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2023 - 2 LA SARL

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UNIVERSITE OMAR BONGO REPUBLIQUE GABONAISE

-------------------------------------- UNION-TRAVAIL-JUSTICE
FACULTE DE DROIT ET DES
SCIENCES ECONOMIQUES
---------------------------
DEPARTEMENT DE DROIT PRIVE
-------------------------------------------
Année Académique 2022 - 2023
Année d’Etudes : Licence 3 Droit Privé
Intitulé du cours : Droit des sociétés 2
Chargé de cours : Pr. Etienne NSIE
Chargés de TD :

TRAVAUX DIRIGES DE DROIT SPECIAL DES SOCIETES

Séance n° 2

Thème n° 2 : La SARL

Directions de recherche

1 – La constitution
2 – La limitation de la responsabilité
4- Les pouvoirs des gérants

Bibliographie générale

1 – F. Anoukaha, A. Cissé, N. Diouf, J. Nguebou Toukam, P – Gérard Pougoué et M.


Samb, OHADA : Sociétés commerciales et GIE, Bruylant – Bruxelles ;
2 – Ndiaw DIOUF, Société à responsabilité limitée, in encyclopédie de droit OHADA,
sous la direction de P-G POUGOUE, Lamy, Paris, 2011, p. 1824 et s ;

Documents à consulter
CCJA, 3 juillet 2008, OHADATA J-09-73 ;
CA Port-Gentil, 15 mars 2007, inédit ;
TGI Ouagadougou, 12 juin 2002, OHADATA J-04-18.
Limitation de la responsabilité dans les SARL
CA Abidjan, 27 mars 2001, Ohadata J-04-170 ;
CA Abidjan, 13 janvier 2004, Ohadata J-05-257 ;
CA Abidjan, 3 janvier 2004, Ohadata J-05-179 ;
Pouvoirs du directeur délégué d’une SARL
CA Abidjan, 11 juin 2004, Ohadata J-05-338
TGI Ouagadougou, 12 juin 2002, Ohadata J-04-18.
.
CAS PRATIQUE
La SARL « JEUX J.P » a été constituée entre plusieurs amis. La société exerce son
activité dans le domaine des jeux de hasard. Les apports entre les associés sont ainsi
répartis :
 Alain……………………….200 000 F CFA ;
 Paul…………………………400 000 F CFA ;
 Ndzambika…………………300 000 F CFA ;

1
 Koumbit…………………….800 000 F CFA ;
 Moussodi…………………….300 000 F CFA.

Ces sommes ont été déposées en l’étude de Maître Nourchim, notaire à Libreville,
qui a établi la déclaration notariée de souscription et de versement. Il est expressément
convenu que le gérant ne pourra disposer de cette somme qu’après l’immatriculation de
la société au RCCM.
Article 7 : capital social
« Le capital social est fixé la somme de 2 000 000 de F CFA, divisé en 200 parts de
10000 F CFA chacune et attribuées aux associés dans les proportions suivantes :
- Alain………………..20 parts ;
- Paul………………….20 parts ;
- Collatine…………….20 parts ;
- Ndzambika………….30 parts ;
- Moussodi……………..30 parts ;
- Koumbit………………80 parts.

Soit un total de 200 parts ».


