Arthrologie Kim
Arthrologie Kim
Arthrologie Kim
ARTHROLOGIE
I. Les synarthroses
Ces articulations sont caractérisées par deux surfaces articulaires réunis soit par du cartilage si les
os se sont formés par ossification enchondrale ou synchondroses, soit par du tissu fibreux si les os
se sont directement développés dans le tissu conjonctif, les synfibroses ou sutures de la base du
crâne.
- Les synfibroses ou sutures se divisent, d’après la configuration des surfaces articulaires en
sutures dentée, écailleuse et harmonique.
* La suture dentée est celle dans laquelle les os s’unissent par engrènement des surfaces
articulaires hérissées de dentelures.
* La suture écailleuse est une suture dentée dont les surfaces articulaires sont taillées en biseau.
* La suture harmonique est caractérisée par des surfaces articulaires rugueuses, sans dentelures.
- Une schindylèse est une articulation dans laquelle l’une des surfaces, en forme de crête,
s’enclave dans la surface opposée en forme de rainure. L’articulation du vomer avec le sphénoïde
en constitue un exemple.
II. Amphiarthroses
Ce sont des articulations dont les surfaces articulaires planes ou concaves, recouvertes de
cartilage, sont réunies :
1° par un ligament interosseux ou fibro-cartilagineux, tendu entre les surfaces articulaires ;
2° par des ligaments périphériques qui recouvrent le pourtour du ligament interosseux.
Dans certaines amphiarthroses, la partie centrale du ligament interosseux contient une ébauche de
cavité articulaire. Ce type d’articulation intermédiaire entre les diarthroses et les amphiarthroses
s’appelle amphi-diarthrose (jointure synovio-cartilagineuse).
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III. Diarthroses
Ce sont des articulations mobiles qui présentent :
1° les surfaces articulaires lisses revêtues de cartilage, séparées par une cavité articulaire et
mobiles les unes sur les autres.
2° une capsule articulaire, c’est-à-dire un manchon fibreux qui s’attache au pourtour ou au
voisinage des surfaces articulaires et que renforcent les ligaments péri-articulaires :
3° une synoviale, c’est-à-dire une membrane séreuse qui double en dedans la capsule articulaire et
qui secrète un liquide, la synovie ou liquide synovial, incolore, visqueux et filant. Ce liquide
lubrifie les surfaces articulaires et facilite le glissement de ces surfaces les unes sur les autres.
Bien souvent, les surfaces articulaires en présence ne s’adaptent pas et la concordance, dans ce
cas, est établie par des lames fibro-cartilagineuses interarticulaires appelées ménisques
articulaires.
De même que les ménisques, les bourrelets marginaux ou péri-articulaires (labrums
périaticulaires) sont des anneaux fibrocartilagineux disposés sur le pourtour des cavités
articulaires et assurent l’adaptation des surfaces articulaires. Seule l’une de leurs 2 faces est libre
et articulaire, l’autre adhère à la surface articulaire correspondante.
I. Articulation temporo-maxillaire
1. Surfaces articulaires
Il s’agit d’une part de la cavité glénoïde (glénoïdale) et du temporal et, d’autre part, du condyle
(processus condylaire) mandibulaire.
Du côté temporal, seul le condyle et la partie pré-glasérienne de la cavité glénoïde constituent la
surface articulaire.
2. Ménisque articulaire
Les 2 surfaces articulaires sont recouvertes d’un disque allongé transversalement, biconcave, le
ménisque articulaire. La face supérieure de ce disque est tournée vers la partie antérieure de la
cavité glénoïde (glénoïdale) et le versant postérieur du condyle temporal.
La face inférieure du ménisque répond au condyle du maxillaire inférieur.
3. Moyens d’union
Le temporal et le maxillaire inférieur sont unis par une capsule articulaire renforcée par 2
ligaments latéraux : l’un externe, l’autre interne. La capsule articulaire est mince et assez lâche.
Elle est doublée en dedans par la synoviale.
- Le ligament latéral externe est un ligament épais, triangulaire, qui s’insère par sa base en
haut sur le tubercule zygomatique antérieur et sur la partie voisine du bord externe de la
cavité glénoïde (glénoïdale). De cette insertion, les fibres se portent en bas et en arrière et
s’insèrent sur la partie externe et postérieure du col du condyle mandibulaire.
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- Le ligament latéral interne s’attache en haut à l’extrémité interne de la scissure de Glaser,
à la scissure pétro-squameuse qui lui fait suite et à l’épine du sphénoïde, et en bas à la face
interne de col du condyle mandibulaire.
- Les ligaments accessoires : ce ne sont pas à vrai dire des ligaments mais de simples
bandelettes.
