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Projet-triennal_RIF_2022_2024

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Projet triennal

2022-2024
Préambule
Moins d’un an après avoir adopté son premier projet triennal en mai 2019, la crise
du Covid 19 démarrait et percutait de plein fouet notre secteur et par là même notre
action de tout jeune réseau régional. Le projet adopté en 2019, proposait une lecture
partagée d’un contexte sociétal, sectoriel et politique formulée à travers plusieurs enjeux
stratégiques pour l’action du réseau. Il s’attachait ensuite à définir une méthode et des
modes d’action collectifs, principes d’une gouvernance participative et partagée. Sur
cette base, le réseau a su s’adapter avec rapidité et souplesse dès les premières
semaines puis tout au long de la crise sanitaire pour répondre aux besoins et impératifs
générés. Les premiers diagnostics que nous avons pu poser et partager ensemble entre
adhérents et avec nos partenaires ont confirmé la pertinence des premiers leviers et
projets collectifs lancés dans le cadre de ce premier projet triennal.

Cette période a été particulièrement éprouvante pour le secteur des musiques


actuelles. Des restrictions aux annulations, nos programmations et activités ont été
fortement impactées, fragilisant dans le long terme nos économies, nos projets et surtout
le lien avec les personnes, publics, usager·ère·s, musicien·ne·s fréquentant et animant
nos structures. Tout au long de cette période, le RIF s’est attaché à accompagner ses
adhérents face aux difficultés et incertitudes générées, en étant un espace de ressource
et d'échange, nous permettant de sortir de l’isolement et de partager nos expériences, de
questionner nos pratiques et nos métiers et le sens de nos projets. Elle a aussi montré
qu'en complément des aides exceptionnelles et indispensables déployées par l'État et les
collectivités territoriales, les mécanismes de solidarité entre adhérents, et plus largement
entre acteurs du champ des musiques actuelles, pouvaient fonctionner et que les
dispositifs de coopération (autour de l’accompagnement artistique, de la diffusion, de
l’action culturelle et pédagogique…) portés par le RIF constituaient des bons leviers pour
préserver un écosystème riche et diversifié. Trois ans après la fusion des réseaux
musiques actuelles départementaux en Ile-de-France, la pertinence d’un espace de
solidarité, de dialogue et de coopération commun au niveau régional apparaît donc
d’autant plus grande.

Au moment de réfléchir à l’évolution de notre projet pour les trois prochaines


années, il ressort de nos nombreux temps d’échange et de débats, une forme de
continuité quant à nos priorités stratégiques et une volonté collective
d’approfondissement de notre nouveau fonctionnement régional éprouvé ces dernières
années.

Sur proposition du Conseil d’Administration qui a conduit ces derniers mois un


travail de synthèse de ces différents temps d’échange, de bilan et de projection, notre
Assemblée Générale 2022 adopte ainsi à travers ce document un cadre stratégique et
opérationnel identifiant quatre enjeux prioritaires qui guideront l’action du RIF sur les
trois prochaines années : 2022, 2023 et 2024.

L’intention générale en est exprimée dans cet extrait du communiqué diffusé en


sortie de notre AG 2021. « Dans cette période charnière de reprise et de relance de nos
activités musicales, que nous souhaitons durable, la priorité est pour nous à la
reconstruction du lien social, au soin apporté aux plus fragiles, à cette myriade de petites
structures et initiatives culturelles qui maillent l'Ile-de-France : associations et collectifs
artistiques, petits festivals, MJC, salles de concerts, studios de pratique ou
d'enregistrement, écoles de musique, médias associatifs, développeurs d'artistes... Elles
font la vitalité musicale de nos territoires, structurent des parcours de vie en permettant
à nos concitoyen·ne·s de vivre une aventure artistique, de s’exprimer et s’émanciper.
Fonctionnant dans des économies hybrides qui mêlent recettes d'activités, subventions
publiques et contributions bénévoles, beaucoup d'entre elles sont très inquiètes quant à
leur capacité à poursuivre leur activité musicale dans les prochains mois. Cette situation
nous invite à engager un changement de paradigme dans nos pratiques professionnelles
comme dans les politiques publiques de la culture, que nous souhaitons réellement
concertées et guidées par une attention sincère au respect des droits culturels. »
Le cadre stratégique
1) Maintien et développement de la diversité culturelle et artistique
dans le champ des musiques actuelles en Ile-de-France

