Modes Et Temps
Modes Et Temps
Modes Et Temps
Modes et temps
Chaque mode, chaque temps a un sens qui lui est propre ; l’indicatif indique un fait qui s’est
réellement passé ; l’imparfait indique une action passée qui a une certaine durée, le passé simple, au
contraire, marque une action qui a eu lieu à un moment bien déterminé du passé.
Le temps est la modification de la forme du verbe, qui sert à exprimer un rapport de temps avec le
moment où l’on parle ou avec le moment indiqué par le verbe principal. (Lexis. Dict. de la langue
française).
On emploie le mode indicatif pour exprimer une action ou un état certain ou considérés comme tels :
Il ne soucie pas de son avenir. Il a travaillé toute la nuit. Il est sérieusement malade.
1. Le présent
Le présent exprime une action qui se produit ( ou un état qui existe) au moment où l’on parle : Je
vois, de ma fenêtre, la pluie qui tombe dans la rue.
Valeurs particulières
- une idée (vérité) générale, valable tout le temps : Il ne faut jurer de rien.
- une action qui se répète habituellement : Le soir, je lis d’ordinaire une ou deux pages.
- une action passée que l’on veut rendre plus vivante (présent de narration) : Il se promenait
tranquillement sur la route, soudain survient une voiture.
- une action qui se produit dans un futur immédiat : Il arrive dans un instant.
2. Le futur
Le futur exprime une action qui doit ou peut se produire dans l’avenir : Nous verrons bientôt revenir
les beaux jours.
Valeurs particulières
Le futur peut exprimer :
- une action présente, quand on veut atténuer l’expression (futur de politesse) : Je vous demanderai
de me laisser poursuivre mon exposé quelques minutes.
3. L’imparfait
L’imparfait indique une action passée qui dure : Il feuilletait fébrilement son livre.
Valeurs particulières
- une action passée qui se répète ( répétition – habitude ) : Il rentrait à midi, prenait son journal et se
mettait à lire sans dire un mot.
- une action passée qui se produit en même temps qu’une autre ( simultanéité ) : Il dormait encore
profondément quand sonnèrent huit heures.
- dans un récit, le déroulement d’une action passée ( narration ) : Une fumée noire s’élevait et, par
instants, on distinguait le rougeoiement de l’incendie.
- au passé, les aspects habituels d’un être ou d’une chose ( description ) : Ses cheveux tombaient en
larges boucles blondes sur ses épaules.
4. Le passé simple
Le passé simple exprime une action achevée qui s’est produite à un moment bien déterminé du
passé ; il diffère donc de l’imparfait, qui exprime la durée : Elle occupa bientôt son esprit. Sa solitude
prenait fin.
Il s’oppose au présent de l’indicatif, car il exprime une action complètement achevée au moment où
l’on parle : Maintenant qu’il est mort, nous pouvons dire qu’il fut un homme de cœur.
5. Le passé composé
Le passé composé exprime une action terminée à un moment non précisé du passé : Depuis
quelques années, j’ai voyagé souvent à l’étranger.
Valeurs particulières
6. Le passé antérieur
Le passé antérieur exprime une action passée qui s’est produite immédiatement avant une autre
action passée : Quand il eut achevé son discours, il sortit de la salle.
Il permet aussi d’exprimer la succession rapide de deux actions dans le passé : Il reçut un coup de
poing, il eut vite répondu. ( l’action de répondre a lieu, en réalité, après l’action de recevoir).
7. Le plus-que-parfait
Le plus-que-parfait exprime une action qui s’est produite avant une autre action passée, mais, à la
différence du passé antérieur, il peut s’être écoulé un temps assez long entre les deux actions : Il
avait connu l’aisance ; il était maintenant dans une profonde misère.
Valeurs particulières
Le plus-que-parfait, dans les propositions conditionnelles, exprime la condition qui était mise à une
action qui ne s’est pas réalisée : Cet accident ne lui serait pas arrivé s’il avait été plus prudent.
Il exprime aussi le regret d’une action passée : Ah, si vous aviez travaillé !
