Géologie
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Géologie
La géologie du Katanga.
Les directives des travaux de levés
PAR • l
MAURICE ROBERT
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LIÈGE
H. V A I L L A N T - C A R M A N N E , S. A . , I M P . D E L'ACADÉMIE
4, PLACE SAINT-MICHEL, 4
7445 1934
Annales de la Société Géologique de Belgique
P U B L I C A T I O N S P É C I A L E R E L A T I V E A U C O N G O B E L G E 1933-1954
La géologie du Katanga.
Les directives des travaux de levés
PAR
MAURICE R O B P I R Ï
LIÈGE
H. V A I L L A N T - C A R M A N N E , S. A., I M P . D E L ' A C A D É M I E
4, PLACE SAINT-MICHEL, 4
7445 1 9 3 4
La géologie du Katanga
Les directives des travaux de levés
p a r MAURICE R O B E R T
Considérations préliminaires
Rappelons qu'il est encore parfois utile de s'en rapporter aux
observations effectuées au Katanga par Jules Cornet et de se
rappeler certaines considérations qu'il a émises au sujet de la
géologie de cette région.
Rappelons aussi la carte géologique du Katanga publiée,
en 1908, par F. E. Studt, J . Cornet et H. Buttgenbach, dans les
Annales du Musée du Congo.
Nombreuses certes furent les études importantes effectuées
au Katanga méridional et sur son pourtour, depuis 1908 jusqu'en
1920, par toute une pléiade d'ingénieurs, mais il n'en est pas
moins vrai qu'en 1920, c'était encore aux travaux de Jules Cornet
et aux documents susmentionnés qu'il fallait s'en rapporter
pour se faire une idée d'ensemble des caractéristiques générales
de la géologie du Katanga méridional.
La critique serait évidemment aisée à ceux qui, ayant en mains
les repères bien définis que nous possédons maintenant, com-
pareraient la carte actuelle du Katanga méridional on ne figurent
à peu près uniquement que les affleurements de couches appar-
tenant à deux systèmes : le Kundelungu et le Schisto-Dolomitique,
avec celle de 1908 où l'on trouve figurés, dans la même zone, toute
une série de systèmes tels que ceux du Kundelungu, de la Lufira,
de Kambove, de •Mutubwe, de Wemashi et de Musofi.
N'oublions cependant pas que l'on se trouve ici dans des
couches qui sont dépourvues de fossiles, qui s'étendent sur lui
vaste territoire en changeant souvent de faciès dans nombre
de leurs horizons, qui peuvent être horizontales ou à peu près
d'une part et violemment plissées d'autre part, qui, de plus.
Grès durs rouges feldspathiques.
S Y S T È M E \ SYSTèME \ Schistes.
H O R I Z O N T A L J DU i Calcaires.
• KUNDELUNGU Conglomérats à la ba.se.
Conglomérats et poudingues.
SYSTèME i Grès.
DE I.A ' Schistes.
LuFiRA I Calcaires.
Schistes souvent noduleux.
Conglomérats.
Poudingues et arkoses.
S Y S T è M E l Schistes jaunes et rouges.
y Grès souvent micacés.
DE , Calcaire siliceux gris.
J Dolomies feuilletées.
K A M B O V E I Calcaire fortement cristallin.
Couches interstratifiées de quartz concrétionné ou cherts
\ oolithiques.
Conglomérats à la base.
Grès pyriteux durs.
S Y S T è M E V Schistes.
) Ardoises argileuses jiyritiques.
DE 1 Phylladcs.
' Calcaires pyriteux.
W E M A S H I Calcaires dolomitiques s'altérant parfois en roche
talqueuse.
N i v e a u de c h e r t s parfois
oolithiques, 1 mètre.
F i n e m e n t stratifiés (avec Schistes argileux a v e c
h o r i z o n s e t lentilles gréso- I t e n d a n c e a u p a s s a g e à l'ho-
1 calcaires et h o r i z o n s schistes rizon des s c h i s t e s g r é s e u x ,
Horizon des schistes g r é s e u x intercalés), parfois ' ép. variable d e 150 à 3 0 0
argileux, ép. de 5 0 0 à ' surtout d a n s zone Sud, sont mètres.
7 0 0 m è t r e s (de 4 0 0 à 8 0 0 m . ) i e n v a h i s p a r calcaires, cal- N i v e a u calcaire oolitli.
caires g r é s e u x légèrement I à algues, 0 à ;5 m è t r e s o u
f e l d s p a t h i q u e s et lentilles. plus (').
Schistes argileux, 3 0 0 à
500 mètres.
Calcaire rose,
D o l o m i t i q u e à grain fin.
ep. de 5 à 2 0 mètres.
Petit conglomérat,
ép. de 0 à 20 m è t r e s A p e t i t s c a i l l o u x roulés, s o u v e n t des agates.
