Resumé de Cours Audit Comptable Et Financier
Resumé de Cours Audit Comptable Et Financier
Resumé de Cours Audit Comptable Et Financier
1. Définition de l’audit
D'une manière générale l'audit peut être défini comme l'examen professionnel d'une information en vue
d'exprimer sur cette information une opinion motivée, responsable et indépendante par référence à un
critère de qualité ; cette opinion doit accroître l'utilité de l'information.
Examinons les termes clés de cette définition.
a. Un examen professionnel :
Le caractère professionnel de l'examen se manifeste par :
une méthode : la démarche générale pour conduire l'examen ;
des techniques et des outils à utiliser dans le cadre de la méthode.
b. Portant sur des informations :
La notion d'information est ici conçue de façon très extensive. La très grande variété des informations qui
peuvent être soumises à l'audit montre la très large ouverture de son champ d'application.
L'audit comptable et financier est un examen critique des informations comptables, effectué par une
personne indépendante et compétente en vue d'exprimer une opinion motivée sur la régularité et la
sincérité des états financiers d'une entité.
Il importe de distinguer entre deux missions différentes :
la mission du commissariat aux comptes (dénommée parfois mission d'audit légal) : Imposé par
la loi à certaines entreprises comme les entreprises cotées en bourse.
La mission d’audit contractuelle : La mission d'un audit financier contractuel, réalisé à la demande
d'une entité ou d'un individu, pour des fins qui sont définies dans la convention avec l'auditeur.
A. Définition de l’IFAC
Selon l’IFAC, une mission d’audit des états financiers a pour objectif de permettre à l’auditeur d’exprimer
une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs,
conformément à un référentiel comptable d’identité. Pour exprimer cette opinion, l’auditeur emploiera la
formule « donne une image fidèle » ou « présente sincèrement sous tous les aspects significatifs », qui sont
des expressions équivalentes. L’audit d’informations financières ou autres, élaborées selon des principes
reconnus, poursuit le même objectif « IFAC, normes internationales d’audit, 2006, ISA 200, objectifs et
principes généraux en matière d’audit »
B. Définition de la CNCC
Le cadre conceptuel des interventions du commissaire aux comptes définit comme suit la mission de
l’auditeur financier : « Une mission d’audit des comptes à pour objectif de permettre au commissaire aux
comptes de formuler une opinion exprimant si ces comptes sont établis, dans tous leurs aspects significatifs,
conformément au référentiel comptable qui leur est applicable.
A. Régularité: La régularité est la conformité à la réglementation ou, en son absence, aux principes
généralement admis. La réglementation se compose des textes législatifs ou réglementaires mais aussi
des règles fixées par la jurisprudence et des normes élaborées par les organisations professionnelles
compétentes.
B. Sincérité: Le plan comptable précise que c'est l’application de bonne foi des règles et procédures en
fonction de la connaissance que les responsables de comptes doivent, normalement, avoir de la réalité
et de l'importance des opérations, événements et situations. La sincérité qui suppose la bonne foi des
dirigeants a évolué progressivement vers une notion de sincérité objective. "La sincérité résulte de
l'utilisation correcte des valeurs comptables ainsi que d'une appréciation raisonnable des risques et des
dépréciations de la part des dirigeants ".
C. Image fidèle : Les comptes annuels doivent donner une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière ainsi que des résultats de la société. L'image fidèle sert de référence lors de l'établissement
des comptes annuels.
2. La détection de la fraude:
D’une manière assez naturelle, on aura à faire de la détection de la fraude l’objet fondamental du contrôle
financier. Cette définition ferait du praticien une sorte de détective chargé de découvrir toutes les
malhonnêtetés, dont pourraient être responsables les salariés de l’entreprise. Sous l’éclat de la détection
de la fraude, on doit distinguer deux types :
A. Les détournements effectués à des fins personnelles résultent invariablement de l’existence d’une
faiblesse dans le contrôle interne de l’entreprise. La détection de ce type de fraude ressort
prioritairement des attributions de la direction de l’entreprise et non de celles de l’auditeur. Celui-ci
est amené à s’en préoccuper à partir du moment où se fait jour la possibilité d’une altération matérielle
des comptes.
B. Les irrégularités dont une direction peuvent se rendre coupable en établissant ses documents
financiers. Elles ont généralement pour conséquence de donner une image formée de la situation
financière et sont donc susceptible d’engager la responsabilité professionnelle de l’auditeur.