A travers leur inscription dans le RIF, les adhérents réaffirment la place centrale de
la musique et de la dimension artistique dans leurs démarches et leurs engagements. La
prise en compte des droits culturels comme composante essentielle de la dignité des
personnes et du vivre ensemble, impose une action volontariste et collective pour le
maintien et le développement de la diversité culturelle et artistique. Plusieurs enjeux
prioritaires en découlent pour le RIF :
- Interroger et promouvoir la diversité des esthétiques dans nos
programmations, nos accueils et accompagnements artistiques, nos actions
culturelles notamment dans un contexte de profondes évolutions des
pratiques musicales, en lien avec les évolutions technologiques.
- Soutenir l’émergence et le renouvellement des formes artistiques, garantir la
diversité des parcours artistiques de l’amateur au professionnel, face aux
menaces d’uniformisation engendrées par le poids grandissant des logiques
industrielles, de marché et de concurrence dans le domaine de la musique.
- (Re)mettre en discussion l’adéquation de nos terminologies (musiques
actuelles, musiques du monde, musiques urbaines…) aux réalités culturelles
et artistiques vécues par les musicien·ne·s et les mélomanes.

Sur ces trois prochaines années, le RIF amplifiera ainsi le déploiement de son action
de soutien et de valorisation des coopérations artistiques entre ses membres. De
nouveaux partenariats et un élargissement des espaces d’échanges sur la dimension
artistique pourront donner lieu à l’expérimentation de pratiques professionnelles plus
solidaires et coopératives en matière de production et de diffusion artistique.

2) Défense et promotion de la diversité d’initiatives musicales, du


maillage et des équilibres territoriaux

Les projets musiques actuelles maillant l’Ile-de-France et fédérés au sein du RIF sont
fortement ancrés dans leur environnement local. Ils sont des espaces d’engagement
musical et citoyen et remplissent souvent un rôle de structuration des scènes locales. Ils
sont ainsi des leviers essentiels pour la vitalité des territoires. C’est pourquoi cette
attention aux équilibres territoriaux apparait particulièrement importante dans une
perspective de relance des musiques actuelles en Ile-de-France. Cela se traduit plus
particulièrement pour le RIF par :
- Une mobilisation renforcée du réseau pour le maintien et le développement
du maillage territorial en matière d’initiatives musiques actuelles, face à un
contexte et un environnement fragilisant voire parfois hostile que ce soit
d’un point de vue économique ou institutionnel (conséquences de la crise et
reprise difficile, phénomènes de concurrence et de concentration,
dégradation des relations partenariales, baisses de moyens publics…).
- Une prise en compte plus large de l’écosystème des musiques actuelles sur
les territoires franciliens (collectifs d’artistes, développeurs d’artistes, labels
associatifs et au-delà acteurs sociaux, éducatifs, agricoles…) permettant
d’accompagner la structuration de scènes locales sur des principes
alternatifs de circuits courts, de solidarités économiques dans la chaine de
production, de développement local.
Pour cela, le RIF entend développer et faire monter en puissance son action
d’accompagnement à la structuration (administrative, économique, partenariale et
territoriale) des adhérents et plus largement des acteurs musicaux en Ile-de-France, via
notamment la formalisation d’une cellule d’appui, la mutualisation de compétences au
sein du réseau et les relais partenariaux (DLA, foncière culturelle…). Elle s’accompagnera
également d’un travail de mobilisation et de sensibilisation auprès des élu·e·s locaux·ales
et nationaux·ales et des responsables administratif·ve·s des collectivités locales sur
l’importance du maillage territorial de structures musiques actuelles et les conditions de
son maintien et de son développement.

