Lombric
Lombric
Lombric
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Le très utile ver de terre mérite bien sa couronne car, même s’il est peu gracieux, il joue un
rôle majeur pour l’environnement. Travailleur acharné, il laboure et enrichit le sol comme
aucun autre animal. C’est pour cela que Pro Natura l’a élu «animal de l’année 2001».
Avec son corps filiforme et visqueux où l’on peine à distinguer la tête de la queue (l’arrière est
plus pâle et moins arrondi que l’avant), le lombric a le physique idéal pour œuvrer sous terre, à
l’abri des regards. (…)
En effet, le lombric - c’est son nom - joue un rôle écologique majeur dans le sol, à l’endroit où
la vie prend racine. Ses galeries dont la profondeur oscille entre 50 cm et 2 m selon la
composition des sols, font de lui le plus grand artisan de l’aération de la terre, de l’amélioration
de sa capacité à retenir l’eau et de la croissance des racines. (…)
Le lombric est hermaphrodite, il n’est donc ni mâle ni femelle mais les deux à la fois. Il est doté
de cinq paires de cœurs latéraux qui envoient le sang vers l’arrière à travers un vaisseau
central. Privé de poumons, il respire par la peau qui doit en permanence rester humide.
Le lombric est aveugle, sourd et muet. C’est un animal au sang froid qui tombe tout de même
dans un état de torpeur s’il fait très froid en hiver. Il s’enroule alors sur lui-même à l’intérieur
d’une cavité tapissée d’excréments.
Pour se déplacer, le lombric s’enfile la tête la première dans les fissures du sol, contractant
ses muscles longitudinaux afin que l’avant de son corps s’épaississe et puisse écarter la terre.
Il peut ainsi déplacer jusqu’à soixante fois son poids, ce qui fait de lui l’un des animaux les plus
puissants au monde ! Une force herculéenne qu’il met au service de la communauté du vivant.