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Optique Geometrique

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OPTIQUE GÉOMETRIQUE

1) LES BASES DE L'OPTIQUE GÉOMETRIQUE

L’optique est une discipline de la physique qui étudie tout ce qui concerne la lumière
et les phénomènes analogues.
L'optique géométrique quant à elle se propose de décrire la propagation de la
lumière en considérant le trajet de rayons lumineux, dont la direction et le sens
représentent la direction et le sens de propagation de l'onde lumineuse.

A) Qu'est-ce que la lumière

La lumière est une superposition d'ondes électromagnétiques de différentes longueurs


d'onde. Les ondes électromagnétiques sont des phénomènes périodiques qui se propagent
dans toutes les directions de l'espace aussi bien dans un milieu matériel que le vide.

Une onde est caractérisée par :


-1
• sa vitesse de propagation (en m.s )
• sa fréquence v (en Hz) (ou sa période T=1/v en s)
• On définit aussi la pulsation ɯ =2πv-2π/T qui s'exprime en radians par seconde dans
le système d'unités international.
• Si l'on mesure la distance parcourue par l'onde pendant la période T. on obtient la
longueur d'onde λ=vt qui s'exprime en m. λ est également la période spatiale
(double périodicité).

Dans le vide la fréquence d'une onde électromagnétique est reliée à sa longueur d'onde A
par la relation: λ=c/v=c x T
C’est sa vitesse dans le vide, célérité ou vitesse de la lumière :c=299 792,458 km.s' (c 3 10 m.s).

Si une onde électromagnétique est caractérisée par une seule fréquence v (os une seule
longueur d'onde λ), elle est dite monochromatique. Dans le cas contraire, elle est dite
polychromatique La lumière est une superposition de plusieurs ondes électromagnétiques
monochromatiques : la lumière est donc polychromatique.
Le domaine de la lumière visible par l’œil humain correspond a des longueurs d’ondes dans le
vide comprises entre 0,4 et 0,8 μm (400 μm et 800 μm). Ces longueurs d’ondes du domaine
visible peuvent être perçues par l’œil humain comme associés à différentes couleurs.
Application 1

On considère deux ondes lumineuses: rouge (fr 4,74 x10 Hz) émise par le laser et bleue
(fb= 6.70 x 1016 Hz ). Exprimer les fréquences, les périodes temporelles, les célérités et les
longueurs d'onde de ces deux radiations dans le vide (ou l'air).

Correction :

La fréquence est une propriété intrinsèque de l'onde lumineuse donc elle ne change pas en
fonction du milieu. Les fréquences des ondes rouge et bleue sont donc celles indiquées dam
l'énoncé : fr = 4,74 x10 Hz et fb = 6,70 x10 Hz.

Tr = 1/fr = 1/(4,74 x 10-13)

Tb = 1/fb = 1/(6.7 x1034)

Dans l'air ou le vide, les ondes lumineuses se propagent à la vitesse c= 3 x 108 m.s-1
8 14
λr= l/ fr = 3 x 10 / 4,74 x 10

Application 2

L'intervalle des fréquences pour la radio en ondes courtes, par exemple la radio FM et la
télévision VHF va de 1.5 MHz à 300 MHz. Quelles sont les longueurs d'onde qui
correspondent à ces fréquences ?

Correction :

f1=1,5x106 Hz et f2 300 x106 Hz.

Dans l'air ou le vide, les ondes lumineuses se propagent à la vitesse c= 3 x 108 m.s-1

6 6
λ1 = c/f1 = 3 x 10 / 1.5 x 10 = 200 m
6 6
λ2 = c/f2 = 3 x 10 / 300 x 10 = 1 m

λ ϵ [ 1m ; 200m ]
Application 3

Les rayons X sont aussi des ondes électromagnétiques. Leurs longueurs d’ondes s’étendent
approximativement de 10-2nm à 5nm dans le vide.
A quel intervalle de fréquences correspondent les rayons X ?

Correction :

-2
λ1 = 10 nm et λ2 = 5 nm
8 -1
Dans l’air ou le vide, les ondes électromagnétiques se propagent à la vitesse : c = 3 x 10 m.s

L'étude des phénomènes lumineux fait intervenir trois modèles classés chronologiquement
ci-dessous :

Modèle géométrique :
• La lumière se propage sous forme de rayons lumineux.
• Hypothèse de validité : les dimensions du système sont grandes devant la longueur
d'onde qui se propage.

