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A- Définition du e-commerce :

1. Définition de l'OCDE : définit l'e-commerce comme étant « la vente ou l'achat de biens ou de


services effectués par une entreprise, un particulier, une administration, ou toute entité publique ou
privée, réalisés au moyen d'un réseau électronique .»

2. Définition de l'AFTEL 1(*): l'AFTEL propose la définition suivante « le commerce électronique


désigne l'ensemble des échanges commerciaux pour lesquels l'achat s'effectue sur un réseau de
télécommunication. Il recouvre aussi bien la prise de commande que l'achat avec paiement. Il
concerne autant les achats de biens que de services, qu'ils soient eux-mêmes directement
consommés en ligne ( service, jeux...)

ou non. »

3.Définition de l'UE : Lors de l'initiative européenne sur le commerce électronique en Europe, on a pu


retenir la définition suivante : « l'e-commerce, fondé sur le traitement électronique et la transmission
de données, couvre des activités très diverses qui vont du commerce de biens et services à la
livraison en ligne d'informations numériques, en passant par les transferts électronique de fonds, les
activités boursières, les marchés publics...Ces activités peuvent être classées en deux catégories :

- Le commerce électronique directe : c'est-à-dire la commande en ligne, le paiement et la, livraison


de biens et services intangibles comme les logiciels informatiques ou les produits de loisirs.

- le commerce électronique indirect : c'est-à-dire la commande en ligne de biens tangibles devants


encore être livrée physiquement et qui dépend donc de facteurs externes tels que l'efficacité du
système de transport et services postaux

B-Historique et évolution du e-commerce

1-Historique du e-commerce

Cela est sans grande surprise, l’e-commerce est une tendance qui depuis ses débuts (fin des années
90) ne cesse de croître. Beaucoup de très grosses entreprises se sont lancées dans ce mode de
commercialisation. Amazon, EBay et AOL sont les premiers groupes à profiter du potentiel de ce
nouveau marché. L’e-commerce est depuis devenu une véritable source de profit pour beaucoup
d’entreprises, qu’elles soient spécialisées dans la vente de produits ou de services. Même s’il est
possible de percevoir cette croissance fulgurante, il n’est pas nécessairement évident de comprendre
les tenants et aboutissants de cette évolution.
L’e-commerce est né en France dans les années 90 grâce au minitel qui a fait les beaux jours de La
Redoute et des 3Suisses, sans oublier les fameux 3615, avec la voyance, ses messageries roses qui
ont fait la fortune de Xavier Niel, patron de FREE.

C’est aux USA que la première transaction à distance par carte bancaire s’est faite en 1994 par Phil
Brandenberger qui a acheté un album de Sting à 12,48$. Le New York Times qui couvrait cet
événement déclarait : “« derrière un petit clic pour un individu se cache un grand pas pour
l’économie ». On connaît la suite…

L’arrivée du haut-débit dans les années 2000 a marqué la fulgurante ascension de l’e-commerce.

Des acteurs américains ont été propulsés comme start-up : Amazon, AOL, Ebay.

Le Parlement européen et le Conseil ont adopté le 8 juin 2000 une directive européenne sur le
commerce électronique (Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil relative à
certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce
électronique, dans le marché intérieur). Celle-ci a été transposée en France par la loi pour la
confiance dans l’économie numérique de 2004.

Dans les années 2010, avec l’émergence des smartphones, le m-commerce a fait son apparition. Les
pays émergeants essentiellement connectés par le mobile développent ce marché.

La généralisation des technologies (datacenters, applications informatiques, sites web…) et une


harmonisation des règles internationales permet aujourd’hui d’acheter des produits ou services à
l’autre bout de la planète. Les échanges commerciaux sont plus simples et l’e-commerce ne connait
pas de frontières à son expansion.

A ce jour, il est donc possible pour des particuliers comme pour des professionnels de vendre ou
acheter des produits et services en ligne.

