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ET JACOB
ANATOMIE
liK L'HOMfyl!
MYÛLOGIK
Al’ONÊV'EOLOl'11
(* g)
TRAITE COMPLET
DE
L’ANATOMIE DE L’HOMME
COMPRENANT
L’ANATOMIE CHIRURGICALE
LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
PAR LES DOCTEURS
TOME DEUXIÈME
2 0 8 3
1867-1871
Réserve de tous droits.
TRAITÉ COMPLET DE L’ANATOMIE DE L’HOMME
ANATOMIE DESCRIPTIVE
ET
PHYSIOLOGIQUE
APPAREIL DE LOCOMOTION
MYOLOGIE - APONÉVROLOGIE
TEXTES GÉNÉRAUX
L. GUÉRIN, ÉDITEUR
DÉPÔT ET VENTE A LA
1866-1867
AVERTISSEMENT
Nous voici arrivés au tome deuxième de notre ouvrage. tielles, pensant que nous continuerions par la suite à nous
On a pu voir, dans le volume précédent, le soin que nous servir de la même échelle. Nous avions prévu cet incon¬
avons pris d’inscrire autant qu’il nous a été possible le vénient, qui ne pouvait en être un que pour les parties
plus de détails dans le moins d’espace, en disposant cha¬ molles, par la nécessité de reproduire avec netteté une foule
que planche de manière à ce qu’elle offrît un sujet com¬ de détails intéressans déjà très petits dans la nature; mais
plet; ce qui nous a mis pour quelques-unes dans la néces¬ comme nos planches très garnies nous fournissent de l’es¬
sité de les couvrir d’un trop grand nombre de dessins. Ainsi pace, nous avions déjà, sans augmenter leur nombre, ar¬
quatre cent soixante-douze figures de toutes grandeurs, rêté les modifications convenables.
qui représentent tous les détails de l’ostéologie et de la Tels os, en effet, secs ou couverts de leurs ligamens,
syndesmologie, sont contenues seulement dans cinquante- comme ceux du bassin, peuvent être représentés avec des
neuf planches, outre le frontispice. Nous continuerons dans détails suffisamment visibles sur des figures de demi-pro¬
la suite de combiner l’économie de l’espace avec la variété portion, qu’il n’en serait pas de même des petits muscles et
des détails en évitant les répétitions inutiles; mais sans des vaisseaux avec lesquels ils sont en rapport, outre que,
nous refuser à reproduire certains objets déjà connus par pour le chirurgien, les idées de relation tirées de la gran¬
une de leurs faces, quand il nous paraîtra utile de les faire deur réelle sont d’une telle importance, qu’on ne saurait
voir sous des aspects et des rapports nouveaux, et avec les¬ trop habituer les yeux à en bien juger. Et procédant d’après
quels on n’est pas ordinairement familier. cet esprit, on conçoit qu’il est une foule de planches qui,
Quoique nous ayons mis dans le style une extrême con¬ sans cesser d’appartenir à l’anatomie graphique, en raison
cision , la description des os nous a contraints cependant à des nombreux détails d’application qui s’y trouveront con¬
faire un texte fort étendu, trop peut-être pour des étu- tenus, formeront autant de figures d’anatomie chirurgi¬
dians; mais il nous a été impossible d’éviter cet incon¬ cale toutes faites à l’avance, ce qui, dans la deuxième par¬
vénient, qui tient à la nature du sujet. Les os servant tie de notre ouvrage, nous évitera des répétitions inutiles,
d’attache ou de point d’appui à toutes les parties, il est et augmentera d’autant l’espace dont nous pourrons dis¬
indispensable de les nommer toutes à propos de leur étude, poser pour les opérations.
outre qu’étant les mieux connus dans leur organisation, Ainsi, pour la myologie, nous représenterons de gran¬
leur description est nécessairement surchargée de détails deur naturelle l’appareil hyoïdien, l’aine, l’aisselle, le bas¬
de structure, de développement, de mécanisme, d’anoma¬ sin, le diaphragme, et en général toutes les particularités
lies et de rapprochemens avec l’anatomie comparée. des muscles qui ont un grand intérêt anatomique ou chi¬
Peut-être, dans un ouvrage d’anatomie, devrait-on com¬ rurgical; nous en ferons de même pour la névrologie et
poser deux ostéologies, l’une précédant toutes choses et l’angiologie.
où l’os serait seulement décrit dans sa forme, comme on La représentation des muscles nous avait paru dès le
le fait pour un corps brut ; et l’autre placée à la fin, et qui commencement d’une grande importance, puisque ce sont
serait la récapitulation de tous les rapports des parties, alors eux qui donnent le volume, et que c’est dans leurs inter¬
connues, avec le squelette. N’ayant pu procéder de cette valles ou sur leurs plans que s’inscrivent les vaisseaux ;
manière, nous engageons les personnes qui commencent mais il nous semblait assez difficile de bien montrer à-la-
l'étude de l’anatomie à ne pas s’appesantir d’abord sur des fois leurs rapports et leurs attaches. Albinus et Giuseppe
détails qui surchargeraient inutilement leur mémoire, ou del Medieo, en offrant isolément les muscles sur les os, don¬
plutôt de n’étudier définitivement les os que concurrem¬ nent bien les attaches, mais en sacrifiant les rapports;
ment avec les muscles qui s’y attachent, à mesure que les Duverney, Mascagni, et d’autres auteurs, en offrant plus
planches qui représentent ceux-ci auront paru. généralement les muscles assemblés, font mieux juger de
Quelques personnes nous avaient reproché,dans l’ostéo- leurs rapports entre eux, mais le squelette se trouvant mas¬
logie, d’avoir représenté en demi-nature des parties essen¬ qué, les attaches manquent de netteté. M. J. Cloquet nous
!) AVERTISSEMENT.
paraît avoir le mieux évité ces deux inconvéniens; nous l’embryotomie. Nous avons déjà, et nous continuerons
espérons y parvenir également, quoique, dans certains cas, d’avoir par la suite des obligations de même nature envers
d’une manière un peu différente. En général, nous présen¬ MM. Geoffroy-Saint-Hilaire, Magendie et de JBlainville,
terons d’abord des planches d’ensemble pour les rapports, qui n’ont également cessé de nous prodiguer des marques
et, lorsqu’il sera indispensable de le faire, nous donnerons de bienveillance et d’intérêt.
des figures de détails pour les attaches. Dans les figures des Nous devons surtout des témoignages particuliers de
membres, nous offrirons parallèlement diverses couches reconnaissance à M. Orfila, doyen de la Faculté de Méde¬
d’un même plan, en conservant sur les plus profondes les cine, pour la protection énergique et si généreuse qu’il a
attaches des muscles des plus superficielles, de manière à bien voulu nous accorder. Quoique peu connus antérieu¬
ce quelles s’expliquent les unes parles autres.Pour le tronc rement de ce savant professeur, nous en avons pourtant
en particulier, composé de deux moitiés symétriques, nous reçu les services les plus signalés. Il s’est empressé de faire
tracerons les dessins doubles, d’un côté, les muscles, et mettre à notre disposition tous les moyens d’instruction
de l’autre, leur esquisse sur celle du squelette; ces dessins compatibles avec les devoirs de sa place et l’équité, sans
demi-noirs et blancs paraîtront peut-être d’un aspect sin¬ avoir eu d’abord, pour s’intéresser à nous, d’autres motifs
gulier, mais ils présentent un sens clair; et dans la néces¬ que son amour pour la science, l’utilité générale dont
sité d’opter, il nous a paru convenable de sacrifier l’effet lui paraissait devoir être notre ouvrage, et, ajoutons
pittoresque à l’intérêt scientifique. aussi, le besoin qu’il sentait que nous avions de sa pro¬
Quant aux aponévroses, nous serons dans l’obligation tection.
de figurer et décrire avec les muscles celles qui leur ser¬ Enfin nous devons rendre la part qui lui appartient à
vent d’attache, et en sont évidemment la continuation, ou, M. Teissier, interne provisoire de l’Hôtel-Dieu, qui s’est
en d’autres termes, qui peuvent être considérées comme adjoint à nos travaux. Sans cesse occupés des nombreux
les tendons élargis des muscles membraneux. Nous réser¬ détails qu’entraîne la confection de notre ouvrage, nous
verons à la fin, pour une description spéciale, toutes les avions besoin d’une personne instruite qui pût nous aider
aponévroses d’enveloppe ou de séparation. pour les continuelles préparations d’anatomie que nous
Qu’il nous soit permis en terminant de présenter ici sommes obligés de faire. Nous avons trouvé,dans M. Teis¬
nos remerciemens publics aux savans illustres qui ont sier, beaucoup au-delà de ce que nous avions espéré.
bien voulu nous aider de leurs lumières pour l’amé¬ Pourvu, quoique fort jeune encore, d’une instruction très
lioration de notre ouvrage, et de leur influence pour nous étendue, doué d’un excellent esprit de recherches, indé¬
procurer les livres, les pièces ou les divers objets scien¬ pendamment de ses soins et de son zèle assidus, nous lui
tifiques que nous avons si fréquemment besoin de consul¬ devons déjà un certain nombre d’observations, qui toutes
ter. Nous devons beaucoup, sous ce rapport, à l’obligeance sont intéressantes , et dont quelques-unes sont neuves.
de M. Duméril. M. le baron Cuvier a bien voulu nous of¬ Nous nous ferons un plaisir de les signaler dans notre
frir les pièces de ses riches collections pour éclaircir divers texte, à mesure que nous traiterons des sujets auxquels
points danatomie, et en particulier pour ce qui concerne elles se rapportent.
ANATOMIE DESCRIPTIVE
OU PHYSIOLOGIQUE.
APPAREIL DE RELATION,
ORGANES DE LA LOCOMOTION.
LIVRE TROISIÈME.
MYOLOGIE.
La myologie a pour objet la description des muscles volon¬ ils font partie: tels sont, à la cuisse, les couturier, droit anté¬
taires, ou qui obéissent aux excitations des nerfs encéphaliques, rieur, biceps; au bras, les biceps, triceps, et, en général, tous
et celle des aponévroses et des tendons qui leur servent d’at¬ les longs extenseurs et fléchisseurs. Les autres muscles s’atta¬
tache. chent, par le décroissement de couches superposées, sur l’os du
membre lui-même, en remontant du point mobile vers le point
DES MUSCLES EN GÉNÉRAL. fixe, et deviennent d’autant plus courts qu’ils sont plus profonds.
Les muscles larges ou plats forment les parois mobiles des ca¬
DISPOSITION, SITUATION. vités: tels sont les obliques et transverses abdominaux, grand
dentelé, releveur de l’anus; l’un d’eux, le diaphragme, établit
Les muscles, organes mous, fascicules, contractiles, rouges une cloison de séparation entre la poitrine et l’abdomen. Les
ou rougeâtres, très vasculaires, sont les agens actifs de la loco¬ muscles courts, qui s’insèrent sur des points rapprochés, occu¬
motion. Placés dans toutes les parties du corps qui sont le siège pent toujours le voisinage des articulations : de ce nombre sont
de mouvemens volontaires, ils déterminent, surtout pour les les rotateurs de la tête, du fémur, les petits faisceaux exten¬
membres, la forme et le volume, en fixant les dimensions en seurs et fléchisseurs du rachis, etc. Au reste, cette division
largeur et en épaisseur. Disposés suivant des inclinaisons va¬ des muscles ne peut fournir que des aperçus très généraux, et,
riées, juxta-posés par leurs faces, ils sont disposés par couches parmi ces organes, il en est un grand nombre dont la forme
qui se revêtent de la superficie vers la profondeur, séparés en mixte n’appartient exclusivement à aucune des dénominations
groupes, ou isolés les unes des autres par des enveloppes aponé- indiquées.
vrotiques ou fibro-cellulaires. Dans leurs intervalles rampent les La forme des muscles est très variée; en général ils sont aplatis
troncs et les principales divisions des vaisseaux et des nerfs. et présentent des faces juxta-posées et des bords adjacens. Les
muscles longs sont ou rubanés (couturier, droit interne, pectiné)
CONFIGURATION, CARACTÈRES PHYSIQUES. ou cylindriques et fusiformes (biceps brachial et fémoral, demi-
tendineux"). Quelques-uns sont triangulaires (adducteurs de la
La scolastique a divisé les muscles comme les os sur lesquels ,
cuisse, psoas). Les muscles larges sont quadrilatères trapézoïdes
ils s’adaptent, en bngs, larges et courts. Il est clair que les muscles ou triangulaires. Ces dernières formes sont aussi les plus com¬
longs doivent être situés parallèlement aux os de même déno¬ munes parmi les muscles courts; quelques-uns cependant, tels
mination, c’est-à-dire aux membres; leur étendue, en rapport que les grands obliques postérieurs de la tête, les faisceaux du
avec celle des mouvemens qu’ils doivent exécuter, diminue transversaire épineux, etc., sont fusiformes et peuvent être con¬
graduellement de la superficie vers la profondeur. Les plus sidérés comme des muscles longs d’une petite proportion.
longs, qui sont aussi les plus superficiels, s’insèrent, par leurs Le volume des muscles s’exerce dans les limites les plus éten¬
extrémités, au-delà des limites de la section de membre dont dues, depuis les fibrilles microscopiques du marteau et de l’é—
TOME
2 DES MUSCLES EN GÉNÉRAL.
trier jusqu’aux vastes faisceaux du grand fessier et du troisième les vastes parois du tronc. Leur nombre aussi n’est pas en rap¬
adducteur de la cuisse, et aux longues fibres du grand dorsal et port avec celui des os; un seul muscle recouvre le crâne où se
du couturier. Les différences entre les muscles sont telles qu’il trouvent huit os , et par opposition l’avant-bras, pour deux os,
n’en existe pas deux qui forment la même niasse. Le volume, qui compte vingt muscles; un seul os, le fémur, fournit des attaches
dépend de la quantité de fibres, est généralement un indice de à vingt-deux de ces organes.
la force proportionnelle des muscles dans un même sujet: ainsi Par rapport aux deux moitiés du corps, les muscles sont en
les muscles longs, dont une dimension l’emporte de beaucoup nombre pair. Il n’y à d’impairs que les muscles situés sur le
sur les deux autres, sont relativement les plus faibles; les mus¬ plan moyen ; encore sont-ils formés de deux moitiés symé¬
cles courts, dont les trois dimensions se rapprochent, sont au triques: tels sont les sphincters, l’occipito-frontal, les releveurs
contraire les plus forts. de l’anus, et même, jusqu’à un certain point, le diaphragme.
La couleur est un des caractères essentiels des muscles, et pré¬
sente des nuances remarquables, pour tout l’ensemble du sys¬ STRUCTURE , INSERTIONS.
tème, entre des individus différens, et pour les muscles entre
eux, dans un même sujet. Sous le premier point de vue, en gé¬ La plupart des muscles se composent de deux parties : l’une,
néral, l’intensité de coloration du système musculaire est pro¬ moyenne, la chair proprement dite, leur est essentielle et les
portionnée à celle des systèmes tégumentaire et pileux. Les constitue; l’autre, tendineuse ou aponévro tique, placée à leurs ex¬
muscles sont d’un rouge-violacé chez les sujets bruns, qui passe trémités, n’est qu’accessoire et sert à leurs attaches.
au rouge-sanguin dans les individus châtains, et au rouge- La portion charnue est formée de fibres parallèles ou conver¬
jaunâtre chez les blonds fades. Dans un même sujet, les muscles gentes vers le point mobile. Dans les muscles épais et larges, les
à fibres courtes, fines et serrées, sont plus colorés que ceux dont grand fessier, grand pectoral, deltoïde, les fibres s’agglomèrent
les fibres sont larges et moins adhérentes entre elles. Ainsi la co¬ en fascicules et ceux-ci en faisceaux, dont le muscle lui-même
loration, très foncée dans les muscles courts, l’est moins dans est composé. Dans les muscles allongés, les faisceaux ne sont
les muscles longs et diminue encore dans les plus larges. Quant distincts qu’autant qu’ils forment autant d’attaches différentes,
aux sections du corps, les muscles des membres sont plus colorés ex. les splénius, complexus, angulaire, etc.
que ceux du tronc ; les muscles de la face sont les plus pâles ; La forme funiculaire ou membraneuse des muscles décide de
enfin, pour le tronc en particulier, les muscles des parois anté¬ celle des tissus fibreux qui servent à leurs implantations. Les
rieures et latérales sont d’une nuance rouge-sanguin, ceux de la muscles longs se terminent par des tendons, et les muscles
couche superficielle du dos, rouge-jaunâtre; les faisceaux de larges par des aponévroses ; les premiers se fixent sur les os par
gouttières vertébrales et les petits muscles de l’appareil hyoïdien leurs extrémités et les seconds par leurs bords.
au contraire sont d’un rouge-violacé. L’insertion des fibres musculaires sur le tissu fibreux se fait
La consistance, d’autant plus grande que les fibres sont plus directement ou sous des angles variés, mais qui n’excèdent pas
étroitement unies, coïncide ordinairement avec la coloration. Les 45 degrés. Ainsi, dans les muscles larges de l’abdomen et dans
muscles peauciers, à la face, au cou et à la main, dont, en raison quelques muscles longs, le couturier, le fascia-lata, etc.; la fibre
de leur adhérence cutanée, la texture est très serrée, sont les aponévrotique ou tendineuse, placée sur la même ligne, semble
seuls qui allient une grande consistance à une faible coloration. être la continuation de la fibre charnue.
L’insertion oblique des fibres musculaires donne lieu à di¬
NOMBRE. verses combinaisons : tantôt un tendon mitoyen reçoit des fibres
obliques des deux côtés où un tendon latéral en reçoit d’un seul
Ghaussier compte trois cent soixante-quatorze muscles, nom¬ côté; dans le premier cas le muscle est dit penniforme (ex.
bre beaucoup plus considérable que celui des os. Peu d’auteurs crural antérieur, long fléchisseur propre du gros orteil); et
se sont attachés à fixer le chiffre total des muscles par l’impossi¬ dans le second, semi-penniforme(ex. extenseurs des doigts et des
bilité, dans un sujet aussi arbitraire, d’offrir un résultat non con¬ orteils) ; tantôt les fibres entrecoupées d’aponévroses convergent
testable, les mêmes faisceaux, plus ou moins confondus par d’une circonférence vers le tendon commun: ce sont les muscles
l’une de leurs attaches, étant considérés par les uns comme un rayonnés (ex. temporal, petit fessier). Les aponévroses d’enve¬
seul muscle, et par d’autres comme autant de muscles diffé¬ loppe contribuent aux implantations des muscles superficiels,
rens. Ainsi l’occipito-frontal est décrit tour-à-tour comme un comme on l’observe à l’avant-bras et à la jambe. Quelques-unes
seul ou comme deux muscles; Duverney en fait trois des attaches ne sont que des épanouissemens fibreux prolongés sur les mus¬
supérieures des constricteurs du pharynx; Winslow multiplie cles , pour offrir des insertions à des fibres courtes et obliques
beaucoup les épineux du dos; M. Meckel distingue trois scalènes qui, par leur autre extrémité, se portent sur les tendons : tel est
et en admet trois autres surnuméraires. Les petits muscles, le cas du demi-tendineux. Le soléaire, en particulier, offre des
plus ou moins accidentels, augmentent encore la confusion : exemples de tous les cas cités de fibres directes ou obliques
tels sont l’hyo-thyroïdien de Duverney, les longs faisceaux sous- implantées entre une aponévrose et un tendon.
costaux et ceux des capsules ilio-fémorale et fémoro-tibiale. Au Pour qu’un muscle soit distinct, il suffit qu’une de ses at¬
reste, comme une évaluation rigoureuse, si elle était possible, taches, celle surtout qui sert au point mobile, soit isolée. Beau¬
n’ajouterait rien à l’intérêt, celle de Ghaussier, établie d’après les coup d’entre eux, libres dans toute leur étendue, ont leurs atta¬
bases les plus généralement admises, suffit du moins pour don¬ ches isolées sur les os. D’autres, par l’une de leurs extrémités,
ner une idée de la masse du système musculaire. ont une insertion commune avec d’autres muscles sur leurs ten¬
Les muscles ayant pour objet le mouvement sont prodigués dons ou leurs aponévroses.
dans les parties les plus actives et où des forces opposées sont On ne considère généralement, comme attaches d’un muscle,
nécessaires; aux membres, ils sont multipliés dans de petits que les extrémités opposées qui font suite à ses fibres; toute¬
espaces, tandis que quelques-uns, très étendus, suffisent pour fois l’une des extrémités peut être élargie en une portion plus ou
DES MUSCLES EN GÉNÉRAL. 3
moins considérable de circonférence, et l’autre rétrécie en un vantage de leur direction. Les muscles courts sont en général
simple tendon: ex. les muscles radiés. L’union des bords et des dans des conditions inverses; le carré pronateur et le carré cru¬
angles d’un muscle avec les parties voisines, ne constitue que ral s insèrent perpendiculairement. Enfin dans beaucoup de
des adhérences celluleuses ou aponévrotiques. Des deux attaches, muscles la direction première est plus ou moins modifiée par les
on appelle fixe celle qui sert de point d’appui au muscle, et mo¬ saillies articulaires, et dans quelques-uns, par la réflexion de leurs
bile celle qu’il entraîne dans ses contractions. La première est tendons dans des coulisses ou des poulies spéciales.
souvent commune avec d’autres muscles; l’autre est plus ordi¬
nairement isolée. Les attaches ne sont réellement fixes qu’autant CONNEXIONS.
quelles ont lieu sur des os incapables de déplacement: telles
sont celles du crotaphite, dans la fosse temporale, des psoas sur Les nombreux rapports des muscles sont surtout importans à
les vertèbres lombaires, du jambier antérieur et de l’extenseur connaître sous le point de vue chirurgical.
des orteils sur le tibia. Quand un muscle s’insère à deux parties
mobiles, on réserve le nom d’attache fixe à celle qui se meut le i° Avec la peau. Il n’y a que les muscles peauciers qui aient
moins et vers laquelle s’effectue le plus habituellement la trac¬ des adhérences directes avec la peau ; les autres muscles en sont
tion: ex. insertion coracoïdienne du petit pectoral. Enfin, dans isolés par une couche adipeuse et par des enveloppes aponé¬
quelques muscles, les deux attaches deviennent alternativement, vrotiques. Les plus superficiels se dessinent au-dehors par la
l’une par rapport à l’autre, point fixe et point mobile : c’est le cas saillie de leurs ventres ou de leurs tendons, et la dépression des
des inter-costaux. intervalles celluleux qui les séparent. Ces lignes extérieures,
Les muscles réunissent la triple fonction de mouvoir le sque¬ combinées avec les saillies osseuses, sont d’un grand intérêt pour
lette ou l’enveloppe cutanée, et de tendre les aponévroses ; leurs le tracé des régions chirurgicales dans lesquelles s’inscrivent les
insertions, avec ou sans intermédiaire d’aponévroses et de ten¬ opérations.
dons, présentent six variétés. 2° Avec les aponévroses et les gaines fibro-celluleuses. Ces rap¬
i° D’un os à un autre os, c’est le cas le plus ordinaire. ports sont de quatre sortes (a). Presque tous les muscles sont
2° D’un os à une aponévrose. Ex. : Fascia-lata, palmaire grêle. environnés à la superficie par les aponévroses générales d’enve-
3° D’un os à d’autres muscles, par la fusion de leurs fibres. loppe (b). De la circonférence au centre, un grand nombre
Ex. : Muscles du périnée. d’entre eux sont réunis en groupes dans des polyèdres irrégu¬
4° D’un os à d’autres muscles et à la peau. Ex.: Peaucier, et la liers, par des cloisons fibreuses perpendiculaires, qui, de l’apo¬
plupart des muscles de la face. névrose extérieure, se portent sur les lignes rugueuses des os (c).
5° D’une aponévrose à la peau. Ex. : Palmaire cutané. Quelques muscles superficiels ont leurs gaines aponévrotiques
6° Entre les extrémités d’autres muscles, par le mélange de Spéciales qui les isolent dans leurs mouvemens, et dont la den¬
leurs fibres. Ex. : Orbiculaires ou sphincters des lèvres et de sité est proportionnée à leur tendance au déplacement. Ces trois
l’anus. espèces d’enveloppes, formées d’un tissu fibreux compacte,
dorment généralement insertion aux fibres musculaires (d).
SITUATION, DIRECTION. Enfin les muscles qui n’ont pas d’aponévrose spéciale sont en¬
vironnés d’une gaîne fibro-celluleuse dont la densité diminue
Le lieu occupé par un muscle et les obliquités qu’il présente des plus superficiels aux plus profonds ; cette gaîne, formée
par rapport aux divers plans sont, avec les attaches, les circon¬ d’un tissu cellulaire condensé, plus ou moins chargé de graisse
stances les plus importantes à considérer sous le point de vue dans les intervalles des muscles, leur sert à-la-fois de moyen
physiologique, puisqu’elles déterminent ses usages. En général, d’isolement et d’union.
les faisceaux charnus situés dans un même plan, par rapport 3° Avec les os. Les muscles radiés s’implantent sur les os dans
aux articulations qu’ils font mouvoir, ont des usages analogues. presque toute l’étendue de leur corps. La plupaat des muscles
Les muscles de l’avant-bras sont presque tous fléchisseurs en larges recouvrent seulement les os sans autre adhésion que celle
avant, extenseurs en arrière, pronateurs en dedans, et en de¬ du tissu cellulaire avec le périoste, jusqu’au point de leur in¬
hors supinateurs. La direction d’un muscle est représentée par sertion. Pareille disposition s’observe aux membres pour les
une ligne passant au milieu de ses attaches et qui indique la résul¬ muscles profonds. Les plus superficiels correspondent, par leur
tante moyenne de ses forces. L’inclinaison de cette ligne par rap¬ corps, au cylindre aminci de l’os. Ils n’ont de rapports qu’avec
port aux divers plans ou à l’axe des os, en même temps qu’elle les extrémités articulaires élargies autour desquelles se contour¬
fixe la situation relative d’un muscle, fait préjuger des moindres nent leurs tendons. Généralement ces tendons franchissent les
particularités de ses usages et de l’intensité de son action pro¬ articulations qu’ils protègent, pour s’implanter à l’os situé au-
portionnellement à son volume et au mode plus ou moins avan¬ dessous de la fraction du membre dont le muscle lui-même fait
tageux d’implantation de ses fibres. Ainsi le sublime et le radial partie.
antérieur ont une attache humérale qui leur est commune; tous 4° Avec les vaisseaux et les nerfs. Les muscles, formant des
deux situés en avant sont fléchisseurs; mais le sublime, qui suit coussiuets souples, sont à l’égard des vaisseaux des conducteurs
parallèlement l’axe du membre, est fléchisseur direct, tandis que et des organes de protection. Les principaux troncs vasculaires,
le radial antérieur, dont l’attache carpienne est externe, est en enveloppés par des gaines fibro-celluleuses, rampent dans les
même temps pronateur. sillons musculaires, à la partie interne du bras et de la cuisse, ou
Considérée sous le point de vue des forces, la direction offre dans les plans profonds de l’avant-bras et de la jambe, abrités
des applications variées. La plupart des muscles s’insèrent obli¬ par les os et les muscles, et garantis de l’atteinte des corps
quement sur les os sous des angles variés. Les longs muscles extérieurs. Quand une attache musculaire se trouve sur leur
superficiels des membres, presque parallèles aux leviers qu’ils trajet, elle s’ouvre pour leur livrer passage en formant une ar¬
font mouvoir, perdent beaucoup de leur puissance par le désa¬ cade aponévrotique qui s’oppose à ce que le cours des liquides
4 DES MUSCLES EN GÉNÉRAL.
soit interrompu dans les contractions musculaires. Ces contrac¬ Mais comme de toutes les qualités des muscles il n’en est au¬
tions elles-mêmes, inoffensives pour la circulation des artères, cune^ part les insertions, qui suffise toujours pour les carac¬
favorise celle des veines. tériser, il a fallu composer les noms de plusieurs de ces qualités
5° Rapports des muscles entre eux. Ce sont à-la-fois les plus nom¬ réunies. Ex. : Grand et petit obliques de l’abdomen, et grand
breux et les plus importans, puisque c’est d’eux que dérivent et petit obliques postérieurs delà tête; carré pronateur et carré
tous les autres. En considérant que chaque muscle en lui-même crural ; transverse de l’abdomen et transverse du périnée ; longs
se distingue par sa forme, sa situation, sa direction, ses dimen¬ fléchisseurs ou extenseurs des doigts et des orteils ; grand fessier
sions, sa structure, appropriées à sa destination spéciale, on et petit fessier ; biceps brachial et biceps fémoral, etc.
admire que, de tant de combinaisons partielles, il puisse résulter, L’avantage qu’offrent les insertions de pouvoir désigner les
entre eux et avec les autres parties, une forme générale et une muscles isolément, en faisait la meilleure base d’une nomencla¬
harmonie de rapports coïncidant de la manière la plus heureuse ture univoque et régulière. C’est sur cette donnée qu’est fondée
avec la synergie d’action. Cependant les muscles superposés par l’excellente nomenclature de Chaussier, dont celle de Dumas
couches, juxta-posés par leurs faces, longent les membres, cir¬ n’est qu’une variante moins heureuse, par la nécessité où s’est
conscrivent les cavités, s’ajustent aux divers mécanismes , et cru l’auteur de renfermer dans les dénominations toutes les
s’adaptent parfaitement les uns aux autres, en conservant la li¬ attaches , ce qui change un simple nom en une phrase bizarre
berté de leurs mouvemens , sans laisser d’autres vides que ceux et compliquée. Nous aurons soin de donner, comme synonymie,
nécessaires pour le passage des vaisseaux, et dans les lieux les plus la nomenclature de Chaussier; mais, comme l’habitude et la
convenables pour que ces derniers se trouvent efficacement pro¬ nécessité de s’entendre ont fait prévaloir les anciennes dénomi¬
tégés. La connaissance des rapports des muscles constitue presque nations, nous continuerons de nous en servir.
toute l’anatomie, et offre le plus grand intérêt sous les deux points
de vue physiologique et pathologique. C’est un des sujets sur ORDRE DE DESCRIPTION.
lesquels nous nous efforcerons le plus de fixer l’attention.
Il existe, pour décrire les muscles , deux méthodes de classi¬
NOMENCLATURES. fication: l’une, où ces organes sont considérés par ordre de
superposition ou par régions , et l’autre, où ils sont groupés
La myologie est, de toutes les parties de l’anatomie, celle où d’après leurs usages. La première , léguée par Galien, puis long¬
il règne le plus de confusion dans le langage. Les premiers ana¬ temps oubliée, reproduite par Albinus, adoptée et plus ou moins
tomistes ne désignaient, par des noms particuliers, qu’un cer¬ modifiée par Sabatier, Vicq-d’Azyr et Bichat, a continué de ré¬
tain nombre de muscles ; les autres n’étaient connus que par des gner dans nos écoles et dans tous nos traités d’anatomie , chaque
noms numériques, tirés, soit de leur position relative, comme à jour de plus en plus étendue et subdivisée. La seconde , créée
la même époque on indiquait aussi la plupart des os de la face, parVésale, avait été suivie par Winslow, et négligée depuis. La
soit de leurs usages vrais ou supposés. Sylvius, le premier, com¬ classification par régions, image du cadavre, est plus anatomique,
mença d’imposer des noms particuliers à tous les muscles, et ce et en même temps, comme elle donne les rapports, elle est
travail fut presque complété par Riolan. Plus tard, ou alla peut- chirurgicale, ce qui explique surtout le succès qu’elle a obtenu
être trop loin en multipliant sans nécessité les subdivisions, et dans ces derniers temps. La classification d’après les usages
appelant de noms différens les faisceaux d’un même muscle , offre des inconvéniens, le même muscle remplissant parfois des
comme on peut le voir dans Duverney et Winslow. Les anato¬ usages très différens; mais , d’un autre côté, elle présente de
mistes les plus modernes, Sabatier, Bichat, Boyer, MM. Hip- grands avantages : elle est physiologique, et, sous ce point de vue,
polyte et Jules CIoquet,ont plutôt retranché qu’ajouté, quant elle entre mieux dans l’esprit du sujet, l’étude des muscles en
au nombre ; mais les dénominations ne sont pas tellement arrê¬ eux-mêmes. Aussi ne sommes-nous pas surpris quelle ait été re¬
tées , qu’il n’y ait encore aujourd’hui des muscles dont le nom produite tout récemment par M. Cruveilhier, dans son Cours
présente des variantes entre les divers auteurs. d’études anatomiques, ouvrage excellent, plein de rapprochemens
Dans cette bizarre nomenclature, les noms des muscles ont été ingénieux, d’aperçus utiles et de faits bien observés, certaine¬
empruntés de leurs divers accidens. ment celui de tous auquel nous avons le plus emprunté, et que
nous ne citons seulement par intervalles, que parce qu’on ne
i° Delà situation relative. Ex. : Muscles antérieurs,postérieurs, saurait toujours citer.
internes, externes. Pour ce qui nous concerne en particulier, la classification par
2° De la configuration. Ex.: Les carrés , triangulaires, orbicu- régions, qui sacrifie l’ensemble aux détails de localités , ne nous
laires, pyramidaux, etc. convenait que médiocrement ; et, du reste, comme elle doit se
3° De la direction. Ex. : Muscles droits, obliques, transverses. représenter plus tard dans notre Anatomie chirurgicale,il valait
4° Des dimensions. Ex. : Muscles grands, petits, longs. mieux envisager le sujet sous un aspect différent. Il semble
5° Des usages. Ex.: Fléchisseurs, extenseurs, adducteurs, donc que nous n’avions plus qu’à suivre l’ordre physiologique.
abducteurs, constricteurs, masseter, sphincters, diaphragme. Toutefois il se présentait ici une nouvelle difficulté qui tient à
6° Des divisions ou complications. Ex. : Digastiques, complexus, la nature de notre ouvrage, par la nécessité de faire concorder
jumeaux, biceps, triceps, dentelés. le texte avec les planches. Pour les membres où les muscles ,
7° Des os avec lesquels ils sont en rapport. Ex. : Temporal, radiaux, situés dans un même plan, ont généralement des usages ana-
péroniers.
logues, rien de plus facile que de les figurer et de les décrire
8° De la région dont ils font partie. Ex.: Fessiers, anconé, dans un ordre commun ; mais il n’en est pas de même du tronc,
poplité.
où se trouvent juxta-posés des muscles, dont les uns meuvent ses
9° Des insertions. Ex. : Occipito-frontal, sterno-hyoïdien, génio- pièces osseuses , et les autres ses appendices. Comment, sur des
glosse.
figures, séparer du tronc le trapèze, le grand dorsal, le grand
DES MUSCLES EN GÉNÉRAL.
pectoral, les psoas? Comment dessiner ces muscles avec ceux de autant qu’il nous sera possible, ceux qui ont des fonctions ana¬
lepaule, du bras et de la cuisse auxquels ils appartiennent dans logues. Ainsi ce n’est point une classification que nous présen¬
l’ordre physiologique? Forcés de nous créer une méthode pro¬ tons , mais seulement un ordre spécialement adapté à la forme
prement iconographique, c’est-à-dire en harmonie avec l’aspect même de notre travail. Toutefois, comme nous désirons être
du cadavre dont nos planches d’ensemble sont limage, nous complets , après chaque section, en traitant du mécanisme d’une
nous sommes rapprochés de M. Boyer en décrivant des parois partie , nous replacerons dans l’ordre physiologique les muscles
et des plans , sauf, dans la succession des muscles, à rapprocher, qui y concourent.
SECTION PREMIÈRE.
MUSCLES DU TRONC.
PAROIS ANTÉRIEURE ET LATÉRALES.
MUSCLES DE LA CHARPENTE (a) pour les fibres superficielles, dans toute la hauteur de la
partie moyenne du sternum par de courtes fibres aponévro¬
THORACO - ABDOMINALE. tiques entre-croisées en nattes avec celles du côté opposé; (Jb) pour
les fibres profondes, sur les cartilages des côtes de la seconde à la
cinquième, et sur l’aponévrose antérieure des intercostaux par
d'autres fibres confondues avec cette dernière aponévrose et
avec les petits ligamens radiés antérieurs chondro-sternaux
(1) Planches «2 et 63. haut, formant gouttière parle bas, dont l’antérieure, superficielle,
TOME II.
6 MUSCLES DU THORAX.
reçoit les faisceaux supérieurs , et la profonde les faisceaux infé¬ dedans du bras abaissé, les faisceaux inférieurs sont abaisseurs ,
rieurs. Le tendon membraneux, formé par ces deux feuillets dans les mêmes sens, du bras qui est élevé; les faisceaux inter¬
intimement unis en dehors , s’insère sur toute la lèvre antérieure médiaires représentent la résultante moyenne des fibres oppo¬
de la coulisse bicipitale de l’humérus, continue en haut, avec l’in¬ sées. Quand la respiration est difficile ou accélérée, l’épaule
sertion du sus-épineux, et en bas avec le tendon du deltoïde; étant préalablement maintenue par ses muscles postérieurs , le
par son épanouissement il renforce la lame fibreuse qui tapisse tendon huméral de point mobile, se change en point fixe, le
la coulisse du biceps et fournit inférieurement une expansion sternum et les côtes sont élevés, et le grand pectoral devient alors
membraneuse qui concourt à la formation de l’aponévrose un muscle inspirateur.
brachiale.
Connexions. Le plan antérieur, convexe, est séparé de la peau Dü PETIT PECTORAL 0).
et du tissu adipeux sous-cutané, en haut par le peaucier, dans
PETIT DENTELÉ ANTÉRIEUR; COSTO-CORACOIDIEN (CHAVSS.) ; SERRATUS
le reste de son étendue par une lame celluleuse qui tient lieu
ANTICUS {ALBIN}-, PECTORALIS MINOR (SOEMM.).
d’aponévrose.
Le plan postérieur recouvre le petit pectoral, le sous-clavier,
Situation, configuration. Muscle mince, triangulaire, aplati,
la moitié du sternum, l’extrémité antérieure des six premières
dentelé, situé derrière le précédent à la partie supérieure, anté¬
côtes avec leurs cartilages, une partie des intercostaux externes,
rieure et un peu latérale du thorax.
du grand dentelé; de l’oblique externe et du grand droit de
l’abdomen , les vaisseaux thoraciques et la partie supérieure du
Insertions, direction. Né de la face externe des cinquième,
biceps et du coraco-brachial.
quatrième et troisième côtes par trois languettes aponévrotiques
Le bord externe longe dans ses trois quarts inférieurs le bord
minces , il s’insère dans les intervalles sur le plan fibreux des
adjacent du deltoïde ; supérieurement il s’en écarte en formant
muscles intercostaux externes. De ces trois ou quatre attaches
un large triangle celluleux dans lequel s’enfonce la veine cépha¬
internes, procèdent autant de faisceaux radiés, peu distincts,
lique, et d’où sort une artériole.
qui se réunissent à un tendon aplati et resplendissant, plus long
Le bord supérieur constitue l’attache claviculaire, et le bord
en bas et en avant qu’en arrière et en haut. Le tendon s’attache
interne, l’attache sternale ; inférieurement ce dernier se continue
sur le bord antérieur et près du sommet de l’apophyse cora¬
avec la ligne blanche sur laquelle s’implantent ses dernières
coïde, où il adhère à celui du coraco-brachial et de la courte
fibres aponévrotiques.
portion du biceps. Les fibres du petit pectoral, très fines et
Le bord inférieur se divise en deux parties : l'interne forme la
fortement colorées, sont toutes obliques de bas en haut et de
double attache sur l’aponévrose du grand oblique et sur la sixième
dedans en dehors; elles augmentent en longueur et en inclinai¬
côte ; Xexterne libre, mince en bas et en dedans , épais en haut
son du bord supérieur vers l’inférieur.
et en dehors , contourné dans toute son étendue par la torsion
des faisceaux inférieurs , forme le rebord antérieur saillant
Connexions. Le plan antérieur est recouvert par le muscle grand
du creux axillaire. Enfin les rapports médiats du grand pec¬
pectoral, entre les deux est une couche de tissu cellulaire lâche,
toral avec les vaisseaux axillaires sont des plus importans. Il
dans laquelle rampent les vaisseaux et les nerfs thoraciques. Le
protège ces vaisseaux par la saillie qu’il forme en avant, et par
plan postérieur recouvre immédiatement une portion du grand
ses bords, sert de guide pour la ligature de l’artère par plusieurs
dentelé, des côtes et des intercostaux externes. A un pouce de
procédés.
son extrémité scapulaire, sa direction est croisée par les vais¬
seaux axillaires. Les deux bords sont libres. Le supérieur laisse,
Anomalies. Il existe parfois un faisceau supérieur qui, au lieu
entre lui et la clavicule , un espace que l’on utilise pour la liga¬
de rejoindre le tendon huméral, s’attache , soit à l’aponévrose
ture de l’artère. L'inférieur, épais, concourt à former le bord
brachiale, soit au tendon de la courte portion du biceps, ou à
antérieur du creux de l’aisselle ; il déborde quelquefois celui du
celui du grand dorsal. Il n’est pas rare de trouver le tendon hu¬
grand pectoral.
méral, divisé au-delà de son insertion habituelle, embrasser
entre les deux feuillets le tendon de la longue portion du biceps
Anomalies. Il est assez ordinaire de rencontrer un petit pec¬
brachial (Cruv.). M. Meckel signale un muscle accidentel, vu
toral à quatre faisceaux, dont le premier s’insère à la seconde
aussi par Sandifort, qui s’étend du sterno-cléido-mastoïdien au
côte (Pl. 64). Il est plus rare que le faisceau accidentel se fixe
sterno-pubien, ou grand droit abdominal, partagé, comme
à la sixième côte. Rosenmüller a trouvé un petit muscle surnumé¬
ce dernier, par des intersections aponévrotiques. Ce muscle,
raire qui, de l’apophyse coracoïde, s’insérait aux deux premières
dont l’étendue est souvent moins considérable, varie pour les
côtes, sorte de transition entre le petit pectoral et le sous-clavier.
attaches, mais en conservant toujours la même direction. Il
Gantzer a signalé une languette musculaire, qui s’étendait de la
semble plutôt une continuation anomale du sterno-pubien, et
première côte à la capsule fibreuse scapulo-humérale.
ne saurait appartenir au grand pectoral, avec lequel il n’a de
commun que le voisinage.
Action. Son point fixe est ordinairement sur les côtes, et alors
il tire sur l’omoplate, par l’apophyse coracoïde, ou, en d’autres
Action. Le grand pectoral agit sur l’humérus, ou sur le ster¬
termes, il est abaisseur de l'épaule en avant. Mais si l'épaule est
num et les côtes. Dans le cas le plus ordinaire , le point mobile
fixée en haut et en arrière, il soulève les côtes, et de même que le
est à l’humérus, le muscle, alors dans son ensemble, est adduc¬
grand pectoral, il devient inspirateur.
teur du bras. Si la tête de l’humérus est écartée en arrière il
devient rotateur du bras en dedans. Quant aux contractions par¬
tielles , les faisceaux supérieurs sont élévateurs en avant et en (1) Planches 64, 68.
MUSCLES DU THORAX- 7
second tire directement l’omoplate en avant par les languettes su¬ Action. Ce muscle représente, sur la face interne de la paroi
périeures, et tend à élever son angle par les inférieures. Le troi¬ antérieure du thorax, les petits dentelés postérieurs. Il a pour
sième faisceau, de beaucoup le plus fort, élève et entraîne en avant usage d'abaisser les cartilages et l'extrémité osseuse des quatre ou
[angle inférieur, et, par le mouvement de bascule, porte en bas cinq côtes auxquelles il s’insère.
et en arrière [angle spinal supérieur. La résultante moyenne de la
contraction commune est le transport de l'omoplate en avant et
CIRCONFÉRENCE DU THORAX.
en bas. Le grand dentelé, dans ce premier mode d’action, con¬
court puissamment à maintenir l’omoplate dans l’effort néces¬
saire pour soulever un fardeau, les côtes étant préalablement
fixées en bas par les muscles abdominaux. 20 Insertion fixe à
DES INTERCOSTAUX
l’omoplate. Dans ce cas le muscle est inspirateur par les deux fais¬
ceaux externes qui écartent les côtes. M. Cruveilhier le croit ex-
EXTERNES ET INTERNES (i).
pirateur, par les deux premières languettes de sa portion moyenne Situation, configuration, nombre. Ces muscles, très bien nom¬
qui abaissent la seconde côte. més, forment, par leur réunion, une lame musculaire à deux
feuillets juxta-posés, qui remplit chacun des espaces situés entre
DU TRIANGULAIRE DU STERNUM (0. les côtes ou leurs cartilages, en décrivant, de chaque côté, la
PETIT DENTELÉ ANTÉRIEUR; STERNO-COSTAL {CHJUSS.)-, STERNO-COSTALIS demi-enceinte du thorax, du rachis au sternum pour les six pre¬
(SOEMM.y, STERNO-ABDOMINALIS (ROSENMULLER). miers, et s’étendant du même point jusqu’à la jonction des car¬
Situation, configuration. Muscle très mince, fascicule, alongé tilages ou à l’extrémité des côtes flottantes pour les cinq autres.
en triangle, situé verticalement à la partie postérieure du plas¬ Ainsi, il y a en tout quarante-quatre muscles intercostaux, vingt-
tron chondro-sternal du thorax, dans ses trois quarts inférieurs. deux de chaque côté, moitié externes, moitié internes.
Division, insertions, direction, fasciculation. Ce muscle est com¬ Insertions, direction, structure,fasciculation. Chacune de lames
posé de quatre, mais le plus souvent de cinq petits faisceaux des intercostaux se compose de deux plans : au dehors, l’externe,
aplatis qui s’insèrent des deuxième, troisième, quatrième, cin¬ en dedans, l’interne, qui s’insèrent sur les lèvres correspon¬
quième et sixième côtes, au sternum, à l’appendice xiphoide et dantes du bord inférieur de la côte située au-dessus, ou du bord
au muscle transverse abdominal. Chacune des insertions cos¬ supérieur de celle placée au-dessous. Les deux sortes d’intercos¬
tales se fait par de longues fibres aponévrotiques, minces et na¬ taux s’étendent, en avant, jusqu’à l’extrémité sternale des carti¬
crées, sur le cartilage, en dehors, sur l’extrémité de la côte osseuse lages de prolongement; mais en arrière, les intercostaux ex¬
et sur le plan fibreux des muscles intercostaux internes. L’in¬ ternes commencent aux articulations costo-vertébrales, et les
sertion sternale a lieu par des fibres semblables, disposées sui¬ internes, seulement à l’angle des côtes. Tous deux se composent
vant une ligne continue dans toute la hauteur du sternum. Les de fibres musculaires entremêlées de filamens aponévrotiques,
faisceaux, formés de fihres parallèles très fines, sont unis par qui, le plus souvent, n’ont que le tiers ou la moitié de la hau¬
leurs côtés. Le premier est presque vertical, les autres sont de teur de l’espace intercostal, mais parfois aussi en parcourent
plus en plus obliques; le cinquième est transversal, attaché en toute l’étendue. Ces diverses fibres sont obliques de haut en
dedans, avec le quatrième, sur l’appendice sternal, et confondu, bas, mais l’inclinaison a lieu d’arrière en avant pour les intercos¬
par son bord inférieur, avec le muscle transverse abdominal au- taux externes, et d’avant en arrière pour les intercostaux inter¬
devant des attaches du diaphragme, sous lesquelles il envoie nes, de sorte qu’ils se croisent en sautoir. Les insertions aux
souvent un long faisceau qui s’insère aux cartilages des côtes, côtes se font par de courts filamens qui s’épanouissent sur le
de la huitième à la onzième. périoste. A leurs extrémités, les deux rangs d’intercostaux sont
plutôt aponévrotiques que musculaires, et dans quelques points
Connexions. Il est en rapport : en avant, avec les côtes, leurs leurs diverses fibres s’entre-croisent en x. Les externes, surtout,
cartilages et le bord du sternum; en arrière, avec les vaisseaux offrent en avant un plan aponévrotique très prononcé (PL 5o,
mammaires internes, le nerf diaphragmatique, le médiastin anté¬ fig.5,et/7.65), qui maintient l’union descartilagesaveclesternuin
rieur, les plèvres, et, médiatement, avec le bord antérieur des et les côtes. Enfin, quant à leur volume proportionnel, les inter¬
poumons, les gros vaisseaux, et, pour celui du côté gauche, le costaux externes sont plus épais et plus charnus que les internes.
cœur et ses enveloppes. Ses attaches internes sont perforées par
des arcades aponévrotiques qui donnent passage aux petits ra¬ Connexions. Les intercostaux externes sont recouverts, en avant,
meaux antérieurs des vaisseaux mammaires internes. parles muscles grand et petit pectoral et en partie le grand obli¬
que de l’abdomen ; latéralement, par le grand dentelé et le grand
Anomalies. Elles sont assez variées quant au nombre et à la dorsal; en arrière, par les petits dentelés, la masse du sacro-
disposition des faisceaux. Souvent le triangulaire du sternum ne spinal et les surcostaux. Sur le plan opposé, ils sont séparés des
remonte pas au-delà de la troisième ou même de la quatrième intercostaux internes par une aponévrose et les vaisseaux inter¬
côte. Parfois , au contraire, il forme six faisceaux et s’étend jus¬ costaux. Les intercostaux internes, par leur face pectorale, sont
qu’à la première côte. Il est surtout ordinaire qu’il y ait d’un recouverts par les faisceaux sous-costaux et parles plèvres, et
côté un faisceau de moins que de l’autre, ou que le faisceau en rapport médiat avec les organes thoraciques.
supérieur d’un côté soit remplacé par une aponévrose dont les
fibres simulent la portion musculaire qui manque. Action. Les deux plans de muscles intercostaux, par la direc-
septième vertèbre cervicale et la première côte. Les longs sur¬ cutané, embrasse les parties latérales de l’abdomen, s’étend un
costaux (levatores longiores), au nombre de trois ou quatre, font peu sur l’une et l’autre faces, antérieure et postérieure, et, par
suite aux précédens, et se composent de deux petites digitations. ses aponévroses, achève de circonscrire, jusqu’au plan médian,
L'externe, très oblique en dehors, s’attache, comme les muscles chacune des moitiés du tronc. D’une forme trapézoïdale, il décrit,
courts, à la côte immédiatement sous-jacente ; l’interne, plus ver¬ du haut en bas, une courbe sinueuse pour se prêter aux con¬
tical, contracte quelques adhérences avec cette côte, puis, la tours des cavités qu’il revêt; en sorte que, déprimé à son mi¬
franchit, pour s’insérer au bord supérieur de celle qui est pla¬ lieu, correspondant au pli de flexion de l’abdomen, il est bombé
cée au-dessous ; mais comme l’espace est très limité, il en résulte à ses extrémités pour rejoindre la crête iliaque et contourner le
que dans la succession de ces muscles le long faisceau interne rebord des côtes. Par la direction de ses fibres et sa position
de l’un est en partie recouvert par le court faisceau externe de superficielle, il semble former la continuation des pectoraux et
celui qui lui succède. Enfin, le dernier des surcostaux, qui des intercostaux externes.
Structure, connexions, action. Ces muscles se composent, comme 2° d’une ligne courbe qui continue en avant la direction de cette
les intercostaux et les petits dentelés, d’un mélange de fibres mus¬ première attache, et s’étend sur l’aponévrose jusqu a deux pouces
culaires et aponévrotiques. Us sont en rapport en arrière avec le et demi (0,067“’'") de l’épine iliaque antérieure et supérieure;
long dorsal et le sacro-lombaire; en avant et en dehors, avec les 3° faisant suite à ce dernier point, par un coude à angle (Jroit,
intercostaux externes ; en dedans, avec le transversaire épineux. d’une ligne, sensiblement verticale, qui remonte le long des trois
Ils ont pour usage d'é/ever les côtes, et sont par conséquent inspira¬ quarts supérieurs de l’aponévrose, et s’étend jusqu’au cartilage
teurs. Ils agissent tous en commun, disposition qui permet sans de la cinquième côte. De ces diverses insertions, les fibres se
inconvénient la fusion de plusieurs en un seul, comme on l’ob- dirigent obliquement de bas en haut, de dedans en dehors, et
(i) Planches 88,89. (1) Planche 76.—(2) Planches 62 , 63,67 , 69, 71, 72.
TOME II. 3
10 MUSCLES DE L’ABDOMEN.
d’avant en arrière, et se rassemblent en huit languettes paral¬ Action. i° Le point fixe à la crête iliaque, le grand oblique tire
lèles, d’autant mieux séparées quelles se rapprochent davantage obliquement sur les côtes qu’il abaisse et porte en arrière ; l’apo¬
des attaches supérieures. Ces languettes se fixent isolément sur la névrose antérieure s’enfonce et tend à s’appliquer contre le rachis.
face externe des huit dernières côtes, de la cinquième à la dou¬ Cette contraction a pour résultat : (a) par rapport au thorax, de
zième, en décrivant une ligne courbe, à concavité inférieure, l’alonger par l’écartement de l’extrémité antérieure des côtes,
oblique de haut en bas, d’arrière en avant, et de dehors en de¬ de le fléchir de son côté et de lui imprimer une légère rotation
dans. Chacune des attaches, inclinée dans le même sens, se fait qui le tourne en sens opposé; de redresser le tronc s il a été
par de courts fila mens aponévrotiques, suivant une diagonale fléchi de l’autre côté, et les deux muscles agissant simultané¬
qui traverse le grand diamètre des côtes. La surface osseuse ment, de le maintenir dans sa rectitude ordinaire, ou de le flé¬
triangulaire qui les surmonte sert d’implantation, de la deuxième chir directement en avant, et de le redresser s’il a été renversé
à la quatrième ou cinquième, aux languettes correspondantes en arrière. (6) Par rapport à l’abdomen , de lui servir d’une en¬
au grand dentelé, et pour les trois ou quatre dernières à celles veloppe contractile qui contient les viscères. 2° Le point fixe aux
qui fixent le bord externe du grand dorsal. Nous savons déjà côtes, le thorax étant fixé, de resserrer les viscères en les soule¬
que c’est en raison de ce mode de réception, semblable à celui de vant en arrière, et de fléchir le tronc de bas en haut, de côté ou
la face palmaire des doigts, les mains jointes, que ces attaches directement, en entraînant le bassin et les membres abdomi¬
ont reçu en commun le nom de digitations. La première lan¬ naux vers le thorax. En ce qui concerne la respiration, les usages
guette, très large, mais courte et assez mince par son extrémité du grand oblique, comme ceux du petit oblique, ne nous pa¬
supérieure, se confond en avant avec les fibres du grand pecto¬ raissent pas avoir été assez exactement déterminés. Suivant que
ral, et s’implante en arrière sur l’extrémité de la cinquième côte ; le grand oblique prend son point fixe sur la crête iliaque ou sur
de là elle se rend sur l’aponévrose. Les quatre languettes corres¬ les côtes, il alonge la poitrine ou il refoule les viscères en haut.
pondantes au grand dentelé ont une largeur d’un pouce à quinze Il nous semble qu’il doit être alternativement inspirateur dans le
lignes; elles augmentent progressivement de longueur et dimi¬ premier cas, et expirateur dans le second. Toutefois ce dernier
nuent d’obliquité de la seconde à la cinquième : toutes viennent effet ne peut avoir lieu qu’autant que le diaphragme est relâché;
se fixer, en formant un bourrelet saillant, sur le feuillet super¬ si, au contraire, ce muscle est tendu et contracté, le grand
ficiel des aponévroses abdominales antérieures propre au grand oblique, comme tous les autres muscles qui exercent une pres¬
oblique. Les trois dernières languettes sont beaucoup plus étroi¬ sion sur les viscères, tend à dilater les ouvertures abdominales,
tes, et presque verticales; ce sont elles qui s’implantent sur la et concourt par conséquent aux actes de la défécation, de l’éjec¬
crête iliaque : la huitième est fixée en haut sur le cartilage et tion des urines et de l’expulsion du fœtus dans l’accouchement.
sur l’extrémité osseuse de la douzième côte. Les fibres, minces C’est également ce même effort simultané qui produit les hernies.
et aplaties, sont parallèles comme les faisceaux quelles concou¬
rent à former. Leur masse est différente aux deux extrémités, DU PETIT OBLIQUE. (0
de sorte que l’épaisseur du muscle, qui est de quatre à cinq lignes OBLIQUE INTERNE; ILIO-ABDOMINAL (CHAUSS.)-, OBLIQUUS INTERNUS
inférieurement, est beaucoup moindre à sa partie supérieure. ABDOMINIS (SOEMM.). S. ADSC.ENDENS.
intercostaux externes correspondans et le petit oblique. posé de fascicules rubanés parallèles ou divergens, procède de
Des quatre bords, le supérieur ou costal, l'inférieur ou iliaque, trois insertions fixes : i° en arrière, sur son bord postérieur, d’un
et l'antérieur, nous sont déjà connus. Le postérieur, libre, très feuillet aponévrotique qui lui est commun avec le petit dentelé
court, étendu entre la douzième côte et la crête iliaque, est le inférieur, et qui adhère fortement à celui du grand dorsal;
plus souvent recouvert par le grand dorsal ; mais parfois il existe 2° en bas et en dehors des trois quarts antérieurs de l’interstice
entre ces deux muscles un espace triangulaire occupé en partie de la crête de l’os coxal ; 3° inférieurement et en avant, du tiers
par les dernières fibres du petit oblique, et complété par l’apo¬ externe et supérieur de la gouttière du ligament de Poupart. La
névrose postérieure commune à ce muscle et au transverse, et première insertion forme un bord très mince; les fibres qui en
à laquelle le grand oblique n’est uni que par un tissu cellulaire naissent, d’abord presque verticales, s’inclinent progressivement
serré. Ce triangle cutané correspond un peu en dedans du som¬ de bas en haut et d’arrière en avant, et s’insèrent au bord infé¬
met de la crête iliaque; sa moitié interne, occupée seulement rieur de la moitié libre de la douzième côte et de son cartilage.
par l’aponévrose interposée entre le bord postérieur du petit L’implantation iliaque, fort épaisse, se compose de filamens ten¬
oblique en arrière, et en avant, le bord externe du carré des dineux très serrés : les fibres de sa moitié postérieure, graduelle¬
lombes, est remarquable par son peu de résistance ; aussi est-ce ment plus obliques et plus longues, gagnent le bord inférieur
à travers cette fente verticale intermusculaire que s’effectue la des cartilages des onzième, dixième et neuvième côtes : dans les
hernie lombaire signalée par J.-L. Petit. intervalles des côtes flottantes, elles sont unies avec celles des in¬
tercostaux internes, dont la direction est la même. Les fibres de
Anomalies. Elles sont peu nombreuses. La plus ordinaire tient la moitié antérieure iliaque s’attachent, en décroissant de lon-
au nombre des faisceaux, et dépend de la disposition du sque¬
lette, suivant que les côtes sont en plus ou en moins. (l) Planches 64, 65, 68, 69, 71 , 74, 75.
MUSCLES DE L’ABDOMEN. 11
gueur et d’obliquité, sur le feuillet moyen de l’aponévrose anté¬ bulum de dehors en dedans à sa partie supérieure, et qui se
rieure, suivant une ligne verticale, qui s’étend du cartilage de la rétrécit et se prolonge beaucoup inférieurement pour former
neuvième côte au niveau de l’épine iliaque inférieure, à six lignes une enveloppe au cordon spermatique et au testicule.
en dehors du muscle droit. En regard de l’épine, elles sont
courtes et horizontales. Celles qui naissent du ligament de Pou¬ Divisions . insertions. Le.crémaster offre de nombreuses varié¬
part s’alongent et s’inclinent progressivement en bas et en avant. tés , qui justifient les manières différentes dont il a été décrit et
Inférieurement elles affectent une disposition particulière, et figuré. Il procède, i° des dernières fibres du petit oblique, en
dont la connaissance est d’un grand intérêt pour la théorie des arrière de son bord inférieur, dans la gouttière aponévrotique du
hernies inguinales. A partir de la limite de leur implantation, ligament de Poupart ; i° d’une attache spéciale, bien isolée dans
ces fibres pâles et minces dans la gouttière aponévrotique forment les sujets vigoureux, qui continue l’insertion dans la gouttière
une arcade surbaissée qui, dans l’homme, passe au-devant et fibreusejusquederrière le pilier externe; 3° du pubis,ou mieux
au-dessus du cordon des vaisseaux spermatiques, se dirige en du ligament inguinal interne qui le recouvre. Toutes ces fibres
bas et en dedans, en s’incurvant vers l’épine du pu bis, sur laquelle sont minces, pâles et fasciculées, et descendent obliquement en
ses fibres, développées en membrane, s’attachent avec leur forme de membrane musculeuse au-devant du cordon sperma¬
aponévrose dans l’étendue d’un pouce, derrière le ligament tique jusqu’au voisinage de l’anneau. Dans ce point, quelques
inguinal interne et au-devant de l’insertion analogue du trans¬ fibres passent, les unes devant, les autres derrière le cordon, et
verse. Comme l’ont fait observer Bichat et Scarpa, la position de vont se fixer au pubis ; le plus grand nombre franchissent l’an¬
ce double épanouissement, derrière l’orifice de l’anneau ingui¬ neau et accompagnent le cordon sous forme de deux colonnes
nal, oppose un puissant obstacle à la formation des hernies di¬ charnues d’une texture très lâche. La colonne externe, la plus
rectes, ou inguinales internes. A cette remarque nous en ajouterons forte, naît de la gouttière crurale ; l’interne descend du pubis. A
une autre: vers l’angle supérieur, en regard du passage du cor¬ partir de l’anneau , elles s’envoient réciproquement sur les deux
don spermatique, l’arcade recouvre aussi, par son point le plus faces des fibres légères , plus fortes en avant qu’en arrière, qui
résistant, la moitié supérieure de l’orifice interne du canal ingui¬ se joignent en arcades ou à angles aigus. Cette disposition cesse
nal (PL 69, 70, 71 ), et forme une bride contractile qui s’oppose d’être évidente inférieurement. Autour du testicule les deux co¬
également à la sortie des viscères dans la hernie inguinale lonnes charnues s’épanouissent en une membrane rougeâtre que
externe. C’est encore de cet angle que procède le muscle crémas- l’on distingue parmi les enveloppes de cet organe, sous le nom
ter, comme nous le verrons plus bas. de tunique érytbroïde. On s’accorde généralement à considérer
le crémaster comme n’étant formé que par les fibres les plus
Connexions. La surface externe est recouverte dans presque inférieures du petit oblique , dont le testicule s’enveloppe, dans
toute son étendue par le muscle grand oblique; mais, comme le fœtus, à sa sortie de l’abdomen, et qu’il pousse devant lui à
elle dépasse un peu ce muscle à ses extrémités, elle est en rap¬ mesure qu’il descend dans le scrotum. M. J. ('.loquet en particu¬
port avec son aponévrose en avant et avec le grand dorsal en lier, qui, pour mieux comprendre ce muscle, l’a disséqué à tous
arrière. La surface interne recouvre le transverse dans toute son les âges , a rendu cette opinion très probable ; toutefois elle ne
étendue, excepté à sa partie supérieure, où elle ne le revêt que s’accorde pas avec le fait d’un faisceau spécial, et encore moins
par son aponévrose. avec un cas vu également par M. Cloquet, et dans lequel un
faisceau accidentel procédait du fascia transversalis. Le même
Action. Les insertions opposées de ce muscle étant semblables auteur considère le crémaster dans son ensemble comme se ren¬
à celles du grand oblique , le résultat des contractions est ana¬ dant directement de l’arcade crurale au pubis, et il explique
logue , mais se trouve modifié par la direction différente dans ainsi les anses qui ne seraient que le produit de l’alongement
laquelle s’opèrent les mouvemens. Ainsi le petit oblique , outre des fibres, et se continueraient sans interruption jusque sous le
sa fonction de fléchisseur latéral du tronc, resserre l’abdomen , testicule, en devenant de plus en plus rares et déliées.
mais en attirant les viscères en bas; comme le fait observer Saba-
batier, il entraîne surtout plus directement la circonférence infé¬ Action. Le crémaster soulève le testicule, qu’il applique contre
rieure de la poitrine en bas et en arrière, et sa partie interne en l’anneau inguinal. Dans ce mouvement, il entraîne mécanique¬
dehors , d’où résulte l’écartement des côtes, et par conséquent ment, parles adhérences cellulaires, le dartos et le scrotum;
l’ampliation des diamètres vertical et transverse de la poitrine. mais il est étranger à la contraction vermiculaire propre à ce
Ce muscle, suivant qu’il transporte ses points d’appui à la poi¬ repli cutané , et qui en produit le froncement sous l’influence de
trine ou au bassin,nous paraît devoir, comme le grand oblique, certaines excitations, et en particulier celles du froid et de l’or¬
concourir à-la-fois à l'inspiration et à l'expiration. Ses fibres infé¬ gasme vénérien.
rieures contiennent plus particulièrement les viscères en bas.
Nous avons déjà dit quels sont plus particulièrement leurs usages DU TRANSVERSE. «
LOMBO-ABDOMINAL {CHAUSS.) ; M. ABDOMINIS TRANSVERSUS ( SOEMM. )
par rapport au canal inguinal. S. INTIMUS.
(1) De xpepuco, je suspends. — Planches 69, 82. ;f) Planches 65, 66, 70, 71 , 73, 75.
12 MUSCLES DE L’ABDOMEN.
sent de quatre origines : i° de l’appendice xiphoïde et de la face bané, situé verticalement de chaque côté de la ligne blanche ,
interne des cartilages des sept dernières côtes; 20 de l’aponévrose et renfermé dans une gaine aponévrotique de la paroi anté¬
postérieure ; 3° des trois quarts antérieurs de la lèvre interne de rieure de l’abdomen, entre le pubis et le rebord cartilagineux
la crête iliaque; 4° du tiers externe et supérieur de la gouttière des côtes.
du ligament de Poupart, conjointement avec le petit oblique.
Toutes les fibres de ce muscle sont disposées en fascicules plats Divisions, insertions, fasciculation. Le grand droit, adossé à
et rubanés peuadhérens entre eux. Les fibres supérieures, vers son congénère , procède du bord supérieur du pubis, depuis la
le cartilage de la sixième côte, se confondent avec celles du symphyse jusqu’à l’épine par un tendon court, mais très fort,
faisceau inférieur du triangulaire du sternum. D’abord très mince d’avant en arrière, souvent unique, mais parfois divisé
courtes entre l’appendice xiphoïde et le cartilage de la septième en deux faisceaux, dont l’externe est le plus considérable. Les
côte, elles augmentent graduellement de longueur de haut en tendons des deux muscles droits, recouverts par les muscles
bas, et se rendent sur le feuillet profond de l’aponévrose anté¬ pyramidaux , s’entrecroisent inférieurement sur la symphyse
rieure. Elles sont transversales du septième au dixième cartilage, pubienne, parallèles entre eux, mais avec une légère inclinaison
et forment, avec les languettes du diaphragme, quatre digitations en dehors, qui augmente de bas en haut, ils sont séparés par le
très distinctes. Au-dessous elles sont obliques en bas et en cordon médian de la ligne blanche. Leur bord externe donne
avant; par leur extrémité postérieure, elles pénètrent en triangle attache, de chaque côté, au fascia transversalis. A quelques lignes
dans les deux intervalles que sépare le onzième cartilage, et de son origine, chaque tendon s’épanouit en une aponévrose
s’attachent sur le cartilage et l’extrémité osseuse des trois der¬ ellipsoïde très forte. C’est de la cavité et des bords de cette apo¬
nières côtes, en formant de nouveau , avec les faisceaux corres- névrose que procèdent les fibres musculaires, qui se dirigent
pondans du diaphragme , de minces digitations avec entre¬ ensuite verticalement avec une légère obliquité en dehors jus¬
croisement des fibres aponévrotiques qui établissent la continuité qu’au rebord cartilagineux des côtes interrompues à de courts
entre les deux muscles. intervalles, dans leur trajet, par des intersections aponévrotiques
Les fibres qui procèdent de l’aponévrose postérieure sont les sur lesquelles nous reviendrons bientôt.
plus longues de toutes. Correspondant au pli de flexion du L’attache supérieure du muscle grand droit se fait par trois
tronc, elles sont transversales, intermédiaires entre les derniers languettes : l’interne, la plus faible , s’insère sur le ligament
fascicules costaux descendans, et les premiers fascicules iliaques costo-xiphoïdien , la base de l’appendice xiphoïde et l’extrémité
ascendans : la ligne qu’elles tracent sur l’aponévrose antérieure du cartilage de la septième côte. La moyenne s’implante en bas
décrit une courbe rentrante en arrière. Les dernières attaches à et en avant du cartilage de la sixième côte; l’externe, la plus
la crête iliaque et dans la gouttière du ligament de Poupart se large des trois, remonte encore, et s’attache à l’extrémité osseuse
font par des filamens aponévrotiques épais et courts ; les fibres et au cartilage de la cinquième côte , en épanouissant ses fibres
qui en naissent, d’abord ascendantes , puis transversales, s’in¬ aponévrotiques avec celles de la deuxième languette du petit
clinent et s’alongent graduellement en bas et en dedans. A partir pectoral. Cette insertion supérieure, dans son ensemble, occupe
du point où cesse leur implantation, elles forment au-dessus du une largeur de deux pouces et demi qui diminue graduellement
cordon spermatique une arcade semblable à celle du petit oblique, en s’approchant du pubis ; son épaisseur, au contraire, est très
mais un peu plus haute que cette dernière, et conséquemment mince, tandis qne celle de la partie inférieure du muscle est
recouverte par elle. Parvenues au pubis, elles s’y épanouissent portée jusqu’à cinq lignes.
au-devant du tendon du muscle droit. Quelques-unes, rares Le grand droit est principalement remarquable par le nombre
et minces, situées plus en arrière et en dehors, forment un de ses intersections aponévrotiques; généralement on en compte
deuxième plan qui tapisse la partie interne de l’espace fibro- trois, quelquefois quatre ou même cinq, qui décomposent le
celluleux placé entre le même tendon et l’orifice supérieur du muscle en autant de ventres charnus, plus un, qu’il y a d’intersec¬
canal inguinal, et forment avec le feuillet du fascia transversalis, tions. Lorsqu’il n’en existe que trois, l’inférieure est située au
quelles revêtent, le seul obstacle à la production de la hernie niveau ou un peu au-dessus de l’ombilic ;la supérieure est placée
inguinale interne. en regard du bord des cartilages des côtes, et la moyenne, à dis¬
tance à-peu-près égale dans l’espace intermédiaire entre les deux
Connexions. Ce muscle, par sa surface externe, est entièrement autres. Une quatrième intersection , quand elle s’offre, est ordi¬
recouvert par le petit oblique. Sa surjace interne est en rapport nairement placée au-dessous de l’ombilic, à la hauteur de la crête
avec 1 eftiscia transversalis, qui la sépare du péritoine. iliaque. Toutes ces intersections traversent le muscle suivant une
ligne irrégulière en zigzag, et dont la direction générale est plus
Action. Le transverse resserre directement l’abdomen d’avant ou moins horizontale ou oblique en bas et en dedans ; elles se
en arrière, et tend à appliquer sa paroi antérieure contre le ra¬ composent de filamens aponévrotiques plus ou moins entremêlés
chis. Ce mode de mouvement, dû à la direction de ses fibres , de fibres musculaires très prononcées en avant, où elles sont for¬
représente la résultante des forces des deux muscles obliques , et tement unies avec le feuillet profond antérieur de la gaine qui les
complète leur action. Par rapport à la respiration, il est surtout recouvre, et souvent, au contraire, à peine sensibles en arrière, et
expirateur. libres d’adhérence fibreuse avec l’aponévrose postérieure d’enve¬
loppe. Il est rare que ces intersections soient complètes; dans leurs
DU GRAND DROIT ABDOMINAL. CO intervalles elles sont traversées par des fibres musculaires, sur¬
DROIT DU BAS-VENTRE ; STERNO-PUBIEN (CH4USS.); M. RECTUS ABDOMINIS tout très nombreuses en arrière, et qui lien t de l’un à l’autre les
(SOEMM.).
ventres charnus. Leurs usages ne sauraient être douteux dans un
Situation, configuration. Muscle très long, mince, aplati, ru- muscle aussi long, et continuellement exposé à des pressions qui
tendent à écarter ou alonger ses fibres; leur objet, en le parta¬
(1) Planches 63, 04, 66, 71, 72, 76. geant en plusieurs petits muscles , est bien évidemment d’aug-
MUSCLES DE L’ABDOMEN. 13
menter sa force et sa résistance tout en conservant l’étendue de
ses mouvemens. DU PYRAMIDAL. «
PUBIO-SOUS-OMBIUCAL (CHAUSS.); M. PYRAMIDALIS (SOEMM.).
Connexions. Le grand droit est engainé dans presque toute
sa hauteur entre les deux feuillets doubles de l’aponévrose anté¬ Situation, insertions. Ce petit muscle alongé, aplati, en forme
rieure des trois muscles larges abdominaux. D’après cette dispo¬ de triangle, est situé verticalement, de chaque côté du plan
sition, la^iace antérieure du droit est recouverte en haut par le moyen, à la partie inférieure de l’abdomen. Né par de courtes
grand pectoral, jusqu’à la sixième côte, et de ce point au rebord fibres aponévrotiques, en avant du bord supérieur du pubis et
libre des cartilages par l’aponévrose qui, de ce dernier muscle, de son ligament supérieur, dans l’étendue d’un pouce derrière
rejoint le feuillet du grand oblique pour se confondre avec lui. le pilier interne de l’anneau inguinal, ses fibres parallèles mon¬
tent obliquement de dehors en dedans ; les internes, très courtes,
Du rebord des cartilages jusqu’au quart inférieur, c’est le feuillet
les autres, d’autant plus longues qu’elles sont plus externes;
antérieur du petit oblique qui est en rapport avec le grand
toutes viennent s’implanter sur le cordon ligamenteux qui ter¬
droit; enfin plus bas s’interpose le feuillet du transverse et le
muscle pyramidal. La face postérieure recouvre en haut le bord mine inférieurement la ligne blanche, de manière à former su¬
périeurement un sommet très aigu.
de l’appendice xiphoïde et l’extrémité antérieure des inter¬
costaux externes et des cartilages des côtes de la cinquième à la
Connexions. La face antérieure est recouverte par les aponé¬
neuvième. Au-dessous, le muscle est tapissé par le feuillet posté¬
vroses des deux obliques. La face postérieure recouvre l’extrémité
rieur du petit oblique que double celui du transverse, jusqu’à
inférieure du grand droit. La base au pubis est encastrée dans
son quart inférieur, où le passage de ce dernier feuillet en avant
une sorte de loge aponévrotique entre deux épanouissemens tri¬
laisse le muscle droit en contact avec le péritoine (PA 71, 72, 7 5).
angulaires, en arrière le ligament de la ligne blanche, et en avant
Le bord externe est incliné de bas en haut et de dedans en dehors.
le ligament inguinal interne (PL 71, 72).
Il est compris, pour ses trois quarts supérieurs, dans le dédouble¬
ment de l’aponévrose du petit oblique. Le bord interne, sensible¬
Les anomalies de ce muscle sont très nombreuses. Sa hau¬
ment vertical, est renfermé dans l’angle de jonction des mêmes
teur la plus ordinaire est au tiers inférieur de l’espace qui
feuillets à la ligne blanche. En regard de l’anneau ombilical il
sépare le pubis de l’ombilic, mais cette proportion est très va¬
forme un angle rentrant d’où résulte entre les deux muscles un
riable, et dans des cas rares on l’a vu également remonter jus¬
espace rhomboïdal entièrement aponévrotique qui explique la
qu au voisinage de l’ombilic, ou s’élever à peine au-dessus du
plus grande fréquence des hernies en ce point (PA 75).
pubis. Quant au nombre, on l’a trouvé double d’un seul côté,
ou des deux à-la-fois (Winslow, Sabatier). Enfin il manque
Anomalies. Le muscle droit offre parfois une quatrième lan¬
assez fréquemment en totalité d’un seul ou des deux côtés : dans
guette qui s’étend à la quatrième côte, disposition analogue à
ce cas on remarque une épaisseur plus considérable du grand
celle des mammifères (Meckel). Nous avons indiqué, à propos
droit, d’après Santorini, et du petit oblique suivant Glisson et
du grand pectoral (page 8), le faisceau accidentel qui continue
Sabatier. Il est assez présumable que l’une et l’autre observations
le muscle principal et rejoint le sterno-cléido-mastoïdien. Des
sont également vraies, et que l’augmentation d’épaisseur doit por¬
cas à-peu-près semblables, et où ce faisceau se termine à une
ter sur les deux muscles à-Ia-fois ; cependant ces différences ne
hauteur plus ou moins considérable du sternum, ont été vus à
nous ont jamais parues bien sensibles.
plusieurs fois par Vésale, Albinus et Sabatier. Kelch a signalé un
second muscle droit anomal placé en dehors à l’abdomen, et qui
Action. Son usage, comme Fallope l’avait anciennement re¬
s’étendait, entre les deux obliques, de la dixième côte à la partie
connu , est de tendre la ligne blanche, qui devient ainsi une
moyenne du bord inguinal de l’os des îles. L’anomalie la plus com¬
sorte de point fixe pour la contraction des grands muscles ab¬
mune consiste dans la multiplication des intersections aponévro-
dominaux , condition que l’on conçoit devoir être surtout favo¬
tiquesqui rapproche l’organisation de l’homme de celle du singe.
rable quand le tronc se meut d’un seul côté.
Enfin, dans l’ascite, la grossesse et les divers états où le volume de
l’abdomen se trouve beaucoup augmenté, le grand droit est, par
sa position, encore plus que les autres muscles abdominaux, sujet
DES APONÉVROSES D’INSERTION
à une distension qui l’élargiten l’amincissant, et donne lieu à des
éraillemens de la gaine aponévrotique ou des éventrations, in¬
DES MUSCLES ABDOMINAUX.
convénient qui fait encore mieux sentir la nécessité des intersec¬
tions tendineuses qui forment sa charpente transversale. Les muscles membraneux de l’abdomen, n’occupant que ses
parties latérales, s’insèrent par leurs bords sur des aponévrosesqui
Action. Ce muscle contribue, avec les deux obliques et le trans¬ leur font suite, et complètent de chaque côté la demi-enceinte du
verse, à resserrer le bas-ventre d’avant en arrière, et agit parti¬ tronc jusqu’au plan moyen où les antérieures se confondent dans
culièrement comme expirateur en abaissant en arrière la portion la ligne blanche, et les postérieures s’implantent sur le rachis.
chondro-sternale du thorax. Mais surtout, comme les muscles
précités sont des fléchisseurs latéraux du tronc, celui-ci en est le
fléchisseur direct en avant, soit qu il amène la poitrine vers le bas¬
DE LA LIGNE BLANCHE. 0)
sin, ou, ce qui est plus rare, le bassin vers la poitrine. Il joue Situation,configuration, structure. Onappelle de ce nom une ban¬
également le principal rôle pour redresser le tronc lorsqu’il a été delette fibreuse très résistante, tendue verticalement à la partie
renversé en arrière.
bandelette, qui n’est autre que la suture des deux aponévroses sur son bord externe, en sorte que, à partir de ce bord, l’aponé¬
antérieures, est formée par la superposition de leurs quatre feuil¬ vrose commune qui est quadruple en dedans, est seulement
lets intimement unis, et dont les fibres obliques ou transversales triple en dehors.
s’entre-croisent d’un côté à l’autre, *on-seulement d’un feuillet à
celui qui lui est opposé, mais encore entre les différentes couches, 1° FEUILLET OU APONÉVROSE
de manière à former en commun un cordon inextricable d’une
grande solidité. Il s’y mêle dans l’homme quelques fibres longi¬ DU GRAND OBLIQUE.
tudinales, mais elles sont peu apparentes et beaucoup moins
nombreuses que dans les quadrupèdes, chez lesquels cette corde Situation, insertions,fasciculation. Elle naît des divers points sur
tendineuse avait besoin d’être renforcée pour supporter la pres¬ lesquels nous avons vu s’implanter les fibres, en haut, de la ligne
sion directe des viscères abdominaux. La ligne blanche procède transversale qui termine le grand pectoral formant un angle droit
du sommet de l’appendice xiphoïde; sa largeur, déterminée par avec celle descendante du bord antérieur du grand oblique, cette
l’écartement des bords internes des muscles grands droits dont dernière se contournant en bas pour gagner l’épine iliaque an¬
elle occupe l’intervalle, est de quatre à cinq lignes dans toute sa térieure etsupérieui e. De cette épine à celle du pubis l’aponévrose
partie supérieure jusqu a deux pouces au-dessus de l’anneau om¬ est tendue en un bord contourné, sur lequel nous reviendrons
bilical; ses bords s’écartent ensuite jusqu’au niveau de cette cica¬ bientôt. Dans ses trois quarts supérieurs elle est rectangulaire et
trice et se rejoignent à un pouce au-dessous, de sorte que d’u ne largeur de trois pouces en haut et de quatre en bas. Les fibres
l’ombilic situé à sa partie moyenne forme le centre d’une losange principales continuent la direction oblique de celles du muscle
aponévrotique alongée verticalement. Plus bas, les muscles droits de haut en bas et de dehors en dedans, en augmentant graduel¬
s’adossant l’un à l’autre, la bandelette de la ligne blanche, très lement de longueur et d’inclinaison à mesure quelles sont plus
resserrée, change ses diamètres et gagne en épaisseur d’avant en inférieures. Leur direction est croisée à angle droit par d’autres
arrière ce qu’elle perd transversalement en largeur, disposition fibres plus profondes qui semblent procéder de la ligne blanche
nouvelle qui lui permet d’offrir par ses faces latérales un espace et sont obliques en sens inverse des premières, c’est-à-dire de haut
suffisant pour l’implantation des muscles pyramidaux. Enfin, à en bas et de dedans en dehors; toutes ces fibres, pour s’accom¬
son extrémité inférieure, ce ruban fibreux s’épanouit de chaque moder à l’incurvation de la paroi abdominale, principalement
côté en un ligament triangulaire, de huit à dix lignes de hau¬ au-dessous de l’ombilic, décrivent une légère courbe à convexité
teur, qui passe derrière le tendon du grand droit et s’attache par inférieure.
sa base, dans l’étendue d’un pouce, sur la symphyse et l’extré¬ La partie inférieure du feuillet aponévrotique du grand obli¬
mité osseuse du pubis. que offre une disposition spéciale très importante à bien étudier
pour son intérêt médico-chirurgical. Elle se compose de quatre
Connexions. La face antérieure de la ligne blanche est unie à bandelettes, nettement séparées à leur attache inférieure, réunies
la peau d’une manière moins lâche que le reste des parois ab- par leurs bords, mais distinctes suivant leur longueur, d’autant
dominalas; dans les sujets maigres, et même dans ceux qui n’ont plus que le système musculaire, dans son ensemble, est lui-même
qu’un embonpoint modéré, en raison du relief formé de chaque plus vigoureusement développé.
côté par les muscles droits, son trajet est marqué à l’extérieur La bandelette inférieure convexe en dehors, épaisse et très ré¬
par une dépression qui constitue le sillon médian. La face posté¬ sistante, termine en bas l’aponévrose du grand oblique, et l’unit
rieure est en rapport avec le fascia transversalis, les bords latéraux à celle du bassin et de la cuisse. Tendue entre les épines iliaque
se bifurquent pour envelopper les muscles grands droits. et pubienne, c’est à cette disposition que répond le nom impro¬
L’objet de la ligne blanche est de former entre le pubis et pre qui lui a été donné de ligament de Poupart, ou même de
l’appendice sternal un ligament qui sert d’appui aux muscles Fallope, quoique ce dernier anatomiste n’en ait pas fait mention.
abdominaux et limite l’extension immodérée du tronc en arrière. On l’appelle aussi arcade crurale ou fémorale, en raison de la
Cette bandelette représente en réalité une sorte de sternum ab¬ voûte quelle forme au-dessus des muscles psoas et iliaque dans
dominal flexible lié à celui du thorax par l’intermédiaire du car¬ le point où ils franchissent la branche horizontale du pubis, d’où
tilage xiphoïde, pièce élastique et mobile de transition. résulte une ouverture elliptique de communication de l’abdomen
La ligne blanche manque quelquefois dans une étendue plus avec la cuisse, circonscrite en dehors et en bas par l’aponévrose
ou moins considérable, par absence primitive de réunion congé- lombo-iliaque ( fascia iliaca) : c’est Xorifice supérieur du canal crural
niale. Elle est sujette à des déchirures et des distensions par qui donne passage aux vaisseaux cruraux, artère, veine et nerf,
contraction musculaire, mais surtout à des éraillemens déter¬ et à des lymphatiques. Le ligament de Poupart forme un repli
minés par l’accroissement de volume du bas-ventre, et qui sont contourné de haut en bas et d’avant en arrière, passe sous 'e bord
suivis de hernies ombilicales et ventrales. inférieur du petit oblique et du transverse, et se continue sur la
face postérieure de ce dernier muscle avec 1 e fascia transversalis.
DE L’APONÉVROSE ABDOMINALE Par sa face externe et inférieure, convexe, il sert d’implantation
à l’aponévrose fémorale; sa face interne et supérieure forme, à
ANTÉRIEURE, (i)
partir de l’épine iliaque, une gouttière qui, dans ses deux cin¬
Elle se compose, sur la ligne blanche, de quatre feuillets : le quièmes externes, donne attache aux libres inférieures du petit
superficiel appartient au grand oblique, le plus profond au oblique et du transverse, et, dans les trois autres, renferme
transverse, et les deux moyens au petit oblique. Ces derniers, qui le canal inguinal. Son extrémité inférieure se partage en trois
forment la surface interne de la gaine du grand droit, en con- divisions qui constituent autant d’attaches différentes : i° En
avant, parvenu auprès de l’épine du pubis, il s y insère en de¬
hors d’une autre attache que nous connaîtrons bientôt sous le
(X) Planches de 03 à 75.
MUSCLES DE L’ABDOMEN. 15
nom de pilier externe de l’anneau inguinal. 20 A deux pouces en mité de la bandelette supérieure est une arcade étroite et alongée
dehors delà symphyse pubienne, point correspondant environ qui donne passage au nerf ilio-scrotal. Le pilier externe, épais
au milieu du canal inguinal, il se dégage de son bord postérieur et arrondi, n’a que huit lignes de longueur ; il s’implante sur
un repli aponévrotique, qui se dirige obliquement en bas et en l’épine du pubis, au-devant de la naissance du ligament inguinal
arrière, et s’implante sur la crête du pubis : c’est le ligament de interne, en dedans delà première attache du ligament de Poupart,
Gimbemat. Large de quatre lignes à son origine, ce ligament s’a¬ et adhère à tous les deux. L’ouverture de l’anneau est oblique, sui¬
mincit en un sommet aigu jusqu’au pubis, de sorte qu’il forme vant la direction du canal, de bas en haut, de dedans en dehors,
un triangle alongé horizontalement. Sa base ou son bord libre, et un peu d’avant en arrière, suivant une ligne extérieure qui
arrondi, falciforme, épais et résistant, inscrit le bord interne de s’étendrait de la racine de la verge à environ un pouce en dedans
l’anneau crural, situation qui explique son importance dans la de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Cet orifice offre une
hernie crurale. 3° Le dernier prolongement du ligament de Pou¬ largeur d’environ quatre lignes sur une hauteur de huit; son mi¬
part naît d’abord par un angle aigu des fibres supérieures de la lieu est éloigné de douze à quatorze lignes du plan moyen et élevé
bandelette principale contournées derrière la première attache de six au-dessus de lepine du pubis. 11 offre trois bords : l'interne
pubienne, et de cette attache elle-même, entre le sommet du liga¬ est droit ; Xexterne, en même temps supérieur, est formé par les
ment de Gimbernat et le pilier externe auxquels il est intime¬ dernières fibres de liaison qui, nées de la partie inférieure du pilier
ment uni, puis ses fibres procèdent successivement du pubis externe, décrivent une courbe parabolique en remontant vers
jusqu’à la symphyse ; elles montent ensuite derrière les piliers l’interne, en sorte que l’anneau se termine supérieurement par
de l’anneau inguinal et au-devant de l’attache pubienne du petit un angle interne. De ce même bord externe et supérieur naît un
oblique et du crémaster, d’autant plus longues quelles sont plus prolongement vaginiforme qui accompagne le crémaster sur le
supérieures, et se fixent par une base d’un pouce de hauteur à la cordon des vaisseaux spermatiques. Le bord inférieur, situé sur
partie inférieure de la ligne blanche, en formant un ligament un plan plus profond, est le même que celui du ligament in¬
triangulaire que nous nommons inguinal interne (i). Ce ligament guinal interne. Cette forme de l’anneau en triangle irrégulier,
semble constituer également l’attache pubienne antérieure de la compris entre un côté rectiligne et deux curvilignes, est la plus
ligne blanche, par opposition à celui qui s’insère derrière le ordinaire. Parfois cependant les piliers se trouvant réunis en bas
tendon du muscle droit. par une lamelle à concavité inférieure, l’orifice devient ovalaire.
