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Hydrolien 2023

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Filière : Licence Fondamentale Sciences de la Matière Physique

Projet Tutoré
Semestre S6
Mémoire

Intitulé : Étude et simulation d'une hydrolienne pour la production


d'énergie électrique

Présenté par
AYYOUB CHAJIA

ET

MOHAMMED BEL FAKIR

Encadrant : Pr. Ayoub EL BAKRI

Soutenu le ../../2023

Jury : Examinateur 1 : Pr. ……….

Examinateur 2 : Pr. …………..

Encadrant : Pr. Pr. Ayoub EL BAKRI

Année Universitaire : 2022/2023


Table des matières

Introduction générale : .....................................................................................................................5


Chapitre 1 : Etat d’art sur les systèmes hydroliennes .....................................................................6
1. Introduction .......................................................................................................................6
2. Les différentes énergies renouvelables. .............................................................................6
2.1.1. Énergies soleil ................................................................................................................6
2.1.2. Énergie éolienne .............................................................................................................6
2.1.3. Énergie hydrolienne .......................................................................................................7
3. Technologies de conversion d’énergie hydroliennes .........................................................7
3.1. La structure de l’hydrolienne ........................................................................................7
3.2. Installation de l’hydrolienne ..........................................................................................7
3.3. Le fonctionnement de l’hydrolienne ..............................................................................8
3.4. Les types des hydroliennes.............................................................................................8
3.5. Composantes d’une hydrolienne ................................................................................. 11
3.5.1. Convertisseurs électromécaniques........................................................................... 12
4. Conclusion ....................................................................................................................... 14
Chapitre 2 : Modélisation du système hydrolienne ........................................................................ 15
1. Introduction ..................................................................................................................... 15
2. Modélisation de parties mécaniques ............................................................................... 15
2.1. Modélisation de la turbine : ......................................................................................... 15
2.1.1 Potentiel de la marée et puissance extraite .............................................................. 16
2.2. Modélisation du multiplicateur et de l’arbre ....................................................................... 18
3. Modélisation de parties électriques ................................................................................. 19
3.1. Modèle mathématique de la machine asynchrone à double alimentation .................. 19
3.2. Equation de la machine asynchrone à double alimentation dans le repère d-q. ........ 22
3.2.1. Equation électrique .................................................................................................. 22
3.2.2. Equation magnétique : ............................................................................................. 23
3.2.3. Puissances électriques : ............................................................................................ 23
4. Simulation de la machine asynchrone à double alimentation ........................................ 23
5. Conclusion ....................................................................................................................... 28
Conclusion générale ........................................................................................................................ 29
Références ....................................................................................................................................... 30
Dédicace
Je dédie ce modeste travail :
À mes parents ;
À ma sœur Khadija qui m’a beaucoup appuyé pour la réalisation de ce mémoire ;
À mon frère Mohammed ;
Mehdi Chajia;
Hamid ibne chaykh;
Oussama El Kihal ;
À toute la famille ;
À tous mes amis ;
À tous mes chers enseignants qui ont enseigné moi ;
Ayoub Chajia ET Mohamed bel fakir
Remerciements

Tout d’abord, je remercie le Dieu, notre créateur de nous avoir donné la force, la volonté et le
courage afin d’accomplir ce travail. Ces remerciements vont tout d’abord au Monsieur le
doyen, au corps professoral et administratifs de la Faculté des sciences dhar mahraz de Fès,
pour la richesse et la qualité de leur enseignement et qui déploient de grands efforts pour
assurer à leurs étudiants une formation Actualisée.

Je tiens aussi à remercier mon encadrant, Professeur AYOUB EL BAKRI pour sa patience, et
surtout pour sa confiance, ses remarques et ses conseils, sa disponibilité et sa bienveillance.
Qu’il trouve ici le témoignage de ma profonde gratitude.

A tous mes enseignants qui m’ont initié aux valeurs authentiques, en signe d'un profond
respect et d'un profond amour !!!
A tous les étudiants de la licence fondamentale en science Physique spécifiquement parcours
Electronique promotion 2022/2023.

Merci à vous tous.


Introduction générale :

Une grande partie de l’énergie utilisée aujourd’hui dans le monde (plus de 80%)
provient de gisements de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) ou d’uranium. Ces
gisements, ces stocks, constitués au fil des âges et de l’évolution géologique, sont
évidemment en quantité limitée donc ils sont épuisables. Des solutions alternatives aux
énergies fossiles sont donc des voies vers lesquelles notre société toute entière doit s'engager.
De plus, la consommation d'énergie, toujours en augmentation, fait réduire les réserves en
énergies fossiles et rapproche l'échéance de leur épuisement, Par opposition, les énergies
fournies par le soleil, le vent, les marées, la chaleur de la terre sont renouvelables.

Alors face à l’épuisement de ces énergies d’origines fossiles les solutions à base
d'énergies renouvelables (le solaire, la biomasse, la géothermie, la marémotrice,) sont
promettant. Parmi ces énergies alternatives renouvelables on s’est intéressé dans notre étude à
l’énergie d’origine hydrolienne qui est aujourd’hui en plein essor dans le monde, ainsi dans le
cadre de ce mémoire nous allons nous intéresser en particulier à un type de machine qui est la
machine asynchrone à double alimentation (MADA) largement utilisés dans les systèmes
hydrolienne pour la production d’énergie électrique.

Le travail présenté dans ce mémoire est organisé en deux chapitres.


