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Notes de Cours

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NOTES DE COURS

INITIATION À LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


Professeur​ KALOMBO

ANDY MALOBA, G2 DROIT B


"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

INTRODUCTION

Ce cours vise à initier les étudiants à effectuer de bonnes recherches en droit. Lesquelles
pourraient par exemple lui permettre de construire un bon Travail de Fin de Cycle, un bon
mémoire, mais également plus généralement un bon Travail Pratique, séminaire, ou autre.

Dans le cadre de cet enseignement destiné essentiellement aux étudiants en droit, il nous a
paru important au-delà de la théorie, d'associer des visées pratiques, pour permettre à ces
derniers (les étudiants) dans la voie de l'apprentissage, de la recherche, de s'acheminer petit
à petit vers une formation de la démarche heuristique qui doit caractériser le juriste.

Notre ambition n'a d'autre but que de réaliser progressivement les objectifs attendus dans le
cadre de cet enseignement.

Nous l'avons certes compris, la réalisation d'un travail de qualité commence par ​l'acquisition
des méthodes.

FINALITÉ DE LA MÉTHODE

Il s'agit de donner à cet étudiant qui est à ses premiers pas d'apprentissage le moyen, la
diligence nécessaire pour réaliser progressivement les exercices de droit, dans les
conditions optimales.

Notre expérience pédagogique révèle que plusieurs étudiants ont tendance et souvent
éprouvent des difficultés à réaliser un travail de fin de cycle malgré toutes ces séries
d'enseignements à la faculté.
Souvent, l'étudiant a tendance à maîtriser cette matière par cœur, pourtant telle approche
n'est pas totalement à écarter, mais plutôt seul un exercice, un entraînement hebdomadaire
dans le cadre du contrôle continu permet de progresser et de réaliser le succès dans les
études.

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

TITRE 1 : RÉDACTION D'UN TRAVAIL DE DUN DE CYCLE

Toute étude suppose une logique conceptuelle, c'est-à-dire, l'organisation logique


d'informations.
En droit, les sources d'information consistent soit dans ​des règles juridiques ​(lois,
règlements, traités), soit dans ​la jurisprudence (​ l'ensemble des décisions de justice suivant
les trois ordres de juridiction), soit dans ​la doctrine ​(ensemble des opinions et théories
développées par les chercheurs).

CHAPITRE 1 : ÉTAPES INITIALES DE LA RECHERCHE

Plusieurs étapes initiales se révèlent importantes parce qu'elles conditionnent la réussite de


l'exercice, car, une dissertation en droit ne consiste pas à reproduire un cours ou un ouvrage
appris par cœur dont l'intitulé correspondrait au thème choisi.
Il faut que votre travail se démarque des autres par son originalité doté d'un dynamisme
propre.

La démarche suivante est importante pour amener à éviter les icebergs dans le parcours.
Pour y arriver, la réflexion sera nécessaire à deux étapes :
- Dans la délimitation du sujet et la mise en relief de la problématique
- Dans la formulation de la réponse à la problématique

Trois préalables importants doivent être respectés dans l'ordre suivant :


A. DÉCRYPTER LE SUJET

Cette étape est importante dans la mesure où son inobservance vous amène à la
catastrophe.
Tout exercice juridique suppose une bonne compréhension du sujet. Il est vain de disserter
sur un sujet non longuement analysé. Il ne faut jamais tenter de réaliser une lecture hâtive
du sujet. Une telle attitude ne peut que conduire à une impasse ou des hors-sujets. Le
temps passé à la lecture du sujet n'est jamais du temps perdu, mais plutôt un investissement
scientifique à long terme.

Disserter ne consiste pas à parler du tout et n'importe quoi, mais toute exclusion doit être
justifiée, à l'instar de toute inclusion.

Pour mener à bien cette étape, l'exigence suivante s'impose : délimiter le sujet de la
recherche puis formuler la problématique.
● Délimitation du sujet
Dans cette tâche, une exigence importante est celle de savoir qu'une définition exacte et
complète de chaque terme évite les hors-sujets.

Comprendre un mot exige de l'appréhender isolément, puis dans son contexte en analysant
les groupes nominaux ou chaque proposition d'une part.

Cette partie nous amène à définir tous les mots clés du sujet.

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

D'emblée, chacun de nous a une certaine idée des mots qu'il rencontre. Hélas, son
acception véritable est souvent plus riche, les termes sont souvent polysémiques. Il faut
alors généralement choisir entre le sens qu'il convient au sujet.
Parfois, plusieurs sens d'un mot peuvent éclairer plusieurs aspects de l'étude, et le
dictionnaire constitue alors un outil important pour cette étape.
Mais il convient également de passer en revue les mots accessoires (conjonctions,
ponctuations).