Les trois autres bandelettes, placées successivement au-dessus
du ligament de Poupart, sont de simples rubans fibreux de ren¬ Connexions. L’aponévrose du grand oblique est recouverte à
forcement compris dans la continuité du feuillet aponévrotique, sa face antérieure par le fascia superficialis et le tissu adipeux
et séparés seulement par des intervalles où les fibres de ce der¬ sous-cutané. Sa face postérieure revêt dans ses trois quarts supé¬
nier sont beaucoup plus minces et transparentes. Toutes trois rieurs une partie de l’extrémité des fibres du petit oblique, et
font suite aux fibres musculaires inférieures du grand oblique. de leur aponévrose d’insertion, et le feuillet antérieur de cette
D’abord peu distinctes à leur naissance, elles tendent d’autant dernière, auquel elle s’unit à un demi-pouce de la ligne blanche,
plus à s’isoler qu’elles deviennent plus inférieures; mais en bas de manière à ne pouvoir en être séparée. En bas cette aponévrose
elles sont maintenues et renforcées par un plan de fibres super¬ recouvre l’extrémité inférieure du petit oblique, et constitue la
ficielles, arrondies en filamens, qui, nées de l’arcade crurale, partie la plus résistante de la paroi antérieure du canal ingui¬
remontent vers la ligne blanche au-devant des bandelettes nal. Son bord externe donne attache au grand oblique; l'interne
quelles unissent en croisant perpendiculairement leur direc¬ fait partie de la ligne blanche; le supérieur donne attache au
tion; en sorte que l’aponévrose offre en ce point l’apparence grand pectoral ; l'inférieur est constitué par le ligament de Pou¬
d’une toile grossière. La bandelette supérieure se termine en bas part et les piliers de l’anneau.
à l’extrémité de la ligne blanche, en s’entre-croisant avec celle
du côté opposé au-devant du ligament inguinal interne. Les 2° FEUILLET OU APONÉVROSE
deux bandelettes moyennes sont plus intéressantes : l’intervalle
aponévrotique, plus rare, qui les sépare, augmente légèrement DU PETIT OBLIQUE.
de haut en bas. Au-dessus et au-dehors de l’épine du pubis, les
fibres qui occupent cet intervalle venant à manquer, il en résulte Situation, division, insertions. Sa forme est celle d’un triangle
un trou nommé anneau inguinal, orifice inférieur du canal du alongé de haut en bas, dont la base est au rebord des côtes et le
même nom. Les extrémités des bandelettes, entre lesquelles l’an¬ sommet au pubis. Née du bord antérieur de l’oblique interne,
neau se trouve compris, se nomment les piliers. Le pilier interne, à sa partie supérieure, vers la jonction des neuvième et dixième
rubané, est double de l’autre en largeur et en longueur ; il des¬ cartilages des côtes, elle est d’abord éloignée du muscle droit,
cend obliquement en bas et en dedans, au-devant du ligament et s’en rapproche peu-à-peu en descendant jusqu’au niveau de
inguinal interne, et s’entre-croise avec celui du côté opposé sur l’é|»ine iliaque antérieure et supérieure. Dans toute cette hau¬
la face antérieure de la symphyse pubienne, au-dessus du liga¬ teur le feuillet aponévrotique est simple entre le petit oblique et
ment suspenseur de la verge. Entre son bord interne et l’extré- le bord externe du grand droit; mais parvenu auprès de ce
bord, il se divise en deux lames, qui passent l’une en avant et
(1) Ce ligament a été décrit et fidèlement dessiné par M. Jules Cloquet dans l’autre en arrière de ce muscle, et se rejoignent de nouveau au-
sa thèse inaugurale, mais sans lui imposer un nom. Nous avons cru devoir delà de son bord interne sur la ligne blanche. Au-dessous de
lui donner celui de ligament inguinal interne, par analogie avec le ligament
l’épine iliaque, il n’y a plus de lame postérieure; l’antérieure,
de Gimbernat, qui n’est également qu’une attache de l’aponévrose du
grand oblique. Seulement nous prévenons que cette dénomination a déjà qui n’est que la suite du feuillet simple d’origine, continue à
été employée par Hesselbach, mais dans un autre sens, pour signifier le recouvrir le grand droit, dont la sépare toutefois le feuillet in¬
fascia transversal^, par opposition au ligament de Poupart et à la bande¬
férieur du transverse, et se rétrécit de plus en plus inférieure¬
lette du pilier externe que le même auteur appelle en commun ligament
inguinal externe. ment à mesure que le petit oblique envahit sur sa largeur; elle
16 MUSCLES DE L’ABDOMEN.
s’implante avec lui sur le pubis, derrière le ligament inguinal pour les muscles postérieurs du tronc. Elle se compose des deux
interne. Les fibres de cette aponévrose continuent la direction aponévroses du transverse et du petit oblique.
de celles du muscle, c’est-à-dire qu’à partir de la crête iliaque,
où elles sont transversales, les supérieures divergent de bas en i° L’aponévrose du transverse procède d’abord , par une
haut, et les inférieures de haut en bas. lame unique, des fibres du bord postérieur de ce muscle. Parve¬
nue en regard du bord externe du carré des lombes, il s’en dé¬
Connexions. Sa face antérieure est recouverte en haut dans la tache un premier feuillet antérieur, très mince : celui-ci passe au-
portion la plus large de son feuillet simple par le grand obli¬ devant du carré des lombes, qu’il isole du grand psoas et s’insère à
que, et dans le reste de son étendue par l’aponévrose de ce la base des apophyses transverses des quatre premières vertèbres
muscle, qui double la lame antérieure de la gaine. Sa face posté¬ lombaires; en haut, il se fixe sur l’arcade externe du diaphragme
rieure recouvre les fibres et l’aponévrose du transverse. Son bord qui se termine au pilier par lequel ce muscle s’insère aux deux
interne fait partie de la ligne blanche; Yexterne, qui commence premières apophyses transverses lombaires. Après avoir fourni ce
à la terminaison du petit oblique, est oblique de haut en bas et premier feuillet, l’aponévrose glisse derrière le carré des lombes ;
de dehors en dedans, et sinueux dans sa longueur. Le supérieur arrivée au bord externe du sacro-spinal, elle envoie derrière cette
est le plus remarquable, et diffère pour chacune des lames qui masse charnue un autre feuillet postérieur, assez mince, qui s’unit
enveloppent le muscle droit. La postérieure s’implante sur l’in¬ intimement à l’aponévrose du petit oblique, et s’attache en com¬
terstice du bord de l’appendice xiphoïde et des cartilages des mun avec cette dernière aux apophyses épineuses lombo-sacrées.
côtes du septième au neuvième; l’antérieure ne s’attache que sur Enfin l’aponévrose principale,non moins forte qu’à son origine,
les points extrêmes, de sorte que le bord étant libre dans l’in¬ continuant sous le nom Ae feuillet moyen sa direction première,
tervalle, laisse une fente que traverse l’extrémité supérieure du sépare le carré des lombes de la masse des sacro-lombaire, long
muscle grand droit. dorsal et transversaire épineux, et s’insère au sommet des apo¬
physes transverses des quatre premières vertèbres lombaires : les
3° FEUILLET OU APONÉVROSE trois attaches inférieures se font par des faisceaux de fibres
en éventail qui convergent vers l’apophyse en un sommet com¬
DU TRANSVERSE. mun; la première attache s’opère par ce que l’on nomme le
ligament cintré. Ce prétendu ligament, qui n’est autre chose que
Situation, division, insertions. Né du bord antérieur et interne
l’extrémité supérieure épaissie de l’aponévrose principale, est
du transverse, suivant une ligne courbe rentrante en dehors, ce
constitué par une forte lame fibreuse, étendue de la dernière
feuillet profond décrit un demi-ovale de chaque côté de la ligne
vertèbre dorsale et de l’apophyse transverse de la première ver¬
blanche. Vers son quart inférieur, il est divisé par une fente que
tèbre lombaire au sommet du cartilage de la douzième côte et
traverse le muscle grand droit en deux portions inégales : la
au muscle transverse. Cette lame, formée de plusieurs bande¬
supérieure, d’une longueur triple de l’autre, passe derrière ce
lettes transversales, très résistantes, donne attache à un faisceau
muscle et l’inférieure au-devant; la première en doublant la
du diaphragme, en dehors de son arcade externe, et sert égale¬
lame postérieure du petit oblique, et la seconde revêtue par son
ment d’implantation à l’aponévrose qui unit les fibres de ce
feuillet antérieur. Les fibres de l’aponévrose du transverse ont
muscle entre les deux côtes flottantes.
la même direction que celles du muscle lui-même, transversales
pour la portion supérieure, et obliques en bas et en dedans pour
2° L’aponévrose du petit oblique , semblable à la précédente,
les plus courts.
naît du bord postérieur de ce muscle, interposée entre le feuil¬
let postérieur du transverse et l’aponévrose du grand dorsal,
Connexions. La face postérieure de cette aponévrose recouvre
auxquels elle est assez intimement unie. Elle se compose de
supérieurement le fascia transversalis en haut, et en bas le mus¬
deux plans de fibres, les unes transversales, et les autres obli¬
cle droit. Son bord interne fait partie de la suture de la ligne
ques, suivant la direction de celles du muscle, de bas en haut et
blanche. Son extrémité supérieure s’implante par un sommet aigu
de dedans en dehors. Par son bord postérieur, elle s’implante,
dans l’angle du cartilage xiphoïde et de la septième côte sur leur
conjointement avec le feuillet postérieur du transverse, aux
lèvre interne. L'extrémité inférieure, également effilée, s’attache
apophyses épineuses des deux dernières vertèbres lombaires, à
au pubis, au-devant du pyramidal, avec les dernières fibres
celles des deux premières vertèbres sacrées, et aux ligamens qui
musculaires du transverse.
les unissent. Son bord supérieur se confond avec le petit dentelé
postérieur et inférieur ; son bord inférieur s’attache sur la partie
APONÉVROSE ABDOMINALE POSTÉRIEURE. (0 postérieure de la crête de l’os coxal.
mais asymétrique, membraneux , arrondi en coupole, est ren¬ tercepter une ouverture ellipsoïde de deux pouces de hauteur,
fermé par le squelette dans l’intérieur de la grande cavité du large de huit à dix lignes, dont le contour est entièrement mus¬
tronc, qu’il traverse obliquement d’avant en arrière , et divise culaire : c’est Y ouverture supérieure ou œsophagienne qui donne pas¬
comme une cloison courbe, de son tiers supérieur à son tiers sage à l’œsophage et aux nerfs pneumo-gastriques. Des deux com¬
inférieur, en séparant la cavité thoracique dont il forme le plan¬ missures anguleuses de cet orifice, la supérieure, plus large, est
cher convexe, de la cavité abdominale dont il constitue la voûte. en outre arrondie par l’entre-croisement en arcade de quelques
Sa circonférence inférieure, irrégulièrement elliptique, est la fibres qui se dégagent des deux faisceaux. Du sommet de cette
même que celle du thorax, et s’étend de l’appendice xiphoïde, arcade naît un petit appendice musculaire, effilé en pinceau,
en suivant de chaque côté le rebord des côtes, jusqu’aux ver¬ qui se contourne en arrière, remonte de quelques lignes sur la
tèbres lombaires, sur lesquelles il se termine par un sommet face antérieure de l’œsophage, et vient se mêler avec ses fibres
chaque côté, au nerf splanchnique, et constitue en même temps un petit tendon membraneux de forme triangulaire. Les fibres,
l’attache de l’arcade fibro-musculairedes psoas. à partir des insertions latérales, se rendent sur l’aponévrose cen¬
Les portions latéralesfixes ont une disposition uniforme des deux trale en décrivant une courbe ascendante, les postérieures d’ar¬
côtés. Elles naissent en décroissant du bord postérieur de l’é¬ rière en avant,les antérieures d’avant en arrière, et les moyennes
chancrure de l’aponévrose, et se rendent, par de nombreux fasci¬ de dehors en dedans. Elles sont très fines, lisses, brillantes, et
cules divergens, sur les deux arcades fibreuses et le ligament disposées par fascicules rubanés, parallèles, peu adhérens entre
cintré. L'arcade interne, d’un pouce d’ouverture, procède du eux, et parfois même offrant de légers écartemens entre lesquels
second pilier cité plus haut, décrit un demi-cercle fibreux, et s’adossent les deux membranes séreuses thoracique et abdomi¬
redescend sous la forme d’une bandelette aponévrotique sensible¬ nale. La longueur de ces fibres, qui n’est que de deux pouces et
ment verticale, mais avec un peu d’obliquité en bas et en demi aux deux limites extrêmes d’insertion du septième cartilage
dedans. Cette bandelette épaisse et forte constitue véritablement, et du ligament cintré, augmente progressivement de devant et
comme l’ont pensé Haller et Sœmmerring, un troisième pilier, d’arrière vers la partie moyenne, où elle atteint environ sept
point d’appui intermédiaire des deux arcades. Elle se bifurque pouces, de l’aponévrose centrale à l’implantation de la dixième
en deux lamelles dont l'interne et supérieure s’attache au sommet côte, ligne la plus élevée de la voussure du diaphragme. Les
et en partie sur le bord supérieur de l’apophyse transverse de la se¬ fascicules se réunissent en faisceaux assez distincts. Trois d’entre
conde vertèbre lombaire, et dont l’externe et inférieure, plus large eux, aplatis, se rendent de chaque côté du cartilage de la sep¬
et plus longue, s’implante sur le bord supérieur de la troisième tième côte sur le foliole médian de l’aponévrose centrale; au-delà,
apophyse transverse lombaire. Cette seconde lamelle, qui fortifie leur disposition n’est plus la même sur les deux moitiés du dia¬
singulièrement l’implantation inférieure du diaphragme, man¬ phragme. Sur la moitié gauche, jusqu’à l’attache de la dixième
que quelquefois. Sous l’arcade interne passe l’extrémité supé¬ côte, dans une étendue correspondante à la grosse tubérosité
rieure effilée des psoas, qui s’attachent en outre dans une canne¬ de l’estomac, ces faisceaux larges et bombés présentent un
lure de la bandelette d’insertion. L'arcade externe, plus large, est aspect semblable à celui des côtes d’un melon; plus loin un
fermée en dedans par le bord externe de la même bandelette. vaste sillon indique le bord libre de la rate; la surface est lisse
Elle décrit une courbe parabolique également concave en bas, au-delà. Les faisceaux sont beaucoup moins prononcés à droite,
et vient se terminer en dehors sur la suture des deux premiers et ne présentent pas le même aspect.
fibreux sert d’implantation au feuillet aponévrotique antérieur névrose centrale, se dirige en bas et en avant en s’élargissant,
du transverse qui revêt ce muscle en avant. Le dernier fascicule, jusqu’au milieu de l'appendice xiphoïde, puis se réfléchit et re¬
assez large inférieurement, s’attache en dehors de l’arcade ex¬ monte derrière cet appendice pour s’insérer à sa base; ses fibres
terne, sur le ligament cintré, jusqu’auprès du sommet de la sont pâles et minces. Entre lui et le premier faisceau des sep¬
douzième côte. Il manque quelquefois et se trouve alors remplacé tièmes côtes il existe un espace triangulaire, souvent libre,
par l’aponévrose intermédiaire entre les deux côtes flottantes d’autres fois incomplètement fermé par une membrane fibro-cel-
(PL 81). luleuse très mince, qui établit la communication celluleuse des
deux grandes cavités thoracique et abdominale, et par lequel
Insertions mobiles. Elles sc composent des attaches latérales s’effectuent les hernies diaphragmatiques. Chez nombre de su¬
chondro-costales et de l’attache médiane xiphoïdienne. i° Les jets le faisceau xiphoidien lui-même manque en totalité ou en
insertions mobiles commencent à la onzième côte. Pour s’y ren¬ partie, et l’espace intermédiaire est ordinairement rempli par
moitiés du diaphragme. Au-devant des vertèbres sont les trous gauche, beaucoup plus large, contribue, pour une part considé¬
ou les canaux du passage des gros vaisseaux, en sorte qu’il ne rable, à former le foliole lui-même, et constitue la liaison de la
reste plus, suivant le diamètre antéro-postérieur, que la lon¬ bandelette semi-circulaire avec le foliole antérieur.
gueur du foliole médian antérieur. Ce foliole qui unit les deux L orifice de la veine cave inférieure se trouve donc formé par
moitiés est le plus large; il s’étend beaucoup à gauche, point où les bords courbes des deux bandelettes entre leurs points de su¬
il correspond au péricarde; il reçoit les faisceaux musculaires perposition en arrière et d’entre-croisement en avant; aussi sa
des cartilages des septièmes côtes, et celui de l’appendice xi- forme la plus ordinaire est-elle ellipsoïde. A chacune de ses com¬
phoïde : c’est de la bifurcation de sa base en arrière que procè¬ missures les épanouissemens de la bandelette droite rejoignent
dent les deux folioles latéraux, qui s’étendent au sommet de la les fibres du diaphragme par un trousseau de fibres à bord fal-
voûte de chacune des moitiés; le droit est plus large et se pro¬ ciforme; un trousseau semblable se dégage sur la face abdomi¬
longe aussi un peu plus en arrière que le gauche. Ces deux fo¬ nale, en sorte que l’espace intermédiaire forme, pour ainsi dire,
lioles reçoivent toutes les fibres des insertions latérales du hui¬ un système à part, traversé par la bandelette demi-circulaire
tième cartilage à la onzième côte. qui trace le bord externe de l’ouverture, et rempli par les fibres
La structure de l’aponévrose centrale est très compliquée. aponévrotiques d’insertion du troisième faisceau musculaire du
Elle compose une sorte de charpente flexible qui a pour élément cartilage de la septième côte droite, qui se rendent sur cette der¬
principal deux longues et fortes bandelettes fibreuses contour¬ nière. Chez les sujets où les bandelettes sont les plus écartées,
nées, qui se superposent, lient entre eux les trois folioles, et ser¬ les trousseaux falciformes des commissures forment deux bords
vent d’insertion directe aux fibres musculaires dans certains qui expliquent la dénomination de trou carré (foramen quadra-
points, mais plus généralement de point d’appui aux fibres tum), donnée par les anatomistes à l’orifice de la veine cave in¬
aponévrotiques d’insertion. La bandelette la plus longue, que férieure.
nous nommons demi-circulaire postérieure, naît de l’extrémité du
foliole droit, dont elle forme le plan inférieur; elle est par con¬ En résumé, l’aponévrose centrale du diaphragme a pour char¬
séquent visible d’abord par la face abdominale; elle parcourt, pente deux fortes bandelettes qui interceptent l’orifice de la veine
d’arrière en avant, l’étendue de ce foliole, forme le bord externe cave inférieure et servent d’attache directe aux faisceaux des in¬
d’un orifice sur lequel nous reviendrons, et par lequel passe la sertions fixes du diaphragme, et de point d’appui commun aux
veine cave inférieure, s’infléchit en dedans à angle obtus, passe fibres aponévrotiques de ses insertions mobiles. De ces bande¬
transversalement au-devant de l’orifice œsophagien, et se con¬ lettes, l’une sert à réunir la partie postérieure des deux moitiés du
tourne de nouveau en arrière pour faire partie du foliole gauche diaphragme, et forme une enceinte inextensible au-devant des
qu’elle parcourt dans toute sa longueur jusqu’à son extrémité grands canaux; l’autre établit la liaison des deux extrémités an¬
postérieure. Cette dernière bandelette, dont la forme est celle térieure et postérieure de la moitié droite, et unit cette dernière
d’un fer à cheval, reçoit comme un cordon de renforcement les elle-même avec l’extrémité antérieure de la moitié gauche; les
extrémités supérieures des piliers et des autres fascicules à in¬ deux extrémités de celle-ci sont liées par une bandelette fibreuse
sertions fixes, unit l’un à l’autre les deux folioles latéraux, et particulière.
décrit une arcade protectrice au-devant des trois grands canaux
qui traversent le diaphragme. Elle donne attache par chacune Connexions. La face supérieure ou thoracique, convexe, est dé¬
de ses extrémités aux fibres musculaires les plus postérieures primée à sa partie moyenne et presque plane en avant et à gau¬
des deux folioles qui lui font suite, et de chaque côté, à des che, dans la portion la plus large du foliole médian qui supporte
fibres aponévrotiques d’insertion qui lui sont presque perpen¬ le cœur, et est uni intimement au péricarde dans la plus grande
diculaires, en continuant la direction des fibres musculaires qui partie de son étendue. Au milieu correspondent les médiastins ;
montent de droite à gauche et de gauche à droite sur chaque bord les voûtes latérales, revêtues parles plèvres, sont en rapportavecla
des folioles. La seconde bandelette ou bandelette oblique, antéro¬ base des poumons. Les bords amincis de ces organes s’insinuent
postérieure, traverse en diagonale l’aponévrose centrale, de l’ex¬ latéralement et en arrière entre les surfaces du diaphragme et
trémité postérieure droite à l’extrémité antérieure gauche. Su¬ du thorax. La face inférieure ou abdominale, concave en totalité
perposée au-dessus de l’autre dans le foliole droit, elle en forme en sens inverse de la convexité de l’autre, et par conséquent
d’abord le plan supérieur ou thoracique, et naît des fibres mus¬ plus profonde à droite, et légèrement saillante à son milieu, ré¬
culaires par des trousseaux convergensqui se réunissent à la base pond en arrière, de chaque côté,aux reins et aux capsules sur¬
du foliole en un ruban fibreux. Ce ruban forme le bord interne rénales, à sa partie moyenne, au pancréas et au plexus solaire;
de l’orifice de la veine cave, et le sépare de celui de l’œsophage; il dans le reste de son étendue à droite au foie à gauche, à la rate
embrasse ensuite par deux lames supérieure et inférieure l’ar¬ et à la grosse tubérosité de l’estomac. Elle est partout revêtue par
cade transversale de la première bandelette, et s’épanouit au- le péritoine, excepté au niveau du repli appelé le ligament sus-
delà en triangle dans le foliole antérieur, en recevant de chaque penseur du foie, en sorte que le diaphragme est compris entre
côté les filamens aponévrotiques qui servent d’implantation aux deux membranes séreuses. Par la plus grande partie de sa cir¬
fibres musculaires des septièmes cartilages, dont ils continuent conférence, comprenant ses insertions mobiles, il n’a de rapport
la direction oblique. Au-delà de cette expansion triangulaire les direct qu’avec le transverse, ou, en arrière, son aponévrose, et, en
filamens latéraux s’entre-croisent les uns avec les autres, et for¬ avant, le triangulaire du sternum.
ment le bord d’insertion du faisceau xiphoïdien. Enfin, pour
terminer ce qui a rapport à la structure de l’aponévrose médiane, Anomalies. Le diaphragme manque parfois en totalité ou en
au contour des folioles latéraux existe, sur la face thoracique, partie à la naissance, par vice primitif de conformation. Il pré¬
un plan de fibres courbes, perpendiculaires à la direction des sente fréquemment des éraillemens entre ses fibres, qui donnent
fibres musculaires qui envahit sur ces dernières et les unit plus lieu à des hernies; souvent cet accident est le résultat d’une con¬
fortement à la membrane fibreuse du foliole. Celui du côté traction brusque. M. Boyer a vu un faisceau musculaire ano-
20 DU DIAPHRAGME.
mal qui séparait les folioles droit et médian, et qui venait s’in¬ pas de même de l'expiration, dans laquelle ce muscle, dans l’état
sérer au-devant de l’orifice de la veine cave. Winslow a signalé de relâchement et véritablement passif, est remonté dans sa
une bandelette accidentelle, détachée du faisceau xiphoïdien, position première par la pression de bas en haut des muscles de
qui descendait derrière la ligne blanche sur laquelle elle s’insé¬ l’abdomen. Comme agent de l’inspiration le diaphragme con¬
rait au-dessus de l’anneau ombilical. court aux divers phénomènes qui eu dépendent, le soupir, le bâil¬
lement et l'effort, dont, suivant l’observation de M. J. Bourdon,
Action et usages. Le diaphragme, cloison contractile de sépara¬ l’inspiration est le prélude. Ce muscle contribue encore aux
tion entre la poitrine et l’abdomen, sert d’appui au cœur et aux mouvemens qui mettent alternativement en jeu l’inspiration et
poumons, supporte en partie le foie et la rate, comprime direc¬ • l’expiration, tels que l'anhélation, le rire, le sanglot, Yétemument,
tement l’estomac, refoule plus ou moins les viscères de l’une ou le hoquet; M. Magendie a prouvé qu’il agit également avec beau¬
l’autre cavité splanchnique, et de plus exerce une action sur l’œ¬ coup d’énergie dans le vomissement; enfin, par sa pression inter¬
sophage et lesgrands courans vasculaires qui le traversent. Aussi mittente sur les viscères abdominaux, il produit un ballottement
ce muscle, qui est l’agent principal de la respiration, a-t-il en qui en active et facilite les fonctions. En raison de la disposition
outre une influence considérable sur la circulation, la digestion côtelée de ses faisceaux en avant de la moitié gauche, qui semble
et les phénomènes qui en dépendent ; ses mouvemens, presque former un sac contractile tout spécial en regard de la grosse tu¬
toujours volontaires, s’exécutent parfois hors de la volonté, et dé¬ bérosité de l’estomac, on serait induit à penser que ce muscle
pendent de l’état des viscères ; son histoire conséquemment se exerce une action mécanique sur l’acte delà chymification : nous
lie à toute celle de la physiologie et de la pathologie interne ; ne possédons encore aucune donnée physiologique à cet égard;
l’importance et les effets variés de son action mécanique sur les mais cette présomption nous parait emprunter quelque proba-
fonctions de l’organisme lui assignent un rang très supérieur à bilité de l’inspection de la structure anatomique.
celui des autres muscles de la vie animale, et le placent jusqu à Reste à considérer le diaphragme par rapport à l’action qu’il
un certain point dans un rang intermédiaire entre ces derniers exerce sur les canaux auxquels il livre passage : il paraît évident
et les muscles de la vie organique, distinction qui justifie l'ex¬ quelespiliers,ense contractant, compriment l’œsophage et même
pression poétique employée par Haller à son égard, nobilissimus, l’aorte, circonstance à laquelle M. Cruveilliier croit devoir attri¬
postcor, musculus diaphragma. buer la fréquence des anévrysmes de cette artère dans son canal
Dans les contractions du diaphragme, les fascicules des pi¬ ostéo-musculaire. Quant à la veine cave inférieure, on a beau¬
liers et des arcades fibreuses tirent à la manière des muscles longs coup agité la question de savoir quel est à son égard le résultat
sur la bandelette semi-circulaire et l’extrémité postérieure de la de la contraction du diaphragme. Un auteur moderne d’un
bandelette antéro-postérieure, qu’ils abaissent en arrière. L’apo¬ grand mérite pense qu’elle est rétrécie, et s’appuie de l’autorité de
névrose moyenne étant devenue à son tour un point fixe, les Haller, qui aurait vu le fait sur un animal vivant pendant l’in¬
faisceaux radiés qui s’y attachent, et par leur autre extrémité se spiration. Toutefois la plupart des auteurs se rangentà l’opinion
rendent aux insertions mobiles latérales et antérieures, entrent contraire, et c’est celle qui nous semble la plus probable en con¬
en jeu, chaque moitié agissant comme une poche contractile, sidérant la forme et la disposition des bandelettes qui circon-
de la circonférence vers le centre. L’effet nécessaire du raccour¬ scriventlorifice, et en se rendant compte des effets de la traction
cissement des fibres courbes est de les rapprocher de la ligne sur les divers points de sa circonférence.
droite, d’une quantité proportionnelle à leur longueur, d’où
résulte, quant au diaphragme, l’aplatissement de sa voûte, et,
quant aux attaches cbondro-sternales, d’abord leur élévation, PAROI POSTÉRIEURE DU TROXC.
puis leur rapprochement du centre. L’ensemble de ces divers
mouvemens est ce qui produit l'inspiration. L’abaissement du Les muscles de cette paroi sont superposés en quatre couches.
diaphragme, qui diminue légèrement l’aire de la circonférence Leur nombre est si considérable, et ils offrent tant de variété pour
inférieure de la poitrine, a surtout pour effet d’augmenter con¬ l etendue, la position relative, la direction et les usages, qu’il est
sidérablement l’étendue de son diamètre vertical ; l’ampliation presque impossible de les classer méthodiquement par des ca¬
progressive de la capacité thoracique détermine un vide que ractères communs et différentiels. La division la plus générale
remplit à mesure l’introduction de l’air dans les poumons. Par et la plus rationnelle consiste à les grouper en deux séries : la
rapport à l’abdomen, les effets sont inverses : le diamètre vertical première se compose de muscles larges, à direction transversale
de cette cavité diminue à proportion de l’abaissement du dia¬ ou oblique, qui sont superficiels et servent aux mouvemens, soit
phragme. Ce muscle offrant un plan incliné de haut en bas et de l’épaule et du bras en arrière, soit des côtes. La seconde série
d’avant en arrière, dans sa contraction concentrique, il refoule est formée de muscles longs, situés plus près du squelette, dont
les viscères suivant le prolongement de son axe en bas et en avant ; la direction est plus ou moins verticale, et qui ont pour objet,
et alors, si les muscles abdominaux sont relâchés, la pression du dans leur ensemble, l’extension générale du tronc en arrière, et
diaphragme détermine l’ampliation de la circonférence abdo¬ pour chacun d’eux en particulier, l'extension partielle ou les
minale ; mais si ces muscles sont contractés, la pression des vis¬ inclinaisons latérales de la tête, de la nuque et du dos. En gé¬
cères est prolongée vers la cavité du bassin. C’est d’après ce mé¬ néral l’étendue, dans les muscles de chaque série, est plus con¬
canisme que le diaphragme, auquel s’oppose inférieurement la sidérable pour ceux qui sont plus superficiels, et diminue pour
réaction du plan musculaire périnéal, contribue, dans l'effort, à les plus profonds, qui se subdivisent en se rapprochant des os.
l’expulsion, par les ouvertures normales, des corps étrangers, les Quant aux parties où ils sont situés, ils sont très nombreux et
fèces, l’urine et le fœtus, dans l’accouchement; c’est encore le d’un volume peu considérable à la région cervicale qui est très
même phénomène qui détermine fréquemment la production mobile; la région lombaire, la plus fixe, ne comprend qu’un
des diverses sortes de hernies pelviennes et abdominales. Mais si petit nombre de muscles, mais ils y sont très volumineux; la
le diaphragme est l’agent essentiel de l'inspiration, il n’en est région dorsale tient le milieu entre les deux extrêmes.
MUSCLES DU DOS. -21
Action. Le point fixe le plus ordinaire de ce muscle étant à ses
MUSCLES DU DOS. attaches occipito-vertébrales, il tire l’épaule en arrière ; ses fibres
supérieures 1 élèvent, les inférieures l’abaissent; les moyennes,
COUCHE SUPERFICIELLE. qui représentent la résultante moyenne des forces, portent di¬
rectement l’omoplate en dedans et en arrière, de sorte que la
(l) Planches 83, 84. (i) Planches 83, 84, 62, 109, no.
TOME II. 6
22 MUSCLES DU DOS.
verticale; elles s’insèrent par leur autre extrémité sur le côté du rieurs, quand on veut attirer le corps ou l’élever vers un objet
tendon qui forme sa face externe. Au-dessus et en dehors de fixe que l’on a saisi avec les mains. Enfin la tension de l’aponé¬
son attache aponévrotique la plus inférieure, le grand dorsal vrose de ce muscle facilite la contraction de la masse charnue
offre, sur son bord externe, troisou quatre insertions superposées du sacro-spinal.
Action. Le grand dorsal, dont le tendon s’enroule autour C’est, il nous semble, avec raison que M. Meckel considère
de l’humérus, tire l’extrémité supérieure de cet os en bas et comme un seul muscle les deux dentelés postérieurs, si par¬
en arrière, en lui faisant subir une légère rotation, par l’ef¬ faitement semblables de structure, de forme et d’attaches, situés
fet de laquelle sa face postérieure devient externe. Il applique à chaque extrémité du thorax, et réunis par une aponévrose en
l’omoplate contre la poitrine, et, conjointement avec le grand une bande longitudinale fibro-musculaire, disposition qui rap¬
pectoral, rapproche le bras du tronc et l’abaisse avec force lors¬ pelle l’occipito-frontal avec ses deux ventres charnus opposés,
qu’il a été élevé. En prenant son point fixe à [humérus, il con¬ unis par l’aponévrose épicrânienne.
DU DENTELÉ POSTÉRIEUR ET SUPÉRIEUR ( 1 ). L’aponévrose des dentelés postérieurs forme une bande
fibreuse verticale qui occupe toute la partie postérieure du tronc.
DORSO-COSTAL (CHAUSS.); MÜSCULUS SERRATUS, S. DENTATDS SUPERIOR.
Elle procède de la partie inférieure des lombes, où elle est d’a¬
bord unie intimement à celle du grand dorsal. Très épaisse
Ce muscle membraneux, demi-aponévrotique, de forme qua¬
inférieurement, elle remonte sur les lombes et la partie infé¬
drilatère, est situé obliquement à la partie supérieure du dos.
rieure du dos, où elle sert d’attache aux languettes qui con¬
Son insertion spinale est assez variable : étendue dans tous les cas
stituent le dentelé inférieur : parvenue au-dessus de ce muscle,
de la septième apophyse épineuse cervicale à la deuxième dor¬
elle s’amincit beaucoup, et forme entre les deux dentelés une
sale, en s’attachant à leurs sommets et aux ligamens inter-épi¬
toile d’union qui sépare le grand dorsal des deux colonnes dn
neux, parfois elle procède de la sixième cervicale; dans sa plus
sacro-lombaire et du long dorsal. Dans cet espace, elle s’implante
grande extension, elle est comprise entre la cinquième cervicale
en dedans sur les apophyses épineuses dorsales et leurs liga-
en dessus et la troisième dorsale en dessous : c’est de cette ma¬
mens, et en dehors sur la portion des côtes voisines de leur angle
nière qu’elle est figurée par Albinus. Cette insertion forme une
et sur les fibres aponévrotiques des intercostaux externes; des
vaste aponévrose rhomboïdale, à fibres parallèles, qui descend
fibres transversales ou obliques s’étendent de l’une à l’autre in¬
obliquement en dehors jusqu’à moitié de la longueur du mus¬
sertion. Arrivée en regard du dentelé supérieur, généralement
cle, en regard du bord externe du splénius. Les fibres muscu¬
elle adhère au bord inférieur de ce muscle, puis s’insinue entre
laires qui en naissent continuent la direction première, et se
lui et le splénius, dont elle maintient l’extrémité inférieure.
partagent en quatre languettes qui vont s’implanter, en formant
autant de digitations, sur le bord supérieur et la face externe des
diction des dentelés. Placés aux deux extrémités de la poitrine,
côtes, de la deuxième à la cinquième. Parfois ces languettes sont
ils agissent en sens inverse pour alonger cette cavité par l’écar¬
au nombre de trois ou de cinq : toutes sont fixées par de courts
tement des côtes qu’ils tirent en dedans vers leur insertion fixe.
filamens aponévrotiques.
Le supérieur élève l’arc postérieur des seconde, troisième, qua¬
La face postérieure de ce muscle est recouverte par le rhom¬
trième et cinquième côtes, et sous ce rapport, de l’aveu même
boïde, et en partie, en haut par le trapèze, en dehors, par l’an¬
de tous les auteurs, il concourt à l’inspiration. 17inférieur abaisse
gulaire et le grand dentelé. \j antérieure s’applique sur le splé¬
bien véritablement les neuvième, dixième, onzième et douzième
nius, et la partie supérieure du sacro-spinal, long dorsal et
côtes : mais quel est l’effet de ce mouvement dans le jeu de la
sacro-lombaire. Le bord inférieur adhère à l’aponévrose, qui
respiration? Bichat, MM. H. Cloquet et Cruveilhier pensent
l’unit au dentelé inférieur.
qu’il sert à l'expiration. M. Meckel au contraire croit qu’il pro¬
duit l'inspiration. L’observation directe, sur une poitrine nue, du
DU DENTELÉ POSTÉRIEUR ET INFÉRIEUR (2). mécanisme visible des côtes, nous engage à nous ranger de cette
LOMI'-O-COSTAL (CHAUSS.)-, MUSCÜLUS SERRATUS, S. DENTATUS INFERIOR. dernière opinion. L’arc postérieur des quatre dernières côtes
nous a paru constamment s’abaisser dans l’inspiration, tandis
Semblable au précédent, comme lui mince, membraneux et que l’extrémité antérieure s’élève, et par conséquent le dentelé
quadrilatère, mais le double en hauteur, plus aponévrotique inférieur, dans cette fonction, doit réagir sur la traction du dia¬
que musculaire, il est situé à la partie inférieure du dos et su¬ phragme, et être synergique et non antagoniste avec le dentelé
périeure des lombes. Par son bord spinal fixe, il s’insère aux supérieur; disposition que rend encore plus plausible l’aponé¬
apophyses épineuses, de la dixième dorsale à la troisième lom¬ vrose qui, en unissant ces muscles, les sollicite à se contracter
baire, et aux ligamens inter-épineux correspondans. L’aponé¬ simultanément et limite leur action.
vrose qui procède de cette implantation, composée de fibres Les deux dentelés sont en outre tenseurs de leur aponévrose
parallèles, obliques en sens inverse de celle du dentelé supérieur, d’union, et forment avec elle et les côtes une longue gaine ostéo-
remonte obliquement en dehors. Aux deux tiers externes de fibreuse contractile, qui resserre et contient les muscles long
sa largeur, il en naît quatre languettes musculaires, qui s’insè¬ dorsal, sacro-lombaire et transversaire épineux. C’est à tort que
rent à angle aigu sur le bord inférieur des quatre dernières Winslow, ne tenant pas compte de l’aponévrose, nie cet effet,
côtes. La languette supérieure, la plus large, s’attache, de l’an¬ admis avant et après lui par tous les anatomistes.
gle delà seconde fausse côte, dans une étendue de trois pouces
sur son arc antérieur. Les insertions des trois autres se rétrécis¬ DE L’ANGULAIRE. (0
sent graduellement; la dernière occupe l’extrémité osseuse et une TRACHÉLO-SCAPULAIRE (CIIAUSS.)-, M. PATIENTIÆ (SPIGEL.),- LEVATOR
SCAPULÆ.
partie du cartilage de la douzième côte. Les bandelettes, pour se
prêter à la courbe rentrante de la poitrine, sont bien isolées et Situation, insertions. Muscle long, funiculaire, plat, mais épais
sont imbriquées de haut en bas, le bord inférieur de chacune et contourné en sens inverse à ses extrémités, situé à la partie
d’elles recouvrant le bord supérieur de celle qui est placée au- latérale et postérieure du cou. Il procède, comme insertion fixe
dessous. la plus habituelle, par quatre forts tendons, des tubercules
La face postérieure de ce muscle est recouverte par le grand postérieurs des apophyses transverses des quatre premières ver¬
dorsal; sa face antérieure est appliquée sur le feuillet postérieur tèbres cervicales. De ces tendons naissent autant de faisceaux,
de l’aponévrose du transverse, qui la sépare du sacro-lombaire d’abord distincts et inclinés en bas et en dehors, qui s’unissent
et du long dorsal. Ses deux bords ne sont distincts que dans sa après un court trajet. Le muscle rubané qui résulte de leur réu¬
portion musculaire; sa portion fibreuse fait partie de l’aponé¬ nion contourne d’avant en arrière la saillie latérale formée par le
vrose commune, qui est seulement plus épaisse en ce point. splénius et les complexus, et descend pour se fixer à l’angle in¬
terne et supérieur de l’omoplate et à la portion du bord spinal
l’inclinaison en avant qui résulte de l’enroulement que nous cles des gouttières vertébrales. Suivant l’exemple de MM. H. Clo-
avons signalé pour l’extrémité supérieure de l’angulaire. Agis¬ quet et Meckel, nous en restreignons l’acception à l’union du
sant avec le trapèze, il concourt à soulever l'épaule directement. long dorsal et du sacro-lombaire, auxquels nous ajoutons, poul¬
Lorsque cette dernière est fixée, l’angulaire incline légèrement ie premier, le transversaire, et, pour le second, le cervical des¬
LOMBO-DORSO-TRACHÉLIEN (DUMAS); SEMI-SPINATUS (B/OZ.); LONGISSIMUS est le plus évident et le mieux isolé. Il est renfermé par les
DORSI. autres, qui naissent successivement par des tendons grêles des
huitième, septième, sixième et même cinquième apophyses dor¬
A partir de la bifurcation de la masse commune au-dessous sales, s’appliquent les uns contre les autres , entremêlent leurs
de la douzième côte, l’aponévrose postérieure continue de mon¬ fibres, s’insèrent en partie sur l’aponévrose du grand dorsal, et
ter en se rétrécissant jusqu’à la hauteur de la neuvième côte. Sa se terminent sur les deux premières bandelettes lombaires ; en
moitié externe, lisse, se compose de fibres verticales, d’où sorte que ces fascicules, bien distincts à leurs extrémités tendi¬
naissent successivement les fibres internes du sacro-lombaire et neuses, se fixent par leurs ventres charnus sur l’aponévrose,
externe du long dorsal. Sa moitié interne est formée, comme confondus dans leurs fibres d’une manière plus ou moins inextri¬
nous l’avons dit, de bandelettes verticales, parallèles, nées des cable. Cette disposition est très différente de la régularité indi¬
apophyses épineuses lombaires, de sorte qu’elles forment des quée par quelques auteurs -, mais au moins s’entendent-ils sur
courbes elliptiques qui s’enveloppent les unes les autres, d’au¬ la forme générale de ces fascicules et sur le lieu qu’ils occupent
tant plus externes et plus longues quelles procèdent d’une ver¬ jusqu’à la cinquième ou sixième apophyse dorsale. Il n’en est
tèbre plus inférieure. Ces bandelettes, très minces, sont unies pas de même de ceux qui composent la portion supérieure, et
latéralement, suivant leur longueur, dans le petit intervalle qui dont aucun auteur, à notre connaissance, ne fait mention ,
les sépare, par une mince aponévrose à fibres transversales. quoique nous les ayons toujours rencontrés.
Depuis la deuxième apophyse épineuse lombaire, aux bandelettes Cette portion supérieure s’étend depuis la quatrième ou cin¬
succèdent des faisceaux charnus qui s’interposent entre la crête quième apophyse épineuse dorsale jusqu’à la troisième cervi¬
épinière dorsale et la grande aponévrose , en sorte que, dès son cale, et comprend par conséquent neuf ou dix faisceaux grêles
origine, le long dorsal se trouve partagé en deux colonnes ascen¬ presque parallèles, terminés par de petits tendons arrondis,
dantes, l’une interne, spinale, et l’autre médiane, ou costo-trans- longs et déliés. Ces faisceaux naissent inférieurement du sommet
versaire, interposée entre la colonne spinale et celle que forme de l’aponévrose et d’un prolongement quelle forme dans le sillon
le sacro-lombaire, d’où la dénomination d'épineux transversaire, qui les sépare du ventre charnu du long dorsal. Ils montent
donnée au long dorsal par M. Gruveilhier. obliquement en dedans , d’autant plus courts et plus obliques
qu’ils sont plus inférieurs ; les plus élevés sont presque verticaux.
La colonne médiane, ou le long dorsal proprement dit, fait A la hauteur de la cinquième côte,ils sont séparés de l’extrémité
suite à l’aponévrose dont elle naît suivant une ligne courbe ascen¬ supérieure du long dorsal par un espace triangulaire, dans
dante de dehors en dedans ; elle forme un ventre charnu qui lequel s’interpose l’extrémité inférieure des complexus et du
remonte en s’amincissant jusqu’à la première côte, limité par transversaire du cou. Ces faisceaux adhèrent tous entre eux par
deux sillons cellulaires verticaux qui le séparent des faisceaux leurs corps, et forment une colonne non interrompue avec ceux
épineux et du sacro-lombaire. Ce ventre charnu, à sa partie de la portion inférieure. Les fascicules supérieurs de cette por¬
supérieure, reçoit ordinairement une languette musculaire du tion spinale du long dorsal, situés entre le faisceau digastrique
transversaire du cou et de la portion digastrique du grand du grand complexus et les demi-épineux du cou et du dos,
complexus. Il se compose lui-même de faisceaux ascendans peu peuvent n’être pas aperçus d’abord; mais les fascicules inférieurs,
distincts, obliques de dedans en dehors et de bas en haut, et qui placés sur le même plan que le ventre charnu du muscle, qu’ils
semblent se perdre dans le sillon de séparation du long dorsal et séparent des apophyses épineuses, frappent d’évidence au pre¬
du sacro-lombaire ; mais si on renverse ce muscle de dehors en mier aspect ; aussi est-il surprenant qu’ils aient échappé à l’at¬
dedans, on s’aperçoit que les faisceaux ne font que se contourner tention des anatomistes.
en pas de vis sur son bord externe, et qu’ils s’isolent et se dirigent
en dedans, sur la face costale du muscle, en formant deux séries
TRANSVERSAIRE. (.)
de tendons ascendans. La série externe ou costale se compose de
sept ou huit faisceaux, dont les tendons, épais et courts, se TRANSVERSALE CERVICIS {dLB.)-, GRAND TRANSVERSAIRE DU COU {WINSL.).
fixent au bord inférieur du col des côtes de la douzième à la
sixième ou cinquième. La série interne ou transversaire (grand Ce muscle rubané, mince, contourné suivant sa longueur,est
transversaire du dos , Winsl. ; épineux transversaire Cruv. ) com¬ situé à la partie latérale du cou et postérieure et supérieure du
prend douze faisceaux, dont les tendons très grêles , d’un pouce dos. C’est avec raison que la plupart des anatomistes, depuis
et demi à deux pouces de longueur, s’insèrent au sommet des Sabatier, le considèrent comme formant la partie supérieure ,
apophyses transverses de toutes les vertèbres dorsales. ou le prolongement cervical du long dorsal; seulement cette
disposition est moins évidente que pour le cervical descendant:
La colonne interne (grand épineux du dos, Winsl. ) se divise en en effet, les tendons supérieurs et inférieurs de ce dernier con¬
deux parties qui se conduisent différemment. La portion infé¬ tinuent bien réellement la double série, à direction inverse, de
rieure (inter-épineux dorso-lombaire, H. Cloq.) se compose de ceux du sacro-lombaire, tandis que le transversaire, s’il fait véri¬
faisceaux demi-elliptiques, grêles et longs, qui se renferment tablement suite à la colonne ascendante lombo-dorsale des fais¬
les uns les autres comme les bandelettes lombaires, et font suite ceaux transversaires du long dorsal, s’en distingue néanmoins
à ces dernières par la bandelette de la première ou seconde par ses tendons descendans.
Le transversaire procède par cinq ou six cordelettes tendi¬ muscle lui-même; disposition dont le moindre inconvénient
neuses des apophyses transverses des troisième, quatrième, cin¬ serait de neutraliser l’action sur les côtes des faisceaux externes.
quième, sixième et septième vertèbres dorsales, et quelquefois Ainsi nous regardons les faisceaux internes comme descendons ,
de celles placées au-dessus ou au-dessous, la seconde ou la hui¬ c’est-à-dire comme tirant de bas en haut, tandis que les autres
tième. Ces tendons s’implantent à l’extrémité du bord supérieur tirent de haut en bas. Une dernière observation viendra confir¬
de chaque apophyse, en dedans de ceux du long dorsal. Les fais¬ mer cette opinion. On n’a jamais spécifié le point fixe d’inser¬
ceaux qui en naissent se rassemblent en un muscle rubané, qui tion de ces divers tendons. L’examen fait voir que les tendons
s’enroule de bas en haut et de dedans en dehors, puis d’arrière externes s’insèrent d’abord sur le bord inférieur des onzième et
en avant, autour delà saillie des complexus , appliqué sur eux douzième côtes, dont la face externe est tournée en bas; à mesure
par sa face interne et son bord supérieur, et, par l’inférieur, que les côtes, étant plus élevées , se redressent, le point d’inser¬
en rapport avec les derniers tendons transversaires du long tion gagne leur partie moyenne, puis supérieure ; enfin ils se
dorsal et avec le cervical descendant qui suit la même direction. fixent tout-à-fàit sur le bord supérieur des deux premières côtes,
A sa naissance il se confond avec la partie supérieure du ventre dont la face externe est tournée en haut. Que si l’on examine
charnu du long dorsal par un trousseau de fibres assez volumi¬ le point d’attache des tendons internes, on verra qu’il est in¬
neux; à la partie supérieure de son bord interne, il entremêle verse des autres aux extrémités, c’est-à-dire que ces tendons
également ses fibres, dans une assez grande étendue , avec celles s’implantent sur le bord inférieur des premières côtes, égale¬
du petit complexus. Enfin, pour ses attaches supérieures, le ment sur le milieu des côtes moyennes, mais sur le bord supé¬
transversaire se divise de nouveau en cinq faisceaux, parfois rieur des dernières côtes. De cet examen anatomique du sacro-
un de moins que pour les attaches dorsales. Les tendons aponé- lombaire il ressort cette déduction physiologique, que ce muscle
vrotiques , que des fibres musculaires très minces unissent par serait composé de deux rangs de faisceaux qui devraient être
leurs bords jusqu’à leur terminaison, s’implantent sur les tuber¬ antagonistes dans leur action, quoique confondus en une seule
cules postérieurs des vertèbres cervicales, ordinairement depuis colonne charnue. Nous dirons plus bas quelles sortes d’actions
la seconde ou la troisième jusqu’à la sixième ou la septième, et nous paraissent devoir être le résultat de cette conformation.
très rarement sur la première.
CERVICAL DESCENDANT. (0
SACRO-LOMBAIRE. M. CERVICALIS DESCENDENS (DIEMERBROEK); S. ACCESSORIUS SACRO-
LUMBALIS {STEN.)-, TRANSVERSAIRE GRÊLE DU COU (fTlNSL.).
LOMBO-COSTO-TRACHÉLIEN {DUMAS)-, SACRO-LUMBUM, SACRO-LUMBALIS.
Ce petit muscle n’est véritablement, comme l’indique le nom
A partir de la bifurcation de la masse commune dont ce muscle qui lui a été donné par Stenon, que l’accessoire, et, pour ainsi
forme les deux cinquièmes externes, il monte verticalement dire, que le complément du sacro-lombaire ; aussi beaucoup
tout le long de la face postérieure du thorax , entre les angles d’auteurs n’en ont-ils fait qu’une description commune. Il se
des côtes et le bord externe du long dorsal, dont le sépare un compose de quatre petits faisceaux réunis par leurs ventres, entre
sillon cellulaire. Il se rétrécit graduellement et s’incline en de¬ eux, et inférieurement avec le sacro-lombaire ; mais la sépara¬
dans à mesure qu’il se rapproche de son extrémité supérieure. tion des faisceaux adjacens de ces deux muscles est sensible dans
Avant tout déplacement, ce muscle, par sa face postérieure, une plus grande étendue que celle des autres. Ces faisceaux,
paraît seulement formé d’une série de fascicules ascendans, qui comme ceux du transversaire, se terminent, à chaque extré¬
procèdent inférieurement de la masse commune, et se terminent mité, par un tendon cervical et un dorsal, et se renferment les
par treize tendons longs et plats, régulièrement parallèles, qui uns les autres, de sorte que l’interne est le plus court, et
forment la plus grande partie de sa largeur, et se fixent au fur et l’externe le plus long. Cette disposition de fascicules, visibles dans
à mesure, en montant, sur l’angle des douze côtes; le plus toute leur longueur et terminés par deux tendons , est le carac¬
élevé s’insère en arrière de l’apophyse transverse de la dernière tère essentiel qui nous paraît distinguer le cervical descendant
vertèbre cervicale. Si, en écartant le long dorsal, on renverse le du reste du sacro-lombaire. Les tendons inférieurs ou dorsaux,
sacro-lombaire en dehors sur les attaches que nous venons de déliés et bien séparés, s’implantent sur l’angle des côtes de la
signaler, on trouve qu’il est formé, sur sa face costale, par dix deuxième ou troisième à la cinquième ou sixième. Ce sont eux
ou onze faisceaux isolés dans leur moitié inférieure, confondus qui commencent les tendons descendans du sacro-lombaire.
en commun supérieurement, qui s’insèrent par autant de ten¬ Les tendons supérieurs ou cervicaux sont réunis par des fibres
dons, également sur l’angle des côtes, mais un peu en dedans musculaires ; ils contournent la saillie du transversaire et des
des premiers. Les quatre faisceaux supérieurs qui appartiennent complexus, et font suite aux tendons ascendans du sacro -lom¬
aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième côtes, sont baire ; par conséquent, le treizième de ces tendons se fixant à la
formés par le cervical descendant, qui n’est réellement que la septième vertèbre cervicale, ceux du cervical descendant s’im¬
portion cervicale du sacro-lombaire , mais qui s’isole de ce plantent successivement sur le tubercule postérieur des apophyses
muscle dans une plus grande étendue que les autres faisceaux. transverses des sixième, cinquième , quatrième et troisième ver¬
Ainsi le sacro-lombaire est bien réellement formé de deux séries tèbres de la même région.
de faisceaux et de tendons , qui augmentent de volume de haut
en bas, les uns externes et superficiels, et les autres internes et Connexions du sacro-spinal. i° Portion lombo-sacrée. La masse
profonds. Les faisceaux externes, nés de la masse commune, sont commune est recouverte en arrière par l’aponévrose du grand
évidemment ascendans. Les tendons internes doivent-ils être dorsal, unie au feuillet postérieur du transverse et du dentelé
considérés de même? Il nous semble que non; car, au lieu de inférieur. La face antérieure recouvre une partie du sacrum.
faire mouvoir les côtes, ce seraient elles qui serviraient de point
d’appui, et les faisceaux tireraient, pour ainsi dire, à vide sur le (1) Planche 86.
MUSCLES DU DOS. 27
la portion sacrée du transversaire épineux, le feuillet moyen 20 Colonne transversaire du long dorsal. Son action générale, ré¬
de l’aponévrose du transverse, et les muscles inter-transversaires partie sur toutes les apophyses transverses lombaires et dorsales,
des lombes. En avant et en dedans, elle est en rapport avec la produit également l’érection du tronc avec ou sans inclinaison
portion lombaire du transversaire épineux et les apophyses latérale, suivant qu’un seul ou les deux côtés agissent à-la-fois.
épineuses correspondantes. En dehors elle est embrassée dans Le renversement du tronc en arrière a pour conséquence né¬
la gouttière de duplicature des deux feuillets postérieurs de l’apo¬ cessaire une ampliation des parois antérieures et latérales du tho¬
névrose du transverse. 2° Portion dorso-cervicale. Les muscles rax, qui déjà facilite les mouvemens de la respiration. Nous
sacro-lombaire et long dorsal, logés dans les gouttières costo- allons voir les autres colonnes musculaires y concourir d’une
vertébrales , sont revêtus en arrière par les dentelés postérieurs manière plus efficace.
et leur aponévrose d’union, qui changent en une gaine ostéo-
fibreuse et musculaire l’espace dans lequel ils sont contenus. 3° Colonne costale du long dorsal. Les sept ou huit faisceaux
A leur extrémité supérieure, ils sont recouverts par l’extrémité qui s’insèrent au col des côtes tirent en bas et en arrière sur leur
inférieure du splénius, et en ce qui concerne le transversaire et arc postérieur; ils ont pour double effet l’extension du tronc et
le cervical descendant, par l’angulaire. Leur face antérieure s’ap¬ l’augmentation du diamètre vertical de la poitrine.
plique sur les côtes, l’extrémité postérieure des intercostaux
externes, les surcostaux, le demi-épineux du dos, la portion 0
4 Sacro-lombaire. Le mécanisme de ses deux rangs opposés
dorsale du transversaire épineux, et pour les prolongemens cer¬ de faisceaux est certainement le plus obscur et le plus compli¬
vicaux, les deux complexus. Le sacro-lombaire lui-même est en qué. Que la série de faisceaux externes, ou la colonne ascen¬
partie recouvert en dedans par le ventre charnu du grand dor¬ dante, tire de haut en bas, le fait est clair, puisque tous les fais¬
sal. Le sillon qui les sépare donne passage aux nerfs et aux vais¬ ceaux et leurs tendons font suite à la masse lombo-sacrée. Mais
seaux qui gagnent les couches superficielles du dos. Dans l’écar¬ en est-il de même des faisceaux internes formant la colonne que
tement triangulaire que forment en haut les colonnes épineuse nous nommons ascendante? Il est évident qu’elle n’a rien de
et transversaire de ce dernier muscle, est reçue l’extrémité infé¬ commun avec la masse lombo-sacrée, nétant constituée que par
rieure des deux complexus et du demi-épineux du cou. les faisceaux qui s’insèrent aux côtes. Mais les côtes sont-elles ici
l’origine ou la terminaison des faisceaux, ou mieux, sont-elles
Action du sacro-spinal. En se portant au point de vue de la le point d’appui, l’insertion fixe des faisceaux, ou leur insertion
structure'générale de ce muscle, on le trouve formé d’un ventre mobile, distinction d’après laquelle leur contraction se ferait de
charnu inférieur d’une force considérable, qui s’appuie sur le haut en bas, dans le premier cas, et de bas en haut, dans le
sacrum et l’os coxal, et se divise en quatre colonnes ascendantes second. Supposons que la force agissante tire vers le bas: les
verticales, partagées en autant de faisceaux qu’il y a d’os à mou¬ deux colonnes du sacro-lombaire, dans ce cas, étant synergiques,
voir, ces faisceaux s’implantant successivement de bas en haut rien de plus simple que l’action de la colonne externe; mais
sur chacune des zones vertébro-costales qui échelonnent le l’interne ne pourra entrer en contraction qu’après que les côtes
squelette dans toute la hauteur du tronc. Le fait le plus général auront été fixées par la première; et encore sur quoi tirerait-
de la contraction de chacune de ces colonnes multifides est de elle, puisqu’il n’y a plus d’autres tendons au-dessus? Évidem¬
tirer les vertèbres et l’arc postérieur des côtes, leurs insertions ment ce ne pourrait être que sur la masse charnue médiane
mobiles, vers le bassin, leur insertion fixe. Mais comme, en raison résultant de la fusion commune des deux colonnes de faisceaux ;
de la convexité postérieure du thorax, qui forme pour la série pour que ce mouvement pût avoir une utilité, il faudrait qu’il
des faisceaux une longue courbe de réflexion analogue à celle ne s’exécutât que progressivement de bas en haut, par étages, et
des extrémités articulaires des os des membres, elles s’enroulent alors chacune des côtes se trouvant d’abord fixée par son fais¬
autour de cette cavité, en même temps quelles abaissent les ceau externe propre, servirait de point d’appui à son faisceau
vertèbres et les côtes, elles les tirent en arrière, d’où résulte le interne, qui lui-même augmenterait d’autant l’action des fais¬
redressement ou Yextension du tronc. L’importance de ce mou¬ ceaux externes situés au-dessus, et ainsi de suite, des côtes infé¬
vement explique le volume considérable de la masse lombo- rieures aux supérieures. Telle est au moins l’idée que l’on peut
sacrée dans l’homme, en vue de la station bipède. Mais à cet se faire de ce mouvement ; mais il est lent et saccadé. Toutefois, il
effet, le seul qui ait frappé les physiologistes, nous pensons qu’il est possible qu’il s’opère ainsi pour l’extension du tronc, dans la
s’en joint nécessairement un autre sur la respiration. Pour com¬ station verticale; mais il ne doit pas être le seul, car alors on ne
prendre ce double mécanisme, l’action si compliquée du sacro- concevrait pas pourquoi tous les faisceaux internes ne tireraient
spinal demande à être étudiée séparément : i° dans la colonne pas, comme tous les autres, leur origine de la masse lombo-
spinale du long dorsal ; 20 dans ses deux colonnes transversaire sacrée , ce qui, pour une action commune, sem lerait devoir
et costale ; 3° dans le sacro-lombaire. produire un résultat à-la-fois plus énergique et plus prompt.
Que si maintenant nous supposons que la force agissante tire
i° Colonne spinale du long dorsal. Dans la portion inférieure vers le haut, l’induction physiologique se trouvera bien mieux
(inter-épineux dorso-lombaires), les faisceaux appuyés sur l’aponé¬ d’accord avec la structure anatomique. Le point d’appui de la
vrose du long dorsal produisent, en se contractant, des courbes, colonne de faisceaux internes sera pris sur les vertèbres cervi¬
renfermées les unes dans les autres, qui déterminent l’inflexion cales par le prolongement supérieur, qui alors va justifier le
latérale en arc de cercle de la portion dorsale du rachis, en nom de cervical descendant qui lui aurait été donné si heureu¬
faisant saillir et inclinant le corps des vertèbres du côté opposé. sement par Diemerbroek. Tous les faisceaux qui font suite seront
Les tendons cervicaux produisent le renversement de la nuque également descendans, comme l’indique leur direction. Ils tire¬
en arrière du même côté. Si les deux colonnes spinales se con¬ ront alors sur les côtes, devenues insertions mobiles, leur point
tractent simultanément, l’extension de la colonne épinière est d’appui, d’abord assez faible en haut, se trouvant sucessive-
directe. ment renforcé par un plus grand nombre de faisceaux à me-
28 MUSCLES DU DOS.
sure quêtant plus inférieurs ils deviennent plus volumineux. Ce muscle procède, 10 des apophyses épineuses des vertèbres
Le sacro-lombaire étant ainsi analysé, son action paraîtra dorsales, à commencer de la sixième ou huitième en remontant
beaucoup moins équivoque. i° Sous le rapport de la station. La jusqu’à la septième cervicale, et des ligamens inter-épineux qui
colonne des faisceaux externes abaisse les côtes en les tirant, les unissent; i° du ligament cervical postérieur jusqu’au niveau
d’après la courbe du thorax, d’autant plus en arrière que leur de la troisième vertèbre cervicale. Cette insertion se fait par une
position relative dans l’échelle commune est plus élevée, et par succession de fibres aponévrotiques, qui augmentent progressi¬
conséquent elle redresse le tronc, ou concourt à son extension. vement de longueur de haut en bas, et composent inférieure¬
Elle est, sous ce rapport, l’auxiliaire des colonnes du long dor¬ ment une membrane triangulaire, à sommet aigu, comme pour
sal, et comme elles, élargit sur les côtes les mouvemens que celles- le trapèze. Les fibres musculaires qui en naissent montent paral¬
ci exécutent sur les vertèbres. Elle contribue pour une plus lèlement de bas en haut et de dedans en dehors, d’autant plus
grande part aux inclinaisons latérales dans les contractions par¬ longues et plus verticales quelles sont plus inférieures. Le mus¬
tielles d’un seul côté. 20 Sous le rapport de la respiration. Le sacro- cle en se développant contourne la saillie latérale des complexus,
lombaire, comme le long dorsal, contribue déjà à la respiration et devient graduellement plus épais en se rapprochant de ses
par cela seul qu’il facilite l’ampliation de la poitrine; mais cha¬ attaches supérieures. A deux pouces de l’insertion spinale com¬
cune de ses rangées nous paraît produire ici une action spé¬ mence la séparation des deux splénius. Celui du cou, qui fait
ciale. Si l’on se rappelle que les tendons ascendans s’insèrent de suite aux trois vertèbres inférieures, se partage en autant de fais¬
bas en haut, du bord inférieur au bord supérieur des côtes, et ceaux, d’où naissent de forts tendons qui s’implantent sur le
que les tendons descendans s’implantent de haut en bas sur le tubercule postérieur des apophyses transverses des trois pre¬
bord opposé, de sorte qu’ils s’enroulent sur les côtes extrêmes mières vertèbres cervicales; le faisceau qui se rend à l’atlas est
en sens inverse, il résulte de cette double disposition que les le plus volumineux. Le splénius de la tête, d’abord très large
uns abaissant les côtes, les autres les élèvent; et que, dans les inférieurement, se rétrécit à la partie supérieure, et s’insère,
deux cas, les côtes, par le déroulement des tendons, subis¬ par de courtes fibres aponévrotiques, sur la moitié externe de
sent un léger mouvement de torsion sur leur axe de haut en l’empreinte rugueuse située au-dessous de la ligne courbe supé¬
bas et d’avant en arrière, ou de bas en haut et d’arrière en avant. rieure de l’occipital, sur la portion mastoïdienne du temporal
Or, le point d’insertion de la puissance étant très rapproché du et sur le bord postérieur de l’apophyse mastoïde, sous et derrière
point d’appui articulaire, tandis que le levier de la résistance l’attache du sterno-cléido-mastoïdien.
est très long, le plus faible mouvement de torsion de l’arc pos¬
térieur détermine un déplacement considérable à l’extrémité de Connexions. Le splénius est le plus superficiel des muscles
l’arc antérieur. Gomme conséquence de cette torsion, la colonne propres de la nuque. Sa face postérieure est recouverte par le
ascendante, abaissant les côtes en arrière, les élève en avant, et trapèze, le petit dentelé postérieur supérieur, et le rhomboïde;
concourt à l’inspiration, renforcée dans ce mouvement par les près de son attache supérieure, elle est sous-cutanée. Sa face
autres colonnes d’extension du long dorsal; et la colonne des¬ antérieure est appliquée sur les deux complexus, et en partie sur
cendante, élevant les côtes en arrière, les abaisse en avant, et le transversaire et l’extrémité supérieure du long dorsal. Son bord
concourt à l'expiration. Les colonnes antagonistes ne peuvent interne, écarté en dehors à partir de la troisième vertèbre cervi¬
plus se contracter qu’alternativement. Telle est au moins l’idée cale, laisse entre lui et son congénère un espace triangulaire,
qu’il nous semble que l’on peut se faire des usages du sacro- dans lequel l’extrémité supérieure des grands complexus est en
lombaire. Elle n’a à la vérité qu’une valeur d’opinion fondée sur contact avec les trapèzes. Son bord externe est en rapport en haut
l’examen de la structure : mais il en est de même de la plupart avec l’attache supérieure du sterno-cléido-mastoïdien, au milieu,
des muscles, car il en est bien peu dont les contractions aient avec l’angulaire, qui le contourne pour revêtir une partie de
été vues directement. la face postérieure.
Insertions, direction. Ce muscle naît par autant de tendons, DU PETIT COMPLEXUS. (i)
i° de la face postérieure des apophyses transverses des cinq MASTOÏDIEN LATÉRAL [jriNSL.)-, TRACHÉLO-MASTOIDIEN (CHAUSS.)\ PARVUS
premières vertèbres dorsales, et parfois même des suivantes, COMPLEXUS; TRACHELO-MASTOIDEUS.
sixième, septième, et jusqu’à la huitième, en-dedans de l’attache
des tendons du long dorsal et du transversaire; 2° des tuber¬ Membraneux,grêle, déformé triangulaire,le petit complexus
cules postérieurs des apophyses articulaires et de l’angle ren¬ est situé en dehors du précédent, à la partie latérale et posté¬
trant , qu’ils forment avec la racine postérieure des apophyses rieure du cou.
implantation, la face libre des apophyses, et se dirigent obli¬ troisième, et le plus souvent de la seconde et de la première des
quement de bas en haut et de dehors en dedans, réunis par les vertèbres dorsales ; toutefois ces premières insertions manquent
fibres musculaires des faisceaux auxquels ils donnent naissance. chez quelques sujets. 2° De la partie supérieure des tubercules
Ceux de ces faisceaux qui naissent des apophyses dorsales con¬ articulaires et de l’angle rentrant qu’ils forment avec les racines
vergent en commun vers la partie inférieure et moyenne du postérieures des apophyses transverses des vertèbres cervicales,
cou, en se recouvrant un peu de haut en bas par leurs bords de la septième à la quatrième ou la troisième. Ces insertions se
adjacens. Les trois inférieurs s’unissent en commun pour former font par de minces bandelettes aponévrotiques, unies par des
le ventre inférieur de la portion digastrique, et se rendent sur fibres musculaires très déliées; souvent elles sont remplacées par
son tendon mitoyen. Ce ventre est uni le plus souvent par un deux petites cordelettes tendineuses parallèles ; mais, dans tous
assez fort trousseau de fibres musculaires avec la partie supé¬ les cas, elles adhèrent, à leur origine, avec celles du grand com¬
rieure du long dorsal ; parfois aussi il adhère au transversaire. plexus. Des fascicules plats qui en naissent, les inférieurs , les
Le tendon, mince et funiculaire, dirigé verticalement, de deux plus longs et les plus épais, sont presque verticaux; les autres
pouces environ de hauteur, correspond à la partie inférieure du diminuent de longueur et augmentent d’obliquité à mesure qu’ils
cou. A son côté interne, il est renforcé par un faisceau né, par sont plus supérieurs. Ils s’unissent par leurs bords, montent
un ou deux tendons , des apophyses épineuses , soit de la sep¬ verticalement en s’épaississant, et convergent vers un sommet
tième vertèbre cervicale, ou de celle-ci et de la première dor¬ commun, qui s’insère par un tendon élargi sur le bord posté¬
sale, souvent même des seconde ou troisième dorsales, mais très rieur et inférieur de l’apophyse mastoïde. Le plus ordinaire¬
rarement des sixième ou cinquième cervicales. A la partie externe ment une légère intersection aponévrotique parcourt les fibres
du même tendon mitoyen se rencontre ordinairement un autre du petit complexus à peu de distance de son implantation.
tendon, aplati, qui reçoit les faisceaux des deux ou trois pre¬
mières vertèbres dorsales. Tous deux contribuent à donner nais¬ Connexions. Ce muscle-, contournant le grand complexus, sa
sance aux fibres du ventre supérieur: celui-ci monte verticale¬ face interne et antérieure est appliquée sur ce dernier; en haut,
ment, en s’élargissant, pour s’insérer à l'occipital; à deux pouces elle est en rapport avec l’extrémité des obliques de la tête et du
de son attache, il est partagé transversalement par une inter¬ ventre postérieur du digastrique. Sa face externe et postérieure est
section aponévrotique. La portion externe procède des cinq at¬ en contact, dans la moitié supérieure, avec le splénius, et dans
taches cervicales ; les tendons sont plus ou moins unis à ceux l’inférieure, avec le transversaire.
divisés dans leur trajet par la ligne d’intersection commune. Ils rement la tête de son côté, sans lui communiquer de rotation.
convergent tous vers l’implantation occipitale, et le ventre charnu Si les deux entrent en action, ils contribuent à l’extension directe
gouttières vertébrales entre les apophyses articulaires et les apo¬ il s’élargit de nouveau à la naissance du cou. Aussi Winslow et
physes épineuses. La colonne postérieure ou superficielle est for¬ quelques anatomistes avant lui, en ont-ils fait trois muscles dif-
mée par les demi-épineux du cou et du dos, et la colonne anté¬ férens , un pour chaque région. La structure du transversaire
rieure ou profonde par le transversaire épineux proprement dit. épineux est très compliquée. La portion lombo-sacrée ( muscle
sacré des anciens anatomistes) remplit toute la gouttière du
sacrum jusqu’à l’arcade osseuse qui sépare les deux derniers
i° DEMI-EPINEUX DU COU. (0 trous sacrés, environnée à ses attaches par l’expansion de la masse
M. SPINATUS (RIOL.); SPINALIS CERVICIS {ALBIN.). commune du sacro-spinal. Les faisceaux internes et inférieurs
sont d’abord très courts; les autres s’alongent graduellement en
Situation, insertions. Muscle plat, assez épais, en forme de devenant externes et supérieurs. Implantés entre les tubercules
triangle alongé, situé dans la portion cervico-dorsale de la articulaires et les apophyses épineuses, ils adhèrent aux ligamens
gouttière vertébrale. Il naît du bord supérieur, et près la base sacro-iliaques postérieurs et aux ligamens propres du sacrum.
des apophyses transverses des cinq ou six premières vertèbres Cette portion musculaire, d’abord très mince inférieurement,
dorsales par Un pareil nombre de tendons aplatis, auxquels devient fort épaisse aux lombes. A partir de ce point, la dispo¬
succèdent des faisceaux unis par leurs bords, qui montent obli¬ sition générale du muscle est uniforme. Considéré dans sa tota¬
quement de dehors en dedans , et s’insèrent de chaque côté par lité , on le voit évidemment composé de faisceaux obliques,
quatre tendons incomplètement isolés à l’un des sommets des dont les tendons extrêmes s’insèrent d’une vertèbre à la seconde,
tubercules bifides des apophyses épineuses des vertèbres cervU située au-dessus , de sorte que la vertèbre intermédiaire se
cales de la cinquième à la seconde. Le tendon supérieur qui s’at¬ trouve franchie sans insertion apparente; mais ces premiers
tache à l’axis est de beaucoup le plus considérable ; il forme le faisceaux ne sont que superficiels, et ils en recouvrent d’autres
point convergent du triangle, et reçoit à lui seul les faisceaux des plus profonds et plus courts. L’insertion inférieure des fais¬
deux ou trois premières insertions dorsales. Ce muscle adhère ceaux superficiels se fait par de forts tendons funiculaires, au
souvent, par un mélange de fibres , avec la portion cervicale du sacrum, aux lombes et aucou, sur les tubercules articulaires, et
transversaire épineux, sur laquelle il s’applique, et avec le demi- au dos, au bord supérieur de la base de l’apophyse transverse,
épineux du dos, qui lui fait suite. point correspondant aux tubercules articulaires pour cette ré¬
gion. C’est à cette disposition que répond le nom d’arfj'cu/eure
a" DEMI-EPINEUX DU DOS. (2) épineux, donné à ce muscle par M. Cruveilhier. L’insertion supé¬
rieure a lieu, dans toute la hauteur, par l’intermédiaire d’un
M. SEMI-SPINOSUS; SEMI-SPINALIS DORSI {ALBIN.).
tendon rubané, qui s’attache sur les côtés du tubercule des apo¬
physes épineuses. Ces faisceaux se confondent par leurs bords,
Situation, insertions. Mince, plat, en forme de rhombe très
et, par leur face postérieure plane, entremêlent dans un grand
alongé, ce muscle, qui, suivant la remarque d’Albinus, forme
nombre de points leurs fibres avec ceux de la portion spinale
la continuation du précédent, moins épais, long, grêle, plus
du long dorsal et des demi-épineux du cou et du dos. Si on les
aponévrotique que charnu , procède inférieurement, par cinq
sépare mécaniquement, on trouve au-devant d’eux un second,
ou six tendons du bord supérieur et près de la base des apo¬
puis un troisime plan de fascicules , d’autant plus courts qu’ils
physes transverses dorsales, de la cinquième ou sixième à la
sont plus immédiatement en contact avec les vertèbres. Les
onzième. Ses faisceaux, également asçendans,réunis parleurs
moyens s’implantent de la base des apophyses articulaires sur
bords, et presque verticaux, remontent la hauteur d’environ
les côtés des apophyses épineuses, en envahissant plus ou moins
cinq vertèbres , et s’implantent par cinq ou six tendons aux apo¬
sur les lames vertébrales ; les plus courts s’étendent seulement
physes épineuses des deux dernières vertèbres cervicales et des
d’une lame vertébrale à celle qui est placée au-dessus. Tous ces
trois ou quatre premières dorsales.
faisceaux, à divers plans , adhérant par leurs faces adjacentes,
Les deux muscles demi-épineux du cou et du dos ne sont autres
forment, par leur intrication, une masse commune; la direction
que les longs faisceaux décrits, par les anatomistes français les
est la même pour tous, oblique de bas en haut, et de dehors en
plus modernes, comme formant la couche superficielle du trans¬
dedans.
verse épineux.
Situation, configuration. Muscle long, épais et rubané, plus ment des faisceaux séparés , soit en arrière de la clavicule à l’oc¬
étroit à son milieu qu’à ses extrémités, contourné sur lui-même, cipital (Meckel), ou en avant du sternum, à l’angle de la mâ¬
situé obliquement surles parties latérale et antérieure du cou, en choire inférieure (Brugnone). Ces différentes dispositions ne
s’étendant du sternum et de la clavicule à l’apophyse mastoïde. font que rappeler l’organisation normale de certains animaux.
Insertions, direction, fasciculation. Ce muscle se compose de Action. Le sterno-cléido-mastoïdien , s’appuyant sur le thorax
deux faisceaux, l’un sternal et l’autre claviculaire, accolés et fixé par le grand droit abdominal, est principalement fléchisseur
confondus en haut, isolés seulement en bas, et dont Albin us, à de la tête sur le cou , et du cou sur le thorax. Mais en raison de
l’exemple de quelques anatomistes, avait fait deux muscles parti¬ l’enroulement en diagonale qu’il décrit autour de la saillie des
culiers, distinction justifiée par l’exemple de quelques mammi¬ muscles profonds, en même temps qu’il fléchit la tête en avant,
fères, chez lesquels ces faisceaux sont entièrement séparés. Par il l’incline de son côté, et, de plus, tourne la face et l’élève un peu
son extrémité inférieure, point fixe le plus habituel, il forme du côté opposé. Sous ces divers rapports , on voit qu’il est l’anta¬
une large base; l’attache interne, épaisse et funiculaire, naît goniste du splénius. Si les deux sterno-mastoïdiens agissent simul¬
au-devant de l’extrémité supérieure du sternum, par un tendon, tanément, la flexion de la tête et du cou est directe.
Connexions. Sa face antérieure, recouverte par le pharynx, est Connexions. Sa face antérieure est recouverte en partie par le
en rapport avec l’artère carotide , la veine jugulaire interne, le grand droit antérieur, et, dans le reste de son étendue, est en
nerf pneumo-gastrique , le ganglion cervical supérieur et les rapport avec le pharynx ou l’œsophage, l’artère carotide, la veine
rameaux qui en naissent. Sa face postérieure recouvre une par¬ jugulaire interne, et les filets de communication des ganglions
tie des vertèbres correspondantes, les articulations occipito et cervicaux. Sa face postérieure est appliquée sur les vertèbres et
axoïdo-atloïdiennes, le petit droit antérieur et une portion du leurs disques intermédiaires. Son bord externe, en regard des
long cou. deux premières vertèbres dorsales, est séparé du scalène anté¬
rieur par un espace de forme triangulaire que traversent l’artère
Action. Le muscle grand droit fléchit la tête sur le cou, et, vu et la veine vertébrales.
son obliquité, incline légèrement la face de son côté. Gomme dans
tous les cas analogues, la contraction simultanée des muscles Action. Elle varie pour chaque assemblage de faisceaux. Le
des deux côtés produit la flexion directe. premier fléchit l’atlas sur l’axis, et lui imprime un léger mouve¬
ment de rotation, qui tourne la face de son côté. Le second,
tirant en sens inverse sur les apophyses transverses , tend à leur
DU PETIT DROIT ANTERIEUR DE LA TÊTE, (i)
faire exécuter un mouvement de rotation qui incline la face du
PETIT TRACHÉLO-SOUS-OCCIPITAL ( CHAUSS.)-, M. RECTUS CAPITIS ANTIC. côté opposé. Enfin le troisième assemblage de faisceaux, en refou¬
MINOR (MORGAGN1).
lant les disques intervertébraux, a pour objet de fléchir latérale¬
ment la colonne cervicale sur elle-même. Cette action représente
Très petit muscle quadrilatère, aplati, situé en haut de la face
encore, à peu de chose près, la résultante moyenne des trois
antérieure du cou. Il naît de la racine de l’apophyse transverse et
forces. Il est inutile d’ajouter que la contraction des muscles des
de l’arc antérieur de l’atlas, par de courts filamens aponévro-
deux côtés produit la flexion directe.
tiques. Ses fibres parallèles montent obliquement en dedans, et
s’implantent sur l’apophyse basilaire et sur le cartilage de la
suture pétro-basilaire. Recouvert en avant dans ses deux tiers
DES MUSCLES SCALÈNES. (0
COSTO-TRACHÉLIENS (CHAUSS ); MUSCULI SCALENI; LEVATORES COSTARUM
internes, par l’insertion supérieure du grand droit, sur son tiers
LONGI.
externe repose le ganglion cervical supérieur. En arrière, il re¬
couvre le ligament occipito-atloïdien antérieur,et en partie l’arti¬ Situation, configuration. Lesscalènes, muscles longs,conoïdes,
culation occipito-atloïdienne. Lepetitdroit contribue légèrement fusiformes, sont situés sur les parties latérales de la colonne cer¬
à fléchir la tête de son côté. vicale du rachis. Etendus des apophyses transverses de cette
région aux deux premières côtes, M. Cruveilhier les considère
DU LONG DU COU. (2) comme étant les longs transversaires du cou. En raison du
PRÉ-DORSO-ATLOIDIEN (CH AV SS.); M. LONGUSCOLLI. parallélisme de leurs faisceaux et de leur isolement accidentel
plus ou moins complet, il est facile d’en varier le nombre sur
Situation. Ce muscle, alongé, plat, fasciculé, est situé sur les divers sujets. Ainsi Albinus en comptait cinq, Sabatier trois,
parties latérales du cou, dans les gouttières latérales des ver¬ Chaussier n’en admettait qu’un seul; Sœmmerring et M. Meckel,
tèbres, étendu verticalement depuis l’atlas jusqu’au tiers supé¬ au contraire, reviennent au nombre trois, et le dernier en signale
rieur de la colonne dorsale. encore autant de surnuméraires, dont l’existence est plus ou
moins accidentelle. La plupart des anatomistes français n’en
Division, insertions, fasciculation. Il se compose, suivant la reconnaissent que deux, l’un antérieur et l’autre postérieur.
plupart des auteurs, de deux, et, d’après M. Cruveilhier, de Cette division étant à-la-fois la plus évidente en anatomie, et la
trois systèmes de faisceaux, formant en quelque sorte trois seule féconde en applications chirurgicales, c’est celle à laquelle
muscles distincts, quoique unis entre eux. i° Trois fascicules nous nous arrêtons.
nés, par des tendons plats, des tubercules antérieurs des apo¬
physes transverses des cinquième , quatrième et troisième ver¬ DU SCALÈNE ANTERIEUR.
tèbres cervicales. Ils se réunissent en un faisceau unique qui
monte obliquement en dedans, et vient se fixer au tubercule Insertions , fasciculation. II procède du tubercule situé au mi¬
antérieur de l’atlas. 20 Trois fascicules, qui proviennent du corps lieu de la face supérieure et sur le bord interne de la première
des trois premières vertèbres dorsales , se dirigent en haut et en côte, par un fort tendon qui s’épanouit en un cône aponévro-
dehors, et s’implantent au tubercule antérieur des apophyses tique, des bords et de la cavité duquel naissent les fibres char¬
transverses des quatrième et troisième vertèbres cervicales. nues. A partir de cette insertion, le muscle monte obliquement
3° Six ou sept fascicules qui procèdent, par des tendons aponé- en arrière et en dedans. D’abord fusiforme, il s’aplatit et se divise
en quatre faisceaux superposés, qui augmentent de longueur de
bas en haut. De ces faisceaux procède unpareilnombrede tendons existence est de quelque intérêt, en ce qu’il traverse ordinairement
qui viennent s’implanter au tubercule antérieur et sur la lèvre en diagonale l’intervalle des deux grands scalènes, en séparant
correspondante de la gouttière des apophyses transverses des ver¬ les unes des autres les branches supérieures et inférieures des
tèbres cervicales, de la sixième à la troisième. Parfois quelques nerfs cervicaux qui forment le plexus brachial. L’autre faisceau
faisceaux accidentels vont s’insérer aux tubercules postérieurs. (scalenus lateralis), également né de la première côte, et accolé
au scalène postérieur, n’offre d’ailleurs rien de remarquable.
séparent de la clavicule et croisent sa direction ; au-dessus il est sur les côtes, concourent puisamment à fléchir la colonne cervi¬
en rapport avec le sterno-cléido-mastoïdien , l’omoplate-hyoï- cale de leur côté. Le scalène postérieur surtout, qui remonte
dien , les artères cervicales, transverse et ascendante, et le nerf très haut, produit plus efficacement cet effet. La flexion directe
diaphragmatique. La face postérieure de ce muscle limite en est le résultat de la contraction simultanée des muscles des deux
avant un espace en forme de triangle alongé, à base inférieure, côtés. Enfin, en tirant en sens inverse, les scalènes, prenant leur
compris entre les deux scalènes , et sensible au toucher sous la point fixe sur les vertèbres, soulèvent les deux premières côtes,
peau. Cet espace est traversé en bas par l’artère sous-clavière, et, dans ce cas, font partie des muscles inspirateurs.
SECTION DEUXIÈME.
L’appareil locomoteur de la tête, dont les usages sont à-la-fois La classification d’Albinus, par régions circonscrites, adoptée
si importans et si variés, est assurément, de toutes les frac¬ par Bichat et son école, offre le grave inconvénient d’isoler, sous
tions de la myologie générale, celle qui offre le plus d’intérêt. un simple point de vue de localité, les diverses parties d’un
Dans un sujet qui renferme de si nombreux détails, il serait même appareil qui, dans la nature, tendent à se lier pour l’exé¬
utile de coordonner les muscles dans un ordre méthodique, cution de mouvemens communs. L’analyse des divers méca¬
d’après leur situation et leurs usages, de manière à en faciliter nismes nous présentera un cadre plus fécond en applications
l’étude, et à rappeler à la mémoire le plus grand nombre de physiologiques.
faits. La disposition adoptée par quelques auteurs, qui se con¬ D’après ce que nous savons déjà de l’architecture de la tête
tentent de présenter les muscles les uns après les autres, n’ayant
qu’une valeur d’énumération, est complètement insignifiante. (l) Planche 88.
36 MUSCLES DE LA FACE.
ostéologique, la face est percée, pour les organes des sens , de triangulaire du nez, qui du reste se confond avec les releveurs; l’un
sept orifices, autour desquels doivent se grouper des muscles qui de ces derniers les dilate en haut, et de plus elles ont latérale¬
les ouvrent ou les ferment plus ou moins complètement à vo¬ ment en bas un petit muscle dilatateur.
lonté. Si cet appareil musculaire n’avait pas d’autre usage, il Enfin, de l’oreille externe procèdent trois petits muscles peau¬
faudrait, à l’exemple de M. Meckel, en renvoyer la description ciers, antérieur, supérieur et postérieur, qui participent au jeu de
à celle des organes des sens ; mais il n’en est pas ainsi. Les mus¬ la physionomie.
cles faciaux, adhérens à la peau dans toute l’étendue de leur
face extérieure, et prolongés, par des appendices, sous le cuir PEAUCIERS DU CRANE.
chevelu et sur le cou, forment en commun un masque mo¬
bile , appareil d’expression des idées et des passions. Ces mus¬ DE L’ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES. W
cles que, d’après l’expression de M. Cruveilhier, nous appelons PALPÉBRAL (niCH.)- MAXILLO-PALPÉBRAL {DUM.); NASO-PALPÉBRAL {CHAÜSS.)-r
peauciers, forment la première série des muscles de la tête. Une DUO PALPEBRARUM MUSCULI (FES.)-, M. SPHINCTER PALPEBRARUM
deuxième série comprend ceux qui meuvent la mâchoire infé¬ ( MOLlNETTI) ; ORBICULARIS OCULI ( SANTORINI ).
plan moyen. petit muscle, comme l’ont pensé beaucoup d’anatomistes d’après
Eustachi, n’est réellement qu’une continuation du frontal, ou,
3° Aponévrose épicrânienne. Cette vaste enveloppe fibreuse en d’autres termes, son attache médiane. C’est donc à tort que
recouvre toute la partie supérieure de la tête, et forme le lien l’usage s’est introduit de le décrire isolément. Sa forme est trian¬
commun de ses petits faisceaux musculaires peauciers quelle gulaire. Sa base supérieure, tout-à-fait arbitraire, est prise aux
isole dans leurs mouvemens partiels, et dont elle communique dépens de la partie inférieure du frontal. Il descend, en s’amin¬
et rassemble l’action pour un mouvement commun. Etendue de cissant, sur l’os propre du nez , parallèlement à son congénère.
l’un à l’autre des muscles frontal et occipital, elle s’insinue au Séparés l’un de l’autre supérieurement par un sillon celluleux
milieu entre leurs faisceaux , et latéralement revêt les muscles qui fait suite à la languette médiane de l’aponévrose, tous deux
temporaux , et sert d’attache aux auriculaires. Ses fibres, d’un s’unissent inférieurement, et s’épanouissent en commun sur l’apo¬
aspect resplendissant, sont parallèles entre elles, et dirigées d’a¬ névrose du triangulaire du nez. Recouvert par la peau, le muscle
vant en arrière sur le sinciput. Sur les tempes, la direction la pyramidal recouvre le sourcilier, la bosse nasale, la suture fronto-
plus évidente est celle de fibres verticales traversées par des nasale et l’os propre du nez.
courbes horizontales. A la surface externe de cette aponévrose
rampent les nombreux rameaux des artères et des veines fron¬ Action. On a considéré ce muscle comme un élévateur de
tales , temporales et occipitales , et les filamens des nei'fs qui les aile du nez ; mais rien ne prouve qu’il puisse avoir cet usage.
accompagnent. Sa fonction réelle est de servir de point fixe au muscle frontal.
Les trois portions de l’occipito-frontal, unies seulement au M. Cruveilhier pense qu’il abaisse l’angle interne du sourcil et
péricrâne par un tissu cellulaire lâche, adhèrent, au con¬ la peau intermédiaire aux deux sourcils, et que, sous ce rapport,
traire, fortement au cuir chevelu , au point qu’il est souvent il concourt à l’expression de la physionomie.
sier le considérait comme l’une des origines ou attaches supé¬ pières , la peau et les muscles avec lesquels il entremêle ses
rieures de l’orbiculaire. fibres, l’élévateur propre recouvre en arrière les vaisseaux sous-
orbitaires, une partie du canin et du myrtiforme. Il est séparé
du premier de ces deux muscles par un intervalle triangulaire
DE L’ELEVATEUR COMMUN DE L’AILE DU NEZ
rempli d’un tissu cellulaire adipeux, au travers duquel rampent
ET DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE. (3) les vaisseaux.