Modèle ondulatoire :
• On envisage la nature vibratoire de la lumière et sa propagation par ondes.
• Hypothèse de validité les dimensions du système sont de l'ordre de la longueur
d'onde qui se propage

Modèle corpusculaire :
• On considère l'aspect corpusculaire de la lumière.
• Hypothèse de validité : les dimensions du système sont petites devant la longueur
d’onde qui se propage

L’optique géométrique est une approximation de l’optique ondulatoire :


c’est la limite de l’optique ondulatoire lorsque la longueur d’onde tend vers 0
(on néglige le caractère ondulatoire).
L’optique géométrique ne considère ni le caractère ondulatoire, ni le caractère corpusculaire
de la lumière. Dans ce cours, uniquement l’optique géométrique sera traitée en considérant
les rayons lumineux.
B) Sources de lumière

Une source est une surface étendue dont chaque point émet de la lumière (lampe à
incandescence, soleil…).
Une source étendue possède des dimensions physiques non nulles Toutes les sources
lumineuses réelles sont donc des sources étendues.

En opaque géométrique, le mot source désigne tout ce qui envoie de la lumière à travers un
dispositif optique, forme par exemple de lentilles on de miroirs.

Une source peut être considérée comme ponctuelle si ses dimensions tendent vers 0 ou si
l'on s'intéresse à son action en des points très éloignés d'elle. Les étoiles par exemple sent
parfois considérées comme des sources ponctuelles à cause de leur petite dimension
apparente.

C) Milieu de propagation et indice optique

Les milieux étudiés en optique géométrique sont des milieux dans lesquels la lumière est
susceptible de se propager. De tels milieux dans lesquels il n’y a pas absorption de la lumière
sont dits transparents (par opposition aux milieux opaques). Un milieu homogène et isotrope
est un milieu dont les caractéristiques optiques sont les mêmes quels que soient le point de
l’espace et la direction de propagation considérés.
On caractérise un milieu transparent par son indice optique n:
où c est la vitesse de propagation de la lumière dans le vide et v sa vitesse de propagation
dans le milieu considéré. Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, tel que le vide,
l’indice n est le même en tout point du milieu.

En général, les variations de l’indice optique sont très faibles et la plupart du temps l’indice
optique est considéré comme une constante caractéristique du milieu.

En réalité, l’indice n varie en fonction de la longueur d’onde de la lumière qui traverse le


milieu : c’est le phénomène de dispersion optique qui est donnée par la loi de Cauchy.

Loi de Cauchy simplifiée : avec A et B constantes positives


Application 4 :

Soient une lumière rouge de longueur d’onde λr et une lumière bleue de longueur d’onde λb.
On a : λb < λr Comparons les indices du milieu pour ces deux lumières nrouge et nbleu.

Application (suite) :

Une lumière rouge se propage plus rapidement qu’une lumière bleue dans un milieu
transparent (phénomène de dispersion).

L’indice absolu peut également varier d’un point à l’autre du milieu traversé lorsque celui-ci
est inhomogène (i.e. lorsque la quantité de matière présente dans le milieu varie). Cette
variation est traduite parla loi de Gladstone. Loi de Gladstone : n=1+kρ

avec k constante, ρ masse volumique du milieu, fonction de la pression et de la température.

II) PRINCIPES ET LOIS DE L’OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

L’optique géométrique est une approximation de l’optique ondulatoire lorsque les


dimensions caractéristiques des objets rencontrés par la lumière sont très supérieures à λ
(d>> λ).

A) Principe de propagation rectiligne de la lumière

Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière se propage en ligne droite. On


peut alors définir le concept de rayon lumineux.
Rayon lumineux = la trajectoire que parcourent les particules ou un flux lumineux émis par
une source.
Un rayon lumineux est un segment de droite qui joint la source à un point éclairé; le sens des
rayons indiqué par une flèche indique le sens de propagation de la lumière.

Un faisceau lumineux est constitué d'un ensemble de rayons.

Il peut être :
• Parallèle si les rayons qui le constituent sont parallèles. Lorsque les sources sont
placées à grande distance (Lune, Soleil, étoiles), les rayons sont pratiquement
parallèles.
• Convergent si les rayons qui le constituent convergent vers un même point.
• Divergent si les rayons qui le constituent, semblent provenir d'un même point.