Le raisonnement suivant serait d'éclater les définitions obtenues enfin de repérer les points
importants sous entendus par le thème de recherche.
Une fois que chaque mot soit compris de manière isolée, il va s'agir d'un autre exercice,
celui de ​contextualiser la compréhension.

D'autre part, puisqu'il faut une réponse à la problématique soulevée par le thème, il existe
quelques façons de vous préparer à l'élimination :
- Être attentif
La formulation du sujet donne souvent ou laisse transparaître des informations dont vous
pouvez avoir besoin dans la rédaction de votre travail. Tel et le cas lorsque je sujet consiste
en une question ou en une affirmation. .
Dans cette hypothèse, la problématique consisterait alors au premier cas à répondre à la
question, et au deuxième cas, à démontrer que l'affirmation est contestable.

La formulation du sujet n'est parfois d'aucune aide. Il en va ainsi lorsqu'elle consiste en un


intitulé sans jugement de valeur. Ex : les conditions de validité du chèque.

- Être imaginatif
Soyez curieux. La curiosité dont il est question est la curiosité scientifique. Un sujet n'est
jamais donné par hasard. Pour le comprendre, posez vous les questions suivantes :
"pourquoi ce sujet aujourd'hui ?" "Est-il l'objet d'un débat de société, de controverses
doctrinales, d'un revirement de jurisprudence récent ?" "Que veut me dire le directeur ?"
"Sur quel point veut-il attirer mon attention ?" "Quelle réflexion attend-il ?"

Soyez joueur. Procédez à des recoupements entre les définitions des différents thèmes du
sujet, fusionnez les, jouez avec, jusqu'à ce qu'une piste voit le jour dans votre esprit.

Soyez critique. Si les mots du sujet contiennent des contradictions entre eux, prélevez les.
Car il s'agît peut-être là de la problématique que l'on attend que vous souleviez. Vous avez
dépassé les éventuelles significations en sélectionnant les sens qui devaient être retenus.
Vous avez jonglé avec les nuances jusqu'à parvenir à mettre le doigt sur le point sensible.
Alors, vous vous trouvez désormais en mesure de formuler la problématique

● Formuler la problématique
Ce n'est que par la formulation de la problématique que vous montrerez au directeur ou au
lecteur que vous avez compris le sujet. L'absence de cette problématique est l'une des
explications au fait que puisse parfois prospérer des bruits de couloir aux termes desquels

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

deux étudiants ayant présenté dans leurs copies les mêmes connaissances ont obtenu des
notes différentes.

La bonne formulation est éloquente. C'est-à-dire, vous dites tout ce qu'il faut, mais ne dites
que ce qu'il faut.
Votre problématique mérite une seule formulation : ​la bonne.

Le traitement de votre problématique constitue le but que vous fixez à votre démonstration,
et ​lorsque vous êtes en ​présence de contradiction, ​soulignez-les. ​Suggérez éventuellement
qu'elle dissimulent une cohérence. Mais n'en revenez pas trop à cet endroit qui est destiné à
être incorporé dans l'introduction que vous rédigerez.
- Vous pouvez choisir de ​démontrer que le thème abordé contient les contradictions :
une telle démarche aboutit à un travail moyen ou assez bon.
- Vous pouvez choisir de ​démontrer que les contradictions contenues dans le thème
dissimulent en réalité une cohérence. ​Cette démarche aboutit à un bon ou un très
bon travail.

/// Dans cette même problématique, il y a lieu d'ajouter ​l'intérêt de votre sujet, ​c'est-à-dire,
l'intérêt qu'il existe à résoudre la problématique qu'il sous-entend.

B. RECENSER LES CONNAISSANCES

Les connaissances vous serviront à argumenter vos positions : elles doivent être exactes
sous peine d'affaiblir votre démonstration. Sans connaissances suffisantes sur le thème,
n'espérez pas comprendre la problématique sous-jacente. C'est pourquoi vous devez ici tirer
les bénéfices de votre mémoire et de votre travail.

Lorsque vous êtes chez vous, vous allez utiliser successivement deux sortes de documents
en privilégiant toujours le plus récent :
- D'abord, vous reliez ​votre cours ainsi que la partie des ouvrages généraux q ​ ui
révèlent la place occupée par votre sujet au sein de la matière dont il est issu.
- Ensuite, après ce défrichage, vous pouvez éventuellement vous tourner vers des
ouvrages plus précis.
Mais attention, ils constituent comme une lentille d'un microscope, cad que le
chercheur qui s'y aventuerait sans avoir véritablement toisé le sujet s'y perdrait très
vite sans en retirer aucun bénéfice. Il est probable qu'il s'y noierait sous une tonne de
considérations dont il ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants.

Sur votre table, vous n'aurez à votre disposition que les fruits de votre mémoire et du
courage dont vous aurez fait preuve pendant l'année. À défaut, tournez-vous vers un autre
sujet.

