Droit Cambiaire
Droit Cambiaire
Droit Cambiaire
2020/2021
Cours de Droit des Affaires S5
Les moyens de paiement se définissent comme étant tout instrument qui, quel que
soit le support ou le procédé technique utilisé, permet à toute personne de transférer
des fonds.
Rentrent dans la catégorie des moyens de paiement: les espèces, les chèques, les
lettres de change, les billets à ordre, etc. A ces moyens de paiement sont effectuées,
très souvent, des garanties qui constituent pour le créancier un moyen de recouvrer
sa créance en cas de non-paiement du débiteur. Ces garanties peuvent être : un gage,
un nantissement, un cautionnement, une hypothèque, etc.
➢ la lettre de change ;
➢ le billet à ordre ;
➢ et le chèque.
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I- LA LETTRE DE CHANGE
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A- DEFINITION
La lettre de change (ou traite) est un écrit par lequel une personne (tireur), donne
l’ordre à l’un de ses débiteurs (tiré), de payer une certaine somme, à une date donnée
à une troisième personne (bénéficiaire) ou à son ordre (c’est-à-dire à une personne
qu’elle désignera ultérieurement).
B- FONCTIONS
Elle devient ensuite un instrument de paiement par lequel les débiteurs payaient
leurs créanciers. Mais elle n’est pas une monnaie car elle n’est libératoire que si elle
est effectivement payée. Libératoire est l'adjectif qui qualifie la prestation qui éteint une
dette. On dit que le paiement est libératoire.
1- La capacité
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L’article 164 du code de commerce prévoit que «la lettre de change souscrite
par un mineur non commerçant est nulle à son égard, sauf les droits des parties
conformément au droit commun», c’est-à-dire le droit de le poursuivre civilement.
Mais la signature du mineur sur une lettre de change ne porte pas atteinte à la
validité des autres signatures en raison du principe de l’indépendance des
signatures.
3- L’ACCEPTATION
L’acceptation est l’engagement du tiré donné sur la lettre par signature de payer
son montant à l’échéance à la personne qui en sera le porteur légitime. L’acceptation
est exprimée par le mot « acceptée » et la signature du tiré au recto.
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Le plus souvent, elle est présentée à l’acceptation par le tireur lui-même pour
pouvoir la négocier facilement puisque, à l’égard du porteur, elle constitue une garantie
d’être payé à l’échéance.
a- La provision
b- La valeur fournie
Le tiré accepteur ne peut pas opposer au porteur les exceptions que lui-même aurait
pu opposer au tireur ou aux porteurs précédents.
Opposer des exceptions: Lorsque, par exemple, au motif qu'il n'a pas reçu
l'acompte promis, le vendeur refuse de livrer à l'acheteur la marchandise qu'il lui a
vendue, on dit qu'il "excipe" du non-accomplissement d'une des obligations mise à la
charge de son cocontractant.
L'exception est donc un moyen de défense par lequel une des parties paralyse la
prétention de son adversaire. Par exemple, l’exception de compensation à l’égard du
tireur ou d’un porteur antérieur ou l’exception basée sur l’absence de cause
(inexécution de l’obligation du tireur), etc.
La compensation: est une opération par laquelle une créance et une dette s'annulent
mutuellement à concurrence de la somme la plus faible, de sorte que si elles ne sont
pas d'un montant égal, seul le solde en devient exigible.
Dans tous les cas, le porteur ne peut se prévaloir de l’inopposabilité des exceptions
que si le tiré a accepté la traite.
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Cette règle de l’inopposabilité des exceptions n’est cependant pas absolue. Il existe
des exceptions que le tiré peut opposer au porteur.
Les tirages en l’air : C’est le fait de tirer des lettres de changes sur des personnes
imaginaires. Cette pratique est susceptible de sanctions pénales.
❖ La traite de complaisance
Dans ces cas la traite de complaisance est tout à fait licite, c’est ce qu’on peut
appeler les «bons effets de complaisance».
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Lorsque deux personnes émettent simultanément l’une sur l’autre des traites de
complaisance, on dit qu’il y a « effets croisés ». Le plus souvent, durant les périodes
de difficultés économiques, ces tirages se font de manière réciproque, c’est-à-dire que
les commerçants tirent indéfiniment les uns sur les autres ; on est alors en présence
de ce qu’on appelle « les tirages croisés ».
