Location via proxy:   [ UP ]  
[Report a bug]   [Manage cookies]                

Mathprepa

Télécharger au format pdf ou txt
Télécharger au format pdf ou txt
Vous êtes sur la page 1sur 4

05/03/2023 21:53 Applications linéaires en dimension finie - Exercices corrigés

Mathprepa
Le site des mathématiques et de l’informatique en classe préparatoire
connecté(e) : Ctrlzed 🔄   
connecté(e) : Ctrlzed  

Applications linéaires en dim finie (1/3)


Exercices corrigés

Exercice 1.
Soit E un espace vectoriel de dimension n ≥ 1.
Soit f un endomorphisme de E tel que f = 0 et f n−1  = 0. n

Soit x un vecteur de E tel que f n−1 (x) 


= 0.
Montrer que la famille x, f (x), … , f n−1 (x) est une base de E .

 Cliquer ici pour voir (ou cacher) le corrigé

Il suffit de prouver que les n vecteurs x, f (x), … , f n−1 (x) sont libres.

n−1
Soit λ0 , λ1 , … , λn−1 dans R tels que ∑ λk f (x) = 0.
k
​ ​ ​ ​ ​

k=0

Supposons par l’absurde que (λ0 , … , λn−1 ) ​ ​ = 0.


Soit k0 minimum tel que λk0




​ = 0.

n−1 n−1
L’égalité ∑ λk f ​ ​
k
(x) = 0 devient : λk0 ​
f k0 (x)

+ ∑ λk f k (x) = 0
​ ​

k=0 k=k0 +1

Si on compose par f n−k0 +1 , on obtient : λk0 f n−1 (x)




= 0 ce qui est absurde.

Ainsi la famille x, f (x), … , f n−1 (x) est libre : c’est une base de E .

Exercice 2.
Soit f∈ L(E, F ) et g ∈ L(F , G), E étant de dimension finie.
Montrer que dim(Imf ∩ Kerg) = dim Imf − dim Im gf

 Cliquer ici pour voir (ou cacher) le corrigé

D’après le théorème du rang appliqué à f , Imf est de dimension finie dans F .

Soit h la restriction de g à Imf .


https://www.mathprepa.fr/applications-lineaires-en-dimension-finie/ 1/4
05/03/2023 21:53 Applications linéaires en dimension finie - Exercices corrigés

On a Kerh = (Kerg) ∩ (Imf ) et Imh = g(Imf ) = Im(g ∘ f ).

On applique le théorème du rang h : dim Imf = dim Kerh + dim Imh.

Exercice 3.
Soit f et g deux endomorphismes de E (de dimension finie).
On suppose que E = Imf + Img = Kerf + Kerg .
Montrer que ces deux sommes sont directes.
Montrer que ce résultat n’est plus vrai si dim E = +∞.

 Cliquer ici pour voir (ou cacher) le corrigé

1. On applique le théorème de la dimension à f et g :

{
n = dim Kerf + dim Imf (1)
n = dim Kerg + dim Img (2)
​ ​

L’égalité E = Imf + Img implique :

n = dim Imf +dim Img−dim(Imf ∩ Img) (3)

L’égalité E = Kerf + Kerg implique :

n = dim Kerf +dim Kerg−dim(Kerf ∩ Kerg) (4)

La combinaison (1) + (2) − (3) − (4) donne :

dim(Imf ∩ Img) + dim(Kerf ∩ Kerg) = 0

Il en résulte : dim(Imf ∩ Img) = dim(Kerf ∩ Kerg) = 0.

Le sommes E = Imf + Img = Kerf + Kerg sont donc directes.

2. Pour montrer que c’est faux si dim E = +∞, on se place dans E = K[X].

Soit f l’endomorphisme de K[X] défini par f : P ↦ f (P ) = P ′′ .

Soit g l’endomorphisme de K[X] par g(P ) = P (0).

L’application f est surjective donc Imf = K[X]. Son noyau est K1 [X]. ​

L’image de g est K1 [X] et son noyau est l’ensemble des polynômes divisibles par X .

= Imf + Img , et cette somme n’est pas directe car


On a bien E
Imf ∩ Img = Img 
= {0}.