Une des conséquences possible de l’audit est l’amélioration générale des procédures de la société. Au cours
de sa démarche, l’auditeur peut être conduit à révéler des imperfections dans l’organisation et dans les
procédures de la société et à les communiquer à la direction. L’amélioration des procédures résulte, comme
nous le verrons, de la mise en œuvre d’un audit ; mais elle n’est pas pour autant l’objectif qui détermine
l’action de l’auditeur.
La mission d'audit financier est d'émettre une opinion sur la régularité et la sincérité des comptes. Sans doute
cette définition permet-elle de comprendre le sens de l'action qui est à mener ; elle reste malgré tout
insuffisante pour en déterminer le contenu. Il paraît donc nécessaire de lui apporter quelques précisions en
énumérant les questions essentielles auxquelles l'auditeur doit répondre avant de se prononcer.
A. Le risque d’audit
Le risque que le commissaire aux comptes exprime une opinion différente de celle qu'il aurait émise s'il avait
identifié toutes les anomalies significatives dans les comptes est appelé « risque d'audit ».
Le risque d'audit comprend deux composantes : le risque d'anomalies significatives dans les comptes et le
risque de non-détection de ces anomalies par le commissaire aux comptes.
Le risque d'anomalies significatives dans les comptes est propre à l'entité : il existe
indépendamment de l'audit des comptes. Il se subdivise en risque inhérent et risque lié au contrôle.
Le risque inhérent : c'est le risque théorique lié à l'activité. On peut aussi le définir comme le
risque initial, avant toute mesure de maîtrise (contrôle interne)
Le risque lié au contrôle : Il correspond au risque qu'une anomalie significative ne soit ni
prévenue ni détectée par le contrôle interne de l'entité et donc non corrigée en temps voulu.
La démarche d’identification des risques retenue par l’auditeur financier comprend généralement :
Une identification des erreurs potentielles : L’erreur potentielle est l’erreur qui pourrait
théoriquement survenir si aucun contrôle n’était mis en place pour l’empêcher ou la détecter. Elle
est usuellement associée à la notion de risque inhérent.
Une identification des erreurs possibles : C’est l’erreur qui peut effectivement se produire
compte tenu de l’absence de contrôle dans l’entreprise pour l’empêcher, la détecter et ensuite la
corriger. Elle est généralement associée au risque lié ou risque de non-maitrise.
La détermination du caractère significatif des erreurs possibles : L’auditeur est ainsi amené
à définir non seulement l’importance relative des systèmes et domaines sur lesquels il est appelé
à intervenir mais également un seuil de signification à partir duquel il ne peut délivrer sa
certification.
La gestion du risque d’audit consiste à réduire le risque d’audit à un niveau suffisamment faible
pour obtenir l’assurance recherchée nécessaire à la certification des comptes.
A cette fin, l’auditeur évalue le risque d’anomalies significatives et conçoit les procédures d’audit à mettre en
œuvre en réponse à cette évaluation.
Le risque d’anomalies significatives dans les comptes résulte d’une approche qui combine l’évaluation des
risques potentiels, réalisée au travers de la prise de connaissance générale de l’entreprise, et l’évaluation du
risque lié au contrôle (ou risque de non maîtrise), réalisé au travers de l’examen des systèmes comptable et
des procédures.
Le risque de non détection est directement fonction de l’importance des travaux de contrôle mis en œuvre par
l’auditeur. Plus ces travaux seront importants, plus le risque de non détection sera faible et inversement.
L’émission d’une opinion motivée repose fondamentalement sur la collecte par l’auditeur des éléments
probants de nature à justifier son opinion. Celle-ci doit donner lieu à une documentation des travaux qui se
traduit par l’établissement d’un dossier de travail. Enfin, l’opinion peut s’appuyer, dans certaines conditions,
sur les travaux mis en œuvre par d’autres professionnels.
Les éléments probants désignent les informations obtenues par le commissaire aux comptes au cours de son
audit et lors d’autres interventions lui permettant de fonder son opinons.
Caractéristiques des éléments probants ils doivent être suffisants et appropriés. Le caractère suffisant
s’apprécie par rapport à la quantité des éléments collectés.
La quantité des éléments collectés dépend du risque d’anomalies significatives mais aussi de la qualité des
éléments collectés.
Le caractère approprié est fonction de la qualité des éléments collectés c'est-à-dire de leur fiabilité et de leur
pertinence.
B. Documentation des travaux
A. L’audit de gestion :
C'est l'audit le plus connu du grand public, compte tenu des révélations qu’il dégage. L'audit de la gestion a
pour objectif soit d'apporter les preuves d'une fraude, d'une malversation ou d'un gâchis, soit de porter un
jugement critique sur une opération de gestion ou les performances d'une personne ou d'un groupe de
personnes. Il prend une connotation d’inspection et de vérification.