Ligament stylo-maxillaire : qui part du bord externe de l’apophyse (processus) styloïde au
bord postérieur de la branche montante du maxillaire.
Ligament ptérygo-maxillaire ou aponévrose buccinatrice pharyngienne : il part du bord
inférieur de l’aile interne de l’apophyse (processus) ptérygoïde à la face interne de la
branche montante, derrière les molaires.
Ligament sphéno-maxillaire : il constitue une partie épaisse de l’aponévrose inter-
ptérygoïdienne.
Moyens d’union
- 2 capsules lâches distinctes entourent les articulations atloido-odontoïdienne et syndesmo-
odontoïdienne et
- une synoviale très lâche tapisse la face interne de la capsule.
a2) Articulations atloido-axoidiennes
L’atlas et l’axis s’unissent de chaque côté par 2 articulations atloido-axoidiennes. Ces articulations
mettent en contact les surfaces articulaires inférieures des masses latérales de l’atlas d’une part, et
les surfaces articulaires de l’axis d’autre part.
Malgré la discordance de ces surfaces articulaires, il n’y a ni ménisque, ni cartilage inter-
articulaire. Les surfaces articulaires sont entourées par une capsule articulaire très lâche doublée
en dedans par une synoviale également très lâche.
b) Articulations entre l’occipital et l’atlas
L’occipital et l’atlas sont réunis :
- par les articulations occipito-atloïdiennes et
- par les ligaments occipito-atloïdiens.
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b1) Articulations occipito-atloidiennes
Ces articulations sont des condyliennes mettant en présence du côté de l’occipital, les condyles
occipitaux, et du côté de l’atlas, des cavités glénoïdes (glénoïdales) concaves, elliptiques
également, à grand axe oblique en avant et en dedans.
Ces surfaces articulaires sont encroûtées d’une mince couche de cartilage. Elles sont maintenues
en contact par une capsule lâche renforcée en dehors et en arrière par les ligaments occipito-
atloidiens antérieurs. La face interne de la capsule est tapissée d’une synoviale très lâche.
- Le ligament occipito-atloïdien antérieur est formé de 2 lames fibreuses : une profonde et l’autre
superficielle qui est plus épaisse. La couche superficielle du ligament accipito-atloïdien antérieur
est très souvent renforcée par un faisceau antérieur vertical saillant, tendu de l’occipital à la face
antéro-latérale de l’atlas. De fois, les ligaments occipito-atloidiens antérieur et postérieur sont unis
l’un à l’autre, de chaque côté, par le ligament occipito-atloïdien latéral formant ainsi un grand
ligament circulaire occipito-atloïdien qui a été décrit par DUBREUIL-CHAMBARDEL.
c) Union de l’occipital et de l’axis
L’occipital est uni à l’axis par des ligaments très puissants qui sont :
Le ligament occipito-axoïdien proprement dit et
Les ligaments occipito-odontoïdiens.
c1) Ligament occipito-axoïdien : il est large et résistant. Du corps de l’axis, ses fibres montent en
arrière du ligament cruciforme et se divisent en 3 faisceaux :
1. Articulation acromio-claviculaire
C’est une arthrodie qui unit la partie antérieure du bord interne de l’acromion à une surface située
à l’extrémité externe de la clavicule.
Ces 2 surfaces articulaires sont revêtues d’une couche de fibrocartilage.
Le ménisque peut ou ne pas exister. Une capsule articulaire, sorte de manchon fibreux, maintient
en contact les surfaces articulaires. Elle est renforcée par le ligament acromio-claviculaire qui
occupe la face supérieure de l’articulation. La capsule est doublée en dedans par la synoviale.
2. Ligaments coraco-claviculaires
Ils sont au nombre de quatre : le ligament trapézoïde, le ligament conoïde et les ligaments coraco-
claviculaires interne et externe.
a. Ligament trapézoïde
Il part de la moitié postérieure du bord interne du segment horizontal de l’apophyse coracoïde au
segment antérieur de la tubérosité coracoïdienne située à l’extrémité externe de la clavicule.
b. Ligament conoïde
Il s’attache en bas sur l’apophyse (processus) coracoïde, en arrière du ligament trapézoïde et, de
là, il se dirige sur la face inférieure de la clavicule où il s’insère sur le segment postérieur du
ligament trapézoïde.
c. Ligament coraco-claviculaire interne
Il naît du bord interne de la coracoïde, en avant du ligament trapézoïde, et se porte en dedans et
légèrement en haut sur la face inférieure de la clavicule, le long de la lèvre interne de la gouttière
du sous-clavier.
d. Ligament coraco-claviculaire externe
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C’est une lame fibreuse qui, bien souvent, se termine en dehors sur l’aponévrose clavi-
pectorale.