On a bien E = Kerf + Kerg (par exemple, P = P (0) + (P − P (0)) pour tout P ).


https://www.mathprepa.fr/applications-lineaires-en-dimension-finie/ 2/4
05/03/2023 21:53 Applications linéaires en dimension finie - Exercices corrigés

Enfin Kerf ∩ Kerg est l’ensemble des λX , avec λ ∈ K.

On a donc trouvé, f , g ∈ L(E) tels que :

{  et  {
E = Imf + Img Imf ∩ Img 
= {0}
E = Kerf + Kerg Kerf ∩ Kerg 
= {0}
​ ​

Exercice 4.
Montrer que φ : P → P + P ′ est un automorphisme de K[X].
En est-il de même avec P ↦ ψλ (P ) = λP − XP ′ , où λ ∈ R?

 Cliquer ici pour voir (ou cacher) le corrigé

1. L’application φ est un endomorphisme de K[X].

Pour tout P , on a deg φ(P ) = deg P donc φ(P ) = 0 ⇔ P = 0.

Ainsi l’application φ est injective, et la conservation du degré montre que la restriction φn de ​

φ à Kn [X] est un endomorphisme de Kn [X], toujours injectif.


​ ​

Puisque Kn [X] est de dimension finie, c’est un isomorphisme de Kn [X].


​ ​

Ainsi : ∀P ∈ Kn [X], il existe un unique Q ∈ Kn [X] tel que P = φn (Q) = φ(Q).


​ ​ ​

Ceci prouve la surjectivité de φ, qui est donc un automorphisme de K[X].

2. L’application ψλ est un endomorphisme de K[X].


Supposons que P soit e degré n, de coefficient dominant an . ​

Posons P = an X n + Q, avec deg Q < n. Alors :


ψλ (P ) = λ(an X n +Q)−X(nan X n−1 +Q′ )


​ ​ ​

​ ​

= (λn −n)an X +R ou


​ ˋ  deg R < n

n

Si λ n’est pas un entier naturel, on a donc toujours deg ψλ (P ) ​ = deg P .

Le même raisonnement qu’en 1) montre alors que ψλ est un isomorphisme.

On suppose λ = n ∈ N. Le calcul précédent montre que :

{
deg P ≤ n ⇒ deg ψn (P ) ≤ n − 1 ​

deg P = m > n ⇒ deg ψn (P ) = m


En particulier aucun polynôme de degré n n’est dans Im ψn .

https://www.mathprepa.fr/applications-lineaires-en-dimension-finie/ 3/4
05/03/2023 21:53 Applications linéaires en dimension finie - Exercices corrigés

Il s’ensuit que ψn n’est pas surjective : ce n’est pas un isomorphisme.


On voit aussi que ψ(X n ) = 0, donc ψn n’est pas injective.


Plus précisément, Kerψn est la droite αX n avec α


​ ∈ K.

Exercice 5.
Soit E un K-espace vectoriel de dimension n.
Soit f un endomorphisme de E .

1. On suppose que pour tout u de E , il existe un entier m tel que f m (u) = 0.


Montrer qu’il existe un entier p tel que pour tout u de E , f p (u) = 0.
2. Montrer que ce résultat est faux si dim(E) = +∞.

 Cliquer ici pour voir (ou cacher) le corrigé

1. Soit (e) = e1 , e2 , … , en une base de E .


​ ​ ​

Pour tout j ∈ {1, … , n}, il existe un entier mj tel que f mj (ej ) = 0. ​


Soit p = max {m1 , m2 , … , mn }.


​ ​ ​

Pour tout j ∈ {1, … , n}, on a f p (ej ) = 0. ​

Par linéarité, on en déduit que f p est l’application nulle, ce qu’il fallait démontrer.

2. On se place dans E = K[X] et on considère la dérivation f : A ↦ A′ .

Pour tout polynôme A, et si m > deg A, alors f m (A) = 0.

Mais f p (dérivation p-ième) n’est nulle pour aucun p.

Le résultat de la question précédente n’est donc plus vrai en dimension infinie.

Algèbre linéaire Mpsi Pcsi

https://www.mathprepa.fr/applications-lineaires-en-dimension-finie/ 4/4

Vous aimerez peut-être aussi