Cours - Soins Infirmiers
Cours - Soins Infirmiers
Cours - Soins Infirmiers
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Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Sr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
HYGIENE HOSPITALIÈRE
Objectifs
1. Généralités
1.1. Définitions
Hygiène hospitalière : discipline consistant à mettre en place des actions pour prévenir les infections associées aux soins et la
diffusion des bactéries multi ou hautement résistantes aux antibiotiques émergentes ou des infections contagieuses.
Infection nosocomiale: Apparition d'un processus infectieux associé aux soins et se manifestant au cours ou au décours d’une
hospitalisation, dû à des micro-organismes cliniquement et/ou microbiologiquement décelables; elle doit impérativement être absente
à l’admission du patient à l’établissement et se déclarer au minimum dans les 48h après l’admission. Pour les plaies opératoires, le délai
est repoussé 30 jours et cela même si le patient est sorti de l’établissement de soins.
Décontamination : Opération au résultat momentané permettant d'éliminer, de tuer ou d'inhiber les micro-organismes indésirables,
en fonction des objectifs fixés. La décontamination s'adresse uniquement à du matériel souillé
Désinfection : Opération au résultat momentané, permettent d’éliminer, ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus
indésirables portés par les milieux inertes contaminés. La désinfection s'adresse uniquement à du matériel décontaminé et rincé.
Antisepsie : Opération au résultat momentané permettant au niveau des tissus vivant dans la limite de leur tolérance, d'éliminer ou de
tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus.
Antiseptique : L’antiseptique est une substance antimicrobienne non spécifique, agissant globalement et rapidement sur les
bactéries, virus, champignons et spores. Pour une souche donnée, l’antiseptique peut être « statique » s’il inhibe temporairement
l’action du microorganisme, ou « cide » s’il le détruit.
Asepsie : Ensemble des mesures préventives propres à empêcher tout apport exogène de micro-organismes au niveau des surfaces
(inertes ou biologique) ou des fluides
2. Infections nosocomiales
Les infections nosocomiales sont un réel problème de santé publique. Elles représentent une très lourde charge pour la société, d'un
point de vue humain, économique et sociale.
L'augmentation de la résistance des germes, concentration importante de germes dans le milieu hospitalier, augmentation du nombre
de malades immuno- déprimés, augmentation des techniques spécialisées qui favorisent le déplacement des malades, manque de
formation du personnel.
- infections urinaires : 40 %
- infections respiratoires : 15 %
- Septicémie et Bactériémie : 5 %
3. Antiseptiques
3.1. Présentation
Les antiseptiques s'utilisent uniquement au niveau des tissus vivants. Ce sont des médicaments. Un bon antiseptique doit être soluble
dans l'eau ou l'alcool, être stable dans le temps, avoir un large spectre d'activité, incapacité à induire des résistances, absence d'effets
secondaires. Les antiseptiques sont bactériostatiques/cides et/ou virucides et/ou fongicides.
Alcool
Halogéné iodé
Halogéné chloré
+++
Conserver à l'abri de la lumière et température inférieure à
soluté de dakin +++ +++ ++ ++
15°
*
Chlorexidine
Ammonium quaternaires
Cétavlon
alcoolique Cétavlon +++
Pas sur les muqueuses, ne pas utiliser avec les composés
+++ ++ ++ ++
anioniques.
Sterlane sterlane *
teinture
Organo-Mercuriels
Merfène +++
Mercryl
Dermachrome +++ ++ ++ ++ Pas sur les muqueuses, ne pas utiliser avec les dérivés iodés
Laurylé
Mercuresceine *
Oxydants
Eau oxygénée 10
vol produit desséchant, risque de brûlures, donne coloration
+ + - - -
brune à la peau.
permanganate de
potassium
Colorants
Bleu de méthylène
Eosine
Coloration masquant les lésions, pouvoir asséchant et
Eosine ++ - - - -
tannant.
Milian
Milian
- La rémanence qui est la persistance de l'activité bactériostatique après l'application. On privilégie un antiseptique rémanent pour le
lavage des mains et la préparation du champ opératoire.
- La tolérance : un antiseptique ne doit pas entraîner de toxicité, ou d'allergies trop importantes. Cette tolérance peut être variable
selon l'âge ou la zone d'application.
- La vitesse d'action : pour réaliser une injection, on préférera un antiseptique à action rapide (alcoolique généralement).
- Le rapport coût/efficacité.
- La couleur peut être un critère de choix secondaire dans certains cas : préparation pré- opératoire, pose d'un cathéter. Par ailleurs, il
peut y avoir des interférences avec les matières organiques : tel que pus, souillures, sécrétions qui inhibent de façon variable l'activité
des antiseptiques. Cette caractéristique implique la nécessité de laver un site avant l'application d'un antiseptique avec d'autres
antiseptiques, savons ou autres produits susceptibles d'entrer en contact avec l'antiseptique.
Conclusion
L’hygiène hospitalière fait partie intégrante de l’activité et des qualités de soin des hôpitaux. Elle est surtout orientée vers la
prévention et la lutte contre les infections nosocomiales. Tous les praticiens de santés ainsi que les patients et leur entourage doivent
jouer leur partition pour promouvoir une hygiène hospitalière pérenne.
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
Objectifs
1. Définitions
La feuille de température est un document traduisant un ensemble de données concernant la personne soignée. Ces données sont
représentées sous forme de graphiques ou de symboles. Ce document fait partie intégrale du dossier de soins et a une valeur médico-
légale.
La température reflète le degré de chaleur de l’organisme. Elle est maintenue constante grâce à un système de thermorégulation. Elle
se mesure en degré Celsius.
2. Physiologie de la thermorégulation
La température corporelle est l’équilibre entre la production de chaleur (la thermogenèse) et la perte de chaleur par l’organisme (la
thermolyse). Le système nerveux assure un contrôle de cet équilibre grâce aux centres thermorégulateurs situés dans l’hypothalamus:
c’est le thermostat.
Quand la T° s’élève, l’hypothalamus inhibe la production de chaleur en provoquant : une vasodilatation des vaisseaux cutanés, une
relaxation musculaire, une stimulation des glandes sudoripares, une augmentation de la respiration. C’est la thermolyse.
A l’inverse quand la T° corporelle s’abaisse, l’hypothalamus augmente la production de chaleur et conserve la chaleur du corps en
provoquant : une vasoconstriction des vaisseaux cutanés, une contraction musculaire (frissons), une inhibition des glandes
sudoripares. C’est la thermogénèse.
NB : L’exercice musculaire, l’émotion, la digestion, le climat, le cycle menstruel et l’âge peuvent influer sur la T° corporelle.
La fièvre : élévation de la température rectale (centrale) au repos ≥ 38,0°C, en l’absence d’activités physique et dans une
température ambiante tempérée (HAS). Elle survient au cours des processus infectieux (infections pulmonaires, paludisme, grippe
etc.) ou de syndromes comportant une destruction tissulaire (infarctus du myocarde, affections malignes, réactions allergiques etc.).
La courbe de température prend différents aspects caractéristiques : Fièvre en plateau, fièvre ascendante, fièvre anarchique, fièvre
intermittente, fièvre ondulante.
Hyperthermie : élévation de la T° >38°5 C chez l’adulte. Les signes associés : sueurs - Rougeurs des joues - Asthénie - Soif -
Tachycardie - Dyspnée - Oligurie
Hypothermie: baisse de la T° centrale < à 35°5 C. Les signes associés : Frissons, tremblements, pâleur, cyanose, marbrures, troubles
de la conscience, extrémités froides, bradypnée, bradycardie.
5. La prise de température
La prise de la T° est réalisée par l’aide-soignant(e), l’infirmier(ère), les étudiants (tes) aides-soignants ou infirmiers (ères).
Elle doit être normalement prise le matin au réveil avant le lever, le soir après 10 mn de repos, lors de frissons, pour contrôler l’effet
d’un antipyrétique, évaluer l’état de santé ou dépister une pathologie infectieuse.
Elle doit être prise soit par voie axillaire, buccale, rectale, avec le thermomètre à mercure ou par voie tympanique : la plus utilisée
actuellement car la plus proche de la T centrale du corps, ou au niveau temporal (droit).
Thermomètre à mercure
Thermomètre électronique
Thermomètre tympanique
Thermomètre buccal
Thermomètre frontal
Thermomètre anal
La T° prise doit être notée sur la feuille de température ou sur le dossier de soin si problème particulier, noter dans les transmissions
(ciblées).
Il faut recueillir les informations au lit du patient pour évaluer son état. Ensuite il faut :
§ Prendre sa température spontanément en présence de signes pouvant évoquer des modifications de celle-ci.
§ Mesurer sa fréquence respiratoire lors de modifications de celle-ci au repos ou au cours d’un soin;
§ Mesurer la taille
§ Noter le traitement
Elle consigne toutes les étapes de l’hospitalisation. Elle doit être tenue à jour quotidiennement. Elle ne doit porter aucun blanco et doit
être rédigée avec un stylo indélébile. Les informations portées sur ce document sont soumises au secret professionnel.
Après la mesure des paramètres, il les transcrire dans la feuille de température, après avoir rempli au préalable le nom, le prénom la
date de naissance du patient, le service et le numéro de chambre, le nom du médecin
Les paramètres doivent être mesurés de façon journalière et par équipe (matin, après-midi, soir) ou Hebdomadaire (poids) à l’arrivée,
(taille) lors d’une modification de l’état du patient (douleur, après une intervention chirurgicale, après un geste médical effectué dans la
chambre, malaise ou perte de connaissance).
Chaque paramètre doit être transcrit dans la case qui lui est réservée sur la feuille de température existant dans le service. Il existe
plusieurs formats et modèles de feuilles de température. Toutefois, elle se présente toujours sous la forme d’un diagramme sur lequel
il est nécessaire de repérer l’échelle correspondant à l’élément recherché (généralement standard pour la température et la tension
artérielle.
La température (T°) est notée en degré Celsius © : en noir ou en bleu, avec un point ou une croix, selon la graduation, généralement de
35°C à 41.5°C, de 0,2 en 0,2. Les mesures sont transcrites sous forme de points, reliés les uns aux autres, pour former une courbe.
Le pouls (P.), en pulsations par minute : en rouge, avec un point ou une croix, selon la graduation, généralement de 4 en 4. Les mesures
sont transcrites sous forme de points, reliés les uns aux autres, pour former une courbe.
La tension (TA), en millimètre de mercure (mm Hg) ou en centimètre de mercure (cm Hg) : en bleu ou noir, chiffres écrits, en bâtonnet
hachuré ou en segment, selon la graduation, généralement de 1 en 1.
La diurèse, en l ou ml, de 100 ml en 100 ml, ou en volume total : en vert, bleu ou noir, écrit en chiffre ou selon la graduation, en point ou
croix. Les mesures sont transcrites sous forme de points, reliés les uns aux autres, pour former une courbe ou en segments hachurés.
La taille, en cm (chez les enfants) ou en m : écrit en bleu ou noir, dans la case réservée
Les selles, en présence ou volume : en bleu ou noir, selon des codes propres à chaque service, présence de selles : + présence de selles
importantes : +++ ou selles liquides absence de selles : 0 absence de selles, mais gaz : G
Les vomissements, en présence ou volume (ml) : écrit en bleu ou noir, dans la case réservée.
Le régime alimentaire : écrit en bleu ou noir, selon les codes de service ; N, Diab, S/Sel,
La douleur : en bleu ou noir, en chiffre ou code propre au service, selon l’échelle de mesure utilisée.
Pour tous les autres paramètres inscrits sur cette feuille de transcription de constantes, la transmission écrite se fait selon des
habitudes de service ou d’établissement.
Conclusion
La transcription des paramètres vitaux sur la feuille de température doit se faire de façon rigoureuse et fiable car elle représente, dans
sa lecture, l’état de santé général du patient. Elle est la preuve de la prise en soins du patient : présence de la traçabilité de l’identité du
soignant!
Références
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
Classique
1. Généralités
1.1. Définition
Mesure de la température centrale du corps. Cette mesure s’exprime en degrés Celsius (France).
1.1. But
La mesure de la température centrale doit idéalement refléter celle de l’hypothalamus qui est le centre régulateur de l’homéothermie.
Pour ce faire plusieurs moyens sont à la disposition des soignants.
S’ils ont gardé la même forme, ils n’utilisent plus ce métal lourd qui est une source de pollution pour notre environnement et expose les
patients à des risques d’intoxications. Depuis le premier mars 1999, les thermomètres à mercure sont interdits à la vente et ne sont
donc plus présents dans les établissements français.
Le principe reste identique avec les thermomètres qui gardent la même forme (le mercure est remplacé par un mélange
étain/gallium/indium). La chaleur provoque une dilatation du liquide contenu dans un récipient gradué. A l’aide de cette échelle, la
valeur de mesure est obtenue selon l’importance de la dilatation.