Le premier chapitre présente les différentes formes d’énergie marine puis, une étude détaillée
sur les hydroliennes. Ces hydroliennes sont ensuite classées suivant leur principe de
fonctionnement, et les types des machines utilisés dans la production d’énergie les
hydroliennes ainsi que les différents avantages et inconvénients de chaque type de machine.

Le deuxième chapitre décrit la modélisation d’une hydrolienne à base de la machine


asynchrone à double alimentation (MADA). On commence par modéliser la turbine puis par
modéliser les équations électriques et magnétiques de la MADA. Dans la 2ème partie de ce
chapitre, nous avons étudié et le fonctionnement de la MADA pour différentes vitesse
marrées en utilisent l’outil MATLAB/SIMULINK.

5
Chapitre 1 : Etat d’art sur les systèmes
hydroliennes

1. Introduction
Aujourd'hui, l'utilisation des énergies renouvelables est reconnue comme une solution clé
pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux de manière durable et respectueuse de
l'environnement. Les énergies renouvelables, telles que l'énergie solaire, éolienne,
hydraulique, géothermique et biomasse, sont considérées comme des sources d'énergie
propre, car elles ne produisent pas de gaz à effet de serre ni de polluants atmosphériques lors
de leur production d'électricité. De plus, les énergies renouvelables sont inépuisables et ne
dépendent pas de l'approvisionnement en combustibles fossiles, qui peuvent être coûteux et
imprévisibles. En utilisant ces sources d'énergie renouvelable, il est possible de réduire notre
dépendance aux énergies fossiles et de contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Dans ce chapitre, une brève introduction des différents types d’énergie renouvelable sera
présentée en premier. Ensuite, la conversion d'énergie électrique utilisée dans les techniques
hydroliennes sera étudiée en détail y compris, leur principe de fonctionnement , les types des
hydroliennes ainsi que les avantages et les inconvénients des hydroliennes.

2. Les différentes énergies renouvelables.


La production d’énergie électrique dans le cadre des énergies renouvelables est effectuée par
la moyenne de différentes technologies. Parmi ces technologies on trouve :

2.1.1. Énergies soleil


L'énergie solaire transforme le rayonnement solaire en électricité ou en chaleur, selon les
technologies. L'énergie solaire photovoltaïque produit de l'électricité via des modules
photovoltaïques, électricité qui peut être ensuite injectée sur les réseaux électriques. L'énergie
solaire thermique produit de la chaleur qui peut être utilisée pour le chauffage domestique ou
la production d'eau chaude sanitaire.

2.1.2. Énergie éolienne

6
L'énergie éolienne est une source d'énergie qui dépend du vent. Le soleil chauffe inégalement
la terre, ce qui crée des zones de températures et de pression atmosphérique différentes tout
autour du globe. De ces différences de pression naissent des mouvements d'air, appelés vent.
Cette énergie permet de fabriquer de l'électricité dans des éoliennes, appelées aussi
aérogénérateurs, grâce à la force du vent.

2.1.3. Énergie hydrolienne

C’est l’exploitation de l’énergie cinétique des courants de marée suivant le même principe de
base que les éoliennes. Ces courants de marée sont totalement prédictibles et leur potentiel
énergétique est très supérieur à celui des systèmes à barrage ayant des impacts
environnementaux contestés. Un des avantages est que les hydroliennes sont installées près
des côtes (environ 20 km) et à quelques dizaines de mètre de profondeur, ce qui,
comparativement aux éoliennes offshores facilite l’exportation de l’énergie électrique sur la
terre ferme.

3. Technologies de conversion d’énergie hydroliennes


Les énergies marines peuvent contribuer à une part significative des nouvelles sources
d’énergie n’émettant pas de gaz à effet de serre. Leur exploitation raisonnée permet de
produire de l’électricité exportable à terre. Ces énergies renouvelables théoriquement
exploitables sont nombreuses et variées. En effet, la mer est un fluide riche en flux
énergétiques qui peuvent être exploités sous diverses formes. On peut citer par exemple, les
énergies thermiques, hydro cinétiques (vagues et courants) et osmotiques.

3.1. La structure de l’hydrolienne


Immergée dans l’eau, la turbine hydraulique se compose d’un alternateur et d’une turbine.
Cette dernière est munie d’une partie mobile, le rotor muni de pales, et d’une partie fixe, le
stator. La turbine est reliée à un convertisseur qui transforme le courant variable en courant
continu. Ce courant est ensuite acheminé vers la centrale hydrolienne, située sur la rive la plus
proche, qui va l’élever pour qu’il soit transportable à travers les lignes à haute tension.

3.2. Installation de l’hydrolienne

L’hydrolienne a la particularité de ne pas exiger de travaux importants pour l’installer. En


effet, placée sur une barge flottante, elle est conduite vers le point où elle sera placée. Fixées

7
au sol grâce à des socles de plusieurs centaines de tonnes, ces hydroliennes restent stables et
résistent à la force des courants marins. La turbine hydraulique est totalement immergée, les
pales sont orientées en direction des courants marins. Les câbles qui permettent de transporter
le courant électrique vers la terre sont quant à eux positionnés au fond des océans.

3.3. Le fonctionnement de l’hydrolienne

Une hydrolienne est une turbine hydraulique (sous-marine ou à flot) qui utilise l'énergie
cinétique des courants marins ou fluviaux. Grâce à la force des courants marins et à l’énergie
cinétique de l’eau, les pales du rotor vont entrer en mouvement et faire tourner le rotor.
L’interaction des électroaimants du rotor et des bobines de cuivre du stator va générer un
courant mécanique qui va ensuite être envoyé vers l’alternateur. Ce dernier va le transformer
en courant électrique.