Article 17 : Transmission des parts
« Un héritier ne pourra obtenir la transmission des parts sociales à son profit
qu’après avoir été agréé par la société.
L’agrément résultera d’une décision des trois quarts des associés représentant les
trois quarts du capital social ».
Les associés réunis en assemblée générale ordinaire ont décidé de nommer Alain
et Paul en qualité de co-gérants. Par ailleurs, Alain continue d’occuper le poste de chef de
produits. Il est particulièrement chargé de concevoir de nouveaux jeux pour attirer
d’avantages de clients. Cette situation inquiète Collatine qui s’interroge sur la possibilité
d’un tel cumul.
Les bons débuts de la société sont ternis par le décès de Moussodi, au cours d’une
partie de chasse dans la forêt de Mongandou. Omou, son fils unique, a été désigné
comme héritier par le conseil de famille. Il est donc appelé à recueillir les parts que son
défunt père détenait dans la SARL « JEUX J.P ». Malheureusement, à l’issue du vote, seuls
trois associés (Koumbit, Ndzambika et Collatine), ont accordé leur agrément à l’entrée de
Omou dans la société. Il s’ensuit, en application de l’article 17 des statuts, que
l’agrément est refusé. L’assemblée a retenu le principe d’un rachat des parts de
Moussodi par les associés survivants, ce que conteste Omou.
Un malheur n’arrivant jamais seul, un autre associé, Ndzambika, est victime d’un
accident de la circulation. Les frais d’hospitalisation et de soins sont tels qu’il sollicite un
prêt de la société. Alain, l’un des co-gérants, est disposé à répondre favorablement à
cette demande en appliquant toutefois le taux d’intérêt de la BEAC. Ndzambika ayant
accepté le principe du taux d’intérêt, Alain débloque fonds sans en informer Paul.
La sollicitude d’Alain à l’égard de Ndzambika a le don d’irriter les autres associés,
particulièrement Kombit. Celui-ci convainc ses co-associés de convoquer une assemblée
générale. Paul accepte de convoquer cette assemblée qui a pour principale point inscrit à
l’ordre du jour la destitution et le remplacement d’Alain. La résolution est votée par
l’ensemble des associés présents, c’est-à-dire tout le monde sauf Alain. A l’issue de cette
assemblée, Ndzambika est nommé co-gérant, Paul ayant été maintenu dans ses
fonctions. Le procès-verbal sanctionnant cette assemblée a été régulièrement enregistré
et publié dans un journal d’annonces légales. Cette situation irrite Collatine qui entend
agir, au nom de la société, pour obtenir le rétablissement d’Alain dans ses fonctions.
Analysez dans l’ensemble cette situation qui vous est présentée par
Collatine.

2
Cas pratique 2

Depuis qu’elle a été transformée en SARL, la société « DES BEAUX JOURS PLUS » a
pu relancer ses activités. Les choses semblent repartir dans le bon sens. Il faut dire qu’il y
a eu une clarification de la répartition des pouvoirs entre les deux gérants de la société.
Le premier, TOUMON, est le gérant auquel l’Assemblée générale a confié les pouvoirs les
plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société. Le second, MANITOU,
est un gérant délégué dont les pouvoirs ont été limités à l’accomplissement des actes
dont le montant ne dépasse pas la somme de F CFA de 50 000 000.

Le 06 juin 2013, le gérant délégué, MANITOU, adresse, sur papier en-tête de la


société, un courrier à la Société Civile Immobilière « LES BELLES MAISONS » par lequel il
manifeste sa volonté de prendre à bail une des villas située sur la rive gauche de la
lacune du soleil. Le contrat conclu le 15 juin 2013 prend rétroactivement effet le 1 er juin
2013. Conformément aux dispositions contractuelles, le bailleur a effectué les travaux de
remise en état. Finalement, le 10 juillet 2013, le gérant délégué écrit à nouveau au
bailleur pour renoncer au contrat. Il vient, en effet, d’être affecté en Australie où la
société vient d’ouvrir une succursale.

Pour obtenir le remboursement des travaux qu’il a entrepris, le bailleur


se retourne contre la société. Cette action peut-elle prospérer ?

Passablement excédé par l’inertie des dirigeants, PHILEMON, associé de la SARL


« DES BEAUX JOURS PLUS », décide de contre-attaquer en engageant des poursuites, au
nom de la société, contre la SCI « LES BELLES MAISONS ». Il espère ainsi obtenir du juge
qu’il condamne la SCI pour procédure abusive contre la SARL « DES BEAUX JOURS PLUS ».

Cette action peut-elle prospérer ?

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