Ces thermomètres peuvent être utilisés pour mesurer la température rectale, inguinale, axillaire et sublinguale. En plus, pour des
raisons d’hygiène, ils peuvent être munis d’étuis à usage unique.
· En rectal : Secouer le thermomètre pour amener la colonne de liquide au plus bas. Demander au patient de se placer en décubitus
latéral, les jambes légèrement repliées. Après avoir vérifié l’absence de lésion (ulcération, hémorroïdes) introduire la partie évasée du
thermomètre dans le rectum. Après trois minutes, le thermomètre peut être retiré et la mesure lue en plaçant l’appareil à l’horizontale
au niveau des yeux.
Cette méthode nécessite la participation d’un patient coopérant. Chez le patient agité, il est impératif de rester présent pendant toute
la durée de la mesure. Des mouvements intempestifs pourraient provoquer des lésions et la rupture de l’appareil. Bien que ne
contenant pas de mercure, le thermomètre peut également poser des problèmes toxiques s’ajoutant aux lésions traumatiques. La
méthode de mesure rectale est parfois mal acceptée par les patients, en particulier en pédiatrie.
En inguinal : L’appareil est simplement placé dans le pli inguinal en écartant les tissus, afin de lui permettre un maintien
atraumatique. Le patient doit être en décubitus dorsal strict et la mesure peut être relevée après un contact de cinq minutes.
En axillaire : Le thermomètre sera placé dans le creux axillaire et maintenu en position en ramenant le bras sur l’abdomen. Le temps
de contact est estimé à cinq minutes.
En sublingual : La partie évasée est placée sous la langue et la bouche doit être fermée pendant cinq minutes avant lecture. Cette
technique nécessitant la participation active du patient, elle ne peut être réalisée chez le sujet inconscient.
Pour ces trois dernières méthodes, il est d’usage d’ajouter 0,5 C° à la valeur obtenue afin qu’elle soit corrélée à la température
centrale.
Pour certains, ils reproduisent la forme classique des thermomètres à mercure. Les sites de mesure sont les mêmes que pour les
modèles classiques. Le principal avantage de ces nouveaux appareils est constitué par un temps de mesure quasi instantané. En
quelques secondes, le résultat est affiché sur un écran à cristaux liquides. L’utilisation d’un thermomètre électronique par voie rectale
constitue à l’heure actuelle la méthode de référence.
· Thermomètres infra-rouge.
Thermomètre tympanique
Très utilisés en ce moment, les thermomètres électroniques infra-rouges permettent de mesurer la température d’une surface. Ils sont
donc utilisables aussi bien sur la peau, qu’au niveau du tympan. L’appareil effectue une série de mesures en moins d’une seconde et
retient le résultat le plus élevé. Lorsque la mesure est effectuée au niveau du tympan, il faut prendre soin de tirer légèrement l’oreille
en arrière en la tenant par le pavillon. La sonde est alors idéalement pointée vers le tympan. Il faut parfois confirmer une mesure
douteuse ou importante pour l’orientation thérapeutique. En effet, selon l’opérateur et l’orientation de la sonde des écarts de 0,5C° ne
sont pas rares avec cette méthode de mesure.
NB : La température de la membrane tympanique est très proche de celle du liquide dans lequel baigne l’hypothalamus (centre de
thermorégulation de notre corps). Contrairement aux autres sites de mesures externes, la méthode tympanique est donc celle qui
reflète avec le plus de précision la température centrale du corps (pour peu que la mesure prélevée soit elle-même fiable).
Par extension, les principes de mesure infra-rouge ont été développés pour donner naissance à de nouveaux produits. Le Termoflash
LX-26 est conçu pour effectuer des mesures sans contact direct avec la peau (5 à 15cm du front). Cette caractéristique est
particulièrement intéressante en matière d’hygiène et de confort pour le patient. Ce dernier ne sera plus dérangé, même s’il dort, et les
risques de transmissions croisées sont prévenus par l’absence de contact
Les thermomètres infra-rouges possèdent des afficheurs à cristaux liquides. Mais d’autres modèles utilisent les propriétés des cristaux
liquides vis-à-vis de la chaleur pour afficher directement la température. Ces dispositifs sont souples et se placent sur le front.
Différentes solutions de cristaux liquides réagissent à la chaleur et deviennent apparentes sur une échelle graduée. Cette méthode est
assez peu employée car peu sensible (elle manque de précision).
En pratique
1. La prise de température s’effectue dans un contexte neutre. Le patient ne doit pas avoir pratiqué une activité intense avant la
mesure, l’atmosphère ambiante doit être tempérée.
2. Attention aux variations physiologiques de la température qui sont à prendre en compte en fonction des résultats :
2. Attention aux sites de mesure en fonction des pathologies. Il paraît évident d’éviter les mesures tympaniques pour toute
intervention céphalique par exemple.
3. Attention aux systèmes électroniques. Ces derniers demandent une maintenance régulière. Se conformer aux procédures en
vigueur dans l’établissement où ils sont utilisés.
4. Il existe des thermomètres spécifiques pour les basses températures (hypothermies), dès lors que ces dernières sont inférieures à
35C°.
5. Les mesures sublinguales peuvent être influencées par l’ingestion récente d’aliments ou de boissons. Il faut donc les réaliser à
distance des repas ou de toute ingestion.
Le matériel qui permet les mesures invasives utilise deux principes physiques pour effectuer des relèvements.
· Le thermocouple (un assemblage de métaux crée une différence de potentiel qui sera proportionnelle à la température). Il
importe peu de développer l’aspect technique de ces principes. Leur avantage majeur étant de permettre une mesure continue in-situ.
C’est une caractéristique particulièrement intéressante pour certaines interventions chirurgicales ou en service de réanimation.
Le matériel se présente soit sous forme de sondes spécialement prévues à cet effet et adaptées à des usages spécifiques (sondes
pédiatriques par exemple), soit intégré à des dispositifs préexistants (sondes urinaires, cathéters...). Un modèle de sonde peut servir à
effectuer des mesures sur différents sites.
Sites de mesure
Ø Nasopharynx
La sonde est posée sur la paroi pharyngée postérieure. Proche de l’hypothalamus, ce site est diversement apprécié selon les
opérateurs. Il expose au risque d’épistaxis et laisse souvent une grande partie de la sonde apparente et donc sujette à être accrochée
accidentellement.
Très fiable pour la température centrale, puisque les gros troncs artériels cardiaques sont en regard de la sonde. Les variations de
température sont donc décelées rapidement. En revanche, il faut que la sonde soit placée avec précision, ce qui n’est pas toujours aisé.
C’est un des sites les plus utilisés en réanimation.
Ø Rectal : peu adapté, puisque ne reflétant qu’avec une grande inertie la température centrale. L’intérêt d’une mesure continue étant
de déceler rapidement les variations de température, le site rectal n’est pas adéquat pour ce type de surveillance. Il reste pourtant
assez fréquemment utilisé en réanimation.
Ø Vésical
Certaines sondes vésicales sont équipées de capteurs de température. Comme pour le site rectal, les valeurs souffrent d’une forte
inertie. Elles sont également influencées par la diurèse. Un débit de 270 ml/h (soit une polyurie) serait nécessaire pour que le délai de
réponse soit optimal. Ses principaux avantages sont de limiter l’utilisation d’autres sondes et d’offrir un positionnement certain et une
mobilité réduite (un plus pour la sécurité).
Ø Intra vasculaire
Certains cathéters, par exemple les sondes de Swan-Ganz sont équipées de sondes thermiques. Ces dernières sont utiles pour
déterminer différents débits cardiaques, mais peuvent logiquement fournir des mesures de température. C’est un site très fiable, dont
les inconvénients majeurs et les complications sont liées à tous les risques afférents aux voies veineuses centrales.
Références
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
Objectifs
1. Définition
Soin consistant à mesurer le poids total du corps. La valeur mesurée s’exprime par convention en kilogramme, (kg) unité de base du
système international (1). La mesure du poids fait partie du rôle propre de l’infirmier, conformément au décret 2004-802 du 29 juillet
2004.
2. But
La mesure du poids permet d’effectuer un certain nombre de calculs utiles au suivi et au diagnostic médical. Outre la valeur elle-même
qui revêt une certaine importance, sa corrélation aux autres mensurations du corps humain permet de déterminer un certain nombre
d’indices (indice de masse corporelle, de surface corporelle).
3. La mesure du poids
Selon les recensements récents, le poids moyen d’un homme (en France) est de 77,4kg, alors que celui des femmes est de 62,4kg. La
population adulte (plus de 15 ans) est pour 26% en surpoids et 8,3% en obésité. Les prévisions envisagent un accroissement de ces
chiffres et une augmentation des pathologies liées au surpoids.
Ø Technique
Pèse-personne mécanique
Pèse-personne électronique
Exemple de mesure du poids chez un adulte
Le patient ôte ses habits lourds pour ne garder que ceux légers. Il se place sur la balance de façon symétrique et reste immobile jusqu’à
la stabilisation de la mesure en regardant tout droit devant lui. Certaines balances stabilisent d’elles même la mesure et affichent
ensuite le chiffre déterminé. Idéalement, lorsque le patient nécessite un suivi, les conditions de mesure doivent être identiques (même
opérateur, même matériel, même heure...). Au mieux par exemple, le relevé est effectué le matin à jeun et vessie vide.
Le système de pesée est un dispositif médical qui nécessite une maintenance annuelle réalisée par un organisme agréé. Il convient
donc de s’assurer que la maintenance préventive a été effectuée conformément à la législation, en particulier dans les services où les
dispositifs de mesure ont des incidences directes sur les décisions thérapeutiques (dialyse par exemple). Il convient également de tenir
compte de la portée de la balance, c'est-à-dire du poids maximum et minimum mesurable, ainsi que de la précision de la mesure.
Certains systèmes spécifiques existent également et sont adaptés pour un usage en milieu spécialisé. Systèmes pour peser des lits, des
chaises (roulantes ou non), ou sur soulève malade. Ils permettent de réaliser un suivi de poids lorsque le patient est incapable de tenir
debout ou lorsqu’il doit rester alité.
Plusieurs indices sont utilisés grâce à la mesure du poids. Le plus courant est l’Indice de Masse Corporelle (IMC) qui s’exprime en
kg/m². Selon le résultat du calcul en fonction de la taille du sujet, l’indice détermine la catégorie de poids à laquelle le patient
correspond.
La formule de l’IMC : Poids (kg) / Taille² (m).
Etat nutritionnel en fonction de l’IMC édité par l’OMS.
Cependant un certain nombre d’auteurs estiment que l’IMC n’est plus un paramètre suffisant pour déterminer l’état nutritionnel.
Les nouveaux pèse-personnes comprennent des impédancemètres. Ces systèmes mesurent à l’aide d’un faible courant électrique
(imperceptible et indolore) la résistivité d’un corps au passage de ce courant.
2. La masse hydrique
3. La masse musculaire
Inpédancemètre connectée
Ces paramètres sont bien sûr utiles aux nutritionnistes, mais également aux prescripteurs, puisqu’une posologie médicamenteuse se
base sur le poids de la masse maigre. La masse maigre est obtenue en soustrayant la masse grasse du poids total. Une personne obèse
peut ainsi bénéficier d’une posologie adaptée et ne pas être surdosée.
Les appareils pourvus de systèmes de ce type voient leur précision augmenter grâce à l’utilisation de paramètres individuels (âge,
taille, sexe...). Il conviendra donc dans tenir compte lors de la mesure.
Références
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
à la FSDS de l’USTA
Objectifs
L'hypertension est une maladie silencieuse pouvant endommager des organes vitaux. Pourtant, bon nombre de français seraient des
hypertendus qui s'ignorent. La prise de tension est donc un acte important qu'il est nécessaire de maîtriser.
1. Définition
Ø La prise de la PA c'est un acte consistant à mesurer les pressions du sang circulant dans les artères. Le résultat obtenu sera exprimé
en mmHg (millimètres de mercure) et comportera trois valeurs : La systolique, la diastolique ainsi que la pression moyenne. La PA est
souvent abrégée PNI (Pression Non Invasive). Abréviation qui s’oppose à PAS (Pression Artérielle Sanglante).
On utilise également par abus, le terme de tension artérielle qui, bien qu’inexact sur le plan sémiologique, est entré dans le langage
courant.
2. But
La mesure de PA est un élément d’évaluation de l’hémodynamique du patient. Cette évaluation vise généralement deux objectifs :
1. Diagnostique
3. Méthodes
Deux méthodes manuelles sont utilisées. La méthode auscultatoire et la méthode palpatoire. Il existe également des appareils
automatiques et des techniques de mesure de la pression artérielle sanglante. De nouvelles recommandations émises par la Société
Française d'Hypertension Artérielle (SFHTA) sur la mesure pour le diagnostic d'hypertension et sur le suivi du patient hypertendu.
- D’une façon générale, la hauteur doit être équivalente à 40% de la longueur du bras et la circonférence de la poche gonflable doit
couvrir 80% de celle du bras.
