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PROBATOIRE

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Quelques réflexions

sur la dissertation de
culture générale et
l’étude de texte au
probatoire à
l’inspectorat de
l’enseignement
élémentaire.

Présentation : Papa Moustapha Guèye


Alpha Wade

Samba
Diakhaté.
☼ ☼ Inspecteurs
de l’éducation.
Juillet 2005

En guise d’entame
***
Les réflexions contenues dans le présent
document traduisent notre souci d’inviter les candidats
aux examens et concours professionnels,
particulièrement ceux désireux de réussir au
CRAP/CREI, à s’entraîner à rédiger deux types
d’épreuves : la dissertation de culture générale et
l’étude de texte. Nous les livrons à la lumière des
multiples échanges d’idées effectués à l’Ecole Normale
Supérieure, des expériences vécues sur le terrain, et de
la théorie pédagogique en cours qui nous fournit de
plus en plus un langage précis, source de progrès
qualitatifs de la réflexion.

Loin de prétendre à l’exhaustivité, notre


démarche, tant en dissertation qu’en étude de texte, se
voudrait à la fois réflexive et critique. En cela, elle vise
cohérence et synergie, mais ne craint pas débats et
controverse. Elle exige engagement et questionnement
continu. Nous nous sommes toutefois efforcés, en
même temps, de la rendre pragmatique, accessible et
efficace, en indiquant pour chaque étape jugée
importante, la voie à suivre, sur la base d’explications
illustrées par des exemples.

Alors, nous vous invitons à suivre notre regard.


►►►…
PREMIERE PARTIE :
LA DISSERTATION DE
CULTURE GENERALE

INTRODUCTION

La dissertation constitue un exercice redoutable pour de nombreux candidats aux


différents concours et examens. Qu’elle soit d’ordre littéraire, pédagogique,
scientifique ou qu’elle soit de culture générale, elle est le passeport, la clé de voûte qui
permet au candidat, quand elle est bien maîtrisée, d’obtenir des résultats positifs.
Au concours du « Probatoire » et à l’ « Inspectorat de l’enseignement
élémentaire », il apparaît que les notes dans cette épreuve sont faibles, et rares sont
ceux qui parviennent à s’en sortir. Ceci résulte de la spécificité de l’épreuve de
dissertation dans ces concours .La complexité des sujets tient au fait que le plus
souvent, ce sont des sujets à la croisée de plusieurs disciplines, sollicitant des
compétences avérées, et touchant différents domaines du savoir. Les connaissances
sont sous-tendues surtout par le profil attendu du futur inspecteur.
La difficulté de la dissertation est réelle. Pourtant, que de brochures, que
d’annales pour passer au crible les écueils ! Les candidats s’y jettent, les étudient mais
à la clé, le rendement est faible. Les enseignants se déploient corps et âme pour rendre
intelligible cet exercice mais rien n’y fait.
Disserter n’est pas cependant une opération magique dont seul un professeur
aurait le secret. Un apprentissage est possible. Aussi difficile que soit cet
apprentissage, nous tenterons, autant que faire se peut, de rechercher continuellement
des approches, des méthodes pour que cette « bête noire » devienne accessible. Il est
vrai que tout a été dit et notre travail n’a pas la prétention de remettre en cause telle ou
telle méthode. Mais, en nous armant de notre expérience, nous tenterons d’apporter
notre pierre à l’édifice, en essayant d’être très simple, très accessible et en nous
appesantissant aussi bien sur l’aspect pratique que théorique.

I. DE LA DISSERTATION EN GENERAL

Quand on réfléchit sur la notion de dissertation, il y a un ensemble de termes qui


défilent dans notre mémoire et qui trouvent leur place dans cet exercice souvent jugé
difficile. Autrement dit quand on réfléchit sur la question « qu’est-ce que disserter ? »,
une kyrielle de réponses peuvent a priori être donnée. Nous allons nous adonner à un
jeu de représentations pour tenter de fixer ces termes et concepts qui font partie du
vaste champ de la dissertation.
Disposons la notion de «dissertation » verticalement. Elle est composée de douze
(12) lettres. A travers chaque lettre, essayons de fixer des réponses possibles à la
question de savoir ce qu’est disserter. Faisons en sorte que tous les termes clés qui
entrent en jeu quand on se soumet à cet exercice de la dissertation y figurent.
NB : Ce schéma ne saurait obéir à un ordre quelconque. Les termes employés
n’obéissent à aucune logique. Il s’agit seulement de répertorier des termes qui font
partie du vaste champ lexical de la dissertation.

D. → discuter, développer, dialectique.


I. → idée, identifier.
S. → synthèse.
S. → syntaxe, style.
E. → expliquer, exemple, énoncé, équilibre.
R. → raisonnement, rédiger, résumer, relire.
T. → transition, thème.
A. → analytique, argumenter, antithèse, articulation logique.
T. → thèse, type.
I. → introduction.
O. → orthographe, organisation, opinion.
N. → nuancer.

Chaque expression utilisée dans ce schéma est sans nulle doute une notion
fondamentale. Il est bon de s’habituer à ces termes qui sont incontournables.
Il n’en demeure pas moins que d’autres expressions clés n’y figurent pas, mais on
les complètera par la suite.
Dans la structuration générale d’une dissertation, chaque candidat doit réfléchir
sur chacun des termes, se poser des questions par rapport à leur présence ou non dans
le devoir.
Exemple : Quelle est la part de la synthèse ? Mon devoir contient-il des exemples
pertinents ? Ai-je bien compris l’énoncé ? Les transitions sont-elles bien faites ? Ai-je
bien argumenté ? Etc.

II.DU SUJET
Le sujet de dissertation, lorsqu’il est soumis à notre étude, a besoin d’être lu et
relu (lecture silencieuse et attentive).

Compréhension du sujet
Elle est fondamentale. Sans elle, quelles que soient nos idées, nous ne pouvons
élaborer quelque chose de consistant. Deux éléments doivent nous guider dans cette
compréhension combien importante du sujet : le thème et le prédicat.
La découverte du thème, de l’objet, passe par la question « de quoi s’agit-il ? » ;
celle du prédicat par la question « qu’est-ce qu’on en dit ? ». Ces deux questions
balisent le terrain et donnent une première approche sémantique du sujet.
Exemple : - Sujet 1 : Nous devons apprendre à penser contre nos humeurs,
contre nos certitudes .Que pensez-vous de cette affirmation ?

Thème Prédicat
De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce qu’on en dit ?
Spiritualité et science La problématique de leur rapport
actuel

NB : Notons que le thème et le prédicat ne répondent pas à un ordre figé. C’est


dire que le thème sera à dépister. Il est l’ossature du sujet ; donc nous ne fonderons
véritablement notre devoir sans en faire notre angle d’attaque.
Au préalable, un travail de compréhension doit se faire sur les mots clés ou
difficiles : réflexion sur leur sens selon le contexte ; réflexion aussi sur l’auteur de la
pensée et ses opinions éventuellement.