Il s’agira également de développer et généraliser au maximum des démarches de


concertations territoriales sur le principe des SOLIMA, dont l’expérimentation se lance en
2022 à travers une dynamique régionale, impulsée par le RIF.

La gouvernance du réseau et les espaces de pilotage des projets collectifs


continueront d’évoluer pour proposer des espaces d’investissement et d’impulsion de
projets au plus près des dynamiques locales et permettant d’élargir le périmètre des
contributions au-delà des adhérents.

Le RIF s’attachera enfin dans cette dimension territoriale à impulser et


accompagner des démarches collectives et fédératrices autour d’événements communs.
Il s’agit ainsi de développer un « faire ensemble » structurant, mobilisant et
enthousiasmant pour les acteurs professionnels et/ou bénévoles !

3) Approfondissement d’expérimentations collectives et solidaires sur


les enjeux de transformation économiques et sociales dans le domaine
musical

Dans les musiques actuelles, comme dans le reste de la société, la crise a agi
comme un révélateur et un amplificateur des fractures, déséquilibres et inégalités
souvent préexistantes. A travers leur engagement collectif au sein du réseau, les
adhérents du RIF souhaitent prendre leur part, à l’échelle du champ d’activité musical,
dans l’impulsion et l’expérimentation de transformations économiques et sociales
nécessaires à une revitalisation culturelle des territoires, soucieuse des équilibres
sociaux, écologiques et environnementaux, de la qualité des liens humains tissés et du
renforcement des droits culturels des personnes. Cette ambition a été réaffirmée
collectivement dès les premiers mois de la crise sanitaire : le fameux « monde d’après »
doit se penser et s’expérimenter ensemble à notre échelle. En ce sens, le RIF poursuivra
et amplifiera ses travaux de veille, d’observation, de formation, d’échange de bonnes
pratiques et d’expérimentations collectives pour faire évoluer nos propres pratiques
professionnelles en matière de :
- Réduction de l’empreinte environnementale des activités musicales et
d’attention aux équilibres écologiques.
- Démarche de progrès sur la thématique des droits culturels envisagés
comme composante des droits humains. L’enjeu est ici de replacer la
question de la participation à la vie culturelle dans une dimension
démocratique plus large, interrogeant par exemple l’accessibilité et
l’ouverture (physique, sociale, culturelle…) de nos structures et projets.
- Egalité des genres et lutte contre les discriminations et les violences sexistes
et sexuelles dans la musique.
- Construction et promotion de modèles socio-économiques (coopératives,
mutualisations, solidarités économiques…) alternatifs, basés sur les principes
de l’économie solidaire et des biens communs, face à l’accentuation de la
marchandisation dans le domaine musical (concentration, concurrences…).
- Santé, bien-être au travail et progrès en matière de pratiques sociales dans
nos structures.

Ces multiples sujets de mobilisation supposent des démarches collectives


dépassant bien souvent le périmètre du RIF. Le réseau sera donc amené à les travailler en
lien et dans une recherche de complémentarité permanente avec d’autres organisations
professionnelles du champ culturel et musical (SMA, Fédélima et autres fédérations
nationales, UFISC et ses membres, Coopération des réseaux et pôles régionaux de
musiques actuelles…) ainsi qu’à notre échelle régionale avec d’autres acteurs musicaux
(MAP, Collectif Musiques & Danses du Monde…) ou du champ de l’ESS (CRESS IDF via
l’adhésion de l’UFISC, fédérations d’éducation populaire, etc…).