Le petit zygomatique réunit l’un à l’autre les deux orbiculaires DU RELEVEUR DU MENTON, (i)
palpébral et buccal, et les sollicite à se contracter simultané¬
HOITPPE DU MENTON; INCISIF INFÉRIEUR (JTINSL.); ELEVATOR LABIl
ment. Il manque parfois chez certains sujets. INFERIORIS ( COWPER).
DU CANIN. (2)
DU CARRE DE LA LÈVRE INFERIEURE. (2)
SUPER-MAXILLO-LABIAL (DUM.); PETIT SUS-MAXILLO-LABIAL (CHAUSS.);
M. LEVATOR ANGULI ORIS (ALBIN.); CANINUS. ABAISSEUR DE LA LÈVRE INFÉRIEURE (S/CB.); MENTO-LABIAL (CHAUSS.);
DEPRESSOR LABIl INFERIORIS (ALRIN.).
gulaire, et, dans le reste de son étendue, par la peau, à laquelle DU BUCCINATEUR. (i)
il adhère intimement, surtout à sa partie supérieure. En arrière,
ALVÉOLO-MAXILLAIRE [DUM.); BUCCO-LABIAL [CHAUSS.]-, M. BUCCÆ [COLUMB.)
le carré recouvre une partie de la mâchoire et de la houppe du BUCCINATOR.
menton, le nerf et les vaisseaux mentonniers, et le demi-orbi-
culaire inférieur. Les deux carrés convergeant l’un vers l’autre
Situation, configuration. Membraneux, mais assez épais, de
comprennent en bas, dans leur écartement, les deux houppes
forme quadrilatère, le buccinateur, situé à la partie moyenne et
du menton.
latérale de la face, s’étend de l’un à l’autre des os maxillaires,
et forme spécialement la couche musculaire de la joue.
Action. Le carré abaisse obliquement en dehors la moitié de
la lèvre inférieure de son côté ; mais, vu l’entre-croisement de
Insertions, direction. Il naît : i "en arrière, d’une aponévrose in¬
ses fibres internes au-delà du plan moyen, il tire un peu sur
termédiaire entre lui et le constricteur supérieur du pharynx.
l’autre moitié, de sorte qu’il incline la lèvre en entier vers lui. Si
Cette aponévrose est tendue entre le sommet de l’aile interne de
les deux muscles congénères se contractent simultanément, la
l’apophyse ptérygoïde et l’extrémité postérieure du bord alvéo¬
lèvre inférieure est moins abaissée, mais elle est fortement ten¬
laire inférieur. Elle donne naissance à deux feuillets : en arrière
due transversalement. Au reste, les deux carrés n’étant que la
et en dedans, l’aponévrose pharyngienne ; en avant, celle du
continuation, et, pour ainsi dire, la terminaison labiale des peau-
buccinateur. 2° De la surface externe du bord alvéolaire supé¬
ciers du cou, leurs mouvemens empruntent de ces derniers
rieur, suivant une ligne courbe, depuis la tubérosité maxillaire
presque toute leur énergie.
jusqu’en regard de la première dent grosse molaire. 3° De la
lèvre externe de la gouttière du bord alvéolaire inférieur, vis-à-
DU TRIANGULAIRE DES LÈVRES, (i) vis les trois dents grosses molaires. A partir de ces diverses in¬
sertions , les fibres de longueur inégale se dirigent toutes d’ar¬
MAXILLO-LABIAL (CHAVSS.); DEPRESSOR LABIORUM [COff'PER); DEPRESSOR
ANGULI ORIS [ALBIN.). rière en avant en convergeant vers la commissure; les moyennes
nées de l’attache postérieure et les plus longues, sont horizontales.
Configuration, insertions. Situé superficiellement à la partie Celles des deux bords alvéolaires deviennent de plus en plus
inférieure de la face, en dehors du précédent, mince, triangu¬ courtes, à mesure quelles procèdent d’une attache plus anté¬
laire, dirigé verticalement, ce muscle naît, par une large base, rieure. La direction des fibres supérieures est oblique de haut en
du bord de la mâchoire inférieure au-dessous de la houppe du bas et de dehors en dedans ; celle des inférieures l’est en sens
menton, et successivement, en montant en dehors, du bord in¬ inverse. Toutes ces fibres sont larges, ridées en zigzag, et se re¬
férieur de la ligne oblique externe jusqu’à un demi-pouce du vêtent par imbrication, de manière à pouvoir s’écarter dans les
masseter. De là ses fibres montent en convergeant vers la com¬ cas de distension du muscle. Elles adhèrent à l’aponévrose pro¬
missure des lèvres, les externes d’abord légèrement obliques pre , qui a pour objet de limiter l’écartement. Vers la commis¬
d’arrière en avant et de dehors en dedans ; les moyennes ver¬ sure, où le buccinateur se trouve rétréci en un sommet, il s’in¬
ticales et les internes en décrivant des courbes, dont l’inclinai¬ sinue dans l’épaisseur de l’orbiculaire sous les divers épanouisse-
son en arrière et en dehors est d’autant plus prononcée qu’elles mens des muscles élévateurs et abaisseursde l’angle des lèvres ,
se rapprochent davantage du plan moyen. Concentré en dehors et se confond avec eux. Quelques unes des fibres de ses bords
de la commissure, le triangulaire forme un ruban épais, de s’entre-croisent pour se mêler au-delà de la commissure avec
quatre lignes seulement de largeur, intimement uni à la peau le demi-orbiculaire opposé.
conjointement avec quelques-unes des fibres superficielles de
l’orbiculaire, confondu en dedans avec les fibres profondes de Connexions. Le buccinateur, situé profondément dans sa par
ce muscle et celles du buccinateur, et qui supérieurement re¬ tie postérieure, est en rapport médiat, par sa surface externe, avec
çoit les fibres du grand zygomatique, et se mêle avec le canin un grand nombre de parties, mais il en est isolé jusqu’à son tiers
qui semble former sa continuation. antérieur par son aponévrose. Cette membrane, dont l’épaisseur
diminue d’arrière en avant, resserre et contient les fibres mus¬
Connexions. Le triangulaire, dans sa moitié inférieure, est culaires. Au-delà le buccinateur est en rapport en arrière avec la
compris dans la duplicature des deux feuillets du peaucier, ou , branche de la mâchoire inférieure et le bord du masseter, dont
en d’autres termes, entre la couche sous-cutanée de ce muscle le sépare une couche adipeuse; au milieu avec une boule grais¬
et le carré de la lèvre inférieure dont les fibres croisent sa direc¬ seuse d’un volume variable suivant le degré d’embonpoint, mais
tion. Supérieurement il s’unit avec tous les muscles de la com¬ qui se rencontre toujours, même chez les sujets les plus mai¬
missure et avec la peau. gres. Cette masse graisseuse remplit le creux triangulaire de la
joue causé parla saillie du masseter, et sépare le buccinateur
Action. Ce muscle est l’abaisseur de l’angle des lèvres, et, du grand zygomatique et du risorius de Santorini. Parallèle¬
comme tel, il est l’antagoniste du canin et du grand zygomati¬ ment à la direction du muscle régnent les nerfs buccaux, les
que , fonction qui s’explique par leur fusion commune dans la rameaux de l’artère faciale transverse, et le canal de Sténon,
commissure, coïncidant avec la direction inverse de leurs atta¬ qui le traverse en regard de la seconde dent molaire, pour s’ou¬
ches osseuses. La même opposition se manifeste dans la part vrir sur la muqueuse buccale. A la commissure, le buccinateur
qu’ils prennent au jeu de la physionomie ; car le triangulaire s’insinue dans l’orbiculaire, sous le grand zygomatique, le ca¬
est l’agent des passions tristes, comme les deux autres le sont nin et le triangulaire. Dans ce point, l’artère et la veine maxil¬
des passions gaies. laires externes traversent sa direction. Enfin, par sa surface
(1) Planches 93, 94, 95, 96 (I) De buccinare, sonner de la trompette. — Planches 93, 94, 95, 96, 99.
MUSCLES DE LA FACE. 43
interne, ce muscle recouvre la membrane muqueuse de la mence inférieurement en dehors de l’aile du nez par un sommet
bouche,dont il est séparé par les glandules buccales. de deux lignes de largeur. Les auteurs le font naître seulement
d’une petite aponévrose implantée sur l’os maxillaire en dedans
Action. Le buccinateur a trois attaches fixes et une seule mo¬ de la fosse canine, derrière l’élévateur commun de l’aile du nez
bile à la commissure ; c’est donc sur l’angle des lèvres que doit et de la lèvre supérieure ; mais, par une dissection attentive, on
principalement porter son action. Toutefois, comme il occupe reconnaît que ce muscle, beaucoup plus épais à son extrémité
l’intervalle des bords alvéolaires, il peut,en se concentrant,s’ap¬ inférieure, est disposé sur trois plans : i ° des fibres superficielles,
pliquer contre les dents, i0 En tirant sur la commissure, ce muscle immédiatement sous-cutanées, qui s’implantent à la peau au-
détermine l’alongement transversal de la bouche, la tension et dessous et en dehors de l’aile du nez, conjointement avec celles
l’amincissement des lèvres, et le plissement de la peau de la joue des deux élévateurs de la lèvre supérieure, entre les épanouis-
en rides verticales. Le buccinateur, sous ce rapport, est l’antago¬ semens du petit zygomatique et du dilatateur de l’aile du nez.
niste le plus direct de l’orbiculaire, dont il distend les fibres 2° Des fibres moyennes qui traversent la direction de celles des
en ellipse. Le mouvement combiné des deux muscles a pour élévateurs avec lesquelles elles s’entre-croisent. 3° L’insertion
effet d’appliquer les lèvres et les joues contre les arcades den¬ osseuse déjà décrite et la seule signalée par les auteurs. A partir
taires. Appliqué à la mastication ; on conçoit que, s’exécutant de cette triple origine , ce muscle monte obliquement en dedans,
à-la-fois de haut en bas et de bas en haut, il a pour résultat passe sur le bord supérieur du cartilage de l’aile du nez, s’amincit
d’exprimer ou de déloger l’aliment des deux gouttières situées à mesure qu’il s’épanouit sur le cartilage latéral, et se termine
entre les joues et les bords alvéolaires, et de le reporter sous le en une large base par une aponévrose très mince,qui se confond,
plan de broiement des arcades dentaires. A cet effet actif il s’en sur le plan moyen, avec celle du côté opposé.
ajoute, dans certains cas, un autre absolument passif: si, la bouche
étant fermée, on fait avec la langue le vide dans la cavité buccale, Connexions. Le triangulaire du nez est recouvert par la peau
le buccinateur s’applique contre les dents, ou même se renverse à laquelle il adhère. Il recouvre le cartilage latéral, un peu celui
dans leur intervalle lorsqu’elles sont écartées ; c’est ce qui arrive de l’aile du nez, une petite portion de l’os maxillaire, et, par sa
dans le phénomène de la succion , soit de la salive ou des corps languette superficielle, les élévateurs avec lesquels il s’entremêle.
solubles. 2° Le mode de contraction du buccinateur de l’une à En haut, son bord supérieur est en rapport avec l’épanouisse¬
l’autre de ses insertions alvéolaires, ou en travers de sa direction , ment du pyramidal du nez.
n’a lieu que dans le cas où, la bouche étant remplie par une sub¬
Action. Son interprétation a été le sujet de nombreuses dissi¬
stance quelconque gazeuse , liquide ou solide, la joue s’arrondit
dences parmi les anatomistes, et, aujourd’hui même, elle n’est
en une saillie demi-sphérique au-dehors ; le muscle alors, dont
pas encore bien nettement déterminée.Riolan considère ce muscle
les fibres parallèles sont déplissées et élargies, a perdu un peu
comme un dilatateur de l’aile du nez ( qui alam naris dilatât sine
de son diamètre antéro-postérieur, et beaucoup augmenté en
elevatione nasi). Cowper en fait un élévateur de la même partie.
diamètre vertical, et forme une voussure analogue à celles du
Il est constricteur, d’après Spigel(constringens), ou compres¬
diaphragme. Par sa contraction, les fibres, de curvilignes, tendant
seur, suivant la dénomination d’Albinus. M. Cruveilhier pense
à redevenir rectilignes , la joue rentre en dedans, et les corps
que son action varie suivant que la forme de l’aile du nez est
étrangers sont chassés de la cavité buccale, soit à l’extérieur,
convexe ou concave en dehors, et qu’il est dilatateur dans le
brusquement ou par gradation, suivant que l’orbiculaire, étant
premier cas, et constricteur dans le second. Dans notre opi¬
entr’ouvert, offre plus ou moins de résistance, comme dans
nion , les usages de ce muscle diffèrent suivant son point fixe.
l’action de souffler et l’expuition d’un corps solide ou fluide,
i° S’il s’appuie sur son extrémité inférieure, il déprime l’aile du
soit en arrière, vers le pharynx, dans la déglutition.
nez et le cartilage latéral, et par conséquent il est constricteur
des narines ; 2° s’il est fixé à sa base, il devient, pour la peau de
PEAUC1ERS DU NEZ.
la commissure des lèvres, un auxiliaire des élévateurs obliques
en dedans, et pour l’aile du nez, il est dilatateur. Nous allons
Il faut comprendre sous ce nom les muscles qui concourent
voir, du reste, que cette dernière fonction est beaucoup mieux
spécialement à dilater ou rétrécir les narines. Quelques-uns, qui
remplie par un petit muscle spécial.
ont encore d’autres usages,nous sont déjà connus : ce sont, l’abais-
seur de l’aile du nez, le naso-labial et le petit faisceau alaire de
l’élévateur commun. Il ne nous reste plus que le triangulaire et DU DILATATEUR DE L’AILE DU NEZ. (.)
surtout le dilatateur de l’aile du nez. Nous avons décrit en son lieu
C’est le nom qui nous a paru convenir à un petit muscle tou¬
le pyramidal, qui n’a qu’un rapport de situation avec le nez par
jours distinct, et même très apparent, chez les sujets vigoureux,
sa voûte osseuse, et n’exerce aucune action sur la partie mobile
placé en dehors et en arrière de l’aile du nez. Parfois il est rem¬
de cet organe.
placé par un faisceau triangulaire assez épais , composé de
fibres convergentes , qui se détache du bord interne des éléva¬
DU TRIANGULAIRE DU NEZ. (i) teurs, et se rend horizontalement à l’aile du nez. Ce faisceau lui-
MAXILLO-NASAL (DUM.); SUS-M AXILLO-N AS AL (CHAUSS.y, TRANSVERSAL même , quoique moins complètement isolé, diffère très peu du
{CRVF.y, ELEVATOR ÀLÆ NASI (COJFPER); TRANSVERSÜS (SANTORINI); muscle normal.
COMPRESSOR NÀRIUM {ALBIN.).
Ce dernier naît, par une courte attache fibreuse, verticale,
dans une hauteur de deux à trois lignes, de la partie postérieure
Situation, configuration. Ce
petit muscle membraneux est situé
de la face externe du cartilage de l’aile du nez. Dès son origine, il
en travers sur la partie latérale et moyenne du nez. Il com¬
se divise en trois petits faisceaux divergens entre eux, et dans les
f1) Planches 93, 94, 95. (1) Planches 93, 94, 95.
MUSCLES DE LA FACE.
44
Inférieurement,il se perd dans le tissu cellulaire sous-cutané,
fibres qui les composent; un supérieur, ascendant ; un médian ,
au-dessus de l’apophyse zygomatique. Recouvert par la peau, ce
sensiblement horizontal ; et un inférieur, descendant. Les deux
muscle recouvre l’aponévrose temporale, l’artère et la veine du
premiers, après trois lignes de trajet, s’insinuent dans la masse
même nom. 11 a pour objet de porter l’auricule en avant et
du triangulaire et des élévateurs, pour se confondre avec leurs
fibres. Le troisième s’entremêle avec le naso-labial en dedans, et en haut.
, - DE L’AURICULAIRE SUPERIEUR. d’autres, mais plus rarement, elle descend jusqu au voisinage du
mamelon. A partir de leur insertion cutanée, les fibres plates
TEMPORO-AURICULAIRE [CHAUSS.y, M. ATTOLLENS AÜRICULÆ [ALBIN).
et rubanées montent obliquement en avant et en dedans jus¬
qu’au bord de la mâchoire. En arrière, sur le bord libre, il s’en
Inséré par une mince attache fibreuse, dans une largeur de
adjoint successivement de nouvelles. En avant, les deux peau-
six lignes, sur la partie supérieure du fibro-cartilage de la conque
ciers laissent d’abord un écartement assez considérable à la par¬
auditive, il monte dans l’étendue de deux pouces, en rayon¬
tie inférieure, et qui, par suite de leur convergence , se réduit à
nant, sur une large surface, et se perd dans l’aponévrose épicrâ-
quelques lignes auprès du menton. Les bords, dans cet espace ,
nienne. Recouvert parla peau , il recouvre l’aponévrose tempo¬
sont unis par une mince aponévrose , point de départ de celle
rale. Il est destiné à élever la conque auriculaire.
du cou. Mascagni a figuré en ce point un entre-croisement en X
des fibres des deux côtés ; mais nous n’avons jamais rencontré
2“ DE L’AURICULAIRE ANTERIEUR. cette disposition. Dans tout le trajet du cou, les fibres sont paral¬
ZYGOMATO-AURICULAIRE [CHAUSS.); M. ATTRAHENS AÜRICULÆ [ALBIN.]. lèles et séparées par de légers intervalles que remplit un tissu
fibro-cellulaire, de manière à former en commun une mem¬
Moins large et encore plus mince que le précédent, auquel il brane qui s’applique sur les contours onduleux du cou. Parvenu
fait suite ; comme lui, de forme triangulaire, il naît de la partie sur le bord de la mâchoire, le peaucier distribue ses fibres sui¬
antérieure de l’hélix,qu’il contourne par son attache fibreuse, vant un ordre assez compliqué : i° sous la symphyse du men¬
et s’épanouit sur l’aponévrose jusqu’auprès du muscle frontal. ton, les fibres les plus internes se dirigent horizontalement et
Situation, configuration. Vaste muscle, rayonné en éventail, Action. Le muscle temporal concourt avec beaucoup de force
mi-partie fibreux et musculaire, très élégant de forme et de colo¬ à élever la mâchoire inférieure et à serrer les dents. Sa contrac¬
ration , qui remplit la fosse temporale, où il est renfermé vertica¬ tion, sous ce l’apport, est synergique de celle du masseter; mais
lement dans une gaine ostéo-fibreuse, formée en dedans par la son insertion, trop rapprochée du point d’appui, est bien
surface des os du crâne, et en dehors par une aponévrose. moins heureuse. Aussi la nature paraît-elle avoir contre-balancé
L'aponévrose temporale superficielle, enveloppe fibreuse exté¬ cet inconvénient par une masse de fibres plus considérable, et
rieure, limite, par ses attaches, la circonférence du muscle. De qui augmente encore dans les animaux carnassiers. Quant au
forme ovalaire transversalement, elle naît du bord supérieur de jeu spécial qu’exercent les fibres opposées, il est le résultat néces¬
l’arcade zygomatique , et s’implante successivement sur le bord saire de leur situation relative. Les antérieures élèvent la mâ¬
postérieur de l’os malaire, la crête externe du frontal, la ligne choire en avant, les moyennes directement en haut, les posté¬
courbe du pariétal, et la racine postérieure de l’apophyse zygo- rieures en arrière. Ces dernières , quand l’os maxillaire est
abaissé, utilisent,comme une poulie de renvoi, la gouttière zygo¬
(1) Planches 94. 96. matique , autour de laquelle se réfléchit le tendon. Elles con-
MUSCLES DE LA MACHOIRE INFÉRIEURE. 47
tribuent aussi à rappeler la mâchoire en arrière, lorsqu’elle a été de l’aile externe de l’apophyse ptérygoide au col de la mâchoire
projetée en avant par l’action des ptérygoïdiens. inférieure. Il naît, par ses insertions fixes : i° de toute la hauteur
de la face externe de l’aile externe de l’apophyse ptérygoide et de
DU PTÉRYGOÏDIEN INTERNE. (0 la petite surface de la pyramide de l’os palatin qui la termine
GRAND PTÉRIGOIDIEN [iriNSL.]; PTÉRYGO-ANGULI-MAXILEAIRE (DUM.); GRAND inférieurement ; 2° de la partie postérieure de la crête temporo-
PTÉRYGO-MAXILLAIRE (CHAUSS.); M. PTERYGOIDEUS INTERNUS [ALBIN.). zygomatique du sphénoïde et d’une épine qui en fait partie. Ces
deux attaches se font par des fibres aponévrotiques assez courtes
Situation, configuration. Epais,rectangulaire, mi-partie fibreux
pour la première, et très longues pour la seconde. De là le muscle
et musculaire, appliqué sur la face interne de la branche de l’os
se porte transversalement de dedans en dehors et d’avant eu
maxillaire inférieur, étendu obliquement de l’angle de cet os à
arrière, divisé en deux faisceaux, dont l’inférieur est le plus con¬
la fosse ptérygoïdienne, ce muscle, exactement semblable au sidérable. Parfois dans le sillon celluleux qui les sépare , rampe
masseter, dont il répète la forme, la structure et la direction sur l’artère maxillaire interne. Les deux faisceaux , formés de fibres
la face opposée de l’os, justifie la remarque de Winslow, qui le convergentes , s’unissent en un sommet aponévrotique épais et
considère comme un masseter interne.
tronqué, qui s’implante dans la fossette antérieure et interne du
col de la mâchoire, et, par un appendice, adhèrent à la masse
Insertions, fasciculation. Il procède, par une forte aponévrose,
principale, sur la partie antérieure de la circonférence du fibro-
10 du fond de la fosse ptérygoïdienne et de la face interne de l’aile
cartilage interarticulaire.
externede l’apophyse ptérygoide dans toute sa hauteur ; 2° du cro¬
chet de l’aile interne de la même apophyse et de la face inférieure
Connexions. Ce muscle, logé profondément dans l’enceinte
de la pyramide de l’os palatin ; 3° souvent, enfin, de la tubérosité
osseuse de la fosse zygomatique, est en rapport, par sa face externe,
maxillaire, par un petit faisceau séparé seulement à sa partie
avec le tendon du temporal, ordinairement avec l’artère maxil¬
supérieure, et qui embrasse en dehors l’attache du ptérygoïdien
laire interne, et médiatement avec la branche de la mâchoire.
externe. Le muscle , né de ces diverses insertions, descend obli¬
Sa face interne est croisée inférieurement par le grand ptérygoï¬
quement en arrière et en dehors, et vient s’implanter par de fortes
dien. Elle répond, dans quelques sujets, à l’artère maxillaire in¬
lames aponévrotiques sur les rugosités de la face internede l’angle
terne, et, chez tous, aux vaisseaux et nerf dentaires inférieurs et
delà mâchoire inférieure. L’aponévrose très épaisse, semblable
au ligament latéral interne de l’articulation. Ces parties rem¬
à celle du masseter,occupe toute la moitié supérieure du muscle;
plissent, avec du tissu cellulaire graisseux , le sillon triangulaire
elle donne attache aux fibres profondes par sa face interne, et se
qui sépare l’un de l’autre les deux ptérygoïdiens.
termine par des dentelures auxquelles font suite les cloison^
fibreuses qui séparent les faisceaux.
Action. Ce muscle tire le col de la mâchoire, son insertion mo¬
bile, en dedans et en avant, vers l’apophyse ptérygoide. Le fibro-
Connexions. Sa face interne est en rapport en haut avec le
cartilage, qui fait partie de l’attache maxillaire, se trouve entraîné
muscle péristaphylin externe; en bas, elle est séparée du con¬
avec le condyle, qu’il n’abandonne jamais. Le résultat de cette
stricteur supérieur du pharynx par un espace celluleux triangu¬
contraction est un double mouvement horizontal de l’arcade alvéo¬
laire, qui renferme la glande sous-maxillaire, des vaisseaux et des
laire inférieure sur la supérieure, d'arrière en avant et de dehors en
nerfs. Sa face externe e st en rapport avec la branche maxillaire,
dedans. Les ptérygoïdiens externes sont donc bien véritablement
dont l’isolent en haut le ligament latéral interne de l’articulation
les diducteurs de la mâchoire, et conséquemment les agens es¬
temporo-maxillaire, le nerf lingual, les vaisseaux et le nerf den¬
sentiels du broiement dans la mastication. Dans la diduclion laté¬
taires inférieurs.
rale , les deux muscles opposés agissent alternativement. Le
condyle étant obligé de descendre le rebord de la cavité glé-
Action. Le ptérygoïdien interne, qui est surtout dirigé de haut
noïde, le mouvement de la mâchoire s’exécute par une sorte de
en bas, concourt à élever la mâchoire; mais, en raison de sa double
bascule, de manière que le frottement des arcades alvéolaires
obliquité,à cette action principale s’enjoignent deux autres. Son
commence du côté de la contraction et se termine du côté op¬
attache supérieure fixe étant située en avant et en dedans par
posé: l’action de l’autre ptérygoïdien détermine le retour en sens
rapport à l’insertion inférieure mobile, en même temps qu’il
inverse. La prépulsion de la mâchoire résulte de la contraction
élève la mâchoire inférieure, il contribue à sa prépulsion ou trans¬
simultanée des deux ptérygoïdiens; elle s’accompagne d’une dé¬
port en avant, et à sa diduclion latérale; d’où il suit que ce muscle
viation latérale, si l’un des deux muscles agit plus que l’autre.
doit être considéré comme un intermédiaire entre les élévateurs
Le mouvement inverse de recul et de rétropulsion est produit
et les diducteurs : auxiliaire puissant du temporal et du masseter,
comme nous l’avons vu, en partie par le temporal, et en partie
11 l’est aussi, quoique pour une plus faible part, du ptérygoïdien
également par les abaisseurs de la mâchoire ou les muscles
externe.
sous-hyoïdiens.
DU PTÉRYGOÏDIEN EXTERNE. (1 2) ABAISSEÜR
fibres s’implantent sur les bords et dans la cavité d’un cône apo- contraction qu’autantque la mâchoire à laquelle il s’attache est
névrotique, auquel fait suite le tendon mitoyen. Celui-ci, long préalablement fixée. Dans ce cas, l’aponévrose sus-hyoïdienne
d’environ deux pouces, traverse ordinairement l’extrémité infé¬ est tendue , et l’os hyoïde est soulevé s’il est libre ; mais s’il est
rieure du muscle stylo-hyoïdien, ou quelquefois passe au-devant, contenu par ses muscles abaisseurs, l’action se communique par
s’engage dans une anse ou poulie fibreuse horizontale, fixée le tendon réfléchi au faisceau postérieur et à son attache tempo¬
en bas sur l’os hyoïde, longue de quatre à six lignes, et pourvue rale, et il en résulte, suivant l’observation de Ferrein, un léger
d’une synoviale de glissement. Au sortir de cette poulie , le ten¬ mouvement de bascule du crâne sur l’atlas , qui élève un peu la
don change sa direction première pour remonter obliquement mâchoire supérieure. Toutefois ce mouvement n’est qu’un très
en dedans , et bientôt s’épanouit de nouveau en un cône aponé- faible auxiliaire de celui déterminé par les muscles extenseurs
vrotique qui reçoit les fibres du faisceau maxillaire. Par son bord de la tète. En résumé, il ressort de l’ensemble des considérations
interne, ce tendon est uni avec une lame fibreuse, l'aponévrose précédentes, que , des deux faisceaux du digastrique, le posté¬
sus-hyoïdienne. Cette aponévrose, de forme triangulaire, qui rieur est plus particulièrement abaisseur de la mâchoire, et l’an¬
remplit l’intervalle des deux muscles digastriques, donne attache térieur, élévateur de l’os hyoïde.
en haut à quelques fibres du faisceau antérieur, et se fixe en bas
sur l’os hyoïde, continue avec celle du côté opposé, par une MUSCLES DE L’APPAREIL HYOÏDIEN.
suture plus ou moins intime, sur le plan moyen; toutes deux
forment, par leur réunion , comme une plaque résistante d’in¬ p L’os hyoïde, comme l’avons vu dans l'ostéologie, est le centre
sertion à la région sus-hyoïdienne. Le faisceau antéi ieurou maxil¬ ou le noyau solide d’un appareil très mobile qui commande le
laire, né, par une extrémité très mince, de l’aponévrose et du mouvement de deux groupes très importans, le larynx et l’appa¬
tendon mitoyen, monte suivant la direction de ce dernier, suc¬ reil glosso-phary ngien. Nous décrirons après les muscles propres
cessivement plus épais et aplati d’arrière en avant. Il s’implante, de l’hyoïde , ceux qui meuvent la langue , le voile du palais et le
par de nombreux filamens aponévrotiques, dans toute l’étendue pharynx; mais nous renverrons au système digestif letude de la
de la fossette de la mâchoire inférieure, située au-dessous de langue en elle-même , et à la description du larynx, celle de ses
l’apophyse géni, en entre-croisant au milieu ses épanouissemens muscles intrinsèques.
fibreux avec ceux du côté opposé. Quand le muscle digastrique L’hyoïde est entraîné alternativement dans deux sens oppo¬
est très fort, les ventres antérieurs s’adossent en avant sur le plan sés, l’élévation et l’abaissement. Les muscles élévateurs forment
moyen. Le plus souvent ils sont écartés et réunis seulement par deux séries. Les uns, élévateurs directs,sont aussi, par opposition
un tissu fibreux ou une sorte de raphé à fibres transversales. Dans d’attaches mobiles, des abaisseurs directs de la mâchoire inférieure;
certains cas, ils s’unissent par quelques fibres au mylo-hyoïdien. ce sont, outre le digastrique décrit ci-dessus, les rnylo-liyoïdien
La plupai’t des anomalies appartiennent aux faisceaux anté¬ et (jénio-hyoïdien; un autre, le stylo-hyoïdien, est élévateur laté¬
rieurs. Parfois ils sont unis sur le plan moyen (Meckel), ou ils ral. Ces muscles appartiennent en propre à l’hyoïde. Toute¬
sont séparés et comme doublés par un petit faisceau né de l’os fois l’élévation, soit directe, soit latérale, est encore puissam¬
hyoïde ( Cruveilhier). Bien rarement les faisceaux, au lieu de ment secondée par d’autres muscles assez nombreux , i’hyo-
s’étendre jusqu’au menton , s’attachent à la partie moyenne de la glosse, le constricteur moyen, les styliens, le génio-glosse, qui
branche de la mâchoire (Platner). Ces dispositions variées rap¬ font partie de l’appareil glosso-pharyngien, et concourent à
pellent l’état normal de plusieurs mammifères. l'élévation commune, soit qu’ils aient ou non des insertions à
l’hyoïde.
Connexions. Sa face externe est recouverte, en arrière, par la Parmi les abaisseurs, il en est également de directs, les sterno-
glande parotide , et les attaches supérieures du petit complexus hyoïdien , sterno-thyroïdien ou thyro - hyoïdien ; et un latéral,
et du sterno-mastoïdien; au milieu, par la glande sous-maxil- Yomoplat- hyoïdien.
laire que le muscle embrasse dans sa concavité; dans ses trois
quarts antérieurs, par le peaucier. La face interne recouvre une
partie des muscles styliens, mylo-hyoïdien et liyo-glosse, les MUSCLES PROPRES DE L’HYOÏDE.
artères carotide interne, carotide externe, et ses branches labiale ÉLÉVATEURS (SUS-HYOÏDIENS).
et linguale, la veine jugulaire interne, et le nerf grand hypoglosse ,
qui longe la face inférieure du tendon. DU MYLO - HYOÏDIEN, (i)
Action. Le digastrique est indifféremment abaisseur de la m⬠Situation, configuration, insertions. Situé au-dessus du ventre
choire ou élévateur de l’os hyoïde, suivant que l’un de ces os est
fixé,l’autre étant mobile, ou bien même les deux actions se pro¬ (1) Planches 90, 91, 98.
MUSCLES PROPRES DE L’HYOÏDE. 49
antérieur du digastrique, membraneux, alongé, compris entre glissant sur une petite synoviale, et bientôt s’épanouit en cône
quatre côtés de longueur inégale, le mylo-hyoïdien forme avec fibreux, d’où naissent les fibres charnues. De là le muscle se
celui du côté opposé, avec lequel il s’unit sur la ligne médiane, dirige obliquement en bas, en avant et en dedans, sous la forme
un plancher musculaire à double plan incliné en bas et en d’une cordelette légèrement aplatie, croise de dedans en dehors,
dedans, qui est tendu dans l’espace compris entre la concavité à angle aigu, la direction du ventre postérieur du digastrique,
de la mâchoire inférieure et l’os hyoïde. Il naît supérieurement, s’écarte en une ouverture ellipsoïde , qui donne passage au
par de courtes fibres aponévrotiques, de toute l'étendue de la tendon mitoyen de ce muscle, ou, plus rarement, ne fait que
ligne oblique interne ou myloïdienne , depuis la dernière dent glisser au-devant de lui, et se termine inférieurement par une
molaire jusqu’à la symphyse du menton. A partir de ce point expansion tendineuse qui s’implante au bas de la face antérieure
jusqu’au tiers externe, les fibres parallèles, d’abord très courtes de l’os hyoïde, à distance moyenne, entre sa petite corne et la
en avant et en dedans , puis grad uellement de plus en plus ligne médiane.
longues, descendent obliquement en dedans et en arrière, pour
se fixer en commun avec celles du muscle opposé sur un raphé Connexions. Le stylo-hyoïdien est intermédiaire dans la série
fibreux médian, qui s’étend de la symphyse du menton à l’os des muscles styliens, entre le stylo-glosse et le stylo-pharyngien.
hyoïde. Les fibres externes, moins obliques, s’implantent au bas Son bord supérieur est comme renforcé par le ligament qui porte
de la face antérieure du corps de l’hyoïde. son nom. Il est recouvert en dehors par le faisceau postérieur
du digastrique, et, du reste, affecte avec les autres parties les
Connexions. On peut considérer les deux mylo-hyoïdiens mêmes rapports que ce dernier. Le stylo-hyoïdien est quelquefois
comme ne formant qu’un seul muscle, divisé par une inter¬ double, et formé de deux cordons parallèles plus ou moins com¬
section fibreuse médiane. Ce point de vue même est vrai pour plètement isolés.
cei’tains sujets chez lesquels l’intersection n’existe pas. La face
externe et inférieure de chacun de ces muscles est en rapport avec Action des muscles sus-hyoïdiens. Les mylo-hyoïdien et génio-
le digastrique, l’aponévrose sus-hyoïdienne, la glande sous- hyoïdien, de même que le digastrique, meuvent alternative¬
maxillaire et le peaucier. Sa face interne et supérieure est en con¬ ment la mâchoire ou los hyoïde. i° Action sur la mâchoire.
tact avec les muscles génio-hyoïdien ,hyo-glosse, stylo-glosse, les L hyoïde étant fixé par les muscles inférieurs, les supérieurs , le
nerfs lingual et grand hypoglosse, le prolongement de la glande stylo-hyoïdien excepté, tirant sur la mâchoire, l’abaissent en
sous-maxillaire, le canal de Warthon et la glande sublinguale. décrivant un arc de cercle d’avant en arrière, qui augmente
1 ouverture de la bouche. Il est à remarquer que les muscles
DU GENIO-HYOIDIEN. (.) mylo - hyoïdien , génio- hyoïdien et digastrique qui prennent
part à ce mouvement, quoique très faibles encore dans leur
Configuration, insertions. Petit muscle funiculaire, en forme masse commune, produisent cependant un effet assez éner¬
de triangle très alongé, situé au-dessus du précédent: il naît en gique, vu le mode avantageux de leur insertion perpendiculaire
avant, par un sommet aponévrotique très aigu, de chacun des sur l’extrémité du levier opposée au point d’appui. 20 Action sur
tubercules inférieurs de l’apophyse géni, se dirige obliquement Ihyoide. Elle a pour effet l’élévation de cet os, mouvement d’une
en arrière et en bas, et s’implante par sa base en avant du bord grande importance, puisque de son exécution dépendent à-la-
supérieur de l’os hyoïde , dans ses deux tiers internes, au-dessus fois , pour la langue, sa projection en avant; pour le pharynx,
de l’attache du mylo-hyoïdien. Les fibres divergent du sommet la déglutition; et pour le larynx, la production des sons aigus.
du muscle vers sa base; souvent, à son milieu, elles sont traver¬ Le mylo-hyoïdien, le génio-hyoïdien et le faisceau antérieur du
sées par une intersection aponévrotique irrégulière. digastrique produisent l’élévation en avant ; le faisceau posté¬
rieur du digastrique, et surtout le stylo-hyoïdien, dont l’inser¬
Anomalies. Dans quelques sujets, les deux génio-hyoïdiens se tion temporale est toujours fixe, sont les agens de l’élévation en
confondent sur le plan moyen ( Cruv. ); plus rarement ils sont arrière : l’élévation directe résulte de la contraction simultanée
remplacés par un faisceau sous-jacent au mylo-hyoïdien, et qui de tous les muscles sus-hyoïdiens. Ces trois mouvemens corres¬
adhère par ses bords au raphé fibreux de ce dernier muscle et au pondent à des phases différentes de la déglutition. Nous verrons
ventre antérieur du digastrique (Duille). plus loin pour quelle part y concourent les muscles de la langue
et du pharynx.
Connexions. Sa face inférieure est appliquée sur le mylo-hyoï¬
dien ; la supérieure sur le génio-glosse ; 1 interne sur son congénère, MUSCLES ABAISSEURS (SOUS-HYOIDIENS).
dont il est ordinairement séparé par un sillon celluleux.
Ils sont disposés sur deux couches: l’une, superficielle, com¬
DU STYLO-HYOÏDIEN. (2) prend le sterno-hyoïdien et l’omoplat-hyoïdien ; la couche pro¬
M. STYI.O-HYOIDEUS. fonde se compose du sterno-thyroïdien et du thyro-hyoïdien.
Action des muscles sous-hyoïdiens. Elle consiste à abaisser Configuration, insertions. Petit muscle mince, rubané, très
l’hyoïde, et, par son intermédiaire, le larynx et l’appareil glosso- long, étendu presque horizontalement de l’apophyse styloïde
pharyngien. Les trois grands cordons sous-hyoïdiens surtout, au sommet de la langue. Il naît au-dessus du stylo-pharyngien,
qui ont des attaches inférieures fixes, sont incapables de tout par une mince aponévrose, delà partie supérieure de l’apophyse
autre usage que d’entraîner en bas l’hyoïde ou de préluder aux styloïde, l’accompagne jusqu’auprès de son sommet, et continue
mouvemens qui en sont les suites,tels que l’abaissement de la de s’insérer sur le ligament stylo-maxillaire. D’abord arrondi en
mâchoire ou la flexion médiane de la tête. Le cléido-hyoïdien cordelette juqu’au point où il abandonne ce ligament, au-delà il
et le sterno-thyroïdien sont des abaisseurs directs, le premier s’épanouit en membrane, se porte obliquement en bas, en avant
par lui-même , le second par le thyro-hyoïdien, sa continua¬ et en dedans, distribue , par sa face interne, quelques unes de
tion , ou en tirant sur le cartilage thyroïde. Le scapulo-hyoïdien ses fibres aux constricteurs supérieur et moyen, remplit l’inter¬
est un abaisseur latéral; mais il n’incline l’hyoïde de son côté valle triangulaire qui sépare ces muscles en avant, conjointe¬
qu’autant qu’il agit seul. L’abaissement de tout l’appareil hyoï¬ ment avec l’hyo-glosse, auquel il envoie également des fibres;
dien a pour effet, quant au pharynx , la chute du hol alimen¬ puis traverse avec ce dernier muscle l’aponévrose pharyngienne
taire dans l’œsophage, et quant au larynx et à l’isthme du gosier, d’insertion myloïdienne, s’insinue sous la muqueuse buccale,
la production des sons graves. Le thyro-hyoïdien est le seul, embrasse la partie inférieure du petit muscle mylo-glosse, et
parmi les muscles sous-hyoïdiens, qui ait une fonction spéciale vient s’appliquer, par un bord élargi, sur la partie latérale de la
inverse de l’autre ; car, s il se contracte isolément, il change son base de la langue. Dès qu’il s’est confondu avec cet organe, il
point fixe, et, au lieu d’être abaisseur de l’hyoïde, il devient, au prend la forme d’un long ruban mince, composé de fibres paral¬
contraire, l'élévateur propre du cartilage thyroïde, dont le bord lèles , contourne le bord de la langue, glisse sous sa face infé¬
supérieur glisse derrière le corps hyoïdien. Ce muscle, sous ce rieure , reçoit en dessous l’extrémité antérieure du lingual longi¬
dernier rapport, a une grande importance en physiologie, puis¬ tudinal inférieur ou profond, qui se fond avec lui, se joint lui-même
qu’il est l’agent essentiel de l’élévation de la charpente cartilagi¬ en dessus au lingual superficiel ou longitudinal supérieur, envoie ,
neuse du larynx , mouvement préparatoire indispensable pour sous le tissu jaune, un faisceau qui s’unit à celui du côté opposé,
la reproduction des sons aigus. Enfin, quant au petit muscle de et vient, à quelques lignes de la pointe delà langue, entremêler ses
Duverney, qui, du reste , se rencontre rarement, il est probable fibres avec celles de son congénère, sur le plan moyen, les deux
que ce n’est qu’un accessoire du thyro-hyoïdien, dont l’unique muscles décrivant des courbes latérales qui se réunissent en
usage est d’aider à l’élévation du larynx sur le plan moyen. ogive.
(1) Planche 90. (1) Planches 98, 99, 101. — Voyez, pour un nouveau faisceau trouvé après
(2) Myologie complète, pi. 4. l’impression, l’explication de la planche 99
52 MUSCLES DE LA LANGUE.
Connexions. La portion pharyngienne du stylo-glosse est eu l'insertion myloïdienne du constricteur supérieur ; mais sa direc¬
rapport, par sa face externe, avec le faisceau temporal du digas¬ tion est différente. Elle se porte en dedans sur le côté de la base
trique, la glande sous-maxillaire et le nerf lingual ; par sa face de la langue, où elle s’unit, en bas, au stylo-glosse, avec lequel
interne , avec le muscle constricteur supérieur du pharynx, elle se continue; en haut, au glosso-staphylin , avec lequel elle
l’aponévrose pharyngienne inférieure et la membrane buc¬ se perd dans le lingual longitudinal supérieur.
cale. Sa portion linguale est recouverte par la membrane de la
langue, et recouvre l’hyo-glosse, et en avant les linguaux verti¬ DU GENIO-GLOSSE. (1)
caux. Elle est elle-même traversée par les fibres des linguaux
M. EXPULSOR, ATTRAHENS LINGUÆ; S. GENIO-GLOSSUS {ALBIN.).
transverses.
Configuration, insertions. Le plus fort et le plus volumineux
DE L’HYO-GLOSSE (^z.).(0 des muscles delà langue,situé verticalement avec son congénère
HYO-CHONDRO-GLOSSE (DüM.); M. DEPRESSOR LINGUÆ; S. CERATO, BâSIO de chaque côté du plan moyen, étendu de l’apophysegéni à la
ET CHONDRO-GLOSSI {ALBIN.). langue, membraneux et aplati transversalement, rayonné en
éventail d’avant en arrière; il naît, par un petit tendon entre¬
Configuration, insertions. Muscle membraneux, quadrilatère, mêlé de fibres charnues, du tubercule supérieur de l’apophyse
presque vertical, situé latéralement à la région sus-hyoïdienne. géni, au-dessus de l’insertion du génio-hyoïdien. De ce tendon,
Il naît des trois divisions de l’os hyoïde, par autant de faisceaux leur sommet commun , procèdent les fibres qui montent en
que Winslow a réunis , avec raison, sous la dénomination com¬ divergeant pour se distribuer à la langue, dans l’étendue de ses
mune à'hyo-glosse, mais qu’Albinus, à l’exemple des anciens ana¬ quatre cinquièmes postérieurs. Les fibres les plus antérieures se
tomistes, avait décrits comme trois muscles différens. i° Le dirigent d’abord en haut, puis s'incurvent obliquement d’arrière
faisceau basio-glosse, le plus épais, fixé en haut de la face anté¬ en avant et de bas en haut, pour gagner la surface de la langue
rieure du corps de l’hyoïde, monte un peu obliquement d’avant près de sa pointe. Au-delà les fibres les plus courtes se portent
en arrière; c’est le plus externe. 2° Le chondro-glosse procède de directement en haut et en arrière. Après celles-ci, les fibres
la petite corne de l’hyoïde'et du cartilage d’union du corps avec de la série postérieure s’alongent et s’incurvent graduellement
la grande corne. Il forme un petit faisceau interne, isolé, très en arrière et en bas. En les suivant dans les limites de leur con¬
court, qui pénètre dans la langue au-dessous des deux autres. tour extérieur, voici ce que l’on observe: i° les fibres les plus
3° Le cérato-glosse (corniculo-lingualisde Yerheyen),le plus large, inférieures composent un vaste faisceau fusiforme isolé dans
naît du bord supérieur de la grande corne, et monte, en se presque toute sa longueur, depuis l’apophyse géni (génio-hyoï¬
rétrécissant d’arrière en avant. L’obliquité de ses fibres est d’au¬ dien de Winslow). E11 arrière, sous la base de la langue, il se
tant plus grande quelles sont plus postérieures. Les internes, termine par une lame fibreuse très dense, unie sur le plan moyen
presque verticales, glissent sous le bord externe du basio-glosse, avec celle du côté opposé, et qui s’insèrent en commun à la
entre les deux faisceaux pénètre inférieurement l’artère lin¬ partie moyenne de la face postérieure de l’hyoïde. Cette lame
guale. Les trois portions de l’hyo-glosse, unies à leur partie nous paraît former une aponévrose médiane sous-linguale et
supérieure, s’insinuent dans la langue parla moitié postérieure sus-hyoïdienne. Par sa face supérieure, elle donne attache au
de Ja lèvre inférieure de son bord. Parvenu dans l’épaisseur de tissu jaune et au petit faisceau médian qui accompagne le liga¬
cet organe, le muscle monte obliquement en avant entre le stylo- ment moyen de l'épiglotte, et s’insère à la face dorsale de ce
glosse , en dehors et en dedans, le lingual longitudinal inférieur fibro-cartilage. 20 En dehors, un autre faisceau s’attache au pour¬
et le génio-glosse ; ses fibres, d’autant plus obliques quelles sont tour de la petite corne de l’hyoïde, au-devant du chondro-glosse.
plus antérieures, viennent se confondre sur la lèvre supérieure 3° Au-delà, les fibres les plus externes se continuent avec l’in¬
du bord de la langue avec celles du lingual longitudinal supé¬ sertion hyoïdienne du constricteur moyen ( génio-pharyngien de
rieur. Elles sont traversées dans leur trajet par celles des linguaux Winslow), ou se fixent sur une petite aponévrose intermédiaire
transverses. entre les deux. 4° Enfin, en remontant, les fibres de la circonfé¬
rence s’entre croisent avec celles de la portion cérato-glosse de
Connexions. Les rapports nous sont déjà connus dans l’épais¬ l’hyo-glosse jusque vers la ligne où ce dernier muscle et la
seur de la langue. Dans sa portion libre ou sous-linguale, l’byo- masse du génio-glosse lui-même s’insinuent dans Je tissu de
glosse est en contact, par sa face externe, avec la glande sous-maxil¬ la langue. Quant à la portion linguale, les deux génio-glosses,
laire, le nerf grand hypoglosse, l’artère linguale, les muscles juxta-posés, pénètrent dans l’épaisseur de la langue par la par¬
digastrique, stylo-hyoïdien, génio-hyoïdien, et il s’applique en tie moyenne de sa face inférieure. Accolés en arrière au lin¬
grande partie sur le mylo-hyoïdien. Sa face interne recouvre une gual inférieur longitudinal et à l’hyo-glosse, et en avant aux
partie du constricteur moyen du pharynx, de l’artère linguale linguaux inférieur et vertical, ils continuent de monter jus¬
et du nerfglosso-pharyngien. qu’à la surface de la langue, où ils s’épanouissent et se ren¬
versent un peu en dehors. Dans ce trajet, ils sont séparés par
DU MYLO-GLOSSE. (2) la cloison médiane de la langue, s’entre-croisent perpendicu¬
lairement avec les muscles linguaux transverses, et s’insinuent à
Sous ce nom, Winslow indique une petite bandelette mince, travers les linguaux supérieurs longitudinaux, pour s’insérer
presque transversale, aplatie de haut en bas, qui s’insère en d’avant en arrière à la membrane de la langue et au tissu jaune
dehors sur le bord alvéolaire interne au-dessous de la dernière de sa base.
dent molaire. Cette bandelette, à son origine, s’applique sur
Connexions. Dans sa portion maxillaire, le génio-glosse est en
(1) Planches 98, 99
(2) Planche 98. (1) Planches 98, 102.
MUSCLES DU VOILE DU PALAIS.
rapport, par sa face interne , avec son congénère; par sa face
externe , avec la glande sub-linguale, le mylo-hyoidien et l’hyo- MUSCLES DU VOILE DU PALAIS.
glosse. Son bord inférieur répond au génio-hyoïdien, et le supé¬
rieur à la membrane muqueuse buccale.
La cloison musculo-membraneuse,dite le voile du palais, ren¬
ferme, de chaque côté, les épanouissemens de cinq muscles pairs,
Action des muscles extrinsèques de la langue. La langue,
dont les extrémités formentses attaches osseuses ou l’unissent aux
vu sa texture essentiellement musculaire, est, de tous les organes, parties molles voisines. Trois de ces muscles, qui descendent de
celui qui offre l’exemple de la mobilité la plus complète, et à la base du crâne au voile du palais,l’élèvent et le dilatent: ce sont
laquelle participent plus ou moins les différens muscles qui la les péristaphylin interne, péristaphylin externe et palato-staphylin.
composent, lies muscles extrinsèques exécutent plus spécialement Les deux autres, situés au-dessous du voile du palais, l’abaissent
les mouvemens généraux, et préparent ou achèvent les mouve- et le rétrécissent en même temps qu’ils élèvent la langue ou le
mens partiels. Les mouvemens généraux de la langue sont la pharynx, leur autre extrémité mobile : ce sont le glosso-stapliylin
projection ou le transport en avant, la rétraction ou le rappel en
et le palato-pharyngien. Winslow, qui a beaucoup subdivisé tous
arrière, l'élévation et l'abaissement. Chacun de ces mouvemens les muscles de l’appareil hyoïdien, en compte neuf au voile
se produit en masse ou d’un côté seulement ; en outre, la langue du palais, ce qui tient à ce qu’il en fait quatre du péristaphylin
externe et deux du pharyngo-staphylin.
par sa face dorsale s’arrondit, soit en travers, soit d’avant en
arrière, ou, au contraire, se déprime en une gouttière longitu¬
dinale. La mobilité partielle de la langue, due à ses muscles DU PERISTAPHYLIN INTERNE, (i)
intrinsèques , ne fait plus que compléter sa mobilité générale, PÉTRO-SALPINGO-STAPHYLIN [tTINSL.); PÉTRO-STAPHYLIN (CHAUSS); SPHÆ-
et il en résulte une circumduction de sa pointe à divers plans, NO-PHARYNGEUS {RIOL.); PTERYGO-STAPHILINUS INTERNUS (MARCHETTI);
SPHÆNO-PALATINUS (COUPER); M. LEVATOR PALAU MOLLIS.
qui lui permet de parcourir la surface de la cavité buccale. Ana¬
lysons provisoirement la part de chacun des muscles extrinsèques
Configuration, insertions. Muscle funiculaire , épais pour son
de la langue dans sa locomotion , sans tenir compte de celle des
peu detendue, arrondi en haut, membraneux en bas, situé dans
muscles intrinsèques.
la paroi externe des ouvertures postérieures des fosses nasales. 11
naît, par un faisceau de courtes aponévroses: i° d’une surface
i° Le stylo-glosse, aidé du glôsso-staphylin, soulève la base
rugueuse placée au-devant et en dedans de l’orifice inférieur du
de la langue en arrière et latéralement, et concourt, en outre ,
canal carotidien; 2° de l’extrémité externe et postérieure du car¬
avec l’hyo-glosse, à incliner la pointe de l’organe en bas et en
tilage de la trompe d’Eustache et du bord du canal osseux qui lui
arrière de son côté. Si les deux stylo-glosses agissent simultané¬
fait suite. De là le muscle descend obliquement d’arrière en
ment , l’élévation de la base ou l’abaissement de la pointe sont
avant et de dehors en dedans. Parvenu au voile du palais, il se
directs.
coude en dedans et s’épanouit horizontalement pour en faire
partie, glisse entre les deux couches du palato-pharyngien, en
2° L'hyo-glosse abaisse latéralement la base de la langue en
s’y unissant, adhère à l’aponévrose du péristaphylin externe,
même temps qu’il élève l’hyoïde, à moins que cet os ne soit fixé.
et se confond sur le plan moyen par une base élargie avec son
Par la contraction des deux muscles congénères , la langue s’a¬
congénère et le palato-staphylin.
baisse directement par ses bords, et s’élargit à sa surface en une
courbe transversale.
Connexions. Sa face externe est en rapport, dans la portion ver¬
ticale, avecle péristaphylin externe, et dans sa portion horizontale,
3° Le mylo-glosse, comme le pense Winslow, paraît avoir pour
où elle devient/ace inférieure, avec le constricteur supérieur du
usage de maintenir la base de la langue de son côté, tandis que
pharynx, les faisceaux péristaphylo-pharyngien et thyro-slaphy-
la pointe de cet organe s’élève du côté opposé. Si les deux muscles
lin du palato-pharyngien, le péristaphylin externe et son aponé¬
tirent à-la-fois,la base delà langue est élargie dans son diamètre
vrose. Sa face interne est recouverte par les membranes muqueuses
transversal, en même temps quelle est un peu rétractée en
du pharynx et du voile du palais, et par le faisceau thyro-staphy-
arrière. lin du palato-pharyngien.
ÉPISTAPHYLIN ( tf'INSL. ) ; COLUMELLÆ MUSCULUS TERES, AZYGUS UYÜLÆ l’épine palatine, et s’unit, sur la ligne moyenne, avec celui du
(MORGAGNI) ; PALATO-STAPHYL1NUS (DOUGLAS). côté opposé, sous le palato-staphylin. Le thyro-staphylin s’étend
davantage en avant et en arrière , et s’infléchit dans le voile du
Petit muscle funiculaire, situé à la partie moyenne du voile
palais, pour s insérer à la face supérieure de l’aponévrose du
du palais , parfois unique, mais le plus souvent doublent séparé
péristaphylin interne, conjointement avec le péristaphylin-pha-
de son congénère par un sillon celluleux médian. Il s’implante
ryngien. Ce dernier s’insère en partie au crochet ptérygoïdien,
en arrière à l’épine nasale postérieure et à l’aponévrose du péri¬
puis s insinue, comme nous venons de le voir, sous le précédent,
staphylin externe, descend obliquement d’avant en arrière avec
pour se confondre avec lui par son attache dans le voile du palais.
palato-pharyngien, par sa surface extérieure, est en rapport avec continuité des parties molles, concourent à supporter et sou¬
le stylo-pharyngien et les trois constricteurs avec lesquels se lever le pharynx en avant, sont pour cela même les plus forts,
mêlent ses fibres. Au voile du palais, comme l’observe M. Meckel, et ont un point d’appui fixe à la base du crâne. 3° En s'abaissant,
il embrasse et contientle péristaphylin interne dans l’écartement le voile du palais ouvre les ouvertures nasales, et tend à fermer
des thyro et pharyngo-staphylins. Par sa surface intérieure, ce celle de la bouche. Mais, comme la hauteur de la cloison mobile
muscle n’est pas seulement en rapport avec la membrane mu¬ n’égale pas celle de l’aire buccale, l’occlusion est complétée par
queuse du pharynx ; mais il lui adhère fortement par ses fibres, l’élévation simultanée de la base de la langue et du pharynx.
et nous nous sommes assuré que quelques-unes même, surtout Aussi, indépendamment des autres forces, beaucoup plus éner¬
à la partie inférieure, semblent s’y perdre. Cette union nous a giques, qui concourent à la même action, en ce qui concerne
paru s’opérer par l’intermédiaire d’une membrane fibro-cellu- spécialement le voile du palais, les mêmes muscles, dont les
leuse très fine, qui donne réellement attache aux fibres muscu¬ insertions extrêmes sont également mobiles, produisent-ils les
laires , et s’unit elle-même intimement à la membrane muqueuse. deux mouvemens à-la-fois. En outre, comme par l’effet de la
La même observation s’applique à la bandelette ptérygo-pbaryn- tension, de curvilignes ils tendent à devenir rectilignes, au
gienne du constricteur supérieur, en sorte que la couche des rétrécissement vertical de l’isthme du gosier, ils en ajoutent un
fibres internes descendantes nous paraît devoir être considérée autre suivant le diamètre transversal. 4° La constriction de l’ou¬
comme un véritable muscle peaucier de la membrane muqueuse verture bucco-pharyngienne est le résultat de la diminution de
pharyngienne. Des recherches faites sur le cheval nous ontdonné ses diamètres. Dans un faible degré, en pressant sur le bol ali¬
le même résultat plus prononcé. mentaire, elle en détermine la chute dans le pharynx: portée
plus loin , elle préside à la déglutition des liquides. Dans le
DU GLOSSO-STAPHYLIN. (i) trajet des corps étrangers en sens inverse, elle est, pour les
M. CONSTRICTOR ISTHMI FAUCIUM; GLOSSO-STAPHYLINUS. vibrations de l’air et des parties molles, une des conditions néces¬
saires de la production des sons aigus; enfin, dans ïexpuition, la
Petit faisceau mince et très court, aplati en travers, situé rapidité imprimée au passage de l’air dans l’étroit canal inflexe
d’avant en arrière dans l’épaisseur du pilier antérieur du voile compris entre la courbe dorsale de la base de la langue,d’une
du palais. Les auteurs le font naître de la partie latérale de la base part, et de l’autre le pharynx et le voile du palais, aide à détacher
de la langue.Cette indication est très vague; mais,en réalité,ces et chasser les crachats. 5° La dilatation de l’isthme du gosier est
fibres, unies en ce point à celles du mylo-glosse, se continuent le résultat combiné de l’élévation du voile du palais et de l’abais¬
avec le lingual longitudinal supérieur. sement de la base de la langue. Elle permet la déglutition d’un
A partir de cette origine, il monte au-devant de l’amygdale, bol alimentaire d’un grand volume ou l’inspiration rapide d’une
et s’incurve en haut, pour pénétrer dans le voile du palais , en masse d’air considérable dans le bâillement, et, en sens inverse,
formant la demi-arcade latérale antérieure. 11 s’unit au voisinage elle facilite, pour la voix, la production des sons graves, et dans
de la luette avec lepharyngo-staphylin,etse fixe sur l’aponévrose le vomissement, l’éjection des corps étrangers.
du péristaphylin externe. Il est en rapport avec la membrane Quant à l’action spéciale de chacun des muscles du voile du
muqueuse, le constricteur supérieur du pharynx, le pharyngo- palais: i° Lepéristaphylin externe est tenseur en travers, et par con¬
staphylin et le mylo-glosse. séquent dilatateur. Il concourt aussi à l'élévation, mais seulement
jusqu’à la hauteur de la ligne horizontale des crochets ptérygoï-
ACTION DES MUSCLES DU VOILE DU PALAIS.
diens, autour desquels lui et son congénère se réfléchissent.
Il agit en tirant sur son aponévrose, qui forme la cloison de
La cloison membraneuse du voile du palais forme une sorte
support du voile du palais. Nous avons vu que sou petit faisceau
de valvule ou de soupape, placée comme intermédiaire entre les
hamulo-staphylin est le tenseur direct de la luette.
ouvertures de commnnication des fosses nasales et de la cavité
2° Le péristaphylin externe est l'élévateur essentiel: il continue
buccale dans le pharynx. Mobile sur le bord postérieur des os
son action lorsque celle du muscle précédent a atteint ses limites.
palatins, comme sur une charnière, elle exécute de haut en bas
Il est aidé sur le plan moyen par le palato-staphylin.
des mouvemens de quart de cercle, dont il est curieux d’analy¬
3° Le palato-pharyngien abaisse en arrière le voile du palais
ser les effets. i°Dans letat ordinaire , au repos, elle est inclinée
et rétrécit en travers l’isthme du gosier, en même temps qu’il
obliquement en bas et en arrière, de sorte que les ouvertures
soulève le pharynx par les constricteurs et le cartilage thyroïde.
buccale et nasales sont médiocrement ouvertes. Celles du nez
4° Le glosso-staphylin abaisse en avant le voile du palais, tandis
donnent alors passage à l’air pour la respiration. 2° En s'éle¬
qu’il soulève et rétracte la langue en arrière. Il sollicite à l’aider,
vant, le voile du palais ferme les ouvertures postérieures des
dans cette dernière action, le mylo et le stylo-glosses avec lesquels
fosses nasales et les orifices des trompes d’Eustache, et ouvre
se mêlent ses fibres. Les deux muscles abaisseurs concourent éga¬
d’autant l’ouverture buccale. C’est ce qui a lieu pour la déglu¬
lement à rétrécir i’orifice bucco-pharyngien, en changeant en
tition dans le premier instant où le bol alimentaire arrive à
ogive l’arcade demi-circulaire qu’il forme dans l’état de repos.
toucher le voile du palais. Cet effet est également produit, mais
pour un résultat inverse, dans le vomissement ou dans la toux
qui survient lorsque, en avalant, une petite quantité de matière MUSCLES DU PHARYNX.
alimentaire s’est introduite dans la glotte. Dans les deux cas
1^ couche musculaire de la paroi membraneuse du pharynx
(1) Planches 98, 102. forme l’enveloppe extérieure de la grande cavité du même nom,
S6 MUSCLES DU PHARYNX.
ilont elle inscrit trois des côtés, le postérieur et les deux laté¬ cade qui inscrit la limite extrême de l’entonnoir supérieur du
raux. Suspendue à la base du crâne, elle s’insère de chaque côté pharynx. Toutefois , l’arcade aponévrotique , interrompue dans
sur la mâchoire inférieure, l’os hyoïde et la cage du larynx. sa continuité par les attaches osseuses ptérygoïdienne et maxil¬
L’espace compris entre les attaches constitue la paroi antérieure laire du constricteur supérieur, et traversée par la bandelette
du pharynx formée par le voile du palais, la base de la langue linguale de ce muscle, le stylo et l’hyo-glosses, ne peut être sui¬
et le larynx, et entrecoupée parles orifices de communication vie qu’avec l’intermédiaire de leurs gaines celluleuses, ce qui
du nez, de la bouche et de la glotte, avec la cavité pharyngienne, permet de la diviser en trois parties : une supérieure, médiane,
leur aboutissant commun, en sorte que les muscles de cette l'aponévrose céphalo-pharyngienne ; et deux latérales et paires, les
cavité, qui en sont la partie essentielle , déterminent sa forme aponévroses ptérygo-inyldidienne et cérato-linguale.
DES APONÉVROSES PHARYNGIENNES D’INSERTION. s’insère inférieurement à la partie supérieure de la ligne my-
loidienne, intermédiaire entre l’attache du mylo-glosse et celle
Elles forment de chaque côté les attaches supérieures du du constricteur supérieur. Dans le court espace interosseux
pharynx, suivant une ligne courbe, oblique de haut en bas, quelle traverse, elle donne attache en arrière au muscle précé¬
de dedans en dehors et d’arrière en avant, depuis le corps sphé- dent, et en devant, au buccinateur, et se continue sur la face
no-basilaire jusqu’à la grande corne de l’os hyoïde, en sorte externe de ce dernier muscle, pour constituer son aponévrose
que, de la réunion des deux courbes latérales, résulte une ar¬ spéciale.
MUSCLES DU PHARYNX. S7
Aponévrose Cérato-linguale, ou sus-hyoidienne latérale (i). De nons de la décrire, dans un grand nombre de sujets ; mais chez
forme quadrangulaire, très mince, elle est située sur les côtés d’autres, la grande arcade ptérygo-basilaire se trouve divisée en
et au-dessus de l’hyoïde, entre la grande corne de cet os et la deux, les fibres de chaque côté remontant sur l’angle latéral de
base de la langue, d’une part, et de l’autre, les attaches hyoï¬ l’aponévrose, où elles rejoignent Je petit muscle sphéno-sal-
diennes du génio-glosse et du constricteur moyen. Elle s'insère pingo-pharyngien, qui devient leur attache supérieure. Les ban¬
en bas sur le bord interne de la grande corne de l’os hyoïde, delettes suivantes décrivent le contour du pharynx, et se ren¬
et se perd en haut sur la ligne latérale, où pénètrent dans la dent également sur le raphé médian. La bandelette linguale, la
langue les mylo, stylo et hyo-glosses, et le constricteur supé¬ dernière, forme le bord inférieur du muscle, qui s’amincit de
rieur. Elle parcourt l’espace triangulaire qui sépare les deux plus en plus en arrière vers la ligne moyenne. Quelques-unes de
constricteurs supérieur et moyen, donne attache à quelques ses fibres se perdent sur l’aponévrose cérato-linguale, ou s’entre¬
fibres des bords adjacens de ces muscles et des stylo-glosse et stylo- mêlent avec celles des muscles voisins.
pharyngien. D’avant en arrière elle unit le constricteur moyen au
génio et à l’hyo-glosse. Son usage paraît être d’établir la liaison Connexions. Le constricteur supérieur, dont l’étendue en tra¬
entre ces divers muscles, et de former le réseau commun dans le¬ vers est considérable, forme la partie la plus large du pharynx.
quel s’entremêlent leurs fibres. Elle apparaît dans les différens Sa surface extérieure est en rapport: en arrière, avec l’attache
points de son étendue plus ou moins évidente chez les divers montante du constricteur moyen et avec l’aponévrose posté¬
sujets, suivant qu’il existe ou non des intervalles entre les épa- rieure qui la sépare des muscles longs du cou et du corps des
nouissemens de leurs fibres, ou, en d’autres termes, que l’intri¬ vertèbres cervicales supérieures : latéralement le constricteur su¬
cation des fibres musculaires est plus rare ou plus serrée. périeur est en contact avec le stylo-glosse et le stylo-pharyngien,
dont quelques fibres se mêlent aux siennes. Il est séparé du pté-
CONSTRICTEURS.
rygoïdien interne par un vaste sillon celluleux, dans lequel
DU CONSTRICTEUR SUPERIEUR. (*) rampent l’artère carotide interne, la veine jugulaire interne, les
nerfs pneumo-gastrique, hypo-glosse et spinal, et plusieurs fila-
PTÉRYGO ET GLOSSO-PHARYNGIENS ( WIN SLOW) ; PTÉRYGO-PHARYNGEUS
mens du ganglion cervical supérieur. Par sa surface intérieure,
(DRAKE, MORG'AGNl)-, MYLO ET GLOSSO-PHARYNGEI (SANTOR1N!).
ce muscle reçoit l’aponévrose céphalo-pharyngienne, se mêle
Configuration, insertions. Muscle membraneux, irrégulière¬ avec le pharyngo-staphylin, et il est tapissé par la membrane
ment quadrilatère, coudé sur lui-même, situé à la partie supé¬ muqueuse du pharynx. Son bord supérieur embrasse le pérista¬
rieure du pharynx. Nous le décrivons le premier, contre l’u¬ phylin interne ; le bord inférieur limite en haut l’espace triangu¬
sage adopté généralement, vu ses nombreuses connexions avec laire compris entre les deux constricteurs supérieur et moyen,
les parties que nous venons d’étudier. Il procède, par son bord et qui est rempli par le stylo-glosse et l’hyo-glosse.
externe et supérieur, d’insertions fixes ou mobiles très va¬
riées: i°du faisceau péristaphylo-pharyngien, du muscle pha- DU CONSTRICTEUR MOYEN, (i)
ryngo-staphylin et du péristaphylin interne; i° de la moitié
HYO-PHARYNGIEN ( JVINSL.)- HYO-GLOSSO-BASI-PHARYNGIEN (DUMAS); HYO-
inférieure du bord de l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde
PHARYNGEUS {V ALSALFA, SANTORINI)-, GLOSSO-HYO-PHARYNGEUS.
jusqu’au sommet de son crochet {ptérygo-pharyngien de Wins-
low); 3° de l’aponévrose ptérygo-myloïdienne qui lui est com¬ Configuration, insertions. Membraneux, triangulaire et rayon¬
mune avec le buccinateur; 4° de l’extrémité supérieure de la né, ce muscle, situé à la partie moyenne du pharynx, est celui
ligne myloïdienne de l’os maxillaire inférieur au-dessous de l’at¬ des trois qui offre la plus grande hauteur verticale et la moin¬
tache du mylo-glosse (mylo-pharyngien de Douglas); 5° du côté dre étendue en travers. Il naît : i° de toute l’étendue de la
de la base de la langue, entre le stylo-glosse et l’hyo-glosse grande corne de l’os hyoïde jusqu’à son sommet; 2° chez beau¬
(<fiosso-pharyngien de Winslow) ; 6° parfois d’un faisceau spécial coup de sujets, par un prolongement delà première insertion,
qui descend de l’apophyse styloïde, ou se détache du muscle de la base de la petite corne et du bord postérieur et supérieur du
stylo-pharyngien, fia première bandelette, ptérygoïdienne et corps de l’os ; 3° parfois au-dessus des attaches précédentes, d’un
palatine, se divise en deux parties : l’une, ptérygo-pharyngienne, faisceau inférieur du génio-glosse (génio-pharyngien de Winslow),
qui est distincte du constricteur proprement dit, s’en détache ou, lorsqu’il manque, de l’aponévrose cérato-linguale; 4° en¬
en dedans, descend perpendiculairement aux fibres transver¬ fin , dans des cas rares, du bord postérieur du ligament qui
sales de ce muscle, et parallèlement au palato-pharyngien, quelle unit la grande corne de l’hyoïde avec celle du cartilage thyroïde
renforce. Elle est unie intimement à tous les deux, et se perd in¬ (muscle syndesmo-pharyngien de Douglas). A partir de ces di¬
férieurement dans le constricteur ; mais, par ses usages, elle sem¬ verses insertions, qui forment le sommet commun du triangle,
ble appartenir au système des faisceaux élévateurs. L’autre ban¬ les fibres se portent en divergeant sur la face postérieure pour se
delette, ou ptéry go-basilaire, forme le bord supérieur libre du joindre avec celle du côté opposé sur le raphé fibreux. Toutes
constricteur. Dans sa forme générale, elle s’incurve d’abord de les fibres qui naissent en avant du sommet de la grande corne
haut en bas et d'avant en arrière, puis elle remonte en sens op¬ se dirigent obliquement en haut. Les fibres hyoïdiennes les plus
posé pour s’insérer, par un sommet aigu, au milieu du corps antérieures et celles qui continuent le génio-glosse forment le
sphéno-basilaire et sur le raphé médian ; en sorte quelle trace bord supérieur libre. Ce bord courbe, d’une grande longueur,
une courbe à concavité supérieure, dont le point déclive en se dirige obliquement en haut, et vient, par un sommet aigu,
dehors inscrit une anse assez épaisse autour de la saillie du s’insérer avec son congénère au milieu du corps sphéno-basi¬
péristaphylin interne et de l’angle latéral de l’aponévrose céphalo¬ laire, conjointement avec l’attache moyenne du constricteur su¬
pharyngienne. Cette disposition se rencontre telle que nous ve¬ périeur à laquelle il s’unit (muscle céplialo-pharyngien des au-
(i) Planches 99, loi. (2) Planches 98, 99, 100, loi. (i) Planches 99, îoo, 101
TOME il. :5
58 MUSCLES DU PHARYNX.
teurs); quelquefois cependant le constricteur moyen ne remonte ment filiforme, jusqu’à rattache basilaire. A mesure que l’on
pas aussi haut; il s’implante alors sur le raphé du muscle pré¬ descend, les fibres diminuent de longueur et d’obliquité; celles
cédent. Les fibres qui naissent en avant du sommet de la grande du bord inférieur sont les plus courtes.
corne font suite aux précédentes, et décroissent progressivement
de longueur; celles du sommet sont d’abord horizontales et les Connexions. La surface extérieure de ce muscle est en con¬
plus courtes, puis elles s’incurvent en bas en augmentant de tact, en dehors, avec le corps thyroïde, l’artère carotide, et, en
longueur. Ce sont elles qui naissent parfois du ligament thyro- partie, le muscle sterno-thyroïdien; en arrière, avec l’aponé¬
cératoïdien. Les plus inférieures, qui forment le bord libre, vrose postérieure, très mince en ce point, qui la sépare des mus¬
descendent environ jusqu’au milieu du cartilage thyroïde, en cles grand droit antérieur de la tête, long du cou, et de la
sorte que le muscle s’étend beaucoup moins en bas qu’en haut. portion cervicale du ligament commun prévertébral. Sa surface
Toutes les fibres se rendent également sur le raphé fibreux qui intérieure est en rapport, de haut en bas, avec le constricteur
les sépare de celles du côté opposé. Ce raphé, dont l’épaisseur moyen, les épanouissemens des muscles palato et stylo-pharyn¬
est assez considérable vers la partie supérieure ou le point fixe, giens, la membrane muqueuse, dans une grande étendue, puis,
diminue peu-à-peu au-dessous, et se réduit inférieurement à une tout à-fait inférieurement, le constricteur de l’œsophage. Elle est
ligne fibro-celluleuse. fortement unie à toutes ces parties. Le bord supérieur est libre
en dehors à sa naissance. L’inférieur l’est également; c’est au-
Connexions. La surface extérieure de ce muscle est en rapport dessous de l’anse qu’il forme que s’insinue le nerf laryngé infé¬
en bas avec le constricteur inférieur; vers le sommet, avec l’hyo- rieur du pneumo-gastrique.
glosse ; et, dans le reste de son étendue, avec l’aponévrose posté¬
rieure. Elle reçoit quelques fibres des stylo-glosse et stylo-pha¬ ÉLÉVATEURS.
ryngien. La surface intérieure est recouverte en arrière par la
membrane muqueuse pharyngienne, et dans le reste de son DU STYLO-PHARYNGIEN, (i)
étendue, par le stylo-pharyngien, la bandelette descendante du
OU STYLO-THYROIDIEN ( WINSL.) ; STYLO-THYRO-PHARYNGIEN (DUMAS);
constricteur supérieur et le palato-pharyngien. Elle adhère for¬ STYLO-PHARYNGEUS.
tement à ces muscles, dont les fibres s’entremêlent avec les
siennes. Par son attache antérieure, ce muscle est lié fréquem¬ Configuration, insertions. Muscle long et mince, en forme de
ment avec le génio- glosse. Les deux bords supérieur et inférieur triangle alongé, funiculaire en haut, membraneux en bas, situé
forment des anses libres, sous lesquelles pénètre et d’où se dé¬ presque verticalement sur les parties latérales du pharynx, qu’il
gage le stylo-pharyngien. parcourt en diagonale, avec une légère obliquité de haut en bas
et d’arrière en avant; étendu de l’apophyse styloïde au pourtour
DU CONSTRICTEUR INFERIEUR, (i) de la cage cartilagineuse du larynx. Il procèdede la partie interne
et supérieure de l’apophyse styloïde, près de sa base, par un petit
CRICO-THYRO-PHARYNGIEN (DUMAS)-, THYROET CRICO-PHARYNGIENS (fTINSL.)
THYRO ET CRICO-PHARYNGEI (VALSA LVA).
tendon plat, qui accompagne cette aiguille osseuse jusqu’auprès
de son sommet, où il s’en détache. Le cordon musculaire qui lui
Configuration, insertions. Plus fort et plus épais que les deux fait suite descend, avec une forte inclinaison en avant, dans
autres, membraneux, large, de forme rhomboïdale, il pro¬ l’espace triangulaire qui sépare les deux premiers constricteurs,
cède de haut en bas, par une ligne sinueuse non interrompue : jusqu’au niveau du bord supérieur libre du constricteur moyen.
i° Du tiers postérieur du bord supérieur du cartilage thyroïde Dans ce trajet le muscle, qui s’élargit graduellement, envoie
et de la face externe de la grande corne. Cette première attache au constricteur supérieur des fibres en arcade qui accompa¬
ne se rencontre pas toujours, principalement chez les sujets gnent celles de ce muscle dans leur direction ascendante, et se
faibles. 2° De toute la hauteur de la ligne oblique du même car¬ mêlent plus ou moins avec celles du stylo-glosse et de l’hyo-
tilage , en dedans de l’insertion du sterno-thyroïdien : ces deux glosse. Parvenu en regard de l’anse musculaire que lui offre le
muscles, en outre, sont unis par deux ou trois bandelettes mus¬ bord supérieur du constricteur moyen, il s’y enfonce et s’inflé¬
culaires assez fortes, qui passent sans interruption de l’un à chit un peu en bas, de sorte que sa direction ultérieure est bien
l’autre. 3° Du bord inférieur et de la face externe de la petite corne moins oblique. Il s’insinue entre le constricteur et le palato-
thyroïdienne. Il est assez ordinaire que les attaches sur le cartilage pharyngien, uni intimement à tous les deux, mais principale¬
envoient un ou deux petits pinceaux de fibres sur l’enveloppe ment au dernier; puis il s’élargit considérablement, et, sans ces¬
du corps thyroïde en arrière. Ce sont elles que Winslow appelle ser d’être continu, présente trois attaches inférieures distinctes,
fort improprement muscle thyro-adénoïdien. 4° De la membrane un faisceau médian postérieur, et deux prolongemens anté¬
crico-thyroïdienne, derrière le muscle crico-thyroïdien, avec le¬ rieurs, l’un interne et l’autre externe. i° Les fibres moyennes et
quel cette insertion est souvent liée par une bandelette. 5° De la postérieures, qui constituent la niasse principale, suivent la di¬
face externe du cartilage cricoïde et du premier anneau de la rection première, accolées au thyro-staphylin, et descendent
trachée-artère par un faisceau intimement uni au constricteur avec lui pour s’insérer à la lèvre externe du bord postérieur du
de l’œsophage. Nées de ces diverses origines, les fibres, qui toutes cartilage thyroïde. 2° Les fibres internes contournent en dedans,
sont parallèles, épaisses, larges et rubanées, se dirigent oblique¬ en pas de vis, le bord libre du thyro-staphylin, tout en étant
ment en haut et en arrière vers le raphé médian. Celles du bord liées avec lui : leur implantation se fait d’arrière en avant et de
supérieur remontent en un sommet aigu, ordinairement jus¬ dehors en dedans, suivant la ligne onduleuse du contour supé¬
qu’au milieu du constricteur moyen, mais quelquefois beau¬ rieur du larynx. Continuant l’attache moyenne thyroïdienne,
coup plus haut, et même, dans des cas rares, par un prolonge¬ elle monte sur la face externe de la grande corne du carti-
(1) Planches 09, 100, 101, 102. (1) Planches 90, loi, 102.
MUSCLES DU PHARYNX. 59
lage thyroïde, contourne son sommet en arrière, redescend fin, ce qui achève de le faire considérer comme un muscle séparé
sur la face interne de sa base, puis envoie une languette infé¬ du constricteur, c’est qu’il n’en existe pas moins lors même que
rieure qui s’attache par un petit tendon sur l’angle externe et le bord supérieur de ce dernier ne forme qu’une seule arcade
supérieur du chaton du cartilage cricoïde, et par un épanouisse¬ musculaire.
ment aponévrotique sur ce cartilage et sur l’arythénoïde; elle
se termine en haut et en dedans par un pinceau détaché qui se ACTION DES MUSCLES DU PHARYNX.
fixe au milieu du bord latéral du fibro-cartilage de l'épiglotte.
Ce pinceau musculaire, saillant sous la membrane muqueuse, Le pharynx s’élève, s’abaisse, s’élargit et se resserre. Les deux
forme la moitié inférieure de la ligne concave complétée en haut mouvemens essentiels sont Y élévation et la constriction ; les muscles
par le pharyngo-staphylin,et qui inscrit de chaque côté le con¬ du pharynx y prennent la part la plus active.
tour de l’isthme du gosier. 3° Les fibres externes forment une L'élévation est déterminée d’abord, pour la masse de l’appareil
languette qui s’insinue entre les grandes cornes de l’hyoïde et du hyoïdien, par les élévateurs propres de l’hyoïde ; mais, en outre,
cartilage thyroïde, en dedans de la membrane hyo-thyroïdienne, la paroi antérieure du pharynx est soulevée par les musclés de
descenden divergeant,et s’insère,par une mince aponévrose,sur la langue, et les parois postérieure et latérales par ceux du
la lèvre interne de la grande corne et du bord supérieur du voile du palais et ceux du pharynx lui-même, et parmi ces
cartilage thyroïde, adhérant en arrière aux fibres internes, et derniers, il faut comprendre les constricteurs. Ainsi le pharynx
isolée en avant, où elle se prolonge jusque derrière le muscle est soulevé : i° latéralement (a) par le stylo-pharyngien, l’élévateur
thyro-hyoïdien. essentiel, qui l’entraîne en haut et en arrière, et en partie par
le stylo-glosse; (b) par le pétro-pharyngien, le sphéno-salpingo-
Connexions. "La face externe de ce muscle est couverte, en haut, pharyngien , et la bandelette ptérygo-pharyngienne : le premier
par le stylo-hyoïdien et l’artère carotide externe; en 6as,parles agit sur l’aponévrose, qu’il tend obliquement de dedans en
constricteurs moyen et inferieur, la membrane thyroïdienne. dehors vers son attache supérieure ; le second tire verticale¬
Sa face interne est en rapport , en haut, avec le constricteur ment sur le bord libre du constricteur supérieur, et ce dernier
supérieur, et lui envoie des fibres; en bas, avec le palato-pbaryn- se soulève de lui-même par son attache ptérygoïdienne. 20 En
gien, auquel elle s’unit, et avec la membrane muqueuse du arrière, (b) par l’insertion basilaire des deux premiers constric¬
pharynx. teurs , ou le prétendu muscle céphalo-pharyngien des auteurs.
Cette attache forme le point d’appui des constricteurs, pour
DU PETRO-PHARYNGIEN. (i) soulever obliquement en arrière le larynx, et conséquemment,
par son intermédiaire, le pharynx. Cette action est synergique
Petit faisceau musculaire , plat et triangulaire, situé oblique¬ de celle du stylo-pharyngien, qui ne soulève pas le pharynx
ment en arrière, sur le côté de la partie supérieure du pharynx. seulement par ses muscles, mais aussi par les cartilages laryn¬
Il s’attache, en haut, avec l’angle latéral de l’aponévrose céphalo¬ giens ; (6) de dehors en dedans par la languette ptérygo-pharyn-
pharyngienne, et s’épanouit en rayonnant, en bas et en dedans, gienne du constricteur supérieur et par les trois portions du
sur la face postérieure de cette aponévrose, qu’il fortifie. Suivant palato-pharyngien. Nous avons déjà fait remarquer que ces
l’indication qu’en donne Winslow, il semble que ce soit une des quatre bandelettes doivent être considérées comme une couche
attaches du constricteur supérieur ; mais, d’après la manière spéciale de muscles élévateurs, distincts des constricteurs qu’ils
dont il s’est offert à nous, ses fibres, au moins le plus ordinaire¬ soulèvent avec la membrane muqueuse d’arrière en avant et de
ment, n’atteignent pas jusqu’au bord libre de ce muscle. Le dehors en dedans, vers la cloison palatine, leur insertion supé¬
pétro-pharyngien ne se rencontre que chez les sujets vigoureux; rieure. C’est pour ne pas fermer la communication nasale que
dans la plupart des autres, il est remplacé par des fibres rayon- ces bandelettes s’incurvent et se tordent en demi-voûte latérale,
nées de l’aponévrose. En arrière, il est en rapport avec l’aponé¬ de manière à ne pénétrer que de côté dans le voile du palais.
vrose postérieure du pharynx. L’usage de cette couche musculaire est très important. Elle rap¬
proche l’un de l’autre le voile du palais et le pharynx, de manière
DU SPHENO-SALPINGO-PHARYNGIEN. (2) que ces parties ne forment qu’un seul plan curviligne qui presse
en haut, en arrière et de côté, sur le bol alimentaire, dans la
Moins large, mais plus long que le précédent, rubané ou fili¬ déglutition. Si on se rappelle quelle adhère à la muqueuse
forme, ce petit muscle se rencontre presque constamment. Il est comme une sorte de peaucier, on concevra que cette membrane
situé auprès, mais en dehors du pétro-pharyngien, sur l’angle n’est que froncée dans le soulèvement, disposition importante,
même ou sur le côté externe de l’aponévrose céphalo-pharyn¬ puisque, si l’union eût été lâche, la muqueuse, en s’élevant,
gienne. Il naît supérieurement en partie de la base de l’aile interne eût formé des plis ou comme des valvules transversales, qui au¬
del’apophyse cartilagineuse ptérygoïde,et en partie de la portion raient fait obstacle au passage des corps étrangers dans le pha¬
voisinedela trompe d’Eustache; mais parfoisson insertion est beau¬ rynx. 3° En avant, l’élévation s’opère par l’intermédiaire de la
coup plus externe et n’a aucun rapport avec latrompe.il descend, hase de la langue. 4° En avant et de côté, elle a lieu par les inser¬
appliqué sur l’aponévrose, vers le constricteur supérieur, dans le¬ tions linguale et myloïdienne du constricteur, et, jusqu’à un
quel il seprolongeassezbas. Quandlebordsupérieurdecemuscle certain point, par la continuation des fibres du constricteur moyen
forme d eux arcades, le sphéno-pharyngien réunit leurs fibres cour¬ avec celles du génio-glosse. De la tension commune des éléva¬
bes,etforme leur attache supérieure jmaistoutefoisils’en distingue teurs résulte, en coïncidence avec le soulèvement, la dilatation
encore par l’isolement de ses fibres verticales superficielles. En- infundibuliforme de la partie supérieure du pharynx. Cet état
constitue le premier temps de la déglutition, pour la réception
du bol alimentaire à l’isthme du gosier.
(1) Planches 100, 101.
(2) Planches 09, 101. La constriction est principalement déterminée par ceux des
t;0 MUCLES DU PHARYNX.
muscles du pharynx qui en ont emprunté leur nom: toutefois l’hyoïde et du cartilage thyroïde, et par le tiraillement de l’œso¬
elle l’est aussi en partie parles élévateurs eux-mêmes. La plupart phage. Quant à la dilatation , elle est, comme nous l’avons vu,
des physiologistes modernes pensent, avec Bichat, qu’aussitôt par le seul fait de l’écartement des attaches, l’une des consé¬
la réception du bol alimentaire dans l’entonnoir du pharynx , quences de l’élévation. Elle augmente d’une manière passive dans
les muscles élévateurs venant à se relâcher, ce bol descend im¬ la déglutition des corps étrangers d’un gros volume.
médiatement plus bas, évidemment par le simple effet de la
pesanteur, quoiqu’ils évitent de s’exprimer à cet égard. Mais CONNEXIONS RÉCIPROQUES DES PARTIES DE L’APPAREIL HYOÏDIEN. .
cheminer de ses fibres supérieures aux inférieures, en s’appuyant ligamens qui l’unissent au cartilage thyroïde.
sur la gouttière résistante des cartilages thyroïde et cricoïde, 2° La langue s’unit au voile du palais par le glosso-staphylin ;
et le cède enfin à l’œsophage. Telle est la série des phénomènes au pharynx, par l’insertion latérale du constricteur supérieur
que nous croyons constituer la déglutition. Nous ne nions pas et la bandelette de liaison du génio-glosse avec le constricteur
absolument que la pesanteur ne puisse avoir quelque effet sur moyen ; au larynx, par l’épiglotte.
la progression du bol alimentaire ; ce que nous nions,c’est qu’une 3° Le voile du palais est lié au pharynx par la bandelette pté-
fonction aussi importante puisse être confiée à un simple effet rygo-pharyngienne et les trois faisceaux du palato-pharyngien ;
physique, surtout dans un point du trajet où un arrêt que tout, au larynx, par le faisceau thyro-staphylin.
dans la théorie, semblerait devoir faciliter, aurait pour effet de 4° Enfin la contre-partie nous montre le pharynx lui-même,
suspendre la respiration. Ce n’est pas ainsi que procède la na¬ lié à l’hyoïde, à la langue et au voile du palais, par les muscles
ture; en outre, nous ne voyons pas la nécessité d’avoir recours déjà nommés, et de plus au larynx, par le constricteur inférieur
à une explication qui ferait supposer l’absence de puissances et le stylo-pharyngien; à Xœsophage, par son constricteur; au
musculaires spéciales dans un lieu , au contraire, où les muscles sternum et à la clavicule, par la continuation des fibres du constric¬
sont si nombreux, sans aucun vide et si bien entremêlés, de teur inférieur avec celles du sterno-thyroïdien.
manière à solliciter réciproquement leurs contractions pour une Ainsi les muscles nombreux de l’appareil hyoïdien, plus ou
action commune. Au reste, en supposant que la pesanteur aidât moins confondus ou liés par des prolongemens de leurs fibres,
à la déglutition dans l’homme, encore cet auxiliaire ne serait-il peuvent donc être envisagés comme les bandelettes isolées d’un
pas d’un grand secours, puisqu’il faut avoir recours à d'autres vaste ensemble, dont toutes les parties sont synergiques et ten¬
forces pour expliquer cette fonction quand on avale, la tête en dent à se contracter en commun. Cette disposition unitaire, si
bas; à plus forte raison en est-il de même chez la plupart des bien adaptée à la jonction commune des diverses cavités dans
animaux, dans lesquels, d’après la manière dont ils prennent celle du pharynx, semble indiquer que tous les muscles con¬
leur nourriture, l’aliment, au lieu de descendre, remonte vers courent plus ou moins à chacune des fonctions propres des
l’œsophage et l’estomac. quatre sections de l’appareil hyoïdien. Ces fonctions ayant pour
L'abaissement du pharynx contribue également à la dégluti¬ objet le passage de divers corps étrangers au travers d’un même
tion : il est passif, quant aux muscles propres, et dépend du re¬ canal, on conçoit alors clairement la nécessité qu’elles se suc¬
lâchement des élévateurs. Dans les cas où il va jusqu’à produire cèdent les unes aux autres, ou,en d’autres termes,l’impossibilité
l’alongement, il est déterminé par les muscles abaisseurs de qu’il puisse s’en exécuter complètement plus d une à-la-fois.
