
3 000 1 500
8 000
23 000 500
Le compte « stocks de marchandises » :
Débité du montant des emplois en marchandises mais aussi quand des marchandises sont
retournées par les clients
Crédité quand l’entreprise constate une ressource : vend des marchandises ou quand
l’entreprise retourne des marchandises au fournisseur.
Les mouvements sont chiffrés à leur valeur d’achat qu’il y est débit ou crédit. Donc le solde
de ce compte exprime à tout moment la valeur au coût d’achat des marchandises en stocks.
20 mars : stock 12 000 €
21 mars : achat à A 2 400 €
23 mars : vente à B 1 600 € coût d’achat des marchandises concernées 1 000€
24 mars : achat au comptant 5 000 €
26 mars : vente au client C 2400 coût d’achat 1 800 €
27 mars : vente au comptant 5 000 € cout d’achat 3 000
27 mars : retour A 400 €
28 mars : C retourne 500 € marchandises mon cout d’achat 300€
31 mars : vente au comptant 4 000 € cout d’achat 2 500 €
Stocks Marchandises
20mars 12 000 1 000 23mars
21mars 2 400 1 800 26mars
24mars 5 000 3 000 27mars
28mars 300 400 27mars
2 500 31mars
19 700 8 700
En pratique l’entreprise fonctionne avec deux comptes :
Achats de marchandises
Vente de marchandises
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Les comptes de « client »: pour chaque client habituel l’entreprise ouvre un compte au nom
du client.
L’entreprise y débite les emplois en créances : quand l’entreprise vend au client des
marchandises à crédit ainsi que quand l’entreprise inscrit au compte des sommes que le client
doit lui payer (frais de port ou transport…).
L’entreprise crédite au compte client les ressources c'estàdire les paiements du client et les
retours de marchandises.
1er octobre : vente à crédit 2000 €
octobre : entreprise paie pour la vente 1er octobre frais transports pour 100€
8 octobre : vente au comptant 5000 €
15 octobre : retour par X 500 € marchandises non conforme
2 novembre paiement 1000€ en espèces
15 novembre : vente à crédit 3000€
20 novembre : chèque 1500€
CLIENT
01oct 2 000 500 15oct
05oct 100 1 000 02nov
15nov 3 000 1 500 20nov
5 100 3 000
L’opération au comptant du 08 novembre n’entre pas dans le compte client apparaît en caisse
ou à la banque.
Nous avons vu pour les comptes stocks de marchandises que les mouvements sont chiffrés au
coût d’achat au cout d’acquisition, au compte client que les ventes sont inscrites pour leur
montant ainsi la vente de 2000 € de marchandises achetées 1200 € le compte stock est crédité
de 1200 et le compte client est débité de 2000 €, la différence de 800€ qui représente « le
bénéfice de la vente » est enregistré au crédit d’un compte « bénéfices sur vente » car s’agit
d’une ressources nouvelle pour l’entreprise.
§2 Les comptes du passif du bilan
A. Les comptes relatifs aux dettes de l’entreprise
Les fournisseurs pour les achats à crédit, les prêteurs de fonds pour les emprunts, l’état.
1. Les fournisseurs
Ouvre un compte pour chaque fournisseur de l’entreprise, quand l’entreprise achète à crédit,
elle contracte visàvis de ce fournisseurs une dette correspondant aux montants marchandises
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reçues. La ressource qui permet l’acquisition des marchandises est le crédit, le délai, la facilité
de paiement accordé par ce fournisseur.
Le compte fournisseurs est crédité quand l’entreprise obtient un crédit, il est débité quand
l’entreprise paie le fournisseur et quand l’entreprise retourne à ce fournisseurs des
marchandises non conformes voir abimées, détruites.
1er juin : achat à crédit 10000€
7 juin : retour 3000€ marchandises non conformes
15 juin : paiement par chèque 5000€
25 juin : achat à crédit 8000€
JOURNAL
01-juin débit crédit
Achat de marchandises 10 000
Fournisseurs 10 000
05-juin
Fournisseurs 3 000
Achat marchandises 3 000
15-juin
Fournisseurs 5 000
Banque 5 000
25-juin
Achat de marchandises 8 000
Fournisseurs 8 000
Compte fournisseurs Y
FOURNISSEURS
05-juin 3 000 10 000 01-juin
15-juin 5 000 8 000 25-juin
8 000 18 000
Les comptes en T
FOURNISSEURS Marchandises
3 000 10 000 10 000 3 000
5 000 8 000 8 000
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BANQUE
5 000
5 000
2. Les comptes d’emprunts
Quand l’entreprise est amené à emprunté des sommes d’argent à des banquiers, des
entreprises, des tiers, elle ouvre un compte spécial intitulé « emprunt à ». Les comptes
d’emprunt fonctionnent comme les comptes de fournisseurs les prêteurs sont des fournisseurs
d’argent. En général les sommes empruntés donnent lieu au paiement d’un intérêt. En
comptabilité c’est seulement quand l’intérêt n’est pas payé à la date prévu qu’il est porté au
crédit du compte d’emprunt. Compte d’emprunt est crédité du montant de l’emprunt et des
intérêts échus et non payés. Débité quand l’entreprise rembourse aux prêteurs tout ou partie
des sommes dues.
1er janvier N : Emprunt 100 000€ avec intérêt 10% annuel, durée 1 an. Donc au 31 décembre
N 100 000 + 10 000 intérêts.
Capital 100 000€. Intérêts : 10% du capital dû. Remboursement anticipé. Tableau
d’amortissement précise par mois le capital remboursé et les intérêts.
3. Les autres comptes de dettes
L’entreprise peut avoir également visàvis de l’Etat, la sécurité sociale et autres organismes,
ces autres comptes de dettes fonctionnent aussi comme les comptes fournisseurs. Au crédit les
sommes dues et au débit les sommes payées.
B. Les comptes de capitaux propres
1. Le compte capital
Crédité des apports en capital, constitution de la société et augmentation du capital social. Il
est débité par les diminutions de capital.
2. Le compte résultat de l’exercice
Expose le bénéfice ou la perte sera soit créditeur soit débiteur, il est présenté au niveau des
capitaux propres en addition ou en soustraction.
3. Les réserves
Sommes correspondant à des bénéfices d’exercices antérieurs laissés à la disposition de
l’entreprise.
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Section 4 Les comptes de produits et les comptes de charges
§1 Les principes
Résultat de l’exercice = produits – charges
A. Les produits
1. Le montant net des ventes
S’agit des ventes réalisées par l’entreprises, peut s’agir de vente de services. S’entend toutes
déductions commerciales sur vente déduites hors TVA (rabais, remise, ristourne) c’est
également le chiffre d’affaires.
2. Les produits financiers
Trouve les intérêts des sommes placées par l’entreprise.
Revenus des valeurs mobilières possédées par l’entreprise (actions, obligations).
Les escomptes de règlement : réductions de prix obtenues des fournisseurs pour paiement
anticipé par rapport aux dates convenu.
3. Les produits de gestion courante
Revenus des immeubles non affectés aux activités d’entreprise et loué à des tiers, redevance,
concession pour les brevets d’entreprise
4. Les produits exceptionnels
Qui ne résulte pas de l’activité normale de l’exploitation de l’entreprise.
Plus values réalisées à l’occasion de cession, de vente de biens de l’actif de l’entreprise.
Ex : entreprise vend une machine outil 30 000€, la machine figure dans la comptabilité de
l’entreprise pour un montant de 28 000€.Plus value de 2 000€.
B. Les charges
1. Le cout d’achat (ou d’acquisition) des marchandises vendues
Le coût d’achat des marchandises vendues au cours d’un exercice est généralement différent
du coût d’achat des marchandises achetées pendant ce même exercice.
En effet pour les ventes l’entreprise dispose des marchandises existant physiquement en
magasin en début d’exercice (stock initial) et l’ensemble des marchandises achetées au cours
de l’exercice. A la fin de l’exercice si l’entreprise n’a pas tout vendu, il reste des
marchandises (stock final).
En fin d’exercice il faudra déterminer en valeur le coût d’achat des marchandises vendues au
cours de ce même exercice.
Cout d’achat des marchandises vendues = Stock initial + les achats de l’exercice – le stock
final
La date d’achat importe peu.
Ex :
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Stock en début d’exercice 60 000 €
Achat 700 000
Stock en fin d’exercice 50 000
Cout d’achat des marchandises vendues = 60 000+700 00050 000 = 710 000 €
Au cours de cet exercice la diminution du stock
Stock initial 50 000
Achat 700 000
Stock final 60 000
Coût d’achat des marchandises :
Le cout d’achat des marchandises correspond à prendre en charge
A prendre en compte la totalité des achats, d’enlever le montant du stock final c'estàdire les
biens invendus au cours de l’exercice (quelque soit la date d’achat).
2. Les autres charges externes
Charges découlant des prestations de services par d’autres entreprises ou les services publics :
Loyers payés par entreprises
Travaux et réparations
Prime d’assurance
Dépenses d’études
Honoraires et rémunération d’intermédiaires et/ou consultant
Frais de transports, déplacements, missions, réception
Dépenses postales et de télécommunications
Dépenses de publicités
3. Les charges de personnel
Rémunération du personnel, salaires traitements, intéressement, charges de sécurité sociales,
4. Impôts taxes et versement assimilés
Hors TVA, impôt fonciers, taxe professionnelle.
5. Les charges financières
Intérêt des sommes payés au tiers, escomptes financiers accordés à des clients qui anticipent
leur paiement.
6. Les charges exceptionnelles
Créances irrécouvrables, client a fait un dépôt de bilan. Les pénalités et les amendes fiscales.
Les dons.
7. Les autres charges de gestion courantes
Brevet d’invention
C. La détermination des charges de l’exercice
Achat de marchandises : 900 000 €
Charges de personnel : 200 000
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Charges financière : 10 000
Charges exceptionnelle : 5 000
Impots taxes versement assimilés payés en cour exercice : 100 000
Location entrepôt : 100 000
Produits financiers : 10 000
Produit Exceptionnel : 20 000
Travaux entretien 100 000
Transport et déplacement 50 000
Stock initial 300 000
Stock final 250 000
Vente de marchandises 1 500 000
Résultat de l’exercice
PRODUIT
Vente de marchandise 1 500 000
Produit financier : 10 000
Produit exceptionnel : 20 000
TOTAL 1 530 000
CHARGES
CAMV = 300 000 + 900 000 – 250 000 = 950 000
Autre charges :
Location entrepôt : 100 000
Travaux entretien 100 000
Transport et déplacement 50 000
Charges financière : 10 000
Charges exceptionnelle : 5 000
Impots taxes versement assimilés payés en cour exercice : 100 000
TOTAL CHARGES : 1515000
Résultat = Produits – charges
§2 – Le fonctionnement des comptes de produits
A. Mécanisme des comptes de produits
Un produit constitue pour l’entreprise une ressource. Quand constate un produit le compte
correspondant est crédité
Exemple :
23
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Vente 1000 € marchandises au client X
Vente de
marchandises Client X
300 1000 1 000 300
Annulation partielle de la vente de 300 €
B. Origine et incidence d’un produit
Liée à celle d’enrichissement de l’entreprise.
