Les Figures de Style
Les Figures de Style
Les Figures de Style
Les figures d’insistance cherchent à souligner l’importance d’un mot, d’une idée, d’une impression, d’un sentiment.
Les figures d’opposition rapprochent deux termes pour opposés, pour souligner un contraste entre deux idées, deux
personnages, deux situations. Elles créent un effet de surprise.
Les figures d’analogie mettent en valeur une ressemblance entre deux réalités. Elles créent des images nouvelles.
Les figures d’amplification accentuent l’intensité d’un sentiment, ka beauté ou la laideur d’une réalité.
Les figures d’atténuation adoucissent la brutalité d’une réalité.
FIGURE D’AMPLIFICATION / DEFINITION EXEMPLE
ATTENUATION
EUPHEMISME n.m. Formulation adoucie d’une idée qui pourrait - Les non-voyants (aveugles)
paraître trop brutale - Il est décédé (il est mort)
HYPERBOLE n.f. Exagération dans le choix des mots - Un bruit à réveiller un mort
LITOTE n.f. Utilisation d'une expression suggérant - Ce n’est pas mauvais (c’est bon)
beaucoup plus que ce qu’elle dit réellement
LA PHRASE COMPLEXE
Pour rendre son discours plus soutenu, plus appuyé, on peut utiliser des phrases complexes. Elles font apparaitre des liens
logiques entre une information principale et des informations secondaires.
1 - La phrase complexe par juxtaposition : elle comporte plusieurs propositions (plusieurs groupes sujets et verbes).
Elles sont séparées par des signes de ponctuation : virgule, point-virgule…
Ex : Les récits de voyage sont de simples comptes-rendus, ils décrivent les aventures des auteurs.
Proposition n°1 Proposition n°2
2 - La phrase complexe par coordination : Les propositions sont reliées par des conjonctions de coordination (mais,
où, et, donc, or, ni, car).
Ex : Les écrivains voyageurs ne se contentent plus d’un compte-rendu car ils donnent leur vision.
Proposition n°1 Conjonction Proposition n°2
3 - La phrase complexe par subordination : Dans ce type de phrase, la proposition est subordonnée à une autre (la
principale).
Elle permet de fournir des circonstances (subordonnée circonstanciels), d’interroger (subordonnée interrogative
indirecte), de préciser (subordonnée relative), de compléter une information (subordonnée complétive)
Ex : Quand l’écrivain voyage, il témoigne du monde
Proposition circonstancielle.
Ex : Les voyageurs se demandent comment ils peuvent témoigner de l’évolution du monde.
Proposition interrogative indirecte.
LA MODALISATION DU JUGEMENT
La plupart des énoncés porte la marque de l’émetteur qui les produit. L’émetteur peut communiquer ses opinions, ses
sentiments, ses sensations ou ses goûts.
Des indices signalent la présence de l’émetteur dans son énoncé.
On appelle modalisation l’ensemble des éléments qui précisent la position de l’émetteur à l’intérieur de son énoncé.
Dans certains énoncés, l’émetteur peut signaler qu’il ne prend pas la responsabilité de l’affirmation. Il signale que le
contenu de celle-ci est à mettre au compte d’une tierce personne.
Exemples : D’après les sondages, Selon un communiqué du Ministère de l’Intérieur
Les élections auraient été truquées
La valeur du JE
Le plus souvent le pronom personnel « je » désigne la personne qui parle et qui :
-dialogue avec un « tu » ou un « vous »
-se présente et se raconte : je suis nouveau dans cette ville…
-exprime ses pensées / ses sentiments
L’opposition souligne une contradiction plus ou moins forte entre deux idées ou deux faits. Pour
l’introduire, on utilise des liens logiques :
MAIS, CEPENDANT, EN REVANCHE, AU CONTRAIRE, OR, ALORS QUE, TOUTEFOIS,
POURTANT…
Cette opposition peut se retrouver entre deux phrases ou à l’intérieur d’une même structure grammaticale
Ex :
1. Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit mais désavantageux à ceux qui la disent parce qu’ils se
font haïr. (Blaise Pascal)
2. Dire la vérité est utile pour celui à qui on la dit. TOUTEFOIS c’est désavantageux pour ceux qui la
disent parce qu’ils se font haïr.