- Le brassard est muni d’un manomètre qui doit permettre de visualiser la pression exercée par le gonflement de la poche.
- La mesure s’effectue de préférence sur un patient au repos depuis 10 min et en décubitus dorsal. Il faut tout
- Dégager d’abord le bras afin d’apposer le brassard sans être gêné par un vêtement. Celui-ci doit être appliqué sans bailler sur la
peau du patient (il ne doit pas pouvoir glisser).
- La poche gonflable doit idéalement se trouver sur le trajet de l’artère humérale. Le bord inférieur du brassard doit se trouver à
environ 2 cm du pli du coude.
- A l’aide de la poire reliée au brassard, gonfler le brassard jusqu’à plus 30 mmHg au-dessus du niveau auquel le pouls radial
disparait (pour éviter un trou auscultatoire systolique).
- Puis, avec le stéthoscope placé sur le trajet de l’artère humérale (au niveau du pli du coude) guetter l’apparition d’un pouls
pendant le dégonflage lent et progressif du brassard.
- Continuer l’auscultation au moins jusqu’à 10 mmHg après la disparition du pouls radial (pour éviter un trou auscultatoire
diastolique).
- Le gonflage s’effectue avec les doigts placés sur le pouls radial. A l’abolition de celui-ci, le brassard est encore gonflé de 30 mmHg.
- Puis, la réapparition du pouls pendant la phase de déflation progressive de la poche caractérise la pression systolique.
-Cette méthode est utile dans des situations ou l’ambiance sonore empêche l’opérateur d’utiliser un stéthoscope avec succès.
NB : Les deux méthodes peuvent être utilisées sur les différents trajets artériels. Ainsi, il est possible de mesurer la pression artérielle
au niveau du poignet, de la cuisse ou de la cheville. Le brassard devant alors être adapté au site choisi pour la mesure.
Les valeurs de pression artérielle normales sont comprises entre 140 et 90 mmHg pour la pression systolique et entre 90 et 50 mmHg
pour la pression diastolique.
- Ainsi un patient avec une PA > 140/90 mmHg est hypertendu et un patient avec une PA < 90/50 mmHg est hypotendu.
- Attention toutefois car il faut mettre ces chiffres en relation avec les valeurs habituelles du sujet, ses antécédents, le
retentissement clinique et un éventuel traitement.
La pression moyenne est calculée. Il existe plusieurs formules de calcul, mais la plus utilisée est la formule de Lian. La PAM = (PAS + 2 x
PAD) / 3.
Ø En pratique
1. Comme pour le pouls, il peut être nécessaire d’effectuer des mesures bilatérales, afin de révéler une éventuelle asymétrie
tensionnelle.
2. En plaçant le capteur du stéthoscope en partie sous le brassard, il est possible de libérer une main de l’opérateur. Cela peut
permettre par exemple, de corréler l’apparition d’un pouls radial, avec les premiers battements perçus à l’oreille, et ainsi de maximiser
la fiabilité de la mesure.
3. La PA répond aux lois de la physique et peut donc varier selon la position. Un test dit d’hypotension orthostatique peut être
pratiqué en effectuant une mesure en décubitus dorsal, puis en position debout.
4. Les valeurs seront surestimées avec un brassard trop petit, et sous-estimées avec un brassard trop grand.
5. Une contraction musculaire peut fausser la mesure. Il en résulte une pression systolique surestimée.
6. Il faut éviter d’effectuer des mesures lorsqu’une intervention a pu altérer le drainage lymphatique du membre concerné (par
exemple curage ganglionnaire).
7. Il ne faut jamais effectuer une mesure sur un bras porteur de fistule artério-veineuse.
8. La logique veut également d’éviter une mesure sur un membre à l’état cutané altéré.
9. Un chiffre élevé de PA ne signifie pas que le patient est à considérer comme hypertendu. Il faut le constater sur des mesures
répétées pour évoquer une HTA.
3.3. Les appareils de mesure automatique
En milieu de soins intensifs, au bloc opératoire ou en réanimation, les moniteurs multiparamétriques sont équipés de fonctions
permettant la mesure automatique de la pression artérielle. De nombreux modèles de tensiomètres automatiques sont également
disponibles en pharmacie.
Ces appareils n’utilisent pas le principe de la méthode auscultatoire ou palpatoire. La mesure est oscillométrique. Lorsque le manchon
se dégonfle, des oscillations sont enregistrées par l’appareil. Les oscillations débutent avant la valeur réelle de la systolique et
prennent fin après la valeur réelle de la diastolique. Mais la valeur maximale de l’oscillation représente la valeur systolique moyenne. A
partir de cette valeur et d’algorithmes développés par les fabricants, les valeurs systoliques et diastoliques sont calculées. Le gonflage
et le dégonflage sont automatiquement gérés par l’appareil.
Le site de mesure de référence est l’artère humérale. Les précautions concernant le brassard sont les mêmes que pour les méthodes
manuelles. La surveillance du site de mesure doit en revanche être plus attentive si les mesures sont itératives (SI, réanimation, bloc
opératoire).
Ø En pratique
1. Toutes les précautions et les conseils de la mesure manuelle s’appliquent à la mesure automatique.
2. Attention aux risques de compression et d’ischémie nerveuse chez les patients dont l’état hémodynamique est précaire (mesures
répétées sur un membre dont la perfusion est faible par exemple). Au besoin, varier les sites de mesure et/ou demander un avis
médical pour une méthode de mesure alternative (pression sanglante).
3. Lorsque les mesures sont difficiles à effectuer pour l’appareil, le brassard peut parfois être déplacé sur d’autres trajets artériels
(radial, fémoral, poplité...). Se référer à la notice d’utilisation de l’appareil pour connaître les sites autorisés.
4. Un bras plié ou comprimé entraînera une mesure erronée. Attention également à éviter les compressions, vrilles et obstacles sur
la ligne pneumatique qui sert au gonflage et au dégonflage du brassard.
5. Au moindre doute et même de façon routinière, il est licite de corréler la mesure automatique à une mesure manuelle afin de
s’assurer de la qualité de la surveillance.
6. Attention à vérifier le réglage du moniteur pour la PNI en fonction de l’âge du patient. La pression de gonflage maximale n’est pas
la même chez un nouveau-né, un enfant et un adulte.
7. Certains appareils sont équipés d’une fonction « ponction veineuse ». Cette fonction fait office de garrot veineux avec le brassard
et permet donc de se passer du garrot classique pour effectuer un prélèvement.
8. La fiabilité des appareils de mesure est variable selon les modèles proposés. Les appareils hospitaliers bénéficient d’un suivi de
matériovigilance. Les appareils utilisables en exercice libéral et par le grand public font l’objet d’une validation par les agences de
sécurité sanitaire des produits de santé.
Cette méthode consiste en l’obtention d’une pression artérielle à l’aide d’un cathéter inséré en position intra artérielle. C’est la
méthode de référence pour l’obtention de chiffres fiables, car elle permet au battement près, de déterminer une PA et ce, même dans
des états hémodynamiques très précaires. La PAS est généralement mise en œuvre en milieu spécialisé lorsque la surveillance de la
pression artérielle doit être la plus précise possible (risque de fortes variations, utilisation de drogues vasoactives, techniques
chirurgicales particulières).
Références bibliographiques
LES MENSURATIONS
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
de la FSDS de l’USTA
Objectifs :
- Classer le niveau de malnutrition chez l’enfant (OMS 2006) par la mesure du périmètre brachial
Les mensurations font partie du rôle propre infirmier, conformément au décret 2004-802 du 29 juillet 2004.
1. Définition
Soin consistant à mesurer les différentes parties du corps. Selon le cas, il s’agit de mesurer la taille, le périmètre crânien, le périmètre
thoracique, les membres inférieurs...
2. But
Utilisées conjointement, les mensurations permettent d’effectuer un certain nombre de calculs utiles au suivi et au diagnostic médical.
Par exemple l’indice de masse corporelle, ou la surface corporelle. Les mensurations permettent également d’apprécier l’évolution
d’une pathologie par des mesures objectives. Par exemple l’apparition ou la disparition d’œdèmes.
Les mensurations s’expriment à l’aide des unités de base du système international. Pour les longueurs, on utilise le mètre (m). Qu’il
s’agisse donc d’un périmètre ou d’une hauteur la mesure doit être abrégée « m ». Pour des raisons pratiques ces valeurs sont souvent
exprimées en centimètres (le cm étant un préfixe du système international pour le mètre).
3. La mesure de la taille
La taille moyenne d’un homme est de 175,6 cm, selon les recensements récents (France), alors que celle des femmes est de 162,5 cm.
La taille est variable selon le moment de la journée. En raison du tassement des disques vertébraux en position debout, il existe une
différence d’environ 2 cm entre le matin et le soir.
Ø Technique
Si le patient est autonome, on utilise une toise. Sans chaussures ou chaussons, le patient se place pieds joints dos à un mur au contact
de la toise. En se tenant droit, menton légèrement relevé (le regard à l’horizontale), la partie mobile de la toise est ramenée au contact
de la tête en excluant la chevelure.
Chez le patient non coopérant ou alité, il est possible d’estimer la taille en mesurant la hauteur de jambe ou du bras. Pour la jambe, la
mesure s’effectue entre la base du pied jusqu’au niveau des condyles fémoraux, idéalement avec le genou plié à 90°.
Pour l’homme :
Taille (cm) = 84,88 – 0,24 x âge (ans) + 1,83 x Hauteur de jambe (cm)
Pour la femme :
Taille (cm) = 64,19 – 0,40 x âge (ans) + 2,02 x Hauteur de jambe (cm)
La mesure du membre supérieur d’effectue sur le bras non dominant avec la distance entre l’acromion et l’olécrane.
Tous les types de périmètres peuvent être mesurés. Ils permettent d’établir un profil morphologique et de suivre dans certains cas
l’évolution normale ou pathologique d’une croissance (courbes de croissance). Par exemple, l’évolution des œdèmes des membres
inférieurs chez des patients insuffisants veineux.
Chez les nourrissons, le périmètre crânien permet de surveiller la croissance du cerveau. Il est mesuré durant les trois premières
années de la vie. On lui associe parfois la mesure du périmètre thoracique.
Technique
La mesure des périmètres nécessite l’emploi de mètres rubans souples gradués en centimètres. Il suffit de faire le tour de la partie
concernée et de relever la mesure. Le plus important étant de garder des repères identiques pour les mesures suivantes.
Le périmètre crânien se mesure en plaçant le ruban juste au-dessus des sourcils, en passant au-dessus des oreilles et par la bosse
occipitale. Il faut éliminer l’épaisseur des cheveux et prendre la valeur la plus élevée mesurée.
Le périmètre thoracique se mesure difficilement car il faut parvenir à relever la valeur intermédiaire entre une inspiration et une
expiration. En passant par les mamelons, ou l’appendice xiphoïde (d’où l’importance de préciser les repères pour les mesures
ultérieures) on demande à l’enfant de retenir sa respiration. On peut aussi tenter d’établir une moyenne entre le périmètre relevé à
l’inspiration et celui mesuré à l’expiration.
Le périmètre brachial est souvent utilisé en médecine humanitaire pour évaluer l’état nutritionnel. La mesure est effectuée au milieu
du biceps (à mi-distance de la ligne acromion olécrane). En fonction du résultat, l’état nutritionnel est déterminé et oriente la
thérapeutique. Cette circonférence représente la masse maigre.
Les mensurations permettent le calcul d’un grand nombre de paramètres (Index de Masse Corporelle, surface corporelle...) selon des
formules plus ou moins complexes. Un développement de ces formules est disponible dans le cours consacré à la mesure du poids
corporel.
Bibliographie
LA MESURE DE LA DIURESE
LA MESURE DE LA DIURESE
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
à la FSDS de l’USTA
Objectifs :
1. Définition
Acte consistant à mesurer les volumes urinaires émis par unité de temps. La diurèse se mesure généralement par heure, par douze
heures ou par vingt-quatre heures. En plus de l'aspect quantitatif, cette surveillance doit également prendre en compte l'aspect
qualitatif des urines (aspect, couleur, odeur).
2. But
Le patient urine spontanément dans un récipient prévu à cet effet. Le contenu du récipient est conservé ou mesuré à chaque miction.
La mesure doit commencer après la dernière miction connue. Par exemple si la mesure s'effectue sur 24H à partir de 19H, le patient
sera invité à uriner à 19H. Cette première miction ne sera pas prise en compte pour la mesure. Si les urines sont conservées dans un
bocal gradué, ce dernier doit être nominatif et pouvoir fermer hermétiquement.