Un produit peut s’accompagner d’une augmentation d’actif réel.
Exemple :
Reçoit de Y à qui on a accordé un prêt d’argent l’intérêt annuel qui s’élève à 1 000 €
PRODUIT FINANCIER BANQUE
1000 1 000
Peut être lié à une diminution de dette, diminution de passif exigible.
Achat au fournisseur Z 1000 €, Fournisseurs Z accorde réduction 100 € pour paiement
anticipé.
ACHAT DE MSES FRS z
1000 1 000
§3 Les comptes de charges
A. Mécanisme de comptes de charges autre que ceux d’achat
Une charge constitue un emploi définitif, le compte de charge intéressé est débité.
Fournisseurs X effectue travaux dans entreprise
COMPTE TVX
ENTRETIEN FRS X
1000 100 100 1000
Une diminution de charge entraine le crédit du compte de charge intéressé
Accorde réduction 100 €
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B. Mécanisme des comptes d’achat
Pour des raisons de facilité au lieu d’utiliser un compte marchandises en stock :
Compte achat de marchandises : prix achat HT
Vente de marchandises : prix vente HT
Le compte achat de marchandises est débité du montant net des achats effectué par
l’entreprise et crédité des retours sur achat c'estàdire des retours aux fournisseurs de
l’entreprise.
Exemple :
Fournisseurs X vend 1000 €, 20% non conforme
ACHAT MSES FRS X
1000 200 200 1000
Aussi compte :
Compte Achat stocké d’autre approvisionnement
Compte Achat de fournitures non stockable (eau, énergie)
C. Origine et incidence
Charge s’accompagne soit d’une diminution d’actif ou augmentation de dette
1. Diminution d’actifs
L’entreprise s’appauvrit, s’applique pour tout achat courant de l’entreprise
Achat 100 frais postaux
FRAIS POSTAUX BANQUE
100 100
2. Augmentation de dette
On enregistre le montant du loyer du au propriétaire de l’immeuble M.X : 3000 €
LOCATION IMMO FRS X
3 000 3 000
§4 Les comptes et la détermination du résultat de l’exercice
25
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Le but est de regrouper dans le compte résultat de l’exercice par transfert au débit de ce
compte tous les soldes débiteurs des comptes charges, au crédit de ce même compte tous les
soldes créditeurs des comptes de produits.
Concernant le CAMV, il y a lieu de déterminer la variation du stock.
A. Prise en compte de la variation du stock
Si le stock final est inférieur au stock initial le solde du compte variation de stock est transféré
au débit du compte de résultat, il y a en effet une augmentation de charges.
Par contre quand le stock final est supérieur au stock initial le solde du compte variation de
stock qui exprime diminution de charge est transféré au crédit du compte de résultat.
B. Les transferts
Exemple :
COMPTE DE RESULTAT
1 500
Achat mses 900 000 000 Ventes
loc entrepot 100 000 10 000 Produits fi
Variation stock 50 000 20000 Produits ex
Tvx 100 000
Transport 50 000
Impots 100 000
Charges fi 10 000
Charges ex 5 000
Charges perso 200 000
1 515 1 530
000 000
Résultat
= 15 000
CHAPITRE 4 : JOURNAL, GRAND LIVRE, BALANCE
ET VIREMENT COMPTABLE
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Il y a obligation a tenir un livre journal, un grand livre et un livre d’inventaire.
Le livre journal et le livre d’inventaire sont cotés et paraphé par le greffe tribunal de
commerce. Chaque livre de chaque entreprise.
Au niveau de l’entreprise les mouvements affectant le patrimoine son affecté opération par
opération et jour par jour sur le livre journal. Tout enregistrement comptable précise l’origine,
le contenu et l’imputation de chaque donnée, information ainsi que les références des la pièce
comptable qui la fonde. Les opérations de même nature, réalisée en un même lieu et au cours
d’une même journée peuvent être récapitulées sur une pièce justificative unique. Toutes les
pièces justificatives sont classées par ordre chronologique. Les écritures du livre journal sont
portées sur le grand livre et ventilé selon le plan de compte de l’entreprise.
Section 1 – Le journal
Permet l’enregistrement chronologique des faits comptables. C’est une succession d’article
qui se suive de façon chronologique. Chaque article correspond à une opération, un acte, un
engagement qui affecte le patrimoine de l’entreprise. Le libellé fourni une explication. On
peut aussi vérifier l’égalité entre le total des débits et le total des crédits.
Chaque opération enregistrée donne lieu à la création d’une pièce justification dite pièce
comptable. Pour enregistrer une opération dans le Journal, il y a lieu de déterminer les
comptes concerné établir le sens et le montant du mouvement qui affecte chacun d’eux ainsi il
faut respecter les règles de présentation.
Exemple :
10/10 : Versement en espèces à la BNP de 10 000€
N° Somme
Compte 10/10 D Somme C
512 BNP 10 000
53 Caisse 10000
Pour les opérations à la même date la date est dito.
On justifie l’opération : transfert 10000 de la caisse à la BNP.
Une opération peut avoir un seul compte au débit et plusieurs au crédit ou inversement
Le 11/10 : entreprise achète à crédit 10 000 et à crédit à Y 5000
N° Somme
Compte 11/10 D Somme C
607 Achat de marchandises 15 000
401.28 Frs X (facture N°, Payable le 10 000
401.28 Frs Y 5 000
27
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Exemple :
Achat fond commerce : 500 000
Stocks : 200 000
Reprend matériel 100 000
Dans contrat s’engage à payer 10 000€ à Y fournisseurs de X
Doit au total 840 000€ à X et 10 000 € à Y
N° Somme
Compte 11/10 D Somme C
207 Fonds de commerce 500 000
2 183 Matériel 100 000
2 184 Mobilier 50 000
370 Stock marchandises 200 000
401-1 Frs Y 10 000
401-2 Frs X 840 000
Le journal est totalisé à la fin de chaque page, les totaux sont précédés par la mention à
reporter et les totaux.
Le journal est totalisé à la fin de chaque mois.
Toutes les pages sont numérotées.
Section 2 – Le grand livre
Après enregistrement des opérations dans le journal, il faut reporter les sommes dans les
comptes correspondant aux données du journal. Le grand livre constitue le fichier des
comptes de l’entreprise. Document obligatoire. Les comptes les plus regardés :
Fournisseurs
Client
Achat
Banque
§1 – Présentation du Grand Livre.
1.
Date libellé somme date libellé somme
2. Tracé simple
Date Libellé Somme
Débi Crédit
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3. Avec les soldes
§2 – report du journal au grand livre
N° Somme
Compte 11/10 D Somme C
411.28 Client X 1000
Vente de
2 183 mses 1 000
On peut fermer un compte sur le plan comptable quand il ne doit pas recevoir de nouvelle
inscription. Arrêter un compte = faire apparaître son solde. Rouvrir un compte après l’avoir
arrêté à chaque ouverture d’exercice nouveau : reprend le solde et l’inscrit suivant sa nature.
Section 3 La balance
La balance présente l’ensemble des comptes et des soldes. Les informations présentées par la
balance fournissent le total des débits et des crédits c’est à dire la somme des emplois et des
ressources. Les soldes figurant dans la balance précise l’état de chaque compte de l’entreprise.
La balance peut être à quatre ou six colonnes.
Pour établir la balance les comptables :
totalisent dans le grand livre les sommes inscrites.
Inscrit les noms des comptes dans la colonne appropriés selon l’ordre du plan
comptable général
Reporte les totaux des comptes dans la balance
Tire les soldes dans la balance
Cf doc joint.
Pour l’essentiel en examinant la balance on connait la situation de trésorerie de l’entreprise,
les sommes dues par les clients, les sommes dues par l’entreprise à ses fournisseurs,
connaissance de l’importance des achats, des ventes déjà effectuées, des produits et des
charges. Donc régulièrement les responsables de l’entreprise compare les balances
successives pour suivre évolution de l’entreprise.
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Section 4 Le virement comptable
Transfert d’une somme soit du débit d’un compte au débit d’un autre compte soit du crédit
d’un compte au crédit d’un autre compte.
Exemple :
Vend pour 1000 € de marchandises à crédit à X, par erreur enregistre l’opération sur compte
du client Y.
Procède à une rectification débite compte client X et crédite le compte client Y
Client Y
1000 1000
Autre exemple :
Banque reçoit 10000€ X et 15000 Y
Banque reçoit ordre par client X de payer Y. Avoir X diminue de
Banque débite dans sa comptabilité client 1000 et crédité Y 1000
C’est un virement de compte de tiers
Client X Client Y
1000 10 000 10000 1000
Sert à utiliser les comptes en fonction des besoins de l’entreprise.
Exemple :
Matériel micro informatique :
A1 15 000
B1 20 000
B2 50 000
A2 40 000
Pour y voir plus clair scinde en 2 comptes :
matériel micro A,
matériel micro B
Matériel micro Mat micro A
15000 55 000 55000
30
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20000 70000
50000
40000
Mat Micro B
70000
Inversement peut regrouper plusieurs comptes en un seul compte.
CHAPITRE 5 : LA TVA
Voir cours poly
Section 3 Le mécanisme de la TVA
§1 Principes
L’entreprise achète 1794 TTC vente 2990 € TTC taux 19,6%
1794/ 1,196 : HT 1500 TVA 294
2990/1,196 : HT 2500 TVA 490
Facture vendeur à l’entreprise :
Prix HT 1500 €
TVA 19,6% 294 €
Net à payer 1794 €
Facture au client :
Prix HT 2500 €
TVA 19,6% 490 €
Net à payer 2990 €
Les taxes encaissées par les entreprise doivent être reversé à l’Etat par elle = taxe indirecte.