2- La solidarité
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Le signataire poursuivi ne peut opposer au porteur les exceptions fondées sur ses
rapports avec le tireur ou avec les porteurs antérieurs. Ce même droit (la solidarité)
appartiendra à celui qui a remboursé la lettre de change.
3- L’aval
Le donneur d’aval (avaliseur ou avaliste) est celui qui se porte caution de la créance.
Il garantit personnellement le paiement de tout ou partie de la lettre de change.
L’aval est donné sur la lettre avec la mention «bon pour aval» et la signature.
L’avaliseur est la caution solidaire du signataire en faveur duquel il s’est engagé
(l’avalisé). Il doit préciser pour quel signataire il s’engage, à défaut il est réputé donné
au tireur.
S’il a payé pour l’avalisé défaillant, il a un droit de recours non seulement contre lui,
mais contre tout autre signataire de la lettre en vertu du principe cambiaire de la
solidarité.
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Rappelons que s’il est possible d’endosser une lettre de change au porteur, il est
interdit de l’émettre au porteur. Cependant, il convient de préciser que le tireur a la
possibilité d’exprimer sa volonté de ne pas transmettre la lettre ; il lui suffit d’insérer
dans la traite les mots « non à ordre » ou « non endossable ».
3- L’endossement pignoratif
L'adjectif "pignoratif" vient du latin "pignut" mot par lequel on désignait un "gage",
il qualifie la remise faite au créancier par le débiteur principal ou par la caution, d'un
objet mobilier à titre de gage.
Selon l’article 172, l’endossataire peut exercer tous les droits dérivant de la lettre
de change, ce qui veut dire que si son débiteur (l’endosseur) ne lui règle pas la dette
à son terme, il peut présenter la lettre au tiré à l’échéance pour se faire payer de sa
créance.
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1- L’opposition au paiement
La loi interdit l’opposition au paiement de la lettre de change, sauf dans trois cas :
perte ou vol de la traite et la situation de règlement judiciaire du porteur.
Il appartient au porteur ayant perdu le titre de faire opposition auprès du tiré afin
d’empêcher le paiement du titre à tout porteur illégitime : celui qui aura trouvé le titre.
En cas de perte ou de vol, le paiement à qui de droit ne pourra alors se faire que
sur autorisation du président du tribunal, après avoir fait opposition aux mains du tiré,
donné caution, et justifié de sa propriété de la lettre de change.
2- Le refus de paiement
En cas de refus de paiement du tiré, le porteur doit faire dresser un protêt «faute
de paiement». C’est un acte authentique dressé par un agent du greffe du tribunal qui
constate officiellement le refus de paiement et les motifs du refus.
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G- LES RECOURS
Le premier est celui qui présente la lettre de change dans les délais légaux et fait
dresser à temps un protêt en cas de non paiement ; alors que le second est celui qui
n’a pas observé ces prescriptions.
Le porteur négligent perd tous les recours cambiaires contre tous les signataires
de la traite, sauf :
▪ contre le tireur qui n’a pas fourni provision : la déchéance à son égard n’aura
lieu que s’il justifie avoir constitué provision ;
▪ contre le tiré accepteur car, ayant reçu provision, il ne peut se dérober de son
engagement sous prétexte de la négligence du porteur.
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A- SPÉCIFICITÉS
1- Définition
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Le billet à ordre est un titre par lequel une personne, le souscripteur, s’engage à
payer à une certaine date une somme déterminée à une autre personne, le
bénéficiaire, ou à son ordre.
Ceci aurait été vrai si la phrase avait pris fin au niveau de «même s’il est signé par
un non commerçant», mais le même article ajoute: «lorsqu’il résulte d’une transaction
commerciale».
3- Régime cambiaire
La plupart des règles de la lettre de change sont applicables au billet à ordre,
notamment en ce qui concerne l’endossement, le paiement, le recours faute de
paiement, le protêt, les prescriptions, etc. C’est pourquoi le billet à ordre, régi par les
articles 232 à 238 du code de commerce (7 articles), ne comporte que peu de
dispositions qui lui sont propres.
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Ce sont finalement 4 articles qui lui sont consacrés, car le code, par ses articles
234 à 236 (donc 3 articles), ne fait que renvoyer aux règles communes relatives à la
lettre de change.