3.4. Les types des hydroliennes.

Tout comme les éoliennes, les hydroliennes peuvent être à axe horizontal ou vertical.
Cependant, d’autres technologies ont été développées afin de mieux extraire l’énergie marine
de certains sites. Suivant la technologie et le mode d’immersion, ces hydroliennes peuvent
être classées comme suit :

a- Les hydroliennes à axe horizontal

Physiquement, les hydroliennes à axe horizontal se rapprochent le plus de la technologie


éolienne. Ces hydroliennes, généralement bipales ou tripales sont fixées sur le fond marin à
l’aide d’un pieu et leur profondeur d’implantation est estimée à quelques dizaines de mètres
(inférieure à 100m). L’atout majeur de cette technologie est son meilleur rendement de
conversion par rapport aux autres.

8
Figure 1.1 : Hydrolienne à axe horizontal

b- Hydroliennes à axe vertical

Les hydroliennes à axe vertical sont constituées d’une plateforme flottante contenant un
générateur entrainé par une turbine tripale. L’avantage d’un tel système est son indépendance
vis-à-vis du sens du courant et son inconvénient réside dans le phénomène de cavitation qui
agit sur toute la pale.

Figure 1.2 Hydroliennes à axe vertical

c- Hydrolienne à aile battante ou oscillante

La technologie à aile battant est généralement un trépied fixé sur le fond marin dont les pales
font face aux courants. Les oscillations du bras entraînent le pompage du fluide pour générer
de l’énergie électrique. Le principal avantage de ce système est l’absence quasi-totale du
risque de cavitation dû à la forme des pales. Le pompage du fluide alimente un moteur

9
hydraulique qui est couplé au générateur électrique, par conséquent, l’inconvénient d’un tel
système est qu’en plus du générateur il faut obligatoirement un moteur hydrolienne.

Figure 1.3 Hydrolienne à aile battante ou oscillante

Les hydroliennes utilisant une roue à aubes flottantes sont très proches de la forme
conventionnelle des moulins à eaux. À mi immergées, elles sont équipées d’un cylindre
étanche qui tourne sous l’effet des courants. Ce mouvement entraîne un générateur électrique
qui peut être placé soit sur le côté soit à l’intérieur du cylindre. L’atout principal de cette
hydrolienne est sa simplicité, son faible coût et sa facilité de maintenance par rapport aux
hydroliennes totalement immergées. Le mouvement des eaux de surface est lié en partie au
vent, ce qui fait que cette forme d’énergie est aléatoire et son intégration au réseau devient
plus délicate que celle des hydroliennes totalement immergées. De plus cette technologie est
moins acceptée car elle gène la navigation et la pêche et présente des risques en cas de
coupure des amarres.

10
Figure.1.4 Hydrolienne utilisant des roues à aubes flottante

3.5. Composantes d’une hydrolienne


Généralement, une hydrolienne est composée d’une partie mécanique, d’une partie électrique,
d’un flotteur et d’un stabilisateur :

La partie mécanique est celle responsable a transformer l’énergie cinétique en énergie


mécanique, elle est composée d’un multiplicateur, d’un mat ou nacre et d’une turbine.

- La Multiplicateur : Le multiplicateur adapte la vitesse de la turbine à celle de la


génératrice.
- Le mât ou ancre : Il permet de fixer l’hydrolienne sur le fond marin.
- La turbine : Portant plusieurs pales (deux à dix), elle capte l’énergie cinétique et se
met en rotation sous l’effet des courants.

La partie électrique (ou le générateur) se composé d’un:

- Rotor : C’est l’axe sur lequel est fixé les pales. Il est conçu de manière à tourner
toujours dans le même sens.
- L’alternateur : C’est le générateur électrique qui convertit l’énergie mécanique
fournie par la turbine au rotor en énergie électrique.

Le flotteur c’est un élément réglable permettant d’obtenir un meilleur rendement. Le


stabilisateur c’est le système qui permet à l’hydrolienne d’extraire l’énergie dans les deux
sens. Ces éléments constitutifs de l’hydrolienne sont illustrés sur la figure ci-dessous.

11
Figure.1.5 Composants d’un générateur hydroliennes.

3.5.1. Convertisseurs électromécaniques


Deux types de convertisseurs électromécaniques sont généralement utilisés dans l’industrie
hydrolienne pour la génération d’énergie électrique. Ces convertisseurs sont des génératrices
asynchrones à double alimentation ou des génératrices synchrones à aimant permanent. Il est
à noter que ces convertisseurs sont ceux qui sont le plus utilisés dans la production d’énergie
éolienne. Pour une application donnée, le type de génératrice est choisi suivant des facteurs
technico-économiques (présence ou non du multiplicateur, fonctionnement à vitesse variable,
génération des grandes puissances, mode de couplage au réseau…). L’utilisation de ces deux
types de génératrices offre aux hydroliennes la possibilité de connexion directe ou indirecte au
réseau électrique.
a- Machine synchrone à aimant permanent
C’est ce type de machine qui est utilisé dans la plupart des procédés traditionnels de
production d’électricité, notamment dans ceux de très grandes puissances. Les générateurs
synchrones de 500 kW à 2 MW utilisés dans le domaine hydrolienne, sont bien plus chers que
les générateurs à induction de la même taille. De plus, lorsque ce type de machine est
directement connecté au réseau, sa vitesse de rotation fixe et proportionnelle à la fréquence du
réseau. En conséquence de cette grande rigidité de la connexion générateur-réseau c’est
pourquoi les machines synchrones ne sont pas utilisées dans les hydroliennes directement
connectées du réseau; elles sont par contre utilisées lorsqu’elles sont connectées au réseau par
l’intermédiaire de convertisseurs de puissance qui permettent la construction d’une onde
sinusoïdale parfaite et aussi la gestion de la qualité d’énergie. Dans cette configuration, la