3. Ligaments propres à l’omoplate
Ils sont au nombre de trois :
- le ligament acromio-coracoïdien,
- le ligament coracoïdien et
- le ligament spino-glénoïdien.
C’est une énarthrose qui unit l’humérus à l’omoplate. Les surfaces articulaires sont, d’une part, la
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tête de l’humérus qui représente le 3 d’une sphère de 30 mm de rayon et qui regarde en dedans,
a3. Ligaments gléno-huméraux moyen et inférieur : ils s’insèrent au-dessus, près du tendon et
sur le bord inférieur de la ligne qui sépare la tête de la diaphyse humérale.
a4. Ligament gléno-huméral supérieur : il limite en dehors avec le bord supérieur du ligament
gléno-huméral moyen un espace vide appelé, foramen de Weitbrecht.
2° Ligament antérieur du radius: il s’étend de son insertion supérieure qui se confond avec celle
de la capsule articulaire au bord externe de l’apophyse coronoïde ; en avant de la petite cavité
sigmoïde et à la partie voisine du ligament annulaire. Un de ses faisceaux, plus saillant que les
autres, est connu sous le nom de ligament oblique antérieur ; il va de l’épitrochlée à la partie
antérieure du ligament annulaire.
3° Ligament latéral interne : il est formé de 3 faisceaux : antérieur, moyen et postérieur, qui
irradient de l’épitrochlée au bord interne de la grande cavité sigmoïde.
- Le faisceau postérieur s’appelle encore ligament de Bardinet. Il existe encore, appliqués sur les
faisceaux moyen et postérieur du ligament latéral interne, quelques faisceaux ligamenteux étendus
de l’apophyse coronoïde à l’olécrane et désignés sous le nom de ligament de Cooper.
4° Ligament latéral externe : il est également formé de 3 faisceaux qui partent de l’épicondyle en
rayonnant vers le bord externe de la grande cavité sigmoïde.
5° Ligament postérieur : il est très peu développé et constitué par de minces faisceaux :
- les faisceaux huméro-olécrâniens obliques interne et externe,
- les faisceaux huméro-huméraux et
- les faisceaux huméro-olécrâniens verticaux.
c. La synoviale
Elle tapisse la face profonde de la capsule et se réfléchit sur les extrémités osseuses jusqu’au
pourtour du revêtement cartilagineux des surfaces articulaires ; elle forme trois cul-de-sac :
- un antérieur qui répond aux fossettes sus-trochléenne et sus-condylienne ;
- un postérieur en rapport avec la partie postérieure de la fossette olécrânienne, et
- un inférieur ou annulaire qui entoure la portion du col du comprise entre la tête radiale et la
ligne d’insertion de la capsule sur le col radial.
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3. Mécanisme de l’articulation du coude
L’articulation du coude peut exécuter des mouvements :
1° de flexion et d’extension qui se produit autour d’un axe transversal qui traverse de dehors en
dedans l’extrémité inférieure de l’humérus. Les mouvements se passent dans l’articulation
huméro-antébrachiale (huméro-cubitale et huméro-radiale) ;
2° de pronation et de supination qui se produit dans les articulations huméro-radiale et radio-
cubitales (radio-ulnaires) supérieure et inférieure ;
3° de latéralité qui sont passifs et très limités.
radiale est divisée en 2 parties ; l’une interne, l’autre externe, séparées par une crête mousse
antéro-postérieure qui répond à l’interligne compris entre le scaphoïde (os scaphoïdeum) et le
semi-lunaire (os lunatum). Cette surface est recouverte d’une couche de cartilage qui se continue
en dedans par un revêtement cartilagineux du ligament triangulaire.
b. le condyle carpien : il est formé par les surfaces articulaires supérieures du scaphoïde, du semi-
lunaire et du pyramidal. Ces trois os sont réunis entre eux par les ligaments interosseux. Le même
revêtement cartilagineux les recouvre. Le scaphoïde répond à la facette externe du radius, le semi-
lunaire à la facette interne et à partie voisine du ligament triangulaire, et le pyramidal à la partie
interne du ligament triangulaire située en dedans de l’insertion du semi-lunaire.
2. Moyens d’union :
Ils comprennent une capsule articulaire renforcée par des ligaments.
- la capsule et les ligaments sont en connexion intime avec les gaines des tendons
fléchisseurs des doigts en avant et des extenseurs en arrière.