MUSCLES DU BASSIN. 61
SECTION TROISIÈME.
MUSCLES DU BASSIN.
Le bassin comprend un grand nombre de muscles qui se divi¬ aux efforts qu’ils ont à supporter pour expulser ou retenir les
sent en deux séries. Ceux delà première tapissent l’une et l’autre corps étrangers auxquels ils doivent livrer passage.
surface des parois pelviennes postérieure et latérales, et s’in¬
sèrent par leur extrémité tendineuse au fémur : ce sont les mus¬ MUSCLES DE LA RÉGION ANALE COMMUNS AUX DEUX SEXES.
cles pelvi-fémoraux, uniquement destinés aux mouvemens de la
cuisse, et dont, par conséquent, la description doit précéder DU RELEVEUR DE L’ANUS, (i)
celle du membre abdominal. La deuxième série forme un plan
PUBIO-COCGYGI-ANNULAIRE [DUM.)- SOt'S-PUBIO-COCCYGIEN ( CH A USS. ) ;
musculeux exclusivement propre au bassin, dont il clôt infé¬ M. SEDEM ATTOLLENS ( VESAL.) ; MAJOR LEVATOR ANI [RIOL.).
rieurement l’excavation. Ce sont les muscles dits communément
du périnée, mais dans une acception impropre, puisqu’ils s’é¬ Configuration, insertions. Membraneux, quadrilatère, plus
tendent bien au-delà des limites de cette partie. Bichat les a dé¬ large supérieurement qu’inférieurement, incurvé en quart de
crits en deux régions, anale et génitale, que nous réunirons en cercle de haut en bas et d’avant en arrière, ce muscle est situé
une seule, en raison du prolongement des muscles de l’une à sur les parois antérieure, latérale et inférieure de la cavité du
l’autre, ou de leur fusion intermédiaire dans les deux sexes. petit bassin. Il s’insère le long de son bord supérieur : i° Dans
sa moitié antérieure, par de courtes fibres aponévrotiques, en
bas de la face postérieure de la symphyse du pubis, et sur le
MUSCLES DE LA RÉGION ANO-GÉNITALE.
corps de cet os en suivant le bord supérieur du trou ovale.
2° Au-delà, le long d’une bandelette fibreuse qui concourt à for¬
Dans leur disposition générale, ils représentent une cloison
mer l’arcade des vaisseaux obturateurs, et s’étend de ce point à
contractile, tendue en travers de l’orifice inférieur de l’excava¬
l'épine de l’ischion. Le bord concave de cette bandelette sert
tion pelvienne, et percée d’ouvertures pour les communications
d’implantation à une mince aponévrose qui, sur la marge du
de cette cavité au-dehors. Ces muscles sont superposés en deux
bassin, semble l’épanouissement du tendon du petit psoas, et
couches. La couche supérieure ou profonde est constituée par un
tapisse l’obturateur interne. 3° Eu arrière, sur l’épine ischiati-
grand muscle membraneux, le releveur de l’anus, qui s’unit en
que. Les fibres, à partir de ces diverses insertions, descendent
arrière à son congénère sur le plan moyen. La couche inférieure
en convergeant un peu vers le plan moyen, les antérieurs pres¬
est formée au milieu par le constricteur ou sphincter de l’anus;
que verticales, les moyennes de plus en plus obliques, et les
en arrière, par un muscle de support, Yischio-coccygien. En
postérieures presque horizontales. Ces dernières s’implantent
avant,la disposition change dans les deux sexes. Chez l’homme,
sur les deux côtés du coccyx, et un peu en avant de son sommet
au-devant du sphincter de l’anus, s’étend un muscle spécial,
jusqu’au rectum, et s’unissent, avec celles du côté opposé, sur
compresseur du bulbe de l’urèthre, le bulbo-caverneux, puis,
un raphé fibreux médian. Ce sont les seules qui aient des atta¬
deux autres compresseurs de la portion membraneuse de l’u¬
ches inférieures communes aux deux sexes. Les fibres moyennes
rèthre, le pubo-uréthral de Wilson et le pu bio-prostatique, tous
se confondent avec celles du sphincter de l’anus. Les fibres an¬
trois flanqués par un fort accessoire, Y ischio-caverneux. De cha¬
térieures se conduisent différemment dans les deux sexes: chez
que côté du même sphincter est le petit muscle transverse du
l’homme, elles se mêlent dans l’entre-croisement du sphincter
périnée. Chez la femme, en avant du sphincter de l’anus, est un
avec le transverse et le bulbo-caverneux, et s’insèrent, au-devant,
autre muscle spécial, le constricteur du vagin, auquel se rend le
par l’intermédiaire d’une lame fibro-celluleuse, au pourtour
transverse du périnée : Y ischio-caverneux et Yischio-clitoridien,
de l’extrémité inférieure du rectum et du col de la vessie, sur
d’un très petit volume, remplacent le muscle analogue de
la prostate et sur le bulbe de l’urèthre; chez la femme, elles se
1 homme. En résumé, le releveur de l’anus forme la partie es¬
terminent dans le constricteur du vagin.
sentielle de la cloison musculaire périnéale. Par son union avec
son congénère, il décrit une grande voussure à concavité supé¬
Connexions. Ce muscle forme, avec son congénère, un plan¬
rieure, ou, comme l’a fort bien exprimé Winslow, une sorte de
cher concave, qui supporte les viscères de la cavité pelvienne.
petit diaphragme inférieur courbé en sens inverse du grand dia¬
Sa surface intérieure, concave, embrasse en avant, dans l’homme,
phragme supérieur, auquel il fait opposition à l’extrémité pel¬
le bas-fond de la vessie, la prostate et les vésicules séminales;
vienne de la grande cavité abdominale; comme ce dernier, il
est percé d’orifices de communication, mais qui sont pourvus
de muscles spéciaux d’une force et d’un volume proportionnés (1) Planches 104, 105, 106.
TOME iô
62 MUSCLES DU BASSIN.
et dans la femme, le bord périnéal de l’orifice du vagin : en ar¬ se prolonge un peu sur les fibres quelle soutient, et dont elle
rière, elle contourne l’extrémité inférieure du rectum. Sa sur¬ continue l’insertion. C’est elle que Winslow et quelques auteurs
face extérieure, convexe, est en rapport avec les muscles obtu¬ appelaient ligament cutané. Le faisceau musculaire, qui succède
rateur interne, ischio-coccygien, grand fessier, transverse du au tendon, se prolonge et s’élargit au-devant de l’attache posté¬
périnée et sphincter de l’anus, constricteur du vagin dans la rieure, dans l’étendue d’un pouce, et aplati de haut en bas. Di¬
femme, et, dans les deux sexes, les vaisseaux et le nerf hon¬ visé sur le plan moyen près de son origine, il se prolonge en
teux internes. avant d’environ un pouce, puis se bifurque au devant de la
commissure postérieure de l’anus en deux faisceaux latéraux
DE L’ISCHIO-COCCYGIEN. («) semi-elliptiques qui entourent cet orifice, et s’appliquent de
nouveau l’un contre l’autre au-delà de la commissure anté¬
ISKIO-COCCYGIEN {CHAUSS.)\ M. COCCYGEUS {SOEUSI.).
rieure. A quelques lignes plus loin ils se rejoignent en un seul
Configuration, insertions. Mince, aplati, triangulaire, incliné faisceau aplati, qui se termine également par une double atta¬
en bas et en avant, ce muscle naît, par un sommet fibreux, du che: l’une au pannicule sous-cutané, et l’autre par l’entre¬
bord inférieur et de la face interne de l'épine sciatique, puis de croisement de ses fibres avec celles du bulbo-caverneux et du
la face pelvienne du bord inférieur aminci du petit ligament transverse du périnée. Dans la femme, les deux demi-ovales
sacro-sciatique. De là il se porte en divergeant en dedans et un s’entrelacent avec ceux du constricteur du vagin. Il résulte de ce
peu en bas, et vient s’insérer tout le long du bord du coccyx et à qui précède que la portion elliptique du sphincter forme au¬
la partie inférieurede la face latérale du sacrum. Formé d’un mé¬ tour de l’anus un bourrelet saillantà fibres concentriques, adhé¬
lange de fibres musculaires et aponévrotiques, ce muscle con¬ rant par sa face inférieure à la peau et au bord terminal de la
tinue, en bas, le petit ligament sacro-sciatique, ou en d’autres membrane muqueuse du rectum. La portion supérieure ou pro¬
termes, on peut le considérer comme n'étant que la moitié in¬ fonde du sphincter, décrite sous le nom de sphincter interne par
férieure et le bord libre de ce ligament, modifié dans son tissu, les auteurs, mériterait le nom de sphincter rectal. Elle est située
de manière à devenir légèrement extensible et rétractile. en dedans, et s’étend au-dessus de la précédente. Dans l’état de
vacuité du rectum, elle inscrit autour de son extrémité anale
Connexions. Sa face postérieure et inférieure est recouverte par un anneau de douze à quinze lignes de hauteur, terminé par
les deux ligamens sacro-sciatiques et par le grand fessier. Sa face deux bords libres, et rétréci en avant et en arrière. En rapport,
antérieure et supérieure fait partie du plancher inférieur du petit par sa surface intérieure, avec la membrane muqueuse, elle est
bassin. Son bord inférieur inscrit une ligne concave; parfois il environnée à l’extérieur par le releveur de l’anus en haut, et en
se continue avec celui du releveur de l’anus, mais le plus sou¬ bas par la portion ellipsoïde du sphincter, et adhère à tous les
vent il est libre, tranchant, et. s’insinue un peu au-dessous de ce deux. Dans l’état de distension du rectum, elle s’élargit et se
muscle. moule autour du cul-de-sac de l’intestin, et représente une sorte
de capsule étendue en travers par le déplissement de ses fibres,
Anomalie. Il n’est pas rare que l’on rencontre entre les ischio- mais étranglée sur le raphé médian aux deux extrémités de son
coccygiens un petit faisceau accidentel qui n’a de commun avec diamètre antéro-postérieur. En avant de sa face inférieure s’ap¬
eux que le voisinage. Ce faisceau, mince et plat, nommé par plique le transverse du périnée, qui lui envoie un petit faisceau,
Sœmmerring curvator coccygis (Pl. 106), a été décrit par cet et tous deux viennent se terminer, par quelques fibres, dans l’en-
anatomiste comme s’étendant au milieu de la face pelvienne du tre-croisement commun avec le bulbo-caverneux.
gentes, couvrant, de chaque côté du coccyx, l’attache du mus¬ rieure, la portion elliptique est sous-cutanée; l’autre décrit une
cle ischio-coccygien. courbe ascendante qui se prolonge sur la face pelvienne du re¬
leveur de l’anus, en laissant entre ces muscles, la tubérosité scia¬
DU SPHINCTER EXTERNE DE L’ANUS. (2) tique et la peau, un vaste espace, épais en dehors, rempli de tissu
graisseux, et dans lequel rampent les vaisseaux honteux. Par
CONSTRICTEUR DE L’ANUS ( BICH.) ; COCCYGIO-ANAL ( CHAVSS ) ;
la surface supérieure, le sphincter externe est en rapport avec le
M. SPHINCTER ANI EXTERNUS.
sphincter interne, l’extrémité inférieure du rectum et le releveur
de l’anus.
Situation, configuration, insertions. Ce muscle, épais et fort,
environne l’orifice cutané de l’anus. Son étendue est plus consi¬
DU TRANSVERSE DU PERINÉE. (1)
dérable qu’on ne l’indique généralement. Sa forme et ses rap¬
ports diffèrent un peu dans les deux sexes. Il se compose de deux ISKIO-PÉRINÉAL [CHAUSS.); M. LEVATOR ANI MINOR (R10L.) ;
portions : l’une, le sphincter anal proprement dit, est inférieure TRANSVERSUS PERINÆI.
1° DANS L’HOMME.
DES CONSTRICTEURS DE L’URÈTHRE. (2)
DU BULBO-CAVERNEUX. (0
La portion membraneuse de l’urèthre est environnée par des
BULBO-URÉTHRAL ( CllAUSS.) ; M. ACCELERATOR URINÆ.
fibres musculaires qui la fortifient: Wilson a décrit sous le nom
Configuration, insertions. Mince, en forme de rhombe très de pubo-uréthral un muscle demi-circulaire de cette partie. Nous
alongé, plus large en arrière cju’en avant, ce muscle, accolé à y en joignons un autre, qui nous paraît distinct du premier par
son congénère sur le plan moyen, est situé sur le diamètre antéro¬ ses attaches et sa direction inverse en diagonale, et que nous
postérieur du périnée, au-dessous du bulbe de l’urèthre et de la nommons pubio-prostatique.
les parois osseuses déelives de l’infuiidibulumdu bassin. Le résul¬ jets où la constriction n’est pas assez vive, et surtout lorsqu’il
tat de cette contraction simultanée des muscles antagonistes, est existe à l’anus un peu de gonflement de la membrane muqueuse,
de comprimer de toutes parts les corps étrangers contenus dans hémorrhoïdal ou autre , l’orifice netant pas exactement fermé,
l’abdomen , et par conséquent de participer de concert à l’expul¬ il se fait entre les plis un léger suintement de mucus stercoral.
sion des matières fécales, des urines et du fœtus dans l’accouche¬
ment. Les connexions du releveur de l’anus nous semblent par¬ 3° Action des muscles de la sous-région génitale. Elle est très
ticulièrement adaptées à cet usage. On se rappelle que, par son prononcée chez l'homme, et a pour objet l’évacuation de l’urine
bord interne et inférieur, qui est son insertion mobile, il s’at¬ et du sperme, h’ischio-caverneux tire en bas et en arrière le corps
tache au pourtour du sphincter de l’anus, dans les deux sexes, caverneux, le comprime et y refoule le sang d’arrière en avant,
du col de la vessie, de la prostate et de la naissance de l’urèthre en imprimant au pénis une secousse qui fait relever son extré¬
dans l’homme, et du constricteur du vagin dans la femme. Or, mité libre. Sous ces divers rapports , il est plus spécialement le
par sa contraction, en tirant perpendiculairement sur les sphinc¬ muscle érecteur. Le bulbo-caverneux, qui environne en bas et sur
ters, il tend à les dilater, et conséquemment à ouvrir leurs les côtés le bulbe de l’urèthre, le comprime contre la cannelure
orifices. Cette disposition est le complément du mécanisme fibreuse supérieure de l’enveloppe des corps caverneux, et con¬
ingénieux par lequel ce muscle, en comprimant de bas en haut séquemment il applique l’une contre l’autre les deux moitiés du
et d’avant en arrière, contribue cependant à expulser les corps canal de l’urèthre, et tend à en exprimer l’urine et le sperme.
étrangers de haut en bas et d’arrière en avant. Enfin, par ses Les deux constricteurs de la portion membraneuse de l’urèthre
rapports avec le bulbo-caverneux et les constricteurs de l’urèthre, paraissent bien avoir, dans ce lieu , le même usage que le bulbo-
le releveur de l’anus stimule l’action de ces muscles, et y ajoute caverneux dans le sien. Leur action même s’exerçant circulaire-
une force nouvelle pour l’éjaculation du sperme. ment, sur des tissus mous, par des bandelettes obliques en
L'abaissement de la cloison périnéale est purement passif et divers sens, est plus directe. Leur vaste entre-croisement latéral
résulte du relâchement des puissances musculaires. Il augmente paraît surtout devoir agir très efficacement pour vider l’inté¬
beaucoup par la pression du diaphragme et des muscles abdo¬ rieur du canal des fluides qu’il contient. Enfin la contraction de
minaux dans une forte inspiration, une toux violente, l’éter- ces muscles, surtout dans l’éjaculation, s’opère brusquement
nument, etc. ; enfin , dans l’accouchement, il se change en une par une sorte de spasme nerveux , qui non-seulement fait par¬
forte distension, qui, elle-même, portée au-delà de l’énergie <jes courir aux fluides toute l’étendue du canal, mais les projette à
muscles et de la résistance des tissus, amène parfois la rupture une distance plus ou moins considérable au-dehors. La puis¬
du périnée. sance de ces divers muscles est augmentée parcelle du trans¬
verse, du releveur et du sphincter de l’anus, avec lesquels ils
2° Action des muscles de la sous-région anale. L’usage du sphinc¬ sont liés, et qui entrent dans le même temps en action. L’exquise
ter est de maintenir fermé lorifice de l’anus, pour permettre susceptibilité des muscles de l’urèthre, qui les fait se contracter
l’accumulation , dans le rectum, des matières fécales, qui, sans an moindre contact, est l’une des causes qui nous semblent
cette disposition, s’écouleraient continuellement au-dehors. La apporter le plus d’obstacle au cathétérisme de ce canal. Les
portion capsuliforme est parfaitement organisée, pour former le constricteurs de la portion membraneuse,en particulier, doivent
fond du sac de l’intestin: elle s’arrondit sur les matières quelle s’opposer avec énergie à l’introduction des sondes. C’est peut-
supporte et refoule de bas en haut. La portion elliptique, par le être à la tension de ces muscles , qui se feraient traverser eux-
rapprochement de ses deux moitiés, est plus essentiellement le mêmes, qu’il faut.attrihuer les fausses routes si communes dans
muscle d’occlusion. Le sphincter a pour antagonistes le trans¬ ce point. Cette considération donnerait lieu à des observations
verse du périnée dans l’homme, et dans les deux sexes, les fibres thérapeutiques sur le choix des procédés de cathétérisme, sur
d’insertion du releveur de l’anus, mais surtout, comme l’ob¬ lesquelles nous aurons occasion de revenir dans la partie chirur¬
serve judicieusement Bichat, les fibres circulaires et longitudi¬ gicale.
nales du rectum , qui pressent sur les matières contenues dans Dans la femme, l’action des muscles génitaux est bien moins
l’intestin, et le diaphragme avec les grands muscles abdomi¬ sensible. Les ischio-caverneux et ischio-clitoridien facilitent l’érection
naux. L’excès d’énergie de l’une des puissances antagonistes sur du clitoris. Le constricteur du vagin n’a d’action bien efficace que
l’autre est au nombre des causes qui influent sur le plus ou chez les filles vierges, ou chez la jeune femme dans les premiers
moins de fréquence habituelle de l’acte de la défécation. Le temps du coït; encore est-il souvent peu développé chez beau¬
sphincter se dilate de lui-même quand le besoin de rendre les coup d’entre elles. Par la fréquence de la cohabitation , les effets
matières fécales se fait sentir. Sous ce rapport, comme le remarque de l’accouchement et les progrès de l’âge, le constricteur vaginal
encore Bichat, il se rapproche des muscles de la vie organique, se relâche au point que son action devient tout-à-fait nulle. Il en
et il est lié avec ceux du rectum par une sympathie qui a pour est de même du transverse, qui, dans la femme, semble n’être
effet de neutraliser son action. La paralysie de ce muscle en¬ que l’antagoniste ou le dilatateur du muscle précédent.
traîne l’incontinence des matières fécales. Chez quelques su¬
TOME u. 17
66 MUSCLES DE L’ÉPAULE.
SECTION QUATRIÈME.
Les muscles des membres sont très nombreux. lisse divisent, ils gouvernent les mouvemens: les uns, élévateurs et abducteurs,
comme le squelette,en quatre sections.En général, les muscles le trapèze, l’angulaire et le rhomboïde ; d’autres, abaisseurs et
qui font partie d’une section, c’est-à-dire qui lui donnent sa adducteurs, les pectoraux, le grand dentelé et le grand dorsal,
forme et son volume, sont étrangers à ses mouvemens. Ainsi, qui agit sur l’omoplate par l’intermédiaire de l’os du bras. lies
chacune d’elles est mue par les muscles de la section supérieure, muscles intrinsèques de l’épaule, qui font mouvoir l’humérus,
dont elle reçoit les tendons, et ses muscles propres servent à se divisent en trois séries: i° Les élévateurs: le deltoïde, le
mouvoir la section qui lui est inférieure. sus-épineux et le coraco-brachial. i° Les abaisseurs : le grand dor¬
Nous avons déjà remarqué que la forme et la disposition géné¬ sal, déjà connu, et son accessoire le grand rond. 3° Les rotateurs
rale des muscles sont analogues à celles des os qu’ils revêtent. de la tête de l’humérus: le sous-scapulaire, le sous-épineux et le
Ijes os larges des cavités du tronc et de la tête sont recouverts de petit rond.
muscles membraneux ; les os longs des membres le sont de
muscles funiculaires. Cette forme, toutefois, éprouve des modifi¬ * ÉLÉVATEURS.
mité mobile du levier déterminé par toute la longueur du incurvé sur lui-même, suivant ses deux diamètres , de haut en
membre. Déjà leur configuration est intermédiaire entre les bas et d’avant en arrière, de manière à enceindre l’articulation
deux formes membraneuse et funiculaire. Les muscles du bras scapulo-humérale ; situé à l’extrémité supérieure du membre
et de la cuisse sont longs comme l’humérus et le fémur, et se ter¬ thoracique, où il forme le moignon de l'épaule. 11 a reçu son
minent inférieurement par des tendons funiculaires qui s’inflé¬ nom de sa forme, que l’on a comparée assez grossièrement à la
chissent autour des articulations du coude et du genou. Les lettre A des Grecs, renversée.
muscles du bras et de la jambe, de même forme que les précé-
dens, sont destinés à mouvoir l’extrémité terminale, la main ou Insertions, fasciculation. Ses fibres naissent, comme point fixe,
le pied, et se continuent par de longs tendons, qui sont uniques suivant une ligne contournée en fer à cheval : i° de toute la lon¬
quand ils s’attachent sur le métacarpe ou le métatarse, et devien¬ gueur du bord postérieur de l’épine de l’omoplate; 2° du con¬
nent multiples s’ils doivent mouvoir les doigts ou les orteils. tour externe de lacromion, et en partie des attaches de la cap¬
Les muscles des membres sont groupés, suivant chaque plan, sule fibreuse scapulo-humérale; 3° du tiers externe du bord
par séries qui correspondent à des mouvemens communs de antérieur de la clavicule. Ses épanouissemens aponévrotiques
flexion ou d’extension, d’adduciion ou d’abduction, de pronation se confondent, sur les os, avec ceux du trapèze, dont l’insertion
ou de supination. scapulaire est la même sur le bord opposé. Les longs filamens
entre-croisés de ces deux muscles forment une zone blanchâtre,
d’où procèdent plusieurs aponévroses, dont la principale tapisse
MUSCLES DU MEMBRE THORACIQUE. la fosse sous-épineuse. A partir de cette triple origine, les fibres
charnues se dirigent toutes de haut en bas, en convergeant vers
Ils se divisent en muscles de l’épaule, du bras, de l’avant-bras le tendon huméral comme sur un sommet commun. Les posté¬
et de la main. rieures , les plus longues, inclinées obliquement d’arrière en
avant ; les antérieures , obliques d’avant en arrière, et les
MUSCLES DE L’ÉPAULE. moyennes directes sur la face externe. Dans sa masse, le muscle
deltoïde est partagé en un nombre considérable de faisceaux.
MOTEURS DE L’ARTICULATION SCAPULO-HUMÉRALE.
Albinus en compte dix principaux ; M. Cruveilhier, dix-huit ou
Connexions. Recouvert par l’extrémité scapulaire de la clavi¬ sous-scapulaire, du grand dorsal, du grand et du petit ronds.
cule le ligament coraco-acromien, une portion du deltoïde et Par son bord interne, il recouvre d’abord, à sa partie supérieure,
du trapèze, ce muscle tapisse la fosse sus-épineuse, la partie puis 11 longe dans le reste de son étendue, l’artère axillaire, et
supérieure de l’articulation scapulo-humérale et les nerfs sus- sa continuation, l’artère brachiale, les branches quelles four¬
nissent et le nerf médian. Enfin, ce muscle est traversé par le
scapulaires.
nerf musculo-cutané, d’où le nom de perforé de Cassérius qui lui
Action. Le sus-épineux, tendu comme une sorte de ligament avait été donné. Parfois même il est également pénétré !par une
contractile au-dessus de la tête de l’humérus, semble avoir pour des branches du nerf médian.
passive acromio-coracoïdienne. Considère comme puissance tion, le coraco-brachial offre une division qui occupe, ou sa
musculaire, il élève en avant l’extrémité inférieure de l’humé¬ moitié inférieure, ou même toute son étendue. Cette scission a
rus, suivant un mouvement de bascule qui fait glisser la tête de été trouvée indépendante du nerf musculo-cutané qui passait
cet os en bas et en arrière sur la cavité glénoïde. Sous ce point comme à l’ordinaire par une ouverture spéciale. (Meekel.)
au levier devant se trouver presque neutralisé par la trop grande c’est-à-dire en avant et en dedans. Il est par conséquent congénère
proximité du point d’appui. Ce muscle, par sa fusion avec la des faisceaux claviculaires du deltoïde et du grand pectoral; si le
capsule, est un de ceux que Winlsow appelle articulaires. Il lui bras est porté en arrière, et tourné en dedans, il le ramène en
attribue plus spécialement l’usage de tendre cette capsule et de avant, en lui imprimant un mouvement de rotation en dehors.
l’empêcher d’être pincée entre les os dans le jeu de 1 articula¬ Enfin, lorsque le bras est fixé, comme dans l’action de grimper,
tion. Si cette observation est fondée, elle doit s’appliquer égale¬ il refoule l’épaule vers l’humérus.
portion du triceps. se prolonge très loin sur les fibres charnues par la face inté¬
rieure. Tous deux s’implantent le long de la lèvre interne et
Connexions. La face antérieure du coraco-brachial est recou¬ postérieure de la coulisse bicipitale de l’humérus; mais au lieu
verte par le deltoïde, le tendon du grand pectoral et la courte que le tendon du grand dorsal tapisse cette gouttière, et vient
portion du biceps. Sa face postérieure revêt les tendons du y confondre ses épanouissemens fibreux avec ceux du tendon du
(1) Planches 111, 113, 109, 110. (t) Planches 107, 108, 109, 110.
MUSCLES DE L ÉPAULE. 6R
grand pectoral, celui du grand rond reste fixé sur la lèvre de la il est uni en haut et qu’il concourt à former, et s’insère à la
et inférieur forme, avec le long dorsal, la limite saillante du fosse du même nom. En dehors elle en est séparée par les vais¬
creux de l’aisselle en arrière. seaux et les nerfs sous-scapulaires, et, plus à l’extérieur, elle revêt
la capsule scapulo-humérale, une partie du grand rond et de la
Action. Le grand rond, par sa position, peut être considéré longue portion du triceps brachial. Sa face antérieure est en rap¬
comme un faisceau du grand dorsal, qui en aurait été isolé pour port avec le grand dentelé, dont elle est séparée par l’aponévrose
s’insérer à l’omoplate. Ses usages sont par conséquent synergiques sous-scapulaire et par une couche épaisse d’un tissu cellulaire
de ceux de ce dernier muscle, c’est-à-dire qu’il est abaisseur du très lâche. Son bord externe est en rapport avec les muscles coraco-
bras en arrière et en dedans; mais en même temps, vu l’enrou¬ brachial et deltoïde, en avant; en arrière, le grand et le petit
lement commun des tendons autour des faces postérieure.et in¬ ronds; mais surtout il forme la limite postérieure du creux de
terne de l’humérus, ces deux muscles sont aussi rotateurs de l’os l’aisselle, et, sous ce point de vue, ses connexions les plus im¬
en dedans, et, sous ce rapport, congénères du sous-scapulaire. portantes sont celles qu’il offre avec les vaisseaux axillaires et
le plexus brachial. En haut, le bord inférieur libre du tendon
MUSCLES ROTATEURS DE LA TÊTE DE L’HUMÉRUS. décrit une anse fibreuse, sous laquelle s’insinuent les vaisseaux
circonflexes.
Rotateurs en dedans.
Situation, configuration. Épais, rayonné, triangulaire, ce mus¬ surtout, en raison du bec saillant que forme la cavité glénoïde
cle est situé sur la face antérieure de l’omoplate, où il remplit la au-dessous de la tête de l’humérus, il tend à maintenir les sur¬
presque totalité de la fosse sous-scapulaire, dont il a emprunté faces articulaires en contact. 2° Mais, comme son tendon s’en¬
son nom. Il correspond à lui seul aux trois muscles sus-épineux, roule autour de l’hémisphère interne de la tête de l’humérus,
sous-épineux et petit rond, situés sur la face opposée de l’os. dans sa contraction il lui imprime un mouvement de torsion
qui est d’autant plus prononcé, qu’il aurait été entraîné en de¬
Insertions, fasciculation. Le sous-scapulaire, quoique régu¬ hors par les muscles de la face opposée. Le sous-scapulaire est
lièrement rayonné, est assez complexe dans sa structure. Il se donc, sous ce rapport, rotateur en dedans. S’il agit simultanément
compose de neuf à dix faisceaux nés de la surface de l’os, et des avec ses antagonistes, ils maintiennent en commun la tête de
cloisons aponévrotiques qui s’implantent sur les lignes conver¬ l’humérus contre la cavité glénoïde, et s’opposent aux luxations.
gentes que l’on y remarque. Les trois premiers faisceaux supé¬ C’est dans ce sens que d’anciens auteurs ont pu assigner à ces
rieurs, les plus courts, tapissent la partie supérieure de l’os, à divers muscles l’usage d’appuyer le bras contre le tronc, ou, en
partir du bord spinal et de la ligne d’insertion de l’angulaire. Ils d’autres termes, de faire l’office d'adducteurs. Enfin, dans la sus¬
se dirigent en dehors, et s’infléchissent autour de la base de pension par les bras, le sous-scapulaire tend à entraîner le tronc
l’apophyse coracoïde, comme sur une poulie de renvoi : une sy¬ vers l’humérus ; mais si le bras étant élevé, il survient une chute
noviale intermédiaire facilite leur glissement en ce point. Les ou un effort quelconque sur la main ou le coude, on conçoit
trois ou quatre faisceaux qui suivent se rendent directement en que la traction des rotateurs devienne une des causes de la
haut et en dehors vers le tendon commun. Les trois faisceaux luxation.
inférieurs s’enchevêtrent à angle aigu les uns dans les autres; Rotateurs en dehors.
ils naissent par de courtes aponévroses au-dessus de l’attache du
grand dentelé, sur l’angle inférieur de l’os. Un dernier faisceau Ils se composent d’un groupe musculaire situé dans la fosse
isolé, de forme funiculaire, procède de la partie inférieure du sous-épineuse, et qu’une scission longitudinale divise en deux
bord axillaire, au-dessus et au-devant de l’attache du grand rond. muscles, le sous-épineux et le petit rond.
Il monte presque verticalement, renforcé, chez certains sujets,
par quelques fibres nées d’une aponévrose fixée sur le bord de DU SOUS-EPINEUX. (1)
l’omoplate, et qui unit le sous-scapulaire au grand rond et à la
GRAND SUS-SCAPULO-TROCHITÉRIEN (CHAUSS.); SUS-SPINI-SCAPULO-
longue portion du triceps brachial. Les divers faisceaux con- TROCHITÉRIEN (DUMM. INFRA-SPINATUS (Nonnulli).
vergens se réunissent, vers l’angle scapulaire de l’omoplate, en
un large tendon membraneux, qui contourne la face interne de Situation, configuration. Muscle épais, rayonné, triangulaire,
l’articulation scapulo-humérale, traverse la capsule à laquelle occupant presque toute l’étendue de la fosse sous-épineuse, de
U) Planches 108, 83, 85. (1) Planches lit, 114, 62, 76.
MUSCLES OU BRAS. 71
physe coracoïde, en dehors de l’attache du coraco-brachial. Ce tale, il fait subir au radius une demi-rotation sur son axe, en sorte
tendon descend en s’élargissant: d’abord il sert d’implantation que, au mouvement de flexion s’ajoute la supination de Favant-
au coraco-brachial, dans l’étendue de deux pouces, sur son bord bras. Par l’expansion de la bandelette bicipitale, il tend l’aponé¬
interne; puis il commenceà donner attache aux fibres charnues vrose antibrachiale, et contient les muscles pronateurs. Enfin ,
dans cette direction, et se prolonge sur le bord externe jusqu’au- comme nous l’avons fait observer en traitant de l’articulation
dessous de l’union commune. Les deux portions s’unissent en¬ scapulo-humérale, le tendon de sa longue portion, en raison
viron à la hauteur des deux cinquièmes supérieurs du bras; de la contractilité du muscle et de la mobilité de l’omoplate?
au-dessus du point de jonction, elles sont séparées par un entre lesquels se trouvent comprises ses extrémités, fait, au-des¬
intervalle celluleux à angle aigu. Après leur réunion , les deux sus de la tête de l’humérus, l’office d’un ligament élastique, qui
faisceaux qui leur font suite, quoique confondus dans une masse amortit les chocs de bas en haut.
commune, forment néanmoins encore deux courbes distinctes,
et sont séparés par un léger sillon qui se prolonge jusqu’au bas. DU BRACHIAL ANTERIEUR. (1)
Tous deux se composent de fascicules verticaux dont les fibres
sont parallèles. Un peu au-dessus du pli du bras naît le tendon (fléchisseur du cubitus.)
inférieur, d’abord par un épanouissement aponévrotique qui
commence plus haut sur le bord externe. Ce tendon, aplati HUMÉRO-CU BIT AL [CH AU SS., DÜM.) ; BRACHIALIS INTERNUS , S. FLEXOR
d’avant en arrière, descend verticalement an milieu du pii du CUBITALIS ULNARIS (Nonnulli).
une bourse synoviale de glissement, et se fixe sur le bord posté¬ l’autre de ses bords latéraux.
mité externe et supérieure de l’avant-bras , est fléchisseur de et triangulaire située au-dessous du bec coronoïdien du cubi-
SCATULO - OLÉCRANIEN ( CHAUSS. ) ; TRI - SCAPULO -HUMÉRO-OI.ÉCRANIEN sur l’extrémité interne de l’olécrâne. Quelques fibres des plus
{DUMAS)-, EXTENSOR CUB1TI MAGNUS {DOUGLAS)-, M. TRICEPS BRACHII, inférieures, très courtes, se rendent directement de l’aponévrose
S. CUBITI ; BRACHIUS EXTERNUS, S. POSTERIOR (Nonnulli).
musculaire interne sur la capsule articulaire.
Ils sont superposés en trois couches : la première comprend (1) Planches ! 14, iis, lie.
TOME II,
ip
74 MUCLES DE L’AVANT-BRAS.
et le lieu de son implantation à la partie moyenne de eet os, mine un long tendon. Situé longitudinalement à la partie anté¬
rendent son action plus iorte que celle des supinateurs, quoique rieure et interne de l’avant-bras, il naît, par un petit cône apo¬
sa masse soit moins considérable. Ce muscle n’est pas seulement névrotique, de la face antérieure de l’épitrochlée, entre le radial
pronateur ; il est en outre fléchisseur du bord externe de l’avant- antérieur et le cubital antérieur, et adhère à tous les deux. Il
bras sur le bord interne du bras, et, si la main est fixée, il pro¬ descend obliquement en dehors; ses fibres se rendent autour
duit le mouvement inverse. d’un petit tendon plat, situé d’abord sous l’aponévrose antibra¬
chiale, et qui continue la direction première. Parvenu au milieu
Situation, insertions. Alongé, fusiforme, épais et charnu dans fibreux, et recouvert seulement par une mince lamelle. Au-des¬
ses deux cinquièmes supérieurs, ce muscle, situé à la partie an¬ sous, il s’épanouit en éventail dans l’angle supérieur de l’apo¬
communes, en dehors avec le rond pronateur, en dedans avec le l’aponévrose antibrachiale et seulement en bas par la peau, ce
palmaire grêle auquel il est intimement uni; 3° en arrière, de muscle est appliqué en arrière sur le fléchisseur superficiel.
ces diverses orignes, ce muscle descend obliquement en dehors seul ou des deux côtés; la longueur relative de son faisceau
en s’élargissant. Ses fibres légèrement divergentes, se rendent charnu et de son tendon est très variable. Parfois il est remplacé
au pourtour et dans la cavité d’un cône aponévrotique, aplati par un tendon des fléchisseurs des doigts (Rosenmüller). Dans
d’avant en arrière, qui commence à la partie moyenne de l’a¬ d’autres cas, au contraire, son tendon s’élargit en une bandelette
dans une coulisse du trapèze, où il est retenu par une gaine palmaire; en continuant son effet, il devient, comme l’indique
fibreuse; une synoviale facilite ses glissemens en ce point. Au- Winslow, accessoire du radial antérieur, dont il longe la direc¬
delà, il s’enfonce en arrière et un peu en dehors, et s'implante, tion, c’est-à-dire qu’il est à-la-fois fléchisseur et légèrement pro¬
par un épanouissement, sur une surface triangulaire située à la nateur de la main sur l’avant-bras.
métacarpe.
Situation, configuration, insertions. Long et plat, semi-penni-
forme, situé presque verticalement à la face antérieure et in¬
Connexions. Recouvert par l’aponévrose antibrachiale et les
terne de l’avant-bras, au-devant du cubitus qu’il enveloppe, ce
muscles de l’éminence thénar, le radial antérieur recouvre le
muscle, le plus interne de la couche superficielle, naît supé¬
fléchisseur superficiel, et en partie le long fléchisseur du pouce
rieurement: i°Du bord inférieur du sommet de l’épitrochlée,
dont il croise la direction.
au-devant de l’attache tendineuse du fléchisseur superficiel.
20 Du bord interne de l’olécrane: entre ces deux attaches est une
Action. Ce muscle fléchit de proche en proche le deuxième
arcade fibreuse, traversée par le nerf cubital, et qui fait suite à
os du métacarpe sur la deuxième rangée du carpe, la deuxième
la gouttière postérieure de l’épitrochlée, dans laquelle ce nerf
rangée sur la première, et celle-ci sur le radius. En d’autres
est contenu. 3° Parfois, en avant, du bord interne de l’apophyse
termes, il est fléchisseur delà main sur l’avant-bras; mais, en
coronoïde du cubitus et d’une aponévrose qui le sépare du flé¬
raison de sa direction oblique, de son extrémité inférieure ex¬
chisseur sublime. 4° En arrière, par de courts filamens aponé¬
terne à son extrémité supérieure interne, il incline le bord ra¬
vrotiques, des deux tiers supérieurs de la crête postérieure du
dial de la main sur le bord cubital de l’avant-bras, et, par con¬
cubitus. 5° Enfin par ses fibres superficielles, dans son tiers su¬
séquent, à la flexion s’ajoute une légère pronation.
périeur, de la face postérieure de l’aponévrose antibrachiale.
Nées de ces diverses insertions, les fibres descendent en com¬
DU PALMAIRE GRÊLE. (2)
mun, les supérieures presque verticales, les autres obliques de
PETIT PALMAIRE; ÉPITROKLO - PALMAIRE [CHAUSS.) ; ÉPITROCHLO-CARPI- haut en bas et d’arrière en avant. Toutes se rendent vers un
PÀLMAIRE ( DUMAS)\ LATESCENTIS CORDÆ MUSCULUS (FALLOPE); PAL-
tendon commun, situé en avant et sur le bord externe du mus¬
MARIS LONGUS (RIOL.).
cle dont il occupe le tiers inférieur. Ce tendon descend vertica¬
Situation, insertions. Petit faisceau funiculaire, grêle, com¬ lement jusqu’à l’os pisiforme, qu’il enveloppe, et se prolonge
posé, par moitiés, d’un faisceau fusiforme alongé, que ter¬ même, au-devant du ligament inférieur de cet os, jusqu’au
pyramidal.
FLÉCHISSEUR SUBLIME; ÉPITROKLO-PHALANGINIEN COMMUN (CHAÜSS.) ; EPI- de l’annulaire et du médius, en arrière ceux du petit doigt et
TROKLO-CORONI-PHALANGINIEN (DOM.)-, DIGITORUM SECUNDI INTERNODII de l’indicateur. Par rapport à leur direction, les deux tendons
FLEXOR ( SPIGEL.) ; M. FL EXOR DIGITORUM COMMUNIS SUBLIMIS (NonmiIIi) ; de l’annulaire et du petit doigt s’infléchissent à angle obtus au¬
S. PERFORATUS ( COtTPER).
tour de l’apophyse de l’os crochu, pour se rendre obliquement
aux doigts auxquels ils appartiennent : ceux du médian et de
Situation, configuration. Muscle large, épais, trifide supérieu¬
l’indicateur suivent leur direction première au sortir de l’arcade
rement, quadrifide inférieurement, étendu verticalement de
palmaire. Ces quatre tendons plats s’écartent en divergeant, pla¬
l’extrémité intérieure de l’humérus aux secondes phalanges des
cés au-devant de ceux du fléchisseur profond, des muscles lom-
quatre derniers doigts.
bricaux et de l’adducteur du pouce. En regard des articulations
métacarpo-phalangiennes, ils pénètrent dans les gaînes syno¬
Insertions, fasciculation. L’insertion supérieure se divise en
viales des doigts. Chacun deux s'élargit un peu, et se creuse
trois portions : i° L’une, humérale, est constituée par un fort
en une gouttière qui s’applique sur la face du tendon profond
tendon aponévrotique, qui embrasse le bord inférieur de l’épi¬
correspondant. A la partie supérieure de la première phalange,
trochlée. Ce tendon ou cône aponévrotique, uni, en avant, à la
le tendon se divise en deux lamelles latérales qui s’écartent; leurs
grande attache commune des muscles superficiels, descend en
lèvres postérieures contournent en pas de vis le tendon pro¬
s’élargissant, et se continue par des fibres charnues verticales ,
fond, et se rejoignent derrière lui sur la gouttière antérieure
qui naissent de ses bords et de sa cavité intérieure. Il forme
de la première phalange, de manière à livrer passage à ce ten¬
l’origine de deux faisceaux internes verticaux, d’où naissent plus
don par une ouverture, et à tapisser sa coulisse phalangienne
bas les tendons fléchisseurs des deux derniers doigts. En dehors,
de glissement. Latéralement, les deux lèvres antérieures lon¬
le tendon huméral s’amincit en un bord tranchant, qui descend
gent obliquement le tendon profond de haut en bas et de
d’environ quatre pouces , s’incurve en dehors en une arcade
dedans en dehors. A la hauteur de la première articulation
aponévrotique à concavité supérieure et remonte le long du
phalangienne, la lamelle, qui tapisse la coulisse, se bifurque de
tendon du biceps brachial en une forte lamelle aponévrotique
nouveau en deux embranchemens qui viennent se confondre
qui vient s’insérer au cubitus, entre les faisceaux médian et
avec les bandelettes latérales. Ces dernières viennent enfin s’im¬
latéral externe du brachial antérieur. Cette arcade elliptique,
planter sur chacune des petites crêtes situées sur les côtes et à la
haute d’un pouce et demi, donne passage aux vaisseaux cubi¬
partie moyenne de la face antérieure de la deuxième phalange.
taux et au nerf médian. 20 La seconde attache est formée par
(Voyez PL ia3, fig. 3, 4-)
cette même lamelle externe de l’arcade fibreuse; elle s’implante
non-seulement au cubitus, mais au col du radius et au pourtour
Connexions. Sa face antérieure est recouverte par les aponé¬
du tendon du biceps; en bas, elle rejoint le tendon huméral
vroses antibrachiale et palmaire, le rond pronateur, le radial
parle repli falciforme de l’arcade, et il en naît en commun une
antérieur, le palmaire grêle, le cubital antérieur, et une par¬
mince aponévrose superficielle qui tapisse le milieu de la face
tie des vaisseaux radiaux. Sa face postérieure recouvre, à l’avant-
antérieure du muscle, et d’où procèdent les fibres charnues
bras, le fléchisseur profond et le fléchisseur propre du pouce,
des faisceaux fléchisseurs du médius et de l’indicateur. 3° La
les vaisseaux cubitaux et le nerf médian ; dans la paume de
dernière insertion se fait sur la crête du radius, qui descend de
la main, les muscles lomhricaux et les tendons du fléchisseur
la tubérosité bicipitale à la partie moyenne du bord externe de
profond.
l’os, au-dessous des attaches du court supinateur et du rond
pronateur, et au-dessus de celle du long fléchisseur propre du
Anomalies. Parfois il manque un tendon, le plus ordinaire¬
pouce. Les fibres qui en naissent, par de courts filamens et de
ment celui du cinquième doigt, et, dans ce cas, il est remplacé
par un appendice venant du fléchisseur profond. Souvent aussi
O Planches lie, 115, 119, 120. le faisceau de l’indicateur est séparé du reste du muscle dans
76 MUSCLES DE L’AVANT-BRAS.
sa hauteur, disposition qui rappelle l’isolement de l’extenseur sorte que, des deux tendons fléchisseurs de chaque doigt, le pro¬
propre sur la face opposée (Meckel). fond est plus externe que le superficiel pour l’indicateur, et plus
interne pour le petit doigt. Ces tendons présentent en outre une
Action. Ce muscle fléchit les deuxièmes phalanges sur les particularité : c’est de donner attache à de petits muscles, les
premières, celles-ci sur les os du métacarpe, et, en dernier lombricaux, qui modifient la direction de leurs mouvemens. Le
lieu, la main sur l’avant-bras. Comme tous les tendons sont tendon de l’indicateur, très écarté des autres en dehors, s’ap¬
renfermés dans l’arcade aponévrotique palmaire, les doigts, plique sur le muscle adducteur du pouce: il donne attache, par
convergeant tous dans leur action, se fléchissent directement son bord externe, au premier lombrical. Le tendon du médian
sur le milieu du poignet. Il en résulte que c’est au mouvement traverse longitudinalement la paume de la main: il s’applique
propre des petits muscles de la main, à l’obliquité et au jeu des en arrière sur l’attache métacarpienne de l’adducteur du pouce ,
articulations métacarpo-phalangiennes, que sont dues les in¬ et donne attache, par son bord externe, au deuxième lombrical,
clinaisons partielles auxquelles se prêtent les divers doigts dans et, par son bord interne , au bord externe du troisième lombri¬
la flexion. cal. Les tendons de l’annulaire et du petit doigt se contournent,
comme ceux du fléchisseur superficiel, autour de l’apophyse
DU FLECHISSEUR PROFOND DES DOIGTS.(i) de l’os crochu , et traversent la paume de la main avec une
obliquité qui augmente à mesure que les doigts sont plus écar¬
CUBITO-PHALANGIEN COMMUN (CHAVSS.) ; CUBITO-PHALANGETTIEN COMMUN
(DUM.y, FLEXOR TERTII DIGITORUM INTERNODII {SPIGEL) ; PERFORANS tés. Le tendon de l’annulaire sert d’implantation , par les bords
(COfTPER); FLEXOR DIGITORUM COMMUNIS PROFUNDUS (Nonnulli). correspondais, aux troisième et quatrième lombricaux. Celui
du petit doigt donne attache , seulement par son bord externe ,
Situation, configuration. Muscle long, situé derrière le précé¬
au quatrième de ces muscles. Tous deux sont appliqués sur les
dent, moins large, mais plus épais à sa partie moyenne, comme
interosseux. A la hauteur des articulations métacarpo-phalan¬
lui, bifide supérieurement et quadrifide inférieurement.
giennes, les tendons du fléchisseur profond s’enfoncent, avec
ceux du fléchisseur superficiel, dans les gaines synoviales des
Insertions, fasciculation. Il procède, à l’avant-bras : j 0 Des trois
doigts. Chacun d’eux présente d’abord, en regard de la pre¬
quarts supérieurs des faces interne et antérieure du cubitus, en
mière phalange, deux dépressions latérales obliques, pour le
commençant à l’extrémité supérieure par une bifurcation en
glissement des lamelles de bifurcation du tendon superficiel,
deux sommets, qui contourne le tendon du brachial antérieur,
et adhère à l’extrémité inférieure de la face antérieure de la pre¬
et dont l’interne remonte beaucoup plus haut que l’externe et
mière phalange, par un dédoublement synovial. Il s’élargit sur
se fixe dans un petit enfoncement au-dessous et en arrière de
la première articulation phalangienne, puis se rétrécit de nou¬
l’attache du ligament interne de l’articulation. 2° Des deux tiers
veau vers le milieu de la seconde phalange, et lui adhère,en ar¬
internes du ligament interosseux, et, par quelques fibres obli¬
rière, dans toute son étendue, par un second ligament synovial.
ques, du milieu de la face antérieure du radius, sur son bord
Vers le milieu, une scission longitudinale le divise en deux ten¬
interne. 3° Tout-à-fait en dedans, de la portion de l’aponévrose
dons, qui franchissentla deuxième articulation phalangienne et
antibrachiale qui est en rapport avec la face interne du cubi¬
viennent s’implanter sur le tubercule bifide de la phalange
tus. A partir de ces diverses origines, les fibres se groupent en
unguéale.
quatre faisceaux qui semblent former quatre muscles plus dis¬
tincts que pour le fléchisseur superficiel. De ces faisceaux naît,
Connexions. lia face antérieure de ce muscle est couverte par
vers la partie moyenne de l’avant-hras, un pareil nombre de
le fléchisseur superficiel, les vaisseaux cubitaux et le nerf mé¬
tendons qui vont se rendre à chacun des quatre derniers doigts.
dian. La postérieure recouvre le cubitus, le ligament interosseux,
Le faisceau le plus superficiel, très large, appartient à l’annulaire-
le muscle carré pronateur, le ligament radio-carpien antérieur,
son tendon remonte très haut; les fibres s’y rendent, des implan¬
les muscles adducteur du pouce et interosseux. Les tendons sont
tations supérieures et latérales, dans une disposition penniforme.
logés dans la gouttière de la face antérieure des phalanges. Son
Des trois autres faisceaux sous-jacens, l’interne appartient au
bord externe recouvre l’artère interosseuse et est recouvert par le
petit doigt; le plus externe remonte très haut vers l’implanta¬
bord correspondant du long fléchisseur du pouce.
tion supérieure: il est libre dans presque toute la hauteur de son
ventre charnu; c’est celui de l’indicateur. Le faisceau du médius,
Anomalies. Parfois il existe un faisceau accidentel, situé entre
caché par celui de l’annulaire, est presque confondu avec lui.
les deux fléchisseurs communs, qui procède en haut de l’épi¬
Ces trois faisceaux sous-jacens sont semi-penniformes; les ten¬
trochlée , et vient rejoindre en bas le faisceau de l’annulaire du
dons se rapprochant de la ligne moyenne verticale du muscle,
fléchisseur profond (Gantzer). Dans d’autres cas, une languette
les fibres se rendent obliquement sur le bord correspondant à
détachée du long fléchisseur du pouce vient se confondre avec le
la périphérie du muscle lui-même, c’est-à-dire sur le bord in¬
faisceau du fléchisseur profond, qui appartient au doigt indi¬
terne du tendon interne, et vice versa sur le bord externe des
cateur.
tendons externes. Ces tendons descendent sur le carré prona-
teur à la face antérieure du carpe; celui de l’indicateur isolé des
Action. Ce muscle a pour usage plus spécial de fléchir la troi¬
trois autres. Tous quatre forment une deuxième rangée de ten¬
sième phalange sur la deuxième. La succession des autres mou¬
dons derrière ceux du fléchisseur sublime, et s’engagent avec eux
vemens de flexion appartient en commun aux deux fléchisseurs.
dans l’ellipse aponévrotique palmaire. A la paume de la main,
Nous verrons, dans l’aponévrologie, comment glissent et sont
ils s’écartent de la même manière que ceux du fléchisseur su¬
maintenus les doubles tendons de chaque doigt. Renfermés en
perficiel qu’ils accompagnent, mais divergent un peu plus; de
commun à la partie supérieure de la main, dans l’ouverture ellip¬
soïde palmaire , contenus, dans la paume, par des bandelettes
(1) Planches ne, na, 120. digitales de l’aponévrose, et renfermés, suivant la longueur des
MUSCLES DE AVANT-BRAS. 77
doigts, dans une gaine fibreuse, mince au-devant des articula¬ faisceau né, soit de l’épitrochlée, soit de l’attache humérale du
tions, dont le jeu devait rester libre, ils présentent, sur le milieu fléchisseur superficiel (Gantzer).
des phalanges, des entre-croisemens de bandelettes résistantes,
qui retiennent les tendons dans leurs coulisses. La conséquence Connexions. iAi face antérieure de ce muscle est couverte par
de ce mécanisme est que, dans la flexion, les cordes tendineuses le fléchisseur superficiel, le radial antérieur, le long supinateur,
sont maintenues appliquées sur les os, par des liens résistans, l’artère radiale, le ligament annulaire du carpe, les vaisseaux
depuis l’extrémité inférieure de l’avant-bras jusqu’aux phalanges radiaux et le court fléchisseur du pouce. La face postérieure est
unguéales; disposition nécessaire, puisque, sans elle, les tendons, appliquée sur le radius, le carré pronateur, le bord interne du
au lieu de s’arrondir avec la courbe des os, se seraient tendus de ligament interosseux, les ligamens du carpe et le faisceau pos¬
l’une à l’autre extrémité, comme les cordes de l’arc osseux, et térieur du court fléchisseur du pouce. Le tendon est pourvu d’une
auraient empêché la main de se mouler sur les objets et de les membrane synoviale et d’une gaîne fibreuse spéciales. La double
saisir. Ainsi contenus, les doubles tendons fléchissent successi¬ attache du court fléchisseur lui fournit une ouverture de passage
vement les phalanges unguéales surlesinternodiennes, celles-ci analogue aux fentes des tendons du fléchisseur superficiel que
sur les phalanges métacarpiennes, et ces dernières sur les os du traversent ceux du fléchisseur profond.
métacarpe; puis, le métacarpe lui-même sur le carpe, et enfin
le carpe sur l’avant-bras. Comme tous les tendons se trouvent Action. Ce muscle fléchit à lui seul la seconde phalange sur
rassemblés en un faisceau, dans l’ellipse fibreuse palmaire, quelle la première ; mais il est aidé par le court fléchisseur pour la
que soit l’inclinaison de la main par rapport à l’avant-bras, flexion de la première phalange sur l’os métacarpien. La coopé¬
c’est vers cette ellipse que convergent les efforts de flexion ration de ce dernier muscle, auquel se joint l’adducteur, ajoute
des doigts, mais avec une légère inclinaison vers l’organe d’op¬ à la flexion du premier os métacarpien sur le carpe, l'adduction
position, ou le pouce, que nous avons déjà vue dépendre de qui constitue [opposition avec les autres doigts.
l’obliquité des articulations métacarpo-phalangiennes. Ainsi
la flexion des doigts est parfaitement harmoniée avec celle DU CARRE PRONATEUR. (1)
du pouce pour la préhension, et ce double mouvement reste
CURIÏO-RADIAL {CHAUSS., DUMAS); PRONATEUR TRANSVERSE (fTINSL.);
isolé du levier de l’avant-bras, quel que soit l’angle que la M. PRONATOR QUADRATUS , S. INFERIOR ( ItlOL., COirPKR).
main forme avec ce dernier dans les diverses inclinaisons en
avant, en arrière ou sur les côtés, qui constituent sa circum- Configuration, insertions. Muscle mince, plat, de forme qua¬
duclion. drilatère, situé au cinquième inférieur de l’avant-bras, au-devant
de l’extrémité antibrachiale du radius et du cubitus. Il naît, par
DU LONG FLECHISSEUR DU POUCE.(.) de courtes fibres aponévrotiques, du bord interne et de la face
antérieure du cubitus. Ses fibres, parallèles, dont la longueur
GRAND FLÉCHISSEUR DU POUCE ; RADIO-PHALANGETTIEN DU POUCE (CffAUSS.);
M. FLEXOR POLLICIS PROPRIUS, S. LONGUS. décroît delà superficie vers la profondeur, se dirigent transver¬
salement et se fixent sur un tendon aponévrotique, très court,
Situation, insertions. Muscle long, vertical, penniforme, situé
qui contourne la face antérieure du radius et se fixe en avant de
sur le bord radial de l’avant-bras et de la main. Il naît supé¬
son bord externe. Sur le bord supérieur du muscle,se distinguent
rieurement, par un sommet effilé, de la crête du radius qui des¬
deux petits faisceaux obliques et descendans, dont l’un naît du
cend de la tubérosité bicipitale, derrière et au-dessous des atta¬
radius, et l’autre du cubitus, et qui se rejoignent, à angle obtus,
ches du rond pronateur et du fléchisseur superficiel. Ses fibres pour se confondre avec la masse commune.
naissent de la partie moyenne de la face antérieure du radius,
en dehors de la cloison aponévrotique externe, en dedans du
Connexions. Recouvert par les vaisseaux radiaux et cubitaux ,
bord du ligament interosseux, et descendent obliquement de
les fascicules et les tendons du fléchisseur profond et du long
chaque côté, jusqu’au milieu du carré pronateur, sur les bords
fléchisseur propre du pouce, le carré pronateur recouvre les
et sur la face postérieure d’un tendon plat, mitoyen, qui appa¬
deux os de l’avant-bras et le ligament interosseux.
raît vers la partie moyenne de l’avant-bras. Ce tendon descend
verticalement sur le carré pronateur et la gouttière du carpe,
Anomalies. Meckel a trouvé un sujet chez lequel ce muscle
parallèle aux autres tendons fléchisseurs et au nerf médian.
manquait complètement. Dans deux autres cas, il l’a trouvé
Sous 1 arcade palmaire, il s’infléchit, comme sur une poulie de
formé de deux faisceaux obliques , parfaitement distincts et qui
renvoi, autour de la saillie du trapèze et du premier os méta¬
s’entre-croisaient, disposition qui ne nous paraît être que l’exa¬
carpien, contenu dans une gaine fibreuse propre, qui est isolée,
gération des deux petits fascicules supérieurs.
par une cloison, de l’ellipse des fléchisseurs communs. Au-delà
il longe la gouttière du premier os métacarpien, glisse entre les
Action. Le carré pronateur, s’insérant en plein sur le cubitus
deux faisceaux du court fléchisseur et les os sésamoïdes de l’ar¬
par un bord épais, cette attache est toujours le point fixe. Celle
ticulation métacarpo-phalangienne, s’enveloppe sur le pouce,
du radius , plus mince, et contournant la face antérieure de cet
d une gaine fibreuse propre, passe, en s’élargissant, au-devant
os comme une poulie, est l’insertion mobile. Il en résulte que ,
de 1 articulation interphalangienne, et vient s’implanter sur le
la main étant en supination , le carré pronateur tire sur le bord
tubercule antérieur de la phalange unguéale, au-dessous duquel
externe du radius, auquel il fait subir un quart de cercle de
il s’épanouit.
dehors en dedans et d’arrière en avant. Ce muscle est donc pure¬
ment pronateur. Par une disposition heureuse, bien rare dans
Anomalies. II n’est pas rare que ce muscle soit renforcé par un
la mécanique animale, la direction de ses fibres, perpendicu-
laires au levier, et leur situation à son extrémité inférieure mo¬ cette apophyse, et de modifier, par un faisceau isolé, rapproché
bile , ajoutent beaucoup à l’énergie de son action. du lieu de la résistance, la direction principale de la puissance
extensive.
Connexions. L’extenseur commun des doigts est recouvert sur ment le petit doigt. Toutefois, comme son tendon est lié, par
sa face postérieure par l’aponévrose antibrachiale, le ligament une bandelette, avec celui de l'annulaire, sa contraction com¬
annulaire du carpe, l’aponévrose dorsale du métacarpe, et au munique à ce dernier un mouvement assez prononcé chez la
doigt, par la peau. Sa face antérieure est en rapport avec le court plupart des sujets, mais que l’habitude parvient à réprimer chez
supinateur, les long adducteur, court et long extenseurs du les personnes qui jouent des instrumens de musique.
Connexions. Ce muscle est recouvert, en arrière, par le long Situation, insertions. Situé au-dessous et en dedans du court
extenseur commun et le long extenseur propre du petit doigt. extenseur, entre ce muscle et l’extenseur propre de l’indicateur,
Dans le point où il contourne le radius, et jusqu’à sa terminai¬ alongé, fusiforme, il procède, en haut, par un sommet effilé, de
son, il est sous-cutané, et revêtu par une lamelle propre de la face externe et postérieure du cubitus, au-dessous du long
l’aponévrose antibrachiale. En avant, il est en rapport avec le abducteur du pouce, puis du ligament interosseux et de la cloi¬
cubitus, le ligament interosseux, le radius, les tendons radiaux, son aponévrotique, qui le sépare, en dedans, du cubital posté-
qui lui font faire une forte saillie, sous la peau, sur le tiers in¬
forme d’un faisceau rubané, dont l’épaisseur diminue graduel¬ cavation triangulaire située au-dessous; 4° de la surface in¬
lement de haut en bas. Ses fibres, rassemblées en fascicules térieure de l’aponévrose d’enveloppe, qui n’est elle-même que
parallèles, se rendent, vers le milieu de l’avant-bras, dans la l’expansion de l’attache supérieure à l’épicondyle. A partir de
cavité et sur les bords d’un cône aponévrotique, auquel fait suite ces diverses origines, les fibres contournent, de dehors en de¬
un tendon aplati, qui longe verticalement le bord externe du dans et d’arrière en avant, l’extrémité supérieure du radius.
radius, et vient s’insérer, en s’épanouissant, au sommet de son D’abord sensiblement horizontales et très courtes vers l’attache
dans presque toute son étendue , par les aponévroses brachiale cartent inférieurement pour embrasser la tubérosité bicipitale
et antibrachiale, et, près de l’extrémité inférieure de son ten¬ et le tendon du biceps. Le faisceau antérieur rhomboïdal, très
don, par le long abducteur et le court extenseur du pouce, qui court et légèrement oblique, passe au-dessus de ce tendon, et
croisent très obliquement sa direction. En dedans et en arrière, ce contourne en pas de vis le col du radius , en arrière duquel il
muscle est en rapport avec le brachial antérieur, le court supi¬ s’insère. Par sa forme et sa position, il concourt très puissam¬
nateur, le premier l’adial externe, l’attache radiale du rond ment au mouvement de rotation de cet os sur son axe. Le fais¬
pronateur et celle du fléchisseur superficiel des doigts. Son ceau inférieur, beaucoup plus long et de forme triangulaire,
bord interne est séparé, en haut,du brachial antérieur, par le nerf passe au-dessous de la tubérosité bicipitale, et s’implante sur la
radial; plus bas, il forme, en dehors, la limite du pli de flexion crête qui descend de cette tubérosité vers le bord externe de l’os.
de l’articulation du coude, dans lequel s’enfonce le tendon du
biceps: dans les deux tiers inférieurs de l’avant-bras, il recouvre Anomalies. Parfois il existe un petit faisceau supérieur sur¬
l’artère radiale, et sert de guide pour la compression ou la liga¬ numéraire , qui se porte transversalement sur le ligament an¬
ture de ce vaisseau. Son extrémité supérieure forme un angle fi¬ nulaire du radius, dont il semble être un muscle tenseur (Cru-
breux, qui commence au-dessous du canal inflexe ostéo-muscu- veilliier). Il est plus rare qu’un faisceau accidentel, détaché de
laire, par lequel les vaisseaux collatéraux externes débouchent l’épicondyle, vienne s’insérer au milieu de la face externe du ra-
de la face postérieure du bras sur sa face externe. Enfin, dans dius(Sandifort).
ses rapports généraux, ce muscle est compris au bras dans une
gaine aponévrotique qui lui est commune avec le brachial anté¬ Connexions. Le court supinateur est recouvert, en avant, par
rieur , tandis qu’à l’avant-bras , il est renfermé dans une gaine le long muscle du même nom, les radiaux externes, un peu le
qui lui est propre. rond pronateur, l’artère et les veines radiales ; en arrière, par
l’aneoné et par l’attache humérale commune des muscles exten¬
Action. Des trois conditions que présente ce muscle, de naître seurs communs des doigts, l’extenseur propre du petit doigt et le
du tiers inférieur du bras, de contourner obliquement en pas de cubital postérieur. Par sa surface intérieure, le court supinateur
vis la saillie externe de l’articulation, et de se fixer, par son inser¬ enveloppe le tiers supérieur du radius, une partie de l’articula¬
tion mobile, à l’extrémité même du levier qu’il fait mouvoir, il tion du coude et du ligament interosseux. Il est, en outre, tra¬
résulte que, pour agir, il a besoin que l’avant-bras soit placé versé par la branche profonde du nerf radial, qui se distribue
préalablement en pronation , circonstance dans laquelle, s’en¬ aux muscles postérieurs de l’avant-bras.
roulant autour du radius en diagonale, il ramène fortement cet
os en dehors, et conséquemment est un agent très actif de la Action. Ce muscle, qui contourne les quatre cinquièmes de
supination. Dès que ce premier mouvement est opéré, le long l’extrémité supérieure du radius, vu le mouvement de rotation
supinateur, dont toute la longueur se rapporte à un même plan, qu’il imprime à cet os, de dedans en dehors et d’avant en ar¬
ne peut plus agir que comme un très faible auxiliaire de la flexion rière, est l’agent le plus essentiel de la supination. Toutefois, en
de l’avant-bras sur le bras. Enfin, lorsque la main est fixée, l’in¬ raison de sa proximité du point d’appui, qui neutralise, en par¬
sertion mobile se transportant à l’humérus , ce muscle agit alors tie, l’avantage de sa direction, sa puissance ne nous semble pas
en sens inverse, c’est-à-dire comme fléchisseur du bord externe supérieure à celle du long supinateur, dont l’insertion, à l’extré¬
du bras sur l’avant-bras. mité du levier de la résistance, est beaucoup plus avantageuse.
En fait, ces deux muscles, qui agissent chacun sur l’une des ex¬
DU COURT SUPINATEUR, (i) trémités du levier de la supination, sont des auxiliaires indispen¬
sables l’un de l’autre. A partir de la pronation, c’est le long supi¬
PETIT SUPINATEUR (BICHAT); ÉPICONDYLO-RADIAL (CHAUSSDUM.) ;
M. SUPINATOR BREVIS; SUPINATORUM SECUNDUS ( SPIGEL ). nateur qui commence le mouvement avec le plus d’énergie, mais
c’est le court supinateur qui l’achève.
Situation-, insertions. Muscle large, quadrangulaire , incurvé
sur lui-même, en forme de cylindre creux, de manière à en¬ MUSCLES RADIAUX EXTERNES.
rouler le tiers supérieur du radius, et formant à lui seul la
couche profonde, externe sous le long supinateur et les ra¬ Intermédiaires par leur situation et leurs usages, des supina¬
diaux. Il naît supérieurement: i° du ligament latéral externe teurs aux extenseurs, les deux radiaux, parallèles au long supina¬
de l’articulation du coude avec lequel il est intimement uni, teur, avec lequel ils forment une masse commune, ne sont, pour
et, par le ligament, de la surface de l’épicondyle; 2° du con¬ ainsi dire, que deux faisceaux d’un même muscle accolés ensem¬
tour du ligament annulaire du radius; 3° de la petite crête ble, mais distincts dans toute leur étendue.
qui limite en dehors la cavité sigmoïde du cubitus et de l’ex¬
Situations , configuration. Muscle long et plat, situé à la partie Anomalies. Ce muscle manque quelquefois entièrement, et
externe et postérieure de l’avant-bras, en arrière et en dedans du alors le premier radial est beaucoup plus fort, comme s’il était
long supinateur, charnu dans son tiers supérieur, tendineux formé de la réunion des deux muscles; parfois le radial unique
dans ses deux tiers inférieurs. se divise, inférieurement, en deux tendons qui vont s’implanter
comme à l’ordinaire, disposition analogue à celle de plusieurs
Insertions. Il naît supérieurement : i° dans letendue de deux mammifères (Salmann). Dans des cas opposés, les deux radiaux
pouces, de la crête ou angle-plan externe de l’humérus, où il fait existant simultanément, c’est le second radial qui est bifide in¬
suite à l’attache du long supinateur ; 2° de l’aponévrose intermus¬ férieurement, et dont les deux tendons s’insèrent au troisième
culaire externe. Le ventre charnu, aplati de dedans en dehors, et au quatrième os métacarpiens (Albinus, Meckel).
contourne la saillie de l’épicondyle, conjointement avec le long
supinateur, qui le recouvre par son bord antérieur, et, comme Action des deux radiaux. Nous avons déjà fait observer que
lui, plat et rubané. Le tendon, d’abord très large, descend, en s’a¬ ces muscles, par leur position, sont intermédiaires entre les su¬
mincissant, le long de la face externe du radius; il passe accolé pinateurs et les abducteurs du pouce, d’une part, et de l’autre,
à celui du second radial, sous l’entre-croisement du long abduc¬ les extenseurs des doigts. Leurs usages participent également de
teur et du court extenseur du pouce ; puis il s’engage sous le l’un et de l’autre mode d’action. Ainsi, ils sont extenseurs du
ligament annulaire du carpe dans une coulisse située sur la face métacarpe sur le carpe, et de celui-ci sur l’avant-bras, et en
postérieure du radius, renfermé dans une synoviale commune même temps abducteurs de la main. Ce mouvement est surtout
avec le tendon du second radial. Tous deux descendent, en favorisé parla longue courbe oblique que les deux muscles dé
s’écartant, sur la face dorsale du carpe, croisés, dans leur direc¬ crivent le long du radius, leur masse charnue étant externe et
tion, par le tendon du long extenseur du pouce. Enfin le tendon même un peu antérieure, tandis que leur tendon métacarpien
du premier radial s’implante un peu en dehors de l’empreinte est tout-à-fait postérieur. Le premier radial, en particulier, en
triangulaire située sur la face dorsale de l’extrémité supérieure raison de son insertion humérale, peut concourir à la flexion
du deuxième os métacarpien. de l’avant-bras sur le bras, et vice versâ, suivant l’extrémité qui
sert de point fixe.
Connexions. Ce muscle est recouvert par le long supinateur
et l’aponévrose antibrachiale. Il recouvre le second radial, une MUSCLES DE LA MAIN.
partie de l’articulation du coude, de la face externe du radius
et des articulations du carpe. Nous avons fait remarquer, dans l’Ostéologie, le nombre con¬
sidérable d’os et d’articulations qui fractionnent la charpente de
Anomalies. Parfois il se détache inférieurement de son ten¬ la main, et lui impriment une si grande mobilité. Les muscles,
don une languette fibreuse qui s’accole à celui du second ra¬ en nombre proportionnel, qui mettent en jeu les pièces osseu¬
dial, et s’insère au-dessus de lui sur la tête du troisième os méta¬ ses, composent deux séries: les uns, ou muscles extrinsèques,
DU SECOND RADIAL EXTERNE. (2) tension. Les muscles intrinsèques de la main sont aussi très
variés, mais se rapportent plus spécialement aux mouve¬
COURT RADIAL EXTERNE; ÉPICONDTLO-SL'S-MÉTACARPIEN {CHAUSS., DUM.)-,
mens partiels d'abduction et d'adduction; d’où résultent l’écar¬
M. EXTENSOR RADIALIS BREVIS.
tement ou Yextension en travers, et le rapprochement ou l’op¬
Situation, insertions. Plus épais et moins long que le précé¬ position. Épais et fusiformes, leur longueur n’est en général que
dent, charnu dans ses deux tiers supérieurs, tendineux dans son la moitié de celle de la main, du carpe, à l’extrémité supé¬
tiers inférieur, il naît supérieurement: i° de la partie externe rieure des premières phalanges. Tous ces muscles sont situés
ou du sommet de l’épicondyle, par un tendon assez fort, qui est sur la face palmaire, et par cela seul concourent à la préhension.
uni, en dehors, avec celui des extenseurs des doigts ; 20 de l’apo¬ Ils se divisent en trois groupes divergens, un moyen, déprimé
névrose intermusculaire qui le sépare des extenseurs des doigts ; dans la paume de la main, et deux latéraux, enveloppant la base
3° d’une autre aponévrose postérieure de revêtement, qui, infé¬ du pouce et du petit doigt, où leur masse charnue triangulaire est
rieurement fait partie de celle qui enveloppe le membre. A par¬ désignée sous les noms d'éminences thénar et hjpothénar, formées
tir du tendon d’origine, qui descend très bas le long du bord chacune de quatre muscles. A l’éminence thénar, appartien¬
interne du muscle, les fibres descendent parallèlement pour nent le court abducteur, le court fléchisseur, Y opposant et Yadducteur
s’implanter sur le tendon inférieur, celui-ci, d’abord très large, du pouce. L’éminence hypotbénar renferme un muscle tenseur
descend, en se rétrécissant, sur la face postérieure du radius, de la peau,l epalmaire cutané; plus, Y adducteur, le court fléchisseur
accolé au tendon du premier radial dont il partage les rap¬ et Yopposant du petit doigt. Les muscles du groupe moyen sont dis¬
ports. A l’extrémité carpienne du radius, une petite crête os¬ posés sur deux couches:l’une superficielle, bridée par l’aponé¬
seuse, interposée entre les tendons, forme le point de départ de vrose palmaire, comprend les quatre lombricaux, accessoires des
tendons du fléchisseur profond, auquel ils s’insèrent ; la couche
profonde, située dans lecarternent des os, se compose de sept
(1) Planches lis. 118, 123.
muscles interosseux adducteurs et abducteurs des doigts, qui,
(2) Planches 118, 115, 123.
84 MUSCLES DE LA MAIN.
par leur superposition, se divisent en trois palmaires et quatre plus en plus de haut en bas. Le fascicule interne, le plus infé¬
rieur, se termine par un petit tendon qui se fixe en arrière et
dorsaux.
En résumé, la main comprend dix-neuf muscles, qui, dans au-dessus de celui du court abducteur.
En effet, les muscles des deux éminences, quelle que soit leur dans du court abducteur, il est sous-cutané en dehors. Par sa
dénomination, ont également pour objet de rapprocher l’un de face postérieure, il est en rapport avec le premier os métacarpien
l’autre le pouce et le petit doigt vers la ligne moyenne de la et la capsule qui l’unit au trapèze.
main, ou de faire opposition, et de ce mouvement, combiné avec
la flexion des doigts, résulte l’occlusion de la main ou la pré¬ Action. Ce muscle porte le premier métacarpien en dedans et
hension. Quant aux lombricaux et aux interosseux, ils contri¬ un peu en avant. Il est donc réellement ïopposant externe et pro¬
buent, quoique pour une faible part, a laction commune; les fond du pouce.
premiers, en modifiant la direction des tendons fléchisseurs; et
les seconds, en variant les inclinaisons des doigts. DU COURT FLECHISSEUR DU POUCE. (0
TRAPÉZO-PHALANG1EN [CRUF.); CARPO-PHALANGIEN DU POUCE [CHAUSS.) ;
MUSCLES DE L’ÉMINENCE THÉNAR OU INTRINSÈQUES DU POUCE. M. FLEXOR SECUNDI INTERNODII POLLICIS MANUS (DOUGL.) ; S. BREVIS.
CARPO-MÉTACARPIEN DU POUCE [CHAUSS. j ; M. OPPONENS POLLICIS MANUS, mun un faisceau interne, qui se sépare de l’autre inférieure¬
ment, longe, en dedans, le tendon du long fléchisseur, et
Situation, insertions. Muscle trapézoïdal, aplati, rubané, situé s’implante à l’os sésamoïde interne, en s’épanouissant, sur la
à la partie externe de l’éminence thénar. Il naît : i° du ligament première phalange du pouce.
palmaire, au-devant de la gaîne du tendon du radial antérieur De l’ensemble de ces dispositions, il résulte un muscle com¬
qu’il contourne; 20 de la surface du trapèze et du ligament qui plexe, saillant en avant par l’un de ses faisceaux, déprimé pro¬
unit cet os au capitatum. De l’insertion supérieure aponévroti¬ fondément par l’autre, et canaliculé dans l’espace moyen, le
que, dont la forme est membraneuse, procèdent des fascicules tendon du long fléchisseur séparant une double attache aux os
parallèles qui se dirigent obliquement en dehors, et vont s’insérer, sésamoïdes. Dans l’impossibilité de fixer sa limite en dedans,
par de courtes fibres aponévrotiques, à toute la longueur du Richat et Boyer considèrent le faisceau interne comme apparte¬
bord externe du premier os métacarpien. Le fascicule supérieur nant au court fléchisseur. M. Cruveilhier, au contraire, res¬
très court est presque horizontal; les autres s’inclinent de treint ce muscle à son faisceau externe. Quant à nous, le court
fléchisseur, dans sa conformation comme dans ses usages, ne
nous semble être que le complément de l'adducteur, ou, en d’au¬ parée par les vaisseaux du même nom et par une aponévrose.
tres termes, nous envisageons ce dernier comme un muscle
inflexe qui enveloppe, dans une anse à concavité interne, les Anomalies. Il est assez ordinaire que ce muscle, divisé par des
tendons fléchisseurs; de telle sorte que, de la masse princi¬ sillons profonds , se trouve formé par un plus ou moins grand
pale, située dans la paume de la main , procède un prolonge¬ nombre de faisceaux séparés. Parfois, quelques-uns de ces fais¬
ment latéral qui, d’abord excavé pour le passage du tendon long ceaux inférieurs franchissent les derniers espaces interosseux
fléchisseur du pouce, le contourne, et le revêt ensuite en avant pour s’insérer au quatrième ou au cinquième os métacarpiens.
par le faisceau externe né du ligament palmaire; d’où il résulte
que l’adducteur, ainsi analysé, tire avec énergie sur les deux Action. Ce muscle rapproche fortement le pouce de la ligne
bords de la première phalange du pouce, tout en inscrivant, moyenne de la main; il est donc véritablement adducteur, ou,
sur la moitié interne de la paume de la main, une vaste coulisse suivant une expression plus précise, d’après son mode d’inser¬
musculaire autour des tendons fléchisseurs. tion perpendiculaire à la partie moyenne du levier qu’il fait
mouvoir, il est, pour l'opposition du pouce, avec les quatre der¬
Connexions. Le court fléchisseur, dans les limites ordinaires niers doigts, l’agent essentiel dont les trois autres muscles ne sont
qu’on lui assigne, est recouvert par le court abducteur et l’en¬ que les accessoires.
veloppe sous-cutanée fibro-celluleuse externe; il renferme le
tendon du long fléchisseur du pouce, et recouvre le premier MUSCLES DE L’ÉMINENCE HYPOTHÉNAR OU INTRINSÈQUES
interosseux dorsal. DU PETIT DOIGT.
Anomalies. Parfois les deux attaches au trapèze et au ligament Ils se composent, comme nous l’avons vu, d’un peaucier et de
palmaire sont isolées, et divisent le faisceau externe en deux. trois muscles qui s’insèrent au côté interne du cinquième os mé¬
Plus souvent encore le faisceau interne est confondu, dans toute tacarpien, ou de la première phalange du petit doigt.
sa hauteur, avec l’adducteur (Meckel).
DU PALMAIRE CUTANÉ. (0
Action. Ce muscle, accessoire de l’adducteur, amène la pre¬
CARPIEUS {RIOL.)-, CARO QUÆDAM QUADRATA ( SPIGEL, DOUGL.);
mière phalange en dedans, et même l’incline un peu vers la PALMARIS BREVIS.
paume de la main. Il est donc très légèrement fléchisseur de
Situation, insertions. Petit muscle peaucier, quadrilatère, situé
cette phalange sur son métacarpien, mais plus spécialement ad-
transversalement à la partie supérieure de l’éminence hypothé-
du leur du pouce, ou opposant avec les autres doigts.
nar. Il naît, en dehors, du bord interne du ligament palmaire
jusqu à son bord libre inférieur. Les fibres parallèles, horizon¬
DE L’ADDUCTEUR DU POUCE. (0
tales, recouvrent la saillie des muscles profonds, et se termi¬
MÉTACARPO-PHALANGIEN DU POUCE (CHAUSS.); MÉSOTHÉNAR ( WIN SL.)-, nent sur le bord interne de la main dans le corps de la peau,
PARS HYPOTHENARIS POLLICIS ( RIOL.),
après un trajet d’environ un pouce et demi.
Situation, insertions. Semblable à l’opposant du pouce, mais Connexions communes. Recouverts médiatement par les ten¬
plus faible, comme ce dernier, aplati, trapézoïdal, demi-aponé- dons fléchisseurs superficiels, l’arcade superficielle de l’artère
vrotique et charnu, l’opposant du petit doigt naît supérieure¬ cubitale, l’aponévrose palmaire et la peau , ils recouvrent en
ment, par un large sommet fibreux tronqué, de l’apophyse et partie les muscles et les vaisseaux interosseux, et les tendons
du bord inférieur de l’os crochu. Il se dirige obliquement en fléchisseurs profonds, enveloppés par une membrane celluleuse
bas et en dedans, en s’élargissant, et s’implante en avant sur très mince, qui n’est que l’expansion de la gaîne synoviale méta¬
les trois quarts inférieurs du bord interne du cinquième os mé¬ carpienne de ces tendons.
tacarpien. Ses fibres demi-charnues et aponévrotiques augmen¬
tent de longueur et d’obliquité de haut en bas ; celles du bord Action. Les auteurs ne sont pas d’accord sur les usages de ces
externe, les plus inférieures et les plus longues, se rendent sur muscles. Vésale les considère comme des adducteurs; Spigel
un court tendon plat, qui lui-même se fixe sur la tête de l’os comme des fléchisseurs. M. Cruveilhier pense, d’après Riolan
métacarpien, et s’épanouit au-delà sur le ligament latéral interne et la plupart des auteurs, qu’ils sont destinés à maintenir appli¬
de l’articulation et sur l’extrémité de la phalange, derrière les ten¬ qués les tendons extenseurs contre les phalanges, en leur tenant
dons des deux muscles précédens. lieu de gaine propre ; mais, en outre, il leur attribue l’usage de
servir de lien entre les tendons extenseurs et fléchisseurs, de
Connexions. Recouvert par l’adducteur et le court fléchisseur, manière à s’opposer au déplacement réciproque et des uns et
des autres. Quant à nous, tout en reconnaissant la réalité de ces
(1) Planches 119, 120.
(2) Planche 121. (1) Planches 120, u9.
MUSCLES DE LA MAIN. 87
divers usages, nous pensons qu’il en est encore un autre omis des doigts, et, par leurs rapports avec les lombricaux et les ten¬
par les divers auteurs, et qui, cependant, ne nous paraît pas le dons extenseurs de concourir plus ou moins, aux mouvemens
moins essentiel. Transposant l’insertion mobile, la plus habi¬ de flexion et d’extension. D’abord, assez mal connus des premiers
tuelle des lombricaux, des tendons extenseurs aux fléchisseurs, anatomistes, Guillemeau et Habicot sont les premiers qui en
nous croyons que c’est principalement sur ces derniers qu’ils aient fait une bonne description. On en compte sept : deux pour
agissent. En effet, si l’on se rappelle que l’attache supérieure du chacun des trois derniers espaces interosseux, et un seul pour
fléchisseur profond étant tout-à-fait interne, la flexion de l’indi¬ le premier, le muscle complémentaire étant représenté par l’ad¬
cateur et du médius devrait se faire sur le bord cubital de la ducteur du pouce. Dans leur position relative, les deux mus¬
main, tandis que les tendons de l’annulaire et du petit doigt, dé¬ cles d’un même espace, dont les bords sont d’épaisseur inégale,
tournés de leur direction par l’apophyse de l’os crochu, de¬ sont situés l’un devant l’autre en diagonale, de manière à pré¬
vraient se fléchir sur le bord radial, on concevra la nécessité des senter alternativement la plus grande partie de leur étendue
lombricaux, dont les attaches inférieures étant externes, ceux vers l’une ou l’autre face de la main, d’où la distinction des in¬
des deux premiers doigts tendent à rappeler leurs tendons un terosseux en quatre dorsaux et trois palmaires.
peu en dehors, tandis que les deux derniers les maintiennent Pour comprendre l’intention générale de ces muscles, il faut,
plus fixes, de manière à rétablir la flexion directe, ou, en d’au¬ à l’exemple de M. Cruveilhier, les considérer au point de vue de
tres termes, à faire converger les diverses forces vers la ligne ver¬ leurs usages, comme adducteurs et abducteurs des doigts, en fai¬
ticale et moyenne de la main. sant converger leurs mouvemens vers la ligne moyenne verticale
de la main, centre du mécanisme partiel de cet organe. Cette
Premier lombrical. lie plus long des quatre, implanté sur première donnée étant établie, chacun des interosseux dorsaux,
tout le bord externe du tendon de l’indicateur, composéde fibres plus éloigné de cette ligne à son insertion métacarpienne qu’à
dont la longueur décroît de haut en bas; il descend oblique¬ son attache digitale, se fixera, par cette dernière, sur le bord op¬
ment en dehors. Son tendon contourne l’articulation métacarpo- posé du doigt correspondant, qu’il écartera delà ligne moyenne,
phalangienne de l’index, accolé à celui du premier interosseux ou dont il sera l'abducteur; et vice versa, chacun des interosseux
dorsal, et se rend plus bas sur le tendon extenseur de l’indica¬ palmaires, plus rapproché de la ligne moyenne à son attache
teur. Ce muscle, comme le tendon auquel il appartient, est très métacarpienne qu’à son insertion digitale, se fixera sur le bord
écarté des autres en dehors. de la phalange correspondant à cette ligne, vers laquelle il amè¬
nera le doigt, en faisant office d'adducteur.
Deuxième lombrical. Semblable au précédent, mais plus Ainsi, parcourant la série des sept muscles interosseux, nous
petit, il naît du bord externe du tendon du médius, dans le tiers trouvons, quant aux attaches et aux usages de chacun d’eux :
moyen de la paume de la main, se dirige aussi en bas et en de¬ Premier dorsal, des premier et deuxième métacarpiens au
hors, pour contourner la face externe du médius. côté externe de la première phalange de l’index ; abducteur de
l'index. Deuxième dorsal, des deuxième et troisième métacar¬
Troisième lombrical. Situé verticalement entre le deuxième et piens au côté externe de la première phalange du médius ; abduc¬
le quatrième, avec lesquels il forme un groupe convergent, il teur du médius. Troisième dorsal, des troisième et quatrième mé¬
s’interpose entre les tendons du médius et de l’annulaire, fixé, tacarpiens au côté interne de cette même phalange du médius;
par ses côtés, au tiers moyen du bord interne du premier et du abducteur du médius. Quatrième dorsal, des quatrième et cin¬
bord externe du second. Il descend presque directement, et son quième métacarpiens au côté interne de la première phalange
tendon s’implante, soit au côté externe de l’annulaire, ou au côté de l’annulaire ; abducteur de l’annulaire. En sens inverse : Pre¬
interne du médius, et parfois, à tous les deux, par un cordon mier interosseux palmaire, du deuxième métacarpien au côté in¬
bifurqué. Par rapport à l’usage que nous attribuons aux lombri¬ terne de la première phalange de l’index; adducteur de l'index.
caux de tirer sur les tendons fléchisseurs, on conçoit que cette Deuxième palmaire, du quatrième métacarpien au côté externe
variante, dans l’insertion digitale du troisième lombrical, est in¬ de la première phalange de l’annulaire ; adducteur de l'annu¬
signifiante, tandis qu’elle paraît inexplicable aux auteurs qui ne laire. Troisième palmaire, du cinquième métacarpien au côté
font agir les lombricaux que sur les tendons extenseurs. externe de la première phalange du petit doigt; adducteur du
petit doigt.
Quatrième lombrical. Le plus court de tous, décroissant de Ce n’est donc pas sans motif que nous rapportons les mou¬
largeur de haut en bas, il naît de la partie antérieure et des bords vemens de l’ensemble des interosseux à la ligne moyenne de la
adjacens des tendons de l’annulaire et du petit doigt, et descend main; car, si on prenait pour terme de comparaison le plan
obliquement en dedans pour contourner la face externe du petit moyen du corps, les troisième et quatrième dorsaux se trouve¬
doigt. raient être des adducteurs, et le troisième palmaire un abducteur.
Ainsi les interosseux fournissent des abducteurs et adduc¬
DES INTEROSSEUX. (0 teurs à l’index, au médius et à l’annulaire, et un adducteur au
MÉTACARPO-PHALANGIENS LATÉRAUX ( CHAUSS.); MÉTACARPO-LATÉRI- petit doigt. Les mouvemens des deux doigts extrêmes sont com¬
PHALANGIENS (DUM.) ; M. INTEROSSEI. plétés par les muscles des deux éminences: Xabducteur du petit
doigt n’est autre que celui nommé son adducteur, par rapport
Disposition générale. Les muscles interosseux, ainsi nommés au plan moyen du corps; et quant au pouce, nous connaissons
d’après leur situation dans l’intervalle des os du métacarpe, et déjà ses abducteurs et son adducteur propre, qui représente le
qui, par leurs insertions mobiles, se rendent sur les premières
premier interosseux palmaire, avec un volume plus considéra¬
phalanges, ont pour objet de servir aux inclinaisons latérales
ble et une insertion prolongée plus loin, pour satisfaire au fort
mouvement d’opposition du pouce.
(i) Planches 121, 122, 123.
88 MUSCLES DE LA MAIN.
lange des doigts; leur contraction est d’autant plus énergique,
INTEROSSEUX DORSAUX. que la main est placée dans l’extension.
Action. Ces muscles sont des abducteurs de la première pha¬ (1) Planches 103, 76, 106.