Laissez votre imagination vagabonder sur tout le terrain qui peut servir votre démonstration.
Faites en une liste verticale sur le brouillon. A ce stade, ne cherchez pas à faire de jolies
phrases ou à restituer les phrases du cours. Vous perdrez inutilement du temps.
Sélectionnez ensuite les connaissances que vous présenterez parce que vous n'êtes pas

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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

censés dire tout ce qui concerne votre sujet. Un sujet de dissertation n'est pas un prétexte
pour raconter ce que l'on sait en général (tout et n'importe quoi), mais ce que l'on doit savoir
en particulier (la réponse précise à la question posée).

Lorsque vous avez compris le sujet, puis vous avez recensé les connaissances utiles, alors
il vous reste maintenant à trouver la structure de votre travail.

C. TROUVER LA STRUCTURE

1. CHOISIR LE PLAN
Sans un plan approprié, vous aboutirez à un propos décousu, sans point de repère pour le
lecteur.

A. Rôle du plan
Le plan est ce qui charpente, forme le squelette de vos connaissances. Il les met en valeur
ou au contraire les ternit. Il nourrit l'ambition d'éclairer les lecteurs et de structurer ses
propos.

L'élaboration d'un travail requiert par conséquent un soin particulier. Au-delà de vos
connaissances, le plan contribue à relever vos capacités d'analyse, de synthèse, de rigueur
et de raisonnement. Créer un plan, c'est opérer des regroupements et des distinctions entre
toutes les connaissances que vous avez rassemblées.
Commencez par réunir les idées par groupe selon la logique. Cet exercice vous amène les
idées finales que vous pourrez structurer en ​deux parties qui vous paraissent assez
logiques.

B. Différentes catégories de plan


Dans la pratique, il y a principalement ​deux catégories de plan ​qui valent ainsi d'être
envisagées :
- Le plan d'idées
Ce sont des plans personnels en originaux. Fruits d'une réflexion approfondie, d'une parfaite
compréhension et d'une excellente connaissance du sujet. Ils permettent au candidat de
présenter une vision originale.

- Le plan type
Un type est une empreinte, un modèle issu d'une moule et qui peut être utilisé pour résoudre
tous les sujets d'une même famille.

2. FORMULER LES INTITULÉS

Si le plan de votre travail est regroupé sous un système de sac à marchandise,


étiquettez-les selon les spécificités des articles. Il ne serait pas nécessaire de les ouvrir à
tout moment pour connaître les contenus.

Il y a lieu de respecter certains impératif :

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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

- Par souci d'efficacité,​ les intitulés doivent révéler clairement la problématique. Les
intitulés doivent être assez courts.

- Par souci de cohérence, les intitulés de vos parties doivent parfaitement


correspondre au plan énoncé à la fin de l'introduction.
Les intitulés sont des étiquettes qui doivent exactement correspondre au contenu.
Sinon, nous nous trouvons dans l'hypothèse où vous offrez à votre ami un chèque
couvrant son séjour en Europe alors qu'il est sans provision. Vous vous rendez
compte de ce degré de déception que vous avez fait accroître dans son chef.
Les intitulés doivent être complémentaires sur le fond.

- Par souci d'esthétique​, évitez les verbes conjugués autrement qu'au participe passé.
Respectez un parallélisme de forme. Si votre premier chapitre contient deux
sections, votre deuxième chapitre contiendra également deux sections.
Soignez la symétrie dans la forme. Si le titre de votre premier chapitre commence par
un article défini, tout naturellement votre deuxième chapitre commencera par un
article défini.

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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

CHAPITRE 2 : ÉTAPE CENTRALE : RÉDACTION DU TRAVAIL

La qualité de notre rédaction comporte deux dimensions complémentaires : il s'agit d'abord


de la forme, ensuite du fond.

SECTION 1 : RÉDACTION DE L'INTRODUCTION

L'introduction d'une dissertation devrait toujours être rédigée après que la rédaction de tous
les autres développements soit achevée (lecture dmet analyse du texte juridique, choix du
plan, choix du titre). La raison de cette tardiveté est qu'elle comporte la trace d'une réflexion
aboutie sur tous ces points. Ne jamais oublier que l'introduction est la porte d'entrée par
laquelle un étranger s'introduit dans votre pensée.

A. GESTION DU TEMPS

Dans le cadre d'une épreuve surveillée, vous n'aurez pas le temps de rédiger tout votre
devoir au brouillon, puis de le recopier. Mais il est indispensable que vous rédigiez
méticuleusement l'introduction au brouillon avant de le recopier au propre. Cette rédaction
au brouillon montre combien l'introduction est indispensable. C'est par elle que votre
correcteur se fait une idée de votre personne. Il faut casser le mythe selon lequel il faut
commencer l'introduction par des considérations générales et assez éloignées du sujet tout
en s'approchant petit à petit pour parvenir à la fin de l'introduction au noeud du sujet. Or,
dans la gestion du temps, on a pas de ligne à perdre, chaque ligne doit être utile.