12
fréquence du réseau et la vitesse de rotation de la machine sont découplés. Certaines variantes
des machines synchrones peuvent fonctionner à de faibles vitesses de rotation et donc être
directement couplée à l’aérotrain. Elles permettent ainsi de se passer du multiplicateur,
élément présent sur la plupart des aérogénérateurs et du système bagues balais pour les
génératrices à aimants. Ainsi on minimise le travail de maintenance.

b- Machine asynchrone à double alimentation

La Machine Asynchrone Double Alimentation (MADA) à rotor bobiné présente un atout


considérable dans la génération de grandes puissances électriques. Le stator de cette machine
contient un bobinage triphasé qui est directement relié au réseau et le bobinage triphasé du
rotor est connecté à ce même réseau via un convertisseur commandé. Le redresseur (coté
machine) fonctionne à fréquence variable avec une faible puissance de l’ordre de 25% de la
puissance nominale fournie au réseau. L’onduleur (coté réseau) adapte la fréquence de sortie
du système à celle du réseau qui est de 50 Hz. Cette configuration permet de fonctionner à
vitesse variable dans une plage pouvant aller jusqu’à 30% autour de la vitesse de
synchronisme. L’inconvénient majeur de cette machine est la présence obligatoire du
multiplicateur de vitesse dans la chaine de conversion. De plus, son rendement de conversion
est inférieur à celui des machines synchrones. En revanche, ce type plusieurs avantage dans
on peut citer :

- La production de la puissance électrique quelle que soit sa vitesse de rotation (hypo


ouh per synchrone).
- La récupération de la puissance de glissement.
- La possibilité de fonctionner à couple constant au-delà de la vitesse nominale.
- Mesure des courants au stator et au rotor contrairement à machine a cage.
- Connexion de la machine plus facile à gérer.
- La puissance massique est plus Légère que les autres machines à grand puissance.

13
Figure.1.6 : Machine asynchrone à double alimentation

4. Conclusion
Dans ce chapitre, une présentation est faite sur les énergies renouvelables en général et une
attention particulière a été portée sur les hydroliennes. L’hydrolienne à axe horizontale a été
retenue à cause de son meilleur rendement de conversion par rapport aux autres technologies.
Cette hydrolienne fonctionnera à vitesse variable, ce qui est avantageux dans la maximisation
de la puissance produite et dans le mode de couplage du générateur électrique au réseau. Dans
l’élaboration de la stratégie de maximisation, pour un meilleur rendement dans la production
d’énergie électrique, il apparait avantageux d’utiliser une génératrice asynchrone qu’une
synchrone.

14
Chapitre 2 : Modélisation du système
hydrolienne
1. Introduction
La machine asynchrone à double alimentation (MADA) présente un stator analogue à celui
d’une machine triphasée classique (asynchrone a cage ou synchrone), constitue le plan
souvent de tôles magnétiques muni d’encoches dans laquelle viennent s’insérer les
enroulements. La plus part des génératrices utiliser par les hydroliennes sont des génératrices
asynchrones triphasées. Cette dernière avait plus d’avantages : la robustesse ; leur coût est
faible plus ont une simplicité mécanique. Il existe deux types de la machine asynchrone : la
machine asynchrone a cage d’écureuil et là machine asynchrone a rotor bobiné.

Dans ce chapitre nous allons nous intéresser à la machine asynchrone a rotor bobiné, la plus
utilise dans les hydroliennes tournons à vitesse variable.

Figure 2.1 : structure de stator et des contacts rotorique de la MADA

2. Modélisation de parties mécaniques


2.1. Modélisation de la turbine :

Sous l’effet de l’énergie cinétique des courants de marée, la turbine hydrolienne couplée au
rotor de l’alternateur, entraîne celle-ci pour la génération de l’énergie électrique suivant le
même processus que les éoliennes. Contrairement à ces éoliennes, l’angle de calage des pales
d’une turbine hydrolienne est généralement fixe dû à la nature prévisible et non fluctuante de

15
la direction des courants de marée. Dans cette étude, la turbine choisie est tripale à axe
horizontale.
2.1.1 Potentiel de la marée et puissance extraite

Comme tout fluide en mouvement, la puissance cinétique totale de la marée P disponible sur
les pales de l’hydrolienne est donnée par la relation suivante :

1
P = . 𝜌. 𝑆. 𝑉𝑚3 (1)
2
Avec :
- S = 𝜋. 𝑅2 est la surface balayée par les pales de l’hydrolienne.
- 𝜌 la masse volumique de l’eau.

Malgré le développement technologique, une hydrolienne ne peut extraire qu’une fraction de


cette puissance comme le montre l’équation ci-dessous :

1
𝑃𝑡 = 𝑝. 𝐶𝑃 = . 𝜌. 𝐶𝑃 . 𝑆. 𝑉𝑚3 (2)
2

- 𝑃𝑡 est la puissance turbine.


- 𝐶𝑝 est le coefficient d’extraction de puissance ce turbine.