(parfois j u s q u e 3 0 mètres).
Calcaire gréseux,
ép. de 3 0 0 à 500 m è t r e s O u grès c a l c a r e u x , lentilles gréso-calcareuses.
(parfois moins). \
Schistes argileux. I
A s c h i s t o s i t é irrégulière, s o u v e n t chloriteux.
ép. d e 200 à 400 m è t r e s . \
Calcaire de Kakontwe, . Horizon supérieur : dolomie brunâtre à grain fin.
ép. de 40 à 60 m è t r e s Horizon inférieur : calcaire gris, micro-cristallin, v e i n u l e s
(parfois de 0 à 4 0 0 m.). ' de c a l c i t e .
„ ,. _i • • i C a l c s c h i s t e s z o n e s .
Formations glaciaires I ^ , , ^
, , , „„„ C o n g l o m é r a t s ,
ép. de 100 a 300 m è t r e s . ^
*^ ' Calcschistes zones. )
l Calcschistes z o n é s . ^
H o r i z o n de Q u a r t z i t e s f e l d s p a t h i q u e s de 0 à 3 0 0 mètres
' Schistes
I S c h i s t e s noirs p y r i t e u x de 100 à 2 0 0
i P e t i t c o n g l o m é r a t de 0 à 10
H o r i z o n c h e r t e u x et f e r r u g i n e u x . J a s p e s - o o l i t h e s s i l i c e u s e s . . . de 5 à 10
jusqu'à 6 0 m.
O Zone centrale du Katanga méridional Zone rhodésienne
w • (série d e s mines) (série de R o a n )
O i Calcaire d o l o m i t i q u e o u d o l o m i c s
S \ en gros bancs — peu silicifiés — Dolomies et schistes d o l o m i t i q u e s
schistes d o l o m i t i q u e s a v e c b a n d e s \ a v e c intercalations de grès.
t^
g r a p h i t e u s e s — banc de calcaire p e u ' Schistes, grès et dolomics.
silicific — calcaire d o l o m i t i q u e le-
cristallisé et silicifié — calcaire dolo- Grès feldspathiques, grès e t con-
glomérat à la bast.
en m i t i q u e à bandes cherteuses
Voir n o t e b a s de la page 104.
2
— cl04 -
Comme nous le verrons plus loin, ces régions ont une signifi-
cation géologique toute différente de celle du Katanga méridional
proprement dit.
Cette dernière zone est, en partie tout au moins, une région
de géosyncUnal, tandis que celles de son pourtour, celle du
Nord-Ouest notamment, sont des régions où règne un ancien
socle continental stabilisé, un bouclier primitif rigide sur lequel
— c 106 —
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§ 5. — La g l a c i a t i o n k u n d e l u n g u i e n n e
**
**
nous voyons apparaître dans nos planches. Les plis les plus
avancés vers le Nord, dans la partie centrale de l'arc, deviennent
moins intenses et déferlent sans doute déjà en plis de couverture
sur le fond ancien stable. C'est à de semblables plissements que
nous avons à faire immédiatement au Nord du bourrelet des
Monts Koni, ceux-ci étant ainsi vraisemblablement situés au
contact du socle.
*
**
**
*
**
l/cs observations de M. Vanden Brande autour du massif de
Musonoi permettent de supposer que ce vaste bloc a subi un
déplacement par charriage. Si tel est le ca^, le déplacement a
dû s'effectuer dans le sens de la poussée générale. La minéralisa-
tion de ce bloc nous prouve qu'il appartient au bourrelet de la
bande du géanticlinal dans le prolongement duquel il doit venir
se placer.
Les massifs charriés ont peut-être laissé des traces du plan
de faille sur lequel ils ont glissé en traîneaux compresseurs.
Peut-être pourra-t-on trouver dans les couches sur lesquelles
se sont faits les charriages des minéraux de métamorphisme
dynamique. Dans un tel cas, ces minéraux seraient distribués
indifféremment dans tous les horizons situés sous la surface de
charriage, quelle que soit leur position dans la série strati-
graphique.
Dans toute la région plissée du Katanga méridional, nous ne
connaissons pas juqu'ici de bande pouvant être comparée au
bourrelet minéralisé envisagé plus haut et susceptible d'être
considérée comme un autre géanticlinal. Il faut arriver jusqu'au
voisinage de la mâchoire méridionale de l'étau, à Kansanshi,
pour trouver un tronçon de bourrelet ayant peut-être une signi-
fication quelque peu semblable.
Par contre, lorsqu'on examine la zone sud de la feuille Tenke,
on peut observer l'extension particulièrement nombreuse de
dykes de roches basiques apparues, à notre avis, lors de la période
de paroxysme des plissements kundelunguiens. Suivant cette
— Cl34—
§ 8. — Les cycles de s é d i m e n t a t i o n
d a n s le géosynclinal du Katanga méridional