Chapitre_1
Chapitre_1
Chapitre_1
Fig 1 :
Les énergies renouvelables sont parfois critiquées pour leur plus faible efficacité
énergétique par rapport aux énergies fossiles. Les coûts de production sont également
souvent considérés comme plus élevés à court terme. Mais surtout, elles sont
caractérisées par une disponibilité plus aléatoire : par exemple, le solaire et l’éolien ne
produisent pas en permanence de l’électricité. On appelle ce phénomène
l’intermittence, une éolienne ne produit que par intermittence, quand il y a du vent.
De ce fait, pour être utilisables à grande échelle, les énergies renouvelables
intermittentes doivent être accompagnées d’une infrastructure de stockage d’électricité.
Autrement dit, il faut être capable de stocker l’énergie que l’on produit en surplus
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pendant les périodes propices (quand il y a beaucoup de soleil et de vent) afin de la
redistribuer pendant les périodes creuses, où la production est basse.
Cela implique donc de construire des batteries ou des systèmes de stockage complexes
qui nécessitent de nombreuses ressources naturelles et augmentent la pollution liée aux
énergies renouvelables.
Les énergies renouvelables sont aussi parfois critiquées parce qu’outre les émissions de
CO2 qu’elles permettent d’éviter, elles sont caractérisées par un certain nombre de
coûts environnementaux plus ou moins cachés ou indirects. Ainsi, les éoliennes ou les
panneaux solaires dépendent de grandes quantités de ressources finies pour être
construites. C’est notamment le cas de certains métaux ou matériaux rares, dont les
réserves ne sont pas infinies.