Lorsque des mesures précises sont nécessaires (diurèse horaire), ou que les mictions spontanées sont impossibles, la façon la plus
fiable d'obtenir des valeurs sûres est d'utiliser une sonde urinaire. La pose de la sonde urinaire ne sera pas abordée ici. Toutefois, il faut
savoir que la sonde urinaire est un tuyau creux et souple inséré dans l'urètre assurant une perméabilité entre la vessie et un récipient
stérile. Les urines sont ainsi recueillies sans intervention volontaire du patient. L'alternative intéressante pour disposer de mesures
fiables en limitant les complications infectieuses liées aux dispositifs invasifs est l'étui pénien. A condition toutefois que le patient soit
capable d'émettre spontanément ses urines.
4. Paramètres à évaluer
4.1. La quantité se mesure en millilitres. La diurèse normale estimée chez un homme est d'environ 30 à 60ml/h. Ce chiffre est
variable en fonction des apports directs et indirects. En fonction du type de surveillance, le relevé peut être horaire ou plus espacé.
4.2. La qualité. La couleur normale de l'urine fraîchement émise va du jaune pâle au jaune intense. Cette couleur est consécutive à
un pigment qui résulte de la destruction de l'hémoglobine des érythrocytes ; l'urochrome. Plus l'urine est concentrée en urochrome,
plus elle sera jaune vif. La couleur des urines peut varier de façon physiologique en fonction de la quantité émise (en général, urines
claires = peu concentrées), des aliments, des médicaments (bleu de méthylène, certains antibiotiques). Les urines émises sont
normalement stériles et claires. En cas d'infection bactérienne (mais pas seulement), elles peuvent être troubles. L'urine fraîche ne
dégage pas d'odeur particulière.
5. Anomalies de l’aspect
5.1. Couleur
Les urines rouges sont consécutives à des étiologies diverses. La plus courante est la présence de sang dans les urines. L'hématurie
visible à l'œil nu, dite macrocytaire est décelée lorsque le débit d'hématies est supérieur à 300 000 éléments/min. En fonction des
subtilités de la coloration, le praticien peut déterminer la partie du rein atteinte ou la pathologie sous-jacente (glomérule, néphron,
rhabdomyolyse, hémolyse intravasculaire...).
L'ingestion de Betteraves chez certaines personnes (environ 15%) provoque également l'émission d'urines rouges. Cette coloration est
due à un pigment rougeâtre, la bétalaine.
La coloration rouge des urines peut aller du rose pâle au brun coca-cola.
L'urine blanche (rare) est consécutive à un apport important en phosphates ou en graisses (couleur laiteuse). On parle dans ce dernier
cas de lipidurie.
5.2. Odeur
Les urines qu'on laisse reposer dégagent une odeur d'ammoniac. Certains médicaments et certains aliments modifient l'odeur de
l'urine. Le diabète peut engendrer une odeur particulière. Cette odeur fruitée caractérise la présence d'acétone. On la retrouve
également dans l'haleine.
La bandelette urinaire, est un moyen de dépistage simple, rapide et efficace des anomalies urinaires. Son utilisation régulière dans la
surveillance de la qualité de la diurèse, mérite que l'on s'y attarde. Le dispositif se présente sous la forme d'une lamelle comportant
plusieurs zones imprégnées de réactifs. Mis en présence d'urine et de ses composants, ces réactifs sont susceptibles de changer de
couleur.
Ce système nécessite une technique de prélèvement simple, mais à respecter scrupuleusement afin d'obtenir, une pertinence de
résultats optimale (sensibilité, spécificité). Il est impératif de se référer à la notice d'utilisation du fabricant.
Une bandelette urinaire permet d'effectuer des tests quantitatifs sur sept paramètres urinaires : pH, glucose, corps cétoniques,
leucocytes, nitrites, protéines, sang.
Cet examen à lui seul n'est cependant pas suffisant pour objectiver un diagnostic ou démarrer un traitement. Il s'agit d'un moyen de
dépistage permettant d'initier d'autres examens complémentaires plus ciblés.
Il existe également des moyens de dépistage spécifiques pour divers métabolites que l'on peut retrouver dans les urines. En particulier
certains stupéfiants et toxiques.
Conclusion : la mesure de la diurèse est un élément capital pour le diagnostic et le suivi du patient hospitalisé ou suivi en ambulatoire.
Elle doit par conséquent être réalisée par beaucoup de précaution afin d’éviter des erreurs thérapeutiques.
Références bibliographiques
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
de la FSDS de l’USTA
Objectifs :
- Citer les différents types de cathéter utilisés pour la pose d’une VVP
1. DEFINITION
La pose d'une voie veineuse périphérique consiste en l'introduction d'un cathéter dans une veine afin de permettre l'administration de
solutés quand la voie orale n'est pas possible.
Il s'agit donc d'un geste invasif qui engendre des risques infectieux.
2. MATERIEL
3. CHOIX DU CATHETER
Le choix du cathéter est fonction :
- du degré d'urgence (préférer un cathéter de gros calibre (16G) pour un remplissage vasculaire rapide)
- du capital veineux du patient (les veines ne sont pas toutes droites et longues, les traitements comme les anti- vitamine K
augmentent le risque d'hématome.)
Il existe plusieurs tailles de cathéter. A chaque taille correspond une couleur et un diamètre en gauge et une longueur.
Par exemple :
Plus les dimensions du cathéter sont petites, plus la taille en gauge est grande. En d'autres termes, le cathéter jaune est plus petit (en
longueur et en diamètre) que le cathéter orange
De manière générale, les cathéters les plus couramment utilisés sont les verts, et les roses chez l'adulte ; les jaunes en pédiatrie.
4. TECHNIQUE DE POSE
La plupart des établissements de soins ont validé un protocole de pose de voie veineuse périphérique. Il convient donc de s'y référer.
Remarques:
- La peau doit être saine
- s'assurer qu'il n'y a pas de contre -indication à la pose d'une voie veineuse périphérique sur ce bras.
En raison du risque infectieux, il est préférable de ne pas perfuser du côté d'un curage ganglionnaire, (cancer du sein notamment).
En outre, on ne perfusera pas du côté choisi pour la réalisation d'une fistule artério -veineuse (hémodialyse chez l'insuffisant rénal).
- Si la perfusion est posée en vue de la réalisation d'un examen complémentaire, le choix du bras peut être déterminé dans le protocole
de la préparation à cet examen
5. ASTUCES
Serrer le garrot (ni trop, ni trop peu) de façon à ce que les veines gonflent suffisamment
Ne pas craindre de serrer le garrot, sinon les veines ne gonfleront pas
L'alcool modifié fait gonfler les veines
Si œdème du bras, le surélever afin de le drainer et de faire ainsi apparaître les veines
A l'inverse, si le bras n'est pas œdématié, le laisser pendre accentue le gonflement des veines du bras et de la main
Dans l'urgence (notamment quand il y a chute de tension / hypovolémie), pas de temps à perdre! Piquer la première grosse veine
trouvée, même si c'est en pli de coude! Car l'état du patient risque de s'aggraver très rapidement, et les veines seront vite
introuvables.
6. SURVEILLANCE
La surveillance est celle du risque infectieux essentiellement car il y a effraction de la peau. Elle ne peut donc plus remplir son rôle de
barrière contre les germes. En outre, plus le cathéter reste longtemps en place, plus le risque infectieux grandit (souillures lors des
injections intra- tubulaires répétées, prolifération des germes).
7. RETRAIT DU CATHETER
Se laver les mains
Mettre des gants non stériles
Retirer le pansement transparent et le cathéter
Comprimer le point de ponction à l'aide d'une compresse
S'assurer que le point de ponction ne saigne plus avant de laisser un pansement sec
Noter le retrait du cathéter dans le dossier de soins
CALCUL DE DOSES
CALCUL DE DOSES
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
à la FSDS de l’USTA
Objectifs :
- Définir la concentration
- Définir le débit
1. Conversion
Les différentes unités rencontrées et maniées sont le poids (gramme), le volume (litre ou mètre cube = m3).
Les préfixes des multiples et sous multiples sont les même pour toutes les unités (gramme, litre, mètre, joule etc...).
KiloHectoDécaUnitéDéciCentiMilli Micro
De droite à gauche, il faut diviser par 10 pour passer d'une case à l'autre.
De gauche à droite, il faut multiplier par 10 pour passer d'une case à l'autre.
Exemple :
1 0 0 0
0. 0 0 0 1
Ce qui donne donc pour la première ligne : 1 unité = 1000 milli unité
Pour la ligne deux : 1 milli unité = 0,0001 déca unité.
Exercice 1 :
Exercice 2 :
2. Conversion de volume
Pour les correspondances entre litre et mètre cube, il y a deux choses à savoir :
Exercice 3 :
Par convention, sur une prescription tout débit ou dose d'un médicament est donné en chiffre romain.
1= I 6 = VI 50 = L
2 = II 7 = VII 100 = C
3 =III 8 = VIII500 = D
5 = V 10 = X 2138 = MMCXXXVIII
Les lettres sont utilisées en décomposant le nombre en une somme de nombres représentés chacun par une lettre
Par exception aux règles ci dessus : une lettre peut être à la gauche d'une autre lettre représentant un chiffre supérieur : le chiffre
représenté est obtenu par soustraction des deux lettres.
On ne peut pas retrancher à un chiffre représenté par une lettre la somme de deux lettres situées à sa gauche.
Exercice 4 :
Que fait 1758 en chiffres romain
Que fait 231 en chiffres romain
Que fait 838 en chiffres romain
Vous pouvez donc avoir des prescriptions du genre :
Elles sont utilisées afin de disposer d'un référentiel international commun afin d'éviter les erreurs du à l'utilisation de données propre
aux fabricants et aux laboratoires.
5. Les concentrations
La concentration c'est la masse dissoute dans l'unité de volume d'une solution. On peut la chiffrer de deux manières :
En pourcentage (pour cent : %, pour mille %0, pour dix mille %00)
En poids par unité de volume (g/l, mg/l, g/100ml, mg/ml etc...)
Il est très important de comprendre à quoi cela correspond pour bien appréhender les calculs de dose.
Dans un premier temps, on effectue une division des deux données aux unités différentes pour obtenir la valeur de la proportion
correspondant à une unité de l'inconnue recherchée.
Dans un second temps, il faut multiplier cette proportion par la troisième valeur.
Exemple :
Vous devez injecter 250 mg d'aspirine à un patient et pour cela vous disposez d'un flacon de 500 mg et de 5 ml d'EPPI.
250 * 0,01 = 2,5 donc 250 mg d'aspirine est égal à 2,5 ml de solution.
7. Les débits
Le débit est le rapport d'un volume sur le temps. Le débit d'une perfusion s'exprime en gouttes par minutes. Pour le calculer, il faut se
souvenir que :
1 cm cube = 1 cc =1 ml
une cuillère à café = 5ml
une cuillère à dessert = 10 ml
une cuillère à soupe = 15 ml
un verre ordinaire = 150 ml
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
de la FSDS de l’USTA
Objectifs
- Définir le stéthoscope
1. Historique
L'évaluation des sons émis par le corps humain, remonte à l'Égypte ancienne. Des papyrus datant du 17ème siècle avant Jésus Christ
mentionnent déjà l'écoute des sons intérieurs du corps en fonction des maladies. C'est jusqu'au début du 19ème siècle que les
médecins examinent leurs patients de façon directe, c'est à dire l'oreille collée au thorax afin de percevoir les bruits internes. C'est ce
que l'on appelle l'auscultation immédiate. En 1817, Laennec créée l'auscultation médiate. Il perfectionna sa découverte en
fabriquant le premier stéthoscope (dérivé littéralement des mots grecs « voir » et « thorax ») en bois.
- Pierre Adolphe Piorry donna une forme évasée au stéthoscope. On retrouve encore aujourd'hui cette forme typique pour les
stéthoscopes fœtaux (dit stéthoscopes de Pinnard). De rigide, le stéthoscope passera également à flexible en 1832. La partie évasée
étant reliée à celle appliquée au patient par un tuyau souple.
- Les premières ébauches de stéthoscopes biauriculaires furent réalisées dès 1829 par Nicholas Comins. Mais elles restèrent à
l'état de croquis.
- Ce n'est qu'en 1851 que le premier modèle commercial fait son apparition. C'est aussi la première fois que la partie en contact
avec le patient est recouverte d'un diaphragme. Ce modèle fragile, fut supplanté en 1852 par une évolution plus robuste.
- C'est vers 1870 que l'on retrouve des stéthoscopes qui ressemblent déjà beaucoup aux outils contemporains que nous utilisons.
- Le stéthoscope double pavillon était né et devait permettre de comparer les bruits audibles à deux endroits différents.
- La forme définitive du stéthoscope contemporain est donnée par le Dr David Littmann, un cardiologue qui, en 1961 décrit le
stéthoscope idéal : Double pavillon réversible et biauriculaire. La marque Littmann (sous marque de la société 3M) est aujourd'hui une
référence en ce qui concerne les stéthoscopes.
Stéthoscope du Dr Littmann
Définition : Le stéthoscope est un système de transmission et d'amplification des sons par résonance. Son principe est relativement
simple. A l'aide d'une interface spécifique (membrane ou cloche), un son est capté, puis transmis sur une faible distance jusqu'aux
oreilles de l'utilisateur.