Remarque : Un faisceau convergent devient un faisceau


divergent après passage par le point de convergence.

B) Principe d’indépendance des rayons lumineux

Lorsque deux rayons lumineux se rencontrent, ils n’interagissent pas (pas de phénomène
d’interférences en optique géométrique) : un rayon lumineux ne peut être dévié par un autre
rayon lumineux.

C) Principe du retour inverse de la lumière

Si l’on inverse son sens de propagation, un rayon lumineux suit le même chemin, même à
travers une surface de séparation entre deux milieux.

C) Lois de Snell-Descartes

1) Réflexion et réfraction

On considère la propagation des rayons lumineux dans des milieux homogènes,


transparents et isotropes. Lorsqu’un rayon lumineux R1 , dit rayon incident, se propageant
dans un premier milieu d’indice n1 rencontre en un point I une surface de séparation (D) avec
un autre milieu d’indice n2 = n1, ce rayon lumineux subit généralement une réflexion et une
réfraction.
Dioptre : surface (D) séparant 2 milieux transparents
d’indices différents n1et n2, à travers laquelle la
lumière peut se réfracter et se réfléchir.

• I : point d’incidence
• (T) : plan tangent au dioptre (D)
• Remarque : (T) est confondu avec (D) dans le cas d’un dioptre plan (cas de la figure ci-
dessus).
• (N) : normale à (T) en I [ou normale à la surface de séparation (D)]
• Plan d’incidence (P) : plan défini par (R1 ) et (N) •
• i1: angle d ’incidence

Réflexion : La réflexion consiste en un brusque changement de direction de la lumière


qui,après avoir rencontré une surface réfléchissante, revient dans son milieu de propagation
initial.

Réfraction : La réfraction consiste en un brusque changement de direction de la lumière qui


après avoir rencontré une surface réfractante, se propage dans un milieu différent de son
milieu de propagation initial.

• (R1 ) : rayon incident, (R2 ) : rayon réfracté


et (R3 ) : rayon réfléchi
• i1 : angle d ’incidence
• i2 : angle de réfraction
• r : angle de réflexion

Remarque : Sur la figure ci-dessus, le dioptre représenté n’est pas plan. Mais en réalité, cela
importe peu car on pourra toujours considéré que (D) est à peu près plan au voisinage du
point d’incidence I.
2) Loi de la réflexion

On considère la réflexion sur un dioptre ou un miroir. Miroir : surface formée d’un dépôt
métallique (couramment en argent ou en aluminium) déposé sur un support qui n’est pas lui-
même traversé par la lumière.
Les lois de la réflexion dioptrique ou métallique s’énoncent comme suit :
• Les rayons incident et réfléchi sont tous les deux dans le plan d’incidence.
• L’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence : i1=r

3) Lois de la réfraction

• Les rayons incident et réfracté sont dans le plan d’incidence.


• L’angle d’incidence et l’angle de réfraction vérifient la relation : n1 sin i1 = n2 sin i2

Exercice 1 : Un rayon lumineux dans l’air tombe sur la surface d’un liquide sous une incidence
de 55°. L’angle du rayon réfracté dans le liquide est alors de 40°
Quel est l’indice du liquide ?
4) Réfraction limite et réflexion totale

a) Propagation vers un milieu plus réfringent : réfraction limite

On a n1 < n2 (le milieu 2 est plus réfringent que le milieu 1 :

Le rayon réfracté se rapproche de la normale quand il passe d'un milieu moins réfringent à
un milieu plus réfringent. À l'inverse, il s'en éloigne s'il passe d'un milieu plus réfringent à un
milieu moins réfringent.

Milieu réfringent : milieu qui produit la réfraction

Si on se donne un angle d’incidence i1 , comment est l’angle de réfraction i2 par rapport à i1 ?

Loi de la réfraction : n1 sin i1 = n2 sin i2 -->

-->

Comme

Les angles i1 et i2 appartiennent à l’intervalle [0 ; 90°]. Sur cet intervalle, la fonction sinus est
strictement croissante.

La fonction sinus étant strictement croissante sur [0 ; 90°], sin i2 sin i1 → i2 < i1

Le rayon réfracté est donc « plus proche » de la normale que le rayon incident.

Comment évolue i2 quand i1 augmente de 0 à 90 ° ?

Quand i1 augmente, i2 augmente également mais en restant toujours inférieur à i1.