Il y a peu de chances qu'une introduction de moins d'une page soit suffisante compte tenu
de tous les objectifs qu'elle doit atteindre : ​délimiter le sujet, éveiller l'intérêt du lecteur,
annoncer la problématique et le plan qui doit vous permettre de la résoudre.

B. MOMENTS DE L'INTRODUCTION

Lorsqu'on parvient à respecter toutes ces exigences, il y a cinq moments successifs à


discerner :
1. Le premier moment de votre introduction est constitué de la ​phrase d'accroche.​ Il
s'agit dès la première ligne d'accrocher l'attention du lecteur. Une courte citation
pertinente y parvient parfaitement. La phrase d'accroche idéale est celle qui ne
pourrait être servie pour un autre sujet. Si vous ne la trouvez pas, passez
directement à l'objectif suivant. Cela vaut mieux que de commencer par ces formules
aussi médiocres que fréquentes : « de nos jours...», « de tout temps… », « il ne fait
aucun doute que...», etc.

2. Le deuxième moment consiste à ​délimiter le sujet.​ La délimitation des termes suit


immédiatement la phrase d'accroche. Elle n'englobe pas forcément tous les termes
définis lors de la phrase préparatoire, mais tous ceux qui exerce une influence sur la
délimitation du sujet.
L'insertion des définitions dans l'introduction ne doit pas être lourde. À partir de
chaque définition, vous devez bien montrer comment la délimitation du sujet se

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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

trouve influencée. Vous fixez ici d'une part ce dont vous pourrez parler, et d'autre
part ce qui serait hors sujet.

3. Le troisième moment consiste à ​éveiller ​l'intérêt ​du ​lecteur​. Sachez éveiller l'intérêt
du lecteur en replaçant le sujet dans son contexte historique, juridique, sociologique.
Montrez certains des enjeux de la résolution de la problématique. Suggérez
certaines particularités apparemment incompréhensibles, mais que vos
développements ultérieurs permettront d'éclaircir.

4. Le quatrième moment vous permet ​d'exposer la problématique. Vous fixez ici la


façon dont vous parlerez du sujet, votre angle d'attaque et ce que vous démontrerez.

5. Le cinquième moment consiste à ​annoncer le plan. Soignez l'annonce du plan à la fin


de l'introduction. L'enchaînement fluide de votre annonce de plan avec celui qui vous
lit. Il doit au contraire l'avoir deviné à partir de la formulation de la problématique.

Ex : le sujet de votre dissertation est ​« la garde ».


Problématique : quoi que les choses et les personnes doivent nécessairement être
distinguées et se voir appliquer un régime juridique différent, il n'est pas certain que les
notions de garde des choses et garde des personnes doivent l'être aussi.

Annonce du plan : c'est pourquoi, il résultera d'une première partie l'identité des notions,
tandis qu'une seconde partie exposera la différence des régimes.

SECTION 2 : MÉTHODE D'ACCÈS À LA LÉGISLATION, DOCTRINE ET


JURISPRUDENCE

A. LA LÉGISLATION

Toute recherche en droit suppose la connaissance des textes législatifs relatifs à la matière
examinée.
Par ​législation, o​ n entend l'ensemble des règles générales de conduite édictées par les
autorités auxquelles l'ordre juridique reconnaît cette compétence.
A côté de celle-ci, il existe d'autres normes dont l'expression n'est pas l'émanation de
l'autorité compétente mais font partie intégrante du droit écrit. Il s'agit : de la ​coutume,
l'équité, et les principes généraux de droit.

La législation résulte des normes contenues dans les codes mais également du journal
officiel. Une recherche sur base de la législation avons-nous constaté à ce jour pose
d'énormes difficultés en raison de la surproduction législative. Ce qui convient pour les
étudiants, mais aussi les praticiens du droit, de s'assurer systématiquement que les textes
invoqué au soutien de leur raisonnement, de leur démonstration est toujours de droit positif
et qu'une réforme n'est pas venue modifier le texte. L'étudiant, pour sortir tête haute, aura
intérêt à se familiariser avec la consultation de la loi à travers le journal officiel, et les
différents codes privés dès le début de l'année universitaire et de poursuivre cette pratique
régulièrement en liaison avec les cours et les séances de travaux dirigés. La loi ou les codes

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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

doit être pour l'étudiant un ami ou un compagnon fidèle. Cet exercice permet à l'étudiant d'y
découvrir des sources d'idées, des solutions jurisprudentielles, des suggestions de plans,
mais il n'en restera pas moins des omissions, certes, mais qu'il faut combler et l'adaptation
au cas d'espèce qui vous est proposé. Il appartient à cet étudiant, pour la solution juste du
problème posé, d'apprécier la règle juridique en se référant à l'opinion de la doctrine et à
l'évolution de la jurisprudence.

