Activite N°1
Activite N°1
Activite N°1
1667 Robert Hooke (1635-1702), scientifique anglais de renom, construisit un microscope composé de
deux systèmes de lentilles. Il rassembla ses observations dans son ouvrage le plus connu : les
Micrographia (1667). Il observe notamment dans du liège des cavités délimitées par des parois : il nomme
« cellules » ces petites unités structurelles, par analogie avec les cellules – petites chambres – des
monastères.
1674 Le drapier néerlandais Antoni van Leeuwenhoek (1632-1723), observe pour la première fois des
cellules vivantes. Leeuwenhoek est connu pour ses améliorations des techniques de microscopie.
Pourtant, ses microscopes sont simples, car constitués d’une seule lentille, mais il développe une
technique pour fabriquer des lentilles d’une qualité et d’une puissance inconnues dans le monde
scientifique de son époque.
1838 Dans l’ouvrage « Contribution à la phytogenèse », Matthias Jakob Schleiden définit les plantes
comme « des agrégats d’êtres individualisés et indépendants qui sont des cellules ». Ses observations
dans des tissus végétaux variés lui ont permis d’identifier un noyau dans chacune des cellules végétales. Il
proposa alors l’idée fausse que la cellule naissait à partir du noyau au sein d’une substance organique
spéciale, nommée « cytoblastème ». Cette erreur persistera pendant plus d’une quinzaine d’années.
1839 Theodor Schwann, dans son projet d’unifier les connaissances sur les végétaux et les animaux,
élabora une théorie censée montrer l’identité de leur structure :
• toutes les parties des plantes et des animaux sont constituées de cellules ;
• les cellules sont des unités vivantes autonomes, et bien que chaque cellule soit influencée par ses
voisines, la vie de l’organisme entier est le produit, non la cause, de la vie de ses éléments cellulaires ;
• les cellules sont créées dans ou près d’autres cellules par différenciation d’une substance primaire
homogène, appelée cytoblastème, dans un procédé analogue à la cristallisation.
La théorie cellulaire connut un grand succès en botanique comme en zoologie malgré les erreurs
qu’elle comportait : son 3e principe donne en effet une fausse interprétation de la naissance de la cellule.
1855 Robert Remak (1815-1865), suite à ses observations sur l’œuf fécondé de grenouille, réfuta la
théorie du cytoblastème et publia en 1855 une autre explication : division en deux du noyau puis séparation
et segmentation de la cellule. Devant les réticences de ses collègues à admettre cette nouvelle théorie, il
abandonna ses travaux.
C’est le médecin allemand Rudolf Virchow (1821-1902), qui énonça en 1855 le 3 ème axiome (=
proposition non démontrée à la base d'une théorie) de la théorie cellulaire : toute cellule provient d’une autre cellule
(omnis cellula e cellula).
1860 Les expériences de Louis Pasteur réfutent les arguments traditionnellement mis en avant par les
défenseurs de la « génération spontanée ». Ces derniers contestent, au cours du XIXe siècle, certains
aspects de la théorie cellulaire. Ils pensent que des êtres vivants peuvent spontanément se créer à partir
d’éléments non vivants, comme des mites sur la laine ou des moisissures sur les aliments.
1870 Le 3ème axiome de la théorie cellulaire sera étayé par les observations de cellules en mitose, réalisées
par Walter Flemming.
1945 Porter et ses collaborateurs ont été les premiers à publier des images d’observation de cellules au
microscope électronique.
Hooke introduit pour la première fois le mot « cellule » pour décrire ces cavités qui lui rappellent les
chambres dans lesquelles vivaient les moines.
ère
D’après lelivrescolaire.fr 1 enseignement scientifique 2019
Document 4 : Photographie d’une coupe de liège observée au microscope optique actuel
Louis Pasteur contestait la théorie de la génération spontanée selon laquelle la vie peut apparaître
spontanément à partir de matière inerte. Son hypothèse était que les microorganismes ne naissaient pas
spontanément dans un liquide, mais se développaient à partir de microorganismes préexistants dans l’air.
Un flacon en « col de cygne » ou à col recourbé en forme de S permet la circulation de l’air mais coince les
microorganismes au niveau du col.