Entreprise et commerçants assure le rôle de collecteur d’impôt pour l’Etat. Dans les faits la
TVA est supportée par le dernier acheteur. L’état ne va pas encaisser 294+490 sinon il y
aurait superposition de taxe.
Dans cette exemple l’entreprise doit reverser la différence entre la TVA encaissée sur la vente
490 € moins la TVA payée lors de l’achat du bien c’est à dire 294 € soit une somme de 196 €.
31
Prise de notes M1 20082009 dtconstit.free.fr
L’impôt correspond à la valeur ajoutée. VA = PV – PA = 2500 – 1500 = 1000 soit TVA 196
€.
§2 – La valeur ajoutée
Le calcul de la Taxe sur la Valeur Ajoutée évite de taxer plusieurs fois et successivement une
même dépense, ainsi la taxe incluse dans le prix de vente final (à prix de vente identique) ne
dépend pas du nombre d’intermédiaires, d’intervenants.
Exemple :
Fabricant achète bois au forestier : 100 € HT, vend au grossiste 200 € HT une table, grossiste
vend au détaillant 250 €, détaillant vend table au consommateur 300 €.
Prix HT 300,00
TVA 19,6% 58,80
Net à payer 358,80
Comment l’Etat perçoitil la TVA dans ce cycle.
Section 4 – Le paiement de la TVA
L’entreprise ne calcule pas la TVA opération après opération ce serait lourd et inutile.
Au niveau de l’entreprise il y a détermination de la TVA sur les vente : Tva collectée puis
retranchement de la TVA payée par l’entreprise de biens et services et sur ces achats
d’immobilisations = TVA payé ou déductible.
Concernant le paiement, la taxe du au titre d’un mois d’activité donnée sera effectivement
payée 20 à 25 jours plus tard.
Dans l’hypothèse où pour un mois d’activité le montant de la TVA déductible est supérieur au
montant de la TVA collectée alors l’entreprise à un crédit d’impôt qu’elle reportera sur la
déclaration suivante.
Exemple :
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Prise de notes M1 20082009 dtconstit.free.fr
Pour le mois de février l’entreprise a un CA de 500 000 € HT dont 450 000 € imposable à
19,6% et 50 000 à 5,5%. Entreprise a acheté une immobilisation pour un montant de 9560 €
TTC au taux de 19,6%. Entreprise a acheté des marchandises pour 179 400 €. Paie charge
pour 23 920 € TTC. Montant impôt à payer à l’Etat pour février ?
1. TVA sur vente
450 000 19,6% 88 200
50 000 5,5% 2 750
TVA collecté : 88200 + 2 750 = 90 950
CA avec TVA = 590 950
2. TVA déductible sur achat
a. Achats biens et services :
Achat marchandises : 179 400TTC 150 000 HT 29 400 TVA
Charge : 23 920 TTC 20 000 HT 3 920 TVA
TOTAL 33 320 TVA
b. Achats immobilisations
Immobilisations 9 568 TTC 8 000 HT 1 568 TVA
Total TVA déductible 33 320 + 1 568 = 34 888 TVA
3. TVA exigible
Montant de la TVA que l’entreprise doit payer au titre du mois de février.
90 950 – 34 888 = 56 062 €
Section 5 – La comptabilisation de la TVA
Le PCG consacre la règle de la comptabilisation hors TVA déductible des ventes, des achats
des livraisons à soi même, acquisitions d’immobilisations. Tous les chiffres figurant dans le
Bilan, le compte de résultat sont hors TVA. Les immobilisations, les comptes de
marchandises sont inscrit leur cout d’achat, pour les grosses immobilisations peut parler. Les
charges et les produits figurent également TVA. Projet CATELLA
A. Le principe
Les ventes avec TVA constituent pour l’entreprise des recettes avec TVA collectée hors elle
doit être reversée à l’Etat, elle constitue donc une dette envers l’Etat et sera enregistré au
crédit du compte 44571.
Les achats avec TVA engendrent pour l’entreprise des dépenses de TVA, elles pourront être
déduites constituent une créance sur l’Etat et seront noté au débit du compte 4456, 44562
immobilisation, 44566 bien et service.
Le montant à décaisser, à payer à l’Etat déterminé à la fin de chaque mois est noté au crédit
du compte 44551 « TVA à décaisser »
33
Prise de notes M1 20082009 dtconstit.free.fr
B. L’enregistrement
Opération de ventes et achats
Vente marchandises PV 1000 € à 19,6%
date
411-1 CLIENT X 1 196,00
Vente
707 mses 1 000,00
44571 Etat TVA collecté 196,00
Achat de marchandises 2000 € TVA 392
date
607 Achat mses 2 000,00
Etat TVA sur
44566 achat 392,00
401-1 Fournisseurs 2 392,00
Opération sur plusieurs semaines
Exemple de février
février
CLIENT 590
411 (CA+TVA) 950,00
500
70 Vente 000,00
445 Etat Tva 90
71 collecté 950,00
février
21 Immobilisations 8 000,00
445
62 Etat Tva achat mses 1 568,00
401 Fournisseur 9 568,00
février
150
60 Achats 000,00
20
61 Charges 000,00
33
Etat TVA sur achats 320,00
203
Fournisseurs 320,00
Compte en T
34
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Immobilisation TVA
1568 90950
TVA BS
33320
Fin mars l’entreprise devra effectivement payer la somme de 56 062
Ce montant est viré au crédit du compte 44551 TVA à décaisser, les virements pour le calculs
de la TVA à payer interviennent le 28 février.
février
445 TVA 90
71 COLLECTE 950,00
IMMOBILISATIO
70 N 1 568,00
445 BIEN ET 33
71 SERVICES 320,00
56
A DECAISSER 062,00
Section 6 – Points particuliers
Concernant les opérations simples (factures ordinaires), sans escompte, sans majoration il n’y
a pas de difficulté particulière le prix d’achat ou de vente correspond au montant net après les
RRR (rabais, remises, ristournes).
Rabais : une réduction exceptionnelle sur le prix convenu en raison d’un défaut mineur de
qualité ou de conformité.
Remise : réduction habituelle en fonction de la qualité du client ou de l’importance de la
vente
Ristourne : réduction de prix sur ensemble des opérations pendant une période déterminé
avec tel contractant.
Les RRR ne sont pas comptabilisé, c’est donc le montant net qui est seul comptabilisé dans
compte achat et vente.
1. Facture avec escompte
C’est une réduction financière accordé au client qui paye son achat avant le terme convenu, le
pourcentage de l’escompte est calculé sur le montant net commercial c'estàdire après les
RRR qui sont eux même calculés en cascade.
Prix convenu Brut 1 000 €
Rabais 5% 50 €
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Prise de notes M1 20082009 dtconstit.free.fr
Reste 950 €
Remise 10% 95 €
Net commercial 855 € HT
Si paye avant le terme accorde escompte de règlement de 2%
Net commercial 855 €
Escompte 2% 17,10
837, 90 €
Compte charge financière pour le vendeur, produit financier pour acheteur.
Concernant TVA on déduit la base de calcul.
2. Facture avec majoration
S’agit notamment des frais de transports à la charge de l’acquéreur et une récupération de
frais pour le vendeur.
Elles sont incluses dans la base imposable.
Prix HT 1000,00 €
Frais de port 30,00 €
Total HT 1030,00 €
TVA 201,88 €
Net à payer 1231,88 €
Coté vendeur
février
411
1 CLIENT X 1 231,88
701 VENTES MSES 1 000,00
PRODUIT ACTIVITE
708 ANNEXE 30,00
445
71 TVA COLLECTE 201,88
Coté acquéreur
février
607 Achats 1 000,00
61 FRAIS TRANSPROTS 30,00
TVA 201,88
Fournisseurs 1 231,88
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CHAPITRE 6 : LES TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE
Introduction : Généralités et rappels
La comptabilité :
Saisi classe et enregistre dans les comptes les données de l’entreprise,
Fournit les opérations figurant dans les balances, les relevés nominatif des clients et
fournisseurs, documents d’analyse des produits et charges. A la fin de chaque exercice
l’entreprise doit déterminer dans sa comptabilité le résultat de l’exercice avec le
compte de résultat doit exposer sa situation active et passive. Pour ce faire l’entreprise
doit dresse au moins une fois par an un inventaire de tous ces éléments actifs et passifs
et arrêter tous ces comptes.
Le résultat est égal à la différence des soldes de comptes et des charges. Soit bénéfice soit
perte. Si égalité dit que le résultat est nul.
Les marchandises en début et fin exercice compliquent les choses, économiquement on
détermine pour chaque exercice considéré le cout d’achat des marchandises vendues. On
prend en compte la variation du stock.
Exemple : On ressort les comptes généraux de charges et de produits.
607 achats de marchandises 1 000 000
51 services extérieurs 50 000
62 autres services extérieurs 80 000
63 Impôt taxes 25000
64 charges de personnel 200 000
65 autres charges gestion courante 2000
66 charges financière 5000
67 charges exceptionnelle 1000
707 ventes de marchandises 2 000 000
708 produits des activités annexes 6000
76 Produits financier 3000
77 produits exceptionnels 2000
370 Stock initial 125 000
370 Stock final 110 000
1. Variation du stock : 125000 110000 = 15 000 €
2. Produits : 2 000 000 + 6000 + 3000 + 2000 = 2 011 000 €
3. Charges : 1 000 000+15 000+50 000+80 000+25 000+200 000+2 000+5 000+1000
= 1 378 000 €
Résultat = Produit – Charges = 2 011 000 – 1 378 000 = 633 000
Enregistrement comptable
37
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Ce sont les soldes des comptes qui sont pris en compte sachant que le compte achat
marchandise est corrigé par la variation du stock.
1. Variation
C’est dans le compte 603 « variation du stock de marchandises qu’apparait la variation. Le
compte 603 est :
a. Débité du montant du stock initial par le crédit du compte 370 qui représentait le stock
initial.
b. Crédité du montant du stock final par le débit du compte 370 dont le solde représente
ainsi le stock final.
(voir recto poly 1)
Dans 1er article
Dans 2e article apparition du stock final au débit du compte 370 qui constituera logiquement
le stock initial de l’exercice N+1
Le compte 603 peut avoir un solde débiteur ou créditeur.
Solde débiteur exprime une charge
Un solde créditeur exprime une diminution de charge traité comme un produit.