EXIGENCES DE LA NORME

Les sources normatives obéissent à un certain nombre de principes :


- Le principe de la hiérarchie​ :
Il convient de rappeler que le système congolais est moniste. Ce qui implique l'intégration du
droit étranger dans le système interne (procédure de ratification).
L'article 215 de la constitution reconnaît la supériorité des traités internationaux sur les lois
votées par le parlement.
L'article 216 renchérit en instituant un contrôle préalable des traités avant leur entrée en
vigueur en droit congolais.
Ce principe nous intéresse dans le cadre de cet enseignement, dans le mesure où il va de
soi que la recherche normative commence par les textes du niveau supérieur (Constitution,
lois, etc) ; et ensuite seulement sur les dispositions réglementaires.

- Le texte en vigueur
La difficulté du chercheur juriste est au niveau de la surproduction des lois ; lesquelles sont
en vigueur, et lesquelles sont abrogées ?
On tentera de répondre à la problématique selon laquelle on ne retiendrait que la doctrine et
la jurisprudence relative au dernier état de texte étudié. Cette problématique mérite d'être
nuancé.
Deux situations se présentent :
- Vous abordez un sujet de recherche dont les textes nouveaux utilisés est identique
avec l'ancien texte et que vous devez en appui de vos arguments, faire mention de la
jurisprudence et de la doctrine. Dans ce cas d'espèce, la doctrine et la jurisprudence
relative à l'ancien texte peuvent être exploitées.
- Si le texte utilisé a subi des modifications qui ont altéré la portée de la disposition
énoncée, alors dans ce cas il ne peut pas être fait référence, sauf dans l'hypothèse
d'une étude comparative. La plus extrême prudence s'impose donc.

1. LES PUBLICATIONS OFFICIELLES ET OFFICIEUSES

A. LES ÉDITIONS OFFICIELLES

L'édition officielle d'un texte de loi est réalisée par la direction du journal officiel. Ce dernier
est l'instrument privilégié de mise à connaissance du public de textes de lois. Une fois la loi
publiée dans ce document, le législateur y attache une certaine présomption exprimée par
un vieil adage « nul n'est censé ignorer la loi », désormais inscrit dans la constitution. Et
donc, les populations sont supposées la connaître. Paradoxalement, avec une obligation

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pesant sur l'autorité, pris dans un système démocratique, d'informer la population de la règle
édictée.
Aux termes des articles 3&4 du décret n° 046-A/2003 du 28/03/2003 portant création,
organisation et fonctionnement d'un service spécialisé dénommé « journal officiel de la
République Démocratique du Congo », en abrégé « J.O RDC » , le journal officiel a
notamment pour mission : la publication et la diffusion des textes législatifs et réglementaires
conformément à la constitution.

B. LES ÉDITIONS NON OFFICIELLES

Ce sont des éditions réalisées à titre privé par des éditeurs commerciaux sous la direction
de spécialistes. Ce travail des éditeurs privés a facilité la recherche, en rassemblant en des
ouvrages officieux mais plus pratiques, l'essentiel des dispositions du niveau législatif et
réglementaire.
En cas de contradiction entre la version officielle et celle officieuse, c'est la version officielle
qui est considérée.

2. LES TRAVAUX PRÉPARATOIRES

Une méthode privilégiée d'interprétation consiste dans la consultation des travaux


préparatoires. C'est-à-dire, l'ensemble des documents relatant les étapes de l'élaboration du
texte. Cette technique permet de découvrir la ​ratio legis de la norme, cad la raison d'être de
la loi. Pourquoi cette loi, quelles sont ses objectifs, quelles lacunes entend-elle combler ?
Quelle amélioration se force-t-elle d'apporter ? Quelles sont les intentions de l'auteur du
texte dans l'utilisation de tel ou tel autre terme ou dans la modification de telle ou telle autre
expression ? A-t-il envisagé l'application de cette norme a telle situation qu'il ne prévoit pas
expressément ?

On notera que ​les réponses fournies éventuellement par les travaux préparatoires ne
revêtent aucune valeur normative ; elles ne constituent qu'une élément d'information et ne
prévalent pas sur le texte lui-même. Par ailleurs, en présence d'un texte clair, il n'y a pas lieu
de recourir aux travaux préparatoires : « clara non sunt interpretanda ». Les opinions
exprimées au cours des travaux préparatoires ne sauraient attribuer à la loi une portée
différente de celle résultant du texte. Elles ne peuvent suppléer en l'absence d'une
disposition dans le texte même de la loi.

Cette consultation est indispensable lorsqu'il s'agit des textes récents n'ayant pas encore fait
l'objet de commentaire doctrinaux ou de précisions jurisprudentielles.