- L’appareil ligamentaire se compose des ligaments suivants :
a. ligament antérieur : il se compose de deux faisceaux qui convergent des os de l’avant-bras
vers le carpe : le faisceau radio-carpien (radio-calpien palmaire) et le faisceau cubito-carpien
(ulno-carpien palmaire).
Le ligament antérieur est renforcé par un plan fibreux précapsulaire formé par la partie postérieure
de la gaine fibreuse des fléchisseurs.
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b. ligament postérieur : il est dédoublé en 2 faisceaux secondaires. Il existe en outre un
faisceau radio-scaphoidien dorsal qui part du bord postérieur de l’apophyse styloïde radiale à la
face dorsale du scaphoïde.
c. ligaments latéraux interne et externe
- La capsule articulaire est doublée en dedans par la synoviale qui émet des prolongements dont le
prolongement styloïdien, qui monte sous la face profonde du ligament latéral interne.
3. Mécanisme de l’articulation
L’articulation radio-carpienne est le siège des mouvements de la main sur l’avant-bras, mais les
mouvements de flexion, d’extension, de latéralité, de circumduction et de rotation ne se produisent
pas uniquement dans cette articulation ; l’articulation médio-carpienne y contribue au moins à
parts égales.
b. La synoviale
Toutes les articulations carpiennes, à l’exception de l’articulation piso-pyramidale, ont une
synoviale commune. La cavité articulaire des articulations carpiennes communique avec la grande
cavité articulaire carpo-métacarpienne par les interlignes des articulations qui unissent le
trapézoïde au trapèze et au grand os.
Mécanisme des articulations de la main
Les mouvements de la main se passent à la fois dans les articulations radio-carpienne et médio-
carpienne. La main peut exécuter des mouvements de flexion et d’extension, d’adduction ou
inclinaison cubitale et d’abduction ou inclinaison radiale, de circumduction et de rotation, ces
derniers sont très limités.
X. ARTICULATIONS INTERPHALANGIENNES
Ce sont des trochléennes. La surface articulaire de l’extrémité inférieure de la phalange proximale
est une trochlée, tandis que la surface supérieure de la phalange distale est constituée des deux
cavités glénoïdes (glénoïdales) agrandies par un fibrocartilage semblable à celui des articulations
métacarpo-phalangiennes.
La capsule, les ligaments et la synoviale ont les mêmes caractères que dans ces dernières
articulations.
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Mécanisme : elles présentent des mouvements de flexion et d’extension.
Toutefois, elles peuvent être soumises à des mouvements passifs mais très limités de latéralité.
I. ARTICULATION COXO-FEMORALE
L’articulation coxo-fémorale ou articulation de la hanche est une énarthrose (sphéroïde) qui unit
le fémur à l’os iliaque.
1. Surface articulaires
Ce sont d’une part la tête du fémur, et d’autre part la cavité cotyloïde (la fosse acétabulaire) de
l’os coxal.
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a) Tête du fémur : c’est une saillie arrondie représentant environ les 3 d’une sphère de 20 à 25
mm de rayon. Elle regarde en dedans, en haut et un peu en avant. Elle présente, un peu au dessous
et en arrière de son centre, la fossette du ligament rond destiné à l’insertion de ce ligament. La tête
est revêtue de fibrocartilage.
b) Cavité cotyloïde : c’est une cavité à peu près hémisphérique limitée par un rebord saillant, le
sourcil cotyloïdien, qui est agrandie par un fibrocartilage appelé bourrelet cotyloïdien. La cavité
cotyloïde présente deux parties distinctes : l’une articulaire, en forme de croissant, le croissant
cotyloïdien, dont les extrémités limitent en avant et en arrière l’échancrure ischiopubienne ; l’autre
en retrait sur la précédente et non articulaire, appelée arrière fond de la cavité cotyloïde (fosse de
l’acétabulum).
- L’arrière-fond est recouvert d’un périoste mince, facilement décollable. Il est comblé par
une masse graisseuse rougeâtre, le coussinet adipeux de la cavité cotyloïde, et par le
ligament rond. Le recouvrement cartilagineux n’intéresse que la partie articulaire de la
cavité cotyloïde.
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- Le bourrelet cotyloïdien (labrum acétabulaire) est un bourrelet fibrocartilagineux
enroulé sur le pourtour de la cavité cotyloïde. Il comble les échancrures ilio-pubienne et
ilio-ischiatique, mais il surplombe l’échancrure ischiopubienne qu’il transforme en un
orifice ischiopubien. On donne le nom de ligament transverse de l’acétabulum à cette
partie du bourrelet qui surplombe l’échancrure ischiopubienne. Le bourrelet présente :
une face adhérente ou base par laquelle il s’insère au sourcil cotyloïdien ;
une face interne, concave, lisse, articulaire ; qui se continue avec la surface articulaire de la
cavité cotyloïde, et
une face externe, convexe, où s’insère la capsule articulaire.