B- CONDITIONS DE VALIDITÉ
Comme pour la lettre de change, pour être valable le billet à ordre doit comporter
un certain nombre de mentions obligatoires :
Comme dans le billet à ordre il n’y a pas un mandat de payer donné à un tiers (le
tiré), cette promesse de payer (je paierai...) remplace le mandat de la lettre de change.
a- La capacité
La capacité de faire des actes de commerce n’est requise que lorsque l’acte est
commercial. Dans le cas contraire, si le mineur contracte une affaire civile (et c’est là
que le billet à ordre n’est pas commercial par sa forme), le billet sera civil et le mineur
devra seulement être émancipé, sans avoir à être autorisé à faire le commerce. (Sa
signature sur le billet à ordre ne sera pas nulle puisqu’il s’agit d’un acte civil qui
nécessite seulement l’émancipation du mineur).
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III- LE CHÈQUE
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Le chèque est un effet par lequel le tireur dispose de ses fonds déposés chez le
tiré (qui est obligatoirement une banque), en effectuant des retraits à vue, soit à l’ordre
de luimême, soit à l’ordre du bénéficiaire.
Le chèque est obligatoirement tiré sur un banquier, il est payable à vue (dès sa
présentation) et à ce titre il ne peut comporter une mention d’échéance de paiement.
Néanmoins, le chèque n’est pas une monnaie ; sa remise n’est pas libératoire tant
qu’il n’est pas encaissé et n’opère pas novation de la créance.
➢ la dénomination de «chèque» ;
➢ l’ordre de paiement pur et simple (payez) ;
➢ la somme à payer en chiffres et en lettres ;
➢ le nom du tiré (la banque) ;
➢ le lieu du paiement (adresse de l’agence bancaire) ;
➢ le lieu et la date de création ;
➢ le nom et la signature du tireur.
Ce sont les mentions que les parties demeurent libres de porter sur le chèque :
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Elle ne peut toutefois être utile que lorsque le chèque est nominatif ; puisque le
chèque au porteur ou à blanc est transmissible par simple tradition.
Cette clause peut être utilisée dans deux objectifs : comme sécurité (en cas de
perte ou de vol), et comme preuve du paiement des dettes (au moyen du relevé
bancaire) ;
Ainsi, le porteur d’un tel chèque ne pourra se faire payer qu’en l’endossant par
procuration à son banquier qui approvisionnera son compte du montant du chèque
encaissé par ledit banquier.
Comme il ne peut être payé qu’à une banque, le chèque barré a été conçu pour
éviter les risques de perte ou de vol des chèques ; mais l’effet de cette technique reste
limité puisqu’il est possible d’endosser le chèque barré au profit d’un bénéficiaire de
bonne foi.
Comme le chèque est payable à vue, il n’a pas besoin d’être accepté ; l’article 242
interdit expressément l’acceptation du chèque.
La certification est faite par la banque tirée qui porte au recto du chèque la mention
« certifié » et sa signature. Elle doit alors bloquer la provision correspondant au
montant du chèque au profit du porteur, mais seulement jusqu’au terme du délai de
présentation qui est de 20 jours.
C- LA PROVISION DU CHEQUE
1- Le contenu de la provision
La provision est une somme d’argent mise à la disposition du tireur chez le tiré au
moment de la création du chèque. La provision du chèque peut être constituée par :
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2- Le moment de la provision
Contrairement à la lettre de change dont la provision n’est exigible qu’à l’échéance,
le chèque doit avoir provision dès le moment de la présentation du chèque au paiement
(art. 316).
D- LA CIRCULATION DU CHEQUE
S’il est nominatif, il est transmissible par endossement, soit par endossement
translatif de propriété, soit par endossement à titre de procuration (au profit des
banques en pratique).
1- Le système cambiaire
a- La présentation au paiement
Elle peut se faire dès le jour de l’émission puisque le chèque est payable à vue.
Le porteur dispose néanmoins d’un certain délai pendant lequel il doit présenter
le chèque au paiement sous peine de perdre son droit au recours cambiaire.
Les délais sont actuellement de 20 jours de l’émission pour les chèques émis au
Maroc, et de 60 jours pour les chèques émis à l’étranger.