Figure 2.2. Ecoulement du fluide à travers le disque actif

La théorie de Foudre-Rankine montre que la vitesse axiale maximale induite ne peut excéder
la moitié de la vitesse en amont d’où la valeur théorique limite de 𝑎 = 0.5. Dans ces
conditions, la puissance hydro cinétique extraite par le rotor est :

1
𝑃𝑡 = . 𝜌. 𝐶𝑃 . 𝑆. 𝑉𝑚3 .4a(1 − a)2 (3)
2

16
Des équations (2) et (3), nous pouvons déduire l’expression du coefficient de puissance Cp

𝑃𝑡
𝑐𝑝 = 3 = 4a(1 − a)2 (4)
𝐶𝑃 .𝑆.𝑉𝑚

Le maximum de puissance est récupéré pour :


𝑑𝑐𝑝
= 4(1 − a) (1 − 3a) = 0
𝑑𝑎
Ce maximum est atteint pour 𝑎 = 1/3 ce qui implique que : 𝐶𝑃𝑚𝑎𝑥 = 0.59259

Figure 2.3. Coefficient de puissance en fonction du coefficient axial a

Les variations du vent et de la marée n’ont rien de comparable, les forces qui agissent sur les
éléments de pales sont de même nature ; ce qui explique d’ailleurs l’application de cette
théorie pour la caractérisation hydrodynamique des turbines hydroliennes. À noter qu’à ce
jour, il n’existe dans la littérature aucun modèle mathématique du coefficient d’extraction de
puissance de ces turbines hydroliennes. L’information dont on dispose pour ce coefficient est
un encadrement de sa valeur, à savoir 0.35-0.5. Pour les besoins de simulation, nous avons
extrapolé ce coefficient à partir des courbes expérimentales de sous la forme d’une
approximation polynomiale qui a fourni les meilleurs résultats.

17
Figure 2.4. Coefficient d’extraction de puissance, courbes expérimentales (à gauche) modèle
extrapolé (à droite).

Le modèle extrapolé est défini par l’équation ci-dessous :

𝐶𝑝 (𝜆) = 𝑎1. 𝜆4 + 𝑎2 . 𝜆3 + 𝑎3 . 𝜆2 + 𝑎4 . 𝜆 + 𝑎5 (5)

Avec

𝑅.𝑤𝑡
𝜆= , est 𝑎1 ; 𝑎2 ; 𝑎3 ; 𝑎4 ; 𝑎5 sont des nombres réels tel que :
𝑣𝑚

𝑎1 = 1.92. 10−4 =; 𝑎2 = −5.2. 10−3 =; 𝑎3 = 2.44. 10−2 ; 𝑎4 = 5.79. 10−2 ; 𝑎5 = 1.38. 10−4

Ce coefficient d’extraction de puissance permet de caractériser la performance


hydrodynamique de la turbine.

2.2. Modélisation du multiplicateur et de l’arbre

Le multiplicateur adapte la vitesse de la turbine à celle de la génératrice à travers deux arbres :


l’arbre lent du côté de la turbine et l’arbre rapide du côté de la génératrice. La transmission de
puissance doit tenir compte de l’inertie totale du système pales-moyeu-arbres-rotor générateur
; il apparaît donc nécessaire de modéliser tout l’ensemble. Plusieurs méthodes ont été
proposées et compte tenu des difficultés techniques, celle qui retient notre attention est le
modèle simplifié à deux masses. Ce modèle consiste à réunir l’ensemble des pales et à
considérer leur liaison comme rigide avec l’arbre lent, ce qui revient à considérer tout cet
ensemble comme une masse tandis que l’autre masse concerne l’arbre rapide relié au rotor de

18
la génératrice. Dans ce cas, l’élasticité et les frottements au niveau du multiplicateur seront
négligés, ce qui nous conduit à considérer les pertes de puissance nulles à ce niveau. Pour les
turbines éoliennes, il a été démontré que ce modèle à deux masses est suffisant pour
représenter convenablement le comportement dynamique de la turbine. Dans la technologie
hydrolienne, les pales sont fixes et liées solidement au moyeu, ce fait cadre mieux avec les
hypothèses du modèle à deux masses : d’où son utilisation dans cette étude. Le multiplicateur
et l’arbre sont modélisés par les équations suivantes:

1
𝐶 .𝐶
{ 𝑚= 𝐺 𝑡 (6)
𝜔𝑚 = 𝐺. 𝜔𝑡

𝐶𝑡 et 𝐶𝑚 sont respectivement les couples, mécanique et turbine. Nous ne disposons que des
paramètres techniques de la génératrice, par conséquent, l’arbre du côté générateur (arbre
rapide) est modélisé par l’équation générale de la dynamique :

𝑑𝑤𝑚
J = 𝐶𝑚 − 𝐶𝑒𝑚 − 𝑓𝑊𝑚 (7)
𝑑𝑡

𝐽
Avec 𝐽 = 𝐺𝑡2 +𝐽𝑔 ≈ 𝐽𝑔 est le moment d’inertie total du système ramenée au côté générateur.

𝐽𝑔 . 𝐽𝑡 , Respectivement sont le moment d’inertie de la turbine et du générateur.

𝑓
𝑓 = 𝐺𝑡2 + 𝑓𝑔 = 𝑓𝑔 est la force de frottement totale du système ramenée au côté générateur . 𝑓𝑡 ,

𝑓𝑔 sont respectivement force de frottement de la turbine et du générateur.

𝐶𝑒𝑚 est le couple électromagnétique du générateur, son expression est donné par :

𝑀
𝐶𝑒𝑚 = 𝑃 {𝜑𝑞𝑠 𝐼𝑑𝑟 − 𝜑𝑑𝑠 𝐼𝑞𝑟 } (8)
𝐿𝑟

Cette dernière expression est donnée par le bilan de puissance.