2. Moyens d’union
Les surfaces articulaires sont maintenues en contact par :
une capsule articulaire ;
des ligaments qui renforcent cette capsule, et
un ligament indépendant de la capsule articulaire appelé ligament rond.
a. Capsule articulaire
- Elle s’insère, du côté iliaque, sur le pourtour osseux du sourcil cotyloïdien et sur la partie
attenante de la face externe du bourrelet cotyloïdien. Au niveau de l’échancrure ischio-pubienne,
elle s’attache à la face externe du ligament transverse.
- L’insertion fémorale se fait :
en avant sur la ligne intertrochantérienne (intertrochantérique) antérieure ;
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en arrière sur une ligne passant à l’union du 3 externe et des 3 internes de la face
b. Les ligaments
b1. Ligament ilio-fémoral ou ligament de Bertin.
C’est un ligament en éventail recouvrant la face antérieure de la capsule articulaire. Il s’attache en
haut, à son sommet, au-dessous de l’épine iliaque antéro-inférieure. De là, il s’étend en
s’élargissant jusqu’à la ligne intertrochantérienne antérieure où il se fixe. Cet éventail fibreux
donne 2 épaississements : l’une à sa partie supérieure appelé ligament ilio-prétrochantérien,
l’autre à sa partie inférieure appelé ligament ilio-trochantinien.
- Le faisceau ilio-pré-trochantérique s’attache au tubercule prétrochantérien ; il est
particulièrement recouvert par deux lames fibreuses du petit fessier.
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- Le faisceau ilio-prétrochantinien s’attache sur l’extrémité inférieure de la ligne
intertrochantérienne antérieure.
B2. Ligament pubo-fémoral
Il s’insère en haut sur la partie antérieure de l’éminence ilio-pectinée et sur la lèvre antérieure de la
gouttière sous pubienne. De là ; ses fibres se portent en bas, en dehors et un peu en arrière et se
fixent sur la partie antérieure de la dépression prétrochantérienne. Il est sur le même plan que le
faisceau profond du muscle pectiné avec lequel il se confond en dedans.
supérieurs de sa face postérieure et qui présente deux facettes latérales concaves, les surfaces
articulaires interne et externe qui s’opposent aux versants de la trochlée fémorale. Les deux
facettes latérales sont séparées par une crête mousse verticale, en rapport avec la gorge de la
trochlée. La surface articulaire est revêtue d’une épaisse couche de cartilage.
2. Moyens d’unions
Ils comprennent : une capsule articulaire et des ligaments.
a. capsule articulaire
C’est une gaine fibreuse qui s’étend de l’extrémité inférieure du fémur à l’extrémité supérieure du
tibia. Elle présente, en avant une solution de continuité qui répond à la surface articulaire de la
rotule.
L’insertion fémorale se fait :
- en avant sur le creux sus-trochléen,
- latéralement, au dessus de la gouttière latérale sus-condylienne et,
- en arrière, au dessus des condyles.
L’insertion tibiale se fait en avant sur le bord antérieur de la surface rugueuse pré-spinale.
Ensuite, elle passe, de chaque côté, à 4 où 5 cm au-dessous du cartilage glénoïdien et, en
arrière, elle longe le bord du revêtement cartilagineux glénoïdien avant de se confondre
avec le ligament postérieur.
L’insertion rotulienne borde le cartilage de la surface articulaire.
b. Les ligaments ;
b1. ligaments antérieurs
Ils se répartissent en trois plans : le plan profond ou capsulaire, le plan moyen ou tendineux, et le
plan superficiel ou aponévrotique (fascial).
- Plan capsulaire
Il est formé des ailerons de la rotule (rétinaculum patellaires) et des ligaments ménisco-rotuliens
(patellaires).
Les ailerons de la rotule : au nombre de deux ; l’interne et l’externe ; ils naissent des bords
latéraux de la rotule et s’étendent latéralement pour s’insérer sur les condyles fémoraux
correspondants.
Ligaments ménisco-rotuliens : ils sont au nombre de deux ; l’interne et l’externe. Ce sont
des trousseaux fibreux qui s’étendent obliquement de la partie inférieure des bords latéraux
de la rotule au bord externe ou convexe du ménisque interarticulaire correspondant.
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- Plan tendineux :
Il est constitué par le tendon ou ligament rotulien (patellaire), les expansions tendineuses du
quadriceps qui naissent des muscles vastes et se terminent sur la rotule et sur les tubérosités
latérales du tibia et l’expansion prépatellaire du tenseur du fascia lata.