Typologie des sujets


L’analyse du libellé ou « consigne » du sujet préfigure le type de sujet soumis à
notre appréciation. Cette consigne du sujet, assez révélatrice, pose de sérieux
problèmes au candidat et le déroute même quelquefois.
- sujets à orientation synthétique
L’enjeu dans ces sujets n’est pas la discussion. Il s’agit de développer l’idée
émise avec divers arguments qui la confirment. Les consignes données sont introduites
par des verbes synonymes comme : analyser, montrer, expliquer, développer, illustrer,
étudier,…
Ici, deux éléments doivent guider le candidat dans le développement des parties
qu’il se propose d’étudier : l’explication et l’approfondissement.
NB : pour la nature du sujet, il peut s’agir d’une citation, d’un petit texte, d’une
opinion, etc.
Exemples :
Sujet 1 : Quelles raisons fondent selon vous la valeur d’une œuvre d’art ?
Sujet 2 : Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en vous.
Expliquez à partir d’exemples tirés de vos lectures.
- sujets à orientation appréciative
Dans ces sujets, en plus de l’explication, il faut faire une démonstration, donner
une preuve avec des arguments à l’appui. Ces types de sujets sont amenés par des
verbes introducteurs comme : apprécier, estimer, justifier une opinion, une affirmation.
Le développement se fera en démontrant, puis en évaluant. Disons simplement
que c’est l’image d’une natte enroulée et qu’on demanderait au candidat de dérouler.

Exemple :
Sujet : Globalisation ne rime pas avec mondialisation. Justifiez.

- Sujets à orientation critique (Plan dialectique)


Ce sont des sujets où la discussion est de mise. Il s’agit de développer non
seulement le point de vue de l’auteur, mais d’en prendre le contre-pied. C’est donc des
sujets à alternative. Communément, on les appelle « sujets à plan dialectique » avec au
moins une thèse et une antithèse. Les verbes introducteurs de la consigne sont :
expliquer et discuter, commenter et discuter, expliquer et au besoin discuter, etc.
En outre, ces genres de questions introduisent des sujets à orientation critique :
Que pensez-vous de… ? Partagez-vous… ? Etes-vous d’avis que… ? Croyez-vous
que… ? Qu’en pensez-vous ? Cette idée est-elle justifiée ?
Exemple :
Sujet : « Le savoir n’existe pas à l’état individuel ; il est partagé, il est donc
culturel. » Qu’en pensez-vous ?

III.DE L’INTRODUCTION

L’introduction d’un devoir de dissertation est le premier instrument qui permet au


correcteur de jauger la valeur de son candidat. On pourrait comparer l’introduction à
une « carte d’identité » qui vous révèle au correcteur. C’est le premier « corps à
corps » que correcteur et candidat entretiennent. Dès l’introduction, on se fait une
certaine idée de vous ; on vous adopte ou on vous rejette. La réussir est capital. Une
idée fort répandue consiste à dire à tord qu’à l’examen, les correcteurs ne lisent que
l’introduction et la conclusion. Loin s’en faut. Cette réflexion met seulement en
exergue le poids de ces deux parties qui constituent une entrée et une sortie qu’il faut
réussir à tout prix. Entrer de façon courtoise et pertinente, et sortir par la grande porte,
en laissant une forte impression, voilà en fait ce à quoi doit s’exercer le candidat.
L’introduction de la dissertation, occasion de donner au commencement du devoir
l’allure d’un petit exercice de style et d’élégance, ne se limite pas à cet exercice de
style fastidieux ; elle est le lieu de l’exposition du problème et des questions
fondamentales qui s’y rattachent. Ainsi donc, elle peut être structurée en trois temps :

 Entrée en matière (Amener le sujet)


Une entrée doit être réussie. Il y a donc la manière d’y entrer. On ne peut pas se
jeter dans le sujet de façon brusque. Elle correspondrait aux premiers « Sala Malek »
(Salutations en Wolof) quand on rend visite à des gens. De vos premiers propos, par le
ton et la manière, dépendra la chaleur de l’accueil.
On part du sujet. De ce fait, l’entrée en matière pourrait renvoyer à l’image d’un
entonnoir et donc partirait d’une idée plus englobante qui ne rime pas toutefois avec
des clichés du genre : « Depuis des temps immémoriaux… » ; « Depuis que les
hommes pensent …» ; « De tout temps …» ; etc, expressions à caractère purement
scolastique et qu’il faut impérativement bannir à ce niveau.
Exemple :
Si nous reprenons le sujet sur la pensée, nous pourrions proposer une entrée en
matière en partant de la foi que les scientistes du 19ieme siècle avaient de la science,
ou du changement de perspectives né avec l’éclatement des sciences et du nouveau
rapport au savoir que ce changement définit.

 Enoncé du problème central (Problématique)


C’est ici que la notion de reformulation trouve tout son sens. Le contenu du sujet
est implicite. Il appartient au candidat de l’expliciter en des termes clairs et qui ne
souffrent d’aucune équivoque. Le candidat doit se dire que le correcteur n’a aucune
idée du sujet proposé, en imaginant à peu près ceci : « C’est en lisant ma façon de
poser le problème que le correcteur sera capable de faire un travail de reconstitution du
sujet ». C’est donc une manière de faire sentir au correcteur que le sujet est bien
compris.
Le sujet peut revêtir différentes formes comme précédemment signalé : il peut
être une courte citation d’auteur, un petit texte de deux lignes, un texte long. Dans les
deux premiers cas (textes courts), on peut retranscrire intégralement le sujet sous peine
de morceler ou de réduire son champ sémantique du sujet. Mais si l’énoncé est long, il
ne s’agira pas de le citer tout entier, mais d’en tirer la quintessence, c'est-à-dire les
« expressions » indispensables à la compréhension intégrale de son sens. Pour cela, il
faut user de syntaxe nouvelle en utilisant au besoin des guillemets pour les passages et
expressions citées.
Exemple possible :
Sujet : « La télévision entretient-elle l’illusion partagée de
communication » ?
En partant de la problématique des médias de manière générale (amener le sujet),
on pourrait, en insistant sur la spécificité de la télévision, nous appesantir sur la fausse
participation à l’acte communicatif qu’elle semble nous imposer de fait, nous réduisant
à une passivité à laquelle nous ne prenons peut-être pas toujours conscience.

 Annonce du plan
Annoncer le plan d’une dissertation c’est tout simplement créer une transition
vers le développement. On peut annoncer le plan sous forme de questions. C’est un
intérêt pour la délimitation. Le nombre de questions posées doit être, le cas échéant,
égal au nombre de parties. Il est aussi loisible au candidat d’annoncer le plan avec des
phrases bien élaborées et bien délimitées.
Exemple possible :
Sujet : « Le savoir n’existe pas à l’état individuel ; il est partagé, il est donc
culturel. » Qu’en pensez-vous ?
 Par des questions
Le savoir ayant toujours besoin d’être construit, pourrait-il se passer de celui qui
le produit, le développe? Du fait que l’homme ne saurait construire un savoir en
dehors de la société, cette dernière ne détermine t-elle pas en réalité tout savoir ? Le
savoir ne s’appuie-t-il pas en définitive sur la connaissance à l’état individuel pour
mieux s’ouvrir au culturel et donc à l’universel ?

 Par phrases élaborées


La confiance est aujourd’hui de plus en plus grande en la mémoire individuelle
même si le savoir véritable se doit de transcender à bien des égards toutes formes de
savoirs parcellisés (individualisés).Toutes choses qui font que le savoir partira peut-
être bien du savoir individuel pour mieux le dépasser et se prêter à l’universalité.