- La dernière génération de stéthoscopes est électronique et utilise un système de microphone et de hauts parleurs pour
transmettre les sons.
Ø Les embouts : Ce sont les parties qui vont se loger au niveau du pavillon auditif de l'utilisateur. Souples (plus confortables) ou
rigides, ils sont généralement amovibles soit par un système de clips, soit avec un pas de vis. Cette caractéristique permet de respecter
des règles élémentaires d'hygiène (changement d'embout entre utilisateurs, nettoyage), mais également de choisir la taille la plus
adaptée à l'anatomie. Différentes tailles sont en effet souvent disponibles. Il est important d'utiliser des embouts de qualité et
adaptés, dans la mesure où l'étanchéité du montage présume de la qualité d'écoute des bruits.
Ø Les tubes auriculaires : Les embouts sont vissés ou clipsés sur cette partie métallique rigide et non déformable. Elle fait le lien entre
les embouts et la tubulure souple. Les tubes sont solidarisés par un ressort de tension qui permet de régler l'écartement de ces
derniers afin de l'adapter au mieux à l'utilisateur. On peut ainsi les croiser pour resserrer l'écart entre les embouts ou au contraire les
écarter afin d'améliorer le confort.
Les embouts, les tubes auriculaires et le ressort de tension sont les éléments qui constituent ce que l'on appelle la lyre du stéthoscope.
Cette partie ressemble effectivement à l'instrument de musique du même nom.
Ø La tubulure : Entre la lyre et le pavillon se trouve un tube souple généralement en PVC (on évite le latex en raison des risques
allergiques). Sur les stéthoscopes de qualité, cette tubulure est double. C'est à dire que dans le même tuyau, on trouvera deux conduits
distincts (un pour chaque oreille) qui procurent une meilleure qualité d'écoute.
Ø La base : C'est le lien entre le pavillon et la tubulure. Cette partie rigide, tout comme les tubes permet sur certains modèles de
choisir entre une écoute à la cloche ou à la membrane du pavillon.
Ø Le pavillon : Même si toutes les parties d'un stéthoscope sont importantes, celle-ci est probablement la plus sensible. C'est la
qualité du pavillon et de ses parties amovibles (les membranes) qui font en grande partie la qualité d'écoute des bruits. Le pavillon peut
être simple sur les modèles les plus basiques ou double lorsqu'il y a également une cloche. Le côté membrane permet d'écouter les
bruits à haute fréquence (bruits ventilatoires par exemple) et le côté cloche les bruits à basse fréquence (certains bruits cardiaques).
Les stéthoscopes électroniques proposent des modes d'auscultation similaires aux appareils traditionnels, mais avec des systèmes
d'amélioration et de filtration des sons. L'amplification est meilleure, les bruits ambiants sont filtrés et parasitent ainsi moins l'écoute.
Ce système de filtre permet également d'isoler des sons spécifiques (certains bruits cardiaques) ce qui facilite les investigations du
thérapeute. Ils disposent également d'un écran LCD qui affiche diverses informations. Par exemple, la fréquence cardiaque. Une
fonction de réduction de vitesse de restitution permet de mieux décomposer les sons rapides. Par exemple les cycles cardiaques en
pédiatrie. Leur forme est classique, mais leur utilisation est assez peu répandue. Leur coût très élevé limite leur succès commercial et
les réserve à un usage spécialisé.
3. Utilisation
Le stéthoscope est un emblème caractéristique de l'exercice médical. Avoir un stéthoscope autour du cou ou dans la poche signifie
généralement pour le profane que son porteur est médecin. L'infirmier lui, a plutôt comme emblème la seringue... Le stéthoscope est
cependant utilisé régulièrement pour mesurer la pression artérielle (voir notre cours sur le mesure de la pression artérielle), mais de
moins en moins souvent avec l'arrivée des systèmes de mesure automatique. C'est donc un outil infirmier largement sous utilisé.
Pourtant, son usage n'est pas restreint à la mesure de la pression artérielle et l'auscultation n'est en rien un acte exclusivement
médical. Le Code de la Santé Publique précise dans son article R4311-1 que « L'exercice de la profession d'infirmier ou d'infirmière
comporte l'analyse, l'organisation, la réalisation de soins infirmiers et leur évaluation, la contribution au recueil de données cliniques
et épidémiologiques et la participation à des actions de prévention, de dépistage, de formation et d'éducation à la santé. »
L'article suivant (R4311-2) précise également que « Les soins infirmiers, préventifs, curatifs ou palliatifs, intègrent qualité technique et
qualité des relations avec le malade. Ils sont réalisés en tenant compte de l'évolution des sciences et des techniques. Ils ont pour objet,
dans le respect des droits de la personne, dans le souci de son éducation à la santé et en tenant compte de la personnalité de celle-ci
dans ses composantes physiologique, psychologique, économique, sociale et culturelle
De concourir à la mise en place de méthodes et au recueil des informations utiles aux autres professionnels, et notamment aux
médecins pour poser leur diagnostic et évaluer l'effet de leurs prescriptions ; »
L'utilisation d'un stéthoscope à des fins d'auscultation entre donc tout à fait dans le champ de compétence des infirmiers. De la même
manière que l'IDE mesure la pression artérielle, le pouls et la Sp02, il peut écouter les bruits cardiaques, pulmonaires, abdominaux... En
revanche, il ne lui appartient pas d'adapter des traitements ou de poser des diagnostiques sur ces seuls éléments. En outre, déterminer
la nature des bruits cardiaques par exemple nécessite de pratiquer cet examen régulièrement et d'y avoir été formé. Ce n'est
généralement pas le cas des infirmiers. On peut donc légitimement estimer que si l'auscultation à l'aide d'un stéthoscope est un acte
infirmier, elle doit se limiter aux sites qui ont fait l'objet d'une formation théorique en conséquence et dans le cadre d'un exercice
régulier.
Les éléments fournis ici seront donc pour certains purement informatifs. D'autres peuvent être pratiqués quotidiennement, en accord
et en collaboration avec les équipes médicales et les protocoles locaux.
Bonne position
Un stéthoscope doit se porter dans un sens bien déterminé. Lorsque l'utilisateur place les embouts dans ses oreilles, ces derniers
doivent pointer vers le patient. C'est à dire que lorsque la lyre est en face du porteur, les embouts sont dirigés vers l'avant. Avant
d'ausculter un patient il est recommandé d'en tapoter la membrane afin de vérifier que ce n'est pas le côté cloche qui est « activé ».
D'autre part, il peut être confortable pour le patient que la membrane soit réchauffée par une simple application de la main de
l'utilisateur sur la membrane quelques secondes avant l'examen.
Mauvaise position
Certains stéthoscopes n'ont pas de cloche, mais passent en mode basse fréquence en augmentant l'appui sur la membrane. Comme
toujours, il est impératif de consulter la notice d'utilisation du matériel utilisé. Pour ceux qui sont équipés de cloche, il faut
généralement passer d'un mode à l'autre en effectuant une rotation de l'embase par rapport au pavillon. Le changement est audible
avec un petit « click ».
Le passage du mode haute à basse fréquence avec la cloche
Il existe également des stéthoscopes pédiatriques dont la taille est adaptée à l'anatomie des enfants. Les fonctions sont identiques aux
stéthoscopes adultes.
Auscultation pulmonaire
L'auscultation des poumons vise à entendre et à interpréter les différents bruits produits par le passage de l'air pendant les cycles
ventilatoires. Elle s'effectue sur quatre cadrants sur le thorax antérieur et postérieur. En pratique, on ajoute souvent une zone
d'auscultation qui se trouve sur les lignes axillaires (environ au niveau du 4ème espace intercostal). Le côté membrane du stéthoscope
est posé à même la peau en léger appui. On va ainsi écouter le murmure vésiculaire. Lorsqu'il est physiologique, il est perceptible sur
toute la durée de l'inspiration et pendant le premier tiers de l'expiration.
Un exemple audio de murmure vésiculaire normal : Les quatre champs pulmonaires et les points d'auscultation
Le murmure peut être diminué ou disparaître, en situation pathologique (présence de liquide non conducteur des bruits aériques par
exemple). Le murmure peut également être perturbé par des bruits surajoutés.
Les souffles. Ces derniers sont dus à la transmission amplifiée du souffle glottique normal. On peut rencontrer des souffles
cavitaires, tubaires, pleurétiques et amphoriques.
Les râles. Ce sont des bruits qui prennent naissance dans les alvéoles ou les bronches. Ils sont modifiés par la respiration et la toux.
Les râles crépitants sont fins secs et éclatent en fin d'inspiration. Ils sont plus nets après la toux. On peut les rencontrer dans des
pathologies comme l'œdème pulmonaire et la pneumonie. On peut se faire une rapide idée du bruit des râles crépitants en frottant
ses cheveux près de son oreille. Les râles bronchiques sont soit sibilants, soit ronflants. Ils sont consécutifs à une inflammation de la
paroi bronchique et/ou à la présence de mucus dans les bronches. Les sibilants font penser au bruit que le vent peut produire sur
des fils téléphoniques, les ronflants empruntent la même teinte sonore, mais sur un ton beaucoup plus bas. Les râles bulleux ou sous
crépitants sont produits par le brassage d'air dans des alvéoles ou des bronchioles chargées de mucosités. C'est un gargouillement
qui est perceptible aussi bien à l'inspiration, qu'à l'expiration.
Un exemple audio de râle crépitant :
Les frottements pleuraux. Lorsque les deux feuillets de la plèvre sont inflammatoires, il nait un bruit pathologique. Ce dernier n'est
pas modifié par la toux, il reste superficiel et son timbre varie d'un frottement de soie à un craquellement de cuir. Ce bruit est
audible aussi bien en inspiration qu'en expiration.
On entend également souvent parler de stridor et de Wheezing. Les deux sont des sifflements, c'est pourquoi il arrive parfois qu'on les
confonde.
Le stridor est un bruit caractéristique d'une obstruction partielle des voies aériennes supérieures (le plus souvent au niveau du
larynx). Il est perceptible aussi bien au temps inspiratoire, qu'expiratoire.
Un exemple audio de stridor inspiratoire :
Le wheezing est un anglicisme utilisé pour caractériser le sifflement consécutif à un rétrécissement des voies bronchiques. On le
retrouve par exemple chez l'asthmatique en crise. Dans l'enregistrement qui est proposé en exemple on perçoit bien que la dyspnée
est majorée au moment de l'expiration qui semble bien plus laborieuse que l'inspiration.
Un exemple audio de wheezing :
En pratique et au niveau infirmier, il est important de savoir reconnaître un murmure vésiculaire normal, de vérifier la symétrie, ainsi
que tous les quadrants pulmonaires. Après une intubation, on peut ainsi s'assurer de la bonne position de la sonde (murmure
vésiculaire présent dans les quatre cadrants et absence de bruit aérique gastrique), ou se rendre compte qu'il y a un bruit pathologique
qui disparait après un traitement efficace (furosémide en traitement d'un œdème aigu du poumon par exemple). L'identification
précise des bruits pathologiques nécessite un entraînement régulier et une pratique fréquente pour être pertinente.
Auscultation cardiaque
Les bruits cardiaques sont nomenclaturés B1, B2. Ces deux bruits correspondent à la systole ventriculaire. Le premier bruit (B1) est
sourd et grave. Il correspond à la fermeture des valves auriculo ventriculaires au moment de l'éjection systolique. Le second bruit (B2)
se produit en fin de systole ventriculaire, à la fermeture des valves sigmoïdes et aortiques. Il est plus sec et plus bref que B1. Des bruits
peuvent être audibles entre B1 et B2 (souffles systoliques) et entre B2 et B1 (souffles diastoliques).
Les bruits cardiaques sont écoutés sur quatre sites et à chaque fois avec la cloche et la membrane pour isoler les hautes et basses
fréquences. Le malade doit également changer de position (assis, décubitus dorsal, latéral...) en fonction du site exploré.
Encore plus que pour l'auscultation pulmonaire, l'auscultation cardiaque nécessite un entraînement régulier et une pratique
fréquente. Sa réalisation au niveau infirmier n'a que peu d'intérêt, sauf pour vérifier la corrélation entre l'activité mécanique du cœur
et les pouls perçus.
Auscultation vasculaire
Un Stéthoscope de Pinard
La cloche placée sur le trajet des artères carotides permet de déceler des souffles caractéristiques de sténoses.
Placé sur la partie médiane de l'abdomen (entre l'appendice xiphoïde et le pubis), il sert à déceler un souffle systolique pathologique
caractéristique d'un anévrisme de l'aorte. Attention cependant, le souffle peut être absent, si la sténose est sévère et très évoluée.
Utilisé conjointement avec un brassard de pression non invasive, le stéthoscope sert à mesurer la pression artérielle (voir notre cours
à ce sujet).