Autant qu'une loi a une adresse de référence, autant les travaux préparatoires l'ont
également. La consignation des travaux préparatoires se trouvent dans les documents
ci-après :
- Les documents parlementaires (doc. parl.) : sont généralement des documents dans
lesquels sont consignés les étapes initiales de l'élaboration des dispositions
législatives ainsi que les dispositions constitutionnelles distribuées aux
parlementaires avant la discussion en séance publique (toutes chambres comprises)

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- Les annales parlementaires (an. parl.) : contiennent les comptes rendus


authentiques et intégraux des discussions en séances publiques ainsi que les
résultats des votes, mais aussi les débats des réunions publiques des commissions.
- Les comptes rendus analytiques (c.r.an) : tiennent lieu de procès-verbal provisoires
des discussions et votes qui se déroulent au parlement.
- Les bulletins des questions et réponses (bull. Q.r) : reprennent les textes des
questions et réponses posées par les parlementaires aux membres du
grouvernement et les réponses qui y sont apportées.

B. LA JURISPRUDENCE

1. NOTIONS, RÔLES ET PUBLICATIONS DE LA JURISPRUDENCE

A. NOTIONS

La jurisprudence est l'ensemble des décisions rendues par les cours et tribunaux sur une
matière qui leur est soumise (tous les ordres de juridiction).

B. RÔLE

La mission de trancher le litige qui oppose les personnes morales ou physiques en violation
d'une règle de droit revient au juge. Or, souvent la loi est parfois rédigée en des termes
généraux, voir ambigus, ​les règles générales de conduite doivent être interprétées.​ Telle est
la fonction première de la jurisprudence.

Une deuxième fonction se manifeste lorsque le juge se trouve ​en présence d'une situation
non réglementée par la loi, se refusant la loi du silence, il lui appartient d'y suppléer en
recourant notamment aux principes généraux, à l'équité et à la coutume.

Une troisième fonction se résume à ​adapter les règles de droit au contenu des différends en
présence suivant les évolutions de la vie de la société.

Il convient de souligner que par ses décisions, le juge attire l'attention du législateur sur la
nécessité d'intervenir en vue d'opérer l'une des réformes ou de combler des lacunes, mais
aussi, la doctrine peut exercer cette fonction incitative à la naissance d'une loi.

En définitive, ​le droit est ce que la jurisprudence est sur le fait.

On ne connait bien une règle que lorsqu'on se rend compte de son importance après l'étude
d'une décision de justice à laquelle son application a eu lieu.
Bref, ​la jurisprudence, c'est le droit concret, c'est le droit incarné, c'est le droit vécu, c'est le
droit pratiqué sur le terrain.

C. PUBLICATION

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La publication pas assez abondante de la jurisprudence rend la recherche difficile, et


pourtant, cette diffusion de l'intégralité de la jurisprudence devrait se faire suivant les
juridictions supérieures vers les juridictions inférieures, ou vice versa.
Chaque décision (jugement ou arrêt) est définie par son numéro​. Ce numéro comporte dans
les deux ou quatre premiers chiffres l'année de formation de l'action selon la juridiction saisie
; un tiret ; puis le numéro d'ordre du recours. Par exemple : « 13-12567 » signifie (s'agissant
d'un arrêt) que le pourvoi est le numéro 12567, mais enregistré au cours de l'année 2013. Le
numéro de l'action intentée en justice joue un rôle important dans la recherche sur base des
données, car il constitue un identifiant unique de l'arrêt. Le meilleur chemin numérique vers
un arrêt consiste donc à retenir ce numéro.

Le second moyen d'identification d'un arrêt est le numéro de greffe. I​ l s'agit d'un numéro de
l'arrêt. Par ex : le numéro 1513 est tout simplement le 1513e arrêt rendu par la chambre
considérée au cours de l'année. Ce numéro n'apparaît que sur l'arrêt tel qu'il est diffusé par
la cour.

Par ailleurs, en ce qui concerne le signalement, chaque fois qu'un arrêt est rendu, la
chambre qui l'a rendu décide de sa publicité. Cette décision de publier ou non est prise au
cours du délibéré.

Il faut noter que, plus qu'un arrêt est en haut de la hiérarchie, plus il a vocation à être de
principe. Inversement, sa place en bas de la hiérarchie limite sa portée. Les arrêts les plus
intéressants sont publiés, cad, leur publication sera effectuée dans la revue officielle publiée
par la direction, intitulé « bulletin des arrêts de la cour ».

Pour procéder à la recherche personnelle de la jurisprudence, la meilleure manière est de


consulter en premier lieu ​le répertoire et fichier de jurisprudence.

2. LES RECUEILS DE JURISPRUDENCE

Il y a :
- Le bulletin des arrêts de la cour de cassation
- Les grands arrêts de la jurisprudence souvent édités par les auteurs sous forme
d'ouvrage
- Les recueils et revues généraux :
- Le recueil Dalloz Syreil : ce recueil comprend d'une part la jurisprudence de la
cour de cassation, et d'autre part les lois et les décisions diverses.
- La gazette du palais : continent la doctrine, les arrêts commentés, les
sommaires de jurisprudence et le bulletin législatif.