IV. DU DEVELOPPEMENT

Réussir un bon développement repose essentiellement sur la maîtrise de


l’argumentation. Un bon discours, un bon texte, se vérifie à ce qu’il contient de
logique, de cohérent tant du point de vue du sens que de la forme. Savoir argumenter,
connaître les piliers qui fondent une bonne argumentation est plus qu’indispensable
dans l’apprentissage de la dissertation.
Qu’est-ce qu’argumenter ?
Dans n’importe quel échange d’opinion ou discours destiné à convaincre, il
apparaît que l’argumentation est organisée selon trois (3) étapes :
- une idée directrice ou idée de prise de position ;
- des arguments ou idées-arguments ;
- des preuves ou idées-exemples.
Dans une dissertation, le nombre de questions soulevées dans l’introduction est
égal au nombre de parties que l’on va développer. Autrement dit, chaque question (ou
partie) est une idée directrice, et donc, de prise de position. Ces idées de prise de
position ne doivent pas être très nombreuses ; tout au plus trois (3).
Expliciter l’idée directrice qui sous-tend ma thèse ou mon antithèse (dans les
textes à orientation critique), c’est aller plus en avant, c'est-à-dire aller à la recherche
d’idées-arguments pour mieux étoffer mon point de vue. Si je me limitais seulement à
la recherche d’arguments, ma démonstration aurait un goût d’inachevé, car elle
relèverait de l’abstraction. Les idées et les arguments ne peuvent à eux seuls
convaincre. Pour que ma démonstration soit pertinente et se passe de commentaires, il
faut que les arguments soient suivis d’exemples (preuves) qui peuvent être des
citations ou exemples généraux. Ainsi la cohérence, la logique de l’argumentation se
jaugent à ces trois aspects : idée directrice, arguments, exemples. Ils sont
indissociables et chaque élément révèle l’autre. L’absence de l’un ou de l’autre
entraîne la gratuité. Les preuves (exemples) doivent toucher le concret. Il nous est
loisible de puiser dans les œuvres, les traités, les lectures, les personnages, les
situations pratiques,…
Pour ce genre de concours une même idée peut faire appel à différents domaines
du savoir (apports de la philosophie, de la linguistique, de la psychologie, de la
pédagogie, de la sociologie,…)

Premier exemple possible :


Sujet : « Le savoir n’existe pas à l’état individuel ; il est partagé, il est donc
culturel. » Qu’en pensez-vous ?
Idée de prise de position : La médiation du social est nécessaire à la
construction du savoir.
Arguments Exemples
a) Ce sont les processus → « Toute fonction humaine
interpersonnels qui fondent ceux apparaît d’abord au niveau social, entre
intrapersonnels. les personnes (interpsychologie),
ensuite à l’intérieur de l’enfant (intra
psychologie)».Schneuwly, B, (1986),
Les capacités humaines sont des
constructions sociales. Essai sur la
théorie de Vygotsky.

b) Les aspects socioculturels → Une même forêt apparaît différem-


déterminent, orientent grandement le ment à un botaniste, à un bûcheron, à un
savoir individuel. peintre réaliste ou à un cubiste.

c) Les compétences cognitives se → La co-résolution d’un problème, par


construisent plus aisément par l’inter- l’interaction « individu tache alter »
action entre pairs en situation. (Moscovici, (1984), Le domaine de
la psychologie sociale, PUF), assure
une meilleure appropriation d’un savoir
partagé, validé en commun et par
conséquent plus significatif.

Deuxième exemple possible :


Sujet : Un sociologue écrivait récemment : « Le sport contemporain, qu’on a
souvent présenté comme une école de civilisation, est devenu presque universellement
le spectacle de la bêtise et de la barbarie ». Qu’en pensez-vous ?

Prenons une idée de prise de position possible : Le sport comme spectacle de la


bêtise et de la barbarie

Arguments Exemples
a) Bêtise
-La recherche effrénée de la +Les entraînements intensifs des
performance provoque une hyper haltérophiles obèses qui donnent
spécialisation de la pratique sportive. finalement l’air de véritables monstres.

-La santé des sportifs s’en ressent. +L’usage de stupéfiants (dopage)


qui accélère le vieillissement des
tissus de l’organisme.
-Le sport nourrit le corps et non +Un sportif de compétition n’a
l’esprit : intelligence sacrifiée, limitée. que l’intelligence de son entraîneur
auquel il s’identifie.
X, ;
b) Barbarie
-Les termes employés dans le sport +Le champ lexical pour désigner
ont une connotation péjorative et les moments d’une rencontre
renvoient au duel. (affrontements, renforcer la défense,
écraser l’adversaire, passer à
l’offensive, etc.)

-Le chauvinisme +Conflits sanglants dans les


stades ou en dehors (coupe d’Afrique
junior au Bénin : gardien de but tué.)

-La transposition des conflits entre +L’importance des mesures de


nations sur le terrain. précaution pour les matchs à tension.

NB : La taille des arguments empruntés à ces deux exemples est à titre illustratif.
Le candidat est libre de chercher autant d’arguments qu’il jugera nécessaires pour
mieux expliciter sa prise de position.

Conclusion partielle
L’argumentation de chaque partie nous mène directement à la notion de
conclusion partielle. Chaque partie d’une dissertation, bâtie sur la base d’une bonne
argumentation avec des arguments et des exemples qui accrochent, a besoin d’être
conclue. Cette conclusion doit être concise avec l’emploi d’expressions qui
agrémentent le style : « Il apparaît donc que… » ; « Il ne serait donc pas superflu de
dire… » ; « On a pu constater que… » ; « Tout compte fait… », etc.
Une conclusion partielle est une ouverture sur la partie suivante. Il faut donc
qu’elle annonce cette partie qui sera développée. Là également on pourrait employer
des expressions du genre : « Toutefois il convient de considérer… » ; « On peut
cependant s’interroger sur… » ; « Même si les avantages…, il n’en demeure pas moins
que… ».
Liens logiques et transitions
Une bonne argumentation ne va pas sans un emploi judicieux et correct des
termes-outils appropriés. L’exploitation sémantique des mots selon l’intention qu’on
veut émettre (qu’il s’agisse d’une affirmation, d’une négation, d’une déduction, d’une
illustration, d’une progression, d’une association, etc.) est incontournable.
Trouver une transition juste et qui sonne bien reste un problème pour de
nombreux candidats. Elle est importante non seulement pour passer, dans le cours du
développement, d’une idée à une autre, mais aussi pour passer d’une partie à une autre.
Disons simplement que les transitions peuvent être comparées à un lubrifiant. Nous
proposons ici un tableau qui ne saurait être exhaustif, afin de mieux aider à faire un
raisonnement logique. Il ne faut pas, par conséquent, abuser de telles « recettes »; il
s’agit surtout de savoir les utiliser à bon escient tout en évitant la redondance.