MUSCLES DE LA HANCHE. 89
tical, situé sur les parties latérales de la colonne lombaire du ra¬ de l’os ilium, et dont le sommet est formé par l’attache fémo¬
chis et sur le rebord du grand bassin. rale. i° Dans sa portion lombaire, le grand psoas est en rapport,
en avant, avec l’aponévrose lombo-iliaque, fascia-pelviensis et
Insertions. Il naît, i° par un sommet effilé, de la moitié in¬ fascia-iliaca, le petit psoas, le diaphragme, le rein, le péritoine;
férieure de la face latérale de la dernière vertèbre dorsale, et à droite, le colon ascendant, et à gauche, le colon descendant.
successivement de la face latérale des corps des cinq vertèbres En arrière, il recouvre les faces latérales des corps vertébraux,
lombaires et des disques intervertébraux. Ces attaches se font les apophyses transverses, le muscle carré des lombes et les ar¬
sur les disques et les bords saillans opposés des corps des vertè¬ tères lombaires. Dans son épaisseur, il est traversé par le plexus
bres ; la portion correspondant à leur étranglement moyen for¬ lombaire, disposition qui explique les douleurs fréquentes dont
mant , pour le passage des vaisseaux lombaires, autant d’ellipses il est le siège. 2° La portion pelvienne du psoas iliaque est re¬
ostéo-fibreuses, dont le côté aponévrotique sert également d’im¬ couverte par l’aponévrose lombo-iliaque et le péritoine; elle
plantation musculaire. 2° A la base des apophyses transverses forme les plans latéraux déclives de la partie inférieure de la
des mêmes vertèbres en circonscrivant le canal de transmission cavité abdominale. Elle est en rapport, à droite, avec le cæcum
des vaisseaux. Nées de ces diverses origines, les fibres, charnues, et l’extrémité inférieure de l’intestin grêle; à gauche, avec l’S
fines, parallèles et très colorées, descendent presque verticale¬ iliaque du colon; le bord interne du psoas, en contact avec les
ment, mais avec une obliquité légère en dehors et très prononcée artères et veines iliaques primitives, iliaques internes et externes,
en avant. Elles composent un vaste faisceau conoide, aplati d’a¬ et les nerfs cruraux, fait saillie vers la marge du bassin, dont il
vant en arrière, dont le sommet se dégage de dessous l’arcade rétrécit le diamètre de trois lignes de chaque côté ; son bord
interne du diaphragme. Ce faisceau, appliqué sur les corps des externe, par le relief qu’il forme au-devant du carré des lombes
vertèbres et le muscle carré des lombes, franchit l’articulation et de la portion iliaque, inscrit dans toute sa hauteur une gout¬
sacro-iliaque, et fait saillie sur le rebord du grand bassin; puis tière triangulaire, le long de laquelle fusent les divers liquides
il contourne à angle droit l’arcade crurale, et s’infléchit en bas dans les épanchemens, et en particulier le pus des abcès par
et en dehors autour du tendon du droit antérieur de la cuisse, congestion provenant de caries de la colonne vertébrale. 3° Sur
pour s’insérer au sommet du petit trochanter par un tendon l’arcade fémorale, le psoas iliaque remplit la gouttière située en¬
plat qui reçoit ses fibres et celles du muscle iliaque. Au milieu tre l’épine inférieure et l’éminence ilio-pectinée; il est en rapport
de la hauteur du muscle, ce tendon envoie une lamelle verticale avec les vaisseaux fémoraux et le ligament de Poupart. 4° A la
de prolongement qui reçoit de chaque côté les fibres dans une partie supérieure de la cuisse, le faisceau commun se contourne
disposition penniforme. profondément autour du tendon du muscle droit antérieur,
recouvert en avant par une aponévrose et par les vaisseaux fé¬
Portion iliaque. moraux situés dans un espace triangulaire qui le sépare du
pectiné; en arrière, il revêt la capsule coxo-fémorale, sur la¬
ILIACO-TROCIIANTÉRIEN ( CHA VSS.) ; II.IACO-TROCHANTIN (DUW.) ; M. ILIACUS,
quelle il glisse par l’intermédiaire d’une vaste synoviale ellip¬
S. ILIACUS INTERNUS monnulli).
soïde de haut en bas, à parois épaisses, simple ou biloculaire
Situation, configuration. Vaste muscle rayonné très épais qui (Pl. i5g), et qui, parfois, communique avec celle de l’articu¬
Insertions. A partir de la lèvre interne de la crête iliaque, il Anomalies. Il n’est pas rare de rencontrer un psoas surnumé¬
procède, par de courtes fibres aponévrotiques, de l’épanouisse¬ raire, situé entre le muscle normal et l’iliaque. Il naît de deux
ment des ligamens ilio-lombaire , ilio-vertébral et sacro-iliaque, ou trois apophyses transverses des vertèbres supérieures, et
et successivement de toute la surface de la fosse iliaque interne, s’implante, soit au tendon commun, soit isolément au petit tro¬
ou s’implante isolément, au-dessous du petit trochanter, sur la PRÉLOMBO-PUBIEN (CÜAUSSM. PSOAS MINOR.
ligne pectinée.
Situation, insertions. Petit muscle funiculaire, mi-partie
Connexions. Le psoas iliaque représente une grande masse charnu et tendineux, situé au-devant du grand psoas, dont il
triangulaire, dont la base, adhérente à la colonne lombaire par
un long prolongement, s’étale en dehors sur toute la largeur (1) Planches 103, 76.
TOME II. aî
00 MUSCLES DE LA HANCHE.
croise très obliquement la direction. Il naît, par un sommet lière, impriment au grand fessier un aspect qui le distingue de
effilé, de la dernière vertèbre dorsale, de la première lombaire, tous les autres muscles. Les fascicules composent deux faisceaux
parfois même de la seconde, et des disques qui les unissent. Ses distincts dans leur forme, surtout par leur implantation fémo¬
fibres, parallèles, descendent verticalement pour se réunir en rale. Le supérieur, d'une étendue considérable, forme à lui seul
regard de la quatrième vertèbre lombaire sur un tendon ru¬ les deux tiers de la masse musculaire. Les divers fascicules qui
bané, resplendissant, qui traverse de haut en bas, en diagonale, le composent viennent se terminer dans une duplicature de
la face antérieure du grand psoas, de son bord externe vers l’in¬ l’aponévrose fascia-lata, et se réunissent en convergeant autour
terne, et vient s’implanter sur l’éminence ilio-pectinée. Ce ten¬ de la saillie formée par le grand trochanter, de manière à l’en¬
don, par ses bords, donne attache au fascia-pelviensis et au vironner d’un demi-cercle musculaire inscrit par la terminaison
fascia-iliaca, en sorte qu’il peut être considéré comme une ban¬ de leurs fibres. Cette première insertion constitue l’implantation
delette de renforcement de ces deux aponévroses, dont sa por¬ membraneuse du grand fessier. L’aponévrose, très épaisse en ce
tion charnue est le muscle tenseur. point, glisse, par l’intermédiaire d’une synoviale, sur le grand
trochanter, ou plutôt sur les tendons du moyen fessier et du
Action. Le petit psoas est accessoire du muscle précédent vaste externe, qui le recouvrent, et se prolonge en dehors et en
comme fléchisseur de la cuisse sur le bassin, ou du bassin sur la avant, où elle donne attache au muscle fascia-lata. Inférieure¬
cuisse; mais son usage le plus réel paraît être de tendre les ment le mode d’insertion des fibres devient assez compliqué;
aponévroses, et, sous ce rapport, de brider et contenir le psoas l’aponévrose continue à recevoir les fibres du grand fessier, mais
iliaque dans sa contraction. Le petit psoas manque fréquem¬ seulement les plus superficielles, qui s’y implantent directement
ment; parfois, au contraire, il est double et composé de deux sur un feuillet unique. Les fibres profondes, qui composent
petits faisceaux parallèles. presque toute la masse du faisceau inférieur, très épais, et les
derniers fascicules du faisceau supérieur, se contournent d’ar¬
EXTENSEURS DE LA CUISSE. rière en avant pour se fixer sur un fort tendon, qui, lui-même,
s’insinue entre le vaste externe et le biceps, et vient s’implan¬
DU GRAND FESSIER, (i) ter dans une longueur de trois pouces sur une saillie rugueuse
SACRO-FÉMORAL ( CHAUSS.) ; ILIO-SACRO-FÉMOR AL (DUM.) ; GLUTÆUS verticale, de la face postérieure du fémur, depuis la limite d’in¬
MAXIMUS ( MOL., DOUGLAS). sertion du carré crural jusqu a la naissance de la ligne âpre, dont
elle forme supérieurement la bifurcation externe ; en sorte que
Situation, configuration. Vaste muscle rhomhoïdal, très épais, l’attache inférieure du grand fessier se compose de deux élé-
situé superficiellement à la partie postérieure du bassin; le plus mens : i° une insertion aponévrotique qui reçoit la presque to¬
considérable des muscles du corps humain, et, par sa masse, en
talité du faisceau supérieur et les fibres superficielles du faisceau
rapport avec la station bipède dont il est le principal agent.
inférieur; 2° une insertion tendineuse qui reçoit presque en entier
les fibres du faisceau inférieur et les dernières fiLres profondes
Insertions, direction, fasciculation. Le grand fessier procède, du faisceau supérieur.
par son bord postérieur et supérieur: i° de l’aponévrose du
grand dorsal et de la courbe postérieure de la lèvre externe de
Connexions. Le grand fessier présente une surface postérieure,
la crête iliaque, à partir de son sommet, en descendant jusqua convexe dans ses deux diamètres, recouverte par un feuillet
l’épine postérieure et inférieure; 2° de la surface rugueuse qui
fibro-celluleux, et médiatement par un tissu adipeux très abon¬
termine l’os des îles en ce point; 3° par de très forts filamens
dant et par la peau. Sa face antérieure, plane, recouvre : i° les
aponévrotiques, de la série des tubercules externes du sacrum
muscles moyen fessier, pyramidal, deux jumeaux, carré crural,
et du ligament sacro-iliaque postérieur; 4° des tubercules ad-
les tendons des obturateurs, la grande échancrure sciatique,
jacens du sacrum et du coccyx, et du ligament sacro-coccygien
les ligamens sacro-sciatiques, l’attache supérieure des biceps,
postérieur, en formant une arcade aponévrotique qui donne
demi-membraneux, grand abducteur et vaste externe; i° les
passage aux derniers nerfs sacrés postérieurs; 5° de la face pos¬
vaisseaux et nerfs fessiers, ischiatiques et honteux internes, et les
térieure des deux ligamens sacro-sciatiques, par un prolonge¬
nerfs sciatiques, grand et petit. Son bord inférieur, libre, est in¬
ment bifurqué, qui s’étend sur le grand ligament sacro-scia¬
diqué à l’extérieur par une ligne courbe, saillante, à concavité
tique, et dont l’angle inférieur se termine en un tendon trian¬
supérieure ; il trace en arrière la délimitation de la cuisse, et sert
gulaire; 6° enfin dans le plus grand nombre des cas, de la forte de guide dans les opérations.
aponévrose postérieure du moyen fessier et de la surface trian¬
gulaire de la fosse iliaque externe, située entre ce dernier mus¬
Action. Le grand fessier ayant son point fixe à son insertion
cle et le pyramidal. Toutefois chez beaucoup de sujets cette
sacro-iliaque postérieure, tire à-la-fois sur l’extrémité supérieure
dernière insertion n’a pas lieu, et le grand fessier, en ce point,
du fémur par son tendon, et sur la face externe du genou par
est séparé de la surface osseuse par du tissu cellulaire sé¬
le tendon de l’aponévrose fascia-lata, qui elle-même fait, pour le
reux. Nées de ces diverses origines, les fibres se rassemblent en
mouvement, l’office d’une forte bandelette de communication ;
larges fascicules rubanés. Ces fascicules sont nettement sépa¬
ainsi le grand fessier n’agit pas seulement sur l’extrémité su¬
rés dans toute leur longueur par des sillons celluleux, entre les¬
périeure du levier formé par le membre abdominal, mais il agit
quels pénètrent des cloisons qui se dégagent de l’enveloppe
également sur la partie moyenne du même levier à sa face ex¬
fibro-celluleuse superficielle. Parallèles entre eux, ils descen¬
terne. Comme conséquence de sa direction, son usage principal
dent obliquement en bas et en dehors, de l’insertion sacro-ilia¬
est de tirer en arrière ou d'étendre la cuisse qui a été fléchie.
que vers l’implantation fémorale, et, par leur disposition régu-
Mais en outre il est légèrement rotateur en dehors du grand
trochanter et de l’articulation du genou; et abducteur ou adduc¬
(i) Planches 124, 128. teur du membre en entier, suivant qu’il a été porté préalablement
MUSCLES DE LA HANCHE. 91
en dedans ou en dehors. Par la bandelette fascia-lata, il est le fémur étant fixé, le moyen fessier étend et incline le bassin de
tenseur très énergique de l’aponévrose fémorale, et contient, dans son côté,'et, suivant qu’il agit davantage par ses fibres anté¬
leurs contractions , les muscles de la cuisse, principalement le rieures ou postérieures, incline légèrement la face antérieure du
vaste externe. Enfin, quand le fémur est fixé, dans la station , il tronc de son côté ou en sens inverse.
renverse le bassin en arrière de son côté, et imprime au tronc un
léger mouvement de rotation en sens opposé. DU PETIT FESSIER. (0
PETIT-ILIO-TROCHANTÉRIEN (CHAÜSS.); n.IO-ISCHII-TROCHANTÉRIEN (DUM.);
DU MOYEN FESSIER, (i) GLUTÆUS MINIMÜS, S. TERTIUS (IlIOL.).
Anomalies. Il 11’est pas rare de trouver ce muscle partagé en Connexions. i° Dans le bassin, l’obturateur est en rapport, par
deux moitiés; la supérieure est la plus faible; entre les deux sa face antérieure, avec la membrane sous-pubienne et le pour¬
passe le nerf fessier (Winslow, Meckel). tour du trou obturateur ; 20 par sa face postérieure, avec l’aponé-
(1) Planches 125, 132, 05, 10e. (I) Planches 126, 159, 135, 125, 105.
MUSCLES DE LA HANCHE. 93
vrose qui lui est propre, la bandelette fibreuse ischio-pubienne, fibres se rendent en commun sur un tendon horizontal situé
et le releveur de l’anus, qui l’isole de la vessie. A sa sortie du entre le carré crural et le jumeau inférieur. Ce tendon glisse
bassin, sa direction est croisée par celle des vaisseaux et nerfs par l’intermédiaire d’une synoviale sur la face postérieure de la
ischiatiques et honteux internes, et des nerfs sciatiques. Hors du capsule coxo-fémorale, et vient s’insérer à la partie inférieure
bassin, il est recouvert par le grand nerf sciatique et le muscle de la fosse digitale, au-dessous des tendons de l’obturateur in¬
grand fessier : il recouvre les deux jumeaux. terne et des jumeaux.
DES JUMEAUX, (i) Connexions. Sa face antérieure est recouverte, au bassin, par
la portion réfléchie du psoas iliaque, le second adducteur et le
PETITS JUMEAUX [WINSLOW)-, ISCHIO-TROCHANTÉRIEN (CHAU SS.)\ ISCHIO-
SPINI-TROCHANTÉRIEN (DUMAS) ; SECUNDUS ET TERTIUS QUADRIGEMINI pectiné.Sa face postérieure recouvre la membrane obturatrice et le
( IUOL.) ; MARSUPIUM CARNEUM ( COLOMB., SP1G.); MUSCULI GEMINI FE- trou sous-pubien ; son tendon fémoral est placé entre le jumeau
MORIS.’s. MARSUPIALES EXTERNI.
inférieur et la capsule fémorale. C’est en arrière de ce muscle
que s’étend la hernie dite ovalaire, du nom du canal ostéo-fibreux
Situation, insertions. Au nombre de deux, l’un supérieur,
des vaisseaux obturateurs qui en est l’orifice de passage.
l’autre inférieur, les jumeaux sont situés à la partie inférieure
et postérieure du bassin, séparés en dedans par un écartement
triangulaire que remplit le sommet de l’obturateur interne, et
DU CARRÉ CRURAL, (i)
presque juxta-posés en dehors, où ils forment une gouttière ISCHIO-SOUS-TROCHANTÉRIEN (CHAUSS.) ; TUBER-ISCHIO-TROCHANTÉRIEN
(DUM.) ; M. QUARTUS QUADRIGEMINUS QUADRATUS (RIOL.); QUADRATUS
mitoyenne, dans laquelle est reçu le tendon du même muscle.
FEMORIS.
Le jumeau supérieur s’insère en dedans par un sommet effilé
à la face postérieure de l’épine sciatique; Xinférieur s’implante, Configuration, insertions. Muscle rectangulaire, très épais, situé
par un vaste épanouissement, à la lèvre interne de la tubérosité horizontalement à la partie inférieure et postérieure du bassin.
sciatique, entre la coulisse de glissement de l’obturateur interne II procède en dedans, par un faisceau linéaire de courtes fibres
et l’attach'e du grand ligament sacro-sciatique. Tous deux se di¬ aponévrotiques, de la lèvre antérieure de la grosse tubérosité
rigent transversalement en dehors, accolés au tendon de l’obtu¬ sciatique, au-devant des attaches du biceps fémoral et du troi¬
rateur interne, sur les bords correspondans duquel viennent se sième adducteur. De là ses fibres se portent transversalement
rendre leurs fibres, et se terminent par un double sommet ten¬ rassemblées en fascicules rubanés parallèles. Il s’implante en
dineux fixé au fond de la cavité digitale en commun avec le ten¬ dehors, par des fibres aponévrotiques très fortes, sur la ligne
don de l’obturateur, auquel ils sont intimement unis. épaisse et large qui descend en arrière au petit trochanter, au-
dessus et en dedans de l’attache du grand fessier. A sa partie su¬
Connexions, anomalies. Tous deux sont recouverts par le grand périeure, entre lui et le grand trochanter, existe chez quelques
fessier; ils recouvrent la face postérieure de l’articulation coxo- sujets une synoviale de glissement.
fémorale. Le jumeau supérieur est compris entre le pyramidal
et l’obturateur interne; l’inférieur, entre ce dernier muscle et le Connexions. Recouvert en arrière par le grand fessier, le carré
carré crural. Le premier manque plus souvent que le second crural est en rapport, par sa face antérieure, avec le tendon de
(Gantzer). Meckel les a vus manquer tous les deux. l’obturateur externe, l’extrémité delà capsule coxo-fémorale, une
portion du col du fémur, le tendon du psoas iliaque, le bord su¬
SOUS-PUBIO-TROCHANTÉRIEN EXTERNE ( CHAVSS.) ; EXTRA-PELVIO-PUBI- Action des muscles rotateurs de la cuisse. Tous ces muscles, fixés
TROCHANTÉRIEN (DDM.) ; M. OBTURATOR EXTERNUS.
d’une part sur le bassin, s’insèrent à angle droit sur la partie
Situation, configuration. Triangulaire, rayonné, semblable postérieure du grand trochanter. D’après leur direction per¬
pour la forme à l’obturateur interne, il est situé en sens inverse pendiculaire, ils tirent de la manière la plus avantageuse sur
de ce muscle sur la face externe du pubis et de l’ischion, et l’extrémité du levier, et contre-balancent, par leur mode d’in¬
comme lui réfléchi au-dessous de la cavité cotyloïde. sertion, le désavantage de l’extrême longueur ou du poids du
membre. Le grand trochanter, étant amené en arrière, suivant
Insertions, direction. Il se compose de trois sortes de fais¬ un quart de cercle, le genou et la pointe du pied sont tournés en
ceaux , descendans, transverses et ascendans. Les faisceaux des¬ dehors; tandis que la tête du fémur roule en sens inverse en
cendons naissent de la partie inférieure de l’épine du pubis, avant, le col de l’os servant de rayon. Tous ces muscles opè¬
de la crête horizontale de cet os au-dessous de l’arcade crurale, rent la rotation en se réfléchissant sur les courbes osseuses, qui
et du demi-cercle aponévrotique du canal de passage des vais¬ leur servent de poulies de renvoi. L’énergie de chacun d’eux,
seaux obturateurs. Les faisceaux transverses procèdent de la indépendamment de sa masse, est modifiée d’après l’ouverture
branche descendante du pubis, et les ascendans, de la branche de l’angle de réflexion, qui elle-même varie suivant la direction
montante de l’ischion. D’autres plus profonds naissent en de la tête de l’os au moment de la contraction. i°Si l’on sup¬
grand nombre de la surface de la membrane sous-pubienne, pose la tête du fémur dans sa position naturelle, le pyrami¬
d’autant plus courts qu’ils se rapprochent davantage de son dal, le jumeau et le carré ne sont que très peu réfléchis ; mais
bord externe. Tous convergent en un sommet commun qui se il n’en est pas de même de l’obturateur interne, qui peut
réfléchit à angle obtus dans la gouttière située entre le bord augmenter de tension, mais dont le degré de la réflexion est
inférieur de la cavité cotyloïde et la tubérosité sciatique. Les inhérent à son trajet. Ainsi ce muscle, dont les faisceaux des¬
cendans s’incurvent d’abord à angle droit autour de l’épine
Ces muscles se rapportent à quatre plans opposés, corres¬ en dehors, en descendant, autour de la tête du fémur et de l’ex¬
pondant aux quatre mouvemens principaux du membre : en trémité inférieure du psoas iliaque ; puis il s’épanouit en rayon¬
avant des extenseurs de la jambe, le droit antérieur et le triceps nant sur la face antérieure du muscle, et se prolonge à son mi¬
fémoral, ne formant qu’un seul et même muscle; en arrière des lieu par une lamelle aponévrotique qui descend très bas. Les
fléchisseurs de la jambe, les demi-tendineux, demi-membraneux libres charnues, nées de chaque côté de l’aponévrose d’expansion
et biceps fémoral; en dedans des adducteurs, disposés sur deux et de la cloison fibreuse médiane, descendent obliquement de
plans. i°quatre muscles profonds implantas sur le fémur, et chaque côté pour se rendre sur une aponévrose postérieure; elles
par conséquent adducteurs propres de la cuisse, le pectiné et les composent un vaste faisceau penniforme, très large au milieu
trois adducteurs proprement dits; 2° deux muscles superficiels et rétréci aux extrémités. Inférieurement, toutes se rendent surle
adducteurs et fléchisseurs de la jambe, le couturier et le droit in¬ tendon commun du triceps : les plus inférieures, presque verti¬
terne. Enfin, en dehors, un abducteur, tenseur de l’aponévrose cales, sur la face antérieure du tendon; les autres , à mesure
VASTE INTERNE (PORTIONS INTERNE ET ANTÉRIEURE). dont les bords déclives sont formés par les deux grands faisceaux
latéraux, et qui loge en arrière le droit antérieur. Cette aponé¬
VASTUS INTERNUS (Nonnulli). vrose, très épaisse, composée de fibres verticales parallèles, re¬
çoit par ses bords, son sommet et sa face postérieure, toutes les
Situation, configuration. Pyriforme de haut en bas, aplati d’a¬ fibres des deux tiers supérieurs du vaste interne ; elle se conti¬
vant en arrière, ce muscle est incurvé transversalement en nue inférieurement avec le ligament rotulien, qui lui-même
demi-cercle, de manière à former une gouttière de réception qui fait suite au ventre charnu du droit antérieur. C’est cette partie
environne le corps du fémur dans toute sa hauteur, en avant et moyenne, constituée par l’aponévrose, plus, la partie née de la
sur ses faces latérales. face externe, qui constitue le pi’étendu muscle crural des auteurs,
que rien ne distingue du vaste interne.
Insertions, direction. Il naît : i° par un sommet effilé, du tu¬ Derrière la portion moyenne se rencontre un petit faisceau
bercule situé en avant du grand trochanter, qui limite l’im¬ vertical, né de la face antérieure du fémur à son quart infé¬
plantation du moyen fessier ; 2° par de courtes fibres aponévro- rieur. Il descend pour s’insérer à la partie supérieure de la cap¬
tiques, d’une ligne rugueuse, qui traverse en diagonale la base sule fémoro-tibiale ; c’est le muscle sous-crural, que l’on pourrait
du col du fémur depuis le tubercule précité jusqu’à la ligne appelerfémoro-capsulaire. Meckel assure que son existence est
âpre, dont elle trace la bifurcation supérieure et interne; 3° par constante; cependant nous ne l’avons pas trouvé chez tous les
de longues bandelettes fibreuses parallèles, de toute la hauteur sujets. On lui attribue pour usage d'être tenseur de la portion
de la lèvre interne de la ligne âpre et de la ligne interne de sa sous-rotulienne de la capsule fémoro-tibiale, dont il empêche le
bifurcation inférieure jusqu’auprès du condyle, où elles for¬ pincement dans l’extension.
ment une arcade pour le passage des vaisseaux articulaires in¬
ternes. Ces bandelettes fibreuses constituent une vaste aponé¬ VASTE EXTERNE.
vrose d’insertion juxta-posée avec celle des adducteurs. Le sillon
qui les sépare loge les vaisseaux fémoraux et profonds. Cette VASTUS EXTERNUS (Nonnulli).
aponévrose donne attache aux fibres charnues par sa face ex¬
terne , et se continue avec les plus superficielles. Au tiers infé¬ Situation, configuration. Vaste faisceau rectangulaire, très
rieur de la cuisse, elle dégage une lamelle triangulaire, in¬ épais, situé sur la face externe de la cuisse, et contourné autour
termédiaire d’elle au tendon du grand adducteur, qui ferme du fémur et de la portion externe du vaste interne, entre le bi¬
en dedans le canal infïexe ostéo-fibreux des vaisseaux fémoro- ceps en arrière et le droit antérieur en avant.
poplités; 4° enfin dans toute l’étendue de la gouttière qu’il
forme à l’entour du fémur, le vaste interne procède directement Insertions, direction. Il naît: i°du bord inférieur du grand
des faces interne et antérieure de l’os, de ses deux angles anté¬ trochanter jusqu’au tubercule antérieur, par un fort tendon
rieurs et de la plus grande partie de sa face externe. Nées de ces membraneux qui se confond avec celui du moyen fessier. 2° En
diverses origines, les fibres de ce muscle convergent vers une arrière, d’une ligne rugueuse qui descend de l’attache du
aponévrose moyenne qui occupe la moitié inférieure de sa face moyen fessier à la ligne âpre, en dehors du tendon du grand
antérieure. Les supérieures, presque verticales, descendent di¬ fessier. 3° De toute la hauteur de la lèvre externe de la ligne
rectement sur 1 aponévrose; les fibres latérales s’y rendent obli¬ âpre, de la ligne externe de sa bifurcation inférieure, et de l’a¬
quement de chaque côté, de haut en bas et d’arrière en avant, ponévrose intermusculaire externe, qui le sépare de la courte
eu contournant la saillie du corps du fémur; celles qui naissent portion du biceps, cette aponévrose formant également, au-
de la face externe, peu épaisses, recouvertes par le grand fais¬ dessus du condyle, une arcade de passage pour les vaisseaux ar¬
ceau du vaste externe, s’implantent sur le bord externe de l’apo¬ ticulaires externes. Dans sa hauteur, le vaste externe se compose
névrose centrale; celles qui procèdent de la face interne con¬ de deux faisceaux: l’un supérieur, qui en forme presque la
tournent le fémur, en décrivant de longues courbes obliques : totalité; l’autre, inférieur et postérieur, né en arrière de son at¬
elles constituent, à partir de l’extrémité supérieure, un vaste tache voisine du biceps. Le faisceau supérieur est compris entre
faisceau qui augmente graduellement de saillie jusqu’au-dessus deux vastes aponévroses formant l’épanouissement de ses ten¬
du genou. Ce faisceau varie de rapports dans ses deux moitiés: dons. De son attache trochantérienne naît l’aponévrose supé-
90 MUSCLES DE LA CUISSE.
rieurc, superficielle, qui s’étale sur sa face externe, et descend faces d’implantation aussi étendues, encore augmentées, dans le
beaucoup plus bas en arrière qu’en avant. Cette aponévrose est prolongement sur les fibres charnues, d’aponévroses larges et
très épaisse et fasciculée; les fibres charnues continuent sa di¬ très résistantes. L’ensemble de cette disposition était nécessité
rection, et naissent également de toute sa face interne ; elles sc pour produire l’extension de la jambe, celui de tous les mouve-
dirigent obliquement, de haut en bas, d’arrière en avant, et de mens qui exige la plus puissante énergie, puisque dans la sta¬
dehors en dedans, en augmentant progressivement de lon¬ tion, et surtout dans le saut, ce muscle fait à lui seul équilibre
gueur. En avant du muscle, elles forment un bord épais creusé à tout le plbids du corps. Son action pour maintenir le tronc
en demi-gouttière pour recevoir le droit antérieur ; puis se con¬ aurait été nulle sans le droit antérieur, qui établit la communica¬
tournent sur elles-mêmes en pas de vis, et rentrent sur la face tion directe entre la jambe et le bassin. Ce faisceau peut alter¬
opposée du muscle pour se fixer sur la face externe d’une vaste nativement établir son point fixe sur l’une ou l’autre extrémité,
aponévrose profonde inférieure. La torsion nous a paru s’effec¬ et par sa direction commande le mouvement d’ensemble du tri¬
tuer autour des fibres postérieures servant de noyau, et qui se ceps , dont il représente la résultante moyenne. L’implantation
rendent presque verticalement sur le tendon commun. Le fais¬ du tendon rotulien sur la tubérosité du tibia, et le parallélisme
ceau postérieur et inférieur ne se présente complètement isolé que de la force au levier, semblent, au premier abord, des conditions
chez les sujets vigoureux : beaucoup plus large en arrière qu’en très désavantageuses pour la station, et elles le seraient effec¬
avant, c’est lui qui constitue l’attache fémorale opposée à la tivement sans la présence de la rotule, qui fait office de pou¬
courte portion du biceps. Ses fibres, très épaisses, diminuent lie; toutefois, si au lieu de considérer les deux fractions du
de longueur et d’obliquité de haut en bas; toutes viennent se membre abdominal sur la même ligne, ce qui suppose l’exten¬
rendre sur la partie postérieure du tendon. Celui-ci, membra¬ sion achevée, ou du moins le membre au repos sur un plan
neux, fasciculé, très résistant, s’implante sur le bord externe du horizontal, on prend, au contraire, pour point de départ la
gros tendon rotulien et sur la moitié supérieure du bord corres¬ flexion, le tendon étant infléchi à angle droit sur la rotule, l’ex¬
pondant de la rotule, adhérant en bas au ligament latéral ex¬ tension comme un ressort qui se détend, s’opère avec une ex¬
terne de cet os et au tendon de l’aponévrose fascia-lata. trême vigueur, par la rotation d’arrière en avant, en quart de
cercle, du tibia sur le fémur. Les trois portions du triceps dans
Connexions. Le droit antérieur de la cuisse, représentant la les mouvemens d’extension varient également et pour la somme
longue portion du triceps, est sous-aponévrotique dans ses trois de la force et pour sa direction. Le droit antérieur et les fibres
quarts inférieurs. Dans sa partie supérieure, il est recouvert par médianes du vaste interne tirent, suivant l’inclinaison du ten¬
le couturier, la portion réfléchie du psoas iliaque, et par le petit don sous-rotulien, en haut et un peu en dehors. La moitié infé¬
fessier. En arrière, il recouvre, par son tendon supérieur, la tête rieure du vaste interne rappelle le même tendon en dedans ; mais
du fémur et la capsule coxo-fémorale, dont souvent il est séparé cette action, quoique très énergique, est plus que neutralisée
par une synoviale intermédiaire; puis l’attache du psoas iliaque par l’énorme puissance du vaste externe, qui tire la rotule en
et du pectiné, les vaisseaux circonflexes internes, et la partie dehors. Le résultat de cette prédominance d’action est, comme
moyenne des deux vastes qui lui forment une gouttière de ré¬ nous l’avons dit plus haut, de produire, pour le membre en
ception. Inférieurement, son tendon, qui renferme la rotule, général, une légère abduction, et pour la rotule en particulier,
est en rapport, au-dessus de cet os, avec le prolongement de la une tendance à se luxer en dehors, qui déjà est favorisée par le
synoviale articulaire, et au-dessous, avec un tissu adipeux abon¬ peu de saillie du condyle externe. Aussi cette luxation en dehors
dant qui le sépare de cette membrane. de la rotule est-elle très commune, difficile à réduire, et sur¬
Les vastes interne et externe entourent le corps du fémur tout à maintenir réduite. On se rappelle à ce sujet le malade
dans toute son étendue, la ligne âpre exceptée. En avant, ils re¬ vu par M. Ant. Dubois, chez lequel cette luxation avait lieu
çoivent dans une cannelure le droit antérieur. Le vaste interne chaque fois que le mouvement d’extension était produit avec un
est sous-cutané dans sa moitié inférieure, et recouvert en dedans peu d’énergie. Au reste, d’après la structure que nous avons
par le couturier ; en arrière, il est en rapport avec les trois ad¬ reconnue au vaste externe, on voit que la tendance vicieuse au
ducteurs, et séparé de ces muscles par un vaste sillon qui loge déplacement, produite surtout par les faisceaux antérieurs
les vaisseaux fémoraux, l’artère profonde et ses divisions. Au tors, est en partie contre-balancée par la direction inverse des
tiers inférieur de la cuisse, de son aponévrose se dégage la forte faisceaux postérieurs, qui tendent à appliquer la rotule contre
lamelle triangulaire qui rejoint le tendon du troisième adduc¬ sa coulisse de glissement. Enfin, dans la station, quand le
teur, et forme cet entonnoir fibreux qui constitue le canal de membre abdominal est fixé, le triceps rappelle le fémur, et par
passage de l’artère fémoro-poplitée (P/. 133, 134). Le vaste ex¬ conséquent le bassin, en avant, et contribue à fléchir ce dernier
terne est recouvert, en haut, parle muscle fascia-lata; dans le en tirant sur le tendon du droit antérieur.
reste de son étendue, par l’aponévrose du même nom et par
la peau. Il est en rapport, en arrière, avec le tendon du grand FLÉCHISSEURS DE LA JAMBE.
fessier, l’attache fémorale du biceps, et l’aponévrose intermuscu¬
laire externe. La jambe est fléchie par trois muscles, formant sur la face
postérieure de la cuisse un triangle vertical, alongé, dont le
Action. Le triceps fémoral, dans son ensemble, est extenseur sommet commun s’implante sur la tubérosité sciatique, c’est-à-
de la jambe, sur la cuisse. D’après sa direction générale, légè¬ dire près du plan interne. De cette insertion naissent deux flé¬
rement oblique de haut en bas et de dehors en dedans, l’ex¬ chisseurs internes, le demi-tendineux et le demi-membraneux,
tension s’accompagne d’une légère abduction, disposition im¬ qui descendent presque verticalement pour s’implanter au tibia,
portante pour écarter le pied en dehors du centre de gravité et un seul fléchisseur externe, le biceps, d’abord unique, mais
pendant la marche. Le triceps est celui de tous les muscles dont très volumineux, puis renforcé en dehors par un faisceau sur¬
la masse est la plus considérable ; aucun ne possède des sur¬ numéraire, sa courte portion, et favorisé en outre par sa direc-
MUSCLES DE LA CUISSE. 07
lion oblique en dehors , où il s’insère au péroné, en sorte que Connexions. Le biceps est recouvert, en arrière, par le grand
le triangle inscrit par les fléchisseurs, ayant pour base inférieu¬ fessier et 1 aponévrose fémorale; en avant, il recouvre en partie
rement l’épaisseur du genou en travers, la flexion de la jambe le demi-tendineux, le demi-membraneux et le vaste externe, le
peut se faire également avec inclinaison vers l’un ou l’autre des grand nerf sciatique, les artères perforantes et la partie supé¬
bords latéraux , ou directement par l’action simultanée des trois rieure des vaisseaux poplités. Par sa partie inférieure, il forme
muscles. Mais, dans ce cas, la résultante moyenne ayant pour le côté externe du triangle supérieur du jarret.
sommet la tubérosité sciatique, la flexion de la jambe s’accom¬
pagne d’une inclinaison en dedans, qui rapproche le talon du Anomalies, action. Le point fixe le plus ordinaire de ce mus¬
plan moyen.
cle étant à la tubérosité sciatique, il fléchit la jambe en inclinant
son bord externe en dedans, et, par la continuation de ce mou¬
DU BICEPS.(i) vement, il étend un peu la cuisse en arrière sur le bassin. Dans
la demi-flexion de la jambe, il lui imprime une légère rotation
FLÉCHISSEUR DU PÉRONÉ.
qui incline sa face externe en arrière. Enfin, dans la station, s’il
ISCHIO-FÉMORO-PÉRONIEN (CHAUSS.), ou PÉRONIER (DUM.); BICEPS FEMORIS, prend son point fixe au péroné, il étend fortement le bassin, et
S. FIBULARIS; M. FLF.XOR CRURIS EXTERN US. empêche le tronc de s’incliner en avant.
DU DEMI-TENDINEUX. (0
Insertions, fasciculation. Les deux faisceaux du biceps ont
ISCHIO-PRÉTIBIAL (CHAUSSISCHIO-CRETI-TIBIAL {DUM.) - M. SEMI-
reçu les noms de longue et courte portions. La longue portion
TENDINOSUS, S. SEMI-NERVOSUS.
naît de la partie externe et supérieure de la grosse tubérosité
sciatique, au-dessus et en arrière de l’attache du troisième ad¬
Situation, configuration. Long muscle fusiforme, situé à la
ducteur, par un tendon épais, court et très résistant, qui se
partie postérieure et interne de la cuisse, formé, comme son
distingue seulement par un léger sillon de celui du demi-ten¬
nom l’indique, d’un faisceau charnu que termine un long ten¬
dineux , auquel il est intimement uni. A ce tendon succède une don funiculaire.
aponévrose qui donne naissance aux fibres de la longue portion
par ses faces externe et postérieure, et à celle du demi-tendi¬
Insertions. Il procède : i° en arrière, du rebord interne et su¬
neux par sa face interne. Les deux muscles descendent, ainsi
périeur de la grosse tubérosité sciatique, en dedans de l’inser¬
parallèlement unis, dans une étendue de trois pouces ; au-delà,
tion du biceps à laquelle il est uni ; 2° de la face antérieure et
ils continuent le même trajet, séparés par un sillon celluleux,
du bord interne de l’aponévrose d’insertion de ce dernier muscle.
jusqu au tiers inférieur de la cuisse, où les fibres, s’écartant laté¬
Les fibres charnues, qui naissent presque immédiatement de
ralement pour rejoindre chacune le tendon qui lui appartient,
la surface d’implantation, composent un faisceau conoïde qui
interceptent l’espace triangulaire qui commence le creux du
descend verticalement sur la face postérieure de la cuisse, accolé
jarret.
au biceps jusqu à la naissance du triangle supérieur du jarret,
Ainsi, la longue portion, d’abord sensiblement verticale, s’in¬ que ces muscles forment par leur écartement. En ce point com¬
curve, en dehors, au tiers inférieur de la cuisse: elle se compose
mence le tendon du demi-tendineux; d’abord aplati, ce tendon
de fascicules médians parallèles, auxquels s’en adjoignent d’au¬ reçoit les fibres charnues suivant une ligne diagonale de haut en
tres latéraux , obliques, qui se contournent d’avant en arrière. bas, de son bord interne vers l’externe; au-dessous,il s’arrondit,
Tous se rendent vers les bords d’une aponévrose moyenne, qui descend un peu obliquement en dedans, en arrière et au-dessous
se rétrécit pour donner naissance au tendon terminal. Ce tendon
de celui du demi-membraneux, contourne avec ce dernier, de
continue à recevoir, par son bord interne et une partie de sa haut en bas et d’arrière en avant, la saillie du condyle interne,
face antérieure, les fibres de la longue portion jusque derrière entre cette éminence et le jumeau interne, en décrivant une
le condyle externe du fémur. Par son bord opposé, il donne
courbe à concavité antérieure et supérieure; enfin il s’infléchit
attache aux fibres de la courte portion. Celle-ci naît, par de courtes au-dessous de la tubérosité interne du tibia, jusqu’auprès de
fibres aponévrotiques, du tiers moyen de la lèvre externe de la l’attache du tendon du couturier, où il se bifurque. Le cordon
ligne âpre du fémur, entre les attaches du troisième adducteur supérieur ou horizontal passe derrière ce tendon avec celui du
en dedans, et en dehors du vaste externe et de l’aponévrose inter¬ droit interne, et s’insère sur le tibia jusqu’auprès de sa tubérosité
musculaire externe. Cette portion représente un faisceau aplati
antérieure. Cest de 1 intrication des fibres de ces trois tendons
de dedans en dehors, composé de fascicules parallèles, obliques
que résulte l’épanouissement commun dit la patte-doie. Le cor¬
de haut en bas et d’avant en arrière, qui s’implantent sur la face
don inférieur du tendon du demi-tendineux continue, en de¬
antérieure et le bord externe de l’aponévrose et de son tendon
dans de celui du couturier, la direction première, et s’épanouit
terminal jusqu auprès de son attache. Ce tendon contourne la
sur une petite rugosité verticale, en arrière de la face cutanée
saillie formée par le jumeau externe, s’épanouit en demi-cercle , de cet os.
embrasse le ligament latéral externe, se fixe, d’avant en arrière,
à la tête du péroné, et, par une double expansion, s’attache sur
Connexions. Recouvert en arrière par l’aponévrose fémorale
la tubérosité externe du tibia, et se confond avec l’aponévrose
et par le grand fessier, ce muscle est en rapport, par sa face an
jambière.
térieure, avec le demi-membraneux et le troisième adducteur.
(I) Planches 132, 133, 129. (1) Planches 134, 131, 127.
MUSCLES DE LA CUISSE. 99
sa face postérieure recouvre une partie de l’obturateur externe et
DU MOYEN ADDUCTEUR (BICH.) (0 du grand adducteur. Près du fémur, entre ses deux faisceaux,
existe l’arcade de passage de la première perforante; son bord
PREMIER ADDUCTEUR (BOYER); PREMIER ADDUCT. SUPERF. (CRUVEILH.);
PUBIO-FÉMORAL (CHAUSS.) ; ADDUCTOR FEMORIS LONGUS, S. CAPUT PRIMUM supérieur limite celle de la circonflexe interne, et son bord infé¬
TRICIPITIS. rieur, celle de la seconde perforante.
est recouvert par le droit interne; son bord interne forme, près au milieu de la face antérieure du muscle. De cette aponévrose
du fémur, la limite de l’arcade de passage de la seconde artère procède, en avant, une lame fibreuse, de forme triangulaire,
dont nous avons déjà parlé, qui s’insère, à l’autre extrémité, sur
perforante.
l’aponévrose postérieure du vaste interne, et inscrit en dedans
la paroi de l’infundibulum des vaisseaux fémoro-poplités. Cet
DU PETIT ADDUCTEUR (bichat) (2)
infundibulum, ouvert en haut, forme un canal ostéo-fibreux, cir¬
SECOND ADDUCTEUR (BOYER) ; PETIT ADDUCT. PROFOND (CRUVEILH.); SOUS- conscrit, en avant, par le vaste interne; en arrière, par le grand
PUBIO - FÉMORAL (CHAUSS.); M. ADDUCTOR FEMORIS BREVIS , S. CAPUT adducteur; en dehors, par une lamelle aponévrotique courbe,
SECUNDUM TRICIPITIS.
fournieparcesdeux muscleset le premier adducteur, et quil’isole
del’os; en dedans, par l’aponévrose triangulaire sus-mentionnée.
Configuration, insertions. Muscle plat, membraneux, triangu¬
Oblique de haut en bas, de dedans en dehors et d’avant en ar¬
laire, situé à la partie supérieure et interne de la cuisse, derrière
rière, ce canal contourne le fémur à la naissance de la bifurca¬
le pectine et le premier adducteur. Il naît, par un faisceau de
tion interne et inférieure de la ligne âpre, où la surface de l’os est
fibres aponévrotiques très courtes, de l’excavation située au-des¬
adoucie pour le glissement des vaisseaux; le plan même du pas¬
sous de l’épine du pubis, derrière le tendon du premier adduc¬
sage, de la face interne sur le triangle postérieur, où les vais¬
teur et entre les attaches de l’obturateur externe et du droit in¬
seaux, de fémoraux deviennent poplités, est indiqué dans l’état
terne; puis il descend obliquement, en s’élargissant, à angle de
frais par une ouverture ellipsoïde, fermée en dehors par le bord
quarante-cinq degrés, et se divise en deux faisceaux, l’un supé¬
de l’os, et dans le reste de son contour par l’aponévrose du fais¬
rieur, plus petit, l’autre inférieur plus considérable, qui conti¬
ceau vertical, qui, en haut, l’unit au faisceau oblique, et-, en
nuent de s’élargir, et se terminent par une double aponévrose
bas, s’insère sur la ligne interne jusqu’au-dessus du condyle,
fixée aux deux cinquièmes supérieurs delà ligne âpre du fémur,
où elle forme une autre arcade de passage pour les vaisseaux
le faisceau supérieur derrière le pectiné, et l’inférieur dans l’écar¬
articulaires supérieurs et internes. Plus bas, cette aponévrose
tement triangulaire qui sépare ce muscle du premier adducteur.
rejoint le tendon commun. Ce dernier fait suite au cône apo¬
névrotique; épais et aplati d’avant en arrière, il descend verti¬
Connexions. La face antérieure de ce muscle est recouverte par
calement entre le vaste interne et le demi-membraneux, et
le pectiné, le premier adducteur et leur aponévrose d’union;
s’implante sur un tubercule situé en haut de la face interne du
Le faisceau oblique ou moyen naît supérieurement au-devant arrière de la cavité cotyloïde, le rend, par son faisceau vertical,
de l’attache du faisceau vertical, qu’il contourne, en suivant, sur l’antagoniste des précédens, d’où il résulte qu’au lieu d’être flé¬
la face antérieure, le rebord de la tubérosité sciatique depuis chisseur de la cuisse, il en est, au contraire, l’un des extenseurs.
son extrémité interne, en remontant sur la branche ascendante Lorsque la cuisse est fixée dans la station, les adducteurs tirent
de l’ischion. A partir de cette insertion, le faisceau oblique, le bassin en bas et en dehors, et disposent le tronc à se fléchir
d’abord uni au faisceau vertical, contourne en pas de vis la ou à s’incliner de leur côté. Dans ce cas, au contraire, le grand
masse de ce dernier; puis, descendant en dehors, il s’épa¬ faisceau, congénère des muscles fléchisseurs de la jambe, con¬
nouit en un triangle membraneux, qui s’implante par une tribue à étendre le bassin en arrière.
précédent, des branches ascendantes de l’ischion et descendantes de ceux du corps humain, est situé à la partie antérieure et in¬
du pubis, au-dessous de l’attache du petit adducteur. Il con¬ terne de la cuisse, qu’il traverse en diagonale, depuis le rebord
tourne le grand faisceau, et s’épanouit en un muscle triangu¬ externe du bassin jusqu’à la partie interne et supérieure de la
laire très mince, qui s’insère sur la bifurcation externe et supé¬ jambe.
bord supérieur avec le carré crural, et traversé par les branches tendon, du sommet de l’épine iliaque antérieure et supérieure,
Connexions. Le grand adducteur est recouvert en avant par le cle fascia-lata. Les fibres nées de cette aponévrose et de la ca¬
moyen et le petit muscles du même nom, et par le vaste interne. vité d’un cône aponévrotique qui fait suite au tendon iliaque,
Il recouvreen arrière le demi-membraneux et la longue portion se rassemblent en un faisceau qui traverse obliquement de haut
du biceps ; en dedans, il est en rapport dans presque toute son en bas, de dehors en dedans, et un peu d’avant en arrière, les
étendue avec le droit interne; en haut, avec l’aponévrose faces antérieure et interne de la cuisse jusqu’à son tiers infé¬
fémorale, et en bas, avec le muscle couturier : sa base longe rieur; puis, devenu vertical, longe la face interne de l’articu¬
l’obturateur externe et le carré crural. Ses rapports les plus lation du genou, et enfin se termine par un tendon, qui con¬
importons sont ceux qu’il affecte avec le premier adducteur et tourne d’arrière en avant la tubérosité du tibia, et s’insère, par
le vaste interne, pour la formation du canal de passage des vais¬ un large épanouissement, sur la lèvre interne de la tubérosité
Action des muscles adducteurs. tendon du droit antérieur de la cuisse, s’élargit jusqu’à la par¬
tie moyenne, où ses fibres postérieures, qui s’enfoncent dans le
Ces muscles, en raison de leur obliquité, correspondent à sillon des vaisseaux, donnent à sa coupe transversale la forme
trois sortes de mouvemens. L’insertion pelvienne, la plus éle¬ d’un prisme triangulaire. A son tiers inférieur il est rubané:
vée, étant surtout plus interne, le premier mouvement produit, ses fibres, parallèles, parcourent toute sa longueur, de l’une à
et le plus fort, est l’adduction. L’inclinaison d’avant en arrière y l’autre de ses attaches. Son tendon inférieur, ou tibial, se com¬
ajoute une légère flexion de la cuisse sur le bassin ; et enfin, l’en¬ pose de deux portions, intimement unies parleurs bords adja-
roulement des aponévroses d’insertion fémorale, qui contour¬ cens: sa portion supérieure, membraneuse, commence sur le
nent la face interne de l’os, pour se fixer sur son angle postérieur, bord antérieur du muscle, au niveau du plan articulaire; elle
convertit les adducteurs en rotateurs très énergiques en dehors, descend le long de la tubérosité interne du tibia pour devenir
disposition qui est encore favorisée, dans le plus petit, par la transversale et s’épanouir jusqu’au bord de la tubérosité anté¬
torsion en pas de vis de son extrémité supérieure, autour du rieure de l’os. La portion inférieure du tendon, épaisse, arron¬
grand faisceau vertical du troisième ; en sorte que la rotation die et funiculaire, reçoit les fibres charnues les plus inférieures;
en dehors, que nous avons vue déjà produite, en sens inverse, elle descend,avec une légère obliquité en avant, en dedans du
par tous les muscles de la région fessière, a, dans les mus¬ tendon du droit interne et de la bifurcation supérieure du
cles adducteurs, un auxiliaire d’une puissance considérable, demi-tendineux, avec lesquels elle s’épanouit, et s’insère sur
tant par le volume de leurs fibres que par leur direction et le l’extrémité supérieure de la face interne de l’os jusqu’auprès de
mode avantageux de leur implantation dans toute la hauteur de sa crête, en formant l’épanouissement dit la patte-d'oie.
l’os. La proportion suivant laquelle chacun de ces muscles agit
dans les divers mouvemens, varie suivant leur masse et leur di¬ Connexions. Le couturier est le plus superficiel des mus¬
rection. Les adducteurs superficiels sont en même temps flé¬ cles de la cuisse; sa longueur, déjà si considérable, en ne
chisseurs, et, parmi eux, le pectine est eu outre plus essentiel¬
lement rotateur. Le troisième adducteur est celui de tous qui (1) Planches 127 , 129.
MUSCLES DE LA CUISSE. 101
tenant compte que de l’éloignement de ses attaches, est beau¬ chit obliquement de haut en bas et d’arrière en avant, au-des¬
coup augmentée par ses nombreuses inflexions. Dans toute sa sous de cette dernière, glisse en dehors du tendon du couturier,
longueur, il est compris dans une duplicature ou gaine aponé- placé, dans le sens vertical, entre ce tendon et celui du demi-
vrotique; sa face superficielle est en rapport avec la peau par l’in¬ tendineux, vient conjointement avec eux s’insérer, en s’élargis¬
termédiaire de l’aponévrose fémorale; sa face profonde recouvre sant, à la crete du tibia, et concourt à former l’épanouissement
de haut en bas les tendons du droit antérieur et du psoas iliaque, dit la patte-d'oie.
les extrémités adjacentes du pectiné, du premier adducteur et
du vaste interne; en bas, son bord postérieur est longé par le Connexions. Recouvert en dedans par l’aponévrose fémorale,
droit interne et son tendon. Mais le rapport le plus important il recouvre en sens inverse le bord interne des trois adducteurs
du couturier est celui qu’il affecte avec les vaisseaux fémoraux: et le ligament latéral interne de l’articulation du genou.
aussi, est-ce vers l’un de ses bords que se pratique l’incision
pour la ligature de l’artère par les divers procédés mis en usage. Action. Ce muscle est adducteur et fléchisseur de la jambe,
A la pai tiesupérieure de la cuisse, ce muscle est placé en dehors et agit principalement lorsque le membre est écarté du corps.
de l’artère, et trace le côté externe d’un triangle, formé en Par la réflexion de son tendon, il est légèrement rotateur de la
dedans par le psoas iliaque et le pectiné, et dans lequel s’en¬ jambe en dedans, et, sous ce rapport, synergique avec le coutu¬
foncent les vaisseaux. Au tiers moyen de la cuisse, la direction rier. Dans la station sur les pieds, il fait dévier le bassin, qu’il
de l’artère traverse celle du couturier en diagonale, en sorte que abaisse directement vers lui.
le vaisseau répond successivement au bord interne, puis à la face
postérieure, et enfin au bord externe du muscle. Inférieurement,
DU POPLITÉ, (i)
du sillon graisseux, qui sépare son bord antérieur du vaste
interne, se dégage le nerf saphène; la veine interne du même
ROTATEUR DE LA JAMBE.
nom longe le bord postérieur dans toute son étendue.
SOUS-PUBIO—PRÉTIBIAL ( CHAUSS.)-, SOUS-PUBIO-CRÉTI-TIBIAL (DUM.); par la synoviale articulaire, contourne, en arrière et en bas, la
GRACILIS INTERNUS (Nonnulli). saillie du condyle externe du fémur et la tubérosité correspon¬
dante du tibia,derrière l’articulation péronéo-tibiale supérieure,
Situation, configuration. Muscle long, plat, rubané, large et
et au-dessus de 1 attache du soléaire. En ce point, il se divise
charnu à ses trois cinquièmes supérieurs, tendineux dans ses
en plusieurs cordelettes fibreuses, d’où naissent autant de
deux cinquièmes inférieurs, situé verticalement le long du plan fascicules qui se portent obliquement en divergeant en bas et
interne et superficiel de la cuisse.
en dedans, disposés en plusieurs plans. Les fibres profondes, les
plus courtes, s implantent de proche en proche sur la surface
Insertions. Il naît supérieurement par une longue attache
triangulaire du tibia. Les fibres superficielles se rendent sur
linéaire sur le côté de la symphyse pubienne, en dedans de l’im¬ une lame aponévrotique très résistante, qui elle-même se fixe
plantation des adducteurs, depuis l'épine du pubis jusqu’à la sur le tiers supérieur de l’angle interne et postérieur du tibia,
branche ascendante de l’ischion. Cette insertion se fait par des où elle est renforcée par le prolongement du ligament latéral
fibres aponévrotiques resplendissantes, fasciculées, dont la lon¬ articulaire interne, et l’épanouissement inférieur du tendon du
gueur diminue d’avant en arrière. Les fibres charnues qui leur de mi-membraneu x.
succèdent descendent verticalement, agglomérées en fascicules
parallèles, et viennent se rendre dans la cavité et sur les bords
Connexions. Le poplité est recouvert à sa face postérieure par
d un cône aponévrotique, qui commence sur le bord postérieur une aponévrose spéciale, et par une bandelette fibreuse verticale,
du muscle au tiers inférieur de la cuisse. Dans ce trajet, le
dégagée du ligament postérieur de l’articulation, qui forme l’at¬
muscle est contourné en travers , de manière à embrasser dans tache supérieure interne de l’arcade de passage des vaisseaux
une gouttière verticale interne la saillie du troisième adducteur.
poplités dans l’attache supérieure du soléaire; disposition qui
Le tendon mince et grêle longe, en descendant, le bord posté¬
rappelle une pareille bandelette que présente à l’avant-bras le
rieur du couturier, et reçoit sur son bord antérieur les fibres
fléchisseur sublime. Médiatement, le poplité est en rapport sur
les plus longues, qui l’accompagnent jusqu’à l’articulation du
la même face avec les jumeaux, le plantaire grêle, les vaisseaux
genou. Devenu libre, ce tendon, accolé au couturier, contourne
poplités et le nerf sciatique poplité interne. En avant, il recou¬
en arrière les tubérosités internes du fémur et du tibia , s’inflé¬
vre une partie du tibia et de l’articulation péronéo-tibiale.
(l) Planches 130, 127, 153. (i) Planches 139, 136, 137, 140, 141.
MUSCLES DE LA JAMBE. 103
tation se continue au-dessus par un petit faisceau aponévro- et la longueur, situé entre les jumeaux et le soléaire, il naît,
tique , sur une surface triangulaire rugueuse , qui remonte vers par de courts filamens aponévrotiques, de la capsule fibreuse
les deux lignes de la bifurcation inférieure de la ligne âpre, et du condyle externe du fémur, et parfois aussi du condyle lui-
s’épanouit sur les attaches de la membrane fibreuse postérieure même, au-dessous du tendon du jumeau du même côté, au-
de l’articulation fémoro-tibiale. En raison de la saillie et de la dessus et en dedans de l’attache du poplité. A partir de cette
hauteur du condyle interne, l’attache du jumeau de ce côté origine, le faisceau charnu descend obliquement en dedans,
est située plus en arrière et plus haut que l’autre; le tendon éga¬ jusqu à la hauteur de l’arcade de passage des vaisseaux tibio-
lement est plus fort et plus épais. Des deux tendons procèdent poplités au travers du soléaire, où ses fibres se rendent sur
des aponévroses, qui descendent et s’épanouissent sur les bords le bord d’un tendon grêle et rubané. Ce tendon continue à des¬
externe et interne, jusqu’au tiers supérieur de la jambe. D’abord cendre obliquement sur la face postérieure du soléaire, de ma¬
étroits vers le jarret, les jumeaux s’élargissent, en descendant, nière à traverser l’épaisseur de la jambe en diagonale; au-delà
jusqu’auprès de leur insertion inférieure, pour former l’épais¬ du jumeau, il s’accole sur le bord interne du tendon d’Achille,
seur du mollet. Les fibres charnues affectent deux directions : qu’il accompagne jusqu’à sa partie inférieure où sa terminaison
les unes médianes font suite à l’implantation aponévrotique est très variable. Chez quelques sujets, il se confond avec le
supérieure et à la partie voisine du tendon ; elles sont obliques tendon d’Achille; chez d’autres, il se perd au-devant du bord
de haut en bas, de dedans en dehors ou de dehors en dedans, interne de ce tendon dans le tissu adipeux, se fixe sur les apo¬
de manière à converger de l’un ou l’autre jumeau vers un raphé névroses, ou s’attache au calcanéum.
fibreux médian, en formant un épais faisceau penniforme,
vertical, saillant isolément sous la peau. Les autres fibres naissent
3° SOLÉAIRE.
de la lace antérieure des aponévroses d’expansion des tendons,
ou font suite à leur épanouissement. Obliques de haut en bas
TIBIO-C ALCANIEN {CHAÜSS.)-, TIBIO-PËRONEI-CALCANIEN (DUM.) ;
et d’arrière en avant, elles se rendent sur la face postérieure GASTEROCNEMIUS INTERNUS {SPIG., COWPER).
d’une autre aponévrose très résistante, qui tapisse le muscle en
avant et se confond inféi'ieurement avec celle du soléaire. Les Situation, configuration. Alongé, vertical, épais et large au
dernières fibres de l’expansion aponévrotique postérieure s’im¬ milieu, rétréci aux extrémités, ce muscle est situé au-de¬
plantent directement sur l’aponévrose du tendon d’Achille, en vant des jumeaux, à la face postérieure de la jambe, dont il
décrivant deux courbes à concavité supérieure, séparées au mi¬ occupe presque toute la hauteur, de la tête du péroné au cal¬
lieu par un angle rentrant, et dont l’interne descend plus bas que canéum.
l’externe : elles inscrivent à l’extérieur la démarcation du mollet.
En haut, les deux jumeaux, quoique formant une masse com¬ Insertions, fasciculation. Le soléaire naît en haut, du péroné
mune, présentent, avant leur jonction, un écartement dont au tibia, suivant une ligne oblique en bas et en dedans, qui suit
les deux bords convergens, convexes, tracent le triangle infé¬
le bord inférieur du poplité. L’insertion péronière se fait par
rieur du losange du jarret. Après leur réunion, et au-delà, dans un fort tendon en arrière et en dedans de la tête du péroné, et
toute leur étendue, bien que conjoints par le raphé médian, leur se continue par des fibres aponévrotiques sur la moitié supé¬
démarcation est encore indiquée par le long sillon vertical, qui rieure du bord externe de l’os et le tiers supérieur de sa face
se termine à l’angle de réunion de leurs courbes inférieures, d’où postérieure. Les insertions tibiales ont lieu : i° le long de la ligne
ils s’écartent de nouveau ; tous deux font saillie en haut par les oblique poplitée; i °à une aponévrose fixée sur le tiers moyen du
deux faisceaux convergens, et forment un plan incliné vers les bord interne du tibia; enfin, entre les attaches tibiale et péro¬
faces latérales de la jambe, dans la portion de leur étendue tapis¬ nière, règne une anse fibreuse à concavité inférieure, qui donne
sée par l’aponévrose postérieure. L’interne, qui remonte le plus passage aux vaisseaux tibio-poplités, et sert d’implantation aux
haut, descend aussi le plus bas: il est également plus large et fibres médianes du soléaire. De l’une et l’autre des insertions
plus épais que l’externe. tibiale et péronière, procède une expansion fibreuse, dont l’in¬
terne est plus épaisse et plus large que l’externe, et dont la réunion
Connexions. Tapissés en arrière par l’aponévrose jambière, les compose l’aponévrose antérieure, très épaisse, du soléaire, divisée
jumeaux sont en rapport, par leur face antérieure, avec le liga¬ par un raphé médian. Les fibres naissent des attaches supérieures
ment postérieur articulaire , l’extrémité inférieure des vaisseaux et de la face postérieure de cette double aponévrose, et se ren¬
poplités et les origines des vaisseaux articulaires, les muscles dent, les unes verticalement, les autres obliquement, en arrière,
poplités, plantaire grêle et soléaire. Dans le point de leur étran¬ sur l’origine ou la face antérieure d’une autre aponévrose très
glement , au-dessous du jarret, les tendons latéraux , avant épaisse qui tapisse la face postérieure du soléaire, et naît envi¬
de s épanouir en aponévrose, forment un rétrécissement sur le¬ ron à la hauteur de la partie moyenne des jumeaux. L’aponévrose
quel s’infléchissent, pour leur glissement, les tendons des muscles postérieure, plissée en fascicules convergens vers le bas, est éga¬
de la cuisse: sur le jumeau externe, le biceps, et sur le jumeau lement divisée en deux parties par le raphé médian fibreux, qui
interne, les demi-tendineux, demi-membraneux et droit in¬ semble partager verticalement le soléaire, comme les jumeaux,
terne. Parfois, chez les vieillards, des os sésamoides se déve¬ en deux portions, d’où la dénomination de gastrocnémien in¬
loppent dans leurs tendons fémoraux, surtout dans celui du terne. Vers la moitié de la hauteur de la jambe’, l’aponévrose
jumeau interne. postérieure du soléaire sert d’implantation à celle qui règne au-
2° PLANTAIRE GRÊLE. devant des jumeaux, et aux fibres les plus inférieures de ces
muscles. Au-dessous elle se rétrécit en un triangle alongé pour
PETIT FÉMOR 0-CALCANIEN (CHAÜSS.. DÜM.)-, EXTENSOR TARSI MINOR
(DOUGL.); M. PLANTARIS (Nonnulli). donner naissanceau tendon d’Achille. Sur ses bords, elle donne
attache à des fibres rentrantes et incurvées, qui naissent latéra¬
Petit faisceau charnu, fusiforme, très variable pour le volume lement des insertions tibiale et péronière.
104 MUSCLES DE LA JAMBE.
Tendon d’Achille. Il résulte immédiatement de la jonction il est soumis dans les marches forcées, le saut et le transport de
des aponévroses antérieure des jumeaux et postérieure du so¬ lourds fardeaux. Aussi la différence entre les forces produites par
léaire , et fait suite à cette dernière. D’abord large à la hauteur une même masse musculaire est-elle très considérable entre les
du mollet, et tourné directement en arrière, il s’alonge et se divers individus, suivant le plus ou moins de longueur du cal¬
rétrécit inférieurement pour constituer le tendon propre¬ canéum en arrière. Il est remarquable que la grande longueur
ment dit. La portion supérieure, qui fait la base du triangle, du calcanéum que l’on observe chez les nègres , quoiqu’elle
n’est d’abord qu’une aponévrose qui devient de plus en plus favorise la course, soit cependant un caractère de dégradation
épaisse, conserve encore l’empreinte du raphé médian, et con¬ de l’espèce humaine. Cette disposition , au reste,contre-balance,
tinue de donner attache aux fibres charnues du soléaire par sa dans cette race, le peu de volume proportionnel du mollet.
face antérieure et ses bords. Ces fibres sont plus nombreuses et L’énergie que le triceps déploie, dans un saut brusque,pour
descendent plus bas sur le bord externe que sur l’interne. Le ten¬ enlever le pied, situé sur un plan déclive, le talon étant plus bas
don proprement dit, le plus large et le plus fort de tous ceux que les orteils, explique les cas de rupture du tendon d’Achille
du corps humain, aplati d’avant en arrière, descend verticale¬ et de fracture de la grosse tubérosité du calcanéum. Nous avons
ment, mais avec une inclinaison en dedans; il s’implante sur vu, en parlant de la structure de cet os, comment la nature,
une éminence rugueuse, qui occupe en travers le milieu de la en prolongeant sous le calcanéum une bande de fibres osseuses
face postérieure du calcanéum, et s’épanouit jusque sous la face continues au tendon, avait mis obstacle à la fracture, qui, sans
inférieure de cet os. Au-dessus de cette insertion est une surface cette disposition , serait beaucoup plus fréquente. Des faisceaux
lisse, tapissée, dans l’état frais, d’une synoviale pour le glisse¬ qui composent le triceps sural, le soléaire n’est seulement qu’ex¬
ment du tendon. tenseur du pied ; mais les jumeaux , qui s’insèrent au fémur
ajoutent à l’extension du pied une légère flexion de la jambe
Connexions. Le soléaire, par sa face postérieure, est en rap¬
sur la cuisse. Lorsque le pied est fixé dans la station, le soléaire
port avec les jumeaux et le plantaire grêle. Il revêt par sa face
étend la jambe, en la maintenant fixement sur le pied, et les
antérieure une partie du tibia et du péroné, les muscles jambier
jumeaux tendent à fléchir la cuisse, mais avec un effort assez
antérieur, long fléchisseur propre du gros orteil, et long fléchis¬
faible, leurs insertions étant trop rapprochées du point d’appui.
seur commun des orteils, les vaisseaux et nerfs tibiaux posté¬
Quant au plantaire grêle, par analogie avec ce qu’il est chez
rieurs et poplités. Ce muscle, très large au milieu des jumeaux,
certains animaux et avec le palmaire grêle, on doit le considérer
offre sa plus grande épaisseur au-dessous de ces derniers, où il
comme un tenseur de l’aponévrose plantaire , que les conditions
forme la saillie postérieure de la jambe. Inférieurement, le ten¬
de fixité de cette dernière ont condamné à l’état rud mentaire ;
don d’Achille, sous-cutané en arrière, laisse entre lui et les mus¬
au reste, l’insertion vague de son tendon le réduit à un rôle
cles, par sa face antérieure,un espace celluleux assez considérable,
insignifiant.
sensible au dehors par deux gouttières longitudinales placées
Le triceps sural est un des muscles dont le volume proportion¬
entre ce tendon et les malléoles, et que remplissent en partie les
nel est le plusvariable ; par l’inaction prqlongée, il passe facilement
tendons réfléchis des fléchisseurs et péroniers, et les vaisseaux
à l’état graisseux.
qui les accompagnent.
aura été induit à cette opinion par une répétition fortuite de l’arcade de passage des vaisseaux tibiaux antérieurs : (a) de la
quelques cas rares. face postérieure du tibia au-dessous de la ligne poplitée, au-de¬
vant du soleaire et du long fléchisseur des orteils ; (6) du bord et
Action du triceps sural. Ce muscle est essentiellement exten¬
de toute la face interne du péroné et du ligament interosseux;
seur du pied sur la jambe. L’effort par lequel il détache le talon
2° de toute l’étendue de la face postérieure du ligament inter¬
du sol, en soulevant le poids du corps, est favorisé par plusieurs
osseux; 3° d’une aponévrose postérieure qui sépare les muscles
conditions avantageuses : l’isolement des faisceaux à divers
profonds des muscles superficiels; 4° enfin, par quelques fibres,
plans, leur longueur, la masse énorme de leurs fibres, leur
des cloisons fibreuses latérales du long fléchisseur commun en
multiplicité, leurs intrications, l’intermédiaire de plusieurs fortes
dedans, et du fléchisseur propre du gros orteil en dehors. Nées
aponévroses d’insertion, et enfin la direction tout-à-fait perpen¬
de ces diverses insertions, les fibres convergent obliquement de
diculaire de la force par rapport au levier quelle fait mouvoir.
haut en bas vers un raphé fibreux médian qui commence à
Toutefois, comme le pied forme un levier du second genre,
l’extrémité supérieure, et se dirige en dedans et en avant,
dont le point d’appui est aux articulations métatarso-phalan¬
vers le tiers inférieur de la jambe, où il forme un tendon aplati,
giennes, et la résistance à l’articulation tibio-tarsienne, la briè¬
qui continue à recevoir obliquement les fibres péronières les
veté de la branche calcanienne de la puissance, neutralisant
plus inférieures. En bas le muscle, appliqué sur le tibia,
une partie de la force, on s’étonne que les contractions du tri¬
ceps sural soient encore assez énergiques pour les efforts auxquels (I) Planche 142.
MUSCLES DE LA JAMBE. «OS
s’insinue au-devant du long fléchisseur commun des orteils. Son une coulisse ostéo-fibreuse, en commun avec celui du court
tendon, placé en dedans et en avant de celui de ce dernier péronier, qui lui est supérieur, et dont il n’est séparé que par
muscle, dont il est séparé par une cloison fibreuse, glisse, dans une duplicature synoviale. Réfléchi de haut en bas et d’arrière
une gaine synoviale qui lui est propre, derrière la face pos¬ en avant, il longe le côté externe du calcanéum, séparé du ten¬
térieure de la malléole interne, puis sur le ligament latéral in¬ don du court péronier par une petite apophyse qui leur fournit
terne de l’articulation tibio-tarsienne et le ligament calcanéo- à chacun une gaine propre. Parvenu sur le côté externe du
scaphoïdien inférieur, et s’implante sur le tubercule de l’os cuboïde, il s’infléchit de nouveau de dehors en dedans, et un
scaphoïde par un large épanouissement, qui se prolonge en peu d’arrière en avant, en glissant sur la facette cartilagineuse
avant sur les deux premiers os cunéiformes et les têtes des du cuboïde, point où il s’élargit et présente un os sésamoïde.
deux premiers métatarsiens. Près du point où il se fixe au sca¬ Enfin, il traverse le canal ostéo-fibreux, formé en haut par la
phoïde , le tendon comprend dans son épaisseur un os sé- gouttière du cuboïde, en bas par le grand ligament calcanéo-
samoïde. cuboïdien et métatarsien (voyez PI. 58) ; passe sous les articu¬
lations tarso-métatarsiennes, et s’insère au tubercule plan¬
Connexions. Séparé en arrière, par des aponévroses, du soléaire, taire externe et à l’extrémité postérieure du premier os méta¬
du fléchisseur propre du gros orteil, et des vaisseaux tibiaux et tarsien , en formant sous la face inférieure de l’os un vaste
péroniers, il est en rapport en avant avec une partie du tibia et épanouissement rayonné qui s’entremêle avec celui du tendon
du péroné,et l’étendue presque entièredu ligament interosseux. du jambier antérieur. Dans son trajet, ce tendon subit une
Danslecours de son trajet, il offre quelques arcades fibreuses pour triple réflexion sous la malléole, le calcanéum et le cuboïde, à
le passage de rameaux des vaisseaux péroniers. chacune desquelles correspond une gaine fibreuse et une syno¬
viale propres.
Action. Le jambier ou tibial postérieur, agissant par la ré¬
flexion de son tendon sur la poulie de la malléole interne, Connexions. Le long péronier latéral est en rapport, en de¬
tire de bas en haut et de dedans en dehors sur le scaphoïde, hors, avec l’aponévrose jambière; en arrière, avec le péroné
et par conséquent, étend sur la jambe, le pied, dont il élève le et le court péronier latéral. Il est séparé par des cloisons apo-
bord interne. Il est, sous ce dernier rapport, synergique avec le névrotiques, en avant, de l’extenseur commun des orteils; en
jambier antérieur, et antagoniste des péroniers. Dans les cas de arrière, du jambier postérieur, du long fléchisseur propre du
rupturedu tendon d’Achille, c’est le jambier postérieur qui opère gros orteil et du soléaire. Son tendon, sous-cutané à la jambe et
le mouvement d’extension, en transformant le pied en un levier sur le calcanéum, est situé profondément, en contact avec les
du troisième genre. Lorsque le pied est fixé, le jambier posté¬ os du tarse, sous la voûte plantaire.
rieur concourt à étendre ou à maintenir la jambe en arrière.
Action. En suivant la double inflexion de ce muscle, il est
EXTENSEURS ET ABDUCTEURS facile de se rendre compte de ses usages. Si l’on tire le tendon
en haut par l’angle qu’il forme derrière la malléole, le pied est
d’abord étendu sur la jambe; puis immédiatement, la réflexion
DU LONG PERONIER LATERAL, (i)
à angle droit sous le cuboïde a pour effet l’abaissement du bord
PÉRONÉO SOUS-TARSIEN (CHAUSS.); TIBI-PÉRONÉO-TARSIEN (DUM.)- PERONEUS
interne du pied, et, comme conséquence de la rotation eu de¬
POSTICUS (RIOL.y, S. PRIMUS FIBULÆUS (SPIG.)-, S. LONGUS {ALD.)
dans de l’astragale, l’élévation du bord externe. Nous insistons
sur ce fait primitif de l’abaissement du bord interne, qui donne
Situation, configuration. Long, étroit, quadrangulaire sur sa
à ce muscle une grande importance dans la station, où il de¬
coupe, dans la moitié supérieure de la jambe, aplati de dedans
vient accessoire des fléchisseurs des orteils. Ainsi le long péro¬
en dehors, et penniforme dans la moitié inférieure, réfléchi
nier latéral est à-la-fois extenseur et abducteur, ou rotateur du
par son tendon sous-tarsien, ce muscle est placé superficielle¬
pied, dont il tourne la face plantaire en dehors. C’est d’après ce
ment sur la ligne moyenne verticale de la face externe de la
mécanisme que ce muscle tend, dans les chutes, à luxer en de¬
jambe.
dans l’astragale, et, dans la fracture du tiers inférieur du pé¬
roné, à produire le déplacement, en soulevant le fragment in¬
Insertions, trajet (a) sur la jambe : i° au contour externe et an¬
férieur.
térieur de la tête du péroné et à la partie voisine delà tubérosité
externe du tibia ; 20 au tiers supérieur de la face externe du pé¬
DU COURT PERONIER LATERAL. (0
roné ; 3° aux aponévroses intermusculaires externes, qui sépa¬
rent ce muscle, en avant du long extenseur, des orteils, et en GRAND PÉRONÉO-SUS-MÉTATARSIEN [CHAUSS., DUM.)-, PETIT PÉRONIER
(W1NSL.) ; PERONEUS ANTICUS (RIOL.) ; S. SECUNDUS, S. SEMI-FIBULÆUS
arrière, du jambier postérieur; 4° à une aponévrose fine, à
(SPIGEL.)-, s. BREVIS (ALS.).
fibres verticales, semblable à celle du jambier antérieur, et
qui se termine également sur le muscle. Nées de ces diverses Configuration, insertions. Plus court que le précédent, en de¬
insertions, les fibres charnues descendent verticalement, en dans duquel il est situé, aplati, penniforme en haut, semi-pen-
formant un faisceau renflé vers la partie moyenne de la jambe, niforme en bas, réfléchi, par son tendon, sousla malléole externe,
où elles se rendent sur le sommet et le bord postérieur d’un ce muscle procède: i° des deux tiers inférieurs de la faceexterne
tendon plat qui s’incline en arrière, en descendant, sur la face du péroné, où il commence en haut par un sommet effilé;
déclive du péroné. Ce tendon glisse, en formant un angle de 20 des bords antérieur et postérieur du même os et des cloisons
cent degrés, derrière et sous la malléole externe, renfermé dans aponévrotiques qui s’y insèrent. Les fibres directes ou conver¬
le même tendon, passe au-dessus de la petite apophyse du calca¬ sale du pied, il est en rapport, en arrière, avec le ligament in¬
néum, qui leur fournit une gaine fibreuse, longe obliquement terosseux, la coulisse de glissement du tibia, et la face dor¬
d’arrière en avant et de haut en bas, la face externe du cuboïde, sale du tarse; en dedans et en haut, avec la face externe du
laissant en dedans le tendon du long péronier latéral, et se fixe tibia ; en dehors, avec les extenseurs, commun des orteils et pro¬
en s’épanouissant sur le tubercule externe du cinquième os mé¬ pre du gros orteil, dont il est séparé par les vaisseaux et nerfs
tatarsien. tibiaux antérieurs.
Connexions. Ce muscle est en rapport, par sa face externe, avec Action. Le jambier antérieur est d’abord fléchisseur du pied
le long péronier et les aponévroses de la jambe et du pied; par sur la jambe; et comme son tendon s’enroule de haut en bas sur
sa face interne, avec le péroné, le calcanéum et le cuboïde. la face interne du tarse, il relève avec énergie le bord interne
du pied, en tournant sa plante en dedans. Sous ce dernier rap¬
Action. Le tendon du court péronier latéral, n’ayant qu’une port, il est synergique avec le jambier postérieur, et, dans tous
inflexion, agit directement sur l’os métatarsien. Il a pour usage les cas, antagoniste des péroniers.
plus spécial l’extension du bord externe du pied, à laquelle se
joint une légère rotation de haut en bas et de dehors en dedans MUSCLES MOTEURS DES ARTICULATIONS DU COUDE-PIED
de l’articulation tibio-tarsienne, et par conséquent l’élévation du ET DES ORTEILS.
bord externe du pied, dont la face plantaire est faiblement tour¬
FLÉCHISSEURS DU PIED.
née en dehors. Sous ces divers rapports,il est congénère du long
péronier latéral, dont il diffère, en ce que celui-ci est plus forte¬
DU LONG EXTENSEUR COMMUN DES ORTEILS
ment rotateur.
ET DU PERONIER ANTERIEUR. (»)
FLÉCHISSEUR DU PIED.
i° LONG EXTENSEUR.
DU JAMBIER ANTERIEUR, (i) PÉRONÉO-SUS-PH ALANGETTIEN [CHA USS.); PÉRONÉO-TIBI-SUS-PHALAN GETTIEN
TIBIO-SUS-TARSIEN [CHAUSS.)-, TIBIO-SUS-MÉTATARSIEN [Dü»l.)-, TIBIAL COMMUN [DUM.)\CNEMODACTYLEUS (RIOL.)-, EXTENSOR LONGUS DIGITORUM
ANTÉRIEUR ; T1BIUS ANTICUS (RIOL.); TIBIÆUS ANTICUS (SPJG.). PEDIS [ALB.).
Situation, configuration. Le plus puissant des muscles delà face Situation, configuration. Alongé, aplati d’avant en arrière,
antérieure et externe de la jambe, superficiel, alongé, épais, mi- charnu, et rectangulaire sur sa coupe à la partie supérieure,
partie charnu et tendineux, en forme de prisme triangulaire sur formé inférieurement par un tendon, réfléchi, à quatre divi¬
sa coupe transversale,le jambier antérieur occupe le large sillon sions, ce muscle est situé presque verticalement à la face anté¬
vertical placé entre le tibia, les extenseurs et le ligament inter¬ rieure et externe de la jambe sur la face dorsale du pied.
osseux.
Insertions, trajet. Il naît: i° de la tubérosité du tibia en dehors
Insertions. Il est fixé supérieurement : i° au tubercule et à la du jambier antérieur ; 2° de toute la partie de la face interne du
crête inférieure delà tubérosité externe du tibia, en descendant péroné, située au-devant du ligament interosseux, etde la par¬
vers son tubercule antérieur: 2° aux deux tiers supérieurs de la tie voisine de ce ligament; 3° en dehors, d’une aponévrose su¬
face externe de cet os, incurvée en ce point par une excavation perficielle semblable à celles du jambier antérieur et du long
pour recevoir le muscle; 3° au tiers supérieur du ligament inter¬ péronier latéral, et qui entre-croise ses fibres avec celles de ces
osseux, en dedans des vaisseaux et nerfs tibiaux antérieurs; 4°àla dernières, de manière à former en commun, pour l’attache su¬
face postérieure d’une aponévrose spéciale très mince, qui oc¬ périeure des muscles externes, une membrane fibreuse d’inser¬
cupe la moitié supérieure du ventre charnu ; 5° à la cloison fi¬ tion, dont le long extenseur est le centre, et qui s’appuie pro¬
breuse externe et antérieure qui le sépare des extenseurs. Nées fondément sur les cloisons intermusculaires; 4“ de ces cloisons
des parois ostéo-fibreuses de la pyramide quadrangulaire qui les elles-mêmes qui séparent le long extenseur des deux muscles
renferme, les fibres du jambier antérieur descendent verticale¬ voisins. Nées de ces diverses origines, les fibres charnues des¬
ment; les plus profondes se rendent presque parallèlement sur cendent, les supérieures médianes, verticalement, les fibres la¬
une lame fibreuse médiane ; les superficielles convergent en bas térales , avec une légère obliquité. Toutes se rendent sur le
vers un tendon,d’abord largement épanoui,qui commencesurle sommet et les bords d’un tendon aplati, qui commence sur le
bord antérieur du muscle, à la hauteur des deux cinquièmes in¬ bord interne du muscle en regard de la partie moyenne de la
férieurs de la jambe. Ce tendon, large, aplati d’avant en arrière, jambe. Ce tendon descend parallèlement à celui du long exten¬
glisse obliquement de haut en bas, etunpeu de dehors en dedans, seur propre du gros orteil jusque sous le ligament annulaire
sur l’angle antérieur et externe arrondi que présente inférieure¬ du tarse, où il se réfléchit. Dans ce trajet, il continue à recevoir
ment le tibia; s’engage dans une coulisse spéciale, sous le liga¬ sur son bord externe les fibres obliques qui se confondent plus
(i) Planches 138, 140, 143. (1) Planches 138, 141, 143.
MUSCLES DE LA JAMBE. 107
ou moins avec celles du péronier antérieur. Sous le ligament avec la cloison qui l’isole du court péronier latéral. Au pied, le
annulaire, le tendon passe dans une coulisse spéciale, en dehors tendon sous-aponévrotique croise l’articulation tibio-tarsienne
de la tête de l’astragale , retenu par une forte bandelette dégagée et le muscle pédieux.
delà face externe du calcanéum. Dans cette coulisse, il s’élargit
en s’amincissant, et s’infléchit à angle d’environ cent degrés, Action. Ce double muscle, réfléchi sous le ligament annulaire
en changeant sa direction verticale à la jambe pour une autre du tarse et sur les articulations des orteils, est à-la-fois extenseur
presque horizontale sur le coude-pied. A la sortie, il se divise des orteils et fléchisseur du pied. Malgré le nom spécial qui lui
en quatre tendons plats, qui descendent d’arrière en avant sur a été donné, la flexion du pied nous paraît être le mouvement
la face dorsale du pied, en croisant obliquement la direction le plus essentiel, dont l’autre ne serait que le complément par
du pédieux, et vont gagner, en divergeant, la face dorsale des la prolongation des tendons. En effet, si l’on fait agir le muscle
quatre derniers orteils. Le cordon du troisième orteil continue seul et avec lenteur, on sent que le premier mouvement produit
la direction du tendon commun ; celui du second est légèrement est la flexion du pied, et le second, l’extension des orteils; que
oblique en dedans; les deux derniers sont graduellement plus si l’on veut exécuter l’un de ces mouvemens isolément, la flexion
obliques en dehors. Parfois, de celui du cinquième orteil se du pied est produite sans l’extension des orteils ; mais l’extension
dégage une bandelette qui va se confondre avec le tendon du des orteils ne peut s’opérer sans la flexion du pied, qu’autant
péronier antérieur, ou se fixe au-devant de lui sur le cinquième que l’on réagit vers la face plantaire, en donnant un point fixe
os du métatarse. Ces quatre cordons fibreux sont unis, entre aux orteils, parla contraction de leurs courts fléchisseurs. On
leurs bords, par des lamelles transversales adhérentes à l’apo¬ conçoit, au reste, qu’il en devait être ainsi, l’extension des orteils
névrose dorsale du pied. Parvenus sur l’une des articulations n’étant qu’un mouvement secondaire; car on peut très bien
métatarso-phalangiennes, chacun des tendons glisse sous le liga¬ marcher, lors même que les orteils ne peuvent plus s’étendre
ment métatarsien transverse, en dedans de celui du pédieux, par suite de maladie, ou par la pression d’une chaussure trop
longe la face dorsale de la première phalange, où il reçoit, par serrée; tandis que le membre devient presque inutile, si une
ses bords, les petits ligamens triangulaires et les épanouissemens ankylosé empêche l’articulation tibio-tarsienne de se fléchir, lors
des tendons lombricaux et interosseux; puis il se divise en trois même que l’extension des orteils serait demeurée libre. Le long
bandelettes, une médiane plus large, qui revêt,en haut, la pre¬ extenseur est donc, en réalité, un fléchisseur externe et médian
mière articulation phalangienne, et s’insère au tubercule de la du pied, aidé, dans la flexion directe, par le long extenseur du gros
seconde phalange; deux latérales, plus étroites, qui contournent orteil et le jambier antérieur, fléchisseurs internes, car de lui-
la première articulation, se réunissent en V vers l’extrémité anté¬ même il tend, avec le péronier antérieur, à relever le bord ex¬
rieure de la seconde phalange, tapissent, en haut, la seconde terne. Quant à l’extension des orteils, c’est également à tort
articulation,et s’implantent surle tubercule dorsal de la troisième qu’on l’a fait procéder, à priori, de l’extrémité libre vers la base,
phalange. comme si les orteils étaient droits. Ces organes, dans leur position
normale, formant une courbe autour du bourrelet adipeux et
métatarsien et de la première phalange du gros orteil, et se fixe, qui le sépare du jambier postérieur et du soléaire. Les fibres
par un large épanouissement, sur le tubercule dorsal de la charnues, qui font suite à ces insertions , descendent, en con¬
deuxième phalange. T.e plus souvent, en regard de l’articulation vergeant, vers un tendon mitoyen ; les supérieures médianes,
cunéo-métatarsienne. il se détache, de son côté interne, un petit directement de haut en bas; celles des deux côtés, obliquement
tendon qui l’accompagne jusqu’à l’extrémité postérieure de la de dehors en dedans ou de dedans en dehors, en affectant une
première phalange du gros orteil, où il s’insère. disposition penniforme. Le tendon lui-même, qui commence
très haut, sous forme d’une cloison fibreuse, médiane, s’élargit,
Connexions. Compris à la jambe d’avant en arrière, entre et devient plus épais vers le tiers inférieur de la jambe, où il se
l’aponévrose d’enveloppe, d’une part, et de l’autre, le péroné et détache du tibia,et passe derrière celui du jambier antérieur,
le ligament interosseux,il répond, en dehors, au long extenseur, qu’il croise très obliquement. Les fibres cessent en ce point
en dedans, au jambier antérieur, dont il est séparé inférieure¬ sur son bord interne, et celles du bord externe l’accompagnent
ment par les vaisseaux et nerfs tibiaux. Au pied, son tendon jusqu’auprès de la malléole. Arrivé à la hauteur de cette apo¬
forme une saillie considérable sous la peau, et sert de guide au physe, il s’infléchit à angle obtus , derrière et au-dessous d’elle,
chirurgien pour trouver l’artère pédieuse qui longe son bord et glisse dans une coulisse fibreuse qui lui est propre, entre le
externe. Sur le gros orteil, il revêt l’expansion du tendon cor¬ tendon du jambier postérieur, qui lui est interne et supérieur,
respondant du pédieux. 11 est maintenu, sur l’articulation mé¬ et celui du long fléchisseur propre du gros orteil, qui lui est
tatarso-phalangienne, par un large épanouissement du liga¬ externe et inférieur, séparé de chacun d’eux par une forte cloi¬
ment commun, et sur l’articulation phalangienne, par une son fibreuse; au-delà , devenu horizontal, il s’infléchit oblique¬
bande fibreuse qui lui est propre. ment d’arrière en avant et de dedans en dehors, pour gagner
le milieu de la plante du pied. Dans ce trajet, il passe sous la
Action. Ce muscle, extenseur de la première phalange sur la petite tubérosité du calcanéum ; puis sous le tendon du long
seconde, puis de l’orteil sur le premier os métatarsien, est en fléchisseur propre du gros orteil, qu’il croise très obliquement,
outre fléchisseur du pied par son bord interne, qu’il tend à re¬ s’élargit et donne implantation, par son bord externe, à son
lever en portant la pointe du pied en dedans. Si le pied est fixé, muscle accessoire. Enfin, parvenu au milieu de la face plantaire
il fléchit la jambe sur cet organe. du pied, il se divise en quatre tendons grêles et arrondis qui
servent d’attache aux lombricaux, et vont se distribuer aux
Récapitulation desfléchisseurs du pied. D’après tout ce qui pré¬ quatre derniers orteils. Le tendon du second orteil est droit; les
cède, nous voyons que la flexion du pied résulte d’un ensemble autres sont de plus en plus inclinés en dehors ; le dernier forme
de mouvemens complexes exécutés par des muscles qui, en gé¬ une inflexion latérale pour entrer dans la gaine du petit orteil.
néral, outre cet usage, en ont d’autres très variés; ce qui expli¬ La disposition de ces tendons est la même pour tous ; chacun
que à cet égard le silence des physiologistes. Il n’y a pas, en d’eux| pénètre en arrière des articulations métatarso-phalan¬
réalité, de fléchisseurs directs ou médians. Tous sont latéraux giennes , dans une gaine fibreuse et synoviale, qui lui est com¬
par leurs tendons: les uns, externes, le long extenseur commun mune avec le tendon correspondant du court fléchisseur; tra¬
et le péronier antérieur, en même temps qu’ils fléchissent le verse l’écartement de ce dernier dans la gouttière de la première
pied, élèvent son bord externe, et sont, par ce second usage, con¬ phalange, et glisse directement pour s’implanter, par une extré¬
génères des péroniers latéraux; les autres, internes, le long ex¬ mité bifurquée, sur le tubercule plantaire de la phalange un¬
tenseur propre et le jambier antérieur, fléchissent le pied en guéale. On voit que cette disposition est en tout semblable à
élevant son bord interne, et sont, sous ce dernier point de vue, celle des fléchisseurs des doigts. De même qu’à la paume de la
accessoires du jambier postérieur et du triceps sural. main, il existe également à la plante du pied trois sortes de
synoviales : ainsi, indépendamment des synoviales digitales com¬
FLÉCHISSEURS DES ORTEILS. munes au long et au court fléchisseur, on rencontre de plus une
synoviale métatarsienne et une tarsienne, qui appartiennent
DU LONG FLECHISSEUR COMMUN DES ORTEILS.(0 seulement au long fléchisseur; leurs replis s’adossent un peu
au-dessus de l’entre-croisement de ce tendon avec celui du fléchis¬
TIBIO-PHALANGETTIEN COMMUN {CHAUSS., DOW.); PERO-DACTYLEUS (MOL.);
PERFORANS (JP/G , COWPER); FLEXOR PROFUNDUS (DOUGLAS); FLEXOR seur propre du pouce, point où ils sont enveloppés en commun
LONGUS DIGITORUM PEDIS (ALB.). par un vaste repli de même nature, que double une lamelle
fibreuse transversale, assez molle et lâche pour se prêter à leur
Situation, configuration. Long, aplati, penniforme, situé lon¬ glissement mutuel.
gitudinalement le long de l’angle interne et postérieur du tibia Connexions. i° A la jambe, ce muscle est en rapport, en avant,
qu’il enveloppe , composé d’un faisceau jambier vertical et d’un avec le tibia, et inférieurement avec le jambier postérieur; en
tendon plantaire horizontal, réfléchi, quadrifide antérieure¬ arrière, avec l’aponévrose qui le sépare du soléaire et des vais¬
ment, pour se distribuer aux quatre derniers orteils. seaux et nerfs tibiaux postérieurs; i° au pied, son tendon passe
au-dessus de l’adducteur du gros orteil et du court fléchisseur
Insertions, trajet. Il procède : i°par un sommet effilé, de l’extré¬ commun, au-dessous du tendon du long fléchisseur propre du
mité interne et inférieur.; de la ligne oblique du tibia, au-des¬ gros orteil, de son abducteur oblique, des interosseux et du
sous de l’attache du poplité et du soléaire ; 20 des trois cinquièmes transverse des orteils.
moyensde la face postérieure du tibia, desonangle interne et pos¬
térieur, et un peu de la partie voisine de la face sous-cutanée du Action. Ce muscle a un double usage par rapport aux orteils :
même os; 3° en dehors et en arrière,de la cloison aponévrotique les articulations métatarso-phalangiennes, faisant office de pou¬
lies, il fléchit spécialement la troisième phalange, puis, con¬
(I) Planches 142, 144, 140, 159. jointement avec le court fléchisseur, la seconde phalange sur la
MUSCLES DE LA JAMBE. 109
première, et l’orteil dans son entier sur le métatarse. L’objet de ce et du tendon d’Achille, ce muscle est en contact, en avant, avec
mouvement, qui est d’assurer la station en saisissant les inégalités le péroné, les vaisseaux péroniers et le jambier postérieur; 2° au
du sol, est presque annulé par nos chaussures. Par rapport au pied : le tendon, par sa face inférieure, est en rapport avec l’ad¬
pied, ce muscle est extenseur de cet organe sur la jambe, et par ducteur du gros orteil, le tendon du long fléchisseur commun
conséquent accessoire du triceps sural et du jambier postérieur, et l’aponévrose plantaire.
situés sur le même plan de la jambe.