2-L’évolution du e-commerce :

a- L’évolution du e-commerce dans le monde :

Le marché de l’e-commerce dans le monde

Après 25 ans, le chiffre d’affaire du e-commerce mondial ne cesse

d’augmenter, et dépasse aujourd’hui les 2000 milliards de dollars. Les 5

plus gros e-commerce au monde

(en chiffre d’affaires en dollars en 2019)

Amazon (233 milliards – Etats-Unis)

JD.com (56 milliards – Chine)


Alibaba (40 milliards – Chine)

Ebay (11 milliards – Etats-Unis)

Rakuten (10 milliards – Japon)

On observe une prédominance du marché américain, qui est en place depuis de nombreuses années,
cependant le marché chinois prend de l’ampleur. Il est encore loin du géant Amazon dont le chiffre
d’affaires est 4 fois supérieur au leader cchinois.

b- L’évolution du e-commerce dans le Maroc :

L'évolution du e-commerce au Maroc est en plein essor et en croissance rapide. En effet, le nombre
de sites marchands marocains est passé de 15 à 60 sites en une année (de 2008 à 2009). Exemples de
sites e-commerce : microchoix.ma, jet4you.com, iloveme.ma, mapara.ma, fleuritel.com, primo.ma,
livremoi.ma… Aujourd’hui il existe plus d’une centaine de sites e-commerce marocains. 300 millions
de DH est le chiffre réalisé par les marocains grâce à leurs transactions via internet en 2010, contre
31 millions en 2008. En deux ans, le chiffre d’affaires a été multiplié par dix. Au Maroc, le e-
commerce est considéré comme une forme de vente nouvelle.

Début 2005, la stratégie nationale E-Maroc a été lancée avec comme principal objectif de suivre le
changement mondial et s’adapter à la révolution digitale. En effet, le Maroc visait à rattraper le
retard technologique et économique en réduisant la fracture numérique et ainsi mieux se
positionner dans les domaines des NTICS au niveau international. D’autres stratégies nationales ont
aussi été lancées au fil des années en vue d’assurer la continuité de la dynamique créée par cette
première.

Aujourd’hui, plus d’un Marocain sur deux est connecté à Internet. Et cette généralisation de l’accès à
Internet a largement contribué à l’essor de l’E-commerce au Maroc. Les politiques publiques ont joué
un rôle très important dans l’évolution et le développement de l’économie numérique du Royaume.

Tous les chiffres le confirment, l’E-commerce marocain poursuit son progrès d’année en année. Il a
encore de beaux jours devant lui. En effet, si le nombre de sites e-commerce au Maroc évolue
chaque jour, il en est de même pour celui des personnes connectées.

Boutiques en ligne, ventes en ligne, services en ligne… sont de plus en plus sollicités par les
Marocains. De même, de plus en plus d’entreprises et de particuliers créent annuellement des
plateformes sur la toile pour attirer plus de consommateurs, à un tel point que produits, services et
offres se diversifient

Ces trois dernières années, le Maroc a été particulièrement prolifique en termes d’E-commerce. En
2018, le Royaume a occupé la 5e place en Afrique en termes d’E-commerce selon l’indice du
commerce électronique d’entreprise à consommateur (B2C) de la Conférence des Nations unies sur
le commerce et le développement (CNUCED). Si en Afrique le Maroc se hisse au 5e rang derrière
d’autres pays comme le Nigéria et l’Afrique du Sud en matière de taille de marché de l’E-commerce, il
est passé de la 85e à la 81e place sur 151 pays évalués au niveau mondial. Ce rapport de la CNUCED
se base sur le nombre d’acheteurs en ligne, le niveau de sécurité des serveurs et la facilité de
paiement et de livraison.
D’une part, le Maroc bénéficie d’un excellent accès à la population en termes d’E-commerce, et la
généralisation de l’accès à Internet a propulsé son essor, c’est même une condition sine qua non
pour garantir la pérennisation des sites marchands. Dans ce domaine, le pays se positionne au-dessus
de la moyenne africaine (26 %) et même mondiale (54 %), puisque près de 64 % des Marocains
utilisent Internet alors que les trois quarts de la population du continent n’en ont pas encore l’accès.
Les indicateurs de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) viennent
confirmer ces chiffres, et en notant en plus que près de 98,4% des 15 à 24 ans qui sont équipés
d’outils de connectivités. Toujours selon l’ANRT, 12,8 % de la population aurait effectué un achat en
ligne en 2017, un chiffre qui a doublé depuis 2015.

D’autre part, l’adoption du paiement par carte a aussi grandement contribué à cet essor de l’E-
commerce au Maroc. Depuis 2012, le paiement en ligne a augmenté de 60% selon les statistiques du
Centre Monétique Interbancaire (CMI). Dans le détail, les sites marchands et sites des facturiers
affiliés au CMI ont réalisé près de 9,8 millions d’opérations de paiement en ligne via cartes bancaires,
marocaines et étrangères, pour un montant global de 4,8 milliards de DH durant l’année 2019, en
progression de +18,2% en nombre et +46,7% en montant par rapport à l’année 2018. Une
progression largement favorisée par les grands facturiers, les compagnies aériennes et les services
eGov.