Pour introduire une Pour commencer- En premier lieu- Tout d’abord- Avant tout-
première idée Premièrement-…
Pour introduire une Poursuivons par- Passons à présent à- ensuite-…
seconde idée
Pour introduire une Pour finir- Terminons par- Pour conclure- En somme- En définitive-
dernière idée éventuellement Au total- …
conclusive

Pour comparer …aussi que…- Comme- De même- De même que- …


Pour exprimer une Et- En outre- De plus- De surcroît- Aussi- A cela s’ajoute- Non
accumulation de faits ou seulement… mais encore- A plus forte raison- D’autant plus que-…
d’arguments
Pour désigner un Parallèlement- Tel que- Tel, …tel- Autant que- Autant…autant- De la
rapport d’identité, d’égalité, même façon que-…
d’équivalence
Pour évoquer une idée D’autant plus que- D’autant moins que- Plus…moins- Moins…plus-…
de proportion
Pour introduire une Si ce n’est- Du moins- Ne serait-ce que-…
restriction
Pour indiquer la cause Comme…alors- Puisque…- A cause de- En raison de- Vu que- Attendu
que- .
Pour exprimer l’idée En vue de- Dans l’intention de- Aux fins de- De manière (de façon)
de but ou d’intention que- De peur que-…
Pour exprimer un Donc- De ce fait- De là- En conséquence- Par conséquent- C’est
rapport de conséquence pourquoi- Tant et si bien que-…
Pour traduire la Bien que- Quoi que- Quand bien même- Même si- Quelque… que-…
concession
Pour marquer Mais- Cependant- Toutefois- Néanmoins- En revanche- Alors que- En
l’opposition dépit de- Nonobstant-…
A propos de la synthèse
Les sujets les plus courants, donnés dans le cadre des examens et concours, sont
des sujets à orientation critique ou dialectique, car ces derniers permettent de mieux
jauger la capacité de réflexion du candidat. Ces sujets admettent en dehors de la thèse
et de l’antithèse, une synthèse que peu de candidats maîtrisent. Souvent la synthèse
annoncée dans les points de l’introduction est occultée et prise en compte de façon
maladroite en conclusion.
La synthèse, ce n’est pas le bilan de la thèse et de l’antithèse. Elle est un
dépassement des idées défendues dans les première et deuxième parties. Moment
important qui témoigne d’une qualité intellectuelle très importante (et qui dépasse de
ce fait la simple synthèse d’idées), elle permet de d’évaluer la capacité qu’a le candidat
de contribuer à l’avancée du savoir (d’un débat en cours), et aussi sa capacité à se
démarquer d’idées préconçues. Il est bon de comprendre qu’on n’est pas
fondamentalement jugé suivant ses idées (prise de position), mais plutôt suivant la
démarche intellectuelle déployée pour les soutenir.

V. DE LA CONCLUSION
Elle nécessite autant de soins que l’introduction. C’est la dernière impression que
le candidat laisse au correcteur, et elle doit être bien rédigée. En lisant vos dernières
lignes, le correcteur doit sentir votre cohérence, la logique qui a sous-tendu votre
argumentation depuis le début. Cohérence et logique parce que la conclusion est
d’abord la réponse aux questions posées dans l’introduction. Et pour cette raison il ne
doit pas y avoir de fossé entre les deux parties. Le correcteur est toujours sensible à
l’impression de sécurité et de cohérence que lui donne un rappel clair de la démarche
suivie.
Trois aspects doivent ressortir dans la conclusion :
- le bilan : il est recommandé, à ce niveau, de faire une synthèse des
conclusions intermédiaires en ayant le sens de la formule concise et explicite ;
- la conclusion principale du devoir, qui doit répondre nettement à la
question posée par le sujet ;
- l’ouverture : il s’agit de terminer en beauté. Il est souhaitable que la réflexion
reste ouverte grâce à une ébauche d’élargissement du problème. Ceci n’est tout de
même pas un impératif absolu. Une conclusion simplement conclusive qui apporte des
réponses aux questions posées n’enlèverait rien de la pertinence de votre devoir ;
d’ailleurs, elle vaudrait beaucoup mieux qu’une ouverture faite de toutes pièces, pour
le simple plaisir d’en faire.

Conseils pratiques
Un travail intellectuel a besoin d’être organisé. La dissertation se
pratique en général en quatre (4) heures d’horloge. Globalement les candidats
n’arrivent pas à maîtriser le temps et le résultat, c’est que la fin est toujours
bâclée. C’ est pourquoi nous recommandons aux candidats, dès l’instant qu’ils
ont une conscience claire du sujet, de sa problématique, de la configuration du
plan, de rédiger l’introduction et la conclusion sur des feuilles différentes. Cela
leur évitera une perte de temps.

Il faut essayer de se départir du brouillon dans la mesure du

possible. Une bonne organisation passe par une schématisation cohérente. En ce

sens, le tableau sur les idées de prise de position nous semble judicieux. On

schématise les arguments et les exemples de façon très lisible, et au moment de

la rédaction, on reformule. Bien entendu quand les arguments sont nombreux, il

y a lieu d’opérer des choix et de veiller à leur cohérence.

A propos des transitions, surtout pour les dissertations appelant à

un plan critique ou dialectique, il convient de spécifier les différents types de

transitions.

 Transition entre introduction et développement


A ce niveau, il est préférable de pratiquer l’annonce discrète (simple

énumération de thème à traiter) ou la simple transition interrogative, prolongement de

la problématique.

 Transition entre thèse et antithèse

Ici on opère par une transition oppositive, si le changement de perspective

est important, et on introduit clairement l’expression de pensées divergentes.

Exemple : « Si l’on accepte à présent d’envisager avec autant de rigueur

un autre aspect du problème en mettant l’accent sur…, l’affirmation selon laquelle…

doit être cependant nuancée. »

 Transition entre antithèse et synthèse

Faisons attention à ce niveau, car ici la transition n’introduit pas une

opposition mais plutôt un bilan.

Exemple : « Conclure à l’opposition des deux points de vue précédemment

développés serait sans doute hâtif. En effet, sous certaines conditions cette opposition

n’est pas irréductible… ».

 Transition entre développement et conclusion

Ici on est à un moment où la réflexion est achevée, bouclée par la

synthèse. Il faut rechercher une transition brève et réellement tournée vers la

conclusion

Exemple : « La question s’éclaire donc … ».

Eviter les banalités comme : « En conclusion on peut dire

que… » ; « Donc nous pouvons conclure par… », etc.


Pour bien parler la « langue de Molière », pour bénéficier des

« suffrages » du correcteur, il faut mettre l’accent sur le style. Au-delà du

contenu, du respect de la méthode dissertative, il y a le style qui peut faire la

différence. Pour cela il appartient au candidat de faire la différence entre le code

oral et le code écrit. Ce qui est valable à l’oral ne l’est pas toujours à l’écrit. Le

style doit être limpide, clair, beau, dépouillé de toutes impropriétés, de toutes

incorrections et maladresses.

L’équilibre est un élément fondamental en dissertation. Le

candidat veillera à équilibrer les différentes parties. Commencer par une

première partie assez étoffée et terminer par une deuxième partie squelettique

déçoit un correcteur. Si on ne peut parvenir à un équilibre, il vaut mieux

commencer par la partie dans laquelle on détient le moins d’idées.

La rigueur dans l’analyse et la cohérence des idées développées

sont des atouts précieux pour la réussite d’une dissertation. Quelque soit l’idée,

développez-la avec cohérence et pertinence.

Champ lexical de la dissertation


Faire un développement écrit ou le plus souvent oral sur
une question, un sujet. La dissertation n’est rien d’autre qu’un
exercice qu’on soumet à un candidat qui est chargé de le
Disserter rédiger et qui porte sur la philosophie, la pédagogie, la
littérature…
Notion fondamentale en dissertation. La présence de ce
terme est révélatrice d’un sujet à orientation critique ou
dialectique ; ce qui nécessite une thèse, une antithèse et une
Discuter synthèse.