Action. Ce muscle fléchit la seconde phalange sur la pre¬
mière , et l’orteil lui-même sur le premier os métatarsien ; mais
DU LONG FLÉCHISSEUR PROPRE DU GROS ORTEIL. (0
comme sa direction générale, depuis son extrémité supérieure,
PÉRONÉO-SOUS-PHALANGETTIEN DU POUCE (CHAUSS.); PÉRONÉO-PHALAN-
GUSIEN DU GROS ORTEIL {DUM.)-, FLEXOR LONGUS POLLICIS PEDIS (Nonnulli). est oblique de dehors en dedans, la flexion du gros orteil se fait
avec une inclinaison vers le milieu de la voûte plantaire, ce qui
Configuration, situation. Alongé, épais, aplati, penniforme, facilite dans la marche le transport, en diagonale, d’un pied
prismatique et triangulaire sur sa coupe, ce muscle se compose sur l’autre. Enfin , lorsque la flexion du gros orteil est produite,
par moitié : i° d’un faisceau jambier sensiblement vertical, situé ce muscle devient, comme le précédent, extenseur du pied sur
aux trois cinquièmes inférieurs de la face postérieure de la la jambe.
jambe, entre le court péronier et le jambier postérieur; 2° d’un
long tendon plantaire horizontal, réfléchi sous la malléole
MUSCLES DU PIED.
interne.
Situation, configuration. Court, épais, ovalaire sur sa coupe dedans, de l’angle qui sépare les faces interne et inférieure du
Disposition générale. Au nombre de quatre, comme à la main, appliqué sur le quatrième , comme ce dernier, il est très oblique,
ces muscles ne sont également que des accessoires du tendon du et son tendon s’incurve pour contourner l’articulation. Par le fait
long fléchisseur commun des orteils après sa division quadri- de sa direction, il est à-la-fois antagoniste du long fléchisseur et
fide, en sorte que ce tendon, dans sa direction diagonale, se trouve de son accessoire.
leur sommet commun, vers la face interne des articulations les usages. Ainsi ils sont au nombre de sept, quatre dorsaux et
métatarso-phalangiennes, leur base; ils se terminent par des trois plantaires , disposés par paires pour chacun des trois der¬
niers espaces interosseux, et un seul dorsal pour le premier
tendons aplatis en travers, qui contournent la face interne de
ces articulations, puis celles des premières phalanges, s’adossent espace, le muscle plantaire correspondant étant représenté par
aux tendons des interosseux et viennent se confondre avec les les abducteurs oblique et transverse du gros orteil. Comme les
languettes correspondantes des tendons extenseurs , près de intervalles des os métatarsiens sont fort étroits, les muscles
l’extrémité antérieure des mêmes phalanges. interosseux se recouvrent encore plus qu’à la main, en sorte que
les dorsaux font une saillie beaucoup plus considérable à la face
Connexions communes. Enveloppés par une mince toile cellu¬ plantaire que leurs analogues à la main.
leuse, expansion de la synoviale commune des tendons (PI. 15g), Dans leur intention générale, les interosseux sont des abduc¬
ils sont recouverts médiatement parles tendons du coprt fléchis¬ teurs et adducteurs des quatre derniers orteils. En faisant
seur commun, l’aponévrose plantaire et le pannicule adipeux converger leurs mouvemens vers la ligne moyenne du second
sous-cutané. Ils recouvrent les abducteurs oblique et transverse orteil, centre de leur mécanisme partiel, les trois derniers in¬
du gros orteil, les derniers muscles interosseux et les vaisseaux terosseux dorsaux sont des abducteurs, et le premier dorsal,
correspondans. plus les trois plantaires, des adducteurs. Ainsi, parcourant la
série de ces muscles interosseux, nous trouvons, quant aux
Action. Elle est la même qu’à la main, c’est-à-dire qu’ils attaches de chacun d’eux: deuxième dorsal; des second et troi¬
servent: i° à maintenir appliqués les tendons extenseurs contre sième métatarsiens au côté externe de la première phalange du
29
114 MUSCLES DU PIED.
second orteil ; abducteur du second orteil. — Troisième dorsal: des rière, chacun d’eux s’insère sur le ligament interosseux, en
troisième et quatrième métatarsiens, au côté externe de la pre¬ laissant une arcade de passage pour les artères perforantes, dont
mière phalange du troisième orteil; abducteur du troisième orteil. celle du premier espace , la plus considérable, forme l’origine
— Quatrième dorsal : des quatrième et cinquième métatarsiens, de l’arcade artérielle profonde du pied, née de l’artère pédieuse.
au côté externe de la première phalange du quatrième orteil; Sur la face plantaire, les interosseux dorsaux s’attachent, en ar¬
abducteur du quatrième orteil—En sens inverse premier dorsal, des rière, par un tendon aponévrotique, sur 1 extrémité des têtes des
premier et second métatarsiens, au côté interne de la première os métatarsiens et sur les ligamens interosseux : le premier s ap¬
phalange du second orteil; adducteur du second orteil. — Premier plique sur la face interne du second os métatarsien ; le second ,
plantaire: du troisième métatarsien au côté interne de la première le troisième et le quatrième, sur la face externe des os correspon¬
phalange de l’orteil correspondant; adducteur du troisième orteil. dans, en laissant les facettes internes , libres, occupées par les
ces derniers, une triple insertion osseuse, c’est-à-dire que chaque vaisseaux et nerfs plantaires , isolés de ces différentes parties par
espace interosseux présentant quatre facettes d’insertions, lïn- une aponévrose qui leur est propre, et qui communique avec
terosseux dorsal occupe à lui seul les deux facettes de même celle de la face dorsale par des cloisons qui séparent les diverses
dénomination, plus l’une des deux facettes plantaires, l’autre paires de muscles interosseux.
chaque côté sur les faces de l’un et l’autre des os métatarsiens ducteurs et des adducteurs des orteils ; leur contraction suppose
correspondans, à part le premier, le plus volumineux de tous, que ces organes sont placés dans l’extension, comme nous avons
qui n’a de rapport avec le premier métatarsien que par une déjà eu occasion de le remarquer en parlant des interosseux de
APPAREIL DE RELATION,
ORGANES DE LA LOCOMOTION.
LIVRE QUATRIÈME.
APONÉVROLOGIE.
Les aponévroses (tic â™ de, et de vctyov, nerf) sont des mem¬ lette, devenu flexible et mince, pour se mêler aux parties molles
branes , ou toiles fibreuses inextensibles, qui enveloppent et en se prêtant à leurs mouvemens. Ces membranes se divisent en
contiennent les muscles en leur fournissant de larges surfaces cinq ordres, dont les quatre premiers sont établis d’après leurs
d’insertions, et protègent les vaisseaux et les nerfs. Fraction es¬ rapports avec les muscles : i° celles qui servent d’attache à ces
sentielle de l’appareil de la locomotion, on peut les considérer organes, ou aponévroses d'insertion; i° celles qui les renferment
comme des appendices du squelette, dont elles constituent lesem- et les contiennent, ou aponévroses de contention; 3° celles qui,
branchemeus flexibles, étendus à travers les épaisseurs des par¬ affectant à-la-fois les deux usages, sont en même temps aponé¬
ties molles jusqu’aux surfaces dont ils dessinent les contours, en vroses d insertion et de contention; 4° les feuillets fibro-celluleux
contribuant à maintenir les formes extérieures. plus minces, ou les gaines spéciales des muscles, moyens de con¬
tention, et, selon nous, de glissement; 5° le dernier est formé
DES APONÉVROSES EN GÉNÉRAL. par les aponévroses sous-cutanées, ou le fascia superficialis gé¬
néral, organe de liaison de la peau avec les tissus sous-jacens.
une dépendance du système fibreux ; mais ce n’est que dans cavités, elles ne sont que les tendons membraneux des muscles
ces derniers temps que leur importance dans les maladies ayant de même forme (Ex. aponévroses abdominale antérieure, occi-
appelé l’attention des chirurgiens, les aponévroses, sous le nom pito-frontale). Toutefois cette première distinction n’est pas
defasciœ, emprunté delà bandelette fémoralefascia-lata, ont rigoureuse, l’aponévrose abdominale étant toujours organe de
été décrites avec plus de soin dans chaque région spéciale, par contention par rapport au muscle grand droit et aux viscères, et
un grand nombre de chirurgiens, pour l’aine; M. Bouvier, pour celle de l’occipito-frontal n’étant exempte de çette nécessité que
le périnée; M. Gerdy, pour les membres; puis enfin, réunies par la disposition des os quelle recouvre.
mailles, d’autant plus prononcées quelles sont plus inférieures, caverneux , et en dedans, sur le sphincter rectal, dont les fibres
sont disposées suivant des lignes courbes à concavité supérieure, le traversent, pour adhérer aux replis mucoso-cutanés.
d’après la direction des fibres de l’aponévrose du grand oblique
quelles renferment. Au pli de l’aine, et parallèlement à sa di¬ (d) Fascia sous-cutané axillaire.
d’enveloppe à des flocons graisseux ou à des ganglions lympha¬ transversales et remplies par de la graisse et des ganglions lym¬
tiques. En dedans, ce fascia s’amincit pour se confondre du phatiques: confondu, en avant et en arrière, avec les feuillets
côté opposé sur la ligne blanche, et, dépourvu de graisse à sa fibro-celluleux des muscles, il accompagne assez bas le bord
partie inférieure, il passe sur l’anneau inguinal, et forme une axillaire des deux muscles pectoraux.
première enveloppe celluleuse, très fine, qui revêt le dartos et
accompagne le cordon spermatique. A partir de l’aine, où le fas¬ 2° APONÉVROSES SOUS-CUTANÉES DES MEMBRES THORACIQUES
cia superficialis contracte des adhérences très fortes avec la su¬ ET ABDOMINAUX.
lymphatiques, plus nombreuses et plus rapprochées en regard l’aisselle, et constituent des gaines fibreuses, minces, dont les
de l’arcade fémorale. En ce point aussi, il est perforé par les ori¬ mailles superficielles, chargées de graisse, forment la couche
fices de passage des artères tégumenteuse abdominale, honteuse adipeuse sous-cutanée, parcourue à divers plans par un nombre
externe, et de la veine scaphène interne, et présente plusieurs considérable de vaisseaux et de nerfs. Toutefois cette disposition
feuillets superposés, entre lesquels rampent de petits vaisseaux. n’existe quedans la longueur des grandes fractions des membres;
Les lignes suivant lesquelles sont disposées les loges adipeuses au voisinage des grandes articulations, le fascia semble former
sont également courbes et concentriques, mais à concavité su¬ une membrane fine, distincte du tissu adipeux. A la main et au
périeure, comme celles de l’aponévrose fémorale sous-jacente, pied, il disparaît dans la portion des aponévroses plantaire
de manière à s’adosser avec celles de la portion abdominale dans et palmaire, voisine de leur point de départ; mais il repa¬
le pli de l’aine où se fait leur jonction commune. A trois pouces raît sous forme d’une toile mince à fibres courbes transver¬
au-dessous de ce pli, et de chaque côté au-delà du couturier et sales (voyez Pl. 151 et i5j), sous les articulations phalan-
des adducteurs, le fascia inguinal s’amincit pour se confondre giennes du métacarpe et du métatarse, et forme au-delà, pour
avec celui de la cuisse. les doigts et les orteils, autant de petites gaines superficielles à
fibres annelées.
(c) Fascia sous-cutané périnéal (i).
APONÉVROSES DU TRONC.
APONÉVROSES THORACIQUES. En avant, elle contribue, avec ces derniers, à former le plan
aponévrotique très épais qui fait office de ligament et maintient
Elles comprennent les aponévroses intercostales et celle des les côtes et leurs cartilages. (Voyez tome I, Pl. 5o, et tome II,
petits dentelés postérieurs. (Voyez, pour cette dernière, Myo- PL 65.) Fixée sur les bords adjacens des côtes, elle donne attache
aux épanouissemens des tendons ou des aponévroses des muscles
logie, page 23 et PL 85.)
qui s’y insèrent.
Aponévroses intercostales^ 1). Elles constituent une superposition
de lamelles fibreuses disposées sur trois plans : 20 Aponévrose intercostale interne. Semblable en tout à la précé¬
dente pour les insertions, l’épaisseur et les usages, elle tapisse la
i° Aponévrose intercostale externe. Mince et superficielle, elle surface du muscle intercostal interne.
mens aponévrotiques qui entrent dans la structure de ces muscles. très mince, adhérente au périoste des côtes et à 1 aponévrose
précédente, elle tapisse la surface interne du thorax. Séparée
de la plèvre costale par une couche de tissu cellulaire sous-
(l) Planche 148.
120 APONÉVROSES DU TRONC.
séreux, c’est cette membrane, complétée en haut par la cloison par l’anneau inguinal externe, et constitue la hernie directe con¬
fibreuse cervico-thoracique , qui empêche réciproquement la nue, depuis Hesselbach, sous le nom d'inguinale interne. La ban¬
communication entre la cavité de la poitrine et ses parois dans delette externe et supérieure, née très bas par un sommet effilé de
les collections ou les infiltrations des divers fluides. la gouttière du ligament de Poupart, au-devant de celle que
nous venons de décrire (voyez PL 70), remonte obliquement
* APONÉVROSES ABDOMINALES. en dehors pour se perdre sur la face postérieure du muscle
transverse, en formant également un bord épais, ou pilier ex¬
A ce groupe appartiennent: i0 l’aponévrose antérieure d’in¬ terne de l’orifice inguinal péritonéal. C’est du contour de cet
sertion des muscles abdominaux , déjà décrite ( voyez Myologie, orifice, formé par les deux bandelettes et l’arcade fibreuse qui
tome Ier, pages i3-i6,et Planches 62-65); i° l’aponévrose posté¬ les unit au-dessous du bord libre du transverse, que naît le
rieure d’insertion (voyez Myologie, page 16, et Planches 66-85); prolongement cellulo-fibreux infundibuliforme que le fascia
3° l’aponévrose postérieure de la paroi antérieure ou le fascia transversalis fournit au cordon des vaisseaux spermatiques, et
transversalis ; 4° le feuillet de dédoublement sous-péritonéal; sur lequel s’épanouit le muscle crémaster. On admet que lors de
5° l’aponévrose lombo-iliaque. la descente du testicule chez le foetus, cet organe pousse au-de¬
vant de lui le fascia transversalis, dent l’alongement forme son
Fascia transversalis ( i ). enveloppe spéciale. Au-dessus de l’anneau inguinal interne, le
fascia transversalis tapisse de bas en haut la face postérieure du
Située sur la face postérieure du transverse, où elle semble transverse jusqu’au niveau de l’orifice de l’ombilic, où sa ténuité
compléter en arrière la gaine fibreuse de réception des muscles devient telle, qu’il se confond avec le tissu cellulaire et le feuillet
abdominaux quelle forme en commun avec celle du grand sous-péritonéal. En dehors, il se perd également au-dessus du
oblique, cette lame fibro-celluleuse est principalement épaisse plan vertical de l’épine iliaque; en dedans, il se confond avec
au pourtour de l’orifice interne du canal inguinal, et c’est en l’aponévrose du transverse sur le bord du muscle grand droit.
raison de l’obstacle qu’elle présente à la formation des hernies,
et des modifications quelle apporte dans leur étiologie et leur Feuillet sous-péritonéal.
configuration, qu’elle a été d’abord entrevue, puis décrite par
MM. Astley Cooper, Lawrence, Hesselbach et Jules Cloquet. Cette enveloppe fibro-celluleuse, très mince, tapisse toute la
Si l’on se rappelle le mode d’incurvation de bas en haut et d’avant surface abdominale, où elle double et renforce le péritoine, à
en arrière des bandelettes de l’aponévrose du grand oblique , la face externe duquel elle est unie par un tissu cellulaire lâche.
formant au-dessus de l’arcade crurale , de l’épine iliaque au Suivant toutes les inégalités de surface des parois abdominales ,
pubis, une gouttière à concavité supérieure, dans laquelle sont sa forme est très complexe, et son épaisseur varie dans les divers
reçus les muscles petit oblique, transverse et crémaster, on points. Elle est unie à sa face externe, avec les muscles et les apo¬
conçoit que,de cette incurvation, va naître une nouvelle apo¬ névroses, par un tissu cellulaire assez dense, et percée par un
névrose postérieure ascendante: c’est celle qui constitue le fascia grand nombre de trous pour le passage des vaisseaux et des
transversalis. Elle naît par conséquent de la réflexion des bande¬ nerfs.
lettes du grand oblique sur l’arcade crurale, et par quelques Aponévrose lombo-iliaque ( 1 ).
fibres, en bas et en dedans, de la surface du pubis; en haut et
en dehors, de la terminaison de l’aponévrose lombo-iliaque, Cette aponévrose, le fascia iliaca des modernes, forme l’en¬
avec laquelle elle se joint, en formant une autre gouttière de veloppe de toute la portion abdominale du muscle psoas iliaque,
réflexion,ouverte, en arrière et en dedans, vers l’abdomen. Au bifide supérieurement, comme le muscle auquel elle appar¬
pourtour de l’orifice inguinal interne , le fascia transversalis tient. i° La portion destinée au psoas naît en haut de l’arcade
constitue deux fortes bandelettes: l’une interne et inférieure, éten¬ interne du diaphragme qui livre passage au sommet effilé des
due de haut en bas, entre le ligament de Poupart et l’aponé¬ psoas, et, jusqu’à la naissance de la crête iliaque, elle s’insère
vrose abdominale antérieure, et de dehors en dedans, entre le d’un côté sur le feuillet antérieur de l’aponévrose du transverse,
bord interne de l’orifice inguinal péritonéal et le bord externe du et de l’autre sur les ligamens du rachis, percée de part et d’autre
muscle grand droit, forme la cloison fibreuse de séparation du d’arcades pour le passage des vaisseaux lombaires. A partir de
canal inguinal avec la partie inférieure de l’abdomen. Epaisse et la crête iliaque, et jusqu’à la jonction du psoas avec l’iliaque,
très résistante, elle se compose de fibres courbes parallèles, à elle enveloppe isolément le psoas, et adhère à la marge du bas¬
concavité externe, nées de l’arcade crurale et du pubis, et qui se sin. 20 La portion iliaque ou fascia iliaca proprement dit, pro¬
perdent très haut sur la face postérieure du transverse. Ces cède de toute l’étendue de la lèvre interne de la crête iliaque, et
fibres, d’abord parallèles au rebord externe du muscle grand vient se joindre antérieurement avec le fascia transversalis, en
droit, s’incurvent de plus en dehors, de manière à tracer, pour formant la gouttière dont nous avons parlé à propos de ce der¬
le contour interne de l’orifice inguinal, un bord libre tran¬ nier. C’est dans l’épaisseur de ce repli que se trouve renfermée
chant, véritable pilier interne de l’anneau inguinal péritonéal, l’artère circonflexe iliaque. Jusqu’à la jonction du psoas, cette
dont la naissance remonte très haut par un pinceau de fibres aponévrose tapisse le muscle iliaque, et vient s’insérer, en de¬
aponévrotiques dans la gouttière, formée par la jonction de dans, derrière le grand psoas, sur le rebord du bassin. Au
l’aponévrose lombo-iliaque. C’est cette cloison interne , destinée point d’insertion commune des deux faisceaux, ils sont réunis
à remplir le vide que laissent les arcades inférieures du trans¬ par une vaste bande aponévrotique spéciale née de la partie anté¬
verse et du petit oblique, qui résiste ordinairement à la pression rieure de la crête et de la gouttière citées précédemment. Cette
des viscères, mais dont le relâchement permet leur sortie directe bandelette, qui forme l’enveloppe inférieure commune des deux
oblique, quelle double pour former l’arcade fémorale. En bas, ligament sacro-sciatique et le sommet à l’enveloppe fibreuse du
en suivant le sillon de séparation des deux faisceaux du psoas corps caverneux, tandis que les côtés sont représentés par le
iliaque, elle forme la courbe inférieure anguleuse de l’anneau plan moyen et par le rebord osseux de l’ischion et du pubis,
crural. Ce feuillet postérieur accompagne sur la cuisse le mus¬ cette aponévrose est tendue transversalement sous le plan mus¬
cle psoas iliaque à sa sortie du bassin, et complète sa gaine culaire superficiel du périnée, et en rapport par sa face infé¬
aponévrotique jusqu’au petit trochanter. En dedans, il con¬ rieure avec le fascia superficialis adipeux. La portion postérieure,
stitue la paroi postérieure de la gaine des vaisseaux fémo¬ située entre le sphincter anal et la tubérosité sciatique, est
raux, et concourt à former le feuillet profond de l’aponévrose épaisse et formée de larges bandelettes parallèles très résistantes,
fémorale. dont la direction est transversale, mais avec une légère incurva¬
Vanneau crural lui-même est] une ouverture ellipsoïde de tion à concavité antérieure. Elle s’insère, par sa base, et par son
haut en bas, de dehors en dedans, et d’arrière en avant; il bord externe, d’arrière en avant, suivant une ligne courbe, sur
donne passage, du bassin vers la cuisse, aux vaisseaux iliaques le grand ligament sacro-sciatique et sur la grosse tubérosité sciati¬
que, en confondant son épanouissement avec le feuillet fibro-cel-
externes qui deviennent fémoraux. D’après ce que nous avons
luleux du grand fessier et avec l’aponévrose fémorale. Par son
vu, la courbe supérieure ellipsoïde ou arcade crurale est for¬
bord interne, elle se confond avec le tissu cellulaire du sphincter
mée, parla suture commune du ligament de Poupart, du fascia
rectal et avec le fascia superficialis. Sa face supérieure est séparée
transversalis et de l’aponévrose lombo-iliaque. La courbe posté¬
par un coussin adipeux du sphincter rectal, et adhère au trans¬
rieure rentrant en angle dans le sillon du psoas iliaque, est con¬
verse du périnée. La portion antérieure, beaucoup plus mince,
stituée en entier par l’aponévrose lombo-iliaque; l’anse externe
également à fibres transversales, revêt la face inférieure du trans¬
et supérieure est inscrite par l’élargissement de la gouttière de
verse, de l’ischio et du bulbo-caverneux; elle s’insère en de¬
la même aponévrose unie au fascia transversalis ; l’anse interne
hors sur la branche de l’ischion, et se confond en dedans avec
et inférieure est formée par le bord libre du pilier pubien du
celle du côté opposé sur le raphé médian; en arrière, elle con¬
ligament de Poupart, ou le ligament de Gimbernat, fortifié, sur
tinue, sans ligne de démarcation, la précédente, et en avant elle
sa surface postérieure, par l’attache pubienne de l’aponévrose
vient se perdre sur l’enveloppe fibreuse des corps caverneux.
lombo-iliaque et du fascia transversalis.
Cloison inférieure du périnée, cette aponévrose est traversée
Structure. Mince à sa partie supérieure, l’aponévrose lombo- par un grand nombre de vaisseaux destinés au fascia super¬
ficialis et à la peau. Dans les maladies, elle sépare les inflamma¬
iliaque s’épaissit à mesure quelle approche de l’arcade fémo¬
tions et les collections sous-cutanées de celles qui ont leur
rale. Comme toutes les aponévroses d’enveloppe, elle est formée
siège dans le plan museulaire. Sa densité en arrière explique
de fibres dont la direction est perpendiculaire à celle des mus¬
la tendance qu’ont les infiltrations urinaires à se porter en
cles. Dans son épaisseur se trouve compris le tendon du petit
avant.
psoas, quand il existe, et tous deux vont s’insérer en commun
à la partie latérale du détroit supérieur, où leurs épanouisse-
Aponévrose intermusculaire du périnée ou intra-périnéale (2).
mens vont se confondre avec l’aponévrose de l’obturateur in¬
terne.
Décrite par M. Carcassonne sous le nom de ligament péri¬
néal, et sous celui d'aponévrose périnéale par les chirurgiens
Connexions. En rapport, par sa face libre, avec le péritoine,
modernes, mais considérée vaguement comme une cloison apo¬
dont l’isole un tissu cellulaire séreux, elle enveloppe les deux
névrotique destinée à remplir le haut de l’arcade pubienne, cette
muscles psoas et iliaque, et renferme, à l’exception d’un fila¬
lame fibreuse nous paraît avoir pour objet d’offrir en avant une
ment, tous les nerfs du plexus lombaire; en sorte que, sur l’ar¬
double surface d’insertion, à-la-fois point d’appui et d’union des
cade fémorale, elle isole le nerf crural, situé en dedans, des
extrémités sous-uréthrales des muscles de la région nno-génitale.
vaisseaux situés au-dehors, et quelle n’enveloppe que par l’an¬
De forme triangulaire, épaisse et résistante, elle s’insère, en arrière
neau crural. En pathologie, elle a des effets très remarquables,
et en dehors, aux branches ascendante de l’ischion et descen¬
en ce quelle isole les inflammations qui ont leur siège dans l’un
dante du pubis, au-dessus de l’implantation de l’ischio-caver¬
des deux tissus cellulaires sous-péritonéal ou sous-aponévroti-
neux , se dirige obliquement d’arrière en avant et de dehors
que, distinction importante dans les abcès par congestion.
en dedans, appliquée sur le sphincter rectal et l’extrémité du
releveur de l’anus, en donnant insertion, par sa face inférieure
APONEVROSES PELVIENNES. au transverse du périnée. Parvenue en regard de la portion
membraneuse de l’urèthre, elle donne attache, par sa face infé¬
On en compte cinq : deux sont extérieures au bassin, l’a¬
rieure, à l’extrémité du transverse et au bulbo-caverneux dans
ponévrose superficielle du périnée et celle qui est profonde ou
leur point de jonction ; par sa face supérieure, elle adhère au pu-
intermusculaire; trois autres aponévroses tapissent l’intérieur
bio-uréthral de Wilson, sous lequel elle glisse, et sert d’implan¬
de la cavité, et revêtent les muscles releveur de l’anus, obtura¬
tation à l’autre petit muscle constricteur latéral, que nous avons
teur interne et pyramidal; elles sont renforcées par trois ban¬
delettes fibreuses.
(1) Planche 148.
(2) Planche X03.
tome 11.
3i
m APONÉVROSES DU TRONC.
nommé pubio-prostatique; enfin, en avant, conjointement avec
ce dernier muscle, elle prend en dehors sa dernière insertion au Aponévrose de fobturateur interne (1).
pubis, et se confond, en dedans, avec celle du côté opposé, sur
le raphé fibreux médian ; en sorte que, dans la manière dont nous De forme triangulaire, elle naît : i° de la face postérieure du
le considérons, le plan aponévrotique intra-périnéal, loin de pubis, au-dessus du pourtour du trou sous-pubien; 20 d’une
remplir l’arcade du pubis, forme avec cette dernière un angle forte arcade fibreuse quelle forme avec le muscle obturateur
opposé en regard ; le losange moyen qu’ils inscrivent étant rem¬ pour le passage des vaisseaux du même nom ; 3° du rebord du
pli par les portions prostatique et membraneuse de l’urèthre et bassin jusqua la naissance de la grande échancrure sciatique;
par les muscles qui leur appartiennent. 4° en arrière, de la bandelette ischiatique. Ses fibres, obliques
de haut en bas et d’arrière en avant, se rendent inférieurement
sur la bandelette ischio-pubienne. Cette aponévrose, appliquée
2° APONÉVROSES INTRA-PELVIENNES.
contre l’obturateur interne, circonscrit en dehors l’excavation
périnéale.
Aponévrose du releveur de l’anus et de lise h io-coccyg ien
ou suspérinéale ( i ).
Bandelettes de renforcement des aponévroses intra-pelviennes.
C’est sous ce nom que nous désignons l’enveloppe supé¬ Ces bandelettes ont pour objet de couper le grand espace inter¬
rieure de la cloison fibro-musculaire périnéale, dite aponévrose osseux du bassin, en fournissant des insertions aux muscles et
recto-vésicale ou pelvienne supérieure. Elle forme un plancher aux aponévroses. Toutes trois procèdent du sommet et de la face
inférieur complet qui tapisse la face supérieure du releveur interne de l’épine sciatique. La première, ou bandelette ischio-
de l’anus et de l’ischio-coccygien, au fond de l’excavation du pubienne, épaisse, très forte, s’étend de l’épine sciatique à la
bassin. Elle s’insère : i° En avant, par de fortes brides ou face postérieure de la branche du pubis au-dedans du trou
cordes fibreuses isolées les unes des autres, à la face posté¬ obturateur; elle donne attache, en bas, au muscle releveur de
rieure de la symphyse pubienne : ces premières attaches vont se l’anus et à son aponévrose; en haut, à l’aponévrose de l’obtura¬
fixer sur la partie antérieure de la vessie, où elles sont connues teur interne. La seconde bandelette, qui continue la direction
sous le nom de ligament antérieur de cet organe. 2° Plus en de¬ de la précédente, est formée par le petit ligament sacro-sciatique,
hors, sur la face postérieure de la branche du pubis, au-dessus qui donne attache à l’ischio-coccygien, aux aponévroses du rele¬
de l’attache du releveur de l’anus. 3° Sur la bandelette antéro¬ veur de l’anus et du pyramidal. La troisième bandelette, ou
postérieure ischio-pubienne, où elle confond ses épanouisse- ischiatique, la plus faible, double verticalement le rebord de la
mens avec ceux de l’obturateur interne. A partir de ces deux grande échancrure, de l’épine sciatique jusqu’auprès de la sym¬
dernières insertions, l’aponévrose tapisse la face supérieure du physe sacro-iliaque ; elle donne attache aux aponévroses du
releveur de l’anus; elle est formée de fibres parallèles entre elles pyramidal et de l’obturateur interne.
et celles du muscle, disposition inverse de ce que présentent
ordinairement les aponévroses d’enveloppe. Parvenue sur le Connexions et usages des aponévroses intra-pelviennes. Ces aponé¬
plan moyen, elle se confond en un raphé avec celle du côté op¬ vroses et leurs bandelettes tapissent en commun toute l’excava¬
posé, et adhère circulairement par des brides à l’intestin rec¬ tion pelvienne, et forment le premier plan de la cloison fibro-
tum dans le point où il la traverse; en arrière, elle tapisse l’is- musculaire, qui ferme en bas la grande cavité pelvi-abdominale.
chio-coccygien, et s’insère sur le petit ligament sacro-sciatique Cette grande capsule aponévrotique, continue dans son ensem¬
et sur la membrane fibreuse du sacrum. ble, est percée d’un nombre considérable d’orifices fibreux : au
milieu les grands trous de passage de l’urèthre et du rectum dans
Connexions. Sa face supérieure, concave, est unie au péritoine les deux sexes, et du vagin dans la femme. Des deux côtés, les ar¬
par un tissu cellulaire lâche; sa face inférieure, convexe, revêt cades fibreuses de sortie des vaisseaux et des nerfs fessiers, scia¬
le releveur de l’anus et l’ischio-coccygien. tiques et honteux pour l’aponévrose du pyramidal,et des vais¬
seaux sous-pubiens pour celle de l’obturateur. Partout ces ori¬
Aponévrose du pyramidal (2). fices adhèrent par des prolongemens fibreux avec les parois des
canaux qui les traversent; c’est à leur relâchement sous la pres¬
D’une étendue peu considérable, elle ferme, à l’intérieur du sion du diaphragme et des viscères abdominaux, que sont dues
bassin, la grande échancrure sciatique, convertie, par les deux les différentes hernies, ovalaires, ischiatiques, périnéales, etc.
ligamens sacro-sciatiques, en un vaste trou quadrilatère, que Enfin, dans les inflammations, la couche aponévrotique pel¬
traverse le muscle pyramidal. Elle s’implante, du corps du sa¬ vienne forme une cloison de séparation entre les épanchemens
crum et du sommet de l'échancrure sciatique, à une bandelette de la cavité péritonéale et les infiltrations des parties molles
APONÉVROSE CERVICALE SUPERFICIELLE (l). Placée immédiatement au-devant de la précédente, elle est
appliquée sur la face antérieure de cette dernière, depuis le plan
C’est un feuillet mince, fibro-celluleux, qui enveloppe toute moyen, où elle s’unit à celle du côté opposé, jusqu’à la gaine laté¬
la région antérieure du cou. II s’étend de la base de la mâchoire rale des gros vaisseaux qui l’en sépare. Elle naît supérieurement,
inférieure et des aponévroses massétérine et ptérygoïdienne par une série de bandelettes fibreuses, de l’apophyse basilaire, du
interne au sternum et aux clavicules, où il se confond avec bord antérieur du golfe de la veine jugulaire, et de la base
celui du grand pectoral. Plus épais sur le plan moyen, il forme de l’apophyse styloïde, puis, en descendant, de l’aponévrose
une ligne blanche cervicale assez prononcée : latéralement il ptérygoïdienne interne, jusqu’à la base de la mâchoire infé¬
renferme dans son épaisseur le muscle peaucier, en remplis¬ rieure, au-dessous du bord antérieur du muscle ptérygoï-
sant l’intervalle de ses fibres, et vient se perdre dans le tissu dien interne, où ses attaches sont très fortes. Elle revêt de
cellulaire. La veine jugulaire externe, sous-jacente à ce feuillet à haut en bas la face postérieure du pharynx et celle des muscles
la partie supérieure du cou, le traverse pour devenir sous-cu¬ styliens, le contour du corps thyroïde, diminue et se perd in¬
tanée dans ses deux tiers inférieurs, et au-dessus de la clavicule férieurement sur l’œsophage ; latéralement elle passe derrière le
le perfore de nouveau pour rejoindre les gros vaisseaux. En faisceau inférieur du scapulo-hyoïdien, au-devant de l’attache
arrière, ce feuillet envoie un prolongement qui se bifurque sur claviculaire de l’aponévrose pré-vertébrale, et nous a paru se
l’angle antérieur du sterno-mastoïdien, pour former la gaine perdre, en s’amincissant, derrière la clavicule, sur le feuillet pos¬
dans laquelle ce muscle est enveloppé. En dedans, des prolon- térieur de l’aponévrose coraco-claviculaire. En avant, elle se
gemens celluleux vont isoler les uns des autres les muscles abais- confond avec le tissu cellulaire sur les limites des constricteurs
seurs de l’hyoïde. et du corps thyroïde. Dans son trajet, elle est perforée par l’artère
carotide externe et les vaisseaux thyroïdiens. L’aponévrose pha¬
C’est une lame fibreuse verticale, assez épaisse, située au-de¬ et des muscles sterno-mastoïdiens. Elle est comprise, avec ces
vant du rachis et des muscles longs du cou et droits antérieurs parties, dans l’enveloppe pré-vertébrale.
de la tête. 10 En travers, au milieu du cou, à partir du rachis, La gaine fibro-celluleuse des gros vaisseaux du cou s’interpose,
elle double l’aponévrose pharyngienne postérieure jusqu’à l’en¬ dans un espace triangulaire, entre les aponévroses que nous
veloppe fibro-celluleuse des gros vaisseaux, passe derrière cette venons de décrire, et le feuillet postérieur du sterno-mastoï¬
gaine au-devant du scalène, et rejoint latéralement le feuillet dien. Dans la gaine sont renfermées l’artère carotide et la veine
jugulaire interne; l’angle postérieur loge le nerf pneumo-gas-
trique et le filet de communication du grand sympathique.
(1) Planche 93.
124 APONÉVROSES DU TRONC.
sternum, en formant un repli transversal au-dessous de l’atta¬
FEUILLET DE RÉFLEXION DU SCAPULO-HYOÏDIEN (i). che des muscles sterno-thyroïdiens. Ce foliole est traversé au
milieu et en arrière par l’œsophage et la trachée-artère ; latéra¬
C’est une duplicature fibro-celluleuse qui accompagne le lement et en avant, par le tronc artériel brachiocéphalique,
faisceau inférieur du scapulo-hyoïdien jusqu’au-dessus de l’angle et par l’artère carotide gauche. Il présente en outre un certain
de réflexion de son tendon mitoyen, lieu où son épaisseur est nombre de trous plus petits, pour le passage des nerfs et des vais¬
assez considérable, et au-delà duquel il s’amincit brusquement seaux de moindre dimension. La direction de ses fibres est très
et semble se perdre dans les gaines cellulaires. variée; elles sont disposées par bandelettes, qui vont rejoindre
Le feuillet antérieur naît des trois quarts internes du bord les parois des gros vaisseaux sur le contour desquels elles sont
postérieur de la clavicule, se dirige verticalement, s’infléchit fixées.
autour du bord supérieur du scapulo-hyoïdien pour redescen¬ La cloison cervico-thoracique nous paraît avoir une haute
dre en formant le feuillet postérieur; celui-ci s’insère à la clavi¬ importance en physiologie et en pathologie. Elle forme, à la par¬
cule jusqu a son tiers interne, puis s’en isole pour glisser der¬ tie supérieure de la poitrine, une sorte de diaphragme fibreux,
rière le sterno-thyroïdien, où il se confond en dedans avec celui tapissé sur les folioles latéraux par le repli de la plèvre costale,
du côté opposé, et en haut avec le feuillet qui tapisse le thyro- et dont la résistance empêche le sommet des poumons de re¬
hyoïdien. pousser en haut le tissu cellulaire et de faire au-dessus de la cla¬
Nous ne décrirons point les feuillets fibro-celluleux des mus¬ vicule une hernie sous-cutanée; disposition qui s’observe dans
cles spinaux, comme trop peu évidens pour mériter une mention les anciennes phlegmasies, lorsque le lobe inférieur des pou¬
spéciale. mons étant de moins en moins perméable à l’air, le lobe supé¬
rieur devient graduellement emphysémateux, et, par l’amplia¬
APONÉVROSE CERVICO-THORACIQUE (2). tion de son volume, distend peu-à-peu la cloison , qui seule fai¬
sait obstacle à son prolongement en haut. Cet accident, au reste,
C’est une cloison épaisse et résistante, qui remplit l’aire du qui n’est que le résultat d’une disposition morbide, aurait dû
cercle osseux compris entre les deux premières côtes, la première faire deviner l’existence d’une cloison fibreuse, puisqu’il sur¬
vertèbre dorsale et la première pièce du sternum. Traversée viendrait nécessairement chez tous les sujets, si la poitrine com¬
par les divers canaux qui établissent la communication du cou muniquait directement par du tissu cellulaire avec la partie in¬
et de la poitrine, sa structure est fort complexe. Elle se compose férieure du cou.
de deux folioles aponévrotiques latéraux et un médian. Les Enfin, on conçoit que la cloison cervico-thoracique, beau¬
folioles latéraux, falciformes, sont formés de deux lamelles : coup plus épaisse que le feuillet sous-pleural, doit avoir égale¬
i° Une lamelle postérieure qui naît en quart de cercle du mi¬ ment pour effet d’empêcher les épanchemens pleurétiques de
lieu et de la face latérale du corps de la première vertèbre dor¬ communiquer dans les espaces celluleux du cou, et, en sens
sale et des tendons des muscles longs du cou, se dirige en inverse, les infiltrations de ces derniers de pénétrer dans la ca¬
dehors, et vient s’insérer sur le bord interne de la moitié pos¬ vité de la poitrine.
térieure des premières côtes : du côté gauche, elle se fixe
aux parois de l’artère sous-clavière. 20 Une lamelle antérieure
née du bord interne de l’extrémité de la première côte et de Nous ne rappelons que pour les mentionner les aponévroses
son cartilage de continuation. Elle se dirige en arrière et en de LA tête, qui, étant toutes d’insertions musculaires, ont été
dedans, et vient se fixer de chaque côté sur le tronc veineux décrites dans la Myologie chacune dans son lieu. Ce sont :
brachio-céplialique. Des bandelettes antéro-postérieures réu¬ i° pour le crâne, l'aponévrose occipito-frontale (voyez Myologie,
nissent les deux lamelle? d’un même foliole, et une bande¬ page 38 et PL 95); l'aponévrose temporale (voyez page 46 et
lette transversale, placée derrière le sternum , unit les deux la¬ PL 95); 20 pour la face, l'aponévrose buccinato - zygomatique
melles opposées. Le foliole médian, de forme circulaire, s’unit (voyez page !\i et la planche 101 avec son explication ) ; l’aponé-
latéralement aux deux bords concaves des folioles latéraux. En wose massétérine ( voyez PL 100); l'aponévrose ptérygdidienne in¬
arrière, il se fixe sur le corps de la première vertèbre dorsale, terne ( voyez PL 147); et enfin l'aponévrose parotidienne, qui sera
et en avant, sur la membrane fibreuse de la première pièce du décrite en son lieu.
Dans leur disposition générale, elles se composent : i° d’une annulaires; 20 de grandes cloisons perpendiculaires à l’aponé¬
vaste enveloppe commune, divisée dans les diverses fractions vrose d’enveloppe, et qui, de la face interne de cette dernière,
par gaînes plus au moins épaisses et liées l’une à l’autre par des vont se rendre sur les os, en isolant par groupes les différens
bandelettes de renforcement, remarquables surtout dans les muscles qui ont des usages analogues; 3° d’enveloppes fibro-
points de réflexion des tendons, où elles forment des ligamens celluleuses communes à plusieurs muscles, ou propres à cha¬
cun d’enx. Ainsi envisagées, les aponévroses constituent la char¬
(1) Planche 94. pente flexible des membres, que traversent les canaux de com¬
(2) Planche 147, fig. 2. munication.
APONÉVROSES DES] MEMBRES. 125
APONÉVROSES DU BRAS.
APONEVROSES DU MEMBRE THORACIQUE.
Aponévrose brachiale.
APONÉVROSE D’ENVELOPPE COMMUNE (i).
Vaste loge qui enveloppe les muscles du bras: elle naît circu-
Divisée en un nombre de fractions pareilles à celles du membre,
lairement, en haut, de la clavicule, de lacromion, du bord axil¬
elle comprend , de haut en bas, les aponévroses scapulaires bra¬
laire de l’omoplate, des tendons du grand pectoral, du grand
chiale , anti-brachiale, palmaire, dorsale de la main, et les gaines
dorsal et du deltoïde; en dedans, elle forme la continuation
des doigts. A chacune de ces divisions se rapportent les cloisons
du feuillet du grand pectoral et du fascia superficialis axillaire;
et les loges aponévrotiques propres à la région dont elles font
et en arrière, elle adhère à l’aponévrose du sous-épineux et au
partie.
feuillet du grand dorsal. A partir de ces diverses origines, elle
La principale est l’enveloppe du deltoïde, au-dessous de laquelle chiale. Par sa surface profonde, elle est unie aux cloisons inter¬
se groupent les aponévroses sus-épineuse, sous-épineuse et sous- musculaires, dont les deux principales, l’interne et l’externe,
scapulaire. séparent les groupes des muscles fléchisseurs d’avec les exten¬
seurs, et permettent de considérer à l’aponévrose brachiale
Feuillet fibro-celluleux du deltoïde. deux surfaces, l’une antérieure et l’autre postérieure.
La portion antérieure, dont l’épaisseur augmente de haut en
Dense, plus épais en arrière qu’en avant, il naît de l’expan¬ bas, procède successivement du tendon du grand pectoral, de
sion du feuillet du grand pectoral, tapisse le sillon intermé¬ celui du deltoïde et de sa bandelette de renforcement, et de la
diaire qui longe la veine céphalique, enveloppe en demi-cercle cloison intermusculaire externe. Ses fibres obliques, de haut en
la face externe convexe du deltoïde, et vient s’implanter en bas et de dehors en dedans, passent au-devant du ventre du
arrière sur l’aponévrose sous-épineuse, pour se continuer au- biceps quelles supportent, et vont se rendre sur la cloison in¬
dessus avec le feuillet du trapèze. Formé de fibres courbes trans¬ termusculaire interne et sur un faisceau implanté à l’épitro¬
versales à concavité supérieure, il s’insère, en haut,au pourtour chlée. En bas, cette aponévrose est percée d’une arcade ellip¬
de la clavicule, de l’épine de l’omoplate, et de leur articulation. tique pour le passage de la veine radiale sous-cutanée, et fortifiée
Au-dessus de lui, sur l’acromion, est une bourse muqueuse sous- par la bandelette bicipitale. Cette bandelette , née du bord
cutanée, ellipsoïde de dehors en dedans. Par sa surface interne , interne du tendon du muscle biceps, se dirige en bas et en
il adhère aux cloisons qui séparent les faisceaux nombreux du dedans, adossée à l’aponévrose brachiale, et vient s’épanouir, en
deltoïde. Par son extrémité inférieure, il se lie, en arrière, regard des muscles pronateurs, dans l’épaisseur de l’aponévrose
avec l’aponévrose brachiale sur le triceps. En avant, il s’épaissit anti-brachiale; elle simule une sorte de tendon membra¬
pour se fixer sur le tendon du deltoïde, et envoie, sur l’aponé¬ neux du biceps, considéré comme muscle tenseur de l’aponé¬
vrose brachiale antérieure, au-devant de la longue portion du vrose anti-brachiale, et en outre elle fortifie cette aponévrose et
biceps, une forte bandelette verticale de renforcement, qui sert forme une enveloppe de protection pour les gros vaisseaux au
de point de départ aux fibres aponévrotiques. Le feuillet du pli du bras. L’attache que nous avons signalée à l’épitrochlée
deltoïde enveloppe et contient ce muscle, qui, en outre, par constitue un faisceau divergent, demi-circulaire, dont les fibres
la bandelette dont nous venons de parler, devient tenseur de radiées et très résistantes servent d’attache à la cloison muscu¬
l’aponévrose brachiale. laire interne et aux aponévroses brachiale et anti - brachiale,
dont elles sont à-la-fois le point d’appui et la suture commune.
Aponévrose sus-épineuse. Lamelle fibreuse, très résistante, insé¬ La portion postérieure de l’aponévrose brachiale, comprise
rée au pourtour du bord cervical et de la lèvre supérieure de entre l’une et l’autre des cloisons intermusculaires, sert d’enve¬
l’épine de l’omoplate; renfermant, dans une loge ostéo-fibreuse, loppe au triceps. Elle se compose de fibres courbes transver¬
le muscle sus-épineux, elle se fixe en partie sous la voûte de sales à concavité supérieure. Née, en haut, du tendon du grand
lacromion et se perd sur le tendon. dorsal et des enveloppes du grand rond et du sous-épineux, elle
se perd en bas, où elle se fixe sur la tête du cubitus ; sur le point
Aponévrose sous-épineuse. Semblable à la précédente , mais culminant de cet os existe une bourse synoviale sous-cutanée,
plus vaste, elle tapisse le pourtour de la fosse sous-épineuse sur ovalaire transversalement.
la lèvre inférieure de l’épine de l’omoplate, le bord spinal et la
cloison interne de séparation avec le petit rond. Elle se perd, en Aponévroses partielles du bras.
haut, sur le tendon, et adhère, par des prolongemens, au bord
postérieur du feuillet du deltoïde, à l’aponévrose brachiale pos¬ La cloison intermusculaire externe, née du bord antérieur de la
térieure et à la cloison du grand rond. Par sa face interne, elle coulisse bicipitale, se fixe sur le bord et la crête externes de l’hu¬
s’unit aux lamelles interfasciculaires du sous-épineux. mérus, en séparant la loge de l’extenseur, le triceps, de celle des
fléchisseurs, le biceps et le brachial antérieur. Inférieurement elle
Feuillet fibro-celluleux du sous-scapulaire. Mince dans la plus se bifurque pour donner naissance à la loge anti-brachiale des
grande partie de son étendue , plus épais sur le bord interne, il muscles supinateurs, l’une de ses lamelles se terminant à l’épicon¬
naît du pourtour de la fosse sous-scapulaire, et se perd sur la dyle, et l’autre sur le cubitus. Cette cloison est traversée très obli¬
capsule scapulo-humérale. quement par le nerf radial et les vaisseaux collatéraux externes,
qui contournent en pas de vis la face postérieure de l’humérus.
Elle naît : i° en dedans, des fibres divergentes du faisceau de seaux ; l’artère et les veines radiales sont pourvues, dans toute
l’épitrochlée; i° au milieu de la bandelette bicipitale et des fibres leur longueur, d’une gaine qui suit la cloison interne du long
inférieures de l’aponévrose brachiale. Dans cette partie de son supinateur ; les vaisseaux cubitaux n’en sont revêtus qu’inférieu¬
et, plus en dehors, du bord antérieur de l’épicondyle. Les fibres névrose ne s’étend pour nous en travers, qu’à partir de la cloison
aponévrotiques principales parcourent transversalement la face postérieure de ces muscles jusqu’à la grande cloison cubitale.
antérieure de l’avant-bras, en formant de grandes courbes à Encore plus épaisse que l’aponévrose antérieure , celle-ci est
concavité supérieure; au pli du bras, elles unissent, par une la¬ également formée de fibres transversales à concavité supérieure.
melle transversale triangulaire, les deux groupes pronateur et Dans l’espace qu’elle renferme, conjointement avec les os et le
supinateur, au-devant du tendon du biceps et des gros vaisseaux, ligament interosseux, sont contenus les extenseurs, disposés sur
au-dessous et en dehors du trou de passage de la veine radiale deux plans. A l’extérieur, l’aponévrose d’enveloppe dessine quatre
sous-cutanée et de la bandelette bicipitale. Inférieurement, loges distinctes: en haut, la petite loge de l’anconé, circonscrite
l’aponévrose, qui devient graduellement plus épaisse, est tra¬ par le cubitus; en dehors, le groupe vertical des extenseurs
versée très obliquement par les tendons du radial antérieur, et des quatre derniers doigts; au-dessous,la portion sous-cutanée
surtout du palmaire grêle, qui, de profonds, deviennent super¬ des extenseurs du pouce, où l’aponévrose, dans ses fibres prin¬
ficiels, et auxquels elle fournit une gaine spéciale vers la partie cipales, prend une direction oblique; en dedans,la loge du cubi¬
En avant et en dedans, l’aponévrose anti-brachiale antérieure Entre ces divers groupes, les fibres , quoique d’inclinaisons
forme, avec les os et le ligament interosseux, la grande loge de variables, se confondent en une surface continue.
Profondément, la grande loge postérieure est coupée en tra¬
(il Planche 160. vers par l’aponévrose du court supinateur et par une autre assez
APONÉVROSES DES MEMBRES. 127
épaisse, tendue entre le radius et le cubitus, et qui tapisse la seur du pouce ; 20 un peu plus en dedans sur le radius, la gaîne
face postérieure des extenseurs propres du pouce et de l’indica¬ des deux radiaux externes, d’abord simple, mais qui se bifur¬
teur ; des cloisons verticales du premier plan, l’externe placée que presque aussitôt; 3° sur le bord opposé du radius, la
entre les supinateurs et l’extenseur commun nous est déjà con¬ grande gaîne commune des extenseurs : à sa partie supérieure,
nue. Une autre, interne, très résistante, s’attache sur la partie elle réunit en commun le long extenseur propre du pouce,
postérieure du cubitus, entre le cubital postérieur, l’anconé et l’extenseur propre de l’indicateur, et l’extenseur commun des
l’extenseur du petit doigt. Gomme l’os est presque sous-cutané doigts ; mais bientôt de petites cloisons qui occupent toute la
en ce point, cette cloison n’est, pour ainsi dire, que l’attache de hauteur du ligament annulaire renferment dans leurs gaînes
l’aponévrose postérieure au cubitus. Un simple feuillet sépare spéciales, d’une part, les deux tendons de l’indicateur, et de
les extenseurs communs des doigts et propre du petit doigt. Au l’autre, celui du long extenseur propre du pouce, qui s’incurve
plan profond, les long abducteur et court extenseur du pouce isolément en dehors ; 4° près du cubitus, une gaîne propre, in¬
sont compris dans une loge commune ; le long extenseur pro¬ curvée en dedans, appartient à l’extenseur propre du petit doigt;
pre du pouce et l’extenseur propre de l’indicateur ont chacun 5° enfin, sur la surface postérieure du cubitus, une dernière
une loge spéciale. gaîne, fortifiée en haut par une petite arcade ligamenteuse, ren¬
ferme le tendon du cubital postérieur.
Ligament annulaire du carpe. Développé dans l’épaisseur de l’aponévrose d’enveloppe com¬
mune, le ligament demi-annulaire postérieur du carpe se con¬
C’est une bandelette annulaire, large d’un pouce et demi, tinue, par son bord supérieur, avec l’aponévrose anti-brachiale,
sorte de bracelet fibreux qui environne l’extrémité carpienne et par son bord inférieur, avec l’aponévrose dorsale de la main.
de l’avant-bras et l’articulation du poignet. Terminaison in¬
férieure de l’aponévrose anti-brachiale, il ne s’en distingue à sa APONÉVROSES DE LA MAIN.
surface externe que par une plus grande épaisseur; mais, en rai¬
son de ses usages par rapport aux tendons, il mérite une des¬ Elles comprennent l’aponévrose palmaire et les deux feuillets
cription spéciale : on la divisé en deux segmens, antérieur et fibro-celluleux des éminences thénar et hypothénar, les apo¬
postérieur. névroses palmaire profonde, dorsale de la main, et les cloisons
Le ligament demi-annidaire antérieur du carpe (i) naît, en de¬ inter-osseuses; enfin, les gaînes fibreuses et synoviales, ear-
dans : i° par une attache interne, de l’extrémité sous-cutanée du piennes, métacarpiennes et digitales.
cubitus; 20 par une attache externe, de l’os pisiforme de l’apo¬
physe de l’os crochu et du tendon du cubital antérieur. Les deux Aponévrose palmaire sous-cutanée (1).
faisceaux se réunissent de manière à comprendre le tendon dans
leur épaisseur, et forment au-delà de son bord externe une forte En forme de triangle, épaisse, résistante, composée de bandes
bandelette à fibres transversales, qui passe au-devant des tendons divergentes, réunies par des fibres transversales , elle tapisse la
fléchisseurs. Cette bandelette séparée du ligament palmaire par paume de la main, dont elle forme le plan sous-cutané.
une arcade fibreuse, comprend dans une duplicature les ten¬ Elle naît : i° de l’épanouissement du tendon du muscle pal¬
dons du palmaire grêle et du radial antérieur, entre lesquels elle maire grêle, qui forme son angle supérieur ou son sommet;
donne attache, par une lamelle aponévrotique, au court abduc¬ 2° par sa face postérieure, du ligament palmaire et de l’aponé¬
teur du pouce; puis, au-delà du dernier tendon, elle s’attache, vrose du muscle palmaire cutané, avec lesquels elle est intime¬
par sa face interne, au radius, au trapèze et au scaphoïde, et fran¬ ment unie. A partir du tendon, elle se divise en six ou huit ban¬
chit sans interruption les tendons du long abducteur et du court delettes divergentes, qui vont rejoindre les articulations pha-
extenseur du pouce, pour se continuer sous le nom de ligament langiennes en inscrivant la base du triangle. De ces bandelettes:
annulaire postérieur. Par son bord supérieur, elle se continue avec 1 °L’une, moyenne, droite, s’insère au milieu del’articulatiou mé.
l’aponévrose anti-brachiale; par son bord inférieur, elle s’unit tacarpo-phalangienne du médius. 2°Trois autres, qui appartien¬
par un feuillet celluleux avec l’aponévrose palmaire et le bord nent à l’indicateur, se rendent sur une bandelette transversale,
carpien du muscle palmaire cutané. qui quelquefois forme une arcade au-dessus de l’articulation;
Le ligament demi-annulaire postérieur du carpe (2) forme la con. dans d’autres cas, elle ne présente qu’un vaste plan aponévro¬
tinuation du précédent : plus résistant que ce dernier, égale¬ tique transversal, qui bride sur le bord radial le premier inter¬
ment formé de fibres transversales parallèles, il passe sur la face osseux dorsal et l’adducteur du pouce, et vient rejoindre l’apo¬
postérieure de l’articulation du poignet et sur les nombreux névrose dorsale de la main. 3° Deux bandelettes qui se dirigent
tendons qui la recouvrent, fixé fortement, dans ce trajet, sur la vers l’annulaire, s’insèrent au-dessus de l’articulation méta¬
crête de l’extrémité carpienne du radius qui sépare les tendons carpo-phalangienne sur une arcade fibreuse transversale, au-
des radiaux de ceux des extenseurs, et vient se terminer où dessous de laquelle passent les tendons des lombricaux et des
nous avons pris le demi-anneau précédent, sur le cubitus, interosseux. Cette bandelette est fixée, en dedans, sur l’articula¬
l’os pisiforme et l’apophyse de l’os crochu. La manière dont il se tion du cinquième doigt, en dehors, sur celle du médius, où
conduit par rapport aux tendons postérieurs est fort remarqua¬ elle forme, au-dessous de la bandelette de ce dernier, un entre¬
ble. De sa face interne se dégagent de petites cloisons antéro¬ croisement en X, avec une demi-arcade provenant de l’indica¬
postérieures, fixées sur les os et les ligamens, et qui séparent teur ; de sorte que le médius se trouve le point de jonction mé¬
les gaines synoviales de ces tendons. En comptant de dehors en diane. Sur les extrémités, régnent les bandelettes qui inscrivent
dedans, on trouve successivement: i° sur le bord externe, la les côtés du triangle. 4° Celle du pouce contourne la saillie des
gaîne dorsale qui réunit le long abducteur et le court exten- muscles de l’éminence thénar, et s’implante en bas sur leurs
(1) Planches 119 et 123. (2) Planches 122, 123. (l) Planche isi.
128 APONÉVROSES DES MEMBRES.
tendons et sur l’os sésamoïde interne ; elle est liée par une arcade chisseurs, pour chacun des quatre derniers doigts, sont renfer¬
fibreuse avec les bandelettes de l’indicateur. 5° La bandelette in¬ més dans un canal ostéo-fibreux, qui commence au-dessus des
terne contourne la saillie des muscles de l’éminence hypothénar, articulations métacarpo-phalangiennes, et se termine sur la pha¬
et s’épanouit sur l’articulation métacarpo-phalangienne du petit lange unguéale. En premier plan, les quatre derniers doigts sont
doigt. Dans toute son étendue, l’aponévrose palmaire adhère réunis par un ligament commun.
fortement au corps de la peau, par de nombreux prolongemens Le ligament transverse sous-cutané décrit, comme la ligne des
filamenteux ou lamellaires; le bord externe en particulier s’y articulations digitales, une courbe à concavité supérieure. II
perd complètement. Ses bandelettes sont réunies et séparées par procède, à chaque extrémité, par un large épanouissement, des
de nombreuses fentes vasculaires ellipsoïdes ou demi-circulaires. faces terminales des articulations métacarpo-phalangiennes, ex¬
Cette aponévrose forme un plan sous-cutané très solide, qui terne de l’index et interne du petit doigt, et passe successivement
bride les tendons fléchisseurs, et maintient la concavité de la sur le médius et l’annulaire. Son bord supérieur concave se perd
paume de la main. Sa résistance est une cause fréquente d’é¬ dans le corps de la peau, auquel il adhère aussi par sa face an¬
tranglement dans les inflammations. térieure. Sa face postérieure est unie aux prolongemens de l’apo¬
Feuillets fibro-celluleux externe et interne. Tous deux envelop¬ névrose palmaire, aux gaines digitales, et fixée aux tubercules
pent en commun l’éminence dont ils font partie. Sous-cutanés des premières phalanges. Son bord inférieur est le plus remar¬
au-delà des limites de l’aponévrose palmaire, ils s’enfoncent au- quable: il se compose, dans les intervalles des doigts, de deux pe¬
dessous d’elle pour rejoindre l’aponévrose profonde, de manière tites bandelettes juxta-posées, qui s’écartent en formant un angle
à séparer entre eux les trois groupes de muscles. en ogive, et viennent s’entre-croiser en X sur la gaîne fibreuse
Le feuillet thénar naît des tendons des deux abducteurs et du du médius et de l’annulaire, les deux bandelettes extrêmes s’épa¬
premier os métacarpien, et se perd inférieurement au pourtour nouissant sur les bords opposés de l’indicateur et du petit doigt.
de l’articulation phalangienne. Le feuillet hypothénar naît du Ces arcades fibreuses interdigitales, complétées par les tendons
tendon du cubital antérieur et du cinquième os métacarpien, et des lombricaux et des interosseux qui se dégagent au-dessous
se perd également sur l’articulation digitale. Les deux feuillets d’elles, forment, dans l’angle de réunion des doigts, un plan
sont également formés de fibres transversales à la direction des sous-cutané, non moins flexible que résistant, qui se prête à
muscles, et adhèrent par leur surface interne aux cloisons cellu¬ leur mobilité en divers sens, s’oppose à leur écartement, et
leuses qui séparent ces derniers. protège le point de bifurcation des vaisseaux et des nerfs col¬
latéraux.
Aponévrose palmaire profonde. Chacune des gaines digitales est formée en arrière par la
gouttière osseuse de la face antérieure des phalanges; en avant
Mince, mais assez résistante, elle tapisse la face profonde de et sur les côtés, par un demi-cylindre fibreux. En premier plan
la main, sur l’adducteur du pouce et les muscles interosseux, existe un fascia à double feuillet. Nous prendrons pour modèle
quelle sépare des tendons fléchisseurs et des lombricaux. Le d’une description commune la gaîne du médius.
muscle adducteur en particulier est compris comme dans une i0 Le fascia sous-cutané adhère au corps de la peau par l’in¬
duplicature de cette aponévrose, qui donne attache par sa face termédiaire d’un tissu fibreux et adipeux, dont les filamens et
interne aux muscles profonds quelle revêt. les lamelles, très denses, expliquent l’étranglement si ordinaire
dans les inflammations des doigts. La face interne de ce feuillet
Aponévrose dorsale de la main ( i ).
présente une surface lisse, séparée de la gaîne au milieu par un
espace entrecoupé de nombreuses adhérences filamenteuses;
C’est une toile fibreuse, très mince, à fibres transversales,
de chaque côté, sur le bord des phalanges, le feuillet forme un
qui continue sur la face dorsale de la main le ligament demi-
repli traversé par quelques ramuscules des vaisseaux collatéraux.
annulaire postérieur du carpe. Étendue transversalement de
Cet espace ou cette cavité, qui règne dans toute la longueur du
l’un à l’autre bord, elle revêt les tendons extenseurs auxquels
doigt, nous paraît avoir la plus grande analogie avec les bourses
elle adhère, et la petite aponévrose qui recouvre les muscles
synoviales sous-cutanées.
interosseux dorsaux. A la naissance des doigts, elle se perd sur
2° La gaine ostéo-fibreuse (i) comprend : (a) au-dessus de l’arti¬
les tendons des extenseurs, autour des bourses synoviales sous-
culation métacarpo-phalangienne, un demi-anneau fibreux,
cutanées , qui existent sur les articulations métacarpo-phalan¬
très dense, compris entre les tendons des lombricaux et des in¬
giennes.
terosseux, et fixé de chaque côté sur la tête de l’os métacarpien
Aponévroses interosseuses.
et sur le ligament métacarpien transverse. (6) Sur l’articulation
deux bandelettes, nées des ligamens latéraux, et qui s’entre-croi-
La plus considérable est celle que nous avons vue tapisser la
sent en X. (c) Un fort ligament annulaire qui maintient l’arti¬
face palmaire profonde. Sur la face dorsale, il en existe quatre
culation des deux premières phalanges, (d) Sur la première
entre les os métacarpiens : elles sont réunies d’avant en arrière
par de petites cloisons qui séparent les muscles interosseux pal¬ phalange deux bandelettes entre-croisées en X, qui s’insèrent
maires et dorsaux. par leurs extrémités sur les articulations opposées, (e) Sur le
milieu de la seconde phalange un pareil entre-croisement de
Gaines fibreuses digitales deux bandelettes, mais dont la plus forte est celle qui est tour¬
née vers la ligne moyenne de la main. (/) Entre les anneaux
Leur texture est uniforme pour les quatre derniers doigts; articulaires et les bandelettes phalangiennes, une mince toile
elle ne présente que de légères différences au pouce. fibreuse à fibres transversales qui laisse apercevoir les tendons
A partir de l’aponévrose palmaire, les doubles tendons flé¬ sous-jacens. C’est cette dernière enveloppe qui termine le cy-
(1) Planche 168. pagnent les tendons jusqu’au point de leur implantation. Ce
TOME II. 33
130 APONÉVROSES DES MEMBRES.
sont les synoviales: i° des extenseurs et abducteurs du pouce; la forte aponévrose d’insertion et de contention, et constitue
2° des deux radiaux externes , distincts pour chacun d’eux ; l’un des deux feuillets amincis de sa duplicature sur le bord
3° du cubital postérieur. Les synoviales de la seconde série ne supérieur du grand fessier. Il tapisse le faisceau profond du
sont bien distinctes que derrière le ligament demi-annulaire moyen fessier jusqu’à son bord interne et postérieur, où il se
postérieur du carpe ; elles ne nous ont paru accompagner les termine sur la cloison qui sépare ce muscle du pyramidal.
tendons que jusque vers la partie moyenne de la main. Ce sont:
4° la synoviale de [extenseur propre du petit doigt et celle de l'exten¬ Feuillet du petit fessier. Encore plus mince que le précédent,
seur commun. Cette dernière, en raison du nombre de ses ten¬ il sépare l’un de l’autre les deux muscles, et s’étend du feuillet
dons, est assez complexe ; divisée par des cloisons de séparation postérieur du fascialata à la cloison du pyramidal.
antéro-postérieures, elle rappelle la disposition que nous avons
décrite pour la synoviale carpienne commune, et permet à- Feuillet des muscles rotateurs du fémur. Il fait suite à celui du
la-fois, comme cette dernière, des mouvemens communs ou moyen fessier, tapisse la face postérieure du pyramidal et des
isolés. jumeaux, et s’insère en dedans sur l’os coxal, au pourtour de la
grande échancrure sciatique, et en bas sur le grand ligament sa¬
APONEVROSES DU MEMBRE ABDOMINAL. cro-sciatique et sur la cloison de séparation du jumeau inférieur
avec le carré crural. Ce feuillet est remarquable par les arcades
APONÉVROSE D’ENVELOPPE COMMUNE.
vasculaires, ellipsoïdes, qu’il forme pour le passage des vais¬
seaux et nerfs fessiers, honteux et iscbiatiques.
Elle comprend les aponévroses des muscles de la hanche, le
feuillet fibro-celluleux du grand fessier, les aponévroses fémo¬
APONÉVROSEF ÉMORALE (l).
rale, jambière, dorsale et plantaire du pied. A chacune de ces
divisions se rapportent les cloisons et les gaines partielles pour
Cette aponévrose conoïde forme l’enveloppe commune sous-
chaque fraction de membre. Enfin, comme au membre supé¬
cutanée de la cuisse; c’est la plus forte et la plus épaisse de
rieur, nous terminerons par les gaines synoviales des orteils.
toutes les enveloppes de ce genre. Continue avec elle-même sui¬
APONÉVROSES DES MUSCLES DE LA HANCHE. vant sa coupe transversale dans toute la circonférence de la
cuisse, elle se divise néanmoins de haut en bas en trois plans
Aponévrose du moyen fessier (i). distincts pour la forme et la structure, et correspondant à un
pareil nombre de régions, l’une externe, l’autre antérieure, et
Epaisse, très forte, elle est située sur le moyen fessier, à la
la troisième interne et postérieure.
partie postérieure et externe du bassin, où elle forme en ce point
un appendice ou attache supérieure de l’aponévrose fémorale,
Région externe. Elle est formée par une vaste bandelette, dite
dans sa bandelette fascia-lata. Elle nait, en haut, de la lèvre
fascia-lata, la plus épaisse et la plus forte parmi les aponévroses
externe de la crête iliaque, depuis l’épine antérieure et supé¬
de contention. Cette bandelette, qui enveloppe à l’extérieur le
rieure jusqu’à l’attache du grand fessier. Elle descend sur la
vaste externe, fait suite en haut sur le grand trochanter : i°au
face externe du moyen fessier, aux fibres superficielles duquel
milieu, à l’aponévrose du moyen fessier, que nous avons con¬
elle donne attache dans la moitié supérieure de sa face interne;
sidérée comme son attache supérieure; 2° latéralement à deux
au-delà, elle continue de descendre jusque sur le grand tro¬
muscles qui en sont les tenseurs, en arrière, le grand fessier,
chanter, où elle se continue avec la bandelette du fascia-lata.
dont l’attache aponévrotique forme l’origine postérieure et supé¬
En ce point existe une capsule synoviale qui facilite le glissement
rieure de la bandelette fascia-lata ; en avant, les deux feuillets de
de l’aponévrose sur le tendon d’épanouissement du moyen fessier
la gaine du muscle du même nom : en sorte que cette gaine elle-
et du vaste externe. Ses fibres verticales, parallèles, sont épaisses
même, fixée à l’épine iliaque antérieure et supérieure, n’est
et fasciculées. Sur ses bords, l’aponévrose se bifurque, en avant,
autre que l’attache, en ce point, de la bandelette fascia-lata,
pour donner naissance aux feuillets de la gaine fibreuse du fascia-
renfermant dans une duplicature son muscle tenseur propre.
lata; en arrière, pour former les feuillets du moyen et du grand
Des deux feuillets de la gaine du fascia-lata, considérés comme
fessier, le bord supérieur de ce dernier se trouvant compris dans
appendices ou attaches de la bandelette principale, le superfi¬
une duplicature à laquelle elle s’insère.
ciel, né de l’épine par un tendon membraneux, donne attache
Feuillet fibro-celluleux du grand fessier. Mince, demi-trans¬ par ses faces interne et antérieure, aux fibres du muscle. Le
parent, plutôt celluleux que fibreux, en tout semblable à ceux feuillet profond sépare le muscle fascia-lata des bords antérieurs
du grand pectoral et du deltoïde , il revêt toute la surface posté¬ des moyen et petit fessiers. Les deux gouttières latérales de la
rieure du muscle grand fessier. Il se compose manifestement de gaine forment des cloisons de séparation ; l’externe et posté¬
deux plans de fibres: les plus légères, parallèles à celles du rieure se confond avec la forte aponévrose du moyen fessier;
muscle; les plus fortes, perpendiculaires à la direction de ces l’interne et antérieure sépare le fascia-lata, aux fibres courbes
dernières , et formant des couches concentriques à concavité duquel elle donne attache, de l’extrémité supérieure du cou¬
interne, nées en haut et en dehors de l’aponévrose du moyen turier et du droit antérieur de la cuisse. Enfin, la base du muscle
fessier et de la bandelette du fascia-lata, et venant se confondre fascia-lata s’insère dans la gouttière de jonction des deux feuil¬
sur le bord inférieur de l’aponévrose fémorale, en formant, lets, à laquelle fait suite l’aponévrose dont il est le tenseur.
pour le muscle, une sorte de capsule de contention. Née supérieurement de ce s diverses origines, l’aponévrose fas¬
cia-lata descend sur le muscle vaste externe jusqu’auprès de l’ar¬
Feuillet fibro-celluleux profond du moyen fessier. Il fait suite à ticulation du genou. En avant, elle s’unit à la portion antérieure
rosités du fémur et du tibia, et se termine sur le bord externe que partout ailleurs, et de texture très simple. Elle se compose de
de la rotule et du tendon commun des extenseurs delà cuisse. fibres courbes transversales, qui, nées en arrière de la bande¬
La bandelette fascia-lata supporte dans l’état de repos le poids lette fascia-lata et de la cloison intermusculaire externe, forment
du muscle vaste externe, le contient dans ses mouvemens, et l’enveloppe des muscles fléchisseurs et adducteurs, et viennent
diminue, par sa résistance, l’effort par lequel il tend à luxer la rejoindre l’aponévrose antérieure sur le sillon du couturier.
rotule en dehors. Le tendon inférieur, très apparent sous la peau Vers le creux du jarret, l’aponévrose postérieure contracte des
dans les contractions, fait eu outre, pour l’articulation, l’office adhérences avec les gaines des tendons, et envoie, sur l’enve¬
loppe des jumeaux, deux bandelettes verticales qui établissent
d’un ligament latéral externe et antérieur.
la liaison commune. Enfin, dans le creux du jari’et, entre les
Région antérieure. Elle comprend tout l’espace qui s’étend de tendons du biceps, du demi-tendineux et des jumeaux, cette
haut en bas depuis le pli de l’aine jusqu’au genou, et transver¬ aponévrose forme une toile transversale percée par l’arcade de
salement, du sillon externe du grand droit au sillon antérieur passage de la veine saphène externe.
vu l’adhérence du feuillet avec sa face postérieure. Ce feuillet, arrière, par sa continuation avec l’aponévrose jambière; en
du reste, assez mince, est percé d’un nombre considérable de avant, par la formation de l’aponévrose superficielle du genou ;
petits trous vasculaires (voyez Pl. 6g), d’où le nom de fascia et sur les côtés, par l’insertion du tendon du fascia-lata en de¬
cribriformis qui lui a été donné. L’aponévrose fémorale est for¬ hors, et en dedans, par l’union de l’aponévrose fémorale avec
que l’aponévrose fémorale offre une particularité remarquable. et s’unit au tendon du grand fessier; au-delà, elle longe la lèvre
Du sommet de l’épine iliaque antérieure et supérieure, au-de¬ externe de la ligne âpre, suit la ligne inférieure de bilurcation
gnent,par son bord supérieur, l’aponévrose superficielle du en bas et de dedans en dehors, qui s’insère de la malléole du
genou, et, par son bord inférieur, celle delà jambe. En arrière, tibia à celle du péroné et à la gaine des tendons péroniers laté¬
nous avons vu que les aponévroses continues des deux fractions raux (voyez planche 141 ) » en dedans, une bandelette inférieure,
du membre sont également fortifiées par des bandelettes déga¬ qui rejoint l’aponévrose plantaire, maintient isolément les ten¬
gées des tendons de la cuisse, et qui s’épanouissent en regard des dons de l’extenseur propre du pouce et du jambier antérieur
jumeaux. La circonférence inférieure de l’aponévrose jambière (voyez planche 138). Cette bandelette médiane se continue
forme l’épaississement qui constitue le ligament annulaire du supérieurement avec l’aponévrose jambière, et lui est unie en
C’est une forte bandelette circulaire, résistante, développée Aponévrose plantaire moyenne. Tendineuse, épaisse, et la plus
dans l’épaisseur des aponévroses jambière et dorsale du pied , forte des aponévroses d’insertion et de contention, elle s’implante
dans la ligne de leur jonction commune. Dans sa forme géné¬ enarrièreà la crête médiane inférieure du calcanéum, au-dessous
rale, il représente une bride, fixée de chaque côté sur les tuber¬ de l’attache du court fléchisseur commun des orteils, quelle em¬
cules plantaires du calcanéum,et qui embrasse, dans une anse, brasse, et aux fibres duquel elle sert d’implantation par sa face
l’articulation tibio-tarsienne , maintient les nombreux tendons supérieure. Dirigée d’arrière en avant suivant la ligne moyenne
qui la franchissent, et fait, pour ceux des muscles fléchisseurs du pied, elle se rétrécit d’abord à un pouce de son origine, puis
du pied , l’office de poulie de renvoi. s’élargit de nouveau, et se divise en cinq bandelettes digitales ,
Le ligament annulaire du tarse se compose évidemment de distinctes quoique unies par leurs bords, qui gagnent, en di¬
trois portions, une médiane et deux latérales. La portion mé¬ vergeant, les articulations métatarso-phalangiennes des orteils.
diane, la plus essentielle, forme une large bande oblique de haut
Au niveau de ces articulations, la structure de l’aponévrose plan¬ un vaste ligament sous-musculaire, qui contribue puissamment
taire moyenne, assez complexe, offre à considérer : i°ün feuil¬ à maintenir dans ses rapports la grande voûte tarso-métatar-
let à fibres courbes transversales, recouvert lui-même par un sienne, portion immobile de la charpente osseuse du pied.
tissu aréolaire adipeux, étendu de l’un à l’autre bord du pied : Les aponévroses plantaires partielles sont en assez grand nombre:
il constitue unfascia superficialis, espèce de coussinet sous-méta¬ i°deux cloisons latérales, externe et interne, nées de l’aponé¬
tarso-phalangien. Dans ce fascia viennent se rendre des lamelles vrose médiane , qui séparent le court fléchisseur de l’adducteur
superficielles, dégagées du bord interne des bandelettes digi¬ du gros orteil et de l’abducteur du petit orteil, en servant à
tales, qui forment en avant les attaches de l’aponévrose plantaire leurs attaches communes ; 20 un feuillet de séparation du court
dans le corps de la peau où elles se terminent. 20 Sous le fascia fléchisseur, avec l’accessoire et le tendon du long fléchisseur;
superficialis se présente un ligament transverse cutané, sous- 3° des feuillets partiels en nombre pareil à celui des petits
métatarsophalangien, étendu, comme son analogue à la main, muscles du premier et du cinquième orteil ; 4° une aponévrose
de l’un à l’autre bord, confondu sous la gaine synoviale des or¬ commune interosseuse plantaire, d’où partent des cloisons qui
teils par un entre-croisement en X, et adhérant par son bord rejoignent l’aponévrose interosseuse dorsale, en séparant les
postérieur libre aux bandelettes digitales de l’aponévrose. 3° Ces deux muscles d’une même paire. Ces diverses laines fibreuses,
bandelettes elles-mêmes s’isolent les unes des autres, au milieu analogues de celles de la main, ne méritent pas une description
de la région métatarsienne, réunies seulement dans leurs in¬ étendue.
contourne les articulations métatarso-phalangiennes en dehors, gros orteil ont chacun une synoviale qui accompagne le tendon
où elle s’implante sur les ligamens latéral externe et glénoïdien. dans toute son étendue. Le tendon de l’extenseur commun pré¬
L’aponévrose médiane plantaire contient avec énergie le sente une disposition différente. Une synoviale s’étend depuis
groupe des muscles et des tendons fléchisseurs des orteils. Sur l’origine des tendons jusqu’à sa division quadrifide sur la face
ses bords, elle est unie dans toute la longueur avec les aponé¬ dorsale du tarse. En ce point existe un adossement ou repli trans¬
vroses latérales par une suture commune, que renforcent trois versal , au-dessous duquel existent, pour les quatre tendons desti¬
rangs de bandelettes transversales, un postérieur au-devant du nés aux orteils, autant de synoviales qui nous ont paru se perdre
calcanéum, un moyen sous les articulations tarso-métatarsiennes, sur les articulations métatarso-phalangiennes.
et en dedans, sous l’adducteur du pouce, une forte lame aponé-
vrotique qui maintient ce muscle, et se fixe sur la face interne Face plantaire. Le tendon du court péronier latéral n’a qu’une
du premier os métatarsien. synoviale. Il en existe deux pour celui du long péronier laté¬
L'aponévrose plantaire interne, également très épaisse, forme ral, adossées dans l’angle de réflexion sur le cuboïde, l’une ver¬
l’enveloppe de l’adducteur du pouce, dont les fibres s’insèrent ticale ou jambière,et l’autre transversale ou sous-métatarsienne.
à sa face profonde. Née du calcanéum et du ligament annulaire Le tendon du long fléchisseur propre du gros orteil est égale¬
du tarse, elle se continue en haut avec l’aponévrose dorsale du ment pourvu de deux synoviales, l’une tarso-métatarsienne,
pied ; en bas, elle est unie avec l’aponévrose médiane plantaire, et l’autre digitale. Enfin, il en existe, comme à la main, de
et se confond avec la bandelette de renforcement détachée de trois sortes pour les tendons fléchisseurs communs : i° Une
cette dernière; en avant, elle se perd au pourtour de l’articula¬ synoviale tibio-tarsienne pour le tendon long fléchisseur, jus¬
tion métatarso-phalangienne. qu’au point de son entre-croisement avec le fléchisseur du
L'aponévrose plantaire externe naît aussi, en arrière, du calca¬ pouce. En ce point existe un vaste repli qui facilite le glissement
néum et du ligament annulaire du tarse. Très épaisse en de¬ des deux tendons et se trouve fortifié par une bride fibreuse
hors, elle adhère au tubercule du cinquième os métatarsien, et transversale,étendue entre le calcanéum et l’articulation cunéo-
se divise au-delà en deux bandelettes, dont l’externe, qui en scaphoïdienne. 20 Au-dessous de ce point commence une syno¬
forme la continuation, vient se fixer sur le bord correspondant viale métatarsienne, qui se divise, avec le tendon, en quatre
de l’articulation phalangienne du cinquième orteil, tandis que embranchemens , dans lesquels s’insinuent les tendons du court
l’interne rejoint l’aponévrose moyenne, avec laquelle elle se fléchisseur commun. Ces quatre synoviales se terminent sous
largeur de la main, sa forme voûtée, la longueur des doigts et se transmettent le poids de haut en bas, est bien la première
leur mouvement d’opposition. 5° Le contact des surfaces de l’ar¬ cause de la rectitude du corps; mais, vu la forme arrondie, le
ticulation radio-carpienne, qui n’a lieu que dans la continuité peu de contact et le poli des surfaces de glissement, les articula¬
du membre.6°L’étroitesse des surfaceshuméro-cubitale et radiale, tions tendraient aussitôt à se fléchir, si elles n’étaient incessam¬
favorable à la rapidité de la flexion , mais, par cela même, inca¬ ment maintenues dans leurs rapports par un effort musculaire
pable de fixité comme support. 70 La mobilité partielle du radius, énergique et soutenu. Dans toute la hauteur du corps , les
et la direction du coude en dehors qui indique la tendance du muscles qui agissent principalement dans la station sont les
membre à se fléchir vers l’adduction. extenseurs. A l’exception du membre thoracique, étranger au
support, ces muscles sont, dans toutes les régions, les plus forts
SYSTÈME LIGAMENTEUX. et les plus volumineux, l’extension étant par le fait le mouve¬
ment essentiel, qui enlève le poids du corps, ou, en d’autres
i° La résistance et la flexibilité differentes des ligamens,qui termes, qui neutralise la force de gravitation, tandis que la
permettent plus de mobilité dans les membres thoraciques, et demi-flexion tend à se produire d’elle-même, par un simple effet
plus de solidité dans les membres abdominaux. Le peu de de pesanteur, dans l’état d’inertie des muscles, comme on l’ob¬
développement du ligament cervical postérieur. serve accidentellement dans le sommeil, la syncope, l’ivresse, ou
d’une manière permanente chez les individus faibles , le jeune
SYSTÈME MUSCULAIRE. enfant et le vieillard.
Station verticale sur les deux membres abdominaux. Les pieds sont
Les argumens qu’il fournit en faveur de la station verticale
fixés par les muscles du mollet, les jambes par les triceps fémo¬
sont très nombreux.
raux, et les cuisses par les fessiers. Toutefois les fléchisseurs ne
Sujet complet.
sont pas absolument inactifs. Les fléchisseurs du pied main¬
i° Son développement en hauteur. 20 La largeur des épaules tiennent le tibia; ceux de la jambe tirent sur la grosse tubérosité
comparativement à l’étroitesse du bassin. 3° La forme de prisme sciatique, pour empêcher le bassin de faire bascule sous l’effort
rectangulaire du tronc et l’excès du diamètre transversal sur des triceps,et le psoas iliaque et le pectiné résistent à la traction
du fémur en arrière, opérée par les puissans muscles fessiers.
le diamètre antéro-postérieur. 4° Le parallélisme des muscles de
la station aux leviers qu’ils font mouvoir, plus évident que chez Le bassin étant fixé sur les membres inférieurs, la rectitude
du tronc est opérée par les masses sacro-spinales, et l’extension
les quadrupèdes.