La concession souligne une contradiction apparente. Elle peut reconnaître en partie la validité des
arguments adverses avant de les réfuter.
IL EST VRAI QUE, SANS DOUTE, CERTES, QUOIQUE, MEME SI, BIEN QUE, QUAND BIEN
MEME …
La concession peut s’exprimer grâce à la subordonnée de concession. Selon la conjonction utilisée, le mode
verbal varie.
Ex :
Avec les liens logiques Quoique, bien que, lin que, encore que, si…que : on emploie le subjonctif.
Bien qu’elles soient grand public, les émissions culturelles sont parfois tardives.
Avec les liens logiques Même si, sauf que : on emploie l’indicatif
Les émissions culturelles sont destinées au grand public sauf qu’elles sont parfois tardives.
Avec les liens logiques Quand bien même, lors même que : on emploie le conditionnel.
Quand bien même les émissions culturelles seraient destinées au grand public, elles sont parfois
tardives.
L’éloquence est une manière de s’exprimer avec aisance, c’est l’art de convaincre, d’émouvoir.
Si le discours argumentatif vise à convaincre par des relations de logique, par la pertinence des arguments, il
cherche aussi à persuader en agissant sur la sensibilité du destinataire par différents procédés rhétoriques et
oratoires.
A l’écrit :
Les figures de style aide beaucoup à convaincre car elles permettent d’illustrer, de concrétiser une idée par des images.
(Voir fiche figures de style).
A l’oral :
-L’orateur peut mettre en avant un lexique valorisant / dévalorisant.
-Utiliser des anaphores ou des répétitions afin d’appuyer son propos.
-Utiliser les interjections comme Oh ! Pour rythmer le discours et émouvoir l’auditoire. Il doit convaincre les
autres qu’il se sent impliqué dans ce qu’il dit.
-Les figures de style
-Les gestes.
-La voix : le placement et la force de la vois ont une grande importance. Le débit doit être correct pour
permettre aux autres de comprendre le discours et de se laisser convaincre.
FICHE DE SOULIGNEMENT / D’EFFACEMENT DU DISCOURS
Souligner son propos c’est affirmer sa position, son engagement.
On retrouve beaucoup ce type de procédé dans les discours politiques.
Nuancer son propos permet à l’orateur de se maintenir à distance d’un propos, d’une information, tenant à
rester neutre le plus possible. On retrouve ce procédé lors des journaux télévisés, où lorsque l’on craint la
censure.
LE SYMBOLE établie une correspondance entre une réalité abstraite et une réalité concrète. C’est un symbole qui
représente une idée abstraite, un groupe social.
Ex : la balance est le symbole de la Justice.
FICHE SYNTHESE ARGUMENTATION
Dans une argumentation, un émetteur, appelé argumentateur, tente de convaincre un destinataire, appelé également cible.
Le thème : c’est le domaine abordé, par exemple : le cinéma, la science, le sport. Le thème correspond au mot, au
groupe de mots, servant de réponse à la question : de quoi le texte parle-t-il ?
Sur le thème, l’argumentateur développe une opinion, un point de vue que l’on appelle thèse. Il défend donc sa
thèse. En général, cette thèse est exprimée clairement en une ou deux phrases, avant l’exposé des arguments.
Les arguments
Pour défendre son point de vue, il faut choisir des arguments et une stratégie adaptée au destinataire.
Un argument est une idée destinée à prouver que la thèse exprimée est juste. L’argumentation est une
démonstration qui s’appuie sur plusieurs arguments.
Les exemples sont là pour accompagner les arguments, ils ne sont pas nécessaires au développement de
l’argumentation et peuvent être enlevés du discours. Ils appuient le discours. Ils sont de plusieurs types soit des
chiffres, soit une citation, une énumération…
Les connecteurs logiques relient l’ensemble de l’argumentation, pour donner une impression de maitrise du
discours, de mots. Cela renforce la crédibilité de l’orateur.