Auscultation abdominale
L'utilisation au niveau de la sphère abdominale permet d'écouter les bruits aériques. Utile afin de dépister une occlusion ou une
paralysie du tube (absence de bruit). A contrario, la présence de bruits peut témoigner d'un fonctionnement normal ou par exemple de
la bonne position d'une sonde gastrique (voir notre cours à ce sujet). C'est le côté membrane du stéthoscope qui sera utilisé pour ce
site.
Auscultation pubienne
Site peu connu, peu étudié et peu usité de nos jours, l'auscultation pubienne est pourtant connue depuis 1846. Ce test est simple,
rapide, indolore et ne nécessite pas de dévêtir le patient. Il consiste à placer la membrane du stéthoscope sur le pubis et à effectuer
une percussion digitale des rotules. Le test est positif si l'auscultation est asymétrique et signe la très probable présence d'une
fracture fémorale (la continuité osseuse n'est plus conservée et donc les sons ne sont plus transmis). Afin de respecter au mieux la
pudeur du patient, il faut cependant s'assurer de lui avoir bien expliqué l'intérêt de l'examen avant de le pratiquer. La symphyse
pubienne étant très proche de la sphère génitale.
Entretien
L'entretien est simple. Il ne faut pas exposer le matériel à de trop fortes chaleurs ou au froid intense. La membrane peut perdre son
élasticité, devenir rigide et ne plus transmettre correctement les vibrations. Les solvants sont à proscrire, ainsi que le trempage
complet en bac. La désinfection s'effectue à l'aide d'alcool à 70° et de savon.
Le démontage régulier de la membrane permet d'en assurer l'entretien et d'en vérifier l'intégrité. La moindre fissure détériore
grandement la qualité d'écoute et nécessite de changer cette dernière. Il peut également être nécessaire de la démonter afin de la
nettoyer en cas de contact important avec un liquide biologique (sang, sécrétions diverses).
Les piles des stéthoscopes électroniques doivent être retirées si l'appareil n'est pas utilisé pendant plusieurs mois. L'autonomie de ce
genre de stéthoscope est d'environ deux mois en utilisation normale.
Enfin, il est important de respecter les consignes d'hygiène élémentaires qui s'appliquent à tout matériel standard non critique. Les
stéthoscopes sont régulièrement au contact de nombreux patients. Il est donc indispensable de réaliser après chaque utilisation une
désinfection à l'aide d'un produit adéquat. Même si la membrane peut avec le temps perdre de son élasticité et donc de son efficacité, il
vaut mieux effectuer des désinfections fréquentes et changer la membrane lorsque c'est nécessaire que de prendre le risque de
propager des germes.
Utilisation infirmière
Conclusion
Le stéthoscope est un outil quotidien dans la pratique infirmière. Il est cependant souvent sous exploité, car il pourrait être utile dans
bien d'autres situations que la mesure de la pression artérielle. Dans sa collaboration avec les équipes médicales, l'infirmier a tout
intérêt à faire sien l'usage exhaustif de cet outil. D'une part cela lui permet de l'utiliser en exprimant tout son potentiel, d'autre part,
cette pratique quotidienne ne peut que le pousser à développer et entretenir son sens clinique afin de suivre et de soigner au mieux
ses patients
Références
M. Bariety, R Bonnot, J Bariety, J Moline, Sémiologie médicale, 7ème édition, Masson 2004.
Caroline Cuny Faivre, Diagnostic clinique de la fracture du fémur : Étude des valeurs intrinsèques d'un test auscultatoire simple et
de son intérêt en pratique pré-hospitalière, Université Joseph Fourier, Faculté de Grenoble.
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
Objectifs :
1. Définition
La SNG est un tuyau souple que l’on passe habituellement par le nez, parfois par la bouche si le patient est sédaté et/ou porteur d’un
traumatisme facial. Elle descend dans œsophage et s’arrête dans l’estomac.
Les SNG ont différents calibres qui varient selon la tolérance des patients et la fonction qu’elles seront amenées à remplir. Elles sont
également faites dans différentes matières les plus courantes étant siliconées et radio-opaques.
2. Buts
Vidange de l’estomac que ce soit d’air ou de liquide pour assurer sa mise au repos.
Disposer d’un accès direct à l’estomac pour assurer une alimentation entérale à débit continu ou discontinu et permettre également
l’administration de traitements.
Permettre des lavages gastriques à l’eau froide pour favoriser la vaso-constriction en cas d’hémorragie digestive par exemple.
3. Principales indications
Les SNG dont le but est la vidange gastrique sont appelées Sondes de Salem et ont un calibre relativement important. Elles sont
radio-opaques, semi-rigides, possèdent des repères ou graduations et surtout sont munies d’une prise d’air. La prise d’air est
l’élément primordial si l’on veut placer la SNG en aspiration douce car elle évite que le tuyau ne se colle à une paroi et ne crée un
ulcère.
Les SNG destinées à l’alimentation entérale sont souvent des sondes de Levin. Elles sont simples, souples, siliconées et d’un calibre
très inférieur aux sondes d’aspiration.
Ces deux types de sondes sont ouverts sur leur extrémité distale et comportent une dizaine d’orifices latéraux.
SNG
Gants non stériles car il s’agit d’un acte propre mais non stérile.
Lubrifiant sous forme de gel ou de spray (l’eau claire peu également être utilisée), évite les adhérences durant la pose surtout au
niveau du passage du nez.
Poche de recueil. Un sac non stérile si la SNG doit être placée en siphonage, une aspiration murale complète si la SNG doit être
placée en aspiration douce (-20mbar).
Des strips ou du sparadrap pour fixer la SNG au nez du patient.
Des protections et des haricots en cas de nausées et de vomissements en jet lors de la pose (arrive surtout lorsque les personnes
sont en occlusion).
Une seringue de 50 ml à embout conique pour injecter l’air dans l’estomac et vérifier la position de la sonde.
Un stéthoscope pour écouter l’arrivée d’air sous pression dans l’estomac et s’assurer de la bonne position de la sonde.
6. Technique de la pose d’une SNG
Patient conscient : installation en position assise ou demi-assise. Bien expliquer le geste qui reste tout de même désagréable et
s’assurer ainsi de sa coopération. Montrer l’intérêt de la SNG pour éviter qu’il ne l’arrache au bout de 5 minutes. Tête légèrement
penchée en avant, il doit rentrer le menton.
Patient inconscient : Installation en PLS (Position Latérale de Sécurité). Fléchir un peu la tête et amener le menton vers le sternum.
6.2. Pose de la SNG
La sonde peut être poussée dans la trachée par accident. Si le patient se met à tousser ou à avoir du mal à respirer, il faut
immédiatement retirer la sonde et recommencer l’opération.
Epistaxis. Les saignements de nez sont courants surtout quand la pose s’avère plus difficile que prévue. Ils sont bénins la plupart du
temps et se tarissent spontanément mais devant leur inconfort pour le patient, il ne faut pas hésiter à s’assurer qu’ils ne descendent
pas dans la gorge.
Passage en sous muqueux. Si la sonde progresse avec difficulté et n’est pas visible dans la bouche ou au fond de la gorge, il faut la
retirer et réitérer l’opération.
Fausse route intracrânienne. Raison pour laquelle il est interdit de poser une SNG par le nez sur un patient atteint d’un traumatisme
facial.
8. Surveillance
Vérifier la position de la SNG à chaque prise de service. Cette surveillance fait partie de la prise en charge globale du patient.
Les strips doivent être changés au moins une fois par 24 heures (voire plus s’ils sont souillés) et la sonde surveillée au niveau de son
point d’entrée pour vérifier l’absence d’escarre et de points de pression trop importants.
Penser à réaliser des soins de bouche plusieurs fois par 24 heures (minimum 3 fois)
L’aspect et la quantité du liquide doivent être relevés au moins une fois par 24h (souvent le matin à 8h) voir plus en cas de
prescription.
Surveiller l’absence de nausées et/ou de vomissements et la reprise de transit.
L’aspiration douce à -20mbar fait l’objet d’une prescription médicale.
Si la SNG est placée en aspiration douce, la prise d’air doit être ouverte. Si la SNG est placée en siphonage, la prise d’air est clampée.
En cas d’écoulements importants supérieur à 1litre, le médecin doit être prévenu de manière à mettre en place une compensation
volume/volume des pertes.
8.2. Sonde Naso-Gastrique de Levin pour l’alimentation entérale
Vérifier la position de la SNG à chaque prise de service. Cette surveillance fait partie de la prise en charge globale du patient.
Education du patient concernant le changement des strips et la réalisation de soins de bouche. Plus l’autonomie du patient sera
importante, plus il aura le sentiment de participer au processus de guérison et plus l’hospitalisation se passera aisément.
Contrôler le résidu gastrique sur prescription médicale. Pour ce faire, réaliser une aspiration douce à la seringue. Si le résidu est
supérieur à 150ml on dit qu’il y a intolérance digestive et trouble de la vidange gastrique. Le débit doit alors être diminué.
Surveiller la distension abdominale, les douleurs et le transit. En cas de diarrhée ou de douleur, diminuer la vitesse de l’alimentation
entérale. En cas de bonne tolérance, augmenter la vitesse de manière à obtenir des périodes de jeun entre chaque poche de
nutrition.
Rincer la SNG à la fin de chaque poche d’alimentation entérale et après chaque traitement pour s’assurer de la perméabilité de cette
dernière et éviter qu’elle ne se bouche. Privilégier l’eau tiède à l’eau trop froide ou trop chaude.
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
Objectifs :
- Définir la pose d’une sonde (cathéter) urinaire
1. Définition
La sonde à demeure consiste à introduire une sonde au niveau du canal urétral et qui est destiné à être fixé dans la vessie.
2. Indications
3. Les contre-indications
- Urétrite
- Prostatite
- Matériel spécifique : sonde, seringue, lubrifiant et gel de préférence sous forme d'anesthésie local (gel xylocaïne).
5. La préparation du patient
– psychologique
Déballez l'ensemble du matériel de manière à ne pas laisser la personne nue trop longtemps et optimiser l'organisation du soin (gain de
temps, meilleure hygiène, plus de confort pour la personne soignée et pour vous). En laissant le matériel stérile, préparez :
- Port de gants non stériles et procéder à une toilette intime simple au savon et à l'eau, sauf si la personne peut le faire elle-même
(promotion de l'autonomie).
- Laver les mains et enfiler les gants stériles pour nettoyer le méat urinaire (compresse stérile imbibée d’antiseptique) et les parties
proches
- Laisser la compresse imbibée de cette solution à l'endroit du méat (cela permet à la fois de protéger des germes et chez les
femmes, de garder un repère sur la localisation du méat!).
- NB : chaque compresse doit être passé une seule fois et de haut en bas.
- Prendre la sonde vaselinée ou induite de xylocaïne gel en son embout et l’insérer dans le méat
- Dans ce cas où le liquide est sanguinolent en l’absence de traumatisme ou de pathologie tumorale urinaire, il faut retirer la sonde
et recommencer le geste.
- Si la sonde est bien dans la vessie, gonflez le ballonnet à l'aide la seringue préalablement remplie de 10 à 20 cc d'eau, selon le type
de sonde. Veillez à ne pas laisser plus de 500 ml s'écouler : risque de malaise. Pour cela il suffit de clamper la sonde à 500 cc et de
recommencer une demi-heure plus tard.
- Après avoir lubrifier, l'introduire dans le méat et le faire progresser doucement (l'écoulement des urines montrant qu'on est dans
la vessie)
- Désinfecter le méat urinaire en posant une compresse imbibée d'antiseptique au niveau du méat urinaire
7. Eléments de surveillance
La surveillance de la sonde à demeure est importante et capitale car il faut redouter surtout l'infection. Cette surveillance se basera
sur :
7.1. Malade
Une hyperthermie avec frisson peut être due à une infection urinaire.
Aspect et odeur
– Urine hémorragique peut traduire une pathologie tumorale maligne ou bénigne ou un traumatisme urétral.
Quantité
– Voir s’il n’y a pas une obstruction de la sonde qui peut se traduire par un ralentissement ou une sonde ...
Examen bactériologique
7.3. Sonde
La sonde à demeure est une source d’infection elle est posée très souvent chez les malades agités le maitre-mot reste l’asepsie+++++
- mettre un fossé stérile au cours des manœuvres saisir le fossé à son extrémité avec le bout des doigts l’aseptiser s’il y a lieu
- sonde avec ouverture dans un urinal. L’urinal doit être stérile, la sonde ne doit pas plonger dans l’urinal. Il faut la fixer avec du
sparadrap
- surveiller régulièrement le remplissage de l’urinal, et veiller à ce que l’urinal ne comprime pas la verge ou les cuisses (risques
d’escarres
- Les collecteurs stériles gradués en matière plastique sont actuellement les plus utilisés ils sont à usage unique la sonde est à débit
libre. Dans tous les cas l’urine doit recueillie pour pratiquer la courbe de diurèse
- pratiquer le lavage de vessie pour éviter les infections 2 fois par semaine,
- changer la sonde tous les 5 jours (idéal) pour éviter son incrustation
- s’assurer du fonctionnement de la sonde en vérifiant l’écoulement
8. ABLATION DE LA SONDE
- Pincer la sonde pour éviter que l'urine stagne dans l'urètre provoque une sensation désagréable au moment d'uriner et la retirer
doucement.