Il constitue la deuxième grande partie d’une dissertation. C’est


ici que repose toute l’argumentation avec l’explication des
Développemen différentes idées de prise de position.
t
Il faut entendre par là une analyse dialectique où l’on met
en œuvre un ensemble de moyens en vue de démontrer, de
réfuter une idée. En dissertation, un raisonnement dialectique
Dialectiqu cohérent révèle les qualités intellectuelles du candidat.
e
C’est l’ossature même de la dissertation. C’est la somme
des idées qui façonne un bon devoir. Disserter c’est opérer au
Idée
départ une recherche d’idées qu’il faut après classer selon des
perspectives à exploiter.
En dissertation, l’identification est une reconnaissance.
Après avoir choisi son sujet, il faut toujours identifier le type
de sujet pour en conséquence, choisir la démarche à adopter
Identifier (démarche analytique, ou autre).
Elle est fondamentale dans une dissertation à orientation
critique. Elle est un dépassement de la thèse et de l’antithèse.
Synthèse
Autrement dit, c’est le moment de faire passer ces deux
premiers moments à un niveau supérieur.
Au-delà des idées, des arguments, une bonne dissertation
repose sur l’emploi d’une bonne syntaxe. Il y a des règles qui
président à l’ordre des mots et à la construction des phrases
Syntaxe dans toute langue et notamment dans une langue aussi subtile
que le français.
En dissertation, le style n’est rien d’autre que la manière
d’écrire qui ressortit de qualités artistiques. Un style clair,
limpide est opposable à un style lourd, confus ou haché. Le
Style style joue beaucoup dans l’évaluation d’une copie.

Essentiel en dissertation. Les exemples rendent une


argumentation mesurable, concrète. Une bonne argumentation
Exemples
sans exemples relève de l’abstraction.
L’énoncé, c’est la matière même à disserter. Une bonne
lecture pour en comprendre les tenants et les aboutissants
demeure fondamentale. Ne pas comprendre l’énoncé, c’est
Enoncé perdre toutes les chances de réussir sa dissertation
Si le fond est important en dissertation, la forme ne l’est
pas moins. Il ne faut pas qu’il y ait beaucoup d’écart entre les
Equilibre
parties (aussi bien du point de vue du nombre d’idées que du
point de vue de leur consistance).
Explicatif Bien lire le sujet et l’énoncé pour déterminer si le sujet est
explicatif, à l’opposé du sujet dialectique.

Savoir rédiger, c’est respecter les normes de rédaction.


Pour ce faire, une connaissance parfaite des normes de
Rédiger
ponctuation s’impose.

L’aptitude à se résumer fait appel, dans une dissertation, à


la concision. Le résumé équivaut à un bilan. La conclusion
Résumé
d’une dissertation commence toujours par un résumé des
conclusions partielles.
Il faut combattre le mal consistant à rendre sa copie sans
la relire. Une relecture épargne toujours de quelques
Relire
incorrections et maladresses qu’il n’est pas évident de déceler
a priori.
On a toujours besoin de savoir où aller dans une
dissertation. Pour cela, il faut travailler dans le sens d’un
Raisonne
raisonnement logique. Raisonner, c’est réfléchir, c’est écarter
ment toute légèreté dans l’argumentaire.
Elles évitent les brusqueries. Entrer dans le
développement d’une partie de façon abrupte, c’est ignorer ou
passer sous silence les nombreux avantages que les transitions
Transition peuvent procurer dans le sens de convaincre davantage le
s correcteur. De bonnes transitions renforcent une bonne
organisation de l’ensemble du devoir.
Un sujet pose toujours de façon implicite ou explicite un
thème. Une question s’impose en dissertation : de quoi s’agit-
Thème
il ? Dès l’instant qu’on pose cette question, le thème s’éclaircit.

Après une prise de position, il faut une somme


d’arguments pour étayer ses idées. Une bonne argumentation
Argument
repose et sur des idées-arguments et sur des idées-exemples.
ation
Faire une antithèse, c’est prendre le contre-pied d’une
idée déjà développée. Elle a son sens dans un sujet dialectique.
Antithèse
Articulati Sans articulation, il ne peut y avoir de cohérence textuelle.
Les articulations rendent le contenu souple et opératoire.
on logique
Le libellé d’un sujet peut renvoyer à une approche
analytique opposable à un sujet de type dialectique ou
Analytique
explicatif.
En dissertation, c’est le premier moment de la démarche
dialectique auquel s’oppose une antithèse jusqu’à ce que ces
Thèse
contraires (thèse et antithèse) soient conciliés par une synthèse.
Une question s’impose toujours en dissertation après la
lecture du libellé du sujet : à quel type de sujet suis-je
Type
confronté ? synthétique ? critique ? analytique ?…
C’est le préambule, la carte d’identité qui vous révèle au
correcteur. Faire bonne impression, être cohérent et logique
Introducti
sont les défis qu’il faut relever à ce niveau.
on
Disserter n’est pas seulement comprendre le sujet et
émettre des idées pertinentes. Ecrire sans fautes est aussi
important. Un devoir, aussi pertinent qu’il soit, s’il est rempli
Orthograp de fautes, a des répercussions négatives sur l’évaluation.
he
Organisati Mieux les idées sont organisées, plus le travail est facilité
et gagne en cohérence.
on
Ce terme apparaît le plus souvent dans le libellé ou la
consigne donnée. Il s’agit de cogiter sur le point de vue de
Opinion
l’auteur.
Une bonne argumentation va avec une nuance de ses vues
sur le sujet. Nuancer c’est apporter une certaine souplesse dans
Nuancer
l’argumentation. Il s’agit là d’une véritable attitude
intellectuelle.
Ne pas confondre le critique (personne qui a des
connaissances avérées et qui émet ses jugements dans un
domaine précis) et la critique qui est l’action de critiquer. Il ne
Critique suffit pas dans une dissertation de voir le mot critique pour
croire que le sujet est dialectique.
Un devoir sans conclusion, ou avec une conclusion
escamotée, enlève du mordant au travail. C’est une necessité
Conclusio
que de travailler aussi cette dernière partie du devoir.
n
Partiel Entre les parties, les conclusions partielles ont toute leur
importance.
Partie Bien délimiter le nombre de parties. Une dissertation ne
doit pas en principe dépasser trois parties.
Libellé Bien lire le libellé. C’est la consigne qu’il faut
comprendre au risque de passer à côté du sujet.
Un paragraphe se construit. Il est le résultat d’une idée
mise en relief, développée, argumentée et prouvée. Chaque
partie du devoir sera bâtie autour de quelques paragraphes.
Paragraphe Eviter donc l’étiquetage des idées qui donnerait l’impression de
« phrases-paragraphes ».
DEUXIEME PARTIE :
L’ETUDE DE TEXTE AU
PROBATOIRE

Introduction

L’ Ecole Normale Supérieure a introduit une épreuve dénommée « Etude de


texte », lorsqu’ elle a mis en place, depuis 2000, la « filière probatoire » dans son
système de recrutement d’élèves inspecteurs de l’enseignement élémentaire. Depuis
lors, l’étude de texte est considérée, dans l’ensemble, comme la « bête noire » des
candidats qui se posent plusieurs questions :
- Quelle est la nature de cette épreuve appelée « étude de texte » ?
- Quelles aptitudes et capacités précises faut-il développer pour l’affronter avec
des chances de succès?
- Comment cerner les contenus et les caractéristiques de l’étude à réaliser ?
- Comment les organiser de manière adéquate ? etc.
Pour tenter d’apporter des éléments de réponse à tant d’interrogations tout à fait
légitimes, notre propos s’articule autour de deux axes majeurs : quelques
considérations théorique (A) suivies de la méthodologie en étude de texte (B).