Même si i1atteint sa valeur maximale de 90° (incidence rasante), i2 étant inférieur à i1 , i2


reste inférieur à 90° et le rayon réfracté existe. On dit donc que lors du passage vers un
milieu plus réfringent, le rayon réfracté existe toujours et se rapproche de la normale.
Valeur limite atteinte par i2 : i2lim ?

Or la valeur maximale prise par i1 est 90° ou π/2 rad. Pour cette valeur maximale de i1, on a

sin(i1 ) = 1 et atteint sa valeur limite

On a donc :

• sin i2lim =

• On obtient donc une valeur limite pour i2 telle que : : i2lim = Arc sin (n1 /n2 ).

b) Propagation vers un milieu moins réfringent : réflexion totale

On a n1 > n2 ( le milieu 2 est moins réfringent que le milieu 1 : n1 / n2 > 1 ).


Loi de la réfraction : n1 sin i1 = n2 sin i2 --> -->

On dit que lors du passage vers un milieu moins réfringent, le rayon réfracté s’éloigne de la
normale.
Comment évolue i2 quand i1 augmente ?

Quand i1 augmente, i2 augmente également mais en restant toujours supérieur à i1. Il arrive
un moment où i2 atteint la valeur 90° (réfraction rasante) alors que i1 étant inférieur à i2, peut
encore croître puisqu’il n’a pas atteint la valeur maximale de 90°.

Quand i2 = 90°, la valeur atteinte par i1 est appelé angle d’incidence limite car si on augmente
encore i1 , la réfraction n’existe plus. Les rayons ne sont plus transmis dans le milieu 2 et sont
totalement réfléchis dans le milieu 1 d’incidence. On est alors en condition de réflexion
totale. Le phénomène de réfraction est impossible, toute la lumière est réfléchie.

Valeur limite atteinte par i1 : i1lim ?

Pour i2 = 90°, la valeur limite i1lim de i1 permettant une réfraction est atteinte.
On écrit donc la loi de la réfraction pour i1=i1lim et i2=90°:
Exercice 3 :

Un rayon lumineux provenant d’un milieu vitré (n = 1,65) frappe la surface d’un liquide
d’indice n’ = 1,37.

a) Calculer l’angle limite entre ce verre et le liquide. Indiquer pour quelle condition le rayon
lumineux arrivant sur la surface peut-il le traverser.

b) Soit un rayon provenant du verre avec une incidence de 45° sur la surface du liquide. Ce
rayon va-t-il être réfracté ou réfléchi ?

c) En fonction de votre réponse, indiquez pour le rayon émergent l’angle de réfraction si vous
pensez qu’il sera réfracté ; ou son angle de réflexion si vous pensez qu’il sera réfléchi.
E) Applications

1) Etude d’un prisme

a) Définition

Un prisme est un milieu homogène, transparent et isotrope, limité par deux dioptres plans
non parallèles qui constituent les faces d’entrée et de sortie du prisme ; celles-ci se coupent
suivant une droite qui est l'arête du prisme.
Tout plan perpendiculaire à l'arête est un plan de section principale; son intersection avec les
deux faces définit ce que traditionnellement on appelle l'angle A du prisme.
La troisième face dont les bords sont généralement parallèles à l’arête est parfois
partiellement opacifiée afin de la distinguer des faces d’entrée et de sortie.
On repose le prisme sur l’une de ses deux bases.

Les prismes utilisés en optique sont généralement en verre.


Par la suite, le prisme sera représenté en coupe dans un plan de section principale sous la
forme d’un triangle.
Lorsque le prisme est plongé dans l'air, il est dans ces conditions totalement défini par son
angle A et son indice n.

Trajet d’un rayon lumineux à la traversée du prisme


On considère dans un premier temps une radiation monochromatique.
Lorsque le prisme d’indice n est plongé dans l’air d’indice à peu près égal à 1, la trajectoire
d’un rayon lumineux est entièrement déterminée par son angle d’incidence i sur la face
d’entrée du prisme. En supposant i connu, le chemin suivi par la lumière est ensuite
entièrement déterminé par les lois de Snell-Descartes appliquées à chaque face.