3. Modélisation de parties électriques


3.1. Modèle mathématique de la machine asynchrone à double alimentation

L’enroulement des trois phases rotoriques et statoriques dans l’espace peuvent être
représentes comme indique dans la figure ci-dessous.

19
Figure 2.5 : Représentation schématique de la machine asynchrone
𝜃: est l’angle électrique entre l’axe de la phase (a) statorique et la phase (a) rotorique.

Les équations générales de la machine asynchrone à rotor bobiné dans le repère triphasé
s’écrivent comme suit.

- La loi de faraday permet d’écrire :

𝑑𝜑
V=RI+ (9)
𝑑𝑡

i. Equation électrique
 Au stator :

𝑑𝜑𝑎𝑠
𝑉𝑎𝑠 = 𝑅𝑠𝐼𝑎𝑠 +
𝑑𝑡
𝑑𝜑𝑏𝑠
𝑉𝑏𝑠 = 𝑅𝑠𝐼𝑏𝑠 + (10)
𝑑𝑡
𝑑𝜑𝑐𝑠
{ 𝑉𝑐𝑠 = 𝑅𝑠𝐼𝑐𝑠 + 𝑑𝑡

 Au rotor :

𝑑𝜑𝑏𝑟
𝑉𝑎𝑠 = 𝑅𝑟𝐼𝑎𝑟 +
𝑑𝑡
𝑑𝜑𝑏𝑟
𝑉𝑏𝑠 = 𝑅𝑟𝐼𝑏𝑟 + (11)
𝑑𝑡
𝑑𝜑𝑐𝑟
{ 𝑉𝑐𝑠 = 𝑅𝑟𝐼𝑐𝑟 + 𝑑𝑡

Les équations électriques en notation matricielle deviennent :

- Pour le stator :

𝑉𝑎𝑠 𝑅𝑠 0 0 𝐼𝑎𝑠 𝜑𝑎𝑟


𝑑
[𝑉𝑏𝑠 ] = [ 0 𝑅𝑠 0 ] [𝐼𝑏𝑠 ] + [𝜑𝑏𝑟 ] (12)
𝑑𝑡
𝑉𝑐𝑠 0 0 𝑅𝑠 𝐼𝑐𝑠 𝜑𝑐𝑟

20
- Pour le rotor :

𝑉𝑎𝑟 𝑅𝑟 0 0 𝐼𝑎𝑟 𝜑𝑎𝑠


𝑑
[𝑉𝑏𝑟 ] = [ 0 𝑅𝑟 0 ] [𝐼𝑏𝑟 ] + [𝜑𝑏𝑠 ] (13)
𝑑𝑡
𝑉𝑐𝑟 0 0 𝑅𝑟 𝐼𝑐𝑟 𝜑𝑐𝑠

Où [𝑉𝑠 ], [𝑉𝑟 ] : Sont les vecteurs de tensions statoriques et rotoriques.

[𝐼𝑠 ], [𝐼𝑟 ]: Sont les vecteurs de courants statoriques et rotoriques.

[𝜑_𝑟], [𝜑𝑟 ]: Sont les vecteurs de flux statoriques et rotoriques.

[𝑅𝑠 ], [𝑅𝑟 ] : sont les matrices des résistances statoriques et rotoriques.

ii. Equation magnétique

Dans la machine asynchrone, il y a six bobines couplées magnétiquement. Chacune d’entre-


elle va influencer ses voisines. Les tensions que l’on retrouve aux bornes de ces bobines vont
donc être marquées par les mutuelles inductances des autres.

[𝜑𝑠 ] = [𝐿𝑠 ][𝐼𝑠 ] + [𝑀𝑠𝑟 ][𝐼𝑟 ]


{ (14)
[𝜑𝑟 ] = [𝐿𝑟 ][𝐼𝑟 ] + [𝑀𝑟𝑠 ][𝐼𝑠 ]

Où :
𝐿𝑠 𝑒𝑡 𝐿𝑟 : sont les inductances propre de la phase statorique et rotorique données par :

𝑙𝑠 𝑚𝑠 𝑚𝑠 𝑙𝑟 𝑚𝑟 𝑚𝑟
[𝐿𝑠 ] = [𝑚𝑠 𝑙𝑠 𝑚𝑠 ], [𝐿𝑟 ] = [𝑚𝑟 𝑙𝑟 𝑚𝑟 ] (15)
𝑚𝑠 𝑚𝑠 𝑙𝑠 𝑚𝑟 𝑚𝑟 𝑙𝑟
[𝑀𝑠𝑟 ]: Matrice inductance mutuelle (stator-rotor) dépend de deux paramètres suivants:
- 𝑀𝑠𝑟 inductance mutuelle maximum entre phase statorique et rotorique.

- 𝛼 l’angle électrique variable en fonction du temps.