- Le tendon rotulien s’attache à la partie inférieure, irrégulière et saillante, de la tubérosité
antérieure du tibia.
- Les expansions antérieures des muscles vastes : certaines sont verticales et partent du
tendon d’insertion des muscles vastes au bord latéral de la patella et du ligament patellaire
ainsi qu’au tibia ; d’autres sont obliques et croisent la ligne médiane pour se terminer sur la
tubérosité tibiale du côté opposé.
- L’aponévrose d’insertion du fascia lata, placée en avant des expansions tendineuses du
quadriceps, s’insère en grande partie sur les bords externes de la rotule et sur la tubérosité
externe du tibia.
- Plan aponévrotique ou du fascia superficiel
L’aponévrose superficielle recouvre la face antérieure de l’articulation et se continue en haut avec
le fascia fémoral et en bas avec le fascia jambier.
- Entre ces différents plans, tendineux et aponévrotique, existent des bourses séreuses.
b2. Ligament latéral interne
Il se compose de deux parties : l’une principale, tendue du fémur au tibia ; l’autre accessoire située
en arrière de la précédente et formée des faisceaux qui vont du fémur et du tibia au fibrocartilage
articulaire interne.
- La partie principale s’insère en haut sur l’arête verticale que présente le sommet de la tubérosité
du condyle interne et sur une dépression située en arrière de cette articulation, au dessus du
tubercule du grand adducteur et de l’attache du jumeau interne (chef médial du muscle
gastrocnémien). De là, des fibres se portent en bas et légèrement en avant en s’élargissant et
adhèrent, en passant, au fibrocartilage semi-lunaire, puis à la tubérosité tibiale. D’autres fibres
descendent plus bas, recouvrent le tendon du demi-membraneux et s’attachent à la partie
supérieure du bord interne du tibia ainsi qu’à la partie attenante, rugueuse, de la face interne de cet
os. Les fibres postérieures de ce ligament se perdent en bas avec celles du demi-membreux sur
l’aponévrose du muscle poplité.
- La partie accessoire du ligament est composée des fibres obliques qui irradient des insertions
fémorales et tibiales à la face périphérique du fibrocartilage interne où elle se termine.
b3. Ligament latéral externe
C’est un cordon fibreux, épais, arrondi, tendu du condyle externe du fémur, au-dessus de la
fossette du poplité et au-dessous de celle du jumeau externe (chef latéral du muscle
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gastrocnémien), à l’extrémité supérieure du péroné (fibula), dans sa partie antéro-externe, en
avant de l’apophyse styloïde (apex de la tête fibulaire).
2. Moyens d’union
Une capsule articulaire et 2 puissants ligaments maintiennent en présence les surfaces articulaires.
Ligament vertébral commun postérieur : situé sur la face postérieure des corps
vertébraux et des disques intervertébraux, il s’insère en haut sur la gouttière basilaire de
l’occipital et se termine en bas sur la première vertèbre coccygienne.
2° Les apophyses épineuses sont unies entre-elles par les ligaments inter-épineux et par le
ligament sur-épineux.
- Les ligaments inter-épineux sont des membranes fibreuses qui occupent l’espace compris entre
2 apophyses épineuses voisines.
Leurs faces répondent aux muscles spinaux.
- Le ligament sur-épineux est un cordon fibreux qui s’étend, sur toute la colonne vertébrale, en
arrière des apophyses épineuses et des ligaments inter-épineux.
Aux lombes, ce ligament se confond avec le raphé produit par l’entrecroisement des
fibres tendineuses des muscles du dos.
Au cou, le ligament sur-épineux prend le nom de ligament cervical postérieur qui forme,
en arrière des vertèbres, une cloison médiane intermusculaire qui s’étend jusqu’à
l’aponévrose superficielle.
3° Les apophyses transverses : sont unies entre-elles par des ligaments intertransversaires.
- Au cou, ces ligaments sont remplacés par des muscles inter-transversaires,
- Au dos, ils relient le sommet des 2 apophyses transverses voisines.
- Aux lombes, ils unissent les tubercules accessoires qui représentent les tubercules
transversaux.
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2. Articulation sacro-vertébrale ou lombo-sacrale (L5-sacrum)
Elle est presque semblable aux articulations qui unissent les vertèbres lombaires entre-elles. Elle
présente cependant deux particularités intéressantes :
1° La surface articulaire du corps de la S1 est inclinée à 45° sur l’horizontale et regarde en avant ;
2° Les surfaces des apophyses articulaires supérieures du sacrum regardent un peu en dedans et
surtout en arrière.