Tronc. de la tête par les muscles de la nuque. Dans cette position, sans
cesser detre maintenu par ses extenseurs, le tronc obéissant à
10 Le développement considérable de la masse du sacro-spinal, l’action isolée des colonnes charnues des gouttières vertébrales,
destinée à produire l’extension. 20 La force proportionnelle des ou à celles de ses nombreux fléchisseurs, est susceptible de mou-
muscles de la nuque, moindre que dans les quadrupèdes relati¬ vemens variés, soit de torsion sur la colonne lombaire, soit d’in¬
vement au poids de la tête, mieux supportée par le rachis. clinaisons ou de flexions en divers sens qui facilitent l’indépen¬
3° Le peu d’inclinaison du diaphragme et la faiblesse de son dance de mobilité partielle de la tête et du membre thoracique
foliole médian et de ses attaches chondro-xiphoïdiennes, qui auxquels il sert d’appui.
n’ont point à supporter le poids des viscères abdominaux. La station sur un seul pied ne diffère qu’en ce que le centre
de gravité se trouve porté sur une seule articulation coxo-fémo-
Tête. rale, le tronc, pour répartir le poids, se trouvant fortement
incliné du côté soutenu : elle a pour conséqueuce l’élévation du
L’aplatissement des lèvres de l’homme, qui ne permettent bassin, coïncidant avec l’inclinaison latérale du rachis et l’abais¬
l’alimentation qu’à l’aide du membre thoracique, organe inter¬ sement de l’épaule du même côté. Dans cette attitude, le pied
médiaire de préhension. qui porte, se trouvant placé sous le centre de gravité, le membre
abdominal est incliné obliquement, la hanche faisant saillie
Membres abdominaux.
en dehors. A l’action des puissances musculaires citées précé¬
i° L’existence et le grand nombre de muscles plantaires desti¬ demment, s’ajoute celle des muscles externes, les péroniers, qui
nés à saisir le sol. a0 Le volume et la force considérables des maintiennent fortement le bord interne du pied sur le sol, et
muscles extenseurs: (a) le mollet’, extenseur du pied; (6) le groupe les fessiers, qui fixent le bassin et l’empêchent de basculer vers
antérieur de la cuisse, extenseur de la jambe;(c) les fessiers, le côté non soutenu.
extenseurs de la cuisse. 3° La faiblesse proportionnelle des Dans la station sur la pointe des pieds ou sur les articulations
muscles fléchisseurs. métatarso-phalangiennes , le pied étant étendu, l’effort encore
11 est presque inutile de reproduire les différences que pré¬ plus considérable, déterminé par le mollet, est soutenu par les
sentent les muscles des membres thoraciques, où la prédomi¬ divers muscles tarsiens, le jambier postérieur et les péroniers; les
nance en nombre, en force et en volume, qui appartient aux fléchisseurs des orteils, et en général les trois groupes plantaires,
fléchisseurs, fait partie de leurs caractères comme organes de maintiennent avec énergie les orteils fixés sur le sol; les fléchis¬
préhension. seurs du pied ne font que réagir. L’étroitesse de la base de sus¬
tentation, qui porte principalement sur l’articulation métatarso-
PUISSANCES MUSCULAIRES DANS LA STATION. phalangienne du gros orteil, rend cette attitude si fatigante,
quelle ne saurait être long-temps supportée.
La station verticale de l’homme est un phénomène com¬ Le pas résulte d’une série de flexions et d’extensions consécu¬
plexe, qui a pour effet d’établir la succession des os du squelette tives, par lesquels les membres abdominaux, portés alternative¬
dans une contiguïté rectiligne. La superposition des leviers qui ment l’un au-devant de l’autre , se transmettent le poids du
DU SYSTÈME LOCOMOTEUR. 137
tronc par une suite de mouvemens en diagonale ; en sorte que rizontale, composent ses mouvemens, dans lesquels elle est aidée
l’action des abducteurs s’ajoute à celle des extenseurs, et l’action par la colonne cervicale du rachis, qui en forme la base ou le
des adducteurs se combine avec celle des fléchisseurs. La suc¬ pivot mobile. L’étendue considérable des mouvemens de la tête
cession des pas constitue la marche ou la progression. a surtout pour objet de faciliter l’usage des organes des sens.
Enfin, le saut consiste dans une extension brusque de toutes fractions se replient vers la bouche ou au-devant du plastron
les articulations demi-fléchies, qui se détendent comme un res¬ thoraco-abdominal. Gomme conséquence, tous les mouvemens
sort. Le contre-coup déterminé par la résistance du sol a pour qui se rapportent à un même plan sont analogues entre eux, et
effet l’enlèvement du corps. auxiliaires les uns des autres: en avant, les flexions; en arrière,
les extensions.
COORDINATION DES MOUVEMENS. La flexion de l’épaule n’est qu’une adduction en avant; celles
du bras et de l’avant-bras, de la main et des doigts, sont des
En considérant l’action musculaire dans sou intention la plus élévations en dedans ; la flexion de la main en particulier s’ac¬
générale, on voit quelle a pour objet deux sortes de mouvemens. compagne d’une pronation interne.
i° Du centre à la circonférence, ou l'écartement, Yexpansion, L'extension de l’épaule est une abduction en arrière : celles du
pour se transporter, chercher, atteindre, ou repousser (exten¬ bras, de l’avant-bras, de la main et des doigts, se résument dans
sion à laquelle se rapportent Yabduction et la supination). un abaissement en arrière. A l’extension de la main s’adjoint
2° De la circonférence au centre, ou le rapprochement, la con¬ une supination externe, qui complète son mouvement de cir-
pronation).
Chacun de ces mouvemens établit plus particulièrement les Organe de progression, les mouvemens des diverses fractions
sont opposés dans leur succession sur un même plan: en avant,
rapports de l’homme: le premier avec la nature, le second avec
lui-même ; mais ce n’est que de leur coordination que résulte flexion de la cuisse , extension delà jambe, flexion du pied,
extension des orteils ; en arrière, extension de la cuisse, flexion
l’harmonie des deux sortes de rapports.
de la jambe, extension du pied, flexion des orteils. Dans la plu¬
Comparés entre eux, ils sont alternativement dans l’un des
part des mouvemens, à la flexion se joint l’adduction, à l’exten¬
deux états ou de succession ou d’opposition. Ainsi, l’individu
sion, l’abduction.
supposé d’abord inactif, au repos, toute action nouvelle exige
préalablement l’extension, puis la flexion. Dans la marche, elles
se succèdent ; dans la station, elles s’opposent.
Ajoutons à cet énoncé général une courte analyse à posteriori.
En résumé, Yextension, moyen de transport, d’attaque et d’ap¬
ceux, absolument partiels, qui se rapportent à la respiration et pour le membre thoracique, elle n’est pour le reste du corps, au
point de vue de locomotion, que secondaire ou propre à amener
aux divers actes digestifs. Ses mouvemens généraux, au con¬
traire, sont peu essentiels au tronc en lui-même, et semblent le retour de l’extension. C’est, par rapport au monde extérieur,
plutôt disposés pour faciliter la mobilité distincte et si impor¬ la disposition à saisir et s’approprier les objets, et, par rapport
à l’individu, la tendance à s’enrouler sur lui-même pour se
tante de la tête et des membres thoraciques.
préserver de toute atteinte, en ployant, 1 un vers l’autre, les
En effet, le rachis présente la flexion et l’extension directes et
deux cônes du tronc, et rappelant les extrémités vers le centre
latérales et une demi-torsion du cou et des lombes. Dans ces
épigastrique ou vers le plexus soléaire et ses dépendances, mal
divers mouvemens, il est évident qu’il agit comme un levier
protégés en avant, tandis qu’au dehors se présentent l’occiput
auxiliare qui agrandit la portée d’action de la tête et du membre
et la carapace (rachis, sacrum, omoplate, côtes), la surface la
thoracique.
mieux garantie dans le squelette, et dont aussi les masses mus¬
Tête.
culaires et les tégumens sont les plus épais.
35
ÉPILOGUE
-ogs»sg«-
En terminant l’Appareil locomoteur, qu’il nous soit permis de jeter un regard en arrière sur l’ensemble des travaux
dont il a, pour nous, été l’objet.
Désireux de faire preuve de conscience et de probité scientifiques, et fidèles à nos promesses en tant que notre
zèle et la faiblesse de nos facultés nous le permettent, indépendamment du soin et de l’exactitude que nous appor¬
tons dans notre ouvrage, entièrement fait d’après nature, nous appliquons tous nos efforts à renouer la chaîne si
fréquemment interrompue de la science et à en combler les lacunes, soit en exhumant des auteurs originaux des
faits connus anciennement, mais déjà oubliés par les anatomistes modernes, soit en y ajoutant les découvertes
récentes de nos contemporains et le tribut quotidien de nos observations personnelles.
Voici l’énumération des faits pour l’examen desquels nous réclamons l’attention et la vérification des anatomo-
physiologistes.
En tête des généralités : usages, mais ne pouvant exécuter qu’une seule fonction à-la-fois; et
Une TABT.E des proportions et la description du corps humain à l’ex¬ parmi eux :
térieur. 3° Le stylo-glosse, auquel nous avons reconnu deux nouveaux fais¬
OSTÉOLOGIE. ceaux élévateurs : l’un qui se confond dans la base de la langue avec le
génio-glosse; l’autre isolé, qui s’attache à la petite corne de l’hyoïde ;
(a) Un travail original sur la structure des os, où il nous paraît prouvé 4° Le stylo-pharyngien, qui, par la multiplicité de ses faisceaux non
que ces organes, tant dans leur tissu spongieux et réticulaire que dans décrits, et leurs attaches distinctes au contour supérieur de la cage du
leur tissu compacte, ont une architecture propre à chacun d'eux, et qui larynx, serait mieux nommé stylo-laryngien ;
est dans un rapport rigoureux avec leurs usages pour chaque point dé¬ 5“ Le plan sous-muqueux des élévateurs du pharynx, dont l’intrica¬
terminé ; de telle sorte que, d’après la simple inspection anatomique, on tion et les usages, soigneusement analysés, nous semblent modifier la
peut également sur l’homme ou sur l’animal calculer le mécanisme des théorie de la déglutition, et donnent l’explication du mécanisme de cette
os, le degré de leur résistance, et prévoir assez exactement jusqu’à la na¬ fonction de bas en haut, en montrant le bol alimentaire toujours soumis à
ture, au siège et à la fréquence de leurs diverses maladies. l’action des puissances musculaires;
(b) Des recherches sur l’état de l’ossification dans le fœtus à terme 6° Le constricteur de /’œsophage, connu des anciens auteurs, et na¬
suivies dans tous les os. Nous croyons y avoir démontré que l’ossification guère reproduit dans la science par M. Meckel.
des épiphyses ne s’effectue pas régulièrement d’un centre unique à une (d) Quelques études spéciales :
périphérie, mais par la succession à divers temps d’un grand nombre iu Du canal inguinal de l’homme et de la femme;
d’îlots calcaires épars, formant, autour du noyau primitif, autant de 20 Des anneaux ombilical et crural.
centres d’irradiation, jusqu’à solidification complète. (e) Des classifications et des recherches propres à éclairer l’anatomie et
la physiologie de différens groupes musculaires, mais surtout des peau-
SYNDESMOLOGIE. ciers de la face, des muscles des gouttières vertébrales, et de ceux de la ré¬
gion ano-génitale.
Un nombre considérable de ligamens appartenant au rachis, au bassin, APüNËVROLOGIE.
à la main, au pied, à diverses articulations, et, de plus, une foule de dé¬
tails de structure et d’insertion encore inédits. Outre la systématisation générale, nous avons à signaler comme le pro¬
duit de nos observations:
MYOLOGIE. i° L aponévrose pharyngienne postérieure, enveloppe spéciale de l’ap¬
pareil hyo-glosso-pharyngien ;
(a) Quatre muscles nouveaux découverts par nous : 20 La cloison cervico-thoracique, qui forme en haut de la poitrine un
i° Le dilatateur de C aile du nez ; petit diaphragme fibreux;
2" Le rétracteur de la lèvre supérieure, séparé du myrtiforme ou 3° Le fascia superficialis du périnée et celui de l’aisselle;
abaisseur de l’aile du nez; 4° La structure particulière observée dans toutes les grandes aponé¬
3° Le pubio-prostatique, constricteur latéral de la portion membra¬ vroses de contention ; d’où il résulte qu’elles sont toujours en rapport avec
neuse de l’urèthre, distinct du muscle de Wilson, mais synergique avec les résistances, et renforcées suivant la résultante des tractions quelles ont
ce dernier ; à subir.
4° L’ischio-clitoridien, existant dans la femme, indépendamment de 5° Les petites aponévroses d'insertion intermusculaires du pharynx et
l’ischio-caverneux. du périuée, et celles des muscles superficiels des membres;
(b) Quatre muscles découverts par d’anciens auteurs, retrouvés et des¬ 6" Des recherches nombreuses sur les gaines et les bourses synoviales:
sinés par nous :
(a) En général, les gaînes synoviales tendineuses, mais principalement
i° L’ hyo-thyroïdien, de Duverney ; celles de la main et du pied, divisées en trois parties comme le squelette.
20 Le dépresseur de la lèvre inférieure, dessiné par Albinus ; (b) Les bourses sous-cutanées.
3“ Le mylo-glosse, rétracteur latéral de la langue; (c) Les feuillets musculaires propres que nous avons suivis partout, et
4° Le sphéno-salpingo-pharyngien, élévateur latéral du pharynx. que nous croyons pouvoir être assimilés, dans leurs usages, aux synoviales
Ces deux derniers décrits par Duverney et Winslow. tendineuses qui leur font suite.
(c) Muscles, complétés :
De 1 examen de ces organes, et de leur rapprochement avec les syno-
i° Le diaphragme avec son aponévrose, dont la structure admirable,
vialesarticulaires, les membranes séreuses des viscères et le tissu cellu¬
et cependant jusqu’à ce jour à peine entrevue, et si bien appropriée aux
laire séreux sous-cutané des parties où la peau est très mobile, il nous
résistances qu’il doit subir, quelle peut jeter un nouveau jour sur ses
semble que l’on peut déduire cet énoncé général, que la diversité des ap¬
nombreuses fonctions ;
pareils empêche de trouver sa place nulle part, savoir : qu’il n’y a pas,
20 Les muscles nombreux de l’appareil hyo-glosso-pharyngien, que
dans l’organisme, de mouvemens ou de déplacemens habituels et né^
nous avons trouvés confondus à leurs attaches par quelques pinceaux de
cessaires, sans une enveloppe spéciale de glissement appropriée à la struc¬
fibres, de manière à former un système synergique propre à plusieurs ture des parties mobiles.
TABLE DES MATIERES
CONTENUES
35 — 60.
SECTION PREMIÈRE.
MDSCLES DU THORAX, 5 -g. vateur de la paupière supérieure, 3g. = Peauciers de la face. Or¬
biculaire des lèvres, 39.—Naso-labial, 40. —Myrtiforme, 4°-—
Grand pectoral, 5,6. —Petit pectoral, 6. — Sous-clavier, 7. — Grand Élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure, 4o. —
dentelé, y, 8. — Triangulaire du sternum, 8. — Intercostaux, 8, 9. Élévateur propre de la lèvre supérieure, 40.— Petit zygomatique, 4o.
— Surcostaux, sous-costaux, 9. —Grand zygomatique, 4i •— Canin, 4i.— Releveur du menton, 41.
T-Carré de la lèvre inférieure, 41,42> —Triangulaire des lèvres, 42.
MUSCLE DE L’ABDOMEN , 9— 20. — Buccinateur, 42> 43.= Peauciers du nez. Triangulaire du nez,
43.— Dilatateur de l’aile du nez, 43,44-= Peauciers de l’oreille.
Grand oblique, 9, 10. —Petit oblique, 10, xi. —Crémaster, 11. — Auriculaire supérieur, 44- —Auriculaire antérieur, 44- — Auricu-
Transverse, 11, 12. — Grand droit abdominal, ia, i3. — Pyra¬ culaire postérieur, 44- == Peaucier du cou, 44j 45.
midal, i3.
Aponévroses d’insertion des muscles abdominaux, i3 — 16.— Ligne MUSCLES DE LA MACHOIRE INFÉRIEURE, 45 - 48.
blanche, i3, i4- — Aponévrose abdominale antérieure, i4, 16.
— Aponévrose abdominale postérieure, 16. Élévateurs. Masséter, 45, 4^- — Temporal, 46.— Ptérygoïdien in¬
Cloison musculaire thoraco-abdominale, ou muscle diaphragme, terne, 47.— Ptérygoïdien externe, 47. = Abaisseur, Digastrique,
16' — ao. 47, 48.
MUSCLES DU DOS, 21 -32.
MUSCLES DE L’APPAREIL HYOÏDIEN, 48 - 5l.
Couche superficielle. Trapèze, ai. — Grand dorsal, ai, 22. =
Deuxième couche. Rhomboïde, 32. — Dentelés postérieurs, 22, 23. Élévateurs. Mylo-hyoïdien, 48, 49- — Génio-hyoïdien, 49- — Stylo-
— Angulaire, 23, 24.= Troisième couche. Sacro-spinal: masse hyoïdien, 4g. = Abaisseurs. Sterno-hyoïdien, 4g■> 5o. — Omoplat-
commune, long dorsal, transversaire, sacro-lombaire et cervical des¬ hyoïdien, 5o. —Sterno-thyroïdien, 5o. —Thyro-hyoïdien, 5o, 5i.
cendant, 24 — 28. — Splénius, 28. — Grand complexus, 28, 29. — Hyo-thyroïdien, 5i.
— Petit complexus, 29. = Quatrième couche. Transversaire épi¬
neux. Demi-épineux du cou, demi-épineux du dos, multifide du dos, muscles de la langue, 5i — 53.
29, 3o. — Grand et petit droits postérieurs de la tête, 3i. — Grand
et petit obliques postérieurs de la tête, 31. — Interépineux cervi¬ Stylo-glosse, 5i, 52.— Hyo-glosse, 52.— Mylo-glosse, 52. —Génio-
caux, 3i. glosse, 5a, 53.
TOME II. 36
140 TABLE DES MATIÈRES.
MUSCLES DU VOILE DU PALAIS, 53 — 55. — Demi-tendineux, 97, 98.—Demi-membraneux, 98. = Adduc¬
teurs. — Pectiné, 98.— Moyen adducteur, 99.—• Petit adducteur, 99.
Péristaphylininterne, 53. — Péristaphylin externe, 53, 54. — Palato- — Grand adducteur, 99, 100. —Couturier, 100, 101. — Droit in¬
staphylin, 54. — Palato-pharyngien, 54, 55. — Glosso-staphy- terne, ioi.—Poplité, 101, 102. —Muscle du fascia-lata, 102.
lin, 55. Muscles de la jambe. Triceps sural. Jumeaux soléaire et plantaire
grêle, 102 — 104. —Jambier postérieur, 104, io5.— Long péro¬
MUSCLES DU PHARYNX, 55 — 60. nier latéral, io5. —Court péronier latéral, io5, 106. —Jambier an¬
térieur, 106. —Long extenseur commun des orteils et péronier an¬
Aponévroses pharyngiennes d’insertion. Aponévrose céphalo-pharyn¬ térieur, 106, 107. — Long extenseur propre du gros orteil, 107, 108.
gienne, 56. — Aponévrose ptérygo-myloïdienne, 56. — Aponévrose
— Long fléchisseur commun des orteils, 108, 109.— Long fléchis¬
cérato-linguale, 5y. = Constricteur. Constricteur supérieur, —
seur propre du gros orteil, 109.
Constricteur moyen, 57. — Constricteur inférieur, 58. = Eléva¬
Muscles du pied. Court extenseur des orteils ou pédieux, 109, 110.
teurs. Stylo-pharyngien, 58, 59. —Pétro-pharyngien , 5g. —
— Adducteur du gros orteil, 110. — Court fléchisseur du gros orteil,
Sphéno-salpingo-pharyngien, 5g. — Connexions réciproques de
110, ni. —Abducteur oblique du gros orteil, ni.— Abducteur
l’appareil hyoïdien, 60.
transverse du gros orteil, ni. — Abducteur du petit orteil, ni,
112. —Court fléchisseur du petit orteil, 112. — Court fléchisseur
SECTION TROISIÈME. commun des orteils, 112. — Accessoire du long fléchisseur commun
des orteils, 112, n3. —Lombricaux, n3. — Interosseux dorsaux
MUSCLES DU BASSIN, et plantaires, n3, n4-
Muscles de la hanche. Psoas-iliaque, 88, 89. — Petit psoas, 89, 90. Aponévroses du membre thoracique. Aponévrose d’enveloppe com¬
— Grand fessier, 90,91. — Moyen fessier, 91. — Petit fessier, 91, 92. mune, 125. = Aponévrose de l'épaule. Feuillet fibro-celluleux du
— Pyramidal, 92. — Obturateur interne, 92, g3. — Jumeaux, 93. deltoïde, 125. — Aponévrose sus-épineuse, 125. — Aponévrose
•—Obturateur externe, 93. —Carré crural, 93. sous-épineuse, 125. — Feuillet fibro-celluleux du sous-scapulaire,
Muscles de la cuisse. = Extenseur. Triceps fémoral. Droit antérieur, 125. = Aponévroses du bras. Aponévrose brachiale, 125. — Apo¬
vaste interne, vaste externe, g4- — 96. = Fléchisseurs. Biceps, 97. névroses partielles du bras, 125, 126. = Aponévroses de l’avant-
TABLE DES MATIÈRES. 141
bras. Aponévrose anti-brachiale antérieure, 126, — Anti-brachiale névroses partielles de la jambe, i33. — Ligament annulaire du tarse,
postérieure, 126 , 127. — Ligament annulaire du carpe, 127. = i33. = Aponévroses du pied. Aponévrose dorsale, i33. — Aponé¬
Aponévroses de la main. Aponévrose palmaire sous-cutanée, 127, vroses plantaires, i33, i34. = Gaines synoviales du pied, i34.
128. — Palmaire profonde, 128. —Dorsale de la main, 128. —
Interosseuse, 128.— Gaines fibreuses digitales, 128,129.= Gaines COUP-D’OEIL GENERAL
synoviales de la main. Carpienne commune, 129.— Métacarpiennes,
129. — Digitales, 129, i3o. SUR L’ENSEMBLE ET LES FONCTIONS DU SYSTÈME LOCOMOTEUR.
Aponévroses du membre abdominal. Aponévrose d’enveloppe com¬
i35 —137.
mune, i3o. — Aponévroses des muscles delà hanche. Aponévrose
du moyen fessier, i3o. — Feuillet fibro-celluleux du grand fessier, Station 'verticale, i35, i36.= Puissances musculaires dans la station,
130. —Du petit fessier, i3o.— Des muscles rotateurs du fémur, i36, *37. = Coordination des mouvemens, 187.
i3o. = Aponévrose fémorale, i3o, i3i. — Aponévroses partielles
delà cuisse, i3i, i32. = Aponévrose jambière, i32, 133. —Apo¬ ÉPILOGUE, i38.
L’ANATOMIE DE L’HOMME
COMPRENANT
L'ANATOMIE CHIRURGICALE
LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
PAR LES DOCTEURS
N.-H. JACOB
AVEC LE CONCOURS DE MM.
TOME DEUXIÈME
1867-1871
ANATOMIE DESCRIPTIVE
ET
PHYSIOLOGIQUE
APPAREIL DE LOCOMOTION
MYOLOGIE — APONÉVROLOGIE
PLANCHES
L. GUÉRIN, ÉDITEUR
DÉPÔT ET VENTE A LA
1866-1867
Nous avons omis à dessein , parmi les muscles de la face, ceux que leur petit volume empêcherait de pouvoir être distingués.
Voyez à cet égard la tête de grandeur naturelle.
i. Faisceau antérieur de l’occipito-frontal. — 2. Orbiculaire des radial externe.—27. Rond pronateur.—28. Radial antérieur
paupières. 3. Releveur commun de l’aile du nez et de la lèvre — 29. Palmaire grêle. — 3o. Cubital antérieur.— 3i. Court
supérieure. —4- Releveur propre de la lèvre supérieure.— 5. abducteur du pouce. — 32. Court fléchisseur du pouce. — 33.
Grand zygomatique. Au-dessus se voil le petit zygomatique qui lui Adducteur du 34. Adducteur du petit doigt. — 35.
pouce. —
est parallèle, et derrière une portion du buccinateur. — 6. Orbicu¬ Aponévrose palmaire. — 36. Petit muscle palmaire cutané. — 37.
laire des lèvres. — 7. Carré du menton.— 8. Triangulaire du men- Muscle fascia-lata. — 38. Bandelette moyenne principale de l’apo¬
t°n- 9- Masseter. — 10. Crotaphite ou temporal. — 11. Peau- névrose fascia-lata. — 39. Couturier.— 4°- Pectiné.— 4 '• Masse
cier.— 12. Sterno-cléido-mastoïdien. — i3. Sterno-hyoïdien. En des psoas et iliaque sur la gouttière de l’arcade crurale.— 42- Pre-
dehors se voit l’extrémité supérieure du scapulo-hyoïdien.— 14. mier adducteur de la cuisse; derrière se voit le second adducteur
Bord cervical du trapèze. — i5. Grand pectoral. — 16. Extré¬ — 43. 44- Droit interne. —
Droit antérieur de la cuisse. —
mité costale du grand dentelé. — 17. Grand oblique. — 18. Grand 45. 46. Vaste interne (por¬
Vaste externe (portion du triceps). —
droit antérieur de l’abdomen vu au travers des aponévroses des deux tion du triceps). —[\j7. Jumeau interne. — 46- Bord du soléaire.
obliques. Entre lui et son congénère se voient, au-dessus du pubis, — 49- Bord du long fléchisseur commun des orteils. — 5o. Jam-
les deux petits muscles pyramidaux.— 19.Bord axillaire du grand bier antérieur. — 51. Long extenseur commun des orteils. — 5a.
dorsal.— 20. Deltoïde. — ai. Biceps brachial. — 22. Coraco- Long péronier latéral.— 53. Court extenseur commun des orteils
brachial. — 23. Portion interne et postérieure du triceps-brachial. (pédieux). — 54- Adducteur du gros orteil.
— 24. Brachial antérieur. — 25. Long supinateur. — 26. Premier
1. Faisceau postérieur de l’occipito-frontal. — 2. Crotaphite ou 24- Long abducteur du pouce.— 25. Son court extenseur. — 26.
temporal. — 3. Masseter.— 4- Sterno-cléido-mastoïdien.— 5. Son long extenseur. — 27. Extenseur propre de l’indicateur. —
Extrémité supérieure du splénius. Au-dessous se voit celle de l’an¬ 28. Court abducteur du pouce. — 29. Premier inter-osseux. —
gulaire. — 6. Extrémité céphalique du grand complexus. — 7. 3o. Adducteur du petit doigt.—31. Grand fessier. — 32. Moyen
Trapeze. — 8. Portion de l’extrémité inférieure du bord scapu¬ fessier. — 33. Biceps-fémoral. — 34- Demi-tendineux. — 35.
laire du rhomboïde. — 9. Grand dorsal. — 10. Extrémité posté¬ Demi-membraneux. — 36. Troisième adducteur. — 37. Droit
rieure et inférieure du grand oblique de l’abdomen. — xi. Sous- interne. — 38. Couturier. — 39. Portion externe du triceps-fé¬
épineux. — 12. Petit rond. — i3. Grand rond. — 14. Deltoïde. moral (vaste externe). —4°- Jumeau interne.— 41- Jumeau ex¬
— i5. Triceps-brachial. — 16. Brachial antérieur. — 17. Long terne. — 42. Soléaire. — 43. Long péronier latéral. — 44- Long
supinateur. — 18. Premier radial externe. — 19. Anconé. — 20. fléchisseur commun des orteils. —45. Court extenseur commun
Second radial externe. — 21. Extenseur commun des doigts. — des orteils (pédieux).
22. Extenseur propre du petit doigt.— 23. Cubital postérieur. —
Tome 2. PI.60.
P1.61.
TOMES II. PLANCHES 62 ET 63
ADULTE (DEMI-NATURE).
Cette figure représente les muscles grand pectoral, grand ablique obdominal, grand dentelé, grand dorsal, deltoïde tels
qu’ils se présentent dans leurs rapports, la couche cutanée étant enlevée.
ADULTE (demi-nature) .
Les caractères, sur l’esquisse, sont placés dans les points indiqués par le commencement des tirets sur le côté ombré.
ADULTE (demi-nature).
À, A. Vertèbres. — De B en B. Les douze côtes. —C. Omo¬ De 11 à 12. Insertions sous les cartilages des côtes.
plate. — D. Os des îles. De 12 à i3. Bord antérieur de l’aponévrose placée derrière le
i. Milieu du muscle grand dentelé, descendant sur ce çujet muscle droit.
jusqu’à la neuvième côte. — a. Languette supérieure des première De 13 à 14. Feuillet inférieur de cette aponévrose qui passe au-
et deuxième côtes. — 3. Deuxième languette qui s’insère à la devant du muscle droit. La fente aponévrotique est indiquée au-
deuxième côte et à l’aponévrose superficielle des intercostaux ex¬ dessus du tiret.
ternes.— 4- Son attache aponévrotique à l’omoplate. — 5, 5. Les 15. Fibres inférieures en arcade au-dessus du cordon spermatique.
deux premières languettes rayonnées.—6. Leur insertion à la partie 16. Ouverture formant un véritable anneau interne.
inférieure de l’omoplate, au-dessus du tendon du faisceau inférieur. 17. Insertion du fascia-transversalis formant un pilier externe
— De 7 en 7. Les six languettes inférieures. — 8. Leur insertion de l’anneau.
à l’omoplate par un tendon commun. 18. Insertion pubienne. Au-dessous de ces détails se voient le
9. Milieu du muscle transverse abdominal. bord du ligament de Poupart et le faisceau coupédes psoas et iliaque.
De 10 en 10. Bord postérieur du muscle inséré sur la triple De 10 à 19. Attache du bord inférieur à la lèvre interne de l’os
aponévrose postérieure. des îles.
De 10 à 12. Bord costal. 20. Aponévrose postérieure.
De 10 à 11. Insertions sur les deux dernières côtes et sur les 21. Section de la masse du sacro-spinal.
petites aponévroses interposées entre le transverse, les intercos¬ 22. 22, 22. Muscles intercostaux externes. Ils régnent égale¬
taux, à l’extérieur, et, à l’intérieur, le diaphragme. ment dans toute la hauteur.
MUSCLES.
PLANCHE 68.
ADULTE (dEMI-NATURe).
FIGURE a.
FIGURE 3.
OBLIQUE INTERNE.
TRIANGULAIRE DU STERNUM.
De A en A. Les six vertèbres, de la sixième à la onzième. —
De B en B. Les sept dernières côtes, de la sixième à la douzième. A. Plan postérieur du sternum. — Des deux côtés : —■ B, B.
— C. Os des îles. — i. Milieu du muscle. —- De 2 en 2. Attache Clavicules.— De C en C. Les six premières côtes coupées.— De
postérieure sur le feuillet fibreux qui se confond avec l’aponé¬ 1 en 1. Milieu des cinq faisceaux des triangulaires du sternum.—
vrose du transverse. — De 3 en 3. Attache antérieure sur le De 2 en 2. Leurs attaches sur les côtes et les fibres aponévroti¬
feuillet aponévrotique qui passe au-devant du muscle droit. — ques des inter-costaux internes, de la deuxième côte à la sixième.
De 4 en 4- Le même feuillet étendu de l’appendice xiphoïde au — De 3 en 3. Leurs attaches sternales. —4> 4* Point de jonction
pubis.— De 5 en 5. Aponévrose du grand oblique confondue avec des faisceaux inférieurs des triangulaires du sternum avec les
la précédente à un demi-pouce de la ligne blanche. — 6. Son in¬ transverses abdominaux. — 5, 5. Extrémité supérieure des trans¬
sertion au pubis. — De 7 en 7. Attaches supérieures à l’extrémité verses abdominaux. — De 6 en 6. Inter-costaux internes.
PLANCHE 69.
Côté droit du sujet : Grand oblique et aponévrose fémorale. Côté gauche : Petit oblique et partie supérieure
des muscles de la cuisse.
Côté gauche du sujet : Grand oblique dont l’aponévrose est entrouverte et renversée pour montrer l’intérieur du canal inguinal,
le CRÉMASTER étant enlevé. Le contour de l’anneau est conservé sous forme d’une bride. —La cuisse représente l’extrémité supé¬
rieure des muscles superficiels. — Côté droit : Transverse et aponévrose fémorale.
A, A. Épines iliaques antérieures et supérieures. 19. Côté droit : extrémité des fibres du petit oblique renversées
B, B. Epines du pubis. en dedans pour laisser voir l’aponévrose du transverse.
20. Idem. Transverse.
CÔTÉ GAUCHE. 21. Idem. Dernières attaches de ce muscle dans la gouttière du
ligament de Poupart.
i. Extrémité inférieure du grand oblique. 22. 22. Sommet de l’arcade qu’il forme au-dessus de l’orifice
а, a. Son aponévrose. interne du canal inguinal.
3, 4. Lambeaux de l’aponévrose renversés pour montrer l’in¬ 23. Aponévrose du transverse.
térieur du canal inguinal. 24. Attache inférieure au pubis. C’est la même aponévrose qui
5. Naissance du ligament de Poupart. se voit à Iravers l’orifice de l’anneau inguinal gauche.
б. Coupe des bandelettes d’où procède le pilier externe. 25. 2Ô. Des deux côtés’, bord épais du fascia-transversalis qui
7. Pilier externe implanté sur l’épine du pubis. limite en dehors l’orifice supérieur du canal inguinal et vient s’unir
8. Bandelette d’où procède le pilier interne. à la gouttière du ligament de Poupart.
9. Pilier interne. —Entre les deux piliers est l’anneau inguinal. 26. 26. Idem. Portion très fine du même fascia qui forme le
10. Ligament inguinal interne. bord interne de l’orifice. Derrière une lamelle fibro-celluleuse se
11. Extrémité du pilier interne du côté droit. voient les vaisseaux épigastriques qui montent parallèlement au
la. Première bandelette d’insertion au pubis, séparée du pilier bord interne.
interne par l’arcade de passage du nerf ilio-scrotal. 27. 27. Idem. Orifice interne ellipsoïde du canal inguinal
i3. Extrémité de l’aponévrose qui ferme l’anneau, conservée 28. Côté droit: feuillet aponévrotique superficiel appliqué sur
sous forme d’une bride. les vaisseaux cruraux.
29. Idem. Section de la veine saphène interne qui traverse l’a¬
CÔTÉ DROIT. ponévrose fémorale (anneau crural inférieur) pour se jeter dans la
veine fémorale.
i4- Naissance du ligament de Poupart à l’épine iliaque. 3o- Côté gauche : muscle couturier.
15. Aponévrose renversée sur la cuisse. 31. Idem. Fascia-lata.
16. Son attache formant le pilier externe. 32. Idem. Masse réfléchie des psoas et iliaque.
17. 17. Aponévrose du petit oblique au-devant du grand droit. 33. Idem. Pectiné.
18. Côté gauche : dernières attaches de ce muscle dans la gout¬ 34. Idem. Droit antérieur.
tière du ligament de Poupart. L’arcade qu’il forme est soulevée 35. Idem. Premier adducteur.
par une airigne pour laisser apercevoir celle du transverse. 36. Pénis.
Tome 2.
TOME II. PLANCHE 71
MUSCLES
DE LA PAROI ANTÉRIEURE DU TRONC
VUS PAR LEUR SURFACE POSTÉRIEURE.
DES DEUX CÔTÉS. verse dans la gouttière du ligament de Poupart (repli de l’a¬
ponévrose du grand oblique et du fascia-transversalis).
De a en a. Section verticale de l’os coxal, qui tombe au milieu 16. Gouttière que forment le fascia-transversalis et le fascia-
de la cavité cotyloïde. iliaca. Elle règne jusqu’à l’anneau crural.
a'. Section oblique qui envahit dans la branche horizontale du 17. Anneau crural (interne supérieur).
pubis, pour faire apercevoir l’anneau crural. 18. Extrémité inférieure du pyramidal. Ce muscle est enlevé
a*. Plan de la section verticale du pubis. dans quelques lignes d’étendue pour laisser voir le ligament ingui¬
b. Segment de la cavité cotyloïde. nal interne, et se continue plus haut.
c. Épine iliaque antérieure et supérieure. 19. Portion de l’aponévrose du petit oblique qui adhère à celle
d. Portion de la fosse iliaque, en arrière de la section du muscle du grand oblique.
iliaque. 20. Extrémité coupée du grand droit.
e. Épine du pubis. 21. Portion inférieure de la ligne blanche.
f. Naissance delà brauche descendante du pubis. 22. Ligament triangulaire qui forme son attache pubienne.
g. Symphyse pubienne.
CÔTÉ GAUCHE.
CÔTÉ DROIT. 23. Fascia-transversalis sur le muscle transverse et son apo¬
névrose.
1. Anneau inguinal.
24. Orifice interne et supérieur du canal inguinal (anneau in¬
2. Bandelettes qui se rassemblent pour former le pilier externe
guinal interne).
de l’anneau.
25. Son bord interne; 26, son bord externe, formés tous deux
3. Leur extrémité supérieure où elles procèdent du grand oblique.
par le fascia-transversalis.
4- Bandelette du pilier interne. — 5. Son extrémité supérieure.
27. Extrémité inférieure du grand droit.
6. Bandelette supérieure, séparée de la précédente par une pe¬
28. Gouttière des fascia-transversalis et fascia-iliaca.
tite arcade.
29. Son élargissement en infundibulum au-dessus de l’anneau
y. Fibres transversales de liaison des bandelettes.
crural.
De 8 en 8. Lambeau du fascia-transversalis qui forme le revê¬
30. Anneau crural.
tement postérieur de la gouttière du ligament de Poupart.
31. Ligament de Gimbernat.
9. Le même lambeau renversé au-dessous des dernières inser¬
tions du petit oblique et du transverse (i5).
DES DEUX CÔTÉS.
10. Ligament de Gimbernat.
11. Ligament inguinal interne. 32. Fascia-iliaca, sur le muscle iliaque.
12. 12. Aponévrose du grand oblique. 33. Plan de la section verticale des muscles psoas et iliaque.
13. Extrémité inférieure du muscle grand oblique. 34- Section de l’attache pubienne du pectiné.
De i4 en i5. Insertion inférieure du petit oblique et du trans¬ 35. Tranche des muscles abdominaux à leur insertion iliaque.
TOME IL PLANCHE 72
MUSCLES
DE LA PAROI ANTÉRIEURE DU TRONC
VUS PAR LEUR SURFACE POSTÉRIEURE.
ADULTE (demi-nature).
La figure se divise en quatre parties. Le cou montre les muscles superficiels. A la poitrine les intercostaux internes sont
enlevés pour laisser voir , au travers des côtes , la face interne des muscles thoraciques. Vabdomen représente la surface
du petit oblique, et le bassin celle de ses muscles profonds. Au-dessous de ce dernier se voit l’extrémité supérieure des
muscles superficiels de la cuisse.
De A en A. Les douze vertèbres. — B. Fragment de l’occipital. 11. Arcade formée par les fibres inférieures du petit oblique
— C. Sacrum. —D. Coccyx. — E. Mâchoire inférieure. —F. Os dans la gouttière du ligament de Poupart.
hyoïde. — G. Sternum. — H. Clavicule. — De i1 à 110. Les dix
premières cotes. — K. Plan de section de la symphyse pubienne cou.
(os coxal).
ADULTE (demi-nature).
Le tronc , figuré dans toute sa hauteur, montre la demi-circonférence antérieure du cou, le plastron thoracique sterno-costal,
les enceintes musculaires abdominales et hypogastriques. L’épaule et la naissance de la cuisse sont coupées, et les articulations
scapulo-humérale et coxo-fémorale sont sciées sur le même plan.
A. Milieu du sternum.
lages des cotes, et son attache inférieure à l’os coxal et dans la
B. Os hyoïde dans sa position.
gouttière aponévrotique ; cette dernière se termine par l’arcade
C. C. Clavicules.
que forment les fibres inférieures, le crémaster étant enlevé.
D. Maxillaire inferieur garni de ses dents.
10. Idem. Grand droit abdominal.
De E1 en E12. Coté gauche : les douze côtes.
11. Idem. Son tendon pubien. —Entre les deux tendons est
F. Côté droit : humérus.
l’attache triangulaire postérieure de la ligne blanche.
G. Idem. Extrémité articulaire de l’omoplate.
12. Coupe du muscle fascia-lata. — Pour ce chiffre comme
H. Idem. Os coxal.
pour tous ceux ou les mêmes détails sont figurés des deux côtés,
I. Idem. Fémur.
il n’y en a qu’un de marqué.
f, g. Articulation scapulo-humérale.
13. Orifice interne du canal crural.
h, i. Articulation coxo-fémorale.
De i4 en 14. Intercostaux internes.
i. Triangulaire du sternum. Il est vu de chaque côté dans
De 15 en 15. Coupe transversale du grand dentelé.
toute sa hauteur. Le droit a un faisceau supérieur de plus que le
16. Coupe longitudinale du deltoïde.
gauche.
17. Coupe oblique du grand dorsal.
2. Faisceau qui s’insinue sous les attaches du diaphragme.
18. CORACO-BRACHIAL.
3, 4, 5. Diaphragme. On n’a figuré que l’arc antérieur des at¬ 19. Grand pectoral.
taches de ce muscle, qui est coupé à deux pouces et demi au-des-
20. Coupe transversale de la portion claviculaire du trapèze. -
sus- 3. Attache a 1 appendice xiphoïde. — De 4 en L4, coté gau¬
21. Sterno-cléido-mastoïdien vu dans toute sa hauteur avec
che: digitations que forme le diaphragme avec le transverse. —
les attaches de ses deux extrémités.
De 5 en 5, côté droit : attaches isolées sur les cartilages des côtes 22. Peaucier.
du 7e au IIe.
23. Ventre supérieur du scapulo-hyoïdien.
6. Côte gauche : milieu du transverse.
24. Sterno-hyoïdien.
7. Idem. Perforation de son aponévrose qui livre passage au
25. Mylo-hyoïdien.
GRAND DROIT.
26. Génio-hyoïdien.
8. Idem. Arcade formée par les fibres du transverse dans la
27. Ptérigoïdien interne.
gouttière du ligament de Poupart. Au-dessus on aperçoit son at¬
28. Extrémité mastoïdiennedu ventre postérieur du digastrique.
tache inférieure dans la gouttière et à la crête de l’os coxal.
29. Coupe longitudinale du moyen fessier.
9. Côté droit : milieu du petit oblique. — On voit également,
30. Coupe longitudinale du petit fessier.
à ses extrémités, son attache supérieure aponévrotique aux carti¬
31. Coupeoblique de la masse des muscles adducteur et pectiné.
TOME II. PLANCHE 76,
Le tronc, figuré dans toute sa hauteur, montre la demi-circonférence antérieure du cou, l’ensemble de la charpente
du rachis, du thorax et du bassin, avec leurs enceintes musculaires. La naissance des quatre membres représente des
détails variés.
Diaphragme. MEMBRES.
DIAPHRAGME.
PLAN ANTÉRIEUR.
Le diaphragme, sous cet aspect, n’est vu que par la portion antérieure de sa surface thoracique, sauf, en arrière,
les tendons de ses piliers.
les cartilages costaux sont laissés dans leur position ; mais du côté qui se confondent avec la bandelette antéro-postérieure, dans le
gauche, ils sont légèrement contournés par des airignes pour mieux foliole médian.
faire voir les insertions du diaphragme. 10, 11. Bandelette antéro-postérieure dans le foliole droit.
b7. Septième cartilage costal. Il est coupé eu diagonale pour 12, i3. Portion antérieure de la bandelette demi-circulaire.
dégager les attaches musculaires. 14. Trou de passage de la veine cave inférieure.
b9. Neuvième cartilage. Ces deux derniers sont coupés dans le canal traverse le diaphragme, on voit le pinceau de fibres qui lui
A
ainrepar N H. Jaco
TOME II. MANCHE 7«.
DIAPHRAGME.
PLAN POSTÉRIEUR.
Le diaphragme est vu en arrière dans tout son développement. Les vertèbres au-dessus de la deuxième lombaire ont été enlevées
pour montrer la grande échancrure rachidienne placée entre les deux voussures diaphragmatiques, avec les ouvertures de passage
de l’oesophage et de l’aorte. Les seconde et troisième vertèbres lombaires ont été sculptées d’arrière en avant pour laisser apercevoir
les piliers avec leurs attaches. On n’a conservé que les apophyses transverses et leurs basés, la surface de la table osseuse du
milieu de la seconde vertèbre et le bord supérieur de la troisième, qui servent aux attaches. La quatrième vertèbre seule est intacte.
Les côtes, depuis la sixième, sont coupées verticalement sur le plan latéral moyen.
A, A, A. Fragmens de la seconde vertèbre lombaire. 10, 10. Bandelette commune d’insertion des deux arcades aux
B, B, B. Fragmens de la troisième vertèbre lombaire. apophyses transverses.
a, a, a. Fragmens du disque intervertébral placé entre les deux 11, 11. Attache sur le ligament cintré.
vertèbres. 12, 12. Aponévrose triangulaire qui remplit l’espace des deux
b, b. Disque qui sépare les troisième et quatrième vertèbres lom¬ dernières côtes.
baires. Sa moitié supérieure ne présente que l’arceau antérieur. Sa 13, Ouverture aortique.
moitié inférieure est complète. 14- Ouverture œsophagienne avec l’extrémité inférieure de l’œ¬
C, Quatrième vertèbre lombaire dans son entier. sophage qui la traverse.
De D6 en D12. Les sept dernières côtes. Entre ces deux orifices se voient les faisceaux d’entre-croise¬
E. Extrémité inférieure du sternum. — Au-dessous se voient ment des piliers.
l’appendice xiphoïde, et de chaque côté l’extrémité des sixième et 15. Orifice de passage de la veine cave inférieure.
septième cartilages costaux. 16. 16, 16. Bandelette demi-circulaire postérieure.
1. Tendon du pilier droit. 17. 17, 17,17, 17. Bandelette oblique antéro-postérieure.
2. Tendon du pilier gauche. Il se continue jusqu’au niveau de 18. Faisceau aponévrolique de liaison du foliole gauche.
l’autre par son épanouissement. 19. Faisceau aponévrolique surnuméraire au-delà de l’orifice de
3. 3. Attache des deux piliers sur le milieu du corps de la se¬ la veine cave.
conde vertèbre. 20. Aponévrose qui reçoit les faisceaux postérieurs internes, et
(\. Point d’entre-croisement de leurs épanouissemens fibreux. s’unit perpendiculairement à la bandelette demi-circulaire. Nous
5, Côté droit : Insertion sur la masse latérale de la première 11e l’avons rencontrée que sur ce sujet.
vertèbre. 21. Faisceaux charnus postérieurs de la moitié gauche ou gas¬
6, 6. Des deux côtés : Petit pilier surnuméraire. tro-splénique du diaphragme.
7, 7. Arcade de passage du nerf grand splanchnique. 22. Faisceaux charnus postérieurs de la moitié droite ou hé¬
8, 8. Arcade interne sous laquelle glisse l’extrémité supérieure patique.
des psoas. De 23 en 23. Des deux côtés ; Coupe des intercostaux.
9, 9. Arcade externe sous laquelle s’insinue le carré des lombes. 24, 9-4- Coupe des muscles extérieurs et de la peau.
Tome 2 E _ P1.7S
TOMK II. H AM HI 79.
DIAPHRAGME.
PLAN SUPÉRIEUR OU THORACIQUE.
Les parois du thorax sont coupées horizontalement pour montrer à découvert la surface thoracique du diaphragme. Le plan
de section intéresse en arrière la dixième vertèbre dorsale, une partie des dixième et neuvième côtes; en avant, les huitième et
septième cartilages costaux et le sommet de la dernière pièce du sternum.
A. Surface du disque supérieur de la dixième vertèbre dorsale. delette, recouverte par la précédente, revêt le plan abdominal du
a*. Son apophyse épineuse. foliole droit.
a2. Des deux côtés; Section de son apophyse articulaire supérieure. 12, i3, 14. Trajet de la même bandelette demi-circulaire au-
B. Idem. Section de l’apophyse articulaire inférieure de la neu¬ devant de l’orifice œsophagien et sur le bord interne du foliole
vième vertèbre. gauche.
C. Idem. Section de l’extrémité inférieure du sternum. — Au- 15. Faisceau aponévrotique du foliole gauche qui établit la
dessus se voit l’appendice xiphoïde. liaison de la bandelette demi-circulaire en i3 et i4, avec le foliole
D. Idem. Extrémité vertébrale de la dixième côte, sciée en dia¬ médian 16.
gonale suivant sa longueur. 16. Fibres obliques postérieures du foliole médian qui fixent, à
E. Idem. Segment de la neuvième côte. gauche, le dernier faisceau musculaire du 7e cartilage sur la bande¬
e1. Idem. Section de la même côte en diagonale suivant sa lette demi-circulaire en 12.
largeur. 17. Fibres obliques qui ont le même usage à droite, et forment
F. Idem. Section transversale de la portion ascendante du hui¬ un système isolé des trousseaux 7 et 9 de la bandelette antéro-pos¬
tième cartilage costal. térieure.
G. Idem. Septième cartilage costal. 18. Moitié ou voussure hépatique du diaphragme.
g1. Idem. Son apophyse d’articulation avec le sixième cartilage. 19. Portion splénique delà moitié gauche.
g2. Idem. Coupe oblique de son extrémité sternale. De 20 en ai. Disposition, par faisceaux côtelés, de sa portion
1. Orifice œsophagien avec la portion de l’œsophage qui le gastrique.
traverse. De 22 en a3. Des deux côtés: Attaches du diaphragme au car¬
2. Section de l’artère aorte dans son canal ostéo-muscu taire, tilage de la septième côte par trois faisceaux distincts qui, par leur
3. Orifice de passage de la veine cave inférieure. autre extrémité, se fixent sur les bords du foliole médian.
4- Milieu de la bandelette oblique, antéro-postérieure, 24. Attache du faisceau musculaire médian ou xiphoïdien à
qui sépare les deux orifices œsophagien et veineux. l’appendice xiphoïde.
5, 6, 7. Naissance de cette bandelette qui forme la surface 25. Des deux côtés : Extrémité supérieure du muscle transverse
thoracique du foliole droit. Le trousseau n° 7 contribue à former abdominal.
la commissure postérieure de l’orifice de la veine cave. SECTION DES MUSCLES DES PAROIS THORACIQUES DES DEUX COTÉS. '
9' Épanouissement en triangle de la bandelette dans le fo¬ 26. Les grands droits.
liole antérieur médian. —Le trousseau n° 9 contribue à former la 27. Les grands obliques.
commissure antérieure de l’orifice veineux. 28. Les grands dentelés.
1 o. Suture moyenne des fibres aponévrotiques de droite et de 29. Les deux plans d’intercostaux entre les 9' et 10* côtes.
gauche du foliole médian, liées entre elles et avec l’épanouissement 30. Les transversaires épineux.
triangulaire de la bandelette antéro-postérieure. 31. Les longs dorsaux.
11. Portion de la bandelette demi-circula.ire postérieure, 32. Les sacro-lombaires.
qui forme le bord externe de l’orifice de la veine cave. Cette ban¬ 33. Les grands dorsaux.
Tome 2. pi.7».
TOMI II. PLÀNCHE *0
DIAPHRAGME.
PLAN ABDOMINAL.
Le tronc est représenté dans toute sa largeur. La section des chairs en reproduit l’épaisseur réelle. Au-dessus on aperçoit
la saillie des pectoraux, et de chaque côté les épaules.
a. Quatrième vertèbre lombaire; sciée à sa partie moyenne. Au- 8. Côté droit : Attache sur le ligament cintré au sommet de la
dessus se voient la troisième vertèbre, la seconde et la partie infé¬ douzième côte.
rieure de la première.
9. Côté droit : Aponévrose située entre les deux dernières côtes.
b. Sommet de l’appendice xiphoïde.
c. Septième cartilage costal. 10. Ouverture œsophagienne entre les piliers. Elle est remplie
d. Huitième. par l’extrémité coupée de l’œsophage même.
g. Sommet du onzième. Entre lui et les précédens, on aperçoit postérieure du foliole gauche au foliole droit de l’aponévrose
1. Épanouissement du tendon du pilier droit (3e vertèbre). du foliole droit au foliole médian. (Voyez pl. 79.)
2. Épanouissement du tendon du pilier gauche (2e vertèbre). 19, 20. Bandelette de liaison avec les fibres musculaires, vers
’ 3. Entre-croisement des secondes jambes des deux piliers sur la les deux commissures du trou veineux.
seconde vertèbre. 21. Épanouissement triangulaire de la bandelette antéro-posté
4. Arcade fibreuse de l’ouverture aortique. Il s’en dégage à gau¬ rieure dans le foliole médian.
che un filament accidentel qui rejoint l’aponévrose du petit psoas. 22. Bandelette de liaison du foliole médian avec le foliole gauche.
Au-dessous se voient l’ouverture aortique et l’extrémité coupée de
23. Côté droit: Extrémité supérieure du grand psoas.
l’artère elle-même. — De chaque côté, en dehors du tendon prin¬
24. Idem. Extrémité supérieure du petit psoas.
cipal, est un autre petit tendon séparé du premier par l’arcade de
2Ô. Idem. Carré des lombes.
passage du nerf splanchnique.
26. 26. Aponévrose postérieure du transverse.
5, 5 . Arcade fibreuse interne. — 5. Côté gauche: elle est re¬
présentée libre; au-dessous se voit l’extrémité coupée des psoas. — 27. Feuillet moyen de l’aponévrose qui passe entre le carré des
lombes et la masse du sacro-spinal.
5“. Côté droit, montre les psoas s’insinuant au-dessous.
6, 6*. Arcade fibreuse externe. — 6. Côté gauche : elle est isolée. 28. Suture du feuillet antérieur sur le moyen. Elle forme en
haut l’attache de l’arcade externe.
Au-dessous se voit l’extrémité coupée du carré des lombes. — 6a.
Côté droit, montre le carré des lombes s’insinuant au-dessous. Des deux côtés:
Au-dessus de l’arcade, de chaque côté, il y en a une petite vas¬
29. Section du transverse.
culaire.
30. Section du petit oblique.
7. Côté gauche •’ Bandelette d’insertion des deux arcades aux 31. Section du grand oblique.
seconde et troisième apophyses transverses lombaires. 32. Section du grand droit abdominal.
TOME II. PLANCHES 81 ET 82
PLANCHE 81.
DIAPHRAGME.
PLAN LATÉRAL. — COTÉ GAUCHE (GASTRO-SPLÉNIQUE).
Disposition générale.—La voussure du diaphragme est représentée bombée dans l’état de plénitude de l’estomac. Les dermeres
côtes ou leurs cartilages sont coupés suivant une double section : l’une oblique, en bec de flûte, montre la ligne diagonale
d’insertion des languettes musculaires; l’autre, perpendiculaire, indique le commencement de chacune des attaches par un
faisceau saillant en dehors de la languette voisine. Les muscles du bas-ventre sont coupes un peu au-dessous du rebord car¬
tilagineux des côtes pour laisser voir le tendon du pilier droit.
A. Sternum.—B8. Huitième vertèbre dorsale sciée à son milieu. cartilage. — L’aponévrose du transverse le sépare du onzième.
— B3. Troisième vertèbre lombaire, sur laquelle se voit, au profil, I. Faisceaux antérieurs côtelés qui s’attachent sur les 7e, 8' et
l’extrémité du tendon du pilier droit.—C9. Extrémité vertébrale 9e cartilages. — 2. Faisceaux de la voussure médiane qui viennent
de la neuvième côte.— Au-dessous se voient les dixième et onzième se rendre sur la 10e côte et son cartilage. — 3. Faisceaux posté¬
côtes également coupées pour découvrir le diaphragme. Les extré¬ rieurs qui s’insèrent à la i Ie côte et à son cartilage. — 4-Dépres¬
mités antérieures de ces côtes tiennent à leurs cartilages. — c‘\ sion qui indique le bord libre de la rate. —5. Aponévrose qui,
Douzième côte. — Elle est conservée en totalité. — c7. Septième dans ce sujet, remplaçait les faisceaux d’insertion sur le ligament
cartilage costal, avec les attaches diaphragmatiques qui s’y insè¬ cintré. — 6. Aponévrose qui remplit l’intervalle des 11e et 12e
rent. — c8. Huitième cartilage costal, avec les insertions qui lui cartilages, et contribue inférieurement aux insertions du muscle
sont propres. — c9. Neuvième cartilage auquel tient l’extrémité transverse. — 7. Attaches du faisceau médian à l’appendice xi-
de la côte correspondante. — Insertions qui leur sont communes. phoïde et des trois premiers faisceaux sur le septième cartilage. —
— c10. Dixième cartilage, avec l’extrémité de la dixième côte. Au- 8. Foliole gauche de l’aponévrose centrale. — 9. Foliole droit. —
delà de la ligne d’insertion, entre les 9e et 10e cartilages, est un 1 o. Foliole antérieur médian.
espace triangulaire rempli par une aponévrose. — c11. Onzième II. Œsophage; 12, veine-cave inférieure ; i3, artère aorte:
cartilage, avec l’extrémité de la onzième côte. En avant de l’inser¬ tous trois coupés au-dessus du diaphragme.
tion diaphragmatique est une aponévrose d’union. En arrière, sur 14. Profil du muscle grand droit abdominal.
l’extrémité de la côte, se rassemblent les faisceaux inférieurs du 15, 16. Extrémité costale du muscle transverse.
diaphragme, ceux qui se fixent sur le ligament cintré se trouvant 17. Extrémité supérieure des psoas.
remplacés, sur le sujet modèle, par une aponévrose. — cn. Douzième
PLANCHE 82.
TRAPÈZE, GRAND DORSAL, EXTRÉMITÉ POSTÉRIEURE DES MUSCLES DE L’ABDOMEN ET DU COU; MUSCLES DE L’ÉPAULE
ET DE LA NAISSANCE DE LA CUISSE.
ADULTE (demi-mature).
i, i. Milieu des trapèzes. — 2. Attache supérieure occipitale. De 16 en 16. Les cinq languettes inférieures du grand dentelé.
— 3. Sommet de l’attache inférieure à la onzième vertèbre dor¬ Le grand oblique forme des digitations avec leurs insertions et
sale. — De 2 en 3. Bord d’insertion spinale.— De 4 en 4- Bord celles du grand dorsal.
d’insertion scapulo-claviculaire. 17. Extrémité du bord axillaire du grand pectoral.
5. Milieu du grand dorsal.—6. Naissance de son tendon hu¬ 18. Bord axillaire du petit pectoral.
méral. — De 7 en 7. Attaches costales sur son bord externe. — 19. Milieu du sterno-cléido-mastoïdien. Entre lui et le tra¬
8. Son aponévrose.— De 9 en 10. Insertion iliaque qui se confond pèze se voit une portion de l’extrémité supérieure du splénius et
avec les attaches du moyen fessier. — De 1 o en x o. Insertion sa¬ des scalènes.
crée qui se confond avec les attaches du grand fessier. 20. Milieu du deltoïde.— De 21 en 21. Sou insertion sca¬
x 1. Sous-épineux. pulo-claviculaire. — 22. Son insertion humérale.
12. Petit rond. 23. Extrémité supérieure du triceps brachial.
13. Grand rond. 24. Moyen fessier.
i4- Milieu du grand oblique. — i5. Son attache iliaque. En 25. Grand fessier.
arrière est le triangle celluleux qui le sépare du grand dorsal. —
Les signes indiquent, sur l’esquisse, les points où commencent les tirets sur le côté ombré.
A. Occipital. — De B1 en B24. Les vingt-quatre vertèbres. — l’esquisse. — Du point n° 11, au coccyx, règne l’attache spinale.
C. Sacrum. — D. Coccyx. — De E1 en E12. Les douze côtes. — 12. Portion du sous-épineux. Entre lui, le trapèze et le grand
F, F. Os coxaux. — G. Omoplate. — H. Humérus. dorsal, se voit une partie du rhomboïde.
1. Milieu du trapèze.»— 2. Attache supérieure à l’occipital. — 13. Portion du petit rond.
De 2 en 3. Attache interne spinale. — De 4 en 5. Attache externe 14. Portion du grand rond.
scapulo-claviculaire. 15. Extrémité postérieure du grand oblique abdominal.
6. Milieu du grand dorsal. — 7. Son tendon huméral qui se 16. Bord postérieur et aponévrose du petit oblique, dans
contourne autour du grand rond. — 8. Petite aponévrose d’in¬ l’espace triangulaire qui sépare le grand oblique du grand dorsal.
sertion iliaque. — 9, 10. Aponévrose qui se confond avec les at¬ 17. Deltoïde.— 18. Extrémité du faisceau scapulaire du tri¬
taches du grand fessier. — 11. Extrémité supérieure de l’attache ceps brachial. — 19. Extrémité supérieure du splénius.
interne à l’apophyse épineuse de la cinquième vertèbre dorsale. 20. Extrémité supérieure du sterno-cléido-mastoïdien.
La portion masquée par le trapèze est figurée sur le côté de
TOME IL PLANCHES 85 ET 86.
MUSCLES DU DOS.
PLANCHE 85. — DEUXIÈME COUCHE.
ADULTE (demi-nature).
Les signes indiquent, sur l’esquisse, les points où commencent les tirets sur le côté ombré.
A. Occipital. — De B1 en B54. Les vingt-quatre vertèbres. — 12. Aponévrose inférieure commune à ce muscle et au petit
C. Sacrum. — D. Coccyx. — De E1 en E12. Les douze côtes. — oblique.
F, F. Os coxaux. — G. Omoplate. — H. Humérus. De 13 en 13. Portion des trois derniers intercostaux externes.
i. Milieu du rhomboïde.— De 2 en 2. Son attache spinale. i4- Extrémité postérieure du petit oblique.
— De 3 en 3. Son attache scapulaire. 15. Extrémité du grand dentelé qui s’insère à l’angle inférieur
4. Splénius.— 5. Attache supérieure de sa portion occipitale. de l’omoplate.
— 6. Extrémité supérieure du grand complexus. 16. Milieu du sous-épineux. — 17. Son attache humérale. —
7. Angulaire.— 8. Portion du transversaire.— En dehors De 3 en 3. Limite de son insertion scapulaire (bord spinal).
on voit une partie du cervical descendant. 18. Petit rond.— 19. Son attache humérale.
g. Aponévrose d’union des dentelés postérieurs. 20. Grand rond.— 21. Sus-épineux.— 22. Longue portion
De 10 en 1 i.Les quatre faisceaux du dentelé postérieur inférieur. du triceps brachial.
Disposition générale. On aperçoit de haut en bas les grands et petits complexus, une partie des grands et petits obliques
postérieurs et supérieurs, les transversaires, cervicaux descendans, sacro-lombaires et longs dorsaux, intercostaux externes et
surcostaux.
La même figure montre les parties sous deux aspects : Le côté droit représente les muscles dans leurs connexions naturelles. Le
côté gauche les reproduit écartés, pour laisser apercevoir les tendons qui leur servent d’attache. Le long dorsal est renversé en
dedans, et le sacro-lombaire en dehors.
A. Occipital. — B, B. Portion mastoïdienne des temporaux.— de la masse commune du sacro-spinal en deux colonnes, le long
D7. Sommet de l’apophyse épineuse de la septième vertèbre cervi¬ dorsal et le sacro-lombaire.
cale. — D24. Sommet de l’apophyse épineuse de la cinquième ver¬ 17. Des deux côtés: Milieu du long dorsal. — 18. Côté
tèbre lombaire. — E1, E1. Premières côtes. — E12, E12. Douzièmes droit : Son aponévrose divisée en bandelettes auxquelles font suite
côtes. — F. Sacrum. — G. Coccyx. — H, H. Os coxaux. les faisceaux épineux que l’on aperçoit dans toute la hauteur, jus¬
1. Des deux côtés: Milieu du grand complexus. — 2. Son que sous le grand complexus. — 19. Idem. Point de jonction du
attache supérieure à l’occipital.—- 3. Tendons mitoyens delà por¬ long dorsal avec la portion digastrique du grand complexus, par
tion digastrique. une languette charnue qui leur est commune. — 20. Idem. Lan¬
4. Des deux côtés: petit complexus.—• 5. Son attache supé¬ guette charnue de liaison du long dorsal avec le transversaire.—De
rieure mastoïdienne. — De 6 en 6. Côté gauche : Insertions de ses 21 en 21. Côté gauche: Les sept tendons costaux du long dorsal.
tendons aux cinq dernières apophyses articulaires cervicales et aux — De 22 en 22. Idem. Les six tendons transversaires supérieurs.
deux premières apophyses transverses dorsales. a3. Des deux côtés : Milieu du sacro-lombaire.— De 24 en
7. Sommet de l’apophyse transverse de l’atlas; on aperçoit 24. Côté droit: Succession de ses treize tendons ascendans. —25.
les attaches des grand et petit obliques. Idem. Point de jonction du sacro-lombaire et du cervical descen¬
8. Des deux côtés : Transversaire du cou. — De 9 en 9. dant. — De 26 en 26. Côté gauche : Les sept tendons descendans
Côté gauche : Ses quatre tendons cervicaux. du sacro-lombaire faisant suite aux quatre qui appartiennent au
10. Cervical descendant. — De 11 en n. Côté gauche: Ses cervical descendant. — 27. Idem. Treizième tendon ascendant du
quatre tendons supérieurs ou cervicaux. — De 12 en 12. Idem. sacro-lombaire. On aperçoit le douzième et le onzième entre ceux
Ses quatre tendons inférieurs ou costaux. du cervical descendant, et à la partie inférieure, le second et le
i3. Des deux côtés: Masse commune du sacro-spinal.— troisième sur les onzième et douzième côtes.
14. Idem. Limite de son attache iliaque. — j5. Idem. Section de De 28 en 28. Côté gauche : Succession des muscles surcostaux
l’aponévrose qui se confond avec le bord in rne et supérieur du aperçus dans l’écartement du long dorsal et du sacro-lombaire.
grand fessier.
De 29 en 29. Des deux côtés : Succession des muscles inter¬
16. Côté gauche : Sommet de l’angle où commence la division costaux externes.
TOME II. PLANCHE 87
ADULTE (demi-nature).
FIGURE 3. FIGURE 6.
MUSCLE ANGULAIRE.
1. Splénius de la tête.
Fig, 5
MUSCLE SACRO-SPINAL.
ADULTE (DKMI-NATUREj.
culaire. Nous les avons nettement isolés sur la figure pour laisser
CÔTÉ GAUCHE.
voir dans leurs intervalles les tendons ascendans.
De 'j en 'j. Succession des tendons transversaires du long dor¬ De 5 en 5. Succession des tendons descendans également isolés.
sal.— A gauche on ne voit que les supérieurs. 6. Extrémité supérieure de la colonne des faisceaux descendans,
De 8 en 8. Faisceaux costaux du long dorsal, coupés pour laisser formant le petit muscle distingué sous le nom de cervical descen¬
voir les tendons transversaires. dant de Diemerbroeck.
De 9 en 9. Tendons costaux des mêmes faisceaux sur le long De 7 en 7. Succession des intercostaux externes.
dorsal.
Jï. H. Jacob.
TOME II. PLANCHE 89.
MUSCLES DU DOS.
QUATRIÈME COUCHE.
GRANDS ET PETITS DROITS ET OBLIQUES POSTÉRIEURS ET SUPÉRIEURS, DEMI-ÉPINEUX DU COU ET DU DOS, INTEREPINEUX CERVICAUX,
TRANSVERSAIRE ÉPINEUX, SURCOSTAUX, INTERTRANSVERSAIRES ET CARRÉ DES LOMBES.
ADULTE (demi-matüre).
MUSCLES DU COU.
Figure i . — Ensemble des muscles du cou.
Figures 2, 3. — Mylo-hyoïdien et génio-hyoïdien.
Figures 4, 5. — Thyro-hyoïdien et hyo-thymïdien de Duverney.
FIGURE 1. 28, 28. Des deux côtés : Grand droit antérieur de la tête.
2g, 29. Idem. Extrémité occipitale du splénius.
Elle représente au-dessus et au-dessous de l’hyoïde, d’un côté le 30. Coté gauche : Extrémité atloïdienne de l’angulaire.
plan superficiel, et de l’autre un plan profond.
31. Des deux côtés : Scalèue antérieur.
A. Mâchoire inférieure.
32. Idem. Scalène postérieur.
B, B. Clavicules.
1. Côté droit : Faisceau antérieur du digastrique.
FIGURE 2.
2. Idem. Son attache maxillaire.
3. Idem. Faisceau postérieur. Entre les deux, on voit le Plan inférieur des mylo-hyoïdiens.
tendon mitoyen et sa coulisse de glissement.
4. Idem. Aponévrose sus-hyoïdienne. FIGURE 3.
5. Idem. Stylo-hyoïdien.
6. Idem. Mylo-hyoïdien. Leur plan supérieur avec les génio-hyoïdiens.
7. Côté gauche .’ Génio-hyoïdien. A. Figures 2, 3. Mâchoire inférieure.
8. Idem. Son insertion maxillaire. B. Figures 2, 3. Os hyoïde.
9- Idem. Son insertion hyoïdienne. 1. Figures 2, 3. Milieu du mylo-hyoïdien. Dans la Figure 2, les
10. Idem. Hyo-glosse. deux muscles sont séparés par le raphé fibreux.
11. Idem. Stylo-glosse. Portion maxillaire. 2, 2. Figure 2. Insertion hyoïdienne.
12. Idem. Portion linguale. De 3 eu 5. Figure 3. Attache myloïdienne.
i3. Idem. Stylo-pharyngien. 4. Figure 3. Génio-hyoïdien droit accolé à son congénère.
14. Idem. Bandelette myloïdienne du constricteur supé¬ 5. Figure 3. Insertion commune à l’apophyse géni.
rieur. 6. Figure 3. Attache hyoïdienne.
i5. Idem. Mylo-glosse.
16. Idem. Bord lingual du génio glosse. FICURES 4 ET 5.
l7- Idem. Lingual longitudinal inférieur.
18. Idem. Milieu du sterno-hyoïdieu (<cléido-hyoïdien). Cage cartilagineuse du larynx vue de profil, Figure 4, et de
'9- Idem. Son insertion hyoïdienne. (Voyez, pour son in¬ face, Figure 5.
sertion claviculaire, planche 100.) a. Figure 4, 5. Os hyoïde.
20. Idem. Tendon mitoyen de l’omoplat-hyoïdien. b. Figure 4, 5. Cartilage thyroïde.
21. Idem. Son insertion hyoïdienne. c. Figure 4» 5. Membrane hyo-thyroïdienne.
22. Idem. Son insertion scapulaire. d. Figure 4» 5. Cartilage cricoïde, surmonté par la membrane
23. Côté droit : Milieu du sterno-thyroïdien. crico-thyroïdienne.
24. Idem. Son insertion thyroïdienne. (Voyez, pour son e. Figure 5. Corps thyroïde.
attache sternale, planche 100.) 1. Figure 4* Milieu du thyro-hyoïdien.
25! Idem. Milieu du thyro-hyoïdien. (Voyez Figure 4 ) 2. Figure 4- Son insertion hyoïdienne.
26. Idem. Son insertion hyoïdienne. De 3 en 3. Figure 4- Attache sur la ligne oblique du cartilage
24. Idem. Son attache thyroïdienne sur la ligne oblique thyroïde.
du cartilage qui lui est commune avec le 4- Figure 4, 5. Muscle hyo-thyroïdien de Duverney.
sterno-thyroïdien. 5. Figure 4» 5. Insertion hyoïdienne de son tendon.
27. Idem. Extrémité thyroïdienne du constricteur infé- 6. Figure 4, 5. Attache musculaire inférieure sur l’enveloppe
rieur du pharynx. du corps thyroïde.
Tome 2.
TOME IL PLANCHE 94
A. Bord libre de l’os maxillaire inférieur. 16. Insertion commune de ce muscle et du sterno-thyroïdien sur
4- Son attache temporale. 26. Long du cou. Entre lui, le larynx et l’œsophage , se voit la
5. Coulisse de glissement avec l’aponévrose sus-hyoïdienne. face antérieure des vertèbres.
PLANCHE 92.
MUSCLES RACHIDIENS.
GRANDS DROITS ET PETITS DROITS ANTÉRIEURS, DROITS LATÉRAUX DE LA TÊTE, LONGS DU COU, SCALÈNES ANTÉRIEURS
ET POSTÉRIEURS, INTERTRANSVERSAIRES DU COU.
A, Figures i, 2. Section du corps sphéno-basilaire. i o. Figures 1,2. Droit latéral. Il est également visible dans
B, B. Figures 1,2. Section du rocher des deux temporaux. toute sou étendue.
C, C. Figures i, 2. Apophyses transverses de la vertèbre atlas. 11. Figures i, 2. Milieu du scalène antérieur.
D1, D1, D2, D2. Premières et deuxièmes côtes.
De i2en 12. Figure2. Attaches des tendons supérieurs cervicaux.
1. Figures 1,2. Milieu duGRAND droit antérieur. Cemuscle
13. Figures 1, 2. Insertion inférieure au tubercule de la pre¬
est airigné dans la Figure 2 pour montrer les attaches inférieures.
mière côte.
2. Figures i, 2. Attache au corps sphéno-basilaire.
De 3 en 3. Figures 2 et 3. Figure i . Insertion des quatre ten¬ 14. Figures i, 2. Milieu du scalène postérieur.
dons aux apophyses transverses cervicales. 15. Figures 1,2. Son faisceau postérieur.
4- Figure i. Milieu du long du cou. De 16 en 16. Figure 2. Attaches des tendons supérieurs aux apo¬
De 5 en 5. Figures i, 2. Attaches supérieures. physes transverses cervicales, à partir de la septième sur ce sujet.
De 6 en 6. Figures i, 2. Insertions aux apophyses transverses 17. Figures 1, 2. Insertion du faisceau antérieur sur la pre¬
cervicales des faisceaux obliques supérieurs.
mière côte.
7, 7. Figures i, 2. Attache cervicale des faisceaux inférieurs
18. Figures i, 2. Insertion dufaisceau postérieur sur la seconde
profonds.
côte.
De 8 en 8. Figures 1,2. Insertions inférieures sur les trois pre¬
mières vertèbres dorsales. 19. Figures 1, 2. Premier intertransversaire cervical.
9. Figure i . Petit droit antérieur. On voit distinctement De 20 en 20. Figures i, 2. Succession des paires d’intertrans¬
(es deux attaches à l’occipital et à la vertèbre atlas. versaires cervicaux.
PLANCHE 93.
Cette planche représente les muscles de la face dans leur ensemble. Le côté gauche laisse voir le peaucier ;
le côté droit, les muscles superficiels du cou.
A. Portion frontale de l’occipito-frontal. — B. Pyramidal. — fibres inférieures, également superficielles, passent au-devant de
C. Orbiculaire des paupières. l’orbiculaire des lèvres et du triangulaire du menton.
D. Élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. J. Petit muscle dilatateur de l’aile du nez ; il se compose de trois
Ce muscle disparaît à la hauteur de l’aile du nez sous les fibres faisceaux: un ascendant, élévateur; transverse, diducteur; et un
entre-croisées du triangulaire et de l’élévateur propre de la lèvre descendant, abaisseur.
supérieure. R. Petit muscle naso-labial, élévateur moyen de la lèvre su¬
E. Triangulaire ; en bas est le petit faisceau de l’aile du nez, qui périeure.
appartient bien plus à ce muscle qu’à l’élévateur commun ; inté¬ L. Buccinateur.— M. Triangulaire du menton. — N. Carré
rieurement les fibres du triangulaire passent au-devant de celles du menton. — O. Petit muscle de la houppe du menton. — P.
des deux élévateurs. Orbiculaire des lèvres. — Q. Auriculaire antérieur. — R. Mas-
F. Élévateur propre de la lèvre supérieure. —G. Petit zygoma¬ seter.— S. Peaucier. — T. Sterno-cléido-mastoïdien. —U. Bord
tique; inférieurement ses fibres passent au devant de tous les cervical du trapèze. — V. Sterno-hyoïdien. — X. Scapulo-liyoï-
muscles déjà nommés. —H. Canin. — I. Grand zygomatique; ses dieu. —Y. Angulaire. — Z. Scalène postérieur.
Tome 2. 1131.
par N.H.Jm-ofc. Imp.Becguet Paris.p.v.
TOME II. PLANCHE M.
1,1. Muscle temporal. Du côté gauche, l’apophyse zygomatique le seul abaisseur du nez, tandis qu’il serait l’insertion fixe pour le
et une portion de l’os jugal ont été enlevées pour laisser voir faisceau labial, qui, se perdant en bas par une mince aponévrose si¬
l’attache du tendon à l’apophyse coronoïde de la mâchoire in¬ tuée entre l’orbiculaire et les glandules labiales serait un élévateur
férieure. delà lèvre. D’où il suit que ces deux faisceaux, distincts par leur
2. Côté droit : Sourcilier. trajet et leurs usages, sont pour nous deux muscles différens.
3. Idem. Insertion de l’orbiculaire sur son tendon et sur les os 10, 10. Buccinateur.
voisins. — La Figure 4 montre le petit muscle de Horner, qui s’é¬ 11, 11. Orbiculaire des lèvres. A gauche, il n’est représenté que
tend en dehors sur les bords palpébraux. — Sur la paupière supé¬ dans la lèvre inférieure. A droite, il est offert dans son entier pour
rieure s’épanouit son élévateur. la lèvre inférieure, et découpé à la lèvre supérieure pour laisser voir
4- OEil isolé dans la cavité de l’orbite. On aperçoit l’épanouisse¬ l’abaisseur de l’aile du nez.
ment, sur la sclérotique, de ses quatre muscles droits; en haut et 1 2. Côté droit : Triangulaire des lèvres.
en dedans, le tendon réfléchi de l’oblique interne; en bas, l’oblique
13. Côté gauche : Carré de la lèvre inférieure, dans toute son
externe dans son entier.
étendue. A droite, ses fibres superficielles labiales sont élevées, et il
5. Coté droit : Auriculaire antérieur. est découpé en dedans pour laisser voir les fibres ascendantes de la
6, 6. Triangulaire du nez. A droite, 011 le voit se mêler avec houppe du menton.
l’élévateur propre de la lèvre supérieure. A gauche, le faisceau de 14. Houppe du menton, faisceau cutané. —15. Faisceau supé¬
l’élévateur est coupé; au-dessous est l’aponévrose d’insertion à l’os rieur formé par la réunion des deux côtés en un croissant à con¬
maxillaire.
cavité supérieure. — La Figure 3 montre la coupe des faisceaux
y. Cote droit : Elévateur propre de la lèvre supérieure. cutanés. Le faisceau eu croissant, déjà figuré dans Albinus, nous
8, 8. Canin. Côté gauche : A sa partie inférieure, ses fibres paraît être un muscle différent de la houppe, et qui peut-être serait
sont croisées avec celles de l’orbiculaire. Il est coupé dans la ligne plutôt un abaisseur médian de la lèvre inférieure.
où il est continué par le triangulaire. 16. Masseter.
9% 9b, Abaisseur de l’aile du nez (faisceaux vus de face).— La 1 7. Sterno-cléido-mastoïdien
Figure 2 montre sa coupe avec ses deux faisceaux. 9”. Faisceau 18. Cléido-hyoïdien (sterno-hyoïdien).
maxillaire, cf. Faisceau labial. Ayant de nouveau examiné ce mus¬
19. Scapulo-hyoïdien.
cle dans des dissections très soignées, nous sommes contraints de
20. Feuillet de l’aponévrose cervicale qui rattache ce muscle à la
modifier la description, semblable à celle des auteurs que nous en
clavicule.
avons donnée page 4o. Pour nous, il est formé, comme dans cette
Figure 2, de deux faisceaux, maxillaire et labial, qui tous deux 21. Scalène postérieur.
1. Aponévrose épicranienne intermédiaire entre les deux por¬ 20. Masseter. (Voyez, pour plus de détails, planche 97.)
tions de l’occipito-frontal. 21. Risorius de Santorini. Il se confond inférieurement avec le
2. Muscle frontal. peaucier du cou, dont il croise un peu la direction.
3. Muscle occipital.
22. Peaucier du cou. Il est vu dans toute sou étendue de la par¬
4- Auriculaire supérieur.
tie inférieure de la face à la partie supérieure de la poitrine et de
5. Auriculaire antérieur.
l’épaule.
6. Auriculaire postérieur.
23. Sterno-cléido-mastoïdien. Sa moitié inférieure est cachée
7. Orbiculaire des paupières.
sous le peaucier. —En haut, dans l’espace triangulaire qui sépare
8. Pyramidal du nez. •
son bord antérieur de la branche de l’os maxillaire, on aperçoit
9. Élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure.
deux muscles funiculaires; l’antérieur est le stylo-hyoïdien, le pos¬
10. Élévateur propre de la lèvre supérieure.
térieur est le faisceau temporal du digastrique.
11. Petit zygomatique.
24. Extrémité occipitale du splénius.
12. Grand zygomatique. — Entre et derrière les deux zygomati¬
ques on aperçoit le canin.
25. Petite portion du grand complexus.
14. Dilatateur de l’aile du nez. 27. Les deux faisceaux du scalène postérieur.
15. i5. Orbiculaire des paupières. Ces quatre derniers muscles ne sont qu’aperçus dans l’espace rec¬
16. Triangulaire des lèvres. Il est recouvert en dehors et en tangulaire que limitent le sterno-cléido-mastoïdien, le trapèze et le
arrière par les fibres superficielles du peaucier. peaucier.
17. Carré de la lèvre inférieure aperçu entre le triangulaire et 28. Extrémité supérieure du trapèze.
la houppe du menton.
29. Extrémité supérieure du deltoïde.
18. Houppe du menton.
30. Extrémité claviculaire du grand pectoral. Ces deux derniers
19. Buccinateur. Il est vu entre le grand zygomatique, le mas-
en partie cachés par les épanouisseinens du peaucier.
seter, et le risorius de Santorini.
TOME II. PLANCHE 96,
A la face on a enlevé l’occipito-frontal, les auriculaires, l’orbiculaire des paupières, le releveur commun, les zygomatiques,
le triangulaire des lèvres et le masseter. — Au cou, il ne manque que le peaucier.
x. Muscle temporal. En bas l’arcade zygomatique a été em¬ 13. Faisceau maxillaire du digastrique. On voit, en arrière,
portée dans ses trois quarts antérieurs pour laisser voir le tendon son faisceau temporal et le stylo-hyoïdien qu’il traverse.
paupière supérieure et le tendon réfléchi de l’oblique interne 17. Faisceau hyoïdien de I’omoplat- hyoïdien. En bas, au-
5. Extrémité supérieure de Ielévateur commun de l’aile du 19. Sterno-cléido-mastoïdien. Il est vu dans tout son dévelop¬
nez et de la lèvre supérieure. pement de son attache sterno-claviculaire à son insertion temporale.
8. Abaisseur de l’aile du nez. Il manque sa portion qui 22. Petite portion de l’extrémité supérieure du grand com-
9. Orbjculaire des lèvres. Il est représenté dans sa couche 23. Portion de I’angulaire.
superficielle. La partie moyenne du demi-orbiculaire supérieur est 24. Les deux faisceaux du scalène postérieur.
enlevée pour laisser apercevoir l’abaisseur de l’aile du nez. 25. Scalène antérieur.
10. Bucctnateur. Il est montré se perdant profondément dans Les cinq muscles précédens sont aperçus dans l’espace rectan¬
la commissure de l’orbiculaire. (Voyez, pour l’entre-croisement de gulaire qui sépare le trapèze du sterno-mastoïdien.
Figure 3. — Les deux mâchoires sont vues en arrière, le crâne étant scié verticalement en travers sur le plan
du corps du sphénoïde et des articulations temporo-maxillaires.
Figure 4- — Elle représente l’assemblage des deux mâchoires. L’arcade zygomatique et la branche de l’os maxil¬
laire inférieur ont été sciées et enlevées, dans la plus grande partie de leur étendue, pour laisser
apercevoir, par leur face externe, les limites des attaches maxillaires des deux ptérygoïdiens.
Figure 5. — Vue de la face interne des ptérygoïdiens sur les mâchoires assemblées, la tète étant sciée sur le plan
médian.
Figure 6. — Attache du ptérygoïdien externe sur le fibro-cartilage articulaire, vue de face.
Les signes ont la même valeur dans chacun des deux groupes de figures 1, a et 3, 4 » 5,6.
FIGURE 1. (largue.) dien. A gauche, on voit soulevé, par une airigne, le petit muscle ptérygo-
salpingoïdien.
A. Portion mastoïdienne du temporal.
3. Palato-staphylin.
а. Apophyse styloïde.
4. 4. Trompe d’Eustache.
B. B. Mâchoire inférieure coupée sur le plan moyen.
5. Extrémité palatine coupée du palato-pharyngien et de la bandelette
C. Os hyoïde.
ptérygo-pharyngienne.
D. Cartilage thyroïde.
6. Attache mylo-hyoïdiennedu constricteur supérieur également coupée
1. Faisceau lingual du stylo-glosse.
7. Ptérygoïdien externe.
2. Faisceau inférieur qui va à l’hyoïde et au muscle génio-glosse.
3. Muscle lingual longitudinal inférieur. FIGURE 5
4. Face dorsale de la laugue- Muscles du voile du palais vus par le plan inférieur.
5. Basio-glosse. A. Voûte palatine. Les os sont sciés au-devant de la seconde dent grosse
б. Cérato-glosse. — Les deux portions de I’hyo-glosse. molaire.
7. Génio-glosse. 1, i. Péristaphylin interne. (Portion verticale.)
8. Stylo-pharyngien. 2. Portion horizontale ou palatine du même muscle.
9. Génio-hyoïdien. 3, 3. Portion verticale du péristaphylin externe.
10. Section du raphé médian des mylo-hyoïdiens. 4. Petit ligament ptérygo-maxillaire qui convertit en trou l’échancrure
11. Portion du ventre maxillaire du digastrique. sous laquelle le muscle se réfléchit.
12. Membrane hyo-thyroïdienne. 5, 6. Aponévrose palatine.
6. Coupe des bandelettes pharyngiennes. (Voy. figure 4.)
FIGURE 2. (langue.)
FIGURE 6.
A, A. Os maxillaire inférieur scié sur le plan moyen.
Muscles du voile du palais et de la cloison postérieure du pharynx. La
B. Os hyoïde.
tête est sciée verticalement en travers, en passant au-devant des sinus
1, 2. Muscle hyo-glosse,suivi jusqu’à la membrane muqueuse de la lan¬
sphénoïdaux, à travers les cornets de l’ethmoïde, et entre les deux der¬
gue. 1. Basio-glosse. 2. Cérato-glosse.
nières dents molaires des deux bords alvéolaires. La langue, l’os hyoïde
3. Génio-glosse.
et le cartilage thyroïde sont coupés aussi verticalement, de manière à lais
4. Face dorsale de la langue.
ser entre eux un intervalle qui permet d’apercevoir la paroi postérieure du
5. Lingual longitudinal inférieur.
pharynx.
FIGURE 3. A. Sinus sphénoïdaux.
B, B. Portions écailleuses des temporaux.
Langue vue par sa face inférieure. C - Fond du sinus maxillaire.
A. Corps de l’hyoïde. D. Cornets de l’ethmoïde.
B, B. Apophyses slyloïdes des temporaux. E. Cornet inférieur. Ces trois détails sont enlevés du côté opposé pour
1. 1. Côté gauche: Portion horizontale du stylo-glosse. laisser voir l’extrémité supérieure des muscles du palais et du pharynx.
2. Hyo-glosse. F, F. Dernières dents molaires supérieures encastrées dansleursalvéoles.
3. Génio-glosse suivi jusqu’à la membrane de la langue, et maintenu G. Sutures médianes des os palatins. Au-dessus se lève la cloison nasale.
dans son tendon génien par une airigne. H, H. Branche de l’os maxillaire inférieur.
4. Côté droit: Section de la portion sous-linguale du même muscle. I, I. Dernière dent molaire inférieure.
5. 6. Son insertion aponévrotique hyoïdienne, formant l’aponévrose K, K. Os hyoïde.
sous-linguale. L, L. Cartilage thyroïde.
6. Sillon médian sous-muqueux qui sépare les deux génio-glosses. 1. Péristaphylin interne.
7. Lingual longitudinal inférieur. 2. Sa portion palatine.
8. Extrémité du lingual transverse vers la pointe de la langue. 3. Péristaphylin externe.
4. 4. Constricteur supérieur du pharynx.
FIGURE 4. 5. Aponévrose céphalo-pharyngienne.
6. Insertion de la bandelette ptérygo-pharyngienne.
Muscles du voile du palais vu par le plan postérieur. Le crâne a été 7. Glosso-staphylin.
scié transversalement de l’une à l’autre des cavités glénoïdes des tempo¬ 8. Mylo-glosse.
raux ; les branches de l’os maxillaire inférieur sont sciées à la naissance 9. Bandelette glosso-palatine.
du corps de l’os. 10. Plan de section de la langue.
A. Corps sphéno-basilaire. 11. Épanouissement de la bandelette ptérygo-pharyngienne.
a, a. Ailes externes des apophyses ptérygoïdes. 12. Bandelette périslaphylo-pharyngienne.
B. B. Condyle du maxillaire inférieur. 13. Pharyngo-staphylin.
C. Voûte palatine. 14. Thyro-staphylin.
1. Côté droit : Péristaphylin interne vu du côté gauche. On n’a con¬ 15. Constricteur de l’œsophage.
servé que les attaches coupées de ce muscle. 16. Section du buccinateur.
2, 2. Péristaphylin externe. Du côté droit, son aponévrose est vue 17. Section du mylo-hyoïdien.
tout entière avec la poulie de réflexion que lui forme le crochet ptérygoï- 18. Cérato-glosse.
Kg. S.
TOME IL PLANCHE 99.
MUSCLES DU PHARYNX
PLAN LATÉRAL.
Figure i. —a Ensemble des muscles du pharynx. Pour montrer les connexions générales, on a conservé, dans la moitié
postérieure, tous les muscles rachidiens.
Figure 2. — Langue et muscles styliens. Cette figure montre l’union du stylo-glosse avec l’hyoïde et le génio-glosse.
Figure 3. — Insertions du constricteur inférieur sur le corps thyroïde.
Figure f\. — Muscle stylo-pharyngien.
FIGURE 1. glosse. Ce détail, que nous n’avons découvert que très récemment, est une
omission dans notre texte, qui se trouvait déjà imprimé : c’est pour ce motif
A. Os maxillaire inférieur. Il est scié verticalement à l’origine de sa bran¬ que nous essayons d’y suppléer ici.
che pour laisser voir les muscles. A. Section du maxillaire inférieur.