– Inflammation de l'urètre
– Infection urinaire : l'urétrite aigue suppurante... ou une cystite caractérisée par des signes locaux (dysurie, pollakiurie, pyurie)
Conclusion : La pose de la SU est un acte médical délégué au personnel paramédical. Lorsqu'il s'agit d'une première pose, c'est le
médecin qui doit la pratiquer! Toutes les précautions doivent être prises pour éviter les complications.
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
OBJECTIFS
1. DEFINITION
L’injection intramusculaire (IM) est l’introduction sous pression de substances médicamenteuses dans le tissu musculaire profond à
l’aide d’une seringue munie d’une aiguille.
2. INDICATIONS
- le médecin souhaite une action rapide : antispasmodiques d’action rapide et prolongée, début d’un traitement anti-inflammatoire,
anxiolytiques en urgence et antibiotiques.
- la voie intraveineuse n’est pas possible : mauvaises veines ou produit trop irritant pour les veines, douloureux et capable de
provoquer des nécroses si l’injection est superficielle. Exemple la quinine.
3. MATERIEL
- Un trocart stérile
- La substance médicamenteuse
- Compresse ou coton.
- Sac poubelle
- SHA
Il faut choisir les masses musculaires profondes en dehors des trajets des gros vaisseaux. Les lieux d’injections sont au nombre de trois
: le muscle moyen fessier, le muscle vaste externe au niveau de la cuisse et le muscle deltoïde (épaule)
- Une première horizontale allant du grand trochanter au sommet du pli inter fessier
Le muscle vaste externe est généralement bien développé et volumineux. L’injection se pratique sur la face antéro-externe de la
cuisse. Pour la délimitation Il faut considérer la partie moyenne de la cuisse correspondant au 2/3 de la cuisse. Cette région est plus
favorable à l’injection intramusculaire chez les nourrissons et les enfants parce qu’aucun nerf ni vaisseau important n’y passe.
Le muscle deltoïde est situé en dessous de l’acromion. Ce muscle est plus petit et ne peut recevoir que de petit volume de médicament
(1ml chez l’adulte). Il est utilisé pour de nombreux vaccins chez l’adulte. La zone de ponction se situe sur la face externe du muscle
deltoïde (épaule), juste au-dessus du V deltoïdien.
5. TECHNIQUE
- Préparation physique du malade : installer le malade en position confortable. Si la région est sale nettoyer à l’eau et au savon et
rincer.
- Ranger ce matériel sur un charriot à pansement. Si le plateau n’est pas stérile, le badigeonner avec de la bétadine ;
- Etaler les compresses et déposer la seringue et les aiguilles stériles sur le plateau
- Monter la seringue, adapter l’aiguille, remplir la seringue purger l’air récapuchonner l’aiguille dans le plateau;
- Recouvrir d’une compresse stérile ou d’un autre plateau stérile si on doit se déplacer.
- A l’aide d’un tampon imbibé d’alcool, nettoyer la région délimitée et recommencer jusqu’à ce que la région soit propre
- D’une main, tendre la peau entre le pouce et l’index et de l’autre saisir la seringue et la tenir perpendiculaire à la peau (le pouce et
l’index tiennent le corps de pompe, le majeur maintient le pavillon de l’aiguille)
- Maintenir la seringue et le pavillon de l’aiguille avec une main et aspirer en tirant légèrement le piston de l’autre main : ceci
permet de vérifier si on n’est pas dans un vaisseau.
· Si tel est le cas, il y a du sang dans la seringue : ne pas injecter. Retirer plutôt légèrement l’aiguille pour sortir du vaisseau et
changer de plan en orientant légèrement l’aiguille vers une autre direction. Enfoncer l’aiguille et aspirer à nouveau s’il y a encore un
afflux de sang dans la seringue, retirer le tout et recommencer l’injection à une autre zone.
· S’il n y a pas de sang dans la seringue, injecter le produit lentement en surveillant le faciès du malade.
Elle consiste après asepsie de la zone à enfoncer l’aiguille seule puis attendre un peu pour voir si le sang ne reflue pas par l’aiguille.
Ensuite on adapte la seringue et on injecte lentement le produit. Il est souvent utilisé dans le cas où le liquide est coloré (par ex. Vit.
B12) ;
- Le remercier de sa collaboration
- Remettre la chambre en ordre : rouvrir porte et fenêtre, remettre la ventilation ou climatisation en marche etc.
- Refaire la literie
- Désadapter les aiguilles des seringues et plonger dans la solution de décontamination pour ensuite les mettre dans le conteneur
à aiguille
- Stériliser si nécessaire
7. Complications et risques
- Il est important de vérifier auprès du patient, avant l'injection, qu'il ne soit pas allergique au produit qui va être administré.
- Malaise vagal.
- Accident d’exposition au sang (AES).
NB : Respecter scrupuleusement les précautions d'accidents à l'exposition au sang, le port de gants, le non récapuchonner de l'aiguille,
l'élimination de l'aiguille dans la boîte à aiguilles souillées.
- Abcès autour du point d'injection, qui peut provoquer des troubles nerveux, (en particulier chez l'enfant).
- Reflux de sang dans la seringue lors de la ponction, ne pas injecter, retirer l'aiguille de 1 ou 2 cm et repiquer en variant l'angle,
revérifier l'absence de sang, puis injecter. Éventuellement, s'il y a un retour franc, retirer l'aiguille et comprimer. Préparer une autre
seringue.
INJECTION INTRADERMIQUE
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
OBJECTIFS
1. DEFINITION
L’injection intradermique consiste à administrer très lentement dans le derme un produit ou une substance antigène.
2. BUTS
· La réaction de Casoni pour le Kyste hydatique (localisation dans le foie de la forme larvaire).
- La région deltoïdienne ;
4. MATERIEL
- Un trocart stérile
- Deux aiguilles intradermiques : ce sont des aiguilles courtes de 15mm de long à biseau court
- Le produit à injecter
- Compresse ou coton.
- Sac poubelle
- SHA
5. TECHNIQUE
- Mettre dans le plateau stérile ou badigeonné à la bétadine seringue, trocart et tampons de compresses ou coton ;
- Aseptiser le bouchon du flacon contenant le produit après en avoir vérifié l’identité et la date de péremption du produit à injecter ;
- Charger la seringue ;
- Aseptiser la région choisie avec de l’alcool et laisser sécher ou bien dégraisser avec l’éther ;
- Prendre la seringue, le biseau de l’aiguille tourné vers le haut et piquer tangentiellement à la peau, dés que le biseau disparaît,
injecter la dose indiquée généralement 1/10ème de cc. Il doit alors se produire une boursouflure analogue à la peau d’orange, appelée :
phénomène de la peau d’orange persistant quelques secondes après le retrait de l’aiguille : c’est la preuve que l’IDR a été bien faite ;
- Remercier le malade.
- si tests, recommander au malade de ne pas frotter l’endroit où l’injection a été faite pendant le bain et de ne pas se gratter ;
- Lui demander de revenir le jour fixé pour la lecture s’il s’agit d’un malade non hospitalisé. Cette lecture se fait 48 à 72 heures après
l’injection.
L’INJECTION SOUS- CUTANEE
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
OBJECTIFS SPECIFIQUES
2. INDICATIONS
- Vaccins
- Produits médicamenteux injectables ne pouvant être utilisés par voie veineuse ou IM.
3. CONTRE-INDICATIONS
4. SITES D’INJECTION
- Région deltoïdienne
5. PRECAUTIONS
- Vérifier les cinq bons : bon nom du patient, bon nom du médicament, bonne voie d’administration, bonne posologie et bonne heure
d’administration
6. ADMINISTRATION
6.1. Matériel
- Produit à injecter
- Une seringue stérile de 1 à 2ml pouvant contenir le produit à injecter ou seringue à insuline ou un dispositif prêt à l’emploi (stylo
injectable)
- Compresses stériles
- Plateaux stériles
- Sérum physiologique
- Sparadrap
- Gants
6.2. TECHNIQUE
- Piquer franchement à la base du pli cutané d’un mouvement ferme et précis à un angle de 45°
o NB : les aiguilles courtes telles que celles utilisées pour les injections d’insuline peuvent être
- Ne pas éliminer la bulle d’air car elle évite la formation d’un hématome sous cutané
- Noter le soin
- Douleur
- Ecchymoses (taches produites par diffusion de sang dans le tissu sous cutané)
- Réaction allergique pouvant entrainer les urticaires, des œdèmes et éventuellement un choc anaphylactique
LE PANSEMENT DE LA PLAIE
LE PANSEMENT DE LA PLAIE
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
Objectifs :
- Citer le matériel de pansement stérile d’une plaie sans usage de pinces stériles
- Décrire la conduite d’un pansement stérile de la plaie avec des pinces stériles
1. Définition
Un pansement est un dispositif de protection destiné à recouvrir une plaie, une lésion au moyen de compresses stériles fixées soit
par un bandage soit par un adhésif.
Indications et objectifs
- Aider à la cicatrisation.
2. Matériel
• Produits pour l’antisepsie : Respecter les mêmes gammes de produit : polyvidone iodée ou chlorexidine….
• Savon antiseptique.
• Sérum physiologique : ne pas utiliser d'eau stérile pour les pansements de greffes et de lambeaux car risque de lyse cellulaire.
• Antiseptique dermique.
• Compresses stériles.
• 2 pinces stériles.
• Compresses stériles.
- En fonction de la plaie :
• Bande.
• Filet.
• Matériel divers :
Il faut toujours utiliser le même antiseptique pour chaque réfection de pansement afin d'éviter les interactions médicamenteuses.
Lorsqu'il y a plusieurs pansements, il faut commencer par la plaie la plus propre et finir par la plaie la plus sale, contaminée ou infectée.
Lorsqu'il y a deux plaies situées dans la même zone, il faut faire deux pansements séparés.
Ø Installation
• S'assurer que la toilette du patient a été réalisée, et que le ménage de la chambre a été faite depuis au moins 20 minutes.
• Prévenir le patient du soin, lui expliquer le processus, le prévenir que c’est un acte pouvant être douloureux : administrer un
médicament antalgique sur prescription médicale si celui-ci a été prévu et attendre le délai d'efficacité avant de réaliser le soin.
• Installer confortablement le patient. Si besoin, demander une aide pour l'installation et le maintien du patient.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-
alcoolique : hygiène des mains.
• Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des emballages.
• Disposer le matériel divers le plus éloigné du patient (flacon d'antiseptique, sparadrap, …).
• Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
• Ouvrir aseptiquement les paquets de compresses : les laisser dans l'emballage stérile ou les disposer dans un champ de table
stérile.
Il est possible de mettre des compresses stériles imbibées dans le champ des gants stériles à la seule condition que l'emballage de
ceux-ci soit plastifiée. Si l'emballage stérile est en papier, le contact avec les compresses imbibées rendrait poreux le champ et
déstabiliserait les gants.
• Imbiber les compresses avec le savon antiseptique (mettre un peu de sérum sur le savon antiseptique afin de le diluer), le sérum
physiologique, l’antiseptique dermique, laisser un paquet de compresses sèches.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-
alcoolique : hygiène des mains.
• Maintenir la peau et tirer l'adhésif en direction de la plaie car tirer vers l’extérieur peut provoquer la désunion de la plaie :
procéder de cette façon pour les deux côtés du pansement.
• Si adhérence du pansement à la plaie : verser du chlorure de sodium isotonique à 0,9% (sérum physiologique) et retirer le
pansement.
• Jeter le pansement et les gants dans le sac d'élimination des déchets contaminés.
Détersion de la plaie
• Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution
hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Procédé à la réfection du pansement en utilisant la technique d'une main "propre" et d'une main "sale" :
• Avec la main la plus éloignée du patient (main "propre"), prendre une compresse stérile imbibée.
• Avec la main la plus proche du patient (main "sale"), saisir la compresse sans rentrer en contact avec l'autre main.
• Cette technique permet d'avoir une main restant "propre" (celle qui reste dans le matériel stérile, c'est celle qui "sert l'autre
main") et d'avoir une main considérée comme "sale" (celle qui va au patient).
Cicatrice : aller toujours d'une zone nettoyée donc propre vers une zone moins propre : aller de l'extérieur vers l'intérieur = de la
périphérie vers le centre de la plaie = faire un côté, l'autre côté et terminer par la plaie.
Orifice ou point de suture unique : désinfecter en "escargot" : mouvement circulaire en partant du centre vers l'extérieur afin de
tuer et d'éloigner les germes du point de ponction = du centre vers la périphérie de la plaie.