2𝜋 2𝜋
cos(𝛼) cos(𝛼 + ) cos(𝛼 − )
3 3
2𝜋 2𝜋
[𝑀𝑠𝑟 ] = [𝑀𝑠𝑟 ] = 𝑀𝑠𝑟 cos(𝛼 − ) cos(𝛼) cos(𝛼 + ) (16)
3 3
2𝜋 2𝜋
[cos(𝛼 + 3
) cos(𝛼 −
3
) cos(𝛼) ]
Avec : [𝑀𝑟𝑠 ] = [𝑀𝑠𝑟 ]𝑡 .
Considérons les équations magnétiques détaillées comme suit :

21
Côté stator :

𝜑𝑎𝑠 = 𝐿𝑠 𝐼𝑎𝑠 + 𝑀𝑠𝑟 𝐼𝑎𝑟


{ 𝜑𝑏𝑠 = 𝐿𝑠 𝐼𝑏𝑠 + 𝑀𝑠𝑟 𝐼𝑏 (17)
𝜑𝑐𝑠 = 𝐿𝑠 𝐼𝑐𝑠 + 𝑀𝑠𝑟 𝐼𝑐𝑟

Côté rotor :

𝜑𝑎𝑟 = 𝐿𝑟 𝐼𝑎𝑟 + 𝑀𝑟𝑠 𝐼𝑎𝑠


{𝜑𝑏𝑟 = 𝐿𝑟 𝐼𝑏𝑟 + 𝑀𝑟𝑠 𝐼𝑏𝑠 (18)
𝜑𝑐𝑟 = 𝐿𝑠 𝐼𝑐𝑟 + 𝑀𝑟𝑠 𝐼𝑐𝑠

En injectant Ces équations (17) et (18) dans (10) et (11) on obtient le système suivant qui
représente le fonctionnement de la MADA :
Côté stator :
𝑑 𝑑
𝑉𝑎𝑠 = 𝑅𝑠𝐼𝑎𝑠 + 𝐿𝑠 𝐼𝑎𝑠 + 𝑀𝑠𝑟 𝐼
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑎𝑟
𝑑 𝑑
𝑉𝑏𝑠 = 𝑅𝑠𝐼𝑏𝑠 + 𝐿𝑠 𝐼 + 𝑀𝑠𝑟 𝐼𝑏𝑟 (19)
𝑑𝑡 𝑏𝑠 𝑑𝑡
𝑑 𝑑
{ 𝑉𝑐𝑠 = 𝑅𝑠𝐼𝑐𝑠 + 𝐿𝑠 𝐼𝑐𝑠 + 𝑀𝑠𝑟 𝐼𝑐𝑟
𝑑𝑡 𝑑𝑡

Côté rotor :

𝑑 𝑑
𝑉𝑎𝑟 = 𝑅𝑟𝐼𝑎𝑟 + 𝐿𝑠 𝐼𝑎𝑟 + 𝑀𝑟𝑠 𝐼
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑎𝑠
𝑑 𝑑
𝑉𝑏𝑟 = 𝑅𝑟𝐼𝑏𝑟 + 𝐿𝑠 𝐼 + 𝑀𝑟𝑠 𝐼𝑏𝑠 (20)
𝑑𝑡 𝑏𝑟 𝑑𝑡
𝑑 𝑑
{ 𝑉𝑐𝑟 = 𝑅𝑟𝐼𝑐𝑟 + 𝐿𝑠 𝐼𝑐𝑟 + 𝑀𝑟𝑠 𝐼𝑐𝑠
𝑑𝑡 𝑑𝑡

3.2. Equation de la machine asynchrone à double alimentation dans le repère d-q.

3.2.1. Equation électrique


Les équations aux tensions statorique et rotorique, écrite dans le repère de Park.
Au stator :
𝑑
𝑉𝑑𝑠 = 𝑅𝑠 𝐼𝑑𝑠 + 𝜑𝑑𝑠 − 𝜔𝑠 𝜑𝑞𝑠
𝑑𝑡
{ 𝑑 (21)
𝑉𝑞𝑠 = 𝑅𝑠 𝐼𝑞𝑠 + 𝜑𝑞𝑠 + 𝜔𝑠 𝜑𝑑𝑠
𝑑𝑡
Au rotor :

22
𝑑
𝑉𝑑𝑟 = 𝑅𝑟 𝐼𝑑𝑟 + 𝜑𝑑𝑟 − (𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 )𝜑𝑞𝑟
𝑑𝑡
{ 𝑑 (22)
𝑉𝑞𝑟 = 𝑅𝑟 𝐼𝑞𝑟 + 𝜑𝑞𝑟 + (𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 )𝜑𝑑𝑟
𝑑𝑡
𝑑𝜃𝑠 𝑑𝜃𝑟
Avec, 𝝎𝒔 = ; 𝝎𝒓 = .
𝑑𝑡 𝑑𝑡

3.2.2. Equation magnétique :


Au stator :

𝜑𝑑𝑆 = 𝐿𝑆 𝐼𝑑𝑆 + M𝐼𝑑𝑟


{ 𝜑 = 𝐿 𝐼 + M𝐼 (23)
𝑞𝑆 𝑆 𝑞𝑆 𝑞𝑟

Au rotor :
𝜑𝑑𝑟 = 𝐿𝑟 𝐼𝑑𝑟 + M𝐼𝑑𝑠
{𝜑 = L 𝐼 + M𝐼 (24)
𝑞𝑟 𝑟 𝑞𝑟 𝑞𝑠

Avec : 𝑳𝑺 = 𝑙𝑠 − 𝑀𝑠 : inductance cyclique statorique.


𝑳𝒓 = 𝑙𝑟 − 𝑀𝑟 : Inductance cyclique rotorique.
2 2
M = 3 𝑀𝑠𝑟 = 3 𝑀𝑟𝑠 ∶ Mutuelle cyclique entre stator et rotor.