En somme, beaucoup de revues juridiques comportent une troisième consacrée à la


législation. Cette partie n'est pas la reproduction intégrale des lois et décrets, mais en réalité
une sélection des principaux textes les plus importants pour le lecteur de la revue en
fonction des cibles des lecteurs visés.

C. LA DOCTRINE

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1. DÉFINITION

La doctrine est définie comme l'ensemble des opinions et théories exposées par les
professeurs de droit, les professionnels (avocats et magistrats), et les intellectuels de la
spécialité. La doctrine est essentiellement constituée d'ouvrages, mais aussi des notes
publiées dans les revues juridiques.
Quant à la forme des études doctrinales, elles varient en fonction du thème que l'auteur
entend y consacrer. Concrètement, lorsqu'en raison de sa pratique professionnelle, un
auteur estime bien maîtriser une matière, il peut paraître opportun de faire bénéficier autrui
de ses connaissances. Sa première source d'inspiration est bien évidemment la loi régissant
le thème sous examen. L'auteur tiendra également compte des applications
jurisprudentielles auxquelles la loi commentée a donné lieu, ainsi que des opinions
doctrinales déjà publiées sur le thème développé. On distingue alors :
- la doctrine ​de lege lata q​ ui se borne à expliquer le texte et à rendre compte de la
manière dont ceux-ci sont appliqués.
- Et la doctrine ​de lege ferenda qui se veut critique et suggère des uns des
infléchissements jurisprudentiels.

Une autre distinction peut être faite entre : ​La doctrine de législation, de jurisprudence et
d'enseignement​ :
- La doctrine de législation ​porte généralement sur des textes particulièrement récents
n'ayant pas encore fait l'objet d'applications jurisprudentielles.

- Il arrive que le commentaire porte directement sur l'œuvre jurisprudentielle : c'est ​la
doctrine de la jurisprudence. ​Elle revêt deux formes :
- La note ou observation : est une étude par laquelle un auteur dénommé «
arrêtiste » passe au crible une seule décision de justice.
- L'examen ou chronique de jurisprudence : fournissent une vue synthétique et
critique d'un ensemble de décisions pendant une période déterminée, qui
toutes tranchent des litiges à propos d'un même thème.

- La doctrine d'enseignement c​ onsiste en un commentaire synthétique des matières


relevant d'une branche. Ex : droit de la famille. Traditionnellement, elle revêt la forme
de syllabus.

Rappelons brièvement que le rapport entre la loi, la doctrine et la jurisprudence ne s'impose


qu'aux parties en litige. Tandis qu'une opinion doctrinale n'engage que son auteur.

2. RESCENVEMENT DE LQ DOCTRINE

Après avoir découvert et lu les textes légaux régissant le thème étudié, le chercheur
s'efforce de recueillir une documentation aussi complète que possible sur ce thème, tant
dans le domaine docurinsl que jurisprudentiel.

A. Les fichiers et catalogues des bibliothèques

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

Quelle que soit la forme de l'étude, les opinions des auteurs figurent dans les bibliothèques
de droit et autres. Pour s'en percevoir, le chercheur consultera les fichiers de cette
bibliothèque.
Il existe plusieurs types de fichiers :
- Les fichiers onomastiques : qui rescenssement les études par noms de leurs auteurs
dans l'ordre alphabétique.
- Les fichiers analytiques : classent les études par thème ou par mots clés en suivant
l'ordre alphabétique
- Les fichiers topographiques : ils attribuent une côte à chaque ouvrage ou revue.

B. Les répertoires bibliographiques


Sont regroupés en répertoires généraux et spéciaux.
Les répertoires bibliographiques généraux recensent les publications doctrinales quels que
soient leurs auteurs et leurs formes. Ils font donc référence aux études les plus variées sur
des thèmes relevant de n'importe quelle branche du droit.

Les répertoires bibliographiques que spécialisés recense les publications doctrinales


propres à une branche du droit ou une matière précise.

C. Les chroniques bibliographiques des revues juridiques


En effet, l'auteur et l'éditeur d'ouvrage entendent lui donner une diffusion aussi large que
possible : il s'agit donc d'informer le lecteur potentiel de la parution de cet ouvrage.

3. CONSULTATION DE LA DOCTRINE

Des suggestions sont émises à ce propos. Ainsi, il est recommandé d'aller du plus général
au plus particulier.

A. L'ordre de lecture
Un principe dégagé par le bon sens recommande ​d'aller du plus général au plus particulier.
Ce qu'il convient d'avoir d'emblée une vue d'ensemble de la matière en fin de bien la situer
dans son contexte.
Un autre principe indique de ​lire les études décrivant le droit applicable (​ doctrine de lege
lata) ​avant celles qui les critiques et suggèrent de les modifier (​ doctrine de lege ferenda).