B. Maxillaire supérieur. B. Apophyse styloïde.
C. Portion mastoïdienne du temporal. C. Os hyoïde.
B. Clavicule. Il y en a un fragment d’emporté en dehors pour laisser voir D. Cartilage thyroïde.
l’attache costale du scalène antérieur. 1. Insertion du stylo-glosse sur l’apophyse styloïde et le ligament stylo-
E. Extrémité supérieure de l’omoplate. maxillaire, qui est coupé et renversé.
1. Muscle orbiculaire mes lèvres. 2. Faisceau lingual longitudinal coupé. (C’est celui qui est déjà décrit.)
а. Buccinateur. On voit en avant l’entre-croisement de ses fibres avec 3. Faisceau oblique hyo-linguo-génien. En suivant sur la figure son mode
celles des demi-orbiculaires, et en arrière l’aponévrose d’insertion ptérygo- de distribution, on voit qu’il se compose : i° d’un faisceau funiculaire qui
myloïdienne, qui lui est commune avec le constricteur supérieur. s’insère par un petit tendon au sommet de la petite corne de l’hyoïde ; 20 de
3. Constricteur supérieur du pharynx. plusieurs bandelettes dont la plus inférieure rejoint le faisceau chondro-gé-
4. Sphéno-salpingo-pharyngien. nien du génio-glosse; les autres se mêlent, de bas en haut, avec les faisceaux
5. PÉRISTAPHYLIN INTERNE. du même muscle qui gagnent la base de la langue.
б. Péristaphylin externe. Il est vu dans toute la hauteur de sa portion 4- Génio-glosse, dans toute la portion qui se distribue à la langue.
verticale, jusqu’au crochet de l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde, la par¬ 5. Son faisceau chondro-génien. Au-dessus se voit la bandelette de liaison
tie inférieure de l’aile externe étant enlevée à cette intention. du génio-glosse avec l’attache hyoïdienne du constricteur moyen.
7. Stylo-glosse. On aperçoit la naissance de ses deux faisceaux, le lin¬ 6. Faisceau hyo-génien (génio-hyoïdien de Winslow).
gual longitudinal superficiel et le lingual profond. (Voyez Figure 2.) 7. Muscle GÉNIO-HYOÏDIEN.
8. Extrémité supérieure du stylo-pharyngien, (Voyez Figures 2, 4.) 8. Constricteur moyen.
9. Portion de I’hyo-glosse. 9. Face dorsale de la langue.
10. Mylo-hyoïdien. 10. Muscle lingual longitudinal supérieur. Entre ses fibres et l’épanouisse¬
11. Constricteur moyen du pharynx. ment de celles du génio-glosse, la surface prend un aspect ponctué par la
12. Constricteur inférieur. section du lingual transverse.
13. Attache thyroïdienne du sterno-thyroïdien, renversée en dehors pour 11. Pointe de la langue coupée verticalement près du plan moyen. Elle
montrer la continuation des fibres profondes avec celles du constricteur in¬ montre les fibres du lingual vertical.
férieur. 12. Extrémité supérieure du stylo-pharyngien.
i4* Constricteur de l’œsophage. 13. i4- Insertions de ce muscle sur le cartilage thyroïde.
15. THYRO-HYOÏDIEN.
16. Membrane hyo-thyroïdienne. FIGURE 3.
17. Crico-thyroïdien. Au-dessous se voit la trachée-artère, et en avant la
commissure du corps thyroïde. 1. Constricteur inférieur.
18. Extrémité supérieure de l’œsophage. 2. Attache du sterno-thyroïdien, renversée en dehors.
19. Splénius. 3. Corps thyroïde airigné en dehors. — On voit en haut et en bas les at¬
20. Angulaire. taches du constricteur inférieur.
ai. Grand faisceau du scalène postérieur. 4. Trachée-artère.
22. Son petit faisceau.
23. Scalène antérieur. FIGURE 4.
24. Grand droit antérieur et long du cou.
25. Dentelé postérieur supérieur. a. Apophyse styloïde.
26. Rhomboïde. b. Cartilage thyroïde, écarté en dehors par une airigne.
27. Sus-épineux. c. Grande corne de l’hyoïde.
28. Section du trapèze. d. Epiglotte.
e. Cartilage arythénoïde.
FIGURE 2. f. Cartilage cricoïde.
1. Muscle stylo-pharyngien dont on voit les insertions sur toutes les
Cette figure comprend, sur le stylo-glosse, un détail nouveau, ou, du moins, parties dont précède l’indication.
il n’est pas à notre connaissance qu’aucun auteur en ait fait mention. Il s’agit 2. Faisceau thyro-staphylin du palato-pharyngien, que contourne en
d'un faisceau lingual de ce muscle qui se distribue à l’hyoïde et au génio- avant et en dedans le stylo-pharyngien.
n.99.
T o me '2
PLAN POSTÉRIEUR.
La tête est sciée horizontalement suivant le diamètre antéro-postérieur, au-dessus des orbites, et verticalement de
dedans en dehors, d’après trois plans, l’un moyen, en travers du corps sphéno-basilaire, et les deux autres latéraux,
inclinés obliquement, du corps sphéno-basilaire derrière l’apophyse mastoïde. Le pharynx est représenté dans sa posi¬
tion normale, et se détachant au-devant de la paroi antérieure du cou. En bas, les quatre premières côtes sciées en
travers indiquent la partie supérieure du plastron du thorax.
A. Corps sphéno-basilaire. après une longueur d’un pouce et demi. Au-devant de l’œsophage
B. Portion inférieure du frontal. se voit la portion correspondante de la trachée-artère.
C. C. Rocher des deux temporaux.
côté droit :
D. D. Extrémité sternale des clavicules.
E. Pièce supérieure du sternum. De chaque côté s’incurvent les 7. Attache myloïdienne du constricteur supérieur.
arcs antérieurs des quatre premières côtes. 8. Stylo-pharyngien.
9. Stylo-hyoïdien.
MUSCLES DU PHARYNX.
PLAN POSTÉRTEÜR.
DU LARYNX ET DU PHARYNX.
I. Trachée-artère également revêtue par la membrane muqueuse. 21. Thyro-staphylin. — Au-dessus et en arrière se voit le
MUSCLES DU BASSIN.
Figure i. — Carré des lombes psoas et iliaque (demi-nature).
FIGURE i. FIGURE 3.
et dont l’extrémité supérieure a été enlevée pour laisser voir la 6. Sa naissance sur la prostate.
7. Sa jonction avec le bulbo-caverneux.
partie supérieure de l’iliaque.
8. Bulbo-caverneux.
8. Côté droit: Petit psoas.
9. Extrémité antérieure du sphincter de l’anus.
9. Implantation iliaque de son tendon.
10. Faisceau prostatique du releveur de l’anus.
10, 10. Milieu de l’iliaque.
De 11 en 11. Côté gauche: Son insertion supérieure à la lèvre 11. Plan de section de la prostate.
12, 12. Attache du tendon commun des muscles grand psoas et 13. Racine du pénis.
a, a. Section des branches descendantes des pubis. 3. Son raphé médian et sa fusion avec le bulbo-caverneux.
2. 2. Attaches pubiennes. Entre les deux moitiés est un petit la branche pubienne.
MUSCLES DU BASSIN.
ADULTE (GRANDEUR NATURELLE).
A, A. Tubérosité de l’ischion. — a, a. Bord de la branche 5. Beleveur de l’anus. Son extrémité postérieure et inférieure.
ascendante du même os. — B. Face postérieure du coccyx. —
6. Ischio-coccygien. Ce muscle n’est vu que de ce côté où
c. Portion du grand ligament sacro-sciatique.
l’on a enlevé exprès une portion du grand fessier.
CÔTÉ GAUCHE : 7. Coupe de l’extrémité du grand fessier qui s’insère sur le coc¬
cyx et sur le grand ligament sacro-sciatique.
1. Milieu du bulbo-caverneux. On aperçoit, en arrière, le
point de son origine où ses fibres se mêlent à celles du transverse.
côté droit :
2. Ischio-caverneux, vu dans toute sa longueur.
3. Transverse du périnée. On aperçoit les trois languettes de
8. Extrémité supérieure du premier adducteur de la cuisse.
ce muscle : la première se mêle au sphincter; la seconde rejoint le
— 9. Idem, du droit interne. — io. Idem, du troisième ad¬
bulbo-caverneux ; la troisième tapisse le sillon placé en dedans de
ducteur.— 11. Extrémité du grand fessier.
l’ischio-caverneux.
4- Sphincter de l’anus. Le tiret est placé sur la portion ellip¬
tique du muscle. Aux deux extrémités sont les insertions cutanées. AU MILIEU ET EN AVANT :
En arrière, sur le coccyx, on a conservé la petite portion de peau
correspondante. Entre les demi-ellipses se voit l’orifice de l’anus, 12. Canal de l’urèthre. — i3, t3. Corps caverneux. — 14, 14»
entouré par le sphincter interne. — Autour de l’ellipse se déve¬ Cordons des vaisseaux spermatiques renversés en haut vers l’ab¬
loppe la portion capsulaire du muscle. domen. — 15. Extrémité libre du pénis recouverte de la peau.
PLANCHE I05.
A. Portion iliaque de l’os coxal. — B. Plan de section de la 1. Constricteur du vagin. — 2. Son insertion sur la base du
symphyse du pubis. — C. Sacrum. — D. Coccyx. clitoris. — 3. Anneau vaginal du même muscle, qui reçoit les fi¬
i. Muscle obturateur interne. —2. Arcade ostéo-fibreuse bres antérieures du releveur de l’anus. — 4- Entre-croisement
par laquelle passent les vaisseaux obturateurs. des fibres du constricteur du vagin avec celles du sphincter de
l’anus à l’union des commissures opposées, point correspondant
3. Pyramidal. Au-dessus se voit le foramen qui donne passage
aux vaisseaux fessiers. au milieu du périnée dans la femme.
4. Releveur de l’anus.—5. Son attache inférieure au coccyx 5. Ischio-clitoridien. 5\ Ischio-caverneux. Ces deux fais¬
ceaux sont compris par les auteurs sous l’un ou l’autre des noms
et sur un raplié médian. — 6. Bandelette ischio-pubienne qui sert
indiqués; mais ils constituent, en fait, deux muscles différens.
a son implantation supérieure. — De 7 en 8. Attache pubienne.
6. Clitoris.
g. Portion interne ou capsulaire du sphincter de l’anus. —
7. Muscle transverse, dit du périnée, quoique ce nom soit
10, 10. Extrémités antérieure et postérieure de la portion ellipti¬
impropre chez la femme.
que (demi-ellipse gauche).— 11. Demi-ellipse droite.
8. Sphincter de l’anus (portion elliptique).— 9. Releveur
12. Ischio-coccygien.
de l’anus.
13. Petit ligament sacro-sciatique.
côté gauche ;
MUSCLES DU BASSIN.
Figure i. — Aspect général du bassin. Le contour est formé par la section des muscles abdominaux et de leurs aponévroses.
Sa paroi abdominale est tirée en avant par des airignes.
Figure a. — Petit bassin en premier plan, les os étant sciés sur le contour du détroit supérieur.
Dans les deux figures, on a représenté d'un côté les muscles, et de Vautre les aponévroses ;
les signes indicatifs sont les mêmes.
A. Figure i. Cinquième vertèbre lombaire. Dans la Figure 2, 18. Figure 1. Point de jonction des aponévroses abdominales
la section passe au milieu de la première vertèbre sacre'e. postérieures (feuillets de l’aponévrose du transverse).
B. Figures 1, 2. Symphyse des pubis. 19. Figure 1. Feuillet antérieur.
C, C. Figures i, 2. Branche horizontale des pubis. 20. Figure 1. Feuillet moyen, le plus fort.
D, D. Figure 2. Section de la base de l’iléon. 21. Figure i. Feuillet postérieur (aponévrose du petit oblique
1, I. Figure i. Extrémité inférieure des muscles droits. et des dentelés postérieurs).
2, 2. Figure i. Leur plan de section. 22. Figure i . Aponévrose du grand dorsal.
3, 3. Figure i.Plandesectiondel’oBLiQUEEXTERNEabdominal. a3. Figure i. Grand psoas et tendon du petit.
4, 4. Figure 1. Idem, de I’oblique interne. 24. Figure i. Sou plan de section.
5, 5. Figure i. Idem, du transverse. 25. Figure i. Muscle iliaque.
6, 6. Figure i. Idem, de l’aponévrose de l’oblique externe. 26. 27. Figure i . Fascia iliaca qui revêt les muscles.
7, Figure i. La même aponévrose formant le feuillet super¬ 28. Figures 1,2. Obturateur interne. — A gauche il est re¬
ficiel antérieur de la gaîne du grand droit. couvert par le feuillet du fascia pelviaon pelviensis qui lui est propre.
8, Figure i. Feuillet profond antérieur dépendant de l’obli¬ 29. Figures i, 2. Pyramidal. Il est également recouvert à
que interne. gauche par son feuillet aponévrotique.
Tome 2
ri.iod»:
MUSCLES DE L’ÉPAULE.
PLANCHE 107.— PLAN ANTÉRIEUR.
SOUS-SCAPULAIRE, GRAND ROND, SUS-ÉPINEUX, ET PORTION DU DELTOÏDE, DU GRAND DORSAL, DES BICEPS ET TRICEPS BRACHIAUX
ADULTE (demi-nature).
Figure i . — Plan antérieur scapulo - huméral. = Figure a. — Le même, sans le grand dorsal. — Figure 3. — - Plan supérieur.
= Figure 4- — Attache du sous-scapulaire.
A, A. Figures i , a, 4- Corps de l’omoplate. —a1. Figures i, a, 1 a. Figure 1. Bord axillaire du grand dorsal. — i3. Figure 1
3. Apophyse coracoïde. — a5. Figures i, a, 3. Section de l’apo¬ Attache de son tendon huméral.
physe acromion. — a®. Figure 3. Epine de l’omoplate.
DELTOÏDE.
muscle sous-scapulaire. 14. Figures i, 2. Milieu de ce muscle.— i5. Figures 1,2. At¬
tache humérale.
i. Figures i, a. Sou milieu. — a. Figures i, a, 3. Attache
TRICEPS BRACHIAL.
supérieure humérale. —De 3 en 3. Figures i, a. Attache scapu¬
laire supérieure. — De 3 en 4-Figures i , a. Attache au bord spinal. 16. Figures 1,2. Milieu de la longue portion.— 17. Figure 2.
— 4- Figures i, a. Attache inférieure. — 5. Figures i,a. Tendon Son tendon scapulaire.
du faisceau axillaire.
BRACHIAL ANTÉRIEUR.
GRAND ROND.
18. Figures i, 2. Son attache humérale interne provenant de
6. Figures i, a. Son milieu. — 7. Figure a. Attache humé¬ ia bifurcation supérieure. Le muscle est coupé au-dessous.
rale. — 8. Figures i, a. Attache scapulaire.
SOUS-ÉPINEUX.
SUS-ÉPINEUX.
19. Figure 3. Attache de son tendon huméral.
g. Figure 3. Milieu du muscle sus-épineux. Les figures 1 et 2 20. Figure 4- Tendon de la longue portion du biceps dans la
laissent voir la saillie de ce muscle au-dessus du bord spinal de gaîne que lui fournit la capsule scapulo-humérale. -r-21. Figure i .
l’omoplate. — 10. Figure 3. Attache humérale. — 11. Fi¬ Attache à l’apophyse coracoïde du tendon de la courte portion du
gure 3. Attache au bord spinal de l’omoplate. biceps uni au caraco-brachial.
22, 22. Figures 3, 4- Capsule fibreuse scapulo-humérale. —
GRAND DORSAL.
a3. Figure i. Tendon du grand pectoral.— 24. Figures 3, 4-
Ce muscle est coupé au-dessous du grand rond. Ligament coraco-huméral.
deltoïde, sus-épineux, sous-épineux, petit bond, gband bond.—attaches des muscles BOTATEUBS DE L’ÉPAULE.
L’aisselle est offerte dans son plus grand développement, le bras élevé et légèrement écarté en dehors et en arrière. L’épaisseur
de la peau et celle du tissu adipeux sous-cutané sont conservées partout aux contours extérieurs.
2. Son extrémité inférieure qui déborde le grand pectoral. 13. Portion charnue de ce muscle dans le point où elle se con¬
fond avec la courte portion du biceps, sous l’attache du grand
GRAND DENTELÉ. pectoral.
TRICEPS BRACHIAL.
3.
Quatre de ses languettes remplissent l’aire triangulaire for¬
mée par les bords adjacens du grand pectoral et des sous-scapu- i4- Aponévrose de sa longue portion.— i5.Sa portion interne.
laire, grand dorsal, et grand rond. 16, 16. Deltoïde.
17. L’un des intercostaux externes, aperçu entre les digita¬
GRAND DORSAL. tions du grand-dentelé.
A partir du triangle axillaire, entre le grand pectoral, le coraco-
4- Son bord axillaire. — 5. Son tendon huméral.
brachial, et le biceps d’un côté, et de l'autre côté les tendons des
sous-scapulaire, grand rond, grand dorsal, et la portion interne
SOUS-SCAPULAIRE.
du triceps, on suit de l’œil le sillon que parcourent les vaisseaux
6. Son épaisseur. — 7. Son attache humérale. axillaires et brachiaux.
MUSCLES DU BRAS.
PLANCHE 111.—PLAN ANTÉRIEUR.
DELTOÏDE, BICEPS, C.ORACO-BRACHIAL, BRACHIAL ANTÉRIEUR, PORTIONS LATÉRALES DU TRICEPS, NAISSANCE DES MUSCLÉS
DE L’AVANT-BRAS.
ADULTE (DEMI-NATURE).
4. Figures i, 2. Milieu du muscle. — 5. Figures 2,3. Tendon 16. Figures 1,2, 3. Faisceau ou portion externe.— 17. Fi¬
de la longue portion. Il est coupé dans la Figure 3. — 6. Fi¬ gures 1, 2, 3. Faisceau ou portion interne. — 18. Figures 1,
gures 1, 2, 3. Courte portion unie au coraco-braclnal. Elle est 2, 3. Tendon huméral du grand pectoral. — 19. Figure i. Ex¬
coupée dans la Figure 3. — 7. Figures 1, 2, 3. Tendon inférieur trémité humérale du long supinateur. —10. Figures 1,2. Ex¬
radial. La Figure i représente la naissance de l’aponévrose bici¬ trémité humérale du premier radial. —21. Figure 2. Extrémité
pitale ; la Figure 2, l’insertion du tendon avec sa bourse syno¬ humérale du fléchisseur sublime. — 22. Figure i. Aponévrose
viale; la Figure 3, l’extrémité du tendon coupée. bicipitale.
A. Figure. 3. Apophyse coracoïde de la clavicule. — B. Fi¬ Ventre charnu de la portion externe. — 11. Figure 2. Limite su¬
gures 1, 2, 3. Corps de l’omoplate. L’os est soulevé pour faire périeure de son attache humérale.
apercevoir l’attache de la longue portion du triceps, de manière
que son angle spinal est haut. —C. Figures 1, 2, 3. Corps de brachial antérieur (vu en arrière).
l’humérus. — D. Figures i, 2, 3. Extrémité humérale du cubitus.
— E. Figures i, 3. Extrémité humérale du radius.—a. Figures 12. Figure 3. Portion interne. — i3. Figure 3. Portion ex¬
1, 2, 3. Capsule fibreuse scapulo-humérale.—b. Figures i, 2, 3. terne. — 14. Figure 3. Attache externe, provenant de la bifur¬
Ligament latéral interne huméro-cubital. — c. Figures i,3. Li¬ cation supérieure. ,
gament latéral externe huméro-radial. — d. Figure 3.-Ligament
CORACO-BRACHIAL.
postérieur.
MUSCLE TRICEPS BRACHIAL. i5. Figures 2,3. Son milieu. — 16. Figure 3. Son attache
supérieure, coracoïdienne, commune avec la courte portion du bi¬
i. Figures i , 2. Aponévrose commune d’insertion des trois por¬
ceps. — 17. Figure 3. Son attache inférieure humérale.
tions du triceps. —2. Figures i, 2. Son attache inférieure olé¬
cranienne. —- 3. Figure i . Ventre charnu de la longue portion. —
BICEPS.
4. Figure 2. Coupe de cette portion pour laisser voir les attaches
supérieures des deux autres. — 5. Figure i . Faisceau supérieur de 18. Figures 2, 3. Courte portion. — 19. Figures i, 2, 3.Ten¬
la longue portion.—6. Figures 1, 3. Attache de son tendon sca¬ dons unis des sous-épineux et petit rond. — 20. Figures i, 2.
pulaire. — 7. Figures i. 2. Milieu de la portion interne. — 8. Fi¬ *Tendon du sous scapulaire. — 21. Figures i, 2. Tendons unis
gures 1, 2. Limite de son attache inférieure. — 9. Figure 2. Li¬ des grand dorsal et grand rond,— 22. Figures i , 3. Tendon hu¬
mite supérieure de son attache humérale. — 10. Figures i, 2. méral du deltoïde.
Tome
Tome 2 pi.m.
TOME II. PLANCHE 115.
MUSCLES DU BRAS.
PLANS LATÉRAUX.
ADULTE (DEMI-nature).
4- Figures 1,2. Ventre charnu. 21. Figuresi, 2. Tendons unis du grand dorsal etdu grand rond.
5. Figures 1, 2. Attache inférieure humérale. 22. Figure 3. Tendons unis des sous-épineux et petit rond.
23. Figure 3. Tendon du grand pectoral.
BRACHIAL ANTÉRIEUR. 24. Figure 3. Tendon du deltoïde.
25. Figure i. Attache humérale commune des muscles super¬
6. Figures 1, 2, 3. Milieu du muscle. ficiels de l’avant-bras, rond pronateur, radial antérieur, palmaire
7. Figure 3. Faisceau inférieur externe. grêle, et cubital antérieur.
pi.na.
TOME II. PLANCHE 114,
ROND PRONATEUR, RADIAL ANTÉRIEUR, PALMAIRE GRELE, CUBITAL ANTÉRIEUR, FLÉCHISSEUR SUBLIME, COURT SUPINATEUR,
BICEPS.
17. Figures 1, 2. Attache supérieure humérale confondue avec
1. Figure i. Faisceau interne faisant suite à sa courteporlion. celle des radial antérieur, palmaire grêle, et cubital antérieur.
2. Figure i. Faisceau externe continue à sa longue portion. 18. Figures i, 2. Attache inférieure radiale. Ces deux attaches
3. Figure 1. Tendon radial commun. sont isolées sur la Figure 2.
TRICEPS.
23, 24. Figure 1. Portion charnue et tendon.
9. Figures i, 2. Extrémité inférieure de la portion externe.
FLÉCHISSEUR SUBLIME.
LONG SUPINATEUR.
25. Figurfs 1,2. Son milieu.
10. Figure i. Portion charnue. 26. Figure 2. Extrémité supérieure (humérale) aponévrotique.
11. Figure i. Tendon. 27. Figure 2. Portion radiale. Inférieurement elle s’attache sur
le radius, et supérieurement, par une bandelette fibreuse, elle re¬
PREMIER RADIAL.
monte s’insérer sur le cubitus en commun avec la courte aponé¬
12. Figures i, 2. Portion charnue. vrose du tendon du biceps.
13. Figures i, 2. Tendon. 28. Figure 2. Tendons inférieurs.
BICEPS, BRACHIAL ANTÉRIEUR, TRICEPS, ROND PRONATEUR, RADIAL ANTÉRIEUR, PALMAIRE GRÊLE, LES TROIS
LONGS FLÉCHISSEURS, ET LES MUSCLES DES ÉMINENCES THÉNAR ET HYPOTHÉNAR.
ADULTE (demi-NATURE).
i. Figure i. Extrémité inférieure du biceps brachial.— a. 16. Attaches de ses quatre languettes inférieures. — 17, 18 et 19.
Figures i, a. Son tendon inférieur radial. — 3. Figure i. Extré¬ Figure i . Sa portion externe qui se confond sur l’éminence thé-
mité inférieure du brachial-antérieur. — 4. Figure 2. Son at¬ nar avec le tissu cellulaire sous-cutané.
tache inférieure cubitale. 20. Tendon du cubital antérieur.
5. Figures i, 2. Extrémité inférieure du triceps brachial.
PREMIER RADIAL EXTERNE.
LONG SUPINATEUR.
21. Figure 2. Ventre charnu. — 22. Figure 2. Tendon.
6. Figure 1. Milieu. — 7. Figures i, 2. Tendon inférieur.
La Figure 7 montre son attache radiale. LONG FLÉCHISSEUR SUPERFICIEL.
ROND PRONATEUR, LONG FLÉCHISSEUR SUPERFICIEL, LONG FLÉCHISSEUR PROFOND, LONG FLÉCHISSEUR PROPRE DU POUCE,
COURT SUPINATEUR, CARRÉ PRONATEUR, PREMIER RADIAL EXTERNE, ADDUCTEUR DU POUCE ET INTEROSSEUX.
par N. H. Jacob.
TOME II. PLANCHES 117 ET 118.
MUSCLES DE L’AYANT-BRAS.
PLANCHE 117. - PLAN POSTÉRIEUR.
ADULTE DEMI-NATURE).
1. Figure i . Muscle long supinateur. 20. Figure i. Extrémité inférieure du triceps brachiai.
2. Figure i . Premier radial externe. 21. Figure 2. Court supinateur.
3. Figures i, 2. Milieu du second-radial externe. —/j. 22. Figures i, 2. Long abducteur du pouce.
Figure 2. Son attache supérieure humérale. — 5. Figures 1,2. 23. Figures i, 2. Court extenseur du pouce. —24. Figures
Son attache inférieure métacarpienne. A son côté externe se voit 1, 2. Attache phalangienne de son tendon.
l’insertion du premier radial. 25. Figures 1,2. Long extenseur du pouce. — 26. Figures
6. Figure i. Milieu de 1’extenseur commun des doigts. — 1,2. Son tendon ; il s’insère un peu plus bas à la phalange un¬
7. Figure i. Son attache supérieure humérale. — 8. Figure i. guéale du pouce.
Les quatre tendons au-dessous du ligament annulaire du carpe. 27. Figure 2. Extenseur propre de l’indicateur. — 28. Fi¬
— 8\ Figure 2. Leur gouttière de glissement. gure 2. Sa fusion en un seul tendon avec celui qui vient de l’ex¬
9. Figure i. Extenseur propre de l’indicateur.— 10, Fi¬ tenseur commun.
gure 1. Son tendon. — 10*. Figure 2. Sa gouttière de glissement. 29. Figure 2. Premier interosseux dorsal.
11. Figure i. Cubital postérieur. — 12. Figure 1. Son at¬ 30. Figure 2. Premier interosseux palmaire.
tache supérieure cubitale.— i3. Figure i . Son attache inférieure 31. Figure 2. Deuxième interosseux dorsal.
métacarpienne. — 14. Figure 2. Sa gouttière de glissement. 32. Figure 2. Troisième interosseux dorsal.
15. Figures 1,2. Anconé. 33. Figure 2. Deuxième interosseux palmaire.
16. Figures i, 2. Milieu du cubital antérieur.—17, ^.Fi¬ 34. Figure 2. Quatrième interosseux dorsal.
gures 1, 2. Aponévrose anti-brachiale qui contribue à l’insertion 35. Figure 2. Troisième interosseux palmaire.
de ses fibres. 36. Figure 2. Ligament postérieur de l’articulation huméro-
18. Figure i. Portion de l’extrémité inférieure du biceps cubitale.
BRACHIAL.
19, 19. Figures i, 2. Portion du brachial antérieur. Nota. La figure 3 représente l’attache inférieure isolée du long supinateur.
A. Figures 2, 3, 4, 5. Humérus.—B. Figures 2, 3, 4> 5. Cubi¬ i3. Figure 1. Milieu du long extenseur commun. — i3\ Fi¬
tus.— C. Figures 2, 3, 4» 5. Radius.— De Den D. Figures 2, 3. gure 1. Insertion supérieure des extenseurs.— 14- Figure 1. Ten¬
Les cinq os métacarpiens. — a. Figures 2, 3. Ligament postérieur dons inférieurs.
de l’articulation huméro-cubitale. — b. Figures 2, 4- Ligament 15. Figure i. Anconé.
latéral externe de la même articulation. — c. Figure 5. Ligament 16. Figure i. Extenseur propre du petit doigt.
latéral interne. — d. Figure 5. Ligament antérieur. —e. Figures 17. Figures i, 3. Milieu du cubital postérieur.— 18. Fi¬
2, 4, 5. Ligament interosseux cubito-radial. — f. Figures i , 2. gure 3. Attache supérieure humérale. — 19. Figure 3. Attache
Ensemble des ligamens postérieurs du carpe. inférieure métacarpienne.
1. Figure 1. Portion inférieure du biceps brachial. — 1”. Fi¬ 20. Figure i. Bond pronateur.
gures i,5. Son tendon radial. 21. Figure i . Radial antérieur.— 22. Ficure i . Son tendon.
2. Figure i. Faisceau externe du brachial antérieur.— 3. 23. Figure i . Milieu du long abducteur du pouce. — 24. Fi¬
Figure i . Faisceau interne. gures 1, 2, 3. Attache de son tendon au premier métacarpien.
4- Figure î. Portion inférieure du triceps brachial. 25. F'igure i. Court extenseur du pouce. — 26. Figure i.
5. Figure i. Milieu du long supinateur. — 6. Figure i. Attache de son tendon à la première phalange du pouce.
Attache supérieure humérale. — 7. Figure 1. Tendon inférieur. 27. Figure i. Long extenseur du pouce. — 28. Figure i.
8. Figures i, 2.Milieu du premier radial. —9. Figure 2. Attache de son tendon à la phalange unguéale du pouce.
Attache supérieure humérale. — 10. Figures 1, 2, 3. Attache mé¬ 29. Figure i. Extenseur propre de l’indicateur.— 3o. Fi¬
tacarpienne du tendon inférieur. gure 1. Son tendon.
11. Figures i, 2. Milieu du second radial. — 1 i\ Figure2. 31. Figure i . Opposant du pouce.
Attache supérieure qui descend de l’humérus. — 12. Figures 1, 32. Figure 1. Premier interosseux.
2, 3. Attache métacarpienne du tendon inférieur. 33. Figure i. Ligament annulaire du carpe.
Tome 2. PL 117.
lmp ,.£ec(juet,Par]
Dessiné d'apres nature par N.H. Jacob.
TOME II. PLANCHE 119
MUSCLES DE LA MAIN.
COUCHE SUPERFICIELLE.
On n’a enlevé à la main que les tégumens et l’aponévrose palmaire. Les aspects, variés pour les cinq doigts, représentent . i Au
pouce et à Xannulaire, la surface de la gaine des fléchisseurs. a“ Au médius, les connexions des tendons des deux fléchisseurs.
3° A Xindicateur, le tendon isolé du fléchisseur-profond ; celui du fléchisseur superficiel est coupé à la naissance du doigt. 4“ Au
petit doigt, le tendon isolé du fléchisseur superficiel ; celui du fléchisseur profond est coupé au-dessous de la bifurcation du premier.
DOIGT INDICATEUR.
i. Milieu du court abducteur du pouce.
а. Son attache supérieure au ligament annulaire du carpe et 24. Extrémité coupée du tendon fléchisseur superficiel.
à l’os scaphoïde. 25. Tendon fléchisseur profond.
3. Son attache inférieure à la première phalange du pouce.
MÉDIUS.
4. Court fléchisseur du pouce.
5. Son attache supérieure au ligament palmaire. 26. Tendon fléchisseur superficiel.
б. Son attache inférieure externe. 27. Tendon fléchisseur profond.
7. Bord externe de I’opposant du pouce.
annulaire.
8. Palmaire cutané.
9. Milieu de I’adducteur du petit doigt. De 28 en 28. Surface antérieure de la gaine fibreuse des tendons.
10. Son attache supérieure à l’os pisiforme. Elle se compose, i° en haut et sur les deux premières articulations,
11. Son attache inférieure à la première phalange du petit doigt. de demi-cercles fibreux; 20 sur le milieu de la première phalange,
12. Court fléchisseur du petit doigt. d’un entre-croisement en X, et sur celui de la deuxième phalange,
13. Tendon du palmaire grêle. Il est coupé, à la naissance de d’une bandelette oblique. Une membrane mince et diaphane rem¬
l’aponévrose palmaire, au-devant du ligament du même nom. plit les intervalles et laisse apercevoir les tendons.
17. 18,19, 20. Les muscles lombricaux, du premierau qua¬ 30. Extrémité coupée du tendon fléchisseur profond.
trième. On suit leur trajet dans la paume de la main, et on aper¬ 31. Bandelettes latérales d’insertion à la deuxième phalange du
çoit distinctement l’insertion de leurs tendons digitaux. Entre eux tendon fléchisseur-superficiel.
se voient, dans toute la hauteur, les doubles tendons fléchisseurs, 32. Ligament annulaire. On distingue la toile déliée qui revêt
et, vers la naissance des doigts, les tendons des interosseux re¬ les tendons des radial antérieur, palmaire grêle, et cubital antérieur,
couverts par le ligament métacarpien transverse. (Voyez PLANCHE 121, Figure 4-)
21. Muscle ADDUCTEUR DU POUCE. 33. 33. Tendons des long abductcuret court extenseur du pouce.
22. Premier interosseux dorsal. 34. 34. (Pouceet indicateur, et successivement aux autres doigts),
23. 23. Gaine fibreuse du tendon du long fléchisseur du pouce. ligamens obliques de la dernière phalange.
Tome 2.
PI. 1119,
TOME II. PLANCHE 12#.
MUSCLES DE LA MAIN.
DEUXIÈME COUCHE DE LA FACE PALMAIRE.
Figure i. — Main et partie inférieure de Vavant-bras. On a enlevé les'muscles radial antérieur et palmaire grêle,
le ligament annulaire du carpe, le muscle cour t abducteur du pouce, et le trajet palmaire des tendons
du long fléchisseur superficiel.
Figure 2. — Court fléchisseur du pouce isolé.
Figure 3. — Gouttière du tendon du long fléchisseur du pouce vue de face.
Les chiffres ont la même signification dans les figures 1 et 2. La figure 3 est numérotée à part.
FIGURE 1 et 2. leur portion digitale leur gaine fibreuse est renversée de chaque
côté dans toute la longueur des doigts.
1. Figures 1,2. Attache supérieure coupée du court abduc¬
19, 20, 21, 22. Figure i. Les quatre muscles lombricaux.
teur du POUCE
On aperçoit leurs insertions supérieures sur les tendons du flé¬
2. Figures 1,2. Attache inférieure du même muscle.
chisseur profond, et leurs insertions inférieures digitales.
3. Figures i, 2. Ventre charnu du court fléchisseur du
En bas, entre l’écartement des lombricaux et au-dessous de
pouce.
l’adducteur du pouce, on voit l’extrémité inférieure des mus¬
4 et 5. Figures r, 2. Ses attaches. 4- La supérieure à l’ar¬
cles interosseux.
cade palmaire; 5. l’inférieure à la première phalange du pouce.
23. Figures 1, 2. Portion charnue inférieure et tendon du
6. Figure i. Opposant du pouce.
long fléchisseur du pouce. Dans la Figure 2 on aperçoit son
7 et de 8 en 8. Figure 2. Ses attaches coupées.
passage en dedans de l’articulation carpo-métacarpienne, et der¬
9. Figure i. Adducteur du pouce.
rière , un ligament qui rejoint l’arcade palmaire.
to. Figure i. Adducteur du petit doigt.
24. Figures i, 2. Le même tendon vu dans sa gaîne en-
11. Figure i. Court fléchisseur du petit doigt.
tr’ouverte.
Les attaches de ces deux muscles sont visibles à leurs extrémités.
25. Figure i. Extrémité inférieure du cubital antérieur.
12 et i3. Figure i. Tendons du fléchisseur superficiel,
26. Figure i . Carré pronateur.
groups deux à deux.
27. Figure i. Tendon du radial antérieur.
i4- Figure i. Coupe des quatre tendons au-dessous de l’arcade
28. Figure i. Tendons des long abducteur et court extenseur
fibreuse palmaire, pour laisser voir les muscles lomhricaux et les
du pouce.
tendons du long fléchisseur profond.
29. Figure i . Arcade aponévrotique ou ligament palmaire.
i5 , i5. Figure 1. (Deuxième et troisième doigts.) Portion di¬
gitale des mêmes tendons que traversent ceux du fléchisseur pro¬
FIGURE 3.
fond.
16, 16. Figure 1. (Troisième et quatrième doigts). Attaches 1. Tendon du long fléchisseur du pouce.
de ces tendons par des languettes latérales sur la deuxième phalange.
2. Son passage sous l’arcade fibreuse métacarpo-phalangienne
17, 17. Figure 1. (Deuxième et troisième doigts.) Tendons du que lui forment les épanouissemens des muscles de l’éminence
muscle long fléchisseur profond au-dessous de la perforation de thénar.
ceux du fléchisseur superficiel. Plus bas se voit leur insertion au 3. Son implantation à la phalange unguéale.
tubercule antérieur de la phalange unguéale.
De 4 en 4- Gouttière fibreuse que lui forme l’arcade palmaire.
18, 18. Figure 1. (Quatrième et cinquième doigts.) Tendons 5. Muscle court fléchisseur du pouce.
du même muscle isolés de ceux du fléchisseur superficiel. 6. Adducteur.
Les quatre tendons sont visibles dans la paume de la main. Dans 7. Court abducteur.
Tome 2 PI o 110
Pour déterminer rigoureusement les contours extérieurs , ils ont été pris sur une main en plâtre moulée d’après nature.
Les signes ont la même valeur dans les figures 1 et 2. Les figures 3 et 4 sont numérotées à part.
FIGURES 1 et 2. 26, 28, 3o, 3a. Figure 2. Leurs coulisses de glissement sur les
phalanges des quatre derniers doigts.
a. Figures 1. 2. Ensemble des ligatnens antérieurs du carpe. 33. Figure i. Tendon coupé du cubital antérieur. Au-dessous
(Voyez PLANCHE 55). de la saillie de l’os pisiforme se voit l’attache supérieure , égale¬
b. Figure i. Coulisse fibreuse des tendons fléchisseurs. ment coupée, de l’adducteur du petit doigt.
1. Figure i. Muscle carré phonateur. 34* Figure i. Tendon coupé du radial antérieur.
2. Figure i. Milieu de I’opposant du pouce.
3. Figure i.Son attache supérieure à l’os trapèze et au liga¬
FIGURE 3.
ment palmaire.
4. Figure 1. Tendon inférieur qui limite son attache externe a, b, c, d. Surfaces articulaires métacarpiennes des os trapèze,
métacarpienne.
trapézoïde, capitatum , et nuciforme.
5,5. Figure 1. Attaches coupées du court abducteur dupouce. De ià 7. Plan de fusion des muscles; 1, 2, 3, des court ab¬
6. Figure i. Milieu de Padducteur du pouce.
ducteur, court fléchisseur, et opposant du pouce; 4» du palmaire
7. Figure i. Ses attaches supérieures métacarpiennes.
cutané; 5, 6, 7, de l’adducteur, de l’opposant, et du court fléchis¬
Tout le long de sa base se voit son insertion interne sur la ligue
seur du petit doigt.
moyenne du troisième os métacarpien.
Au milieu et vers le tiers supérieur se voit l’ouverture ovalaire
8. Figure i . Son attache inférieure à la première phalange
ostéo-fibreuse qui donue passageaux tendons des deux muscles longs
du pouce.
fléchisseurs communs.
8“. Figure i . Anneau fibreux formé au-devant du tendon du
De 9 a 18. Trous de passage des tendons : 9, du long fléchis¬
long fléchisseur du pouce par l’épanouissement des attaches des
seur du pouce ; 10, du radial antérieur; 11, des long abducteur
court abducteur, court-fléchisseur, et adducteur.
et court extenseur du pouce; 11*, du long extenseur du pouce;
9. Figure i. Milieu de I’opposant du petit doigt.
12, du premier radial externe; i3,du second radial; 14, i5,16,
10. Figure i. Son attache supérieure à l’os crochu et au liga¬
de l’extenseur propre de l’index et de l’extenseur commun; 17, de
ment palmaire. l’extenseur propre du petit doigt ; 18, du cubital postérieur.
1 1. Figure i. Tendon inférieur qui limite son attache interne
métacarpienne.
FIGURE 4.
12. Figures i, 2. Premier interosseux dorsal.
i 3. Figure 2. Son attache au premier os du métacarpe.
14. Figures 1,2. Son tendon digital. 1. Surface articulaire du radius.
15. Figures i, 2. Premier interosseux palmaire. 2. Surface articulaire du fibro-cartilage triangulaire.
16. Figures i, 2. Son tendon digital. 3. 3. Contour de la capsule radio-carpienne.
17. Figures i, 2. Deuxième interosseux dorsal. 4, 4, 4, 4- Contour du ligament annulaire du carpe.
18. Figures 1,2. Son tendon digital. De 4 (bord radial) en 5 (bord cubital). Duplicature du liga¬
19. Figures i, 2. Troisième interosseux dorsal. ment annulaire qui passe au-devant des tendons des radial anté¬
20. Figures i, 2. Son tendon digital. rieur, palmaire grêle, et cubital antérieur.
iga. Figures i, 2. Deuxième interosseux palmaire. De 6 en 17. Trous de passage des tendons: 6, du radial an¬
20". Figures 1,2. Son tendon digital. térieur; 7, du palmaire grêle ; 8, du cubital antérieur; de 9 en 9,
21. Figures 1, 2. Quatrième interosseux dorsal. des quatre tendons du fléchisseur superficiel, et au-dessous, des
22. Figures i, 2. Son teudon digital. quatre tendons du fléchisseur profond; 10, du long fléchisseur du
23. Figures i, 2. Troisième interosseux palmaire. pouce; 11, du long abducteur et du court extenseur du pouce;
24* Figures i, 2. Son tendon digital. 12, du premier radial externe; 13, du second radial et du long
25, 27, 29, 31, 32. Figure i. Doubles tendons fléchisseurs des extenseur du pouce; 14, des extenseurs propre de l’index, et com¬
cinq doigts maintenus en haut par leurs anneaux et par le liga¬ mun des doigts; i5, de l’extenseur propre du petit doigt; i6,du
ment métacarpien transverse. cubital postérieur.
PL 123.
rmp.Jiee(|uet, Paris.
TOME II. PLANCHE 128
MUSCLES DE LA MAIN.
PLAN POSTÉRIEUR.
MUSCLES DE LA MAIN.
PLAN RADIAL.
Figure i. Main latérale externe, muscles extenseurs, long abducteur, opposant et adducteur du pouce, premier
interosseux dorsal, extenseur propre de Vindex.
Figure 2. Doigt médius, deuxième lombrical et deuxième interosseuxpalmaire, tendonsfléchisseurs dans leur gaine.
Figures 3, 4, 3, G, 7. — Détails sur l'agencement réciproque des doubles tendons fléchisseurs.
FIGURE 1.
28. Extrémité digitale du premier lombrical.
29. Son épanouissement sur le tendon extenseur.
I . Coupe du LONG AHDUCTEUR DU POUCE.
2. Son insertion inférieure métacarpienne.
FIGURE 2.
3. Coupe du COURT EXTENSEUR DU POUCE.
4- Son insertion inférieure phalangienne. 1. Deuxième interosseux dorsal.
5. Long extenseur du pouce. 2. Son attache supérieure métacarpienne.
6. Son tendon au-dessous de la gaîne du ligament annulaire du 3. Son tendon inférieur épanoui sur celui de l’extenseur.
carpe. 4- Deuxième lombrical , attaché sur le tendon fléchisseur
profond.
7. Insertion du même tendon à la phalange unguéale.
8. Extenseur propre de l’indicateur. A côté se voit, de 5. Epanouissement de son tendon digital.
profil, l’extenseur commun. 6. Tendon fléchisseur superficiel coupé en haut. Le doigt re¬
présente les deux tendons dans leurs gaînes.
9. Les deux tendons extenseurs de l’index.
10. Leur écartement sur l’articulation interphalangienne.
FIGURE 3.
11. Leur insertion sur la phalange unguéale.
12. Tendon coupé du long supinateur. 1. Tendon coupé du fléchisseur superficiel.
13. Tendon coupé du radial antérieur, 2. Point où il est perforé pour le passage du tendon du flé¬
j 4- Tendon coupé du palmaire grêle. chisseur profond (4).
15. Masse charnue inférieure du long fléchisseur superficiel. 3. Insertion de ses languettes terminales à la deuxième phalange.
16. Tendon coupé du premier radial externe, au-dessus de 4. Tendon du fléchisseur profond.
l’abducteur du pouce. 5. Son insertion à la phalange unguéale.
*7» lT- Le même tendon : 17, au-dessus du ligament annu¬ 6. Enveloppe ligamenteuse des deux tendons, doublée par
leurs synoviales.
laire; 17*, à son insertion au deuxième os métacarpien.
7. Adhérence ligamenteuse sur la première phalange. Au-
18, i8\ Tendon du second radial: 18, au-dessus du ligament
dessus est un lien filiforme.
annulaire; 180, à son insertion au troisième os métacarpien.
8. Ligament attaché sur la deuxième phalange.
19, 19. Ligament annulaire du carpe.
Figure 4, tendon fléchisseur superficiel. Figure 5, tendon flé¬
20, Opposant du pouce.
chisseur profond. Tous deux vus par le plan antérieur. Figure 6,
■ai. Extrémité de I’adducteur du pouce.
tendon fléchisseur superficiel. Figure 7, tendon fléchisseur pro¬
22. Epanouissement fibreux de son attache phalangienne, sur
fond. Tous deux vus de profil.
le tendon du long extenseur du pouce.
Ces quatre figures sont numérotées en commun.
a3. Premier interosseux dorsal (faisceau interne).
1. Tendon superficiel.
24. Son insertion au premier os métacarpien.
2. Point de sa bifurcation.
a5. Son faisceau interne.
3. Attache de ses languettes terminales.
26. Son insertion inférieure à la première phalange de l’indicateur.
4. Point rétréci du tendon profond compris entre les languettes.
27. Premier interosseux palmaire.
5. Insertion à la phalange unguéale.
Tome 2.
MUSCLES PELVI-FÉMORAUX.
COUCHE SUPERFICIELLE.
GRAND FESSIER, MOYEN FESSIER, EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE DES MUSCLES DE LA CUISSE, VASTE EXTERNE, BICEPS FÉMORAL,
ï. Milieu du grand fessier. parties : 9 marque uue section de l’aponévrose reculée jusqu’à la
De 2 en 2. Son attache supérieure interne et postérieure à la naissance des fibres musculaires, de manière à laisser voir le ten¬
crête iliaque, au sacrum, et au grand ligament sacro-sciatique. don 8 ; le n° 10 indique le tendon seul, l’attache aponévrotique
3. Aponévrose postérieure du grand dorsal, sur laquelle s’épa¬ étant complètement enlevée; au-dehors, cette aponévrose est cou¬
nouissent les fibres aponévrotiques du grand fessier. pée pour laisser apercevoir le vaste externe.
4. Section de cette aponévrose. 11. Milieu du moyen fessier. L’aponévrose est également en¬
De 5 en 7. Insertion inférieure externe du grand fessier. Elle levée jusqu’au grand trochanter pour laisser voir les fibres.
se divise en deux parties: de 5 en 6, insertion membraneuse qui De 12 en 12. Section de l’aponévrose.
se confond avec l’aponévrose fascia-lata. De 6 en 7, insertion De i3 en i3. Portion postérieure de l’insertion iliaque.
tendineuse qui se fixe sur le fémur, et forme un épanouissement
i4- Attache inférieure sur la crête du grand trochanter.
superficiel avec l’aponévrose fascia-lata (voyez PLANCHE 128, de
15. Vaste externe. Ce muscle et les suivans sont coupés vers
3 en 4)- Pour faire mieux comprendre ce double mode d’insertion,
les deux cinquièmes supérieurs de la cuisse.
nous avons représenté diverses particularités. L’aponévrose est
16. Biceps fémoral.
coupée au-dessous du n° 6, et nous en avons laissé une dernière
17. Demi-tendineux.
bandelette indiquée par 7. Entre ces deux points, dans l’intervalle
qui se contourne pour s’implanter sur le fémur (voyez PLANCHE 19. Droit interne.
12 5). Cet espace, pour plus de clarté, est encore subdivisé en deux 20. Grand adducteur.
PI. 124.
TOME 11. PLANCHE 13.1
DEUXIÈME COUCHE.
MUSCLES MOYEN FESSIER, PYRAMIDAL, JUMEAUX SUPÉRIEUR ET INFÉRIEUR, OBTURATEUR INTERNE, CARRÉ CRURAL,
ATTACHES DU GRAND FESSIER.
a. Quatrième vertèbre lombaire. Le n° 14 est inscrit dans l’ouverture qui donne passage aux
sceaux à.la lèvre externe iliaque. En dedans du n° 4> une petite Ces deux attaches sont vues dans toute leur hauteur.
portion en est cachée par l’attache du grand fessier. De 21 en 24- Attache supérieure interne du grand fessier.
6. Attache du moyen fessier à la crête externe du grand Elle se divise en plusieurs parties.
trochanter. De 21 en 22. Portion de l’attache à l’os coxal et à l’aponévrose
7. Milieu du pyramidal. lumbo-sacrée.
8. Surface postérieure de son attache supérieure, qui s’insère De 22 en a3. Portion qui s’insère à l’os sacrum.
au pourtour de la grande échancrure sciatique.
24- Extrémité inférieure implantée sur le grand ligament sacro-
Le n° 8 est inscrit dans l’ouverture inter-musculaire qui donne
sciatique. •
passage aux vaisseaux et nerf fessiers.
Pour la continuation de cette attache, voyez la petite figure si¬
9. Tendon fémoral du pyramidal.
tuée au-dessous. Les points 23 et 24 sont les mêmes que sur la
10. Milieu de ['obturateur interne dans son point de ré¬
grande figure; mais les trois lettres a, b, c indiquent ici un dernier
flexion sur la petite échancrure sciatique.
faisceau inséré sur une aponévrose qui descend le long de la face
De 11 en 11. Son attache supérieure interne ischio-pubienne.
interne de la tubérosité sciatique, a, attache au coccyx; de b en c,
Le muscle lui-même est vu s’épanouissant sur la surface pelvienne.
faisceau musculaire renversé en dehors.
12. Son tendon fémoral qui reçoit les deux jumeaux.
26. Tendon fémoral du grand fessier renversé en dehors.
13. Jumeau supérieur.
i4- Son attache interne à l’épine sciatique. 27. Aponévrose, dégagée du grand ligament sacro-sciatique ,
Son implantation fémorale externe est vue entre les tendons du qui recouvre en arrière l’extrémité du pyramidal.
MUSCLES PELAI-FÉMORAUX.
Figüre i. — Petit fessier.
ADULTE (demi-nature).
1. Insertion inférieure du petit fessier. De 2 en 2 et en 2. Limites des attaches de son extrémité coxale
3. Attache supérieure du vaste externe. 3. Point où il se réfléchit sur le bord de la petite échancrure
sciatique.
MUSCLES DE LA CUISSE.
PLANCHE 127. - PLAN ANTÉRIEUR. COUCHE SUPERFICIELLE.
MUSCLES FASCIA-LATA, COUTURIER, DROIT ANTÉRIEUR, PSOAS ET ILIAQUE, PECTINÉ, DEUX PREMIERS ADDUCTEURS, DROIT
INTERNE, VASTE INTERNE ET VASTE EXTERNE; EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DU GRAND OBLIQUE ABDOMINAL, EXTRÉMITÉ
SUPÉRIEURE DES MUSCLES DE LA JAMBE.
ADULTE (demi-NATURE).
A. Épine antérieure et supérieure de l’os coxal. — B. Épine du i4- Pectine. Son iusertion à l’arcade crurale.
pubis. — C. rotule recouverte par le tendon extenseur de la cuisse. 15. Premier adducteur.— îô.Son attache supérieure au pubis.
— D. Tibia.
17. Droit interne. — 18. Son insertion supérieure, ischio-
a. Ligament rotulien (latéral interne). —b. Ligament rotulien pubienne.
(latéral externe).— c. Extrémité tendineuse de l’aponévrose fascia-
19. Surface peu étendue du troisième adducteur.
lata, qui forme son attache inférieure. — d. Ligament latéral in¬
20. Vaste interne. — ai. Limite inférieure de son implanta¬
terne de l’articulation. — e. Ligament latéral externe. — f. Coupe
tion sur le tendon commun.
à la naissance de l’aponévrose jambière.
22. Vaste externe. — 23. Limite inférieure de son implan¬
i. Milieu du fascia-lata.— a. Son attache supérieure ilia¬
tation sur le tendon commun.
que. — 3. Son attache inférieure coupée à l’aponévrose fascia-lata.
24- Petite portion du eiceps fémoral.
4- Milieu du couturier.— 5. Son attache supérieure iliaque.
— 6. Épanouissement de son tendon tibial. 2 5. Extrémité inférieure du grand orlique ardominal.—
26. Son aponévrose. — 27. Anneau inguinal entre ses deux piliers.
7. Milieu du droit antérieur. — 8. Aponévrose d’insertion
qui fait suite au tendon iliaque. — 9. Implantation sur le tendon 28. Jumeau interne.
inférieur, commun à ce muscle et au triceps fémoral.— 10. Ten¬ 29. Soléaire.
don commun.— 11. Point de son épanouissement où il enveloppe 30. Jambier antérieur.
la rotule. — ia. Sa portion inférieure à la rotule, qui s’implante 31. Long extenseur commun des orteils.
au tibia (ligament rotulien).
32. Long péronier latéral.
i3. Masse commune de I’iliaque (en dehors) et du psoas (en
33. Jumeau externe.
dedans).
1. Milieu du grand fessier. 12. Milieu du demi-tendineux. — i3. Son tendon inférieur.
De 2 en 2. Attache de son bord supérieur iliaque.— De 3 en 3. On le suit en bas de/Tière celui du droit interne.
Portion aponévrotique de son attache inférieure à l’aponévrose 14. Portion moyenne du df.mi-memrraneux.— i5. Sa portion
fascia-lata. inférieure vue dans le creux poplité.— 16.Son tendon. — 17. Point
Du 3 moyen en 4- Portion correspondant au faisceau inférieur où il se confond avec le ligament postérieur de l’articulation coxo-
qui s’implante profondément par le tendon fémoral (voyez, pour fémorale.
ce détail, PLANCHE 124). Sur cette figure, on voit l’épanouisse¬ 18. Portion moyenne du droit interne.— 19. Son tendon
ment fibreux superficiel sur l’aponévrose fascia-lata. Cette aponé¬ inférieur.
vrose est coupée aux deux extrémités de l’insertion du grand fessier 20. Portion inférieure du couturier dans le point où elle con¬
vers les points 3 et 4- tourne l’extrémité tibiale du fémur. — 21. Tendon de ce muscle.
5. Milieu du moyen fessier. Ce muscle est entrevu dans un 22. Portion du bord interne du grand adducteur aperçue
espace dont l’aponévrose est enlevée. On voit plus haut la coupe entre le demi-membraneux et le droit interne.
oblique de cette dernière.— 6. Portion supérieure du même muscle
a3. Extrémité supérieure du jumeau externe. — 24. Son at¬
recouverte par l’aponévrose. On aperçoit en haut la ligne courbe
tache fémorale.
de son insertion à la crête iliaque. — 7. Attache inférieure à la
crête du grand trochanter.
25. Extrémité supérieure du jumeau interne. — 26. Son at¬
tache fémorale.
8. Milieu du vaste externe.
27. Extrémité inférieure du grand oblique abdominal.
9. Milieu du biceps fémoral (longue portion). — 10. Courte
2S. Aponévrose postérieure de ce muscle et du grand dorsal.
portion de ce muscle. — 11. Tendon inférieur commun près de son
insertion péronéale.
TOME II. PLANCHE 129.
MUSCLES DE LA CUISSE.
COUTURIER, DROIT INTERNE, PREMIER ET TROISIÈME ADDUCTEURS, DROIT ANTÉRIEUR, VASTE INTERNE, DEMI-TENDINEUX
ADULTE (nEMI-NATÜRE).
Le bassin et la partie inférieure du rachis ont été sciés verticalement sur le plan moyen; en arrière des apophyses épineuses
se voit la masse du sacro-spinal, recouverte de la peau qui se contourne vers le sillon médian.
1. Milieu du couturier,
16. Son tendon inférieur tibial. Il forme la saillie inférieure des
2. Son attache supérieure iliaque.
quatre tendons qui constituent, par leur épanouissement, ce que
3. Épanouissement du tendon inférieur tibial. l’on nomme la patte d’oie.
4- Milieu du droit interne.
17. Milieu du vaste interne.
5. Attache supérieure ischio-pubienne. 18. Son implantation inférieure. Entre cette attache et le ten¬
6. Tendon inférieur tibial qui s’insinue derrière celui du cou¬ don du couturier, se voit l’aponévrose superficielle du genou.
turier.
19. Au bassin: milieu de I’obturateur interne.
7. Milieu du droit antérieur.
De 20 en a 1. Limites de son attache rayonnée sur la face pel¬
8. Premier adducteur. vienne du pubis.
9. Son attache supérieure pubienne.
22. Angle de réflexion qu’il forme sur le contour osseux de la
10. Portion supérieure du bord interne du troisième adducteur. petite échancrure sciatique, pour sortir du bassin.
11. Son attache supérieure à la tubérosité sciatique, a3. Portion pelvienne du pyramidal.
la. Milieu du demi-membraneux.
24. Portion interne du grand fessier.
i3. Attache de son tendon inférieur, dans le point où il se con¬ 2 5. Milieu de I’iliaque.
fond avec le ligament postérieur de l’articulation fémoro-tibiale. 26. Son attache supérieure à la crête de l’os coxal.
i4- Milieu du demi-tendineux.
27. Grand psoas.
15. Son attache supérieure à la tubérosité sciatique.
28. (En bas.)Extrémité supérieure coupée du jumeau interne.
TOME II. PLANCHE ISO,
MUSCLES DE LA CUISSE.
MUSCLES GRAND ET MOYEN FESSIER, FASCIA-LATA, COUTURIER, DROIT ANTÉRIEUR, VASTES EXTERNE ET INTERNE,
BICEPS FÉMORAL.
ADULTE (demi-natijre).
1. Milieu du fascia-lata. 14. Son attache inférieure à la crête externe du grand trochanter.
2. Son attache supérieure iliaque. 15. Milieu du vaste externe (triceps fémoral).
3. Son attache inférieure dans la duplicature de l’aponévrose 16. Son insertion sur le tendon extenseur commun.
fascia-lata. Le muscle est mis à découvert dans la plus grande 17. Tendon extenseur commun.
partie de son étendue ; l’aponévrose superficielle est coupée à ses 18. Extrémité inférieure du même tendon qui s’insère au tibia.
deux extrémités : en bas elle offre un triple détail pour faire com¬ Au-dessus, il enveloppe la rotule.
prendre l’insertion des fibres dans la duplicature aponévrotique ; en 19. Droit antérieur de la cuisse.
arrière, un lambeau de l’aponévrose superficielle recouvre les fi¬ 20. Insertion de l’extrémité inférieure du vaste interne (tri¬
bres musculaires, au milieu, un autre lambeau en est offert ren¬ ceps fémoral) sur le tendon extenseur commun.
versé , en avant, une troisième portion montre les fibres s’insérant ai. Longue portion du biceps fémoral.
dans la duplicature, et l’aponévrose superficielle est coupée au- 22. Sa courte portion. On voit au-dessous du triceps la partie
6. Son attache à l’épine antérieure et supérieure de l’os coxal. 20. Petiteportiondel’extrémitéinférieuredu demi-membraneux.
De 8 à 9. Portion simplement aponévrotique de l’attache infé¬ 27. Aponévrose (feuillet postérieur du transverse).
rieure qui se continue avec l’aponévrose fascia-lata. L’aponévrose 28. Section de l’aponévrose du genou (cruro-fémoralc).
est coupée au-dessous du grand trochanter et du n° 9, pour laisser 29. Section de l’aponévrose jambière.
apercevoir le tendon fémoral (voyez PLANCHES 124 et 125). De 3o à 34. Extrémité supérieure des muscles de la jambe.
De 10 à 11. Tendon fémoral du grand fessier. L’insertion apo¬ 36. Le jumeau externe.
13. Son attache supérieure iliaque. L’aponévrose est coupée 33. Le LONG EXTENSEUR COMMUN DES ORTEILS.
MUSCLES DE LA CLISSE.
PLAN ANTÉRIEUR.
MUSCLES DROIT ANTÉRIEUR DE LA CUISSE, TRICEPS FÉMORAL, PECTINÉ, PREMIER ET TROISIÈME ADDUCTEURS,
DROIT INTERNE, MOYEN ET PETIT FESSIERS.
ADULTE (demi-nature).
Dans la figure 1, on a enlevé les muscles couturier, fascia-lata, psoas et iliaque. Le genou est représenté avec son aponévrose
superficielle d’enveloppe. Dans la figure 2, outre les muscles précédens, il manque le droit antérieur de la cuisse, le moyen et
le petit fessiers. Le genou et l’extrémité supérieure de la jambe sont seulement revêtus de leurs ligamens.
MUSCLES DE LA CUISSE.
MUSCLES DEMI-MEMBRANEUX, COURTE PORTION DU BICEPS, TROISIÈME ADDUCTEUR, VASTE EXTERNE, DROIT INTERNE,
COUTURIER. — Au bassin. MUSCLES PELVI-FÉMORAUX.
ADULTE (DEMI-NATURF.).
9. Masse charnue du troisième adducteur,vue en dedans du 30. Jumeau inférieur. — Au-dessous se voit le tendon de l’ob¬
il Le meme muscle aperçu en dehors du demi-membraneux. 32. Aponévrose lumbo-sacrée. (Voyez pour les détails la PLAN¬
MUSCLES DE LA CUISSE.
PLAN INTERNE. DEUXIÈME COUCHE.
DROIT ANTÉRIEUR, VASTE INTERNE, TROISIÈME ADDUCTEUR, ATTACHES DES DEUX PREMIERS ET DU DROIT INTERNE,
DEMI-MEMBRANEUX ET DEMI-TENDINEUX. — AU BASSIN, GRAND FESSIER, PSOAS ET ILIAQUE, PYRAMIDAL,
OBTURATEUR INTERNE ET ISCHIO-COCCYGIEN.
ADULTE (demi-nature).
Le bassin et la cuisse ont été sciés verticalement sur le plan moyen; en arrière des apophyses épineuses se voit la masse du
MUSCLES DE LA CUISSE.
PLAN ANTÉRIEUR.
ADULTE (demi-nature).
On a enlevé de la troisième couche (PI. i3i; fig. i) le muscle triceps fémoral; et de la quatrième couche, dans cette Planche,
fig. r, le premier adducteur et le pectiné.
а. Figure i . Son insertion sur la branche horizontale du pubis. 18. Figure i. Aponévrose ascendante qui réunit les faisceaux
3. Figure i. Son insertion aponévrotique. Elle est traversée du troisième adducteur. Elle est traversée en haut (n° 7) par la
par une arcade aponévrotique de passage d’une branche de l’artère deuxième artère perforante. Au-dessous se voit 1 arcade de passage
4. Figure i. Milieu du premier adducteur. 19. Figure i. Orifice antérieur et supérieur de l’arcade des
б. Figure i . Son insertion aponévrotique au fémur. Au-des¬ 20. Figures i, 2. Orifice inférieur de la même arcade. Une
sous est l’arcade aponévrotique de la troisième artère perforante. anse aponévrotique sépare les deux orifices dans la figure 1.
7. Figures i, a. Arcade aponévrotique de la deuxième bran¬ 21. Figure 2. Naissance du tendon fémoral.
che perforante entre les deux premiers adducteurs. 22. Figures 1, 2. Son implantation a la tubérosité du con-
fémorale des deux muscles, le premier adducteur, et le faisceau 23. Figures 1, 2. Attache fémorale aponévrotique inférieure
inférieur du second, auxquels elle adhère. qui donne insertion aux fibres postérieures. En bas se voit l’ar¬
9. Figure 2. Muscle deuxième ou petit adducteur com¬ cade de l’artère articulaire supérieure et interne.
10. Figure 2. Son insertion pubienne. 25. Figures 1, 2. Portion du faisceau supérieur du troisième
12. Figure 2. Attache fémorale du faisceau inférieur. 26. Figure i, 2. Tendon iliaque du muscle droit antérieur de
interne au-dessus du pectiné. 28. Figures i. 2. Tendon des psoas et iliaque isolé du faisceau
MUSCLES DE LA CUISSE.
MUSCLES ADDUCTEURS, PREMIER, SECOND ET TROISIÈME; DEUX VASTES, EXTERNE ET INTERNE; OBTURATEUR INTERNE,
CARRÉ CRURAL.
ADULTE (demi-nature).
6, 7. Figures i , 2. Arcades vasculaires des première et tout entier avec ses deux attaches ischiatique et fémorale. Cette
deuxième artères perforantes. dernière existe seule sur la Figure 2.
8 . Figure i. Arcade vasculaire de la troisième artère per¬ 25. Figures i, 2. Tendons d’insertion au grand trochanter des
forante. deux muscles grand et petit fessiers.
9. Figure i. Grande arcade fémoro-poplitée. 26. Figure 2. Tendon fémoral du muscle pyramidal.
10. Figures i, 2. Attache pubienne du second adducteur. 27. Figure 2. Tendon fémoral de l’obturateur externe.
11. Figure 2. Faisceau supérieur du même muscle. 28. Figure 2. Tendon des psoas et iliaque.
12. Figure 2. Son faisceau inférieur. Leur attache fémorale 29 et 3o. Figures i , 2. (Extrémité inférieure.) Arcades vascu¬
est vue dans toute la hauteur. laires des deux artères articulaires supérieures : 29, de l’interne,
13. Figures 1,2. Rord interne du premier adducteur. entre le tendon'du grand adducteur et le fémur; 3o, de l’externe
i4- Figure 2. Extrémité de l’attache fémorale. entre l’os et l’attache de l’aponévrose d’insertion du faisceau pos-
15. Figures i, 2. Milieu du vaste externe. térieur'et inférieur du vaste externe.
F1.15S.
TOME II. PLANCHES I3( ET 137
La cuisse est coupée à son tiers inferieur, et la jambe au tiers supérieur de la hauteur qu’elle forme avec le pied.
A. Milieu du creux poplité, dont le fond est formé par le fé¬ bord supérieur et interne courbe du creux poplité.— 12. Tendon
mur et l’extrémité supérieure du ligament postérieur. Cet espace tibial dans le point où il se confond avec la capsule du condyle in¬
décrit un rhombe irrégulier dont la diagonale n’est pas verticale, terne. Il se prolonge beaucoup plus bas derrière l’angle interne et
mais oblique de haut en bas et de dehors en dedans. postérieure du tibia (voyez PLANCHE 137).
i. Extrémité inférieure du grand faisceau du vaste externe i3. Extrémité du droit interne. — i4- Tendon tibial qui con¬
dépouillé de son aponévrose. tourne le tibia pour contribuer à former la patte-d’oie.
a. Faisceau inférieur et postérieur. i5. Extrémité du couturier.— 16. Tendon tibial près de son
3. Extrémité inférieure de la Ion gueportion du biceps fémoral. épanouissement.
De 4 en Lj. Extrémité de la courte portion.— 5. Aponévrose qui 17. Portion aponévrotique du jumeau interne. — 18. At¬
réunit les deux portions du muscle, et forme le commencement de tache au-dessus du condyle interne du fémur, du tendon auquel
son tendon péronien. — 6. Attache du tendon à la tête du péroné. fait suite l’aponévrose.— 19. Faisceau interne du même muscle.—
7. Extrémité du demi-tendineux. — 8. Naissance de son ten¬ 20. Sa partie inférieure.
don. — g. Point du même tendon où il contourne la tubérosité 21. Portion aponévrotique du jumeau externe. — 22. At¬
interne du tibia pour contribuer à former l’épanouissement de la tache ; au-dessus du condyle externe du fémur, du tendon auquel
patte-d’oie. fait suite l’aponévrose. — 23. Faisceau externe du même .muscle
îo. Demi-membraneux dans le point où commence son tendon séparé du précédent par le sillon médian. — 24. Sa partie inférieure.
tibial.— i i. Masse charnue inférieure de ce muscle qui forme le a5. Extrémité supérieure du plantaire grêle.
supérieure de la jambe : POPLITÉ; EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE DES JUMEAUX, PLANTAIRE GRÊLE, SOLÉAIRE,
LONG PÉRONIER, LATÉRAL ET JAMBIER POSTÉRIEUR.
A. Partie inférieure du corps du fémur. 14. Tendon inférieur du demi-membraneux dans le point où
B. Corps du péroné. Le tibia est entièrement caché par les muscles. il se confond avec la capsule du condyle interne et avec le ligament
a. Ligament postérieur superficiel de l’articulation du genou. latéral.
1. Muscle troisième adducteur. — 2. Attache de son ten¬ 15. Extrémité du tendon du droit interne.
don à la tubérosité du condyle interne du fémur. — 3. Grande
16. Attache condylienne du jumeau interne.
arcade fibreuse des vaisseaux fémoro-poplités. Le fond laisse aper¬
17. Attache condylienne du jumeau externe.
cevoir une partie de l’attache aponévrotique inférieure du vaste
18. Ventre charnu du plantaire grêle. Son tendon est coupé
u terne. — 4. Arcade fibreuse de la troisième artère perforante.
au-dessus de l’attache du soléaire pour laisser voir l’arcade vascu¬
En dehors elle est limitée par l’extrémité de l’insertion du dernier
laire de ce dernier muscle.
faisceau fémoral du troisième adducteur. — 5. Arcade de passage
de l’artère articulaire supérieure et interne.— 6. Aponévrose fémo¬ 19. Tendon péronien du biceps fémoral.
rale d’insertion du faisceau inférieur condylien. 20. Milieu du poplité.— De 21 en 21. Insertion supérieure
7. Vaste interne. péronéo-tibiale du soléaire. Le muscle est coupé à un pouce au-
8. Vaste fxterne. Terminaison du grand faisceau vertical re¬ dessous. Le milieu en est renversé par deux airignes pour montrer
couvert de l’aponévrose fémorale coupée entre lui et le faisceau 1 arcade vasculaire. — 22. Arcade fibreuse des vaisseaux tibio-po-
postérieur et inférieur. —9. Faisceau postérieur et inférieur re¬ plités. — 23. Bride aponévrotique qui se détache du bord interne
vêtu de son aponévrose. — 10. Attache de l’aponévrose du même de l’arcade et s’insère beaucoup plus haut sur les tissus fibreux
faisceau au condyle externe du fémur. — 11. Arcade formée par articulaires du tibia, au-d< ssus du poplité. Cette bride est l’ana¬
la même aDonévrose, qui livre passage à l’artère articulaire supé¬ logue de celle que l’on remarque à l’arcade vasculaire du long
rieure externe. fléchisseur superficiel des doigts;
12. Biceps. Partie inférieure de l’insertion fémorale de sa courte 24. Long péronier latéral.
portion. 25. Extrémité du jambif.r postérieur.
13. Couturier. Il est coupé dans le point où il contourne le 26. Extrémité du long fléchisseur commun des orteils.
condyle interne.
PI.156,
Tome 2
Tôt ru* 2
TOME II. PLANCHE 138
MUSCLES DE LA JAMBE.
PLAN ANTÉRIEUR.
MUSCLES JAMBIER ANTÉRIEUR, EXTENSEUR PROPRE DU GROS ORTEIL, EXTENSEUR COMMUN DES ORTEILS,
PÉRONIER ANTÉRIEUR, LONG ET COURT PÉRONIERS LATÉRAUX; BORDS DU SOLÉAIRE ET DES JUMEAUX. — Au pied : COURT
ADULTE (demi-NATURE).
La jambe, dans la figure 2, est légèrement tournée en dedans; on a enlevé le jambier antérieur et le long péronier latéral ,
pour mieux faire voir les autres muscles.
MUSCLES DE LA JAMBE.
PLAN POSTÉRIEUR.
MUSCLES JUMEAUX, SOLÉAIRE, PLANTAIRE GRÊLE, POPLITÉ, LONG PÉRONIER LATÉRAL, LONG FLÉCHISSEUR DES ORTEILS.
— EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DES MUSCLES DE LA CUISSE.
ADULTE ( DEMI-NATURE ).
5. Figures 1, a, 3. Son attache supérieure au-dessus du con- аа. Figures i, a. Long fléchisseur commun des orteils.
dyle externe. a3. Figures 1, a. Tendon du jambier postérieur dans le point
б. Figures i, a. Son attache inférieure sur l’aponévrose du où il contourne la malléole interne. Dans l’intervalle des tendons
soléaire. du long fléchisseur propre et du jambier postérieur, se voit celui
du long fléchisseur commun. Tous trois sont enveloppés par des
7. Figure a. Ventre charnu du plantaire grêle.
gaines spéciales.
8. Figure a. Son insertion supérieure. Dans cette figure, elle
a4- Figures i, a. Arcade fibreuse des vaisseaux tibio-plau-
est représentée au-dessus et en dehors de celle du jumeau externe.
taires sous les tendons.
Voyez, pour la même implantation figurée au-dessus de ce muscle,
PLANCHE i3y, et sur cette PLANCHE i3(), Figures a et 3.
EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DE LA CUISSE.
9. Figure a. Naissance du tendon du plantaire grêle.
10. Figures i, a. Point où il adhère à l’aponévrose du soléaire. a5. Figure i. Biceps.
11. Figure a. Milieu du soléaire, où commence son aponé¬ аб. Figures i, a. Attache de son tendon péronien.
vrose postérieure.
37. Figure i. Demi-membraneux.
De iaen 16, Figure a. Attache supérieure du même muscle. a8. Figure a. Son tendon tibio-capsulaire.
— Voyez pour ses détails, PLANCHE 137. 39. Figure i. Demi-tendineux.
13. Figures i, a. Aponévrosepostérieure du soléaire. Au-dessus, 30. Figure i. Droit interne.
elle reçoit l’insertion des jumeaux; au-dessous, elle donne naissance 31. Figure i. Couturier.
au tendon d’Achille.
3a. Figure a. Vaste interne.
>4- Figures i, a. Implantation du tendon d’Achille sur le cal¬ 33. Figure a. Tendon du grand adducteur.
canéum.
34. Figure a. Vaste externe.
i5. Figure a. Poplité.
35. Figure a. Son faisceau postérieur et inférieur.
TOME II. PLANCHE 1Î0
PLAN INTERNE.
MUSCLES JUMEAU INTERNE, SOLÉAIRE, PARTIE DU LONG FLÉCHISSEUR COMMUN DES ORTEILS, DU LONG FLÉCHISSEUR PROPRE
DU GROS ORTEIL ET DES JAMRIERS ANTÉRIEUR ET POSTÉRIEUR. — Au pied • ADDUCTEUR DU GROS ORTEIL. — A la cuisse . EX¬
TRÉMITÉ INFÉRIEURE DES VASTE INTERNE, COUTURIER, DROIT INTERNE, DEMI-TENDINEUX ET DEMI-MEMRRANEUX.
ADULTE (demi-nature).
a. Articulation du genou revêtue de son aponévrose superficielle. 13. Milieu du bord tibial du jambier antérieur.
c. Arcade vasculaire des vaisseaux tibio-plantaires. 15. Son attache au premier os cunéiforme.
plitée du tibia.
EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DES MUSCLES DE LA CUISSE.
6. Limite de son insertion inférieure sur le tendon d’Achille.
7. Tendon d’Achille.
ai. Vaste interne.
8. Son implantation sur le calcanéum.
22. Couturier.
De 5 en 9. Attache tibiale de la base du poplité.
23. Droit interne.
10. Long fléchisseur commun des orteils. 24. Demi-membraneux.
11. Tendon du jambier postérieur. a5. Demi-tendineux.
12. Tendon du long fléchisseur propre du gros orteil. 26. Epanouissement des tendons sur le tibia.
Litli.de Bénard-
Dessine d'après nature par N. tt.Jarob.
TOME II. PLANCHE l!l
MUSCLES DE LA JAMBE.
PLAN EXTERNE.
MUSCLES JAMBIER ANTÉRIEUR, LONG EXTENSEUR DES ORTEILS, PÉRONIERS LATÉRAUX ET ANTÉRIEUR, SOLÉAIRE ET JUMEAU
EXTERNE. — Au pied. PÉDIEUX, QUATRIÈME INTEROSSEUX DORSAL. — A la cuiste : EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DU TRICEPS
ET DU BICEPS.
2. Attache supérieure tibiale. 22. Son extrémité supérieure auprès de son attache au condyle
3. Point où le tendon inférieur secontourne en avant sur le tibia. externe.
4- Milieu du long extenseur des orteils. 23. Insertion inférieure du jumeau sur l’aponévrose postérieure
MUSCLES DE LA JAMBE.
MUSCLES POPLITÉ, LONG ET COURT PÉRONNIERS LATÉRAUX, LONG FLÉCHISSEUR PROPRE DU GROS ORTEIL, JAMBIER POSTÉRIEUR
ET LONG FLÉCHISSEUR COMMUN DES ORTEILS.
ADULTE (demi-NATURE).
v:
TOME II. PLANCHE 143
MUSCLES DU PIED.
MUSCLES PÉRONNIER ANTÉRIEUR, PÉDIEUX ET INTEROSSEUX DORSAUX. EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DES LONGS EXTENSEURS
DES ORTEILS ET DU JAMB1ER ANTÉRIEUR.
1. Tendon du jambier antérieur. 14. Attache de son tendon sur le cinquième os métatarsien.
2. Point où il contourne le premier cunéiforme pour s’insérer 15. Pédieux ou court extenseur commun.
3. Long extenseur propre du gros orteil. 17. Attache du tendon de ce faisceau sur la première phalange
4,5. Son tendon bifurqué. —4- Le petit tendon ; —5, le gros. du gros orteil.
6. Insertion du gros tendon à la phalange unguifère du pouce. En dehors se voient les trois autres faisceaux du pédieux, entre
7. Long extenseur commun des orteils. les tendons du long extenseur commun.
8. Lieu de la division du tendon commun en quatre cordons 18. Premier interosseux dorsal. Les autres sont plus ou
qui vont se rendre à chacun des quatre derniers orteils. moins aperçus entre les tendons de deux extenseurs communs.
9. Membrane fibro-celluleuse qui réunit entre eux les tendons. 19. Bord libre du court fléchisseur du petit orteil.
Les deux autres se voient plus en dehors dans les espaces qu’ils 20. Bord libre de l’adducteur du gros orteil.
10. Tendon du second orteil sur la première phalange. 22. Extrémité du long fléchisseur commun des orteils.
l oîne 2.
•H. .143,
TOME II. PLANCHE 1 44 .
MUSCLES DU PIED.
FACE PLANTAIRE.
MUSCLES COURT FLÉCHISSEUR COMMUN, ADDUCTEUR DU GROS ORTEIL ET ABDUCTEUR DU PETIT, COURT FLÉCHISSEUR
DE L’UN ET DE L’AUTRE, ACCESSOIRE DU LONG FLÉCHISSEUR ET LOMBRICAUX.
1. Figure i. Milieu du court fléchisseur des orteils. 20. Figures 1,2. Tendon du long fléchisseur propre du
1. Figure i . Son attache postérieure calcanienne. A un pouce gros orteil dans le point où il se dégage de la gouttière du cal¬
et demi est coupée l’aponévrose plantaire qui en est inséparable. canéum.
3. Figure i. Lieu de sa division en quatre tendons, qui se dis¬ 21. Figures 1,2. Son trajet dans la gouttière du court flé¬
tribuent aux quatre derniers orteils. chisseur du gros orteil.
4- Figure i. Tendon du troisième orteil, dans le point où il 22. Figures i, 2. Son aplatissement dans la gouttière qui sé¬
se bifurque pour former les deux bandelettes qui l’attachent à la pare les deux os sésamoïdes.
deuxième phalange. Le tendon analogue du second orteil est coupé 23. Figures i, 2. Son insertion dans la deuxième phalange du
pour laisser apercevoir celui du long fléchisseur. gros orteil.
5. Figure i. Attache des bandelettes latérales à la deuxième 24. Figure 2. Tendon du long fléchisseur commun des or¬
phalange. teils au point de sa réflexion sous l’épine du calcanéum, sa gaîne
5a. Figure 2. Second orteil. Connexions des deux tendons flé¬ étant ouverte.
chisseurs. 25. Figures i, 2. Point où il croise le tendon du long fléchis¬
6. Figure i. Attache calcanienne du faisceau superficiel de seur propre.
I’adducteur du gros orteil. 26. Figure 2. Lieu de sa division en quatre tendons, qui vont
7. Figure i . Faisceau profond du même muscle. aux quatre derniers orteils.
8. Figure 2. Section du muscle à la naissance de son tendon. 27. Figure 1. Tendon du deuxième orteil dans sa gaîne ouverte.
9. Figures i, 2. Attache métatarso-phalangienne du tendon. — Figure 2. Son insertion phalangienne. —27*. Figure i. Le
10. Figures i, 2. Faisceau interne du court fléchisseur du tendon semblable coupé au troisième orteil.
GROS ORTEIL. 28. Figure 2. Accessoire du long fléchisseur commun.
11. Figures i, 2. Son attache à l’os sésamoïde interne. Au- 29. 3o. Ses insertionscalcaniennes externeet interne. Au-dessus
dessus, il s’insère dans toute sa hauteur sur le tendon de l’adducteur. se voient les attaches coupées des court fléchisseur commun, adduc¬
12. Figures i, 2. Faisceau externe du même muscle. On voit teur du gros orteil et abducteur du petit.
en bas son attache à l’os sésamoïde externe. (Voyez, pour l’attache De 31 en 3i. Figure 2. Insertion de l’accessoire sur le tendon
supérieure, PLANCHE 146.) du long fléchisseur commun.
13. Figure i. Attache calcanienne de I’abducteur du petit 32, 33, 34, 35. Figure 2. Les quatre lombricaux du premier
orteil.
au dernier. Au-dessous se voient leurs insertions digitales.
i4- Figure i. Son ventre charnu postérieur externe. 36. Figures i, 2. Court fléchisseur du petit orteil.
15. Figure i. Son ventre postérieur interne. 37. Figure 2. Son insertion postérieure ostéo-fibreusc. Au-
16. Figure i. Sa bandelette fibreuse d’insertion. dessus une découpure laisse apercevoir le tendon réfléchi du long
17. Figure 1. Attache de la bandelette au tubercule du cin¬ péronier latéral dans sa gaîne.
quième os métatarsien.
38. Figure 2. Attache du même muscle à la première phalange
18. Figure i. Ventre charnu antérieur. du petit orteil.
19. Figure 1. Insertion à la première phalange du petit orteil. 3g. Figures 1, 2. Troisième interosseux plantaire.
Tuhu- 2 P1.144.
TOME II. PLANCHE 145
MUSCLES DU PIED.
Figure i. — Pédieux.
Figure 2. — Interosseux dorsaux (face dorsale).
Figure 3. — Interosseux dorsaux (face plantaire).
Figure 4- — Interosseux plantaires.
ADULTE (DEMI-NATURE).
1. Figure i. Pédieux.— Son attache postérieure calcanienne. 19. Figures i, 2, 3. Son tendon digital.
i4- Figures 1, 2, 3. Deuxième interosseux dorsal. 32. Figure i. Court fléchisseur du petit orteil.
15. Figure 3. Son insertion postérieure plantaire. 33. Figure i. Extrémité du tendon du long extenseur du gros
17. Figures 1, 2, 3. Troisième interosseux dorsal. 34? 35, 36, 37. Figure i. Extrémité des quatre tendons du long
18. Figure 3. Son attache tarsienne inférieure. extenseur commun des orteils.
Tome 2
Fl J 45,
TOME II. PLANCHE lit
MUSCLES DU PIED.
FACE PLANTAIRE.
Les signes ont la même valeur dans les figures i et a. Les figures 3 et 4 sont marquées isolément.
APONÉVROSES DU COU.
PLANCHE 118.
APONÉVROSES DU BASSIN.
ADULTE (grandeur naturf.lle).
Voyez, pour les aponévroses de la cavité pelvienne, PLANCHE 106; et, pour le fascia transversalis et le canal inguinal,
PLANCHES G9, 70, 71 et 72.
PLANCHE 149.
ADULTE (demi-nature).
On a exagéré à dessein l’épaisseur des diverses lames fibreuses pour mieux faire comprendre leur disposition; toutefois le fond
des loges laisse apercevoir en demi-transparence les muscles sous-jacens.
Les signes sont placés dans l’intérieur des loges musculaires, lesquelles sont bornées elles-mêmes par les plans de section des
cloisons, soit aponévrotiques, soit fibro-celluleuses.
APONÉVROSE PALMAIRE
ET COUPES TRANSVERSALES DES MUSCLES ET DES CLOISONS APONÉVROTIQUES
DU RR AS ET DE L’AVANT-BRAS.
ADULTE («EAU-NATURE).
2,2,2. Épanouissement de la bandelette médiane sur le mus¬ 1,1. Mince lamelle fibro-celluleuse, qui forme l’enveloppe du
cle droit antérieur et sur le bord externe de l’aponévrose fascia-lata. muscle grand fessier.
3. Bandelette externe qui rejoint celle du muscle fascia-lata. De 2 en 2. Insertion de l’attache aponévrotique du grand fessier
/j, 5. Bandelettes internes qui s’eutre-croisent avec les lames sur la bande dite fascia-lata, à laquelle le muscle sert de tenseur
aponévrotiques du couturier et des adducteurs. externe et supérieur.
6, 6, 6, 6. Fascia soperficialis inguinal. 3, 3. Forte aponévrose du moyen fessier.
7, 7. Ligne de section de ce fascia sur l’aponévrose fémorale. 4 » 4, 4- Forte bande ou aponévrose fascia-lata.
— Au-dessous est le trou de passage delà veine saphène interne. 5,5, 5, 5. Aponévrose fémorale postérieure, formée de fibres
8, 8. Vaste bande externe verticale, dile aponévrose fascia-lata. courbes transversales à concavité supérieure.
9, Implantation de son tendon sur l’articulation du genou. 6. Lamelle fibro-celluleuse qui revêt le creux poplité. Elle est
10. Bourse synoviale sous-cutanée de la rotule, avec l’aponé¬ perforée par le trou de passage de la veine saphène externe et pos¬
vrose superficielle du genou. térieure.
De 11 en 11. Fibres courbes qui lient les aponévroses de la cuisse 7, 7. Bandelettes verticales de liaison des aponévroses de la
et de la jambe, et s’insèrent en bas sur le tendon du couturier. cuisse et de la jambe.
F1.1SÎ,
TOME IL PLANCHES 153 ET 151
PLANCHE 153.
t , t. Vaste bandelette verticale, dite aponévrose fas cia-lata, à continue en bas avec l’aponévrose du même nom, et en arrière
fibres longitudinales, coupées par d’autres transversales. Elle offre avec celle du moyen fessier.
en haut trois origines. De 7 en 7. Attache au fémur et au tibia de l’extrémité inférieure
2. Sa continuation sur le grand trochanter avec l’aponévrose du du fascia-lata, formant une bandelette tendineuse qui fait, pour
moyen fessier. l’articulation fémoro-tibiale, l’office d’un ligament interne et an¬
De 3 en 3. Attache, sur cette aponévrose, du muscle fascia-lata, térieur.
qui en est le tenseur en haut et en avant. 8, 8. Enveloppe fibro-celluleuse du grand fessier.
De 4 en 4- Attache aponévrotique du grand fessier, qui est le 9, 9, 9. Aponévrose postérieure de la cuisse, à fibres transver¬
tenseur du fascia-lata en haut et en arrière. sales, qui enveloppe les muscles fléchisseurs.
5, 5. Aponévrose très épaisse du moyen fessier que continue le 10, 10, 10. Aponévrose antérieure qui revêt les muscles exten¬
fascia-lata. seurs.
6. feuillet externe d’enveloppe du muscle fascia-lata, qui se 11, 11. Partie supérieure de l’aponévrose de la jambe.
PLANCHE 154.
1. Extrémité supérieure de la loge du couturier. Le tendon est i4- Section sur l’aponévrose triangulaire, qui forme l’infundi-
coupé au-dessous de l’attache à l’épine iliaque. bulum des vaisseaux fémoro-poplités.
2. Loge du couturier sur le vaste interne. 15. Loge du demi-membraneux.
3. Tendon tibial. 16. Coupe de son tendon tibial.
4- Loge du droit antérieur. 17. Loge du demi-tendineux.
5. Section de l’extrémité iliaque du muscle. 18. Son attache sciatique.
6. Section à la naissance du tendon inférieur. 19. Coupe de son tendon tibial.
7. Loge du premier adducteur, traversée par l’artère profonde. 20. Aponévrose qui revêt le vaste interne.
8. Section de l’attache pubienne.
21. 22. Fascia pelviensis qui revêt: 21 , l’obturateur interne ;
9. Section de l’attache fémorale, 22, le releveur de l’anus.
xo. Loge du second adducteur.
23. Bandelette ischio-pubienne.
11. Attache pubienne. 24. Fascia iliaca.
12. Loge du troisième adducteur.
25. Feuillet fibro-celluleux de l’enveloppe du grand fessier.
13. Attache sciatique.
TOME II. PLANCHES 155 ET 150
PLANCHE I SS.
APONÉVROSES DE LA JAMBE.
ADULTE (demi-NATO RE).
PLANCHE 156.
PLANS LATÉRAUX.
APONÉVROSE PLANTAIRE.
COUPES TRANSVERSALES DE LA CUISSE ET DE LA JAMBE.
FIGURE i. FIGURE 4.
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