• Utiliser une compresse par passage puis la jeter dans le sac à déchets contaminés.
Protéger la plaie
• Couvrir la plaie
• Mettre le pansement adhésif stérile avec compresse en faisant attention à ne pas appliquer l'adhésif sur la plaie.
• Déposer des compresses stériles sèches en commençant par la plaie et en allant vers la périphérie en faisant chevaucher les
compresses
• Oter les gants stériles et les jeter dans le sac à déchets contaminés.
• Réinstaller le patient.
• Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-
alcoolique : hygiène des mains.
• Transmission :
• Plaie : aspect, profondeur, dimension, écoulement, coloration des tissus, phase de cicatrisation, douleur, réaction du patient.
2.2.3.1.Principes de bases
Les principes de base sont les mêmes que ceux du pansement sans pinces stériles et doivent être suivis rigoureusement.
• Sortir le champ stérile avec précautions : ne toucher que les coins du champ, il ne faut pas toucher la face où sera installer le
matériel stérile.
• Prélever une des pinces stériles avec précaution, la saisir à sa base (il est préférable de la saisir avec une compresse stérile).
• Disposer dans le champ stérile les compresses et tampons stériles avec la pince.
• Le champ stérile est composé d'une surface stérile (couleur claire) et d'un bandeau à l'un de ses côtés (couleur foncée). Sur ce
bandeau, disposer la base des pinces qui est touchée par les mains : les faire suffisamment dépasser pour pouvoir les saisir.
• Prélever une des pinces stériles avec précaution, la saisir à sa base (il est préférable de la saisir avec une compresse stérile).
• Déposer les pinces sur le bord du plateau : les faire suffisamment dépasser pour pouvoir les saisir.
• Utiliser les compartiments du set comme récipient ou imbiber les compresses avec le savon antiseptique (mettre un peu de
sérum sur le savon antiseptique afin de le diluer), le sérum physiologique, l’antiseptique dermique, laisser un paquet de compresses
sèches.
Réalisation du soin
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-
alcoolique : hygiène des mains.
• Maintenir la peau et tirer l'adhésif en direction de la plaie car tirer vers l’extérieur peut provoquer la désunion de la plaie :
procéder de cette façon pour les deux côtés du pansement.
• Si adhérence du pansement à la plaie : verser du chlorure de sodium isotonique à 0,9% (sérum physiologique) et retirer le
pansement.
• Jeter le pansement et les gants dans le sac d'élimination des déchets contaminés.
• Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution
hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Procédé à la réfection du pansement en utilisant la technique d'une pince "propre" et d'une pince "sale" :
• Avec la pince "propre", saisir une compresse stérile imbibée avec une pince et faire un tampon en la pliant en quatre.
• Avec la pince "sale", saisir la compresse sans rentrer en contact avec l'autre pince.
• Lorsque chacune des pinces est attribuée à un rôle, il ne faut pas les mélanger.
• Cicatrice : aller toujours d'une zone nettoyée donc propre vers une zone moins propre : aller de l'extérieur vers l'intérieur = de la
périphérie vers le centre de la plaie = faire un côté, l'autre côté et terminer par la plaie.
• Orifice ou point de suture unique : désinfecter en "escargot" : mouvement circulaire en partant du centre vers l'extérieur afin de
tuer et d'éloigner les germes du point de ponction = du centre vers la périphérie de la plaie.
• Utiliser une compresse par passage puis la jeter dans le sac à déchets contaminés.
Protéger la plaie
• Couvrir la plaie
• Mettre le pansement adhésif stérile avec compresse en faisant attention à ne pas appliquer l'adhésif sur la plaie.
• Déposer des compresses stériles sèches en commençant par la plaie et en allant vers la périphérie en faisant chevaucher les
compresses
• Oter les gants stériles et les jeter dans le sac à déchets contaminés.
• Réinstaller le patient.
• Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-
alcoolique : hygiène des mains.
3. Transmission
• Plaie : aspect, profondeur, dimension, écoulement, coloration des tissus, phase de cicatrisation, douleur, réaction du patient.
4. Risques et complications
• Infection de la plaie.
• Saignement de la plaie.
• Pansement inefficace :
• Non occlusif.
5. Surveillances et évaluations
• Aspect.
• Profondeur.
• Dimension.
• Douleur.
• Ecoulement :
• Quantité.
• Consistance.
• Odeur.
- Noire : correspond à la coagulation des éléments du derme et de l’épiderme en cas de nécroses “cartonnées”, luisantes, croûtes
superficielles sèches ou très peu humides.
- Jaune : correspond à la production de fibrine pour les plaies très humides, fibrineuses. On observe des situations intermédiaires :
- Plaies modérement humides : plaques de nécroses et sillon d’élimination en périphérie, nécroses noires molles.
- Plaies fibrineuses ou nécroses jaunes correspondant au tissu graisseux dévascularisé avec évolution vers la fibrose.
- Surinfection possible pour ce type de plaie favorisée par l’exsudat et les produits de dégradation de la fibrine.
- Phase de cicatrisation :
- Nécrose.
- Bourgeonnement.
- Epidermisation.
- Maturation.
- Réaction du patient.
CHARIOT A PANSEMENT
CHARIOT A PANSEMENT
CHARIOT A PANSEMENT
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
OBJECTIFS :
PLAN
I- DEFINITION
II- DESCRIPTION
1. Définition
C’est un instrument mobile permettant de transporter au lit du malade le nécessaire pour les soins. Bien que dénommé chariot à
pansement, on peut l’utiliser pour effectuer d’autres types de soins.
2. Description
Il comporte 2 ou 3 rayons (autrement appelés étages, tablettes, etc.) et parfois une cuvette et un petit plateau articulé qu’on peut loger
sous le premier rayon comme un tiroir (voir schéma ou TP).
Les éléments qui rentrent dans la composition de chaque type de matériel dépendant de la nature du soin à dispenser.
- Récipient en verre contenant un antiseptique dans lequel plonge une pince longuette pour servir le matériel stérile : c’est la pince à
servir ;
- Gants stériles ;
- Plateaux stériles.
- Leucolplast ou sparadrap
- Alèzes
- Allumettes
- Rasoir ou tondeuse
- Cuvette
N.B. : S’il s’agit d’un chariot à 2 rayons, le type de matériel du 1er et 2eme rayon ne change pas.
En lieu et place du 3e rayon, on accrocher au chariot un seau à pansements sales servant de poubelle et dans un coin du 2e rayon, on
peut placer un haricot ou des plateaux destinés au recueil des objets usagés ou souillés.
4. Entretien du chariot
Nettoyer les rayons après chaque usage : d’abord avec de l’eau de javel puis avec de l’eau savonneuse, enfin rincer avec le l’eau claire et
sécher. Le chariot devra être luisant.
- Le chariot doit être range : dans un endroit de la salle de soins et ne devra rien supporter jusqu’au prochain soin.
Enseignants:
Pr Traoré Si Simon
Dr Ouédraogo NL Marie
Maitre-Assistant en
Chirurgie générale
FSDS de l’USTA
Objectifs
Dans le milieu hospitalier, nous produisons aussi des déchets mais l’essentiel de ces déchets sont dits dangereux. C’est pourquoi on
retrouve une classification des déchets, ainsi que des procédures pour la collecte et la filière d’élimination. Ces procédures, qui se
réfèrent à la législation, sont des règles écrites auxquelles vont s’y référer le personnel soignant.
- les déchets domestiques : proviennent de la salle de soins, des bureaux, des cuisines…, assimilées à des ordures ménagères
- les déchets radioactifs : en médecine nucléaire par exemple : produits d’injection à l’iode I131 lors d’une scintigraphie osseuse
- les objets piquants, tranchants, coupants souillés : aiguilles, cathéter, pointes pour glycémie capillaire…
NB1 : Ces déchets subissent une filière d’élimination particulière, suite à une rigoureuse collecte.
NB2 : Les déchets ménagers suivent le même circuit de traitement que les ordures ménagères.
3. Tri et conditionnement
- DASRI (Déchets d'Activités de Soins à Risques Infectieux) sac jaune, avec le sigle RI (Risque Infectieux)
NB : Pour tout ce qui concerne les DASRI, c’est la couleur jaune qui correspond avec le sigle du risque infectieux. La nature des DASRI
leur confère des risques infectieux et doivent donc être éliminés selon un protocole précis. Selon le Code de la Santé Publique, "Toute
personne qui produit des DASRI est tenue de les éliminer".
- PCT souillés : Piquant, Coupant, Tranchant container/boîte jaune, qui, une fois fermé(e), ne s’ouvre plus.
- La personne morale pour le compte de laquelle un professionnel de santé exerce son activité productrice de déchets.
- La personne physique qui exerce l'activité productrice de déchets à titre professionnel (médecins, infirmières d'exercice libérale,
personnels de laboratoire, pharmaciens...)
5. Les emballages à utiliser pour respecter la réglementation DASRI L'élimination des déchets infectieux regroupe, selon l'article
L.541-2 du Code de l'environnement, les étapes de tri, de conditionnement, de collecte, de transport, de stockage et de traitement.
Les déchets d'activités de soins à risques infectieux doivent être isolés des autres déchets. Selon les articles R.1335-5 et R.1335-6
du Code de la Santé Publique, ces déchets doivent être placés dans des emballages spécifiques dès leur production. Ces collecteurs de
déchets médicaux DASRI permettent d'éviter la propagation des agents potentiellement pathogènes. Le traitement des déchets
infectieux est réalisé en fonction de leurs caractéristiques : perforant, solide, mou, liquide...
Les producteurs de DASRI doivent disposer des emballages adaptés à tous les types de déchets qu'ils produisent :
Les sacs poubelles DASRI jaunes sont parfaits pour la collecte des déchets médicaux mous souillés par la salive ou le sang tels que les
pansements, compresses, gants usagés... Pour 1 à 2 soins, les Sachets pour déchets de soins sont plus adaptés.
Les Cartons récupérateurs pour déchets infectieux permettent de collecter les objets souillés par le sang ou la salive sans risques de
contamination. Avec une capacité allant jusqu'à 50L, ces cartons récupérateurs sont idéals pour les pharmacies, les laboratoires de
biologie médicale...
Le Récupérateur de déchets médicaux à clapets permet, grâce à sa résistance aux chocs, aux perforations et aux solvants, de
collecter les déchets tranchants, dangereux ou infectés.
Le Collecteur d'aiguilles permet d'éviter tout risque de contamination par des aiguilles usagées. Son système d'ouverture et
fermeture automatique par bouton poussoir à ressort facilite la collecte d'aiguilles sans aucun contact manuel.
Le transport des déchets hospitaliers doit suivre un protocole très précis. Il est primordial de s'assurer de la fermeture hermétique de
l'emballage et de sa propreté (décontamination externe). Il est également conseillé de porter des gants étanches jetables ainsi que
l'équipement de protection (masque, gants, combinaison...). Le respect des mesures d'hygiènes est primordial est inclut le fait de ne pas
manger, boire ou fumer sur le lieu de travail. Lors du protocole DASRI, il est vivement recommandé de se désinfecter les mains après
chaque manipulation.
Il est interdit de congeler et de compacter les collecteurs, récupérateurs contenant les DASRI. Il est possible de déposer
temporairement les emballages pleins avant leur transport vers le lieu d'entreposage centralisé. Pour une meilleure traçabilité, il est
conseillé de noter la date d'entreposage des déchets sur les emballages.
Pour limiter le contact avec les déchets infectieux, les collecteurs DASRI doivent être entreposés loin des zones d'activité et à distance
des prises d'air neuf de ventilation. Pour faciliter le transport, il est préférable d'entreposer ses collecteurs de déchets médicaux dans
un endroit où la collecte est facile (notamment pour les véhicules de collecte). Ces déchets sont finalement conduits à l’incinérateur
pour être détruits.
Incinérateur
NB: Les groupes de travail sont les mêmes que ceux composés pour les exposés de sémiologie chirurgicale.
Etant donné que les supports de cours ont été mis à votre disposition sur la plateforme, il s'agit pour chaque groupe de présenter le
chapitre qui lui a été attribué sous forme de Mind Mapping et format word tout en l'enrichissant par vos recherches personnelles.
Ces travaux en groupes doivent être faits à distance. Vous avez dix jours (du 10 au 19 Juin 2020) pour fournir les résultats sous format
Mind Mapping et Power Point. Chaque groupe doit envoyer le travail fini à l’enseignant et aux groupes pour observation. Le contenu
sera présenté en présentiel par 3 représentants de chaque groupe choisis de commun accord dans la semaine du 08 au 14 juin. La note
portera sur le format Mind Mapping et la présentation orale. Elle comptera pour 40% et l’examen individuel écrit sur table 60%.
Section 22
Section 23
Section 24
Section 25
Section 26
Section 27
Section 28
Section 29
Section 30
Section 31
Section 32
Section 33
Section 34
Section 35
Section 36
Section 37
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