Exemple :
Vérification des achats effectués ;
Contrôle des factures, des bons de commandes,
Contrôle des prix facturés par les fournisseurs, des quantités reçues et celles facturées ;
Inspection de finance ;
B. L’audit opérationnel :
C’est l’intervention dans l’entreprise sous la forme d’un projet, de spécialistes utilisant des techniques et des
méthodes spécifiques, ayant pour objectifs :
D’établir les possibilités d’amélioration du fonctionnement et de l’utilisation des moyens, à partir d’un
diagnostic initial autour duquel le plus large consensus est obtenu.
De créer au sein de l’entreprise une dynamique de progrès selon les axes d’amélioration arrêtés.
Exemple :
Remise en cause de la procédure des ventes ;
Accord des réductions ;
Proposition d’une procédure d’achats
C. L’audit financier
Il vérifie le respect des règles et principes comptables tels qu'ils résultent de la loi comptable et des orientations
des organismes à compétence nationale (conseil national de l'ordre des experts).
Il intéresse les actions ayant une incidence sur la préservation du patrimoine, sur les saisies et traitements
comptables ainsi que sur l'information financière publiée par l'entreprise.
L'’audit financier correspond soit à une mission contractuelle confiée à un professionnel et portant sur la
révision comptable, soit à une mission légale conduite par un commissaire aux comptes.
Exemple :
Contrôle des règles d’évaluation et d’imputation des opérations comptables ;
Contrôle du chiffre d’affaires ;
Contrôle de la caisse ;
Le schéma suivant donne un aperçu général sur les domaines d’interventions d’Audit :
La mission d’audit a pour finalité de relever les défaillances et les réparer, alors que le contrôle
d’inspection est coercitif, le but étant de détecter le non-respect des règles en vue de prévoir des sanctions.
1. Missions principales
Son travail tourne autour des contrôles des comptes. Ses principales missions sont :
Vérifier la régularité et la véracité des comptes
Vérifier que les comptes respectent les normes nationales
Contrôler l’exactitude des comptes
assurer la protection des actionnaires et jouer un rôle d’alerte en cas de difficultés de l’entreprise
s’assurer que les comptes obéissent aux règles de comptable
faire l’examen du contrôle interne de l’entreprise
Réaliser un rapport général
2. Compétences techniques
Commissaire aux comptes est un poste de responsabilité. Pour assurer cette fonction il faut des
prérequis :
Connaissances en comptabilité
Connaissances juridiques
Connaissances des dispositions légales et réglementaires en vigueur dans le pays
Capacités managériales
Maîtriser les règles de comptabilité
Maîtriser les outils informatiques
Maîtriser le pack office
Connaissances en finance
Capacités rédactionnelles
3. Type de formation
Les normes générales sont personnelles par nature, elles concernent la compétence de l'auditeur, son
indépendance, la qualité de son travail le secret professionnel.
A. La norme de compétence
Les qualifications requises pour être un commissaire aux comptes sont définies par les textes. En outre, le
commissaire aux comptes complète régulièrement et met à jours ses connaissances. Il s'assure également que
ses collaborateurs ont une compétence appropriée à la nature et à la complexité des travaux à réaliser.
B. La norme d'indépendance
La loi, les règlements et la déontologie, font une obligation à l'auditeur d'être et de paraître indépendant, c'est
à dire d'éviter toute situation qui pourrait faire présumer d'un manque d'indépendance. L'auditeur doit non
seulement conserver une attitude d'esprit indépendante lui permettant d'effectuer sa mission avec intégrité et
objectivité, mais aussi d'être libre de tout lien réel qui pourrait être interprété comme constituant une entrave
à cette intégrité et objectivité. Il s'assure également que ses collaborateurs respectent les règles d'indépendance.
D. Délégation et supervision
La certification constitue un engagement personnel du commissaire aux comptes. Cependant l'audit est
généralement un travail d'équipe et le commissaire aux comptes peut se faire assister ou représenter par des
collaborateurs ou des experts indépendants.
L'auditeur doit diriger, superviser et examiner avec soin les travaux qui peuvent être délégués à des assistants.
L'auditeur doit arriver à la conviction raisonnable que les travaux effectués par les autres correspondent aux
objectifs qu'il a définis. Il importe de préciser que l'auditeur ne peut pas déléguer tous ses pouvoirs à ses
collaborateurs.