4) Evolution des politiques publiques de la culture

Au regard de tous les enjeux et priorités stratégiques exposées précédemment, le


RIF souligne enfin la nécessité de contribuer à l’évolution ou l’adaptation des politiques
publiques en Ile-de-France, en rappelant notre attachement aux notions de service public
et d’intérêt général comme piliers de l’action publique en matière culturelle. En ce sens,
trois axes de travail sont identifiés par le réseau :
- Une plus large prise en compte dans les dispositifs d’action publique de la
diversité des structures de l’écosystème des musiques actuelles et
notamment des structures relevant du « tiers secteur » caractérisé par une
économie hybride mêlant recettes d’activités, subventions publiques et
contributions bénévoles.
- Un rééquilibrage des moyens en faveur de la diversité des pratiques
actuelles de la musique et des esthétiques du champ musical.
- La recherche de modalités de partenariats (conventionnements et
contractualisations, évaluations, financements…) plus pérennes et
équilibrées entre acteurs du champ socio-culturel (en particulier les acteurs
associatifs) et collectivités publiques, dans un contexte marqué par des
phénomènes de « rationalisation » des finances publiques, de délégitimation
du modèle de la subvention et d’accroissement des logiques de rentabilité.

Pour poursuivre ce travail, le réseau promeut une dynamique de concertation


permanente et de co-construction avec les pouvoirs publics. Nous souhaitons à ce titre
poursuivre le dialogue fécond engagé ces dernières années avec les collectivités
publiques partenaires du RIF - Région Ile-de-France, DRAC Ile-de-France, et Départements
en particulier. Le réseau constitue ici une interface primordiale entre les dynamiques
collectives des acteurs et les pouvoirs publics pour favoriser l’interconnaissance,
l’identification de la réalité des pratiques musicales et des besoins des populations et la
co-construction de dispositifs d’action publique. Nous travaillerons dans les prochains
mois, avec l’ensemble de nos partenaires publics et professionnels, à ce que cette
dynamique de concertation, qui se formalise dans une démarche de SOLIMA à partir de
2022, puisse se pérenniser et se déployer le plus largement possible.

Par ailleurs, le RIF poursuivra son implication au sein de l’UFISC, espace prioritaire
et précieux de mobilisation collective pour « une autre économie des arts et de la
culture » mais aussi du SMA, de la Fédélima ou de la Coopération des réseaux et pôles
régionaux de musiques actuelles afin de contribuer à d’autres échelles sur ces enjeux
d’action publique.
Le cadre opérationnel

1) Structurer

Le RIF comme espace collectif de ressource, d’accompagnement, d’expérimentation et


d’appui au développement de projets pour les adhérents, les acteurs culturels et les
institutions.

Appui aux acteurs des musiques actuelles


Accompagner les acteurs de la musique dans leur développement et leurs difficultés via :
- La veille et la ressource sectorielle
- L’accompagnement collectif (journées thématiques, partage de
compétences)
- L’animation d’une cellule d’appui aux acteurs en difficulté
- L’ingénierie de projets et l’appui aux collectivités

Recherche, développement & expérimentations collectives


Animer des espaces prospectifs de recherche et d’expérimentation autour de la
transformation des pratiques artistiques, des modèles économiques et des évolutions
sociétales à l’œuvre.
Penser des actions innovantes, collectives et solidaires pour peser sur ces enjeux via un
rôle de veille, de ressources, l’animation d'espaces d'échanges et de débats, la
construction de formations, la mise en place d'outils concrets d'expérimentation.
Les thématiques prioritaires identifiées sur ces trois prochaines années :
- Eco-responsabilité et empreinte environnementale des projets musicaux.
- Égalité des genres et lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
- Participation à la vie culturelle dans une dimension démocratique : droits
culturels & droits humains en acte.
- Modèles socio-économiques solidaires et outils coopératifs (billetterie
solidaire, foncière culturelle…).