De ces deux dispositions particulières, il résulte que la L5 est à cheval sur la S1.
Les ligaments intertransversaires de l’articulation sacro-vertébrale sont très développés ; ils sont
appelés ligaments sacro-vertébraux.
3. Articulation sacro-coccygienne
C’est une amphiarthrose, les surfaces articulaires sont unies par 1 ligament interosseux et par des
ligaments périphériques.
- Le ligament interosseux est analogue à un disque intervertébral, il est ossifié chez le
vieillard ;
- Les ligaments périphériques se distinguent en ligaments sacro-coccygiens antérieur,
postérieur et latéraux.
4. Articulation médio-coccygienne
C’est l’articulation qui relie la première vertèbre coccygienne à la deuxième et qui est représentée
par le ligament interosseux, lequel ligament ne s’ossifie pas généralement avant 40 ans.
Mécanisme des articulations de la colonne vertébrale.
Les articulations de la colonne vertébrale sont le siège :
1° des mouvements d’inclinaison très variés, qui se font autour d’une infinité d’axes horizontaux ;
2° des mouvements de rotation qui se produisent autour d’un axe vertical.
Ces mouvements se passent à la fois dans les articulations des corps vertébraux et dans celles des
apophyses articulaires.
- Dans les mouvements d’inclinaison, le disque intervertébral diminue de hauteur du côté où
se produit l’inclinaison et augmente de hauteur du côté opposé.
- Dans les mouvements de rotation, le disque subit un étirement que limitent la résistance et
la faible élasticité des fibres qui composent les ligaments.
Le noyau central gélatineux agit comme un coussin d’eau et disperse, dans toutes les directions,
les pressions qu’il supporte.
- La région cervicale est la partie la plus mobile. Tous les mouvements présentent dans cette
région leur plus grande amplitude. Cela tient à la hauteur des disques qui est relativement
plus grande dans cette région que dans les régions dorsale et lombaire.
- La région dorsale est beaucoup moins mobile que la région cervicale.
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- La région lombaire est le siège des mouvements de flexion et d’extension d’assez grande
amplitude. Les mouvements d’inclinaison latérale y sont peu étendus et ceux de rotation
très réduits.
1. Articulations costo-vertébrales
Les côtes sont unies à la colonne vertébrale par une double articulation :
- les articulations costo-vertébrales proprement dites et
- les articulations costo-transversaires renforcées par des ligaments cervico-vertébraux.
a. Articulations costo-vertébrales proprement dites
Elles se composent de 2 arthrodies séparées par un ligament interosseux. La surface articulaire, du
côté costal, est la tête costale qui présente 2 surfaces articulaires, l’une supéro-interne, l’autre
inféro-externe, séparées par une arête mousse antéro-postérieure.
Cette tête s’adapte à une dépression formée par la demi-facette (facette) articulaire costale
inférieure d’une vertèbre et par la demi-facette (facette) articulaire costale supérieure de la
vertèbre sous-jacente, ainsi que par le segment du disque intervertébral compris entre ces 2 demi-
facettes (facettes).
La tête des première, onzième et douzième côtes ne s’articule qu’avec une seule vertèbre et
présente de ce fait une seule facette articulaire.
Moyens d’union
Les têtes costales sont unies aux corps vertébraux par une capsule articulaire renforcée par les
ligaments vertébro-costal antérieur ou rayonné, vertébro-costal postérieur et interosseux. Le
ligament interosseux est étendu transversalement de l’arête de la tête costale au disque
intervertébral. Chaque articulation possède 2 synoviales séparées par le ligament interosseux.
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b. Articulations costo-transversaires
Ce sont des trochoïdes qui unissent les tubérosités des côtes aux apophyses transverses. Les
surfaces articulaires sont entourées d’une capsule articulaire renforcée par 2 ligaments : le
ligament transverso-costal postérieur et le ligament transverso-costal inférieur. La capsule
articulaire est tapissée en dedans par une synoviale.
Ligaments costo-vertébraux ou cervico-vertébraux
Ces ligaments relient le col de la côte à la vertèbre voisine. Ils sont au nombre de quatre :
- le ligament cervico-transversaire interosseux,
- le ligament cervico-transversaire supérieur,
- le ligament cervico-lamellaire et
- le ligament cervico-méniscal.
2. Articulations costo-chondrales
Ce sont des synarthroses qui unissent les côtes aux cartilages. L’extrémité antérieure des côtes
présente une cavité dans laquelle pénètre l’extrémité externe du cartilage correspondant antérieur.
- Le cartilage est soudé à la côte. Tout autour de la jointure, le périoste costal se continue avec le
périchondre du cartilage et contribue à augmenter la solidité du cartilage.