3.2.3. Puissances électriques :


Les puissances de la MADA sont donnés par :
Au stator :
𝑃𝑠 = 𝑉𝑑𝑠 𝐼𝑞𝑠 + 𝑉𝑞𝑠 𝐼𝑞𝑠
{ (25)
𝑄𝑠 = 𝑉𝑞𝑠 𝐼𝑑𝑠 − 𝑉𝑑𝑠 𝐼𝑞𝑠

Au rotor :
𝑃𝑟 = 𝑉𝑑𝑟 𝐼𝑑𝑟 + 𝑉𝑞𝑟 𝐼𝑞𝑟
{ (26)
𝑄𝑟 = 𝑉𝑞𝑟 𝐼𝑑𝑟 − 𝑉𝑑𝑟 𝐼𝑞𝑟

4. Simulation de la machine asynchrone à double alimentation

Pour compléter l’étude théorique présentée précédemment sur les systèmes hydroliennes
pilotés par la machine asynchrone à double alimentation, la simulation de la MADA a été
effectuée sous l’environnement MATLAB/SIMULINK. Dans la simulation numérique le
système est sa mise en œuvre d’un démarrage direct sur un réseau (220/380V) triphasé

23
équilibre de fréquence fixe 50HZ. Les figures 2.6-2.8 dévoilent le schéma de l’hydrolienne
réalisé sur Simulink.

Figure.2.6. Schéma Simulink de l’hydrolienne

Figure.2.7. Schéma Simulink de la MADA.

24
Figure 2.8. Système mécanique de l’hydrolienne.

Figuere.2.9. Transformée de Park en stator

Figuere.2.10. Transformée de Park en rotor

Les paramètres de la machine utilisés dans la simulation sont indiqués dans le tableau
suivant :

25
Paramètres de la MADA Ses valeurs
Puissance nominale (w) Pn=1.5e3
Résistances statorique (ohm) Rs=0.0063
Résistances rotorique (ohm) Rr=0.0048
Inductance mutuelle (H) Lm=0.0116
Inductance statorique (H) Ls=0.0118
Inductance rotorique (H) Lr=0.0116
Tension du Résistances (V) U=220

Tableau 2.1 les paramètres de la MADA

Pour étudier l’influence de la vitesse de rotation du système mécanique, les figures suivantes
montrent les résultats de simulation obtenue lorsque la vitesse varie entre 90 à 140 𝑟𝑎𝑑/𝑠.

Figuere.2.11. Vitesse de rotation mécanique en 𝑟𝑎𝑑/𝑠.

26
Figure 2.12. Courant statorique direct 𝐼𝑑𝑠

Figure 2.13 Courant statorique en quadrateur 𝐼𝑞𝑠

27
Figure 2.14 : puissance active statorique 𝑃𝑠

D’après les résultats obtenus on remarque que lorsqu’augmente la vitesse de rotation de


l’hydrolienne ceci entraine une augmentation au niveau des courants et par conséquence la
puissance augmente aussi.

5. Conclusion

Dans ce chapitre, une modélisation complète du système de production d’énergie hydrolienne


a été présentée en faisant souvent un parallèle avec la technologie éolienne. Une attention
particulière a été portée sur la modélisation de la machine nous a permis de présenter le
comportement de la machine asynchrone à double alimentation pour la production d’énergie
électrique.

28
Conclusion générale

Les travaux présentés dans ce mémoire ont essentiellement porté sur l’étude des différentes
formes d’énergie marine puis, une étude détaillée sur les hydroliennes. Ces hydroliennes sont
ensuite étudiées et classées suivant leur principe de fonctionnement, leur les types
hydroliennes et composantes d’hydrolienne et les types des machines, deux types de machines
sont utilisés dans les hydroliennes MAP et MADA.

Et étude de la modélisation de la machine asynchrone à double alimentation présenté les les


différentes des équations électrique et magnétique. Et on a modélisé la MADA en utilisant le
modèle de Park, la modélisation du moteur asynchrone à double alimentation par les
équations d’état dans la référentiel (d,q) nous a été très bénéfique . Ensuit nous avons fait
étude de simulation de la machine asynchrone à double alimentation.

29
Références

 Abdelli. Thèse: Optimisation multicritère d’une chaine d’éolienne passive. Thèse,


doctorat de l’institut national polytechnique de Toulouse. Soutenue le 15 octobre
2007.

 M.H. Ahmed, W.A. Farag, O.A. Mahgoub. Modeling and Control of Direct Driven
PMSG for Ultra Large Wind Turbines. World Academy of Science, Engineering and
Technology 59 2011.
 F. Poitier. Thèse: Etude et Commande de Génératrices Asynchrones pour l'Utilisation
de l'Energie Eolienne -Machine asynchrone à cage autonome -Machine asynchrone à
double alimentation reliée au réseau. Doctorat Université de Nantes, soutenue Le 19
décembre 2003.
 Naouel Hamdi «modélisation et commande des génératrices éoliennes»
Thèse magister en électrotechnique université Mentouri de Constantine (24
janvier 2001)

 Georges Sallom : « contribution à la commande robuste de la machine


Asynchrone à double alimentation ». Thèse doctorale, école polytechnique de
L’université de Toulouse (13 mars 2007)

 Rachid Aziazia : « étude et commande d’une machine asynchrone à double


Alimentation alimentée par un convertisseur multi nivéaux »Thèse magister en
Génie électrique de l’université de Boumerdés faculté hydrocarbure (2008)
 Georges Sallom : « contribution à la commande robuste de la machine
Asynchrone à double alimentation ». Thèse doctorale, école polytechnique de
L’université de Toulouse (13 mars 2007) L’expression approcher du coefficient de puissance
Cp

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