Analyses & observation du secteur


Porter une mission d’observation participative et partagée du secteur de la musique pour
permettre aux acteurs de terrain et aux pouvoirs publics de mieux se situer et d’adapter
leurs modes d’intervention.
- État des lieux annuel des structures adhérentes
- Contribution aux études portées par les partenaires.

2) Coopérer

Le RIF comme plateforme de coopération et de mutualisation entre acteurs autour de


toutes les dimensions d’un projet culturel et artistique : la ressource auprès des artistes,
l’enseignement, l’accompagnement des musicien·ne·s, la diffusion, la création et l’action
culturelle. Les principes d’actions basés sur la coopération permettent aux structures de
mobiliser très concrètement le réseau comme un levier pour le développement de leurs
activités à court, moyen et long terme.

Accompagnement/développement artistique
Proposer des espaces d’échanges et des outils de mutualisation pour accompagner les
projets musicaux franciliens dans leur diversité (amateurs/professionnels, esthétiques,
territoires…) à travers :
- Un travail de ressource et de veille à destination des musicien·ne·s
(plateforme infomusiciens.org, journées forum, rendez-vous ressource…),
- La formation des salarié·e·s et bénévoles des structures,
- La mise en place d’espaces d’échanges et de repérage autour de la
dimension artistique entre adhérents (comités artistiques) et avec les
artistes et l’ensemble de l’écosystème musical,
- L’animation d’outils de valorisation des projets accompagnés,
- La coordination d’un dispositif de soutien aux coopérations artistiques,
- L’impulsion d’événements fédérateurs à différentes échelles territoriales
- L’appui au développement de la pratique lycéenne (lycéens en cavale…),
- Le développement de mutualisations et des pratiques solidaires sur la
production/diffusion,
- L’animation d’un espace de recherche et d’expérimentations autour des
enjeux de pédagogie.

Action culturelle
Faciliter la mise en place d’actions et le développement de partenariats sur tous les
territoires via :
- la création d’outils de soutien et de valorisation de l’activité en matière
d’actions culturelles (plateforme, enquête, kit pédagogique, action
commune),
- la formation des équipes salariées et bénévoles, et des artistes,
- la coordination de projets mutualisés (production du spectacle Peace and
lobe…).
L’action du RIF en la matière s’articulera principalement autour de trois thématiques sur
les prochaines années :
- l’éducation artistique et culturelle à l’école,
- l’inclusion des personnes sous main de justice
- le handicap

Prévention
Porter collectivement une mission de sensibilisation et de prévention des risques liées à
la pratique de la musique (risques auditifs, prévention des violences sexistes et sexuelles,
santé des artistes…) à travers des outils de sensibilisation des publics et la formation des
acteurs.

3) Concerter

Le RIF comme espace de concertation pour les acteurs franciliens (État et collectivités,
acteurs de la filière musicale et du secteur culturel, des champs associatifs ou de
l’ESS…), mais aussi pour les musicien·ne·s et les mélomanes au service d’un
développement pérenne, équilibré et solidaire des musiques actuelles sur l’ensemble des
territoires franciliens.

Accompagnement des dynamiques territoriales


Œuvrer à créer les conditions d’un dialogue constructif et prospectif entre les différents
acteurs d’un territoire autour de la musique via :
- La coordination d’une démarche de SOLIMA (Schéma d’orientation des lieux
musiques actuelles) en Ile-de-France.
- La mobilisation et la sensibilisation des élu·e·s et technicien·ne·s des
collectivités sur l’évolution du tissu francilien des musiques actuelles.