A. CONSIDERATIONS théoriques
L’étude de texte est une épreuve professionnelle (1), portant généralement sur un
texte particulier (2), et destinée à tester la culture pédagogique, les qualités
intellectuelles et les aptitudes à la rédaction du candidat (3).
A.1 Une épreuve professionnelle
L’étude de texte se présente comme l’une des deux épreuves écrites
d’admissibilité inscrites au CRAP/CREI. La seconde est une épreuve de culture
générale sur un sujet d’ordre littéraire ou scientifique (cf. conseils donnés sur la
dissertation).
Chacune de ces deux épreuves représente un test qui vise à mesurer des aptitudes
et des compétences spécifiques censées nécessaires à la formation de l’élève
inspecteur. Alors que l’épreuve de culture générale recherche avant tout, l’étendue et la
profondeur de la réflexion et des connaissances du candidat, dans les domaines
« classiques » de l’action et de la pensée de l’homme et de la société (arts, lettres,
sciences, techniques,…), l’étude de texte tend plutôt à prospecter ses possibilités
professionnelles. En d’autres termes, l’étude de texte vise à mesurer l’expérience
pédagogique, les connaissances psychologiques, sociologiques, les capacités de
réflexion, de synthèse et l’esprit critique qui rendent l’inspecteur apte à proposer
des remèdes efficaces, dans ses multiples fonctions.
A.2 Un texte particulier
Le texte proposé est souvent argumentatif. Il est rédigé par un
doctrinaire de l’éducation. Il vise ainsi à convaincre le destinataire, à
lui faire accepter un point de vue. A cet égard, le texte se veut une
démonstration qui organise et relie logiquement un ensemble
d’éléments qui forment l’argumentation. Celle-ci est soumise à la
réflexion des candidats.
Dégager les directives de cette réflexion nous ramène à
l’élucidation des exigences véhiculées par les termes « Explication-
Synthèse » et « Discussion ».
Pour préciser l’attitude d’esprit requise, il ne semble pas
superflu d’affirmer que le candidat doit montrer son aptitude à
penser un texte, plus préoccupé de conception que d’exécution. En
vérité, l’épreuve met plus le candidat dans son futur rôle
d’inspecteur que dans celui actuel d’instituteur.
Sous ce rapport, l’explication synthèse peut être considérée
comme un processus de compréhension du contenu présenté de
manière diffuse dans le texte. Il s’agira pour lui, dans un premier
moment, de décomposer ce contenu complexe en éléments
pertinents à décrypter, dans un mouvement de description
synthétique, d’explication et de justification. Toutefois, l’observateur
devra s’efforcer de retrouver ou de recréer les liens organiques entre
les éléments isolés à étudier à la fois pour eux-mêmes et par leur
inter relations qui donnent une unité et un sens à l’étude. Les
qualités requises ici sont, entres autres: fidélité, rigueur et
objectivité dans la restitution des idées contenues dans le texte.

La discussion est le second moment de l’étude de texte. A ce


niveau, le candidat est libre de faire recours à toute son expérience
professionnelle, pour porter un regard critique sur le texte. Le souci
est ici de se prononcer sur la pertinence, la validité, l’efficacité et
l’actualité des arguments de l’auteur. Ce sera en fonction de deux
référentiels dont l’un est interne au texte (avec plusieurs
paramètres entrant en jeu, notamment ceux relatifs au système
éducatif dans l’optique du PDEF), et l’autre externe au texte et
concernant les directives et les valeurs pédagogiques confirmées par
la pratique et la recherche. Dans le premier cas, on apprécie par
rapport au réel et dans le second, par rapport à l’idéal.
En tout état de cause, les qualités exigées sont rigueur, équilibre
et pertinence dans l’argumentation du candidat où il n’y a pas de
place pour des affirmations gratuites ou des impressions que rien ne
justifie.
A.3. Un test de culture pédagogique, des qualités
intellectuelles et des possibilités d’élaboration écrite
La réalisation de tels objectifs suppose de la part du candidat la mobilisation de
ses diverses possibilités professionnelles et intellectuelles, tout comme la capacité de
les exprimer de manière adéquate. (Nécessité d’une réflexion sur sa pratique de classe
et sur les fondements théoriques qui sous-tendent cette pratique de classe).
Dans l’étude de texte, le capital d’expérience professionnelle accumulée et
maîtrisée est un atout de taille. Elle doit être articulée à des connaissances théoriques
touchant plusieurs domaines : théories de l’éducation, psychologie de l’enfant,
sociologie de l’éducation et d’autres domaines annexes des sciences de l’éducation. Ce
capital représente, en effet, le support de base de qualités telles que la sensibilité et la
finesse pédagogique permettant la perception et l’interprétation des problèmes sous-
jacents , la sûreté et l’équilibre du jugement indispensables à une appréciation juste , l’
ouverture et la puissance d’innovation pédagogique, source de perfectionnement
continu. Inhérentes à la réflexion demandée, les qualités intellectuelles fournies par les
capacités d’analyse et de synthèse, de nuance et de cohérence logique, seront aussi
précieuses.
Pour que toutes ces possibilités soient perçues, il faudra bien qu’elles soient
reflétées par la qualité de l’expression écrite du candidat. Ce qui exige la clarté et la
précision dans le style, la correction dans la langue et l’organisation adéquate des
idées dans la structuration du texte, sans oublier une présentation matérielle qui
facilite la lecture.
Tels sont donc les paramètres essentiels qu’il convient d’intégrer dans la
méthodologie.

B. Méthodologie de l’étude de texte


La mise en œuvre de la démarche (2) nécessite d’abord un rappel de quelques
préalables (1).

B.1 Préalables
Le premier préalable a trait à l’obligation de la part du candidat de respecter
scrupuleusement la consigne. Cette exigence fait que tout candidat qui en fait fi, rate
son devoir. Par ailleurs, cette consigne exclut toujours les aspects liés à l’esthétique
(images, figures de styles, notions de versification), pour ne s’intéresser qu’au fond
(richesse et profondeur des idées). Cela s’explique par le fait que le texte en question
est relatif à l’éducation ; la problématique posée est surtout d’essence et de valeur
éducatives.
L’autre préalable est lié à la nécessité d’avoir constamment à l’esprit, un triple
souci de cohérence, de cohésion et d’objectivité. La cohérence, c’est le fait de suivre
les idées dans une progression logique tout en révélant les liens qui les unissent. La
cohésion permet d’identifier les connecteurs logiques, de repérer les phrases de
transition entre les différentes parties du devoir, en vue de mettre en relief les
articulations qui existent entre ce qui est déjà démontré et ce qui va l’être. Enfin,
l’objectivité permet au candidat de se substituer à l’auteur et donc, de tenter de le
comprendre dans son argumentaire. Mais le candidat s’efforcera de restituer, à partir
de son propre style, les idées essentielles qui expriment la pensée de l’auteur.

B.2. La méthodologie
Comme toute réflexion intellectuelle, la méthodologie de l’étude de texte
s’articule autour de trois grandes parties : l’introduction, le développement et la
conclusion.

B.2.1. L’introduction
Elle embrasse trois étapes : la situation, l’idée directrice et le plan.