2. Virement des soldes
Après la détermination, en comptabilité on transfert.
a. Les soldes débiteurs des comptes de charges, solde débiteur du compte variation au
débit du compte 120 « résultat de l’exercice »
b. On transfert les soldes créditeur des comptes de produit, éventuellement le compte
créditeur du compte 603 au crédit du compte résultat de l’exercice.
c.
La régularisation des comptes
A la fin de l’exercice les comptes doivent exprimer des situations réelles, il est don nécessaire
de les régulariser avant de déterminer le résultat de l’exercice.
Les valeurs réelles des immobilisations ont diminué par usure, détérioration, destruction.
Des marchandises se sont dépréciées.
Des clients débiteurs de l’entreprise peuvent être partiellement voire totalement insolvables.
Des charges et produits relatifs à l’exercice n’ont pas été encor comptabilisé alors que d’autre
ont été comptabilisé alors même qu’ils concernent l’exercice suivant.
Il est donc nécessaire de rectifier certains solde des comptes de la balance qui à la fin de
l’exercice ne reflètent pas la situation réelle de l’entreprise.
Les travaux de fin d’exercice qui conduisent à l’établissement du bilan et du compte de
résultat comportent successivement 4 étapes :
Inventaire extra comptable qui consiste dans le recollement du matériel, de l’outillage,
de mobilier, des marchandises, des valeurs en portefeuille…
Ecriture de régularisation et d’ordre dont l’objet est la rectification des comptes dont le
solde ne correspond pas à la situation réelle.
Détermination du résultat
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Etablissement du bilan
Section 1 L’inventaire extracomptable
2 phases :
L’évaluation quantitative des biens acquis du passif propriété de l’entreprise
La détérioration de la valeur de ces biens à la clôture
§1 – L’évaluation quantitative
A. Les immobilisations
On doit procéder à un recollement unité, pluralité concernant les matériels, l’outillage, le
mobilier, les emballages.
Concernant les immeubles et les terrains nus, l’entreprise vérifie les titre, il en sera de même
concernant les brevet d’invention.
B. Les approvisionnements
a. L’inventaire des marchandises et fournitures
Doit établir une liste exhaustive par groupe de marchandises ou fournitures de tous les
éléments composant le stock de l’entreprise.
b. le stock comprend les marchandises et fournitures en magasins y compris
celles dont on n’a pas reçu les factures
c. ne sont pas compris dans l’inventaire
Les marchandises reçues à titre de dépôt.
Les marchandises et fournitures achetées mais en cours de transport même si les factures sont
déjà comptabilisées.
d. Tous les emballages propriété de l’entreprise sont pris en compte même si
physiquement chez des clients.
C. Les autres biens mobiliers
a. Les espèces en caisse
Le montant dénombré doit correspondre au solde débiteur du compte
b. Les fonds en banque
Voir infra section 2 : la régularisation des comptes de banques.
c. Les créances de l’entreprise.
Besoin d’établir à partir des soldes débiteur, les clients en trois étapes :
Etat des créances normalement recouvrables
Etat des créances totalement irrécouvrables
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Etat des créances partiellement irrécouvrables avec le détail de la perte probable et des
paiements possible.
d. Les valeurs mobilières de placement
L’entreprise fait le recollement des actions obligations et autres fonds de placement détenu.
D. Les dettes
L’entreprise arrête à la clôture de l’exercice toutes ces dettes visàvis des fournisseurs, de
l’état, du personnel.
§2 – L’évaluation des biens de l’actif
Les biens acquis par l’entreprise sont comptabilisé à la date de leur entrée dans l’entreprise à
leur cout d’acquisition c’est à dire au prix d’achat HT majoré des frais accessoire et
notamment de transport et d’installation.
Concernant l’inventaire en fin d’exercice les biens sont évalués à leur valeur actuelle. La
valeur actuelle est celle qu’accepterait d’en donner un acquéreur éventuel dans l’état et le lieu
ou se trouve le bien. Correspond à la valeur vénale du bien c'estàdire au prix du marché de
l’occasion au marché de 2e mains.
Pour un bien donné la comparaison entre sa valeur d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise
inscrite au débit des comptes d’actifs correspondant et sa valeur actuelle fait apparaitre une
plus value ou une moins value. A l’inventaire à la clôture de l’exercice, la valeur d’entrée est
maintenue dans le compte, les plus value ne sont pas comptabilisées, les moins value sont
prises en compte en comptabilité selon des formes spécifiques à chaque nature de bien.
A. Pour les immobilisations
Des biens peuvent perdre de la valeur avec le temps, l’usure, l’évolution des technologiques.
Les moins values en résultant sont comptabilisé par une technique appelé l’amortissement.
Les trois causes de perte de valeur ont des effets irréversibles. La dépréciation du bien fait
l’objet d’une évaluation.
Exemple :
Achat machine outil 100 000 € en accord avec l’administration fiscale détermine sa durée de
vie 10 ans. Peut donc estimé qu’elle aura une dépréciation de 10% par an comptablement.
Concernant les biens qui perdent de la valeur en raison de cause dont les effets ne sont pas
forcément irréversibles. La moins value est constatée par ce qu’on appelle une dépréciation
peut résulter des effets économiques ou tel autre évènement extérieurs à l’entreprise, la moins
value est comptabilisée dans un compte de dépréciation. A la clôture de l’exercice la valeur
comptable net d’une immobilisation est égale à sa valeur enregistrée au débit du compte
d’actif diminué des amortissements déjà comptabilisés.
Exemple :
Machine outil au bout 1 an 90 000 € au bout de 5 ans 50 000
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B. Les valeurs mobilières de placement
A la clôture de l’exercice, le cours moyen du dernier mois constitue l’estimation pour les
titres quottés en bourse, pour les titres quottés on suppose la valeur probable de négociation.
La comparaison entre le prix d’acquisition de la valeur c'estàdire le cours d’entrée hors frais
et la valeur estimée en cours d’exercice, fait apparaitre pour chaque titre une plus value non
comptabilisée ou une moins value comptabilisée par la technique de la dépréciation. Aucune
compensation n’est faite entre les plus value et les moins value de titre de nature différente.
C. Les stocks
Evaluation des stocks est faite à l’inventaire par unité de mesure (kg, m, barils, l), ce qui est
comparée c’est la valeur d’achat et le cout actuel, seules les moins values sont comptabilisées.
§3 – L’évaluation des dettes financières et des intérêts.
Les intérêts des emprunts et des dettes sont payables à terme échu, besoin de procéder à des
régularisations à la fin de chaque exercice. Il faut calculer les intérêts sur le capital non
remboursé pour la période qui sépare le dernier paiement des intérêts de la date de l’inventaire
et procéder à une écriture de régularisation.
Exemple :
Emprunte le 1er juin N 100 000 € moyennant intérêt annuel de 5%, intérêt payable le 31 mai
N+1. En fin d’exercice 31 décembre N doit déterminer intérêts du qui doit être inclus à
l’exercice qui se termine.
100 000 *5% *7/12 = 2 916,66
Section 2 – La régularisation des comptes de banques
Entre l’extrait de compte adressé par la banque et le compte tenu dans la comptabilité de
l’entreprise on relève souvent de différences qui proviennent :
D’erreur ou omission dans l’entreprise et/ou à la banque
De chèque remis en paiement à des créanciers pas encore présenté à l’encaissement au
moment de la clôture de l’exercice
La différence provient d’une façon générale du décalage entre la présentation à
l’encaissement d’un chèque et le passage effectif des écritures.
C’est le cas de coupon d’intérêt de dividende d’action touchée par la banque au
bénéfice de l’entreprise qui n’est pas au courant
Commission frais de la banque facturée sur certaine opération et l’entreprise n’a pas
les éléments.
Il est donc nécessaire à la clôture de l’exercice de contrôler les comptes en dressant un état de
rapprochement hors livre, rectifier en tant que de besoin la comptabilité de l’entreprise.
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§1 – L’état de rapprochement
Exemple :
Extrait du compte courant envoyé par la banque SG arrêtée au 31 décembre fait apparaitre
solde créditeur de 75 000 € (1).
Sur les livres de l’entreprise les totaux du compte SG sont :
débit 500 000 (2), crédit 450 000 (3).
Le rapprochement des comptes fait apparaitre que
a. Sont comptabilisé par entreprise mais pas par la banque :
Chèque remis à l’encaissement 1er décembre 12 000 (4)
Chèque remis à l’encaissement 31 décembre 13 000 (5)
Chèque à X fournisseur de l’entreprise du 15 décembre 50 600 (6)
b. Figure sur extrait compte de la SG mais pas dans livre entreprise
Agios 500 (7)
Commission 1 000 (8)
Intérêts en faveur de l’entreprise décembre N 1 000 (9)
Des frais à la charge de l’entreprise 100 (10)
L’entreprise doit établir 2 feuilles de compte qui concerne :
Le compte société générale ouvert dans les livres de l’entreprise en reprenant les
totaux antérieur puis en enregistrant les opérations omise et en rectifiant celle
enregistrées avec des erreurs.
Le compte de l’entreprise détenu par la banque en reprenant le solde et en ajoutant les
opérations omises et en rectifiant celle inscrite par erreur.
Les soldes respectifs sont égaux et de sens inverse.
Compte
500 Total 450
Total antérieur 000,00 crédit 000,00 3
1 000,00 9 Agios 500,00 7
Commission 1 000,00 8
Frais de banque 100,00
501 451
000,00 600,00
49
400,00
Compte
Total
Total antérieur crédit 3
12
1 000,00 9 Chèque 000,00 7
13
Chèque 000,00 8
42
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15
Frais de banque 000,00
40
1 000,00 000,00
-39
000,00
§2
Les erreurs relevées sur compte de la banque lui sont signalées et n’entraine pas de correction
dans les livres de l’entreprise. L’entreprise rectifie ses livres comptables en fonction de ses
erreurs ou omissions.
31 décembre N
512 -1 Société Générale 1000
Produits
760 financiers 1000
31 décembre N
660 Charges financières 500
Frais pour services
627 bancaires 1100
512-1 Banque 1600
Section 3 – Les amortissements des immobilisations
Depuis le 1er janvier 2005, de nouvelles dispositions du plan comptable générales relatives à
l’amortissement et à la dépréciation des actifs sont appliquées de manières obligatoires. Il en
résulte des modifications des règles comptables antérieures concernant les amortissements et
les dépréciations des immobilisations incorporelles.