Le CMI fait observer que l’activité reste très fortement dominée par les cartes bancaires marocaines
à hauteur de 96,2% en nombre de transactions et de 91,6% en montant.

Toutefois, même si les Marocains sont aujourd’hui habitués à commander en ligne, ils préfèrent
toujours autant régler leurs transactions avec de l’argent liquide. Si les chiffres sont difficilement
vérifiables, le paiement cash à la livraison représenterait près de 95% du total des ventes E-
commerce. Il existe encore certains blocages à relever pour que l’achat et le paiement en ligne
deviennent enfin un automatisme et un réflexe quotidien et anodin…
Paiement via internet au Maroc
Ces quelques chiffres cités dans les précédents paragraphes ne manquent pas de nous garantir, une
véritable pérennisation du E-commerce au Maroc. Le Maroc reste toujours un marché en perpétuel
essor pour les plateformes de vente en ligne. Aujourd’hui, ce climat fort favorable donne désormais
envie à d’autres acteurs de se lancer, à l’heure où l’E-commerce ne cesse de se développer, et que
les consommateurs marocains l’intègrent de plus en plus dans leurs habitudes quotidiennes. Selon
les statistiques de Maroc Télécommerce, entre 800 et 1000 sites d’E-commerce sont actifs dans le
Royaume (et proposant le paiement par carte bancaire), et près de 500 sites e-commerce ont été
créés au Maroc en 2019 dont 300 ont effectivement démarré leur activité cette même année. Il faut
noter que depuis 2016 le CMI a concrétisé la fusion-absorption de Maroc Télécommerce et a donné
ainsi naissance à un acteur majeur dans le domaine du paiement électronique.

Le E-commerce permet aux commerçants de s’affranchir des multiples limites physiques (stocks,
saisonnalité, linéaire, horaire, etc.), tout en se rapprochant du consommateur et de ses attentes, y
compris en matière de livraison. En effet, le E-commerce est un autre moyen de distribution où l’on
élimine les intermédiaires. C’est donc d’une certaine manière un facilitateur de distribution. Il a
également permis de dématérialiser la distribution. Du côté des acheteurs, les nouvelles technologies
chamboulent les habitudes de consommation. À l’ère du tout digital, le consommateur se trouve face
à une offre abondante de produits de toute nature et de différentes qualités. Les projets E-commerce
marocains recouvrent des domaines multiples : l’e-shopping, l’e-tourisme, l’e-service… On note aussi
que le taux de participation des communautés marocaines sur les « fans pages » des réseaux sociaux
est en augmentation. Ainsi, les consommateurs ayant fait le choix de suivre une ou plusieurs
marques, produits ou entreprise sur les réseaux sociaux s’investissent de plus en plus dans leur
relation avec ceux-ci, ce qui tend à influencer leurs décisions d’achat.

Sur le Web, les sites E-commerce pionniers et les nouveaux acteurs émergents se côtoient. Les
changements technologiques sont constants et les nouveaux commerces en ligne répondent aux
nouvelles nécessités.

c- Avenir du e-commerce

L’avenir de la vente en ligne

Le e-commerce tend à se développer et à devenir le processus d’achat privilégié par les


consommateurs

La crise sanitaire de 2020 à ouvert les esprits quant à l’importance du e-commerce auprès des
entreprises et de leurs consommateurs et de plus en plus de petites entreprises et artisans
souhaitent créer leur site internet et proposer leurs produits et services à un plus grand nombre.

Les restaurants maintiennent parfois leur activité grâce à la vente à emporter avec le click & collect.

Il fut un temps ou les pure-players (vente uniquement en ligne) et les retailers (vente uniquement en
physique) s’opposaient. Aujourd’hui les 2 modes se complètent plus qu’ils ne s’opposent. Les pure-
players créent des magasins physiques et les retailers créent des magasins en ligne. L’e-commerce
est aujourd’hui omnicanal, le consommateur utilise plusieurs canaux lors de son achat, il ne va pas en
privilégier un par rapport à l’autre mais allier les deux pour vivre une expérience unique et complète.

Il ne faut plus penser le e-commerce comme étant une solution isolée mais dans un développement
global où les comportements des utilisateurs ont évolué durant les 2 dernières décennies.
Une stratégie digitale et un business plan e-commerce sont alors indispensables pour bien intégrer
cet éco-système et vous développer sur votre marché

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