 La situation du texte
Il s’agit ici de trouver une orientation à partir de laquelle le texte peut être articulé
à un courant de pensée, ou à un contexte d’appartenance. Là, le candidat devra
réfléchir concrètement sur le contexte de production de l’œuvre d’où est tiré le texte,
ou encore songer au courant de pensée auquel appartient l’auteur. A défaut de ces
éléments, il peut alors situer le texte en l’articulant à l’actualité, à la logique,…
NB : Les exemples que nous allons choisir à présent s’appuieront essentiellement
sur le texte de la session de 2000/2001 : Savoir co devenir de Boubacar Camara,
UNESCO/BREDA.
Exemple de situation possible : « Le texte soumis à notre attention est extrait
d’une œuvre intitulée Savoir co devenir, de Boubacar Camara. La rédaction de cet
ouvrage a été appuyée par l’UNESCO , une institution des Nations Unies spécialisée
dans les domaines de l’ Education, de la Science et de la Culture, en vue de
promouvoir la paix dans le monde et la compréhension internationale entre les
peuples. »

 La mise en évidence de l’idée générale et la précision de la thèse de


l’auteur
Dégager l’idée générale, c’est mettre en relief le thème directeur, le thème central
objet de la ou des thèse (s) de l’auteur. Préciser la ou les thèses de l’auteur, c’est
évoquer brièvement ce qu’il pense de la problématique soulevée. A ce propos, il ne
faut surtout pas confondre idée générale et thèse (s) défendue (s).
Exemple possible: IG : « Dans cette perspective, l’auteur aborde la thématique de
l’apprentissage, avant de prendre du recul pour exposer ses convictions. »
Thèse : « De manière plus précise, il milite en faveur de l’apprentissage à la
compréhension. »

 L’annonce du plan
C’est à ce niveau que se situe l’originalité de l’étude de texte. Le plan est ici
fortement guidé par la consigne, contrairement au commentaire où le candidat dispose
d’une plus grande marge de manoeuvre.

Rappel de la consigne de la session de 2000 :


 Quel est le thème et quels sont les problèmes soulevés dans le texte ?
 Dégagez les articulations majeures du texte.
 Quelles réflexions vous inspire cette approche de l’éducation ?
Exemples possibles d’annonce: 1. « L’identification des problèmes que soulève
un tel extrait permettra d’en cerner les articulations majeures, afin d’être en mesure
d’apprécier cette conception, à la lumière des réalités de l’éducation. »
2. « La clarification de telles idées dans le sens de mieux en révéler toute la
portée devra nous permettre, sans doute, d’apprécier leur validité par rapport aux
réalités du système éducatif sénégalais. »

B.2.2 Le développement
Il comprend deux parties principales : une explication synthèse suivie d’une
discussion.
 L’explication synthèse :
C’est à ce niveau que l’on explicite la ou les thèses (s) de l’auteur. En d’autres
termes, il s’agit d’afficher clairement la position de l’auteur au regard du thème
central, c’est à dire de l’idée générale déjà dégagée en introduction. Pour chaque thèse
(s’il en existe deux ou trois) :
+ déterminer les mouvements d’ensemble qui sont constitués généralement de
deux ou trois idées forces (articulations majeures) portant chacune un titre. Ce travail,
qui reflète la composition du texte d’étude, suppose une bonne compréhension, et
donc, une capacité d’analyse avérée ;
+ expliciter les idées en montrant, pour chacune d’elles, l’argumentaire, les
articulations qu’elles entretiennent les unes avec les autres, d’une part, et d’autre part
avec la problématique posée, ainsi que leur progression logique ;
+ procéder enfin à une conclusion partielle qui synthétise les résultats ainsi
obtenus à l’issue des différents mouvements du texte, et constitue concomitamment
une introduction à la deuxième partie.

Exemple possible :
Thèse défendue par B. Camara : La compréhension joue un rôle majeur dans
l’éducation. Conviction fondée sur deux problèmes essentiels : une remise en question
de la seule assimilation des connaissances au regard des contradictions actuelles, et le
nécessaire apprentissage de l’amour qui socialise l’individu et l’aide à s’intégrer dans
la société. ( le candidat cherchera dans le texte les détails liés à ces deux problèmes
pour mieux les expliquer)
Sous ce double rapport, l’auteur fait apparaître trois articulations majeures dans
son argumentation. Au début et à la fin de l’analyse, le texte fait ressortir la thèse
défendue, qui se résume à l’apprentissage à la compréhension. Toutefois, une thèse
inverse lui est sciemment opposée, puisque Camara fait allusion à l’apprentissage à
apprendre, c'est-à-dire à l’apprentissage perçu sous l’angle de son rapport au savoir.
Et c’est pour revenir à la charge en vue de mieux élaborer, affiner et soutenir la
thèse qu’il défend, à l’aide de plusieurs arguments qui structurent tout le reste de
l’extrait.
L’analyse que nous avons effectuée nous permettra sans doute d’apprécier
quelques unes des idées de l’auteur. Nous cernerons les apports à en tirer tout en
repérant quelques limites afin de proposer des orientations possibles conformément
aux réalités de l’éducation sénégalaise.
 La discussion
Il est ici question de porter des éléments d’appréciation sur les idées essentielles
de l’auteur. Plus précisément, le souci est de se prononcer sur la pertinence, la
validité, l’actualité des réflexions de l’auteur, à la lumière des réalités de l’éducation,
comme l’exige généralement la consigne. Tout argument avancé devra être justifié par
des preuves tirées de lectures d’ouvrages, de textes législatifs, règlementaires, de la
réalité quotidienne de la vie, de l’environnement pédagogique, culturel, social, de
l’expérience professionnelle du candidat,…
A titre indicatif, le candidat peut adopter une approche dialectique sous forme de
mini dissertation. Dans une première partie, il peut montrer les aspects positifs, les
mérites, les survivances que renferme le texte d’étude. Une seconde partie pourrait se
charger de mettre en exergue les limites, les aspects à améliorer, etc., avec des
arguments à l’appui. Enfin, une dernière partie servira de synthèse pour assurer la
jonction des complémentarités, des convergences entre les éléments des deux
premières parties, et mieux, dépasser les idées contenues dans ces deux premières
parties. C’est là un moment important qui témoigne d’une grande qualité intellectuelle,
permettant de jauger la capacité du candidat de contribuer à l’avancée du savoir, ainsi
que son aptitude à projeter un regard critique par rapport aux « idées » supposées «
toutes faites ». C’est, enfin, faire preuve d’originalité dans sa démarche intellectuelle.
Exemple possible :
Thèse : Soutenir l’importance de la compréhension dans tout processus
d’éducation en faisant référence aux textes (art.6 de la Loi 91-22 d’orientation de l’
Education Nationale du 16-02-91).
Arguments et illustrations : Montrer en cela que la compréhension conditionne
l’appropriation du savoir, la maîtrise du savoir faire et l’intériorisation du savoir être,
pour, finalement aboutir au savoir co devenir que défend Camara.
En cela, elle intègre les éléments de socialisation de l’apprenant qui le poussent
plus tard à participer à un projet de société fondé sur la paix, la justice et la solidarité.
En outre, la compréhension vise à bonifier l’expérience de l’apprentissage par la
collaboration et l’entraide. Enfin, une culture valorisant les efforts collectifs est plus à
même de relever les défis d’un tel projet de société que ne l’est une culture axée sur
l’individualisme et la compétition. La compréhension encourage la solution de
problèmes en groupes et le développement des habiletés sociales propices au travail
d’équipe. Ce modèle éducatif permet à des groupes d’élèves de faire l’expérience de
l’expérience de la collaboration, de l’interdépendance, de l’amour, dans la résolution
de problèmes complexes, et de vivre une véritable démocratie participative. La
coopérative scolaire est un creuset idéal pour mettre en œuvre une telle conception de
l’éducation. (cf. art.5 du Décret 89-581 du 18-05-1989).
Antithèse : Mais, cet apprentissage de la compréhension, qui vise à développer,
au sein de la classe et de l’école, une culture de coopération et d’amour est-elle
réellement en contradiction avec une pédagogie de l’autonomie des apprenants ?