§1 – Principe et définitions
L’entreprise doit dans le respect de la règle de prudence constater à chaque inventaire
l’amortissement annuel de chaque immobilisation amortissable afin de présenter une image
fidèle de son patrimoine. Les travaux d’inventaire relatif aux amortissements consistent à
évaluer ses amortissements et à les comptabiliser.
Art 3211 du PCG : un actif amortissable est un actif dont l’utilisation est déterminable.
L’amortissement d’un actif est la répartition systématique de son montant amortissable en
fonction de son utilisation.
Notion d’utilisation déterminable : l’utilisation d’une immobilisation est déterminable
quand l’usage attendu est limité dans le temps du fait des critères physiques (usures),
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techniques (obsolescence), juridique (durée de protection) dès lors les biens dont la durée
d’utilisation est indéterminable ne sont pas amortissable s’agit du droit au bail, fond
commercial, des marques, des terrains (sauf carrières et gisements) et des immobilisations
financières.
La mesure de l’utilisation : l’utilisation du bien se mesure par la consommation des
avantages économiques attendus de l’actif c'estàdire par son potentiel à générer des flux de
trésoreries, elle peut être déterminé par une unité de mesure telle que l’unité de temps (durée
d’utilisation) ou l’unité d’œuvre (nombre de pièces produites, nombre de km effectués). La
mesure de l’utilisation se réfère à « la durée réelle d’utilisation dans ou par l’entreprise ».
La valeur amortissable : la répartition de la valeur amortissable de l’immobilisation
s’effectue selon le rythme des consommations des avantages économiques attendu de l’actif
par l’entreprise. Le montant amortissable d’un actif est sa valeur brute (valeur d’entrée dans le
patrimoine) sou déduction de sa valeur résiduelle.
La valeur résiduelle : c’est le montant déduction faite des couts de sorties attendus que
l’entreprise obtiendrait de la cession de l’actif sur le marché à la fin de son utilisation. La
valeur résiduelle doit être déterminée lors de l’entrée de l’actif dans le patrimoine de
l’entreprise, elle n’est prise en compte dans la valeur amortissable que si elle est à la fois
significative et mesurable.
§2 – Le plan d’amortissement
A. Principe
Art 3211 Le plan d’amortissement est la traduction de la répartition comptable d’un actif
selon le rythme de consommation…. L’entreprise doit établir pour chaque bien amortissable
uin plan d’amortissement définitif à la date d’entrée du bien à l’actif. Ce plan correspond à un
tableau prévisionnel de répartition de la valeur amortissable. On retrouve dans le tableau :
la désignation et l’imputation comptable de l’immobilisation,
la date du début de consommation des avantages.
C’est la base de calcul de l’amortissement que l’on appelle la valeur d’origine c'està
dire le cout d’entrée dans le patrimoine.
La durée d’amortissement : durée d’utilisation probable du bien.
Applique à l’immobilisation suivant sa nature un taux d’amortissement.
Les bâtiments commerciaux et industriels : 2 à 5 %
Le matériel : 10 à15 %
L’outillage : 10 à 20%
Matériel de transport : voiture 25 %, camion : 20%
Mobilier : 20%
Matériel de bureau : 10 à 20 %
Agencement : 5 à 10%
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2 modes d’amortissement :
Linéaire
Dégressif fiscalement préétabli
On entend par annuité d’amortissement, le montant annuel de la répartition du cout de l’actif
calculé en appliquent le taux, chaque année pourra ressortir la valeur comptable nette qui
correspond à la valeur d’origine du bien – les amortissements cumulés c'estàdire les annuités
d’amortissement déjà enregistré.
Exemple :
100 000 € sur 10 ans taux 10%
100 000 – 10 000 = 90 000 €
B. La notion de composante
L’entreprise doit prévoir un plan d’amortissement propre à chaque composant constituant une
immobilisation décomposable.
Camion : peut être décomposé en carrosserie amortit sur 10 ans, moteur 5 ans, aménagement
intérieur spécifique sur 3 ans.
Notion n’existait pas avant 2005.
C. La modification du plan d’amortissement
Certains évènements survenus au cours de l’utilisation de l’actif peuvent entrainer la
modification du plan d’amortissement définit lors de l’entrée du bien dans l’actif.
En général en tant que de besoin l’amortissement prédéfini sera complété par une
dépréciation.
Bien durée de vie 10 ans, concurrent plus performant, pour remplacer mon bien plus vite je
complèterai amortissement par une dépréciation.
§3 – Les modes d’amortissement
2 modes :
Linéaire : consiste à appliquer un taux à la valeur d’origine. Ce mode linéaire est
applicable à toutes les immobilisations amortissables
Dégressif : applicable à certaines immobilisations acquises neuves d’une durée de vie
égale ou supérieure à 3 ans
La première année à recourir au prorata temporis :
En matière linéaire en jours (360)
En matière dégressif : 1er jour du mois de la mise en service (en mois)
A. Amortissement linéaire
Achat matériel : 60 000
Durée de vie : 5 ans
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Taux d’amortissement : 20 %
Amortissement annuel = 60 000 *20% = 12 000
Valeur Amortissem
ANNEE d'origine ent V.C.N
1 60 000 12 000 48 000
2 60 000 12 000 36 000
3 60 000 12 000 24 000
4 60 000 12 000 12 000
5 60 000 12 000 0
En comptabilité le bien ne vaut rien, il a une valeur sur le marché de l’occasion positif ou
négatif.
A procédé à des enregistrements d’annuités d’amortissement car en inscrivant dans un
compte de dotation aux amortissements de la classe 6 des sommes on a réalisé au sein de
l’entreprise une économie forcée correspondant à la valeur d’origine au prix d’achat du bien.
Ces 60 000 € d’économies forcées permet à l’entreprise d’acheter une nouvelle
immobilisation de 60 000 € par la technique de l’autofinancement.
Achat le 1er juillet de l’année N
1er annuité = 60 000 * 20% *180 (jours) = 6 000 €
Valeur Amortissem
ANNEE d'origine ent V.C.N
N 60 000 6 000 54 000
N+1 60 000 12 000 42 000
N+2 60 000 12 000 30 000
N+3 60 000 12 000 18 000
N+4 60 000 12 000 6 000
N+5 60 000 12 000 0
B. Mode dégressif
Le taux d’amortissement linéaire sera affecté d’un coefficient. Quand la durée de vie du bie
est de 3 ou 4 ans le coefficient est de 1,25, 5 ou 6 ans : 1,75 Plus de 6 ans : 2,25
Le taux dégressif sera appliqué pour la première annuité sur la valeur d’origine sur les autres
le taux sera appliqué sur la Valeur Comptable Nette (V.C.N) jusqu’au moment ou devra
passer du taux dégressif au quotient. Prorata temporis en mois premier jour du mois
d’acquisition du bien.
Exemple :
Achat matériel 70 000, le 13 mars N, durée 5 ans
Linéaire : 20 %
Dégressif : 20% *1,75
VO : 70 000
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Durée 5 ans
Amortissement linéaire :
Pro rata temporis en jour
70 000 *20% = 14 000
1ère année
14 000 * 287 /360 = 11 161,11
Valeur Amortissem
ANNEE d'origine ent V.C.N
58 838,8
N 70 000 11 161,11 9
44 838,8
N+1 70 000 14 000 9
30 838,8
N+2 70 000 14 000 9
16 838,8
N+3 70 000 14 000 9
N+4 70 000 14 000 2 838, 89
N+5 70 000 2 838,89 0
Amortissement dégressif :
Pro rata temporis en mois.
Taux : 20% *1,75
• 1ère année :
70 000*35%*10/12 = 20 416,66 €
• 2ème année :
70 000 – 20 416,66 = 49 583, 34*35% = 17 354,17 €
VCN fin 2e année = 49 583, 34 17 354,17 = 32 229,17
• 3ème année
Etc…
Taux
Années Taux dégressif Base Annuités Cumul VCN
Linéaire
N (10 mois) 20% 35% 70 000,00 20 416,66 20 416,66 49 583,34
N+1 25% 35% 49 583,34 17 354,17 37 770,83 32 229,17
N+2 33,33% 35% 32 229,17 11 280,21 49 051,04 20 948,96
N+3 50% 35% 20 948,96 10 474,48 59 525,52 10 474,48
N+4 100% 35% 20 948,96 10 474,48 70 000,00 0,00
§3 – La comptabilisation des acquisitions
Diminution de valeur de l’immobilisation est inscrite au crédit du compte d’immobilisation
correspondant.
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280 : immobilisation incorporelles
2803 : frais de recherches et développement
281 : immobilisations corporelles
2813 : construction
2815 : matériel et outillage industriel.
Concernant l’imputation de la CHARGE, débite un compte de la classe 6 suvant nature de
l’immobilisation
6811 : immobilisations
68111 : incorporelles
68112 : corporelles
6812 : charges exploitation à répartir
Exemple :
Les frais de premier établissement de l’entreprise se sont élevés à 12 000 € amortissable en 3
ans.
31-déc
68111 dotation aux amortissements 4 000
amortissement frais
28012 1er 4 000
Achat machines 120 000 amortissable en 10 ans
31-déc
68112 dotation aux amortissements 12 000
28154 amortissement mat. Indus 12 000
48
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C’est cette économie forcée qui permet à l’entreprise de racheter une nouvelle immobilisation
sans qu’il soit nécessaire de faire un apport nouveau en capital ou même de procéder à un
emprunt.
L’amortissement trouve sa signification dans 2 concepts :
Concept juridique de constatation d’une dépréciation due au temps et causé par
l’obsolescence.
Concept économique qui permet une prise en compte de l’usure et donc le
remboursement de l’outil de production dans le cout de revient des produits fabriqués.
En effet, les capitaux engagés pour la possession d’un outil de production compétitif (capital
technique), figurent au bilan dans l’actif immobilisé et non dans les charges du compte de
résultat. Il n’est donc pas possible pour l’entreprise de les prendre en compte pour établir son
cout de fabrication, et par là même de se les faire rembourser grâce au prix de vente de cette
fabrication. Aussi en transférant du bilan vers le compte de résultat une quotepart déterminé
de ce capital technique, l’amortissement va permettre le remboursement sur une durée définie
de l’argent décaissé lors de l’acquisition de ce dernier.