1. Les encyclopédies
Ouvrage collectif de grande envergure qui abordent qui abordent l'ensemble des matières
juridiques, soit de celles qui relèvent de plusieurs branches ou d'un secteur du droit. Elles
présentent ainsi un vaste panorama de la science juridique.

2. Les traités, manuels et précis


Ici, l'objet de commentaire se rétrécit. Il ne s'agit plus d'expliquer toutes les matières
juridiques, mais seulement celles qui relèvent d'une même branche (Ex : traité de droit de la
famille), mais seulement ceux qui relèvent d'une même branche (ex : traité de droit civil,
manuel de droit commercial).

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

Les auteurs du droit des traités consacrent une large place aux réflexions critiques, à
l'exposé des controverses, au mérites respectifs des diverses thèses doctrinales et
interprétations jurisprudentielles.

3. Les contributions aux ouvrages collectifs et mélanges


Ce sont des recueils d'articles différents et publiés en hommage à la personne ou à la
mémoire d'un maître qui a illustré sa discipline. Il s'agit des ouvrages collectifs en un ou
plusieurs volumes composés des contributions ou articles rédigés par différents auteurs.

4. Les thèses des doctorants


Elles constituent une recherche sur un point précis du droit. Certaines thèses ne sont pas
publiées mais simplement dactylographiées ou polycopiées. Elles sont le plus souvent
accessibles dans des bibliothèques universitaires, soit sous forme de microfiche, soit sous
forme de papier.

5. Les articles de revues


Aujourd'hui, la doctrine s'exprime surtout sous forme d'articles. Il s'agit d'études brèves et
limitées. Cette forme de publication permet aux auteurs de rédiger sur une œuvre
d'actualité.

6. Les notes d'arrêts (observations) et les examens (chroniques) de


jurisprudences.
Une note ou observation consiste en un commentaire critique d'une seule décision de
justice. L'arrêtiste est bien évidemment spécialiste de la matière ayant donné lieu au litige
tranché ou le jugement commenté.
Un examen ou chronique consiste en une étude critique d'un ensemble de décisions
publiées dans diverses revues, mais rendues à propos d'une même matière pendant une
période déterminée.

SECTION 2 : L'ÉCRITURE SCIENTIFIQUE

Le mémoire est une contribution à la science. Le sujet du travail scientifique doit être neuf et
original. Il ne peut pas avoir été traité ni ici ni ailleurs. Autrement dit, le sujet de mémoire doit
être caractérisé par son originalité.

PARAGRAPHE 1 : LES NUMÉROTATIONS

Dans un travail scientifique, les parties et les chapitres sont numérotées en ​chiffres romains​.
Tandis que les sections et les paragraphes s'annoncent en ​chiffres arabes. E ​ n outre, les
lettres capitales introduisent les subdivisions à l'intérieur de chaque paragraphe.
Ex :
- L'épigraphie
- In memoriam
- Dédicace
- Remerciements
- Liste des abréviations, acronymes, sigles

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

///Partie, titre, chapitre, section, paragraphe, A, I, a, 1, -

Il convient de noter qu'il existe plusieurs sortes de numérotation : la ​numérotation ​numérique


(A. 1. a.) ; Et la ​numérisation​ ​décimalisée​ (1. 2. 3…).

PARAGRAPHE 2 : TRANSFORMATION DU PLAN DE TRAVAIL ET LA RECHERCHE


BIBLIOGRAPHIQUE

Pendant la réflexion et la rédaction, le plan provisoire élaboré au début de la recherche se


transforme sensiblement et réellement et finit par devenir ce qu'on appelle la ​table des
matières.
Une fois que votre plan de travail est établi, vous commencez la recherche par
l'établissement d'une bibliographie.​ C'est une liste d'ouvrages et d'articles se rapportant à
votre sujet. Être bibliographie se subdivise généralement par :
- les références aux instruments juridiques consultés
- La doctrine
- La jurisprudence
- Et divers ouvrages généraux ayant conduit à la rédaction dudit travail

Étapes :
- Répertorier les ouvrages dans les répertoires
- Commencer à lire
Comment lire ?
- Chercher dans la table des matières, le point en rapport avec le sujet
- Noter les pages concernées et les photocopier
- Garder chez soi toutes les documentations recueillies
- Lire chacunes d'elles
- Établir le plan de travail

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET UNIVERSITAIRE


UNIVERSITÉ DE KINSHASA
FACULTÉ DE DROIT
DÉPARTEMENT DE DROIT PUBLIC

PLACE DE LA RDC SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE

Par
Andy MALOBA MPIANA
D6

Travail de fin de mémoire


Jacques DJOLI
Professeur ordinaire

Année académique 2019-2020

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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"Parce que seul l'intérêt supérieur général compte"

"À chaque difficulté devrait correspondre une solution"


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