Arguments et illustrations :
L’éducation doit elle-même devenir un processus qui favorise la responsabilité
(dans un premier paragraphe) et l’autodétermination (dans un second paragraphe) :
songer à la pédagogie de l’autonomie et de la pensée critique, au constructivisme et à
l’épistémologie de Piaget, à la Loi d’orientation, au Décret 89-581,…

Synthèse : Tout compte fait, lorsque les conditions de vie et d’apprentissage


favorisent la satisfaction de ces besoins de liberté, de compétence te d’appartenance, la
personne développe la confiance, les habiletés et la motivation propices au
développement continu de l’autodétermination. A la lumière de tout ce qui précède,
l’on peut soutenir qu’ «apprendre à comprendre » et « apprendre à apprendre »
rapportés aux finalités de l’éducation, loin de se contredire, constituent plutôt les deux
aspects complémentaires d’une même réalité : le nécessaire processus de socialisation
autonomisation à mettre en œuvre, de nos jours, dans notre système éducatif, en vue
d’apprendre à co devenir, comme nous y invite l’auteur de l’extrait.

B.2.3. La conclusion
Comme l’introduction, elle revêt aussi, généralement, trois parties : un résumé,
une prise de position et des perspectives. Le résumé consiste à dégager brièvement
l’intérêt du texte, son importance, les enjeux qu’il soulève au regard du contexte
actuel de l’éducation. La prise de position exprime clairement les impressions finales
que le texte laisse au candidat. Les perspectives invitent à susciter d’autres
interrogations qui mériteraient des débats ultérieurs.
Exemple possible :
 Résumé : Soutenir avec Camara, la pertinence et le bien fondé de la
nécessaire assimilation des connaissances combinée à l’apprentissage de
l’amour, gages de compréhension durable.
 Prise de position : Cet apprentissage du savoir co devenir, en parfait
accord avec la composante qualité du PDEF, permet de créer une synergie
d’effets qui contribuent à l’actualisation du potentiel humain, avec, comme
résultat, l’émergence d’une dynamique dialectique unissant deux forces en
opposition, mais complémentaires : l’une accentue la transmission du capital
culturel humain, et l’autre vise à l’autonomisation ou l’action réflexive critique ,
permettant ainsi la prise en charge d’un projet de vie.
 Ouverture : Ne serait-ce pas là poser la problématique d’une
socialisation autonomisante ou, plutôt, d’une autonomisation socialisante ?
ANNEXE :
Renforcement des acquis : Une méthode de travail parmi tant d’autres.
Cet exemple a les mérites de partir d’un texte argumentatif relativement court,
accessible et facile à travailler, dans un souci didactique, pour aider à mieux
comprendre le travail attendu du candidat. Il s’agit surtout de s’approprier les 3 grilles
–outils ci-dessous pendant les moments de réflexion sur le texte.

Texte d’étude : La bicyclette est un instrument de transport idéal pour la ville. En


effet, ne permet-elle pas de glisser partout ? Le cycliste se faufile entre les voitures,
échappe aux embouteillages, et, malgré sa modeste vitesse, l’emporte sur
l’automobiliste pour de petits parcours urbains. En outre, elle se gare sans difficultés :
un couloir, un réduit, un mur sur lequel s’appuyer et c’est assez. Enfin, elle n’exige
aucun carburant et son prix d’achat est relativement modique. Quelle économie !
Consigne : Après avoir dégagé les idées essentielles du texte, dites ce qu’elles
vous inspirent à la lumière des réalités de la prévention et de la sécurité routières.
I. Travail préparatoire (dans le brouillon)
I.1. Grille d’analyse pour le développement
I.1.1. Eléments d’explication synthèse
Thèse de l’auteur L’auteur préconise la Connect Fonctions
promotion et la eurs logiques
valorisation de l’usage de
la bicyclette en milieu
urbain.

Argument 1 Peu d’espace pour de En effet Introduit


petits trajets le premier
 Preuve(s) -embouteillages argument
contournés
-dépassement des
automobiles.
Argument 2 Stationnement facile En outre Liaison
-diversité des entre le
 Preuve(s) supports alternatifs premier
d’appui argument et le
second
Argument 3 Un moyen Enfin Introduit
économique le dernier
 Preuve(s) -pas de argument
consommation de
carburant
-peu coûteux.

I.I.2. Eléments pour la discussion


Aspects positifs Limites Synthèse
possible
 Thèse pertinente au regard de la -Plus grands Prendre
circulation urbaine dakaroise risques d’accidents, conscience des
(rapidité et facilité des parcours, d’agressions, de vols avantages et des
moyen peu encombrant). limites objectives
 Thèse actuelle : maintien de la de la bicyclette
santé physique, pratique d’une -catégorisation pour en faire bon
activité sportive, moins de dépense des cibles : tout le usage.
et donc, adaptation au contexte monde ne peut pas se
économique conjoncturel actuel, déplacer à vélo
préservation de l’environnement -Dépense
contre la pollution atmosphérique d’énergie
et sonore. relativement
importante : risques
de fatigue
musculaire, de
contusions,…

I.2.Eléments pour une introduction


Situation Le texte peut être situé, au regard de l’actualité, dans la
thématique de l’éducation à la prévention et à la sécurité
routières.
Idée générale L’auteur se prononce ici sur les moyens de faire face aux
problèmes posés par la circulation routière urbaine.
Plan 1. Repérage des arguments majeurs (idées
NB : Il est essentielles)
déterminé par la 2. Impressions au regard de l’actualité des
consigne transports.

II. Conclusion
Dans le contexte actuel de la circulation, ce texte revêt un grand intérêt puisque
l’auteur a réussi à mettre en évidence beaucoup de mérites liés à l’usage de la
bicyclette. Toutefois, les éventuels revers qu’un tel instrument peut infliger aux
usagers de la route sont passés sous silence pour, sans doute, mieux vendre ce moyen
de déplacement. Par conséquent, il ne serait pas superflu de recommander à la
population de tenir compte de ces deux aspects pour faire bon usage de la bicyclette.
II. Rédaction du devoir sur la copie à rendre, puis relecture
En disposant des trois grilles outils et de la conclusion entièrement rédigée dans le
brouillon, le candidat n’aura qu’à en restituer le contenu, à l’aide de phrases à
formuler.

Viatique
***
Comme toute réflexion
intellectuelle, la
dissertation de culture
générale et l’étude de
texte doivent toutes deux
être sous-tendues par une
grande capacité d’analyse,
de synthèse et un grand
esprit critique. Ce sont là
autant de qualités exigées
à un futur inspecteur
devant le rendre apte à
envisager des réflexions et
des actions efficaces,
pertinentes et
opérationnelles face à des
réalités quotidiennes de
terrain. C’est dire que la
principale caractéristique
du concours CRAP /CREI,
reste la disponibilité
d’esprit. Ce concours
n’offre aucune chance aux
paresseux, aux amateurs
de facilités et aux
suffisants. La clé de la
réussite réside donc dans
la recherche constante
d’informations et dans
l’exercice régulier.
Courage, à vos
plumes et bonne
chance à tous.
Contacts : Samba Diakhaté 524
24 65
Papa Moustapha Guèye 503 57
17
Alpha Wade 657 86 52

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