Exemple :
La fabrication d’un produit nécessite une machine de 100 000 €, 50 000 e de matières
premières et 60 000 € de frais de personnel. La marge prévu pour ce produit est de 10 000 € et
l’entreprise a pris la décision de le fabriquer 10 ans. Le coût de production de ce produit se
calcule en additionnant les charges enregistrées au compte de résultat : 50 000 € + 60 000
(charges de personnel). En fixant un bénéfice sur charge de 10 000 € doit fixer le prix à
110 000 + 10 000 = 120 000.
Economiquement ce raisonnement n’est pas juste, en effet on a décaissé 110 000 € de charges
+ l’achat de la machine 100 000 € = 210 000 et on a encaissé 120 000 € de CA. Les 100 000 €
payés pour l’achat de la machine ne figure pas en charge et ne peuvent donc être incorporés
dans le coût de production ni être refacturé dans le CA.
Aussi en transférant chaque année un dixième du coût d’acquisition du matériel sous forme
d’une dotation aux amortissements dans le compte de résultat (charge calculée et non
décaissée), le coût de revient est alors de 110 000 + 10 000 = 120 000 €. En conséquence le
prix de vente devrait être de 130 000 € et non de 120 000 pour pouvoir obtenir effectivement
une marge de 10 000 €. On constate que l’autofinancement est bien une épargne financière
qui se constitue grâce au mécanisme de l’amortissement.
Section 4 – Les dépréciations des immobilisations incorporelles et
corporelles
§1 – Le principe
En application des nouvelles règles comptables, l’entreprise doit vérifier à chaque inventaire
pour chaque immobilisation incorporelle ou corporelle, amortissable ou non s’il existe un
indice montrant que l’actif a pu perdre de sa valeur de manière significative.
49
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§2 – La Démarche concernant l’évaluation des dépréciations
La détermination d’une dépréciation se déroule en plusieurs étapes obligatoires et dans un
ordre précis.
On a :
L’indice de perte : il faut rechercher à chaque clôture d’exercice l’existence d’un
indice interne (obsolescence, performance économiques inférieures aux prévisions,
…) ou externe (baisse anormale de la valeur du marché, changement important ayant
un effet négatif sur l’entreprise dans l’environnement technique, économique ou
juridique) prouvant que l’actif a perdu sensiblement de sa valeur.
Test de dépréciation : consiste à comparer la valeur nette comptable du bien à sa
valeur actuelle.
Le montant de la dépréciation : si la valeur actuelle, valeur marché, est inférieur à la
valeur nette comptable, il y a dépréciation dans le montant correspond à la différence.
§3 – La comptabilisation
La dépréciation de l’immobilisation incorporelle et corporelle constitue à la fois :
Une charge d’exploitation calculée et enregistrée au débit du compte 6816.
Une diminution de la valeur du bien concerné enregistré dans un sous compte du
compte 29 au crédit.
A chaque fin d’exercice suivant, on regarde s’il faut procéder à des ajustements de la
dépréciation déjà constituée.
Exemple en 2 temps :
Au 31/12/N à la suite du test de dépréciation, la valeur actuelle du fond commercial est
évaluée à 106 000 € alors que sa valeur comptable est de 130 000 €. On constitue donc une
dépréciation au 32/12.
VCVA = 130 000 – 106 000 = 24 000 €
Enregistre constatation de la dépréciation
31-déc
Dotation pour dépréciation des
6816 immo 24 000
Dépréciation fond
2907 comm 24 000
Au 31/12/N+1
Nouveau test de dépréciation évaluation de la valeur actuelle est de 110 000 €. Il faut procéder
à un ajustement de la dépréciation au 31/12/N+1.
50
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VA 31/12/N VA 31/12/N+1= ajustement
= 106 000 – 110 000 = 4 000 €
31/12/N+
1
Dépréciation du fond
2907 commercial 4 000
7816 Reprise sur dépréciation immo 4 000
La 31/12/N dépréciation de 24 000 €, le 31/12/N+1 dépréciation de 20 000 €.
Section 5 – Les dépréciations des autres éléments de l’actif
§1 Généralités et principes
Depuis le 1er janvier 2006, la nouvelle terminologie « dépréciation » applicables aux
immobilisations corporelles et incorporelles en remplacement de l’expression « provisions
pour dépréciation est étendu aux immobilisations financières, aux stocks aux créances et aux
comptes financiers. En application du principe de prudence, les dépréciations des autres
éléments d’actifs correspond à des dépréciations non définitives subies sur des éléments
d’actifs autres que les immobilisations incorporelles et corporelles. Les dépréciations des
autres éléments d’actif figurent au bilan en diminution du poste d’actif concerné.
Les éléments d’actifs qui peuvent nécessiter la constitution de dépréciation sont : les stocks,
les créances, les valeurs mobilières de placements, les participations et autres immobilisations
financières. L’évaluation de la dépréciation consiste en une comparaison de valeur entre la
clôture de l’exercice.
Cette comparaison est effectuée éléments par éléments. L’entreprise doit suivre l’évolution du
risque au cours des exercices ultérieurs. La dépréciation constitue un cout non décaissable,
appauvrissement du patrimoine de l’entreprise et donc une diminution de la valeur d’un
élément d’actif.
681 : charges exploitation
686 : charges financières
687 : charges exceptionnelles
Au crédit
296, 297,
39 : stock et en cours
49 :
59 :
§2 – Les dépréciations pour créances douteuses
51
Prise de notes M1 20082009 dtconstit.free.fr
A l’inventaire l’entreprise constate que certains client n’ont pas régler leur dette à l’échéance
prévue. Un risque de non paiement partiel ou même total est apparu, les travaux nécessaires se
déroule dans un ordre précis et peuvent s’échelonner sur plusieurs exercices.
A. Le reclassement de la créance (exercice N)
La créance douteuse pour son montant toute taxe comprise doit être transféré au débit du
compte 416 « client douteux » pour reclassement par le crédit du compte client 411.
Exemple :
Au 31 :12/N, l’entreprise constate que le client X est douteux, le montant de la créance TTC
s’élève à 19 136 €
31/12/N
416 Client douteux 19 136
411X X client douteux 19 136
B. La constitution de la dépréciation (exercice N)
On évalue la perte probable en pourcentage du montant HT de la créance.
La perte probable sur le client X est évaluée à 50%
19136 /1,196 = 16 000 € HT
Dépréciation =16 000*50% = 8 000
Le 31/12/N on enregistre la dépréciation au débit du compte 6817 « dotation au dépréciation
des actifs circulants » par le crédit du compte 491 « dépréciation client »
31/12/N
6817 Dotations au dépréciation 8 000
Dépréciation client
491 X 8 000
C. L’ajustement de la dépréciation à la clôture de l’exercice N+1
A la fin de chaque exercice, l’entreprise réexamine la situation de chaque client douteux, elle
doit, en effet, apprécier l’évolution de la perte probable et modifier en conséquence la
dépréciation.
Exemple :
Au 31/12/N+1, la situation financière du client X s’est améliorée, il a réglé pendant l’exercice
5 980 € TTC.
Solde de la créance TTC = 19 136 – 5 980 = 13 156 €
Solde de la créance HT 13 156 *1,196 = 11 000 HT
On estime la nouvelle dépréciation à 30%
11 000*30% = 3 300 €
Ajustement de la dépréciation
8 000 – 3 300 = 4 700 €
52
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31/12/N+
1
Dépréciation des comptes de
491 clts 4 700
Reprise sur dépréciation des
7817 actifs 4 700
circulant
s
D. La régularisation d’une créance douteuse pour solde
Maintenant, la perte n’est plus probable mais définitive. Elle résulte soit de l’entreprise par un
abandon, soit du client ou liquidation judiciaire.
Exemple :
Le 31/12/N+2, la créance au client X est devenu irrécouvrable. X a effectué un dernier
versement de 6 578 € au cours du dernier exercice.
Se réfère toujours à la somme de 19 136 € car X reste devoir cette somme à l’entreprise, c’est
la somme déclarée à la procédure collective.
Solde de la créance TTC : 19 136 – 5 980 – 6 978 = 6 578 €
Perte = 6 578 / 1,196 = 5 500 €
Montant de TVA collecté qui sera à rembourser par l’Etat c'estàdire 5500*19,6% = 1 078.
31/12/N+
2
Perte sur créance
654 irrécouvrable 5 500
44571 TVA collecté client douteux 1 078
416 Client douteux 6 578
31/12/N+
2
481 Déporéciarion compte client 3 300
7817 Reprise 3 300
Comptabilité doit refléter de l’entreprise, constate une situation au cours de l’année N, j’en ai
tenu compte en inscrivant en charge la dépréciation de la créance, chaque année.
N+1 : paiement partiel, diminution de la dépréciation à hauteur de 3300 €.
N+2 : nouveau paiement partiel et liquidation de la société X, perte pour l’entreprise 5 500 €.
Conséquence de la perte pour l’exercice N+2, charge effective de 5 500 – 3 300 = 2 200 €
c’est la somme effectivement.
53
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§3 – La dépréciation des titres
L’entreprise constate à l’inventaire que certains titres sont une valeur d’inventaire inférieure à
la valeur d’origine. Une moins value latente est apparue. Les titres sont évalués catégorie par
catégorie.
A. Constitution de la dépréciation
Dépréciation = débit du compte de charge financière compte 6866 (dépréciation)
Ex : élément au 31 décembre N : 150 titres A, valeur d’entrée 300 euros, valeur d’inventaire
350
200 valeurs mobilières valeur d’entrée 240 euros, valeur d’inventaire 210 euros
Pour les titres A, on voit une plus value. On ne comptabilise pas la plus value. Pour les
valeurs mobilières de placement B on constate une moins value. On enregistre en fin
d’exercice la moins value.
31/12/N
6866 6 000
590
Chaque fin d’exercice on regarde la valeur d’inventaire de la valeur mobilière B S’il faut
augmenter la dépréciation on va prendre en compte l’évolution de la dépraciation. Mais si faut
réduire ou supprimer la dépréciation, le montant du réajustement ets porté au débit d’une
subdivision des comptes 296, 297 ou 590 par le crédit du compte de reprise 7866
Exemple :
Au 31/A2 N+1, les 150 titres A qui avaient une valeur d’entrée de 300 ont désormais une
valeur d’inventaire 250.
A la même date, les titres B qui ont une valeur d’inventaire de 210 ont aujourd’hui au 31/12 N
une valeur de 215 euros.
Titres A : (300250)x150 = 7 500 > moins value de 7 500 €
Titres B : (240 – 215) x 200 = 5 000 > moins value de 5 000 €
Il y a déjà eu une dépréciation de 6 000 € enregistré pour les titres B. La valeur de ces titres B
est donc remontée. Dois faire un ajustement de 6 000 – 5 000 = 1 000 €.