AB : Face d’entrée
AC : Face de sortie
BC : 3ème face latérale du prisme
I : Point d’incidence sur AB
J : point d’incidence sur AC
i : angle d’incidence à l’entrée du prisme
r : angle de réfraction à l’entrée du prisme
r’ : angle d’incidence à la sortie du prisme
i’ : angle de réfraction à la sortie du prisme
D : Déviation par le prisme
Relations fondamentales du prisme :
Remarque : nmilieu = nair= 1

Déviation par le prisme :


La déviation D du rayon incident est l’angle dont on doit tourner pour amener le rayon
incident sur le rayon émergent du prisme.

On a :

Lorsque le prisme est plongé dans un autre milieu que l’air alors l’expression complète doit
donc être utilisé comme suit:

On se place dans le cas général où le prisme est plongé dans un milieu quelconque d’indice
nmilieu. On applique la loi de la réfraction en I sur la face d’entrée AB (nmilieu nprisme , angle
d’incidence i, angle de réfraction r) :
nmilieu sin i = nprisme sin r
On applique la loi de la réfraction en J sur la face de sortie AC (nprisme --> nmilieu, angle
d’incidence r’, angle de réfraction i’) :
nprisme sin r’ = nmilieu sin i’

La déviation totale D est la somme des 2 déviations intermédiaires d1 et d2 qui se produisent


en I et en J : D = d1 + d2
b) Dispersion par un prisme

L'action d'un prisme sur la lumière dépend de la composition spectrale de la source


lumineuse :
• Si la lumière émise est monochromatique, elle subit un phénomène de déviation
comme décrit précédemment.
• Lorsque la lumière est polychromatique, chacune des radiations monochromatiques
qui la composent est déviée en fonction de la valeur de sa longueur d'onde, ce qui
provoque une dispersion de la lumière.
Nous avons vu en effet avec la loi de Cauchy que l’indice d’un milieu varie avec la longueur
d’onde de la lumière qui le traverse. Or la déviation est liée à l’indice d’après les relations
fondamentales du prisme. Autrement dit pour chaque longueur d’onde ou chaque couleur, il
y aura une déviation différente.

Si on éclaire la face d’entrée d’un prisme avec la


lumière blanche du soleil (superposition d'un
nombre infini de radiations
monochromatiques),on observe qu'à la sortie du
prisme la lumière est encore déviée mais, fait
nouveau, elle est décomposée en une série
infinie de teintes qui s'étalent du rouge au violet.

2) Fibre optique à saut d’indice


Définition : Fil en verre ou en plastique très fin qui a la propriété de conduire la lumière et
sert dans les transmissions terrestres et océaniques de données.

Soit une fibre optique d’axe (Oz) de rayon R


limitée à son entrée par une section droite
de centre 0. Elle peut être schématisée par
un cylindre de révolution d’axe (Oz) et de
rayon R.
On note le vecteur directeur de l’axe
(Oz).

La fibre est constituée d’une matière souple d’indice n > 1 et baigne dans l’air.

Un rayon lumineux passant par 0 se propage dans la fibre et rencontre le bord de la fibre
pour la première fois en I.
Soit α l’angle d’attaque du rayon lorsqu’il rencontre la fibre en O par rapport à la normale àla
section de la fibre.
Réflexion totale si i1 > i1lim donc si sin (i1 ) > sin (i1lim)
(la fonction sinus étant croissante sur [0 ; 90]°)

-->

-->

-->

-->

( Le sens de l’inégalité change car


cos est croissante sur [0;90]° )
En déduire la valeur maximale prise par l’angle d’incidence α en O

Loi de la réfraction en 0 : nair sin α = n sin θ

-->

-->

-->

On a : sin² α = n² (1- cos² θ)

(même sens de l’inégalité car la fonction sinus est croissante sur [0;90]°)
Remarque :
• Le rayon OI est réfléchi avec le même angle i1 (loi de la réflexion) et arrive en J avec un
angle d’incidence égal à i1.

• Les conditions d’interface étant les mêmes en J, on a de nouveau la même valeur


limite i1lim pour l’angle d’incidence. i1 étant toujours supérieur à i1lim, on a une
nouvelle réflexion totale.

• Le rayon rencontrera toujours l’interface fibre-air avec le même angle d’incidence i1 et


subira une réflexion totale tout le long de sa propagation dans la fibre.

• On garantit ainsi que l’intensité de la lumière envoyée dans la fibre est conservée
(dans le cas contraire, on constaterait des pertes d’intensité lumineuse à chaque
réfraction).

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