8. Le futur antérieur
Le futur antérieur exprime une action future qui doit ou peut se produire avant une autre action
future : Quand nous aurons terminé, vous pourrez sortir.
Présent Présent ( action présente ou future) Je doute qu’il ait assez d’énergie.
ou
conditionnel Plus-que-parfait ( action qui précède) Je craignais qu’il ne fût venu pendant mon
absence.
L’impératif exprime un ordre ou une défense : Ouvrez vos livres. Ne parlez pas.
Valeurs particulières
L’impératif présent exprime un ordre ( ou une défense ) qui devra être accompli à un moment de
l’avenir : Soyez levés demain à huit heures.
C’est le mode utilisé lorsque celui qui parle envisage l’action comme liée à une condition. Il est
souvent précédé d’une subordonnée circonstancielle de condition : Si j’avais de l’argent (subord. circ.
de condition), j’achèterais une maison.
Valeurs particulières
Le mode conditionnel peut aussi apparaître seul pour exprimer un événement possible ou un souhait
poli :
V. Le mode infinitif
L’infinitif est une forme particulière du verbe qui lui permet d’avoir d’autres fonctions que celle de
noyau de la phrase. un verbe à l’infinitif peut ainsi être :
Le mode infinitif permet au verbe d’assurer l’ensemble des fonctions du nom, tout en conservant la
possibilité de recevoir des compléments de verbes :
Le mode participe permet au verbe d’assurer les fonctions de l’adjectif, tout en conservant la
possibilité de recevoir des compléments de verbes. On distingue :
1. Le participe présent
Il se termine par –ant quel que soit le groupe du verbe. Il est l’équivalent d’une proposition relative :
Les personnes ayant un billet peuvent entrer. (Les personnes qui ont un billet peuvent entrer).
2. Le participe passé
Il s’agit d’une forme verbale dont la terminaison varie suivant le groupe du verbe (mangé, fini, rendu,
fait...). Il est fréquemment utilisé dans la construction des temps composés (passé composé, futur
antérieur, etc.) : La cigale avait chanté tout l’été. et de la voix passive : Cette photo a été prise par
Jacques.
- d’une proposition relative : Le feu, attisé par le vent, gagna la maison. (Le feu qui était attisé par le
vent, gagna la maison.)
En raison de sa valeur accompli, le participe passé peut entrer dans un groupe nominal qui équivaut
alors à une subordonnée circonstancielle de temps : Le repas servi, on passa à table. (Quand le repas
fut servi, on passa à table.)
Il existe également une forme composé du participe passé (participe passé d’avoir + participe passé).
Dans ce cas, il conserve sa valeur accomplie : La cigale ayant chanté tout l’été.
Exercices
I / Dites si le présent de l’indicatif est employé dans son sens général ou avec une valeur
particulière, que vous préciserez.
- Je faisais pourtant bien attention : le prestidigitateur prend le lapin, le place sous son chapeau qu’il
soulève... plus rien !
- Tu ne tueras point.
III / Mettez les verbes entre () soit à l’imparfait de l’indicatif, soit au passé simple, d’après le sens.
Je sortis du collège et m’en (aller) bien vite retenir ma place à la diligence qui (devoir)
m’emporter...En revenant du bureau des messageries, je (passer) devant le café mais je n’(entrer)
pas, l’endroit me (faire) horreur... Je (regarder) un moment ces grosses faces rouges que les glaces
(multiplier)... Or, comme je m’ (acheminer) vers le collège, je (voir) venir sur la place le maître
d’armes ... quand je (rentrer) au collège, les élèves (être) en classe... A ce moment, j’(entendre) une
voix de tonnerre qui (gronder) dans les classes : c’(être) la voix du maître. Elle me (réchauffer) le
cœur. (Alphonse. DAUDET, Le Petit Chose, Fasquelle, édit.)
Dès que j’(franchir) le seuil, je courus retrouver les joueurs de boules que j’(abandonner) une heure
avant pour faire cette visite de courtoisie demandée par mes parents.
Dès que j’(franchir) le seuil, je courais au Mail, retrouver les joueurs de boules, je les regrettai quand
j’(abandonner) la ville.