Contribution à l’évolution des politiques publiques


Contribuer à la dynamique d’échange, de concertation et de co-construction avec les
pouvoirs publics au niveau régional et national en privilégiant les démarches portées
collectivement avec d’autres acteurs.
Parmi les principaux chantiers sur cet axe pour les prochaines années :
- Concertation avec les services de la Région Ile-de-France et de la DRAC Ile-
de-France sur la mise en place de dispositifs de soutien à la musique adapté
à la réalité des besoins,
- Suivi du déploiement des différents dispositifs et enjeu de l’accessibilité des
aides
- Implication au sein de l’UFISC et d’autres espaces permettant de répondre
aux priorités stratégiques du réseau (SMA, Fédélima, Coopération des
réseaux, CAC, RPM…).
Vie associative
1) Une gouvernance participative et partagée

Pour piloter le projet, l’Assemblée Générale opte pour des modalités de gouvernance
associative souples et réactives, adaptées à l’ambition du réseau en proposant une
organisation qui permet l’implication des différentes parties prenantes (salarié·e·s,
bénévoles...) dans la gouvernance et la déclinaison opérationnelle du projet.

Trois principes animent cette gouvernance :


- Celui qui fait, décide : les groupes de travail ouverts à tous les adhérents
coordonnent l’action du réseau sur les différents axes de travail.
- La déconcentration du Conseil d’administration : pour mener à bien leur
mission, le CA délègue une partie de ses prérogatives (responsabilités et
prises de décisions stratégiques et opérationnelles) à ces groupes de travail
qui mettent en œuvre la feuille de route,
- Le Conseil d’Administration définit les grandes orientations du projet, le
périmètre de chaque espace de travail et évalue l’action.

Pour mettre en œuvre la feuille de route, les adhérents éliront un conseil d’administration
composé de 24 membres, élu·e·s en 12 binômes paritaires : 6 binômes représentant les
collèges territoriaux, 2 binômes représentant les réseaux associés et 5 binômes
représentant les collèges d’activité.

En outre, le réseau régional conserve un ancrage local fort, avec le maintien d’espaces
d’échange et de coopération entre structures adhérentes dans chaque département, les
comités territoriaux. Dans la perspective d’aller plus loin dans l’animation de dynamiques
entre adhérents et de favoriser l’interconnaissance, le réseau expérimentera également
des espaces d’échange et de coopération interdépartementaux, les « supers comités ».
2) Une équipe salariée au service des territoires

Le projet du réseau est coordonné par une équipe salariée permanente trois types
de fonctions : thématique (expertise sur une mission déployée sur l’ensemble de la
région), territoriale (animation d’un territoire départemental) et support (administration,
communication…). L’organigramme actuel est ainsi constitué de 10 postes mêlant ces
fonctions selon l’organisation ci-dessous :
- Co-direction – administration – Animation territoriale 91
- Co-direction – concertation politique et professionnelle – Animation
territoriale 94
- Accompagnement des adhérents – Animation territoriale 77 et 94
- Accompagnement des projets artistiques, conseil aux musicien·ne·s –
Animation territoriale 92
- Coordination des projets et partenariats de diffusion artistique – Animation
territoriale 78
- Action culturelle, formation musicale – Animation territoriale 78
- Prévention des risques auditifs – coordination Peace & Lobe – Animation
territoriale 92
- Communication en direction des musicien·ne·s – Animation territoriale 77
- Communication en direction du secteur professionnel –Animation
territoriale 91
- Administration

Afin de permettre le renforcement de l’appui aux structures en difficulté et


l’approfondissement du travail de réseau sur l’animation des démarches collectives de
transitions économiques, écologiques et sociales, le renforcement de l’équipe sur la
période apparaît indispensable. En cohérence avec l’ambition affichée dans le cadre
stratégique, la création d’un 11ème poste de salarié·e, dédié à ces thématiques
particulièrement prioritaires, est ainsi actée avec ce projet triennal et devrait être
effective en fin d’année 2022.

Par ailleurs, via leur inscription au sein du RIF en tant que réseaux associés, le Maad
93 et le Combo 95 disposent de référents territoriaux pour la déclinaison du projet
régional sur leur département.

Enfin, le réseau accueille régulièrement un·e stagiaire en appui sur la


communication et deux volontaires en service civique en soutien sur les missions
d’actions culturelles, de prévention et de gestion sonore.

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