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Après l’expiration du délai de présentation, s’il a provision, le tiré est tenu quand
même de payer (article 271) sous peine d’une amende de 5000 à 50 000 dirhams
(article 319).
b- Le protêt
A défaut de paiement, le porteur doit faire dresser protêt, comme en matière de lettre
de change, pour pouvoir exercer son recours cambiaire.
Le protêt doit être fait avant l’expiration du délai de présentation ; et si celle-ci a lieu le
dernier jour du délai, il peut être établi le premier jour ouvrable suivant.
L’article 295 a prévu trois délais de prescription en fonction des parties en présence :
✓ Pour les actions du porteur contre les endosseurs, le tireur et les autres obligés
la prescription est de 6 mois à partir de l’expiration du délai de présentation ;
✓ Pour les actions des divers obligés les uns contre les autres la prescription est
de 6 mois à partir du jour où l’obligé a remboursé ou du jour où il a lui-même
été actionné en justice ;
✓ Enfin, pour l’action du porteur contre le tiré le délai de prescription est d’1 un à
partir de l’expiration du délai de présentation.
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Lorsque le porteur aura accompli ses obligations de vigilance, il peut alors exercer
ses recours cambiaires contre toutes les personnes obligées en vertu du chèque.
Celles-ci sont en effet tenues solidairement envers le porteur. Ce dernier peut agir
contre ces signataires individuellement ou collectivement et sans avoir à respecter
l’ordre dans lequel ils se sont obligés.
Cependant, en cas de déchéance, le porteur négligent ne perd pas tous ses droits,
il conserve :
Étant donné que nous sommes dans le domaine délictuel, l’infraction ne s’éteindra
que par la prescription correctionnelle de 5 ans.
2- Le système bancaire
2-1- Les obligations des banques
✓ à lui restituer, ainsi qu’à toutes les banques dont il est le client, les formules de
chèques en sa possession et en celle de ses mandataires ;
✓ et de ne plus émettre pendant 10 ans des chèques autres que les chèques de
retrait et les chèques certifiés.
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Le tiré qui a refusé le paiement doit alors déclarer l’incident à B.M. (SCIP)
L’article 309 al. 1 oblige les banques, lorsqu’elles refusent de payer un chèque,
de délivrer au porteur un certificat de refus de paiement.
c- La réparation de l’incident
• La régularisation
Les violations des obligations bancaires sont érigées en infractions passibles d’une
amende de 5000 à 50 000 dirhams, notamment :
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Elle exerce son rôle par une sorte de « casier bancaire » (à l’instar du casier
judiciaire) détenu par le Service Central des Incidents de Paiement (le S.C.I.P.).
Car, en vertu de l’article 322, les banques sont tenues de déclarer à B.M. tous les
incidents de paiement survenus dans leurs agences. Ainsi, le S.C.I.P. centralise tous
les antécédents des clients ayant fait l’objet d’une déclaration et se charge de les
communiquer aux banques.
3- Le système pénal
3-1- Les infractions en matière de chèque
Il s’agit de la fameuse émission de chèque sans provision du dahir de 1939 qui est
l’infraction la plus courante en matière de chèque.
b- L’opposition irrégulière
L’opposition est l’acte par lequel le tireur fait défense au tiré de payer un chèque
qu’il a émis. L’article 271 ne permet de faire opposition que dans des cas limités, à
savoir : la perte et le vol du chèque, l’utilisation frauduleuse et la falsification du chèque,
et le redressement ou la liquidation judiciaire du porteur.
Par conséquent, celui qui fait opposition en dehors des cas prévus par le législateur
encourt les mêmes peines de l’émission sans provision.
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Il est à noter que pour faire respecter les interdictions bancaire et judiciaire par les
titulaires de comptes interdits, le code de 1996 a incriminé l’émission de chèque au
mépris d’une interdiction d’un emprisonnement d’un mois à 2 ans et d’une amende de
1.000 à 10.000 dirhams malgré l’existence de la provision. Et si la provision fait défaut,
ces peines sont portées au double.
L’article 316 prévoit des sanctions communes à toutes les infractions en matière de
chèque à savoir, l’emprisonnement de 1 à 5 ans et une amende de 2.000 à 10.000
dhs sans qu’elle puisse être inférieure à 25% du montant du chèque ou de
l’insuffisance de la provision.
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