31/12 année N+1
6866 DDEF 7 500
2961 Dépréciation titres A
dito
590 1 000
7866 Reprise
On peut aussi enregistrer les dépréciations des stocks.
Section 6 – Les provisions pour risques et charges
54
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§1 – Principes
Depuis janvier 2006, l’intitulé du compte principal provision pour risques et charges a changé.
Il est remplacé par le seul terme provision. Par contre les sous comptes ne sont pas modifiés.
Selon l’art 2123 plan comptable général, une provision pour risques et charges est un passif
dont l’échéance et/ou le montant ne sont pas fixés de façon précise, définie. On a donc des
risques probables, identifiés, inhérent liés à l’activité de l’entreprise. Aussi des problèmes
d’amende, de pénalités, des charges probables. Sont concernées ici des charges importantes,
prévisibles, qui ne peuvent être raisonnablement supportées sur un seul exercice. On va donc
les répartir sur plusieurs exercices. C’est le cas essentiellement de travaux de gros entretiens.
§2 La comptabilisation
Pour être comptabilisées, les provisions pour risques et charges doivent remplir 3 conditions :
Existence d’une obligation envers un tiers à la clôture de l’exercice
Obligation doit provoquer probablement ou certainement une sortie de ressources au bénéfice
du tiers sans contrepartie équivalente après la date de clôture de l’exercice.
Le montant de la provision doit correspondre à la meilleure évaluation possible à la date de
clôture de l’exercice
Les provisions pour risque et charges sont portées au crédit d’une subdivision du compte 15.
A. Constitution de la provision
La provision va être enregistrée selon le caractère du risque de la charge au débit des comptes
6815 (provisions d’exploitation), 6865 (provisions financières) et 6875 (provisions
exceptionnelles).
Ex : entreprise a procédé au cours de l’exercice à un licenciement. Le licencié saisi les
prud’hommes. Il faut à la clôture de l’exercice N provisionner le cout probable d’une future
condamnation. Le 31 décembre on enregistre la provision. Le fait s’est produit au cours de
l’exercice N. La condamnation ne sera peut être effective que dans un, deux ou trois ans.
31/12 année N
6875 Dotation en provisions exceptionnelles 80 000
151 Provision pour risques
a. Ajustement de la provision à la clôture d’un exercice ultérieure
On analyse en fonction des circonstances l’évolution du risque et éventuellement de la charge.
On procède soit à une augmentation de la provision, soit à une réduction par un compte de
reprise.
N+2 : entreprise condamnée à verser au salarié 31 000 € pour licenciement sans causes
légitimes et sérieux. Le 31/12 N+2, règle le problème de la provision. On a payé.
55
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31/12 année N+2
151 Provision pour risques 80 000
7875 Reprise sur provision exceptionnelle
Section 7 – Les cessions d’immobilisations
§1 – Principe
L’entreprise peut être amenée à céder des immobilisations. Il y a deux causes principales.
Pour remplacer lesdites immobilisations par d’autres plus performantes, mais aussi en cas de
restructuration. Les cessions d’immobilisation impliquent 2 étapes, étapes de comptabilisation
à des dates différentes. On a la cession de l’immobilisation et la sortie du patrimoine de
l’entreprise. Les cessions d’immobilisation dégagent des plus values ou des moins values qui
affectent le résultat de l’exercice qui connait la sortie de l’immobilisation.
§2 – La cession proprement dite
La cession est enregistrée à la date de sa survenance. Le produit est considéré comme un
produit exceptionnel enregistré en 775 (produit des cessions d’elt d’actif). Et on débitera le
compte 512 (banque) et éventuellement 462 (créance sur cession d’immobilisation).
L’entreprise vend le 1er avril du matériel pour 25 000 €
01/04 année N
512 29 900
775
44571
§3 – Les régularisations à l’inventaire
Il faut sortir l’immobilisation car n’appartient plus à l’entreprise
A. Les immobilisations non amortissables
Les immobilisations non amortissables principales : terrain, fonds, titres,… peuvent quand
même faire l’objet de dépréciation.
La sortie du patrimoine va engendrer 2 opérations :
56
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B. Les immobilisations amortissables
1. Les immobilisations totalement amorties
La valeur nette comptable est nulle. Il n’y aura pas de pertes de patrimoine au moment de la
cession. L’entreprise cède le 28 septembre du matériel totalement amorti 500 €. Le cout
d’acquisition de ce matériel était de 3 500 €.
28/09 année N
512 Banque 500 €
775
31/12 année N
2818 3 500 €
218 Matériel
L’exercice N connait une plus value de 500 € concernant la cession du bien. On a une valeur
marché différente de la valeur d’achat.
57
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Un bien considéré amorti de façon linéaire sur 8 ans. Ce bien a été acheté le 1er octobre N4
pour un montant de 80 000 € HT. Le bien est vendu le 1 er avril N pour 25 000 €. Total des
amortissements effectués au 1er janvier N : 32 500 €.
a. La cession
01/04 année N
512 Banque 25 000 €
775 Produits financiers
b. Enregistrement de l’anuité d’amortissement pour la période allant du 1/01
à la date de cession 1/04 N
31/12 année N
6811 Dotation amortissements 2 500 €
2815 Amortissement
c. Sortie du bien de la comptabilité
Total amortissement 01/04 N :
32 000 + 2 500 = 35 000
31/12 année N
675 45 000 € (80000 –
2815 Amortissement 35000)
215 Matériel/outillage 35 000 €
En fin d’exercice, quand je compare la valeur comptable nette et le produit financier
de 25 000, il y a une moins value pour l’entreprise de 20 000 €
d. Les immobilisations amortissables, partiellement amorties et dépréciées
Rappel : la constatation d’une dépréciation entraine la modification du plan d’amortissement
c’estàdire que la base amortissable d’origine est réduite du montant de la dépréciation. Ici
schématiquement, 3 opérations :
Constatation de l’anuité d’amortissement complémentaire nécessaire
Annulation de la dépréciation
Annulation de l’immobilisation
Ex : l’entreprise vend un bâtiment le 31 décembre de l’année N
213 : construction = 100 000
2813 : Amortissement des constructions = 65 000
58
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2913 : dépréciation des constructions = 5 000
Valeur nette comptable = valeur d’origine – amortissements cumulés – dépréciation
= 100 000 – 65 000 – 5 000
= 30 000
31/12 année N
2913 Dépréciation des constructions 5 000 €
7816 Reprise
Valeur comptable des éléments d’actif cédés = valeur nette comptable + dépréciation
= 30 000 + 5 000
= 35 000
Valeur d’origine – Amortissements cumulés = 100 000 – 65 000 = 35 000
31/12 année N
675 35 000 €
2813 65 000
213 Construction
Je vends le bien 120 000 € :
31/12 année N
4 120 000 €
775
L’entreprise bénéficie d’une plus value pour cette cession d’un montant de 85 000 €.
Section 8 : La régularisation des autres charges et produits
Au cours de l’exercice les charges sont enregistrées au fur et à mesure de leur constatation.
Elles sont imputables au résultat de cet exercice. Dans le compte de résultat on prend en
compte toutes les charges imputables à l’exercice et elles seules. Or on constate que certaines
charges concernant l’exercice n’ont pas été enregistrées (charges à payer) on constate aussi
que d’autres charges ont été comptabilisées mais concernent l’exercice suivant, voir même
d’autres exercices suivants (charges constatées d’avance ou charges à répartir sur plusieurs
exercices).
§1 – Les charges à payer
On retrouve ici (1) les marchandises reçues mais dont la facture ne sont pas encore parvenues,
(2) les réductions commerciales accordées à des clients, factures d’avoirs n’ont pas été encore
envoyées, (3) les sommes dues au personnel, éventuellement à des organismes sociaux pour
lesquels docs pas reçus ou établis.
A. Comptabilité en fin d’exercice
59
Prise de notes M1 20082009 dtconstit.free.fr
Ex 3 : en fin d’exercice on constate qu’indemnités de congé paye pour les 6 derniers
mois de l’année font apparaitre une somme de 45 000 €
31/12 année N
6412 Charge de congés payés 45 000 €
428 Personnel charges à payer
B. Incidence sur la comptabilité de l’exercice N+1
Exercice N+1, quand les chiffres seront effectifs juridiquement, on enregistrera la charge
correspondante au débit du compte de charge et crédit du compte de tiers intéressé. Comme
cette charge n’intéresse pas le service N+1, on l’annule par avance dès l’ouverture de
l’exercice N+1. On contrepasse l’écriture passé à la fin de l’exercice précédent.
01/01 année N+1
408 Fournisseur facture non parvenue 4 000 €
4197 RRR à accorder 1 000 €
428 Personnel charges à payer 45 000 €
607 Achat de marchandises
709 RRR
6412 Rémunération personnel
§2 Les charges constatées
60
Prise de notes M1 20082009 dtconstit.free.fr
Ce sont des charges à reportées de l’exercice qui s’achève à l’exercice suivant. Les charges
constatées d’avance sont des charges enregistrées en cours d’exercice mais correspondent à
des achats de biens ou services dont la fourniture ou la prestation doit intervenir
ultérieurement.
A. Comptabilité en fin d’exercice
Ex : prime d’assurance incendie de l’entreprise payée le 1er octobre couvre 12 mois de
garantie à partir de la date de paiement. La prime payée concerne donc 9 mois de l’exercice
N+1.
31/12 année N
486 Charges constatées d’avance 9 000 €
616 Prime d’assurance
Ces 9 000 € ont été payés par chèque le 1/10 mais au niveau de la charge concerne
Report à l’exercice N+1 des 9/12 de la prime d’assurance payée le 1er octobre du mois
B. Incidence sur la comptabilité de l’exercice suivant
A l’ouverture de l’exercice N+1 les charges constatées d’avance sont transférées dans les
comptes de charge du nouvel exercice.
01/01 année N+1
616 9 000 €
486
§3 – Les produits à recevoir
Produits acquis à l’entreprise et dont le montant non définitivement arrêté n’a pas encore été
enregistré.
A. En fin d’exercice
Entraine le crédit d’un compte de produit, exceptionnellement d’un compte de charges pour le
RRR obtenus sur achat et le débit d’un compte ad hoc.
418 client facture à établir
4198 fournisseurs divers.