3. Articulations interchondrales
Elles unissent entre-eux, par leurs bords contigus, les 6 e,7e et 8e cartilages costaux ; Les surfaces
articulaires sont planes et sont maintenues en contact par 1 manchon capsulaire constitué par le
périchondre qui s’étend d’un cartilage à l’autre et qui est renforcé par des minces faisceaux
fibreux. Une synoviale tapisse la face interne de la capsule.
4. Articulations chondro-sternales
Ce sont des articulations des cartilages costaux avec le sternum. Chacune d’elles se compose de 2
arthrodies séparées par 1 ligament interosseux. Elles unissent les 7 premiers cartilages costaux au
sternum.
Les surfaces articulaires sternales ou échancrures (incisures) costales sont des dépressions
anguleuses à 2 versants : l’un supérieur et l’autre inférieur.
Ces échancrures reçoivent l’extrémité interne anguleuse, saillante, des cartilages costaux. Une
capsule articulaire entoure les surfaces articulaires, elle est renforcée en avant et en arrière par des
ligaments chondro-sternaux antérieur et postérieur ou ligaments rayonnés antérieur et postérieur.
Un ligament interosseux est tendu horizontalement de l’arête de l’angle cartilagineux au fond de
l’échancrure costale.
- La synoviale est simple ou double, et dans ce dernier cas, elle est divisée en 2 par le ligament
interosseux.
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5. Articulations chondro-sternales des premier et septième cartilages costaux
- Le premier cartilage costal est généralement uni au sternum par une seule chondrose renforcée
en avant et en arrière par des ligaments triangulaires.
L’articulation chondro-sternale du 7ème cartilage costal est caractérisée par la présence d’un
ligament très résistant, le ligament chondro-xiphoïdien, qui recouvre la face antérieure de
l’articulation et s’entrecroise en avant de l’appendice xiphoïde avec celui du côté opposé.
6. Articulation des différentes pièces du sternum
Les 3 pièces principales du sternum : le manubrium, le corps et l’appendice xiphoïde, sont unies
entre-elles par 2 articulations : l’une supérieure et l’autre inférieure.
a. Articulation sternale supérieure
C’est tantôt une amphiarthrose, tantôt une diarthro-amphiarthrose, qui relie le manubrium au
corps du sternum.
Les surfaces articulaires planes ou ovalaires, encroûtées de cartilage, sont unies par un ligament
interosseux à l’intérieur duquel il se forme par fois une cavité articulaire plus ou moins
développée, transformant ainsi l’amphiarthrose en une diarthro-amphiarthrose.
b. Articulation sternale inférieure
C’est une synchondrose qui relie le corps sternal à l’appendice xiphoïde.
L’ossification est progressive et devient en général complète chez le vieillard.
7. Articulation sterno-costo-claviculaire
2. Articulations sacro-iliaques.
Primitivement une diarthro-amphiarthrose, comme le prouve chez le fœtus l’existence normale
des faisceaux ligamenteux intra-articulaires reliant chez le fœtus les surfaces articulaires entre-
elles. Secondairement, ces tractus disparaissent et l’articulation prend les caractères d’une
diarthrose (Hakim). On pourrait même la classer parmi les condyliennes du fait de l’existence
d’une dépression au niveau de la surface articulaire du sacrum et d’un renflement elliptique au
niveau de la surface articulaire de l’os coxal. Les surfaces articulaires en présence sont donc d’une
part, la surface auriculaire de sacrum (auricule sacrale), et d’autre part, la surface auriculaire de
l’os coxal (facette auriculaire de l’os coxal).
- Moyens d’union
Ils sont représentés par une capsule articulaire renforcée par les ligaments sacro-iliaques
antérieur et postérieur.
4. Membrane obturatrice
C’est une lame fibreuse qui ferme à peu près complètement le trou ischio-pubien.
Toutefois, en haut et en avant, elle se termine par un bord libre, tendu de la crête tuberculaire à la
lèvre postérieure de la gouttière sous-pubienne en ménageant une large ouverture, le canal sous-
pubien.
La membrane obturatrice se compose des fibres entre croisées dans tous les sens, mais dont la
plupart ont une direction à peu près horizontale. Elle est renforcée sur sa face externe par une lame
fibreuse distincte, la bandelette sous-pubienne, qui s’attache en arrière, au tubercule
précotyloïdien et au ligament transverse de l’acetabulum, et se termine en avant sur le tubercule
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ischio-pubien antérieur ainsi que sur le bord du trou ischio-pubien et de la face antérieure du
pubis au voisinage de ce tubercule.