Exemple : Livraison le 30 décembre au client X, 1250 € marchandises. Facture non établis
bien que la vente concerne l’exercice qui s’achève. Entreprise à louer entrepot loyer 12 000 €
dernier terme échu payé le 1er novembre, il faut donc le 31 décembre comptabiliser le produit
correspondant au loyer de novembre et décembre soit 2/3 12 000 soit 8 000.
Fournisseurs Y a promis ristourne
61
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31-déc
Client facture à
418 établir 1250
707 Vente marchandise 1250
31-déc
4682 Débiteurs divers 8000
752 8000
B. Incidence sur la comptabilité de l’exercice suivant
Des le premier janvier doit contrepasser les écritures
01-janv
Vente de
707 marchandises 1250
609 RRR 1000
Revenus des
752 immeubles 8000
418 Client facture à établir 1250
Fournisseurs débiteur
4098 RRR 1000
4687 Débiteurs divers 8000
§4 – Les produits constatés d’avance
S’agit de produits perçue ou comptabilisé avant que les prestations ou fournitures ait été
effectué ou fournit, doivent être reporté en produit à l’exercice suivant.
A. Comptabilité en fin d’exercice
Débite le compte de crédit.
Exemple :
Entreprise reçoit le 1er décembre le montant du loyer trimestriel terme à échoir 6000 €. A
crédité le compte 708 activité annexe ou 7083 location diverses. Le produit est à 2/3 de la
somme à prévoir donc
31/12/N
708 Produits activité annexes 4000
Produits constatés
487 d'avance 4000
B. Incidence comptabilité année suivante
62
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A l’ouverture intègre les produits concernés.
01/01/N+
1
487 Produits constatés d'avance 4000
Produits des activités
708 annexes 4000
Section 9 – Etablissement du bilan
§1 – La détermination du résultat de l’exercice
On dispose de la 12e balance mensuelle, balance avant inventaire, on a les écritures de
régularisation. Les comptables sortent donc le résultat exact de l’exercice qui s’achève
Le compte de résultat est affecté au 120 quand bénéfice et 129 quand perte
§2 – Le bilan
Dans la balance d’après inventaire tous les comptes de charges et produits sont soldés, les
comptes non soldés sont exclusivement des comptes de bilan.
Les créances sur le client à vérifier régulièrement leur situation.
Eléments passifs : les dettes de l’entreprise.
§3 – Clôture et réouverture des comptes du journal
A chaque fin d’exercice on procède à la clôture des comptes et on rouvre les comptes avec les
soldes le 1er janvier N+1
§4 Affectation du résultat de l’exercice
A. Entreprise a réalisé un bénéfice
Prélèvement par le propriétaire, mise en réserve affectation à l’accroissement du capital, sans
affectation.
Exemple : Entreprise a fait bénéfice de 320 000 €, propriétaire prend 180 000 €, chèque
21/01/N+
1
120 Résultat de l’exercice 180 000
5121 LCL 180 000
Le propriétaire décide de constituer une réserve de 40 000 €
21/01/N+
63
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1
120 Résultat de l’exercice 40 000
106 Réserve 40 000
Le propriétaire met 100 000 € dans le capital social
21/01/N+
1
120 Résultat de l’exercice 100 000
101 Capital 100 000
Prélèvement 180 000
Réserve 40 000
Capital 100 000
Total 320 000 €
Peut y avoir aucune décision concernant affectation du résultat dans ce cas le résultat fait
l’objet d’un report à nouveau.
Exemple : Bénéfice de 60 000 €
31/01/N+
1
120 Résultat de l’exercice 60 000
110 Report à nouveau 60 000
B. L’entreprise a subit une perte
Perte inscrite au débit du compte 129, elle peut être affecté en soustraction au capital ou faire
l’objet d’un report à nouveau
Soustraction au capital
10/01/N+
1
101 Capital 10 000
129 Résultat de l’exercice 10 000
Report à nouveau
10/01/N+
1
119 Report à nouveau 10 000
129 Résultat de l’exercice 10 000
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S’il y a une perte c’est que durant l’année plus de charges que de produits.
Doit regarder les dates d’exigibilité des dettes.
La question es de savoir si avec l’argent disponible tout de suite on peut payer les dettes arrivé
à échéance et aussi à terme. Quand avec actif disponible ne peut plus faire face au passif
exigible doit se mettre en cessation de paiement au TC au siège de l’entreprise
LE BAIL A CONSTRUCTION
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C’est un bail par lequel le preneur s’engage à titre principal à édifier des constructions sur le
terrain du bailleur.
Le contrat de bail à construction est soumis aux mêmes conditions de forme que la vente
immobilière. Le bail à construction est conclu pour une durée déterminée par les parties
comprises entre 18 et 99 ans.
Il appartient aux parties de fixer dans le cadre de la liberté des conventions leur droit respectif
de propriété sur les éventuelles constructions existantes ainsi et surtout que sur celles à édifier
à la charge du preneur.
A défaut de précision dans l’acte, le bailleur devient propriétaire de toute les constructions
tous les ouvrages en fin de bail.
Pendant toute la durée du bail, le preneur bénéficie d’un droit réel immobilier avec les
conséquences juridiques qui y sont attachées. Il peut hypothéquer les droits qu’il possède sur
l’immeuble, les constructions édifiées, il peut céder tout ou partie de ces droits ou même les
apporter en société. Le preneur est tenu pour l’ensemble de tous les impôts charges et taxes.
Le prix peut être en espèces, en nature peut y avoir une conjugaison de ces deux modes
suivants la convention des parties.
Concernant le sort des immeubles en fin de bail, en fin de contrat, juridiquement et surtout ab
initio (avant signer) toutes les combinaisons sont envisageables :
Retour des immeubles au bailleur avec ou sans indemnités. Sans précision, à la fin du
bail le propriétaire est propriétaire de la construction.
Acquisition de la propriété du terrain par le preneur avec ou sans indemnités.
Retour partiel des immeubles aux bailleurs avec éventuellement une création d’une
copropriété.
Il est essentiel de voir comment déterminer le prix car pour les deux parties il faut voir les
intérêts particuliers au terme du contrat. Ab initio
Exemple :
Construction sur terrain agricole centre commercial, l’enseigne doit tout amortir en trente ans.
Le bailleur quel est son intérêt ? Dans 30 ans, grande chance que l’évolution urbanistique et
démographique, le POS prévoira certainement d’édifier une zone pavillonnaire. A l’issue du
bail reste propriétaire du terrain et demande la déconstruction de tous les ouvrages. Car
bailleur vendra tout ou partie du terrain à des promoteurs immobiliers. Le preneur évaluera le
coût de la construction et de la déconstruction.
Le bailleur récupère tout : preneur doit avoir récupéré tout son investissement. Doit prendre
en compte capacité de surélévation
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LE CREDIT BAIL IMMOBILIER
C’est un contrat de louage portant sur des biens immobiliers à usage professionnel qui permet
au locataire d’acquérir tout ou partie des biens loués moyennant un prix convenu tenant
compte des versements effectués à titre de loyer.
Civile 3, 03 juin 1981 : quelque soit la forme sous laquelle il est réalisé est une opération qui a
pour objet l’acquisition d’un immeuble par celui qui s’oblige à faire des versements échelonné
sur le durée du contrat.
Dans son rapport la CC° observe qu’elle a pris une solution de principe en écartant dans sa
totalité l’application du statut locatif. LA CC° s’est attaché «à la nature profonde du crédit
bail immobilier». Opération qui a pour objet l’acquisition d’un immeuble, la location ne
constitue qu’un moyen juridique de réserver à l’organisme financier la propriété du bien
jusqu’à remboursement total du prêt. Cette réserve de propriété constitue essentiellement une
garantie. En conséquence le crédit bail immobilier est une convention originale spécifique à
laquelle ne peuvent s’appliquer les dispositions qui ne concernent que le louage d’immeuble.
Economiquement, le crédit bail immobilier est assimilé par le bailleur à un prêt d’argent qu’il
doit amortir et rentabiliser sur la durée du contrat. Le crédit bail correspond à un crédit lui
donnant vocation à l’acquisition fractionnelle du bien au fur et à mesure et à proportion des
paiements effectués à titre de loyer.
Le contrat est de lege ferinda est un louage (de part la loi) mais l’objet du contrat c’est
uniquement le transfert de propriété. Le contrat a une nature financière.
Ce que paie le preneur est le paiement fractionné du prix plus les intérêts. A la fin le preneur a
remboursé total du capital et la rémunération dudit capital. Refait acte donnant au preneur la
totalité de l’ensemble des immeubles moyennant le prix de 0€
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LES SOCIETES HOLDING
Société
Répond à diverses considérations de nature différentes, comme réceptacle des dividendes
dans une perspectives internationales pour regrouper des participations étrangères, peut être
façon de gérer un groupe d’entreprise que l’on contrôle.
Société X détient 51% A qui détient 51 % de B qui détient C
Même si ne possède qu’indirectement que 13,26 % à travers A et B de C
Les holdings sont le plus souvent comme forme juridique la SAS : société de capitaux et de
personnes. La SAS permet de dissocier le capital du pouvoir, à l’origine crée en 1994 réservé
au joint venture au mois 1,5 millions de F, en 1999 ouverte à toutes personnes physiques ou
morales ( associations, établissement public, GIE), multi personnel ou unipersonnel ( SASU)
Au niveau des PME, 40% sous forme SA jusqu’en 2000 aujourd’hui ne représente que 10% :
liberté des statuts souplesse de direction, pouvoir exercé par une unique personne physique ou
morale. Déresponsabilisé pénale, gérée en fonction des statuts (loi des parties), clause sur les
actions, peut prévoir possibilité cession des actions et d’entrée de nouveau actionnaire.
Montant capital est libre à partir du 1er janvier prochain, l’apport en industrie est également
possible. Président obligatoire engage responsabilité auprès des tiers, statuts social est
conservé.
Exemple : M. X détient des participations dans 3 sociétés
A : 67%
B : 70%
C : 75%
Par hypothèse lors de la création chacune des trois sociétés a un capital de 10 millions d’€
avec 100 000 actions de 100 € nominal. Aujourd’hui en expertise, les trois sociétés :
A vaut 30 millions
B vaut 20 millions
C vaut 10 millions
Part de X dans A : 20,1 millions
Part de X dans B : 14 millions
Part de X dans C : 7,5 millions
X veut organiser son patrimoine, il va donc créer une société holding et va apporter ces
participations dans A, B et